Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 31 août 2021

Nina Simone (1933-2003)

Nina Simone (1933-2003) était une p
ianiste, chanteuse, compositrice et arrangeuse musicale ainsi qu'une militante américaine pour les droits civiques aux États-Unis. Son registre incluait le jazz, le blues, la soul, le R&B, le folk, le gospel. Arte diffusera le 4 septembre 2021 « Nina Simone - Live at Montreux 1976 » de Jean Bovon. Un article plagié par Ilana Ferhadian, journaliste, sur Radio J, les 2 et 3 septembre 2021.

Le siècle du jazz 
« La révolution du 78 tours » par Dagmar Brendecke 
Martial Solal, pîaniste de jazz 

Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Billie Holiday, Nina Simone (1933-2003) composent le carré d'as des meilleures chanteuses de jazz.

Certains ont découvert Nina Simone, interprète émouvante de « Ne me quitte pas  », chanson de Jacques Brel.


Nina Simone (1933-2003) est née dans une famille pauvre méthodiste.

Elle aspire à devenir la « première concertiste classique noire en Amérique ».

En 1950, elle sort major de sa promotion du lycée Allen, pensionnat pour enfants noirs surdoués.

Durant l’été 1950, à la Juilliard School, sous la férule de Carl Friedberg, elle prépare l’audition d’entrée au Curtis Institute of Music de Philadelphie. Mais elle essuie un échec qu’elle attribue au racisme. Ce que nie cet Institut.

Tout en suivant les cours de Vladimir Sokhaloff, elle gagne sa vie en travaillant auprès d’un photographe, puis comme pianiste d’une professeure de chant et au Midtown Bar & Grill à Atlantic City.

En 1954, pour dissimuler à ses parents son métier de chanteuse dans un cabaret, elle choisit comme nom d’artiste, Nina Simone – Simone par admiration pour Simone Signoret.

Elle se constitue un public admiratif.

En 1955, elle fait la connaissance de Tex Axelrod qui l’invite à interpréter I Loves You, Porgy, chanson de l'opéra Porgy and Bess de George Gershwin.

Pour le label King Records, Nina Simone enregistre un premier disque.

En 1957, le label Bethlehem Records lui fait enregistrer I Love You, Porgy. Un succès.


L’année suivante sort son premier album, Little Girl Blue qui comprend notamment My Baby Just Cares for Me (littéralement « Mon bébé ne s'occupe que de moi »), une chanson d'amour de jazz blues du compositeur Walter Donaldson et du parolier Gus Kahn, pour la comédie musicale américaine de Broadway Whoopee! (1928), suivi du film musical Whoopee! de Thornton Freeland (1930) avec Eddie Cantor. En 1987, une publicité du parfum No 5 de Chanel, réalisée par  Ridley Scott avec Carole Bouquet, reprend ce titre qui se hisse aux premières places des classements musicaux mondiaux. Comme Nina Simone a vendu à Bethlehem Records ses droits sur cet album pour 3 000 $, elle ne bénéficie pas de ce succès financier. 


Le registre de Nina Simone inclut le jazz, le blues, la soul, le R&B, le folk et le gospel.

De son mariage en 1961 avec Andrew Stroud, policier devenu son manager, nait sa fille, Lisa Celeste Stroud en 1962.

Dans les années 1960, Nina Simone milite pour les droits civiques des Noirs américains, et affine sa conscience politique en discutant sur Marx ou Lénine. 

Le 12 avril 1963, Martin Luther King est arrêté à Birmingham (Alabama) ; Nina Simone donne un récital au Carnegie Hall. En juin, elle offre les recettes d’un autre à la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), et en août participe, dans le stade d'une université noire, au premier concert multiracial de cet État. 

Téléspectatrice, elle assiste à la télévision à la marche sur Washington pour l'emploi et la liberté, culminant par le discours de Martin Luther King « I have a dream ».

En 1964, son passage de Colpix à Philips s’accompagne d’un tournant dans ses chansons : d’une thématique afro-américaine (Brown Baby) à une revendication pour l’égalité raciale aux Etats-Unis (Mississippi Goddam, Old Jim Crow, Strange Fruit, Four Women).

Elle prononce un discours politique lors de la Marche de Selma à Montgomery en 1965.

Nina Simone soutient une démarche de changement politique par la violence.

Elle rend hommage à Martin Luther King assassiné dans sa chanson Why? (The King Of Love Is Dead). 


La décennie 1970 est marquée par son divorce, ses démêlés avec le fisc et son exil à La Barbade et, sur les conseils de Miriam Makeba, au Libéria, en Suisse, aux Pays-Bas et en France (1981-1983).

Sa vie est perturbée par se problèmes psychiatriques (troubles bipolaires).

En 1992, Nina Simone publie son autobiographie, I Put a Spell on You, dont s’inspire Frank Lords pour son documentaire Nina Simone : la légende.

Sept ans plus tard, Nina Simone est distinguée par le Music Award à Dublin, et, en 2000 par le Diamond Award for Excellence in Music de l'Association de la musique afro-américaine de Philadelphie.

A Paris, l'allée Nina Simone est située sur la place de l'Île-de-Sein, dans le XIVe arrondissement.

Documentaires et biopics
En 2014, Jeff Lieberman réalise "The Amazing Nina Simone" (122 minutes). "Années 60 : grâce à un style unique et des pamphlets musicaux comme "Mississippi Goddam", Nina Simone devient une vedette aux États-Unis pour sa vision sans concession de la libération noire. Aujourd'hui, 11 ans après sa mort, Nina est plus populaire que jamais. Avec de nouvelles perspectives sur sa carrière avortée de pianiste classique, sa reconnaissance mondiale grâce au jazz, du Sud ségrégationniste aux droits civiques et à son exil en France, le film saisit l'héritage d’une artiste singulière."



En 2015, Liz Barbus réalise le documentaire What Happened, Miss Simone? (Netflix, 1 h 42 minutes) présenté en ouverture du Festival du film de Sundance 2015. 

"L'histoire de la chanteuse de légende Nina Simone, mêlant des enregistrements jamais diffusés à de rares images d’archives, le tout bercé par ses plus grands succès". "Nommé aux Oscars, ce portrait d'une icône controversée a remporté l'Emmy du meilleur documentaire".

Parallèlement, est sorti Nina Revisited.. A Tribute To Nina Simone, album de reprises des plus grands titres de Nina Simone.


En 2016, sort Nina, biopic réalisé par Cynthia Mort avec Zoe Saldana, David Oyelowo et Kevin Mambo. Zoe Saldana "avait fait l'objet de vives critiques en raison de ses origines sud-américaines et de son teint trop clair. Pour les besoins du film, Zoe Saldana avait d'ailleurs dû passer par la case maquillage pour faire foncer sa peau et avait porté une prothèse lui épaississant l'arête du nez."

En 2020, "l'actrice de 42 ans a affirmé qu'elle regrettait d'avoir accepté le rôle qui aurait dû revenir, selon elle, à une actrice afro-américaine. «Je n'aurais jamais dû jouer Nina», confesse Zoe Saldana dans une vidéo relayée par le Huffpost. « J'aurais dû faire tout ce qui était en mon pouvoir, avec les leviers que j'avais il y a dix ans, pour confier le rôle à une femme noire pour qu'elle puisse incarner le rôle d'une femme noire exceptionnelle », poursuit l'actrice très émue".

« Je pensais à l'époque que j'avais la permission parce que j'étais une femme noire. Je le suis. Mais il s'agissait de Nina Simone. Nina a eu un parcours et une vie qui doivent être honorés dans le moindre détail. Sa voix, ses opinions, sa vision, sa musique et son art, tout était unique. Elle était si honnête, elle méritait mieux », déplore Zoe Saldana, qui finit par s'excuser dans un sanglot".

« Je vais vous dire ce que la liberté signifie pour moi : ne pas avoir peur. J'entends par là ne vraiment pas avoir peur», se défendait Zoe Saldana lors de la sortie du film, citant ainsi Nina Simone." 

"Cependant, l'entourage de la chanteuse décédée en 2003 lui avait sèchement répondu sur Twitter, la priant de ne plus jamais parler de «Nina» pour le restant de ses jours".


Judaïsme, Juifs et Israël
"En 1962, Nina Simone a intégré à son répertoire la chanson folklorique israélienne Eretz Zavat Chalav U'Dvash (« Le pays où coulent le lait et le miel », en hébreu) - cette expression revient à 21 reprises dans la Torah
. En 1963, elle l'a interprétée avec une autre chanson israélienne intitulée "Vaynikehu" selon le programme, au Carnegie Hall, en habillant ces sons anciens de son style", un "mélange exquis de joie et de nostalgie"Nina Simone a su capturer "à la fois la nostalgie de quelqu'un en exil et le souvenir lointain du bonheur d'être chez soi", en Terre d'Israël (Eretz Israël). Nina Simone a séjourné en Israël durant plusieurs semaines. « Elle a trouvé la paix avec des musiciens là-bas, et à la plage », a affirmé le documentariste Jeff Lieberman.

"Il est probable que Nina Simone ait appris cette chanson de Shlomo Carlebach [rabbin, compositeur, interprète, Nda], qu'elle a rencontré dans les années 1950, alors qu'ils débutaient tous deux dans leur carrière."

"Soul Doctor - Journey of a Rockstar Rabbi" est une comédie musicale (musical) de Broadway évoquant la vie du rabbin Shlomo Carlebach et son amitié avec Nina Simone - celle-ci l'a familiarisé avec la soul et le gospel -, avec des musiques et paroles de Shlomo Carlebach et David Schechter,  dans une mise en scène de Daniel Wise. Elle a été créée en 2013.


Sur son album Pastel Blues (1965), Nina Simone a aussi repris la chanson "Strange Fruit" (« fruit étrange »), tirée d'un poème écrit et publié en 1937 par Abel Meeropol (1903-1986). Auteur-compositeur et librettiste américain juif célèbre sous son nom d'artiste Lewis Allan, Abel Meeropol a composé la musique de cette chanson fustigeant les lynchages de Noirs américains, dans le Sud des Etats-Unis. Cette chanson est interprétée par Laura Duncan en protest song sur les scènes de New York, notamment au Madison Square Garden, à la fin des années 1930. Billie Holiday l'a chantée pour la première fois en 1939, au Café Society de New York et l'a popularisée.

Le « strange fruit » est le corps d'un Noir pendu à un arbre :
"Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black bodies swingin' in the Southern breeze
Strange fruit hangin' from the poplar trees".


En mars 2015, Ester Rada, chanteuse israélienne d'origine éthiopienne, a rendu hommage à Nina Simone, dans un EP, I Wish, composé de 4 titres, dont Four Women, qui définit quatre styles de femmes Noires.


En avril 2015, Yael Naim a interprété "Plain Gold Ring de Nina Simone, au festival de Bourges, pour l'hommage qui lui était consacré. C'était un honneur de pouvoir interpréter un de ses titres. Cette femme dégageait une force incroyable et c'est ce que j'admire : elle a su transformer sa rage en un chant puissant et émouvant". (L'express, 25 mai 2015)

Ilana Ferhadian et Radio J
Le 1er septembre 2021, Ilana Ferhadian, journaliste sur Radio J, a lu un billet hommage à la chanteuse Nina Simone en reprenant de nombreuses phrases de mon article sur cette artiste.  

Sur les réseaux sociaux, je l'ai interpelée :
"Bonjour Ilana Ferhadian. 
Ce 1er septembre au matin, vers 7 h 15, sur Radio J, vous avez évoqué Nina Simone en reprenant de nombreuses phrases de mon article sur cette artiste : http://www.veroniquechemla.info/2021/08/nina-simone-1933-2003.html.
Mais vous ne m'avez pas citée comme votre source essentielle. Pourquoi ?
Ce n'est pas la première fois. 
Je m'exprime publiquement, car Radio J n'a pas répondu à mon précédent message.
Je souhaite que vos plagiats ne deviennent pas systématiques. Cela n'est pas très professionnel, pas très éthique.
Par élégance, on cite ses consœurs. A fortiori, quand on lit gracieusement mes articles et quand on est salariée.
Peut-être pourriez-vous, avec le directeur de publication de Radio J dont la responsabilité juridique est engagée, à titre de dommages et intérêts pour vos plagiats et en règlement amiable, effectuer un don à mon blog.
Je vous remercie tous deux pour votre générosité".

Le 3 septembre 2021, Radio J a rediffusé vers 7 h 15 et 8 h 46 cette chronique ou "Carte blanche" d'Ilana Ferhadian intitulée "Nina Simone, son rapport avec les juifs et Israël" et plagiant mon article. Toujours sans me citer comme sa source.

Eh oui, cela se passe ainsi sur Radio J, dont Alexis Lacroix est le directeur de la rédaction, Nellu Cohn le directeur des antennes, Marc Eisenberg et Dominique Romano sont les propriétaires !

« Nina Simone - Live at Montreux 1976 »
Arte diffusera le 4 septembre 2021 « Nina Simone - Live at Montreux 1976 » de Jean Bovon.

« Un légendaire concert enregistré à Montreux en 1976 au cours duquel la diva de la soul donne toute sa démesure ».

« Sur les cinq concerts que Nina Simone, disparue en 2003, donna au festival de jazz de Montreux, celui enregistré le 3 juillet 1976 est le plus mémorable et le seul dont il subsiste une vidéo ». 

« Sanglée dans une petite robe élégante, la reine de la soul et du blues apparaît, tendue et altière, puis se laisse dérider par une facétie du public, avant de s’installer au piano ». 

« Déclarant qu’elle souhaite "commencer par le commencement", elle démarre par un morceau de son premier album, "Little Girl Blue", lancé par une superbe introduction classique ». 

« Ce préambule rappelle que Nina Simone a travaillé d’arrache-pied à ses débuts pour devenir concertiste, un rêve brisé par la ségrégation et ses origines sociales, dont elle gardera une plaie ouverte à jamais ». 

« Le public est saisi par sa voix magnifique et déchirante, sa virtuosité au piano et sa présence chaleureuse ». 

« Toujours sur le fil, Nina Simone se raconte avec émotion, entre les morceaux "Backlash Blues", "Be My Husband", "Feelings", etc., qu’elle interprète seule au piano ou accompagnée d’un batteur ». 

« Pour finir, elle fait venir sur scène un percussionniste sénégalais et livre une danse africaine libératrice. Une prestation mémorable. »



Suisse, Royaume-Uni, 1976, 73 min
Production : Montreux Sounds SA
Sur Arte le 4 septembre 2021 à 00 h 10 et 30 septembre 2021 à 5 h
Disponible sur arte.tv du 27/08/2021 au 31/12/2021
Visuels
Nina Simone en " Live in Montreux" 1976: Seule au piano, ou accompagnée de son batteur
© Courtesy of Mercury Studios

lundi 30 août 2021

Les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001

Arte diffusera des documentaires sur les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis : le 31 août 2021 « Les enfants du 11-Septembre » (Generation 9/11), série documentaire en deux parties de Liz Mermin, le 7 septembre 2021 « La classe du 11-Septembre 20 ans après » (Die Klasse von 09/11. 20 Jahre danach), d’Elizabeth St. Philip et le 12 septembre 2021, dans le cadre de « Court-circuit » (Kurzschluss), « Attentats du 11-Septembre  » (9/11 und die Folgen).


Le 9 septembre 2001 à Darqad (Afghanistan), le commandant anti-Talibans et ancien ministre de la Défense Ahmed Chah Massoud est tué lors d'un attentat-suicide commis par les Tunisiens Dahmane Abd el-Sattar, époux l'islamiste Malika El Aroud, et Rachid Bouraoui el-Ouaer - deux terroristes habitant à Bruxelles (Belgique) et qui ont pu le rencontrer car ils bénéficiaient d'une lettre de recommandation du Centre d'observation islamique, organisation située à Londres. Munis de faux passeports belges, utilisant une caméra volée à France 3 à Grenoble, ces djihadistes se sont présentés comme des journalistes.

Le mardi 11 septembre 2001 - 9/11 en anglais -, en moins de deux heures, entre 8 h 14 et 10 h 30, des islamikazes du réseau djihadiste Al-Qaïda commettent quatre attentats-suicides terroristes islamistes aux États-Unis, dans le centre de Manhattan à New York, à Arlington et à Shanksville en Pennsylvanie. Ils visent des bâtiments symboliques du nord-est du pays, dont le World Trade Center déjà attaqué en 1993. 

"Au matin du 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, D.C., tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles."

"Quinze des 19 hommes responsables étaient saoudiens. Et si l’Arabie saoudite a toujours nié avoir soutenu les terroristes, les familles des victimes demandent depuis des années le droit de poursuivre en justice le riche royaume pétrolier pour le rôle que des responsables saoudiens pourraient avoir eu dans la tragédie." (France 24, 25/09/2016)

"Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles". 

Le quatrième avion, qui se dirige vers Washington, s'écrase dans la campagne de Shanksville (Pennsylvanie). Informés par téléphone des attentats, ses passagers et membres d'équipage semblent avoir tenté de contrer les terroristes. Malheureusement en vain.

"Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2 977 morts et 6 291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le décès de 2 753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1 643 victimes sont formellement identifiées". 

"Le 17 octobre 2001, Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, qualifie ces attentats de crimes contre l'humanité, alors qu'ils font par ailleurs l'objet de multiples théories du complot, dénoncées comme des théories « révisionnistes », voire « négationnistes ». 

"La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis est créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats peuvent se produire et surtout éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport publié fin juillet 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda, en affirmant que les dix-neuf terroristes auteurs de ces attentats-suicides en sont membres et que le commanditaire en est Oussama ben Laden, qui les revendique à plusieurs reprises. "Khalid Cheikh Mohammed est désigné comme le principal organisateur de ces attaques et reconnaît les faits, lors d'interrogatoires préliminaires à son procès, qui s'ouvre le 11 janvier 2021. Le rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis estime que le coût pour Al-Qaida de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre est de 400 000 à 500 000 dollars". 

"Les attentats du 11 septembre 2001 sont vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde et provoquent un choc psychologique considérable, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center, ainsi que celles de l'effondrement complet en quelques secondes des tours jumelles, étant diffusées en direct." 

"Plusieurs lieux sont évacués par précaution à travers le pays, dont le siège des Nations unies, la statue de la Liberté, les parcs Disney et Universal en Floride et Californie, mais aussi la tour CN à Toronto et le Parlement du Canada".

"Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays réagissent en renforçant leur législation antiterroriste. L'administration américaine lance ensuite une « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan dès octobre 2001 (dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda héberge Ben Laden et oppose une fin de non recevoir aux demandes américaines de le leur livrer) et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste est désigné par l'administration américaine comme un soutien du terrorisme international et détenteur d'armes de destruction massive". 

"Oussama Ben Laden est finalement repéré au Pakistan et tué par un commando américain le 2 mai 2011. Le Pentagone est réparé en un an, tandis que six nouvelles tours, dont le One World Trade Center (la plus haute des États-Unis), un mémorial et musée installé sur l'emplacement des tours jumelles et une nouvelle gare sont construits et en service, ou en cours d'achèvement, sur le site du World Trade Center" (WT)C.

« Les enfants du 11-Septembre »
Arte diffusera le 31 août 2021, dans le cadre de « THEMA - La grande soirée documentaire d’ARTE » (THEMA - ARTEs großer Dokumentarfilmabend), « Les enfants du 11-Septembre » (Generation 9/11), documentaire en deux parties de Liz Mermin.

« Vingt ans après les attentats qui ont endeuillé les États-Unis en 2001, ce documentaire en deux parties donne la parole à sept jeunes dont les pères y ont trouvé la mort. Le portrait d’une Amérique résiliente, malgré sa profonde division. » 

« À Fort Worth, au Texas, Luke, 20 ans, s’apprête à s’engager dans l’armée et à suivre les pas de son père, militaire de carrière, qui a péri dans le crash de l’avion qui a frappé le Pentagone en 2001. Vivant dans l’un des États les plus touchés par les tueries de masse, Luke ne cache pas qu’il se prépare toujours au pire, cherchant néanmoins à faire preuve d’un contrôle total de ses émotions ».

« Nick, dont le père travaillait le jour du drame au 90e étage de l’une des Tours jumelles, a quant à lui pris part à la "Marche pour nos vies", en 2018, en réaction à la fusillade de Parkland en Floride et réclamant un contrôle accru des armes à feu dans le pays… »

« Si les pères sont physiquement absents, leurs photos trônent dans les salons sous la bannière étoilée ». 


« Ces jeunes adultes, marqués par la grande histoire, évoquent avec une confondante maturité la manière dont un homme qu’ils n’ont jamais rencontré ni vu a pu influer sur leur comportement, leurs choix de vie et le regard qu’ils portent sur le monde ». 

« Nés au cœur d’une tragédie à l’onde de choc internationale, ils racontent la façon dont ils vivent aujourd’hui dans un pays traversé par le mouvement Black Lives Matter, le Covid-19 ou encore l’attaque du Capitole, faisant ainsi entendre la voix de toute une génération. Réalisé par la documentariste primée Liz Mermin (First Ladies, Team Qatar, The Beauty Academy of Kabul…), Les enfants du 11-Septembre explore à travers témoignages, archives privées et images d’actualité des vingt dernières années la question du caractère national d’un deuil a priori intime. 

« Deux décennies après les attentats, se pose aussi celle du devoir de mémoire dans un pays de plus en plus désuni, où ces jeunes victimes collatérales de la tragédie portent l’espoir d’un avenir meilleur ».


« La classe du 11-Septembre 20 ans après »
Arte diffusera le 7 septembre 2021 « La classe du 11-Septembre 20 ans après » (Die Klasse von 09/11. 20 Jahre danach), documentaire réalisé par Elizabeth St. Philip.

« Lorsqu’on l’a informé des attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush se trouvait dans l’école d’un quartier défavorisé de Sarasota en Floride. Vingt ans plus tard, portraits sensibles d’une dizaine des élèves qui l’avaient accueilli ». 

« Cette rencontre avec le président George W. Bush, porteuse d’espoir et promesse de reconnaissance, ces élèves de CE1, membres de la communauté noire oubliée de Newtown, à Sarasota, en Floride, se souviennent l’avoir attendue avec impatience ». 

« Mais ce 11 septembre 2001, l’onde de choc des attentats terroristes frappe l’Amérique en plein cœur, et l’inimaginable déflagration emporte tout. » Le communiqué d'Arte omet de qualifier ces attentats d'islamistes et les lieux : New York et Washington, la capitale américaine.

"Le président a relevé la tête, il avait l’air complètement perdu", témoigne l’un des anciens écoliers qui l’avaient accueilli ce jour-là. »

« Aujourd’hui âgés d'une vingtaine d'années, ils racontent leur parcours, dramatique pour certains d’entre eux, et partagent leurs espoirs pour l’avenir. »

« Après un retour en images et en témoignages sur la visite de George W. Bush à l’école Emma E. Booker le 11 septembre 2001, Elizabeth St. Philip promène sa caméra dans les rues de Sarasota pour dresser le portrait d’une dizaine des anciens élèves présents au moment où le président américain a été informé de l’attaque sur les tours jumelles ».

« Partageant les souvenirs de leurs camarades, ils confient leurs rêves d'enfants d'hier et leurs cruelles désillusions. Garçon brillant et sportif, Tyler Radkey, fragilisé par la séparation de ses parents, a ainsi succombé à la tentation de l’argent facile et risque aujourd’hui la prison. »

« Sorte de fil rouge entre leurs histoires croisées, Ronnie Phelps, l’animateur d’une radio locale, évoque l'environnement social de cette cité du sud des États-Unis en abordant la thématique des tensions raciales. »

« Documentaire sensible, La classe du 11-Septembre scrute l’impact des attentats terroristes, à travers le prisme de la génération la plus jeune à les avoir vécus, pour éclairer la psyché de l’Amérique contemporaine ».


Le documentaire sera suivi à 22 h 15 d'un entretien avec le politologue Gilles Kepel.

« Court-circuit »
Arte diffusera le 12 septembre 2021, dans le cadre de « Court-circuit» (Kurzschluss), « Attentats du 11-Septembre » (9/11 und die Folgen).

« Défricheur de talents et de tendances, magazine du court métrage, Court-circuit explore le cinéma court, tous les samedis autour de minuit. Fictions récentes, films d’animation du monde entier, œuvres à la frontière de l’expérimental... Défricheur de talents et de tendances, Court-circuit explore le cinéma court, tous les samedis autour de minuit. »

« Trois courts métrages reviennent d'une manière ou d'une autre sur les attentats du 11 septembre 2001 :

- « Un état d'urgence », court métrage allemand de Tarek Roehlinger avec Rémy Ferreira, Moussa Sylla, Julien Courbey et Ridwane Bellawell. 
« Deux soldats en faction dans les rues de Paris, une valise abandonnée, des piétons curieux et un sans-abri qui vocifère - une situation à priori normale qui, pourtant, va basculer. » 
Le film sera suivi d'une rencontre à Berlin avec le réalisateur.

- « Les dernières cinq minutes » (The Last Five Minutes of the World ; Die letzten fünf Minuten der Welt), court métrage allemand de Jürgen Heimüller avec Konstanze Dutzi, Jürgen Heimüller, Christine Klein et Martin Muliar.
« Cinq personnes sont assises sur un banc et attendent la fin du monde. Deux couples et un célibataire se partagent des canettes de bière en se chamaillant. 
« Qu’est-ce qui est vraiment important lorsque le temps s’arrête ? Cinq personnes durant les cinq dernières minutes avant la fin du monde. Deux couples et un solitaire. La dernière bière. Dernières confessions, jalousies. Querelles et conciliations. Mais la fin imminente les rassemble à nouveau ».
« Tourné en une seule prise et en plan fixe, Les dernières cinq minutes a remporté le Prix du court métrage allemand 2019. » Le film sera suivi d'une rencontre avec le réalisateur et comédien Jürgen Heimüller ».


- « La valise » (The Suitcase), court métrage américain d'Abi Damaris Corbin, avec Mojean Aria, Joseph Reitman et Charley Rossman. 
« Joe Franek travaille comme bagagiste à l'aéroport de Boston. Fauché, il décide de fouiller une valise en espérant y trouver de quoi arrondir sa fin de mois. Mais en ce 11 septembre 2001, le bagage de Mohammed Atta, contient quelque chose de beaucoup plus important ».



« Les enfants du 11-Septembre  » de Liz Mermin
France, Royaume-Uni, Etats-Unis, 2021, 2 x 56 min
Coproduction : ARTE France, Arrow Pictures, PBS, Channel 
Sur ARTE 
1ère  partie : les 31 août 2021 à 20 h 50 et 9 septembre 2021 à 9 h 25
2e  partie : les 31 août 2021 à 21 h 50 et 9 septembre 2021 à 10 h 20
Disponible sur arte.tv du 24/08/2021 au 28/12/2021
Visuels : @ArrowPictures

« La classe du 11-Septembre 20 ans après » d’Elizabeth St. Philip
Canada, 2020, 1 h 20mn
Sur Arte les 7 septembre 2021 à 20 h 50 et 10 septembre 2021 à 9 h 25
Visuels :
© G.W.Bush Presidential Library
© 2018 9/11 Kids Productions Inc
© Doug Mills/AP Photo
© 2018 9/11 Kids Productions Inc

Allemagne, 2021, 56 min
Sur Arte le 12 septembre 2021 à 00 h 35
« Un état d'urgence » de Tarek Roehlinger (Allemagne, 2016, 12 mn)
« Les dernières cinq minutes » de Jürgen Heimüller (Allemagne, 2019, 8 mn)
« La valise  d'Abi Damaris Corbin (Etats-Unis, 2017, 21 mn)
Disponible sur arte.tv du 11/09/2021 au 10/10/2021

« Gustav Mahler autopsie d’un génie » d'Andy Sommer


« Gustav Mahler autopsie d’un génie » (Autopsy of a Genius) est un documentaire réalisé par Andy Sommer. Agrémenté d'extraits d'œuvres - symphonies, Chant de la terre - dirigées par de célèbres maestros (Leonard Bernstein, Claudio Abbado), ce bon film évoque la vie du compositeur autrichien, novateur, talentueux et de "stature internationale",  et du chef d'orchestre Juif, converti au catholicisme en février 1897, condition pour diriger l'Opéra de Vienne. Arte diffusera le 6 septembre 2021 « Klaus Mäkelä dirige Mahler - La symphonie n°9 avec l'Orchestre de Paris » (Gustav Mahler: Symphonie Nr. 9Klaus Mäkelä, Orchestre de Paris) réalisé par François-René Martin.

L’ère Liebermann à l’Opéra de Paris
« Chagall à l’Opéra, le plafond de la discorde » de Laurence Thiriat 
Karel Ančerl (1908-1973), chef d’orchestre tchèque
Daniel Barenboim  
« Requiem pour la vie », de Doug Schulz
« Le Maestro. Pour que vive la musique des camps » de Alexandre Valenti 

Pour Pierre Boulez, Gustav Mahler s'est évadé "d'une tradition sans renier son passé".

Entre "le post romantisme du XIXe siècle et la modernité du XXe siècle"
Gustav Mahler est né en 1860, à Kaliště, près d'Iglau, "en pays tchèque, au sein d'une famille d'aubergistes Juifs humbles. Les Juifs étaient de fervents défenseurs de la culture allemande". Gustav Mahler résumait : "Je suis trois fois apatride : Bohémiens parmi les Autrichiens, Autrichien parmi les Allemands, et Juifs pour tous les peuples du monde". Le compositeur et chef d'orchestre Juif américain Leonard Bernstein repère dans une marche funèbre de Gustav Mahler l'air de la comptine Frère Jacques et celui allègre d'un mariage Juif.

Adulte "hyperactif", Gustav Mahler a été un enfant rêveur. Son épouse Alma le décrivait comme un "rêveur éveillé".

Deuxième d'une fratrie "de 14 enfants - sept meurent jeunes -, Gustav Mahler se fait remarquer par son talent musical et sa virtuosité au piano".

Il est distingué par plusieurs prix lors de sa formation au Conservatoire de Vienne.

Il poursuit sa formation à l'Université dont il sort avec un 1er Prix de composition.

A Prague, Budapest - Brahms est enthousiaste en écoutant Mahler diriger Don Giovanni de Mozart -, Hambourg, il se montre perfectionniste, novateur dans la direction d'orchestre. Il écrit ses premières symphonies pendant ses vacances estivales.

1897. Année charnière : c'est la naissance du mouvement pictural de la Sécession représenté notamment par Klimt, la mort de Brahms, compositeur romantique. C'est aussi l'année de la conversion au catholicisme de Gustav Mahler, et sa nomination à la direction de l'Opéra de Vienne, le célèbre Hofoper. Un poste prestigieux convoité.

Le 11 mai 1897, Gustav Mahler débute dans cette fonction par Lohengrin de Wagner - Cosima Wagner et son mari sont tous deux antisémites - ; ce spectacle remporte un large succès.

"Une énergie concentrée"
Gustav Mahler impose sa conception élevée du théâtre musical, loin du simple divertissement : "Je dois mener de furieux combats... accomplir un travail de Sisyphe".

Aux musiciens et chanteurs, il déclare : "Ce que vous appelez votre tradition n'est rien d'autre que votre négligence". Exigeant, Gustav Mahler les encourage à penser chaque note.

Fougueux, animé dans sa direction d'orchestres, il parvient à une économie de gestes tout en dirigeant par des "regards intenses". Il rehausse l'image de cet Opéra.

En 1902, Gustav Mahler épouse la jolie pianiste et auteur de lieders Alma Schindler (1879-1964), malgré l'écart de 19 ans les séparant, , et lui demande d'arrêter de composer. Par son épouse, il rencontre des artistes de l'avant-garde (mouvement de la Sécession viennoise), tels les peintres Gustav Klimt et Kolo Moser, et le compositeur Arnold Schönberg.

La famille passe ses vacances à Maiernigg. Là, dans son "splendide isolement" verdoyant, Gustav Mahler compose ses symphonies, de la 5e à la 8e. Son mariage est assombri par la mort d'une de leurs deux filles, Putzi, de diphtérie et de scarlatine en juillet 1907, et par la distance qui se creuse entre les deux époux.

Fatigué, critiqué pour ses "fréquentes absences", ses choix de répertoires et de chanteurs, Gustav Mahler quitte avec sa famille Vienne en 1907. Direction : New York où Gustav Mahler se consacre à la composition et à la direction d'orchestre au Metropolitan Opera, institution mondaine qui a accumulé un retard artistique par rapport à la brillante Vienne et dont le public s'avère peu attentif.

A l'été 1908, la famille Mahler s'installe à Toblach (Tyrol) qui inspire Mahler pour sa 6e symphonie. "Les 5e, 6e et 7e symphonies sont au centre de son œuvre. Mahler a essayé davantage d'expérimentations que dans les autres. Auparavant, sa musique était extrêmement harmonique... Mahler utilise la polyphonie pour développer les thèmes... L'orchestration de son époque est luxueuse, avec beaucoup d'instruments pour avoir une sonorité très puissante", relève Pierre Boulez.

A Toblach, Mahler compose ses trois dernières œuvres dont la 10e symphonie quasi-achevée et qu'il dédie à son épouse Alma. Un artiste dont son biographe, le musicologue Henry-Louis de la Grange, souligne le "sens de la sonorité orchestrale".

1910. Gustav Mahler apprend la liaison de son épouse, un peu délaissée, avec l'architecte Walter Gropius qui s'illustrera dans le Bauhaus. Il en souffre profondément et craint qu'Alma le quitte. Pour trouver une solution, il lit la Bible et rencontre en Hollande Sigmund Freud pour trouver une solution à ce problème conjugal. Cette rencontre avec Freud est évoquée par l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler, diffusé par Arte et la chaîne Histoire. "Ce film est un éclairage original sur la vie et l'œuvre de Mahler, revisitées à travers la mise en scène de son unique rencontre avec Sigmund Freud. "D'un pas mesuré" : telle est l'indication que donne Mahler au début du premier mouvement de sa Symphonie n° 5. Celle-ci s'ouvre par une marche funèbre monumentale. La fanfare de trompettes est sans doute un lointain souvenir de l'époque où Mahler, enfant, entendait les appels de la caserne d'Iglau et assistait aux défilés militaires devant la maison de ses parents. Une maison qu'il fuyait, refusant d'assister aux coups terribles que son père portait à sa mère, jusqu'à l'en faire boiter. Cet insupportable traumatisme, Mahler finira par l'évoquer avec Freud lors d'une rencontre mémorable qui bouleversa sa vie un jour d'août 1910..."

Le couple Mahler se renforce, et Alma saisit la dimension artistique de son époux.

Lors d'un séjour aux Etats-Unis, Gustav Mahler, qui souffrait d'une maladie cardiaque incurable - endocardite -, contracte une infection et meurt à Vienne, en 1911. Il est enterré au cimetière de Grinzing.

Gustav Mahler a influencé Alban Berg, Anton Webern et Arnold Schönberg qui sauve  les plaques de sa 5e symphonie que son éditeur voulait détruire au vu de son faible succès. Mahler sombre dans l'oubli, victime du désintérêt des Français pour une musique jugée "trop germanique" et de l'occultation du IIIe Reich. Grâce aux chefs d'orchestre Bruno Walter et à Leonard Bernstein, Gustav Mahler retrouve sa stature et est "un des musiciens les plus joués au monde".

Il est dommage que ce bon documentaire ne soit pas rediffusé.

Les 28 juin 2016 à 5 h 10 et 3 juillet 2017 à 1 h 20, Arte diffusa le concert de Jean-Claude Casadesus dirigeant la 2e symphonie de Mahler (91 min). "En 2015, l'Orchestre national de Lille a fêté ses 40 ans et les 80 ans de son illustre chef, Jean-Claude Casadesus, avec une pièce du compositeur fétiche du maestro, Gustave Mahler, la "Symphonie n°2 en ut mineur" "Résurrection". La Symphonie n°2 en ut mineur, "Résurrection", de Gustave Mahler est chère au cœur de Jean-Claude Casadesus et de son orchestre. La violence des contrastes présents dans les cinq mouvements de la symphonie, de l'éclatante puissance du premier mouvement à la chorale solennelle et intemporelle de la résurrection finale, a de quoi ravir les orchestres, en particulier la section des cordes, dont Gustave Mahler lui-même avait prescrit "le plus large contingent possible". Dans le cadre de l'Auditorium du nouveau siècle à Lille, rénové en 2013, l'Orchestre national de Lille livre une prestation impressionnante, hommage à son chef d'orchestre qui, à 80 ans, allait passer le relais en douceur, après quarante ans de compagnonnage. Depuis le 24 mars 2016, c'est chose faite, puisque le jeune Alexandre Bloch a repris la baguette de direction, rejoignant ainsi Gustavo Dudamel, Andris Nelsons ou Tugan Sokhiev dans le club restreint des trentenaires dirigeant des orchestres de référence".

Arte a diffusé la 2e symphonie dite Résurrection de Mahler par l'orchestre philharmonique de New-York dirigé par Alan Gilbert.

Le 3 juillet 2017 à 1 h 20, Arte rediffusa le concert de Jean-Claude Casadesus dirigeant la 2e symphonie de Mahler (91 min).

"Symphonie n°8" Le 29 juillet 2019 à 21 h 30, lors des Chorégies d'Orange, a été interprétée dans le Théâtre Antique, la "Symphonie n°8" de Mahler. "La symphonie des Mille, la 8ème composée par Gustave Mahler fut créée à Munich en 1910 et dut son surnom au nombre colossal de participants que nécessitait son exécution. C’est ce qui en fait le prix et l’extrême rareté ! Mahler n’approuva jamais ce titre mais parfois, les plus grandes œuvres échappent à leurs créateurs... Pour célébrer leur 150ème anniversaire, les Chorégies d’Orange se devaient de « faire l’évènement » en programmant cette immense œuvre du XXème siècle. L’évènement sera renforcé par la présence conjointe des deux orchestres de Radio France auxquels se joindront les choeurs de Radio France et de Munich. Une soirée certainement inoubliable et rare... Soirée diffusée en direct sur France Musique et francemusique.fr et sur France 5 dans "Passage des arts" présenté par Claire Chazal à 22 h 30".

"Gidon Kremer, András Keller - Mahler, Schnittke, Weinberg"
Le 18 juin 2020, Mezzo diffusa "Gidon Kremer, András Keller - Mahler, Schnittke, Weinberg" réalisé par Imre Szabo Stein

« Klaus Mäkelä dirige Mahler - La symphonie n°9 avec l'Orchestre de Paris »
« À la Philharmonie de Paris, en novembre 2020, le jeune chef d’orchestre finlandais Klaus Mäkelä dirige la dernière symphonie achevée de Gustav Mahler. » 
« Composée entre 1909 et 1910 et créée à Vienne en 1912, la Symphonie no 9 en ré majeur est une ode à la musique orchestrale dans laquelle Gustav Mahler déploie tout son génie. Enregistré sans public en novembre 2020 à la Philharmonie de Paris, le concert est dirigé par Klaus Mäkelä. Une première pour le jeune chef d’orchestre finlandais, né à Helsinki en 1996, qui succédera, en 2022, à Daniel Harding à la tête de l'Orchestre de Paris. »


France, 2020, 83 min
Avec Roland Daugareil (Violine)
Direction musicale : Klaus Mäkelä
Orchestre : Orchestre de Paris
Compositeur auteur : Gustav Mahler
Sur Arte le 6 septembre 2021 à 00 h 55
Disponible du 29/08/2021 au 30/08/2022

"Gidon Kremer, András Keller - Mahler, Schnittke, Weinberg" réalisé par Imre Szabo Stein
Enregistrement : 4 décembre 2019 - Müpa | Budapest
Durée : 01:51

Distribution
Kremerata Baltica
Concerto Budapest Symphony Orchestra
András Keller (Direction)
Gidon Kremer (Violon)
Au programme
Gustav Mahler (1860 - 1911)
Symphonie n° 5 - Adagietto

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750) / Ferruccio Busoni (1866 - 1924)
Chaconne pour violon seul, extrait de la Partita II pour violon, BWV 1004, transcription pour piano de Ferruccio Busoni, arrangement pour orchestre de chambre de Gidon Kremer

Alfred Schnittke (1934 - 1998)
Concerto pour violon n° 3

Mieczysław Weinberg (1919 - 1996)
Symphonie n° 21, Op. 152 'Kaddish'

"Symphonie n°8" de Mahler
Le 29 juillet 2019 à 21 h 30
Au Théâtre Antique d'Orange
1 h 45
DIRECTION MUSICALE:  Jukka-Pekka Saraste
Magna Peccatrix Meagan Miller
Una poenitentium Ricarda Merbeth
Mater gloriosa Eleonore Marguerre
Mulier Samaritana Claudia Mahnke
Maria Aegyptica Gerhild Romberger
Doctor Marianus Nikolaï Schukoff
Pater ecstaticus Boaz Daniel
Pater profondus Albert Dohmen
Orchestre Philharmonique de Radio France
Orchestre National de France
Choeur de Radio France
Choeur philharmonique de Munich
Maîtrise de Radio France

d'Andy Sommer
France, 2009
88 mn
Diffusion sur Arte le 18 mai 2011 à 22 h 05

La 2e symphonie dite Résurrection de Mahler par l'orchestre philharmonique de New-York dirigé par Alan Gilbert
Diffusion sur Arte le 11 septembre 2011, à 17 h 50


Concert de Jean-Claude Casadesus dirigeant la 2e symphonie de Mahler, réalisé par Laurent Colin
France, 2015, 91 min
Direction musicale : Jean-Claude Casadesus
Chœur : Chœur Philarmonique Tchèque de Brno
Composition : Gustav Mahler
Orchestre : Orchestre National de Lille
Réalisation : Laurent Colin
Sur Arte les 28 juin 2016 à 5 h 10 et 3 juillet 2017 à 1 h 20

Visuels : © Médiathèque Musicale Mahler Paris et DR

Articles sur ce blog :
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Cet article a été publié les 18 mai et 9 septembre 2011,
- 11 septembre 2013.Histoire a diffusé l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler les 14 et 17 septembre 2013 ;
- 4 mars 2014. Histoire a diffusé l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler les 4, 6, 20 et 25 mars 2014 ;
- 26 mai 2015, 26 juin 2016 et 1er juillet 201, 25 juillet 2019. 
Il a été modifié le 15 juin 2020.