Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 31 août 2021

L'Afghanistan

Situé en Asie centrale, quasi-Judenrein, l'Afghanistan est devenu fin août 2021, après le retrait effectué d'une manière catastrophique, en termes stratégiques, militaires et d'image, sous la Présidence Biden, un Etat musulman terroriste dirigé par les Talibans, et abritant des mouvements djihadistes. 
Arte diffusera le 1er septembre 2021 « Afghanistan. Pays meurtri par la guerre », série documentaire de Mayte Carrasco et Marcel Mettelsiefen, et le 7 septembre 2021 "Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix" (Afghanistan - Opfer im Namen des Friedens) d'Alexandra Jousset.


Situé en Asie centrale, l'Afghanistan a des frontières avec l'Ouzbékistan au nord, la Chine et le Tadjikistan au nord-est, le Pakistan à l'est-sud-est, l’Iran à l'ouest et le Turkménistan au nord-ouest.

Dès l'Antiquité, l'Afghanistan était une étape majeure de la route de la soie et pour les dirigeants visant la conquête de l'Inde : Cyrus le Grand, Alexandre le Grand, Gengis Khan, l'empereur Babur, etc. 

Ce territoire a été celui de l'Empire bactrien, l'Empire kouchan ou l'Empire ghaznévide. 

Dès la fin du VIIe siècle, l'islam a débuté son essor dans cette région. Après l'effondrement du royaume perse afcharide, l'Afghanistan accède à la souveraineté en 1747, sous le férule du général Ahmad Shah Durrani, premier padichah du pays.

Après la seconde guerre anglo-afghane, les Britanniques s'emparent de territoires, "mais s'engagent à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de la partie restante". De 1879 à 1919, "le pays devient ainsi un État tampon, demeurant indépendant sur le plan de la politique intérieure". 

En 1919, après la victorieuse troisième guerre anglo-afghane, le pays reprend la maîtrise de sa diplomatie avec le traité (armistice) de Rawalpindi, bataille perdue par les armées britanniques. En 1921, il devient membre de la Société des Nations (SDN). 

En 1979,  dans le cadre des accords de défense mutuelle entre l'URSS et l'État afghan, les troupes de l'Union soviétique interviennent à l'appel du parti communiste au pouvoir, menacé par une rébellion armée. Elles sont combattues par des djihadistes armés par les États-Unis, et devront quitter le pays en 1989.

A l'issue d'une guerre civile, le gouvernement islamiste des talibans s'empare du pouvoir en 1996, sans  contrôler tout le territoire. Il abrite des mouvements terroristes islamiques aspirant au djihad mondial. Il détruit en 2001 les deux statues de Bouddha dans la province de Bamiyan. 

Après les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, il refuse d'en livrer le fomenteur, Oussama ben Laden, chef d'Al-Qaïda. Sous la houlette des Etats-Unis, une coalition internationale vainc les talibans.

En 2004, l'Afghanistan devient une « république islamique » dirigée par un président aux larges pouvoirs, sous le contrôle d'un parlement bicaméral. 

En 2017, l'industrie minière menace le site bouddhiste de Mes Aynak.

En août 2021, après une offensive des talibans dans le pays, le départ du président afghan, le gouvernement soutenu militairement par les États-Unis s'effondre.

Le 15 août 2021, les Talibans s'emparent aisément du pouvoir à Kaboul, vingt ans après leur défaite militaire.

Le Président démocrate Joe Biden ordonne le retrait des soldats américains d'Afghanistan, en laissant en Afghanistan des armes sophistiquées et coûteuses, et des milliers de civils américains otages d'un régime dictatorial d'un pays-sanctuaire du terrorisme islamiste. 

Des Etats européens, dont la France, tentent d'exfiltrer les Afghans ayant travaillé pour eux : traducteurs, gardes du corps, chauffeurs, cuisiniers, etc. 

Six ans après l'accueil de plus d'un million de "migrants", majoritairement musulmans et masculins, dans l'Union européenne - principalement en Allemagne, France, Belgique - et insuffisamment intégrés dans leurs pays d'accueil, l'arrivée d'exilés Afghans s'avère problématique. 

L'Afghanistan dispose de plomb, de zinc, d'aluminium, de molybdène, de tungstène, de chrome, de baryum, de lithium, d'étain, de tantale, de fer et de cuivre, des gisements de gaz naturel, des réserves de pétrole ainsi que des pierres précieuses. Il produit des tapis et exporte de l'opium.

L'Afghanistan n'est pas un Etat-nation, mais rassemble des ethnies et provient d'un mot ethnonyme désignant les Pachtounes, ethnie majoritaire (environ 42%) ayant créé l’Afghanistan contemporain. Parlent le dari les Tadjiks (27 %) et les Hazaras (9 %) qui habitent la partie centrale du pays. Les Ouzbeks représentent 9 % des Afghans. 

Coexistent des tribus : les Aimak (4 %), les Turkmènes (3 %), les Baloutches (< 2 %), les Pashayis ou Nouristanis, les Arabes, les Kirghizes... Le bilinguisme est fréquent. Le pendjabi est parlé par les sikhs et des hindous.

La population de l'Afghanistan - plus de 34 millions d'habitants en 2018 - est jeune. Elle est musulmane à 99 %. Près de 80 % des musulmans sont sunnites. Les minorités - 20 000 hindous, 5 000 à 10 000 zoroastriens, yézidis, sikhs, baha'is, chrétiens - un grand nombre a choisi l'exil - et bouddhistes ont les persécutions des talibans entre 1996 et 2002. Des hindous et sikhs, souvent commerçants étaient revenus en Afghanistan.

La présence juive en Afghanistan remonte à environ 1500 ans, voire 2500 ans. La conquête islamique a aggravé la situation des Juifs. Au XIIe siècle, Benjamin de Tudèle évalue à 80 000 le nombre de Juifs. En 1839, ce nombre croît en raison de l'arrivée de réfugiés juifs persans, et atteint 40 000 âmes. Les Juifs exerçaient des métiers de commerçants (cuir, karakul), propriétaires terriens, prêt d'argent.

Dans les années 1930, sous la férule du roi Mohammed Nadir Shah, puis de son fils, Mohammed Zahir Shah, sont persécutés - expulsions, spoliations, mesures de dhimmitude - les Juifs afghans et les réfugiés soviétiques accusés d'espionnage et de diffuser la propagande communiste. En 1935, un pogrom éclate à Herat : pillages, viols, rapts, conversions forcées à l'islam, mariages contraints, exil...

De 1935 à 1941, sous le Premier ministre Mohammad Hashim Khan, oncle du roi, l'Allemagne nazie bénéficiait d'une situation privilégiée en Afghanistan : pour les nazis, les Afghans étaient perçus, de même que les Iraniens, comme des Aryens. En 1938, une seule profession était autorisée aux Juifs : cireurs de chaussures. Ce qui était particulièrement infamant. 

Durant les années 1940, les Juifs ayant réussi à fuir clandestinement vers l'Inde sous domination britannique y étaient mal accueillis.

En 1948, environ 5 000 Juifs vivaient en Afghanistan. Ils ont émigré essentiellement vers Israël - autorisation en 1951 - et parfois vers les Etats-Unis, et sont 300 en 1969. La quasi-totalité fuit après l'invasion soviétique de 1979. Subsistent alors quelques dizaines de Juifs en Afghanistan, seulement à Kaboul. Ce nombre chute à dix en 1996, la plupart d'entre eux à Kaboul. 

En  2004, ne vivaient à Kaboul que deux Juifs : Zebulon Simentov, propriétaire jusqu'en 2001 d'une boutique de tapis et bijoux, et Isaac Levy (né aux environs de 1920). Ils se présentaient comme veillant sur la synagogue délabrée de la ville, et propriétaires de son Sefer Torah. Leur animosité médiatisée après l'intervention américaine les a incités à accuser l'autre de vol et d'imposture ; ils ont fini par être détenus en prison. Les Talibans ses sont emparés du Sefer Torah. Josh Greenfeld s'est inspiré de leur relation dans sa pièce de théâtre « The Last Two Jews of Kabul » (Les deux derniers Juifs de Kaboul) jouée à New York en 2002. Isaac Levy est décédé en janvier 2005. Zebulon Simentov a essayé de récupérer le Sefer Torah confisqué, en alléguant que le voleur serait interné au camp de Guantánamo. 

Seul un Juif demeure en Afghanistan : s'occupant d'une synagogue, Zebulon Simantov refuse de remettre le guet (divorce religieux) à son épouse vivant en Israël. "Zébulon est né à la fin des années 1950, sous le règne de Mohammed Zaher Chah. À plus de 60 ans, il a été le témoin des bouleversements qui ont ensanglanté l'Afghanistan depuis : de la royauté à l'émirat islamique, il a vécu la révolution, la république, l'invasion soviétique, la guerre civile et l'arrivée au pouvoir des talibans, la guerre et l'occupation américaine, et enfin, le retour des talibans. «J'ai résisté. J'ai rendu la religion de Moïse fière ici», confiait-il à l'AFP." Son départ en avion d'Afghanistan a été annoncé début septembre 2021.

"Soucieux de faire bonne figure et de donner des gages à la communauté internationale, les talibans ont pourtant assuré garantir sa sécurité. Suhail Shaheen, porte-parole des talibans, a déclaré à la chaîne de télévision Kan News – dont il ne savait pas qu'elle était israélienne – que le groupe islamiste respecterait les droits des minorités en Afghanistan, y compris ceux du dernier juif du pays."

En 2011, la guéniza afghane, ensemble de fragments de manuscrits en hébreu, araméen, judéo-arabe et judéo-perse du XIe siècle, a été découverte dans des grottes en Afghanistan. En 2013, environ 29 pages ces archives ont été acquises par la Bibliothèque nationale d'Israël. 

Plus de 10 000 Juifs d'origine afghane vivent en Israël. Plus de 200 familles de Juifs afghans habitent à New York, et plus de 100 Juifs d'origine afghane à Londres. 

« Afghanistan : un pays "accidenté" »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre de la série « Le Dessous des cartes » (Mit offenen Karten), « Afghanistan : un pays "accidenté" » (Afghanistan - Ein zerklüftetes).

« Bienvenue en Afghanistan, pays du commandant Massoud et des montagnes infranchissables, dont celles de l’Hindou Koush qui occupent une grande partie du territoire. Cette géographie "accidentée" est centrale pour expliquer la diversité tribale et ethnique et la volonté farouche d’indépendance du pays. »

« L'histoire afghane se caractérise par un état de guerre quasi permanent : rivalité coloniale entre Angleterre et Russie, invasion soviétique, intervention américaine après le 11-Septembre, sans oublier les relations tortueuses avec le Pakistan voisin, le rôle destructeur des taliban et, aujourd’hui, la présence de Daech. »

« Les intérêts complexes des voisins de l'Afghanistan »

La prise de pouvoir des talibans en Afghanistan le 15 août place les voisins du pays face à de nouveaux défis. Entre intérêts économiques et peur que l'Afghanistan devienne un nouveau bastion du terrorisme, les pays limitrophes tentent de dialoguer avec le groupe islamiste.

« Afghanistan. Pays meurtri par la guerre »
Arte diffusera le 1er septembre 2021 « Afghanistan. Pays meurtri par la guerre » (Afghanistan. Das verwundete Land ; Afghanistan: The Wounded Land), série documentaire de Mayte Carrasco et Marcel Mettelsiefen.

« Vingt ans après avoir été chassés du pouvoir, les Talibans sont de retour à la tête de l'Afghanistan ». 

« Alors que la fin du retrait des troupes américaines est imminente, un double attentat terroriste près de l'aéroport de Kaboul a fait de nombreuses victimes et alimente le chaos dans lequel s'effectuent les dernières évacuations de ressortissants et de civils ». 

« Cette série documentaire primée revient sur l'histoire d'un pays aussi beau que maudit. Comment et pourquoi tout cela a-t-il commencé ? »

« Depuis l’invasion soviétique de Kaboul en 1979, la guerre n’a laissé aucun répit à la population afghane. Archives et témoignages à l’appui, cette captivante fresque déroule et décrypte plus de quarante années d’un cycle infernal de violence. »

« Cette série documentaire exceptionnelle décrypte en quatre épisodes l’implacable engrenage qui a conduit le pays à s’enfoncer dans une poudrière inextricable ». 

« Au moyen de nombreuses archives et de précieux témoignages (Hekmatyar, le rival du commandant Massoud, Sima Samar, ministre de la Condition féminine afghane de 2001 à 2003, mais aussi un taliban, un ex-agent de la CIA ou un major de l’ex-Armée rouge), elle montre comment la population s’est retrouvée piégée, d’espoirs en désillusions, par les luttes de pouvoir entre les deux puissances de la guerre froide, les batailles d’ego des moudjahidine – héros des années 1980 mais impitoyables seigneurs de guerre des années 1990 – et le fondamentalisme taliban ». 

« Jusqu’à très récemment, face à la complexité du terrain et des structures politiques locales, les négociations avaient échoué à apporter une réponse de paix durable ». 

« Le 29 février dernier, Américains et taliban ont conclu un accord historique. Mais rien ne dit que cet arrangement améliorera le sort de la population afghane ». 

« Quelques jours plus tard, la Cour pénale internationale annonçait l'ouverture d'une enquête sur les crimes commis en Afghanistan depuis 2003 ».


1ère partie : « Le royaume » (Das Königreich)
« Années 1960. Dirigé par le roi Mohammed Zaher, chah depuis 1933, le pays connaît sa plus longue période de stabilité. » 

« Il bénéficie du soutien des deux superpuissances de la guerre froide, les États-Unis et l’URSS. »  

« Mais à l’inverse de Kaboul, où vit l’élite afghane occidentalisée, les campagnes, qui regroupent 80 % de la population, ne bénéficient pas des efforts de modernisation du pays. »  

« Entre espoir socialiste et révolution islamique, les étudiants de l’université de Kaboul commencent à nourrir des rêves contestataires. »  

« Le 17 juillet 1973, appuyé par l’Union soviétique, Mohammed Daoud khan, le cousin du roi, fomente un coup d’État. »  

« Il est renversé cinq ans plus tard, pour s’être retourné contre les leaders communistes, et remplacé manu militari par Mohammed Taraki. »  

« Interdiction de la religion, extermination des opposants : la politique radicale de ce dernier provoque l’ire des islamistes qui prennent les armes. »  

« Le 27 décembre 1979, Moscou envoie ses troupes à Kaboul pour restaurer l’ordre ».

« Ce deuxième volet retrace les dix ans de guerre entre l'armée soviétique et la rébellion afghane. » 

« Face à l’avancée de l’Armée rouge, de nombreux Afghans rejoignent l’appel au djihad lancé par les combattants islamistes. »  

« La résistance de ces moudjahidine – "guerriers saints" – attire aussi des étrangers. Parmi eux, le Saoudien Oussama ben Laden. » 

« Peu familières du terrain, les troupes de l’URSS se retrouvent piégées. »  

« Les Américains saisissent l’opportunité de donner l’estocade à l’ennemi soviétique en armant la rébellion afghane. »  

« Approvisionnée par l’Occident et le monde arabe, soutenue par la population, qui ploie sous le joug d'un pouvoir communiste intransigeant, la guérilla pousse Moscou à battre en retraite. »  

« Le 15 février 1989, Mikhaïl Gorbatchev achève l’évacuation de ses soldats. Les dix ans de guerre laissent le pays exsangue. »  

« Plus d’un million de civils ont été tués et cinq millions ont traversé la frontière pour se réfugier au Pakistan et en Iran. »

« Depuis l’invasion soviétique de Kaboul en 1979, la guerre n’a laissé aucun répit à la population afghane. Archives et témoignages à l’appui, cette captivante fresque décrypte plus de quarante années d’un cycle infernal de violence. Troisième volet. De la guerre civile qui a suivi le départ de l'armée soviétique, une nouvelle force a émergé : les taliban. »

« Pendant le conflit, le communiste Mohammed Najiboullah s’est hissé à la tête du pays. Ses tentatives de réconciliation nationale restent vaines face aux ambitions des moudjahidine d’installer une République islamique. Mais le front combattant pâtit de sa désunion. Les commandants Massoud et Hekmatyar se livrent un combat féroce qui mène à la guerre civile ». 

« Au milieu du chaos, une nouvelle force émerge : les taliban. Formés dans les écoles coraniques pakistanaises après avoir fui le conflit afghan dans les années 1980, ils gagnent le soutien de la population en promettant l’ordre et la justice. Au pouvoir à partir de 1996, ils font du pays un terreau fertile pour le développement du terrorisme islamiste. Ainsi, l’organisation Al-Qaïda menée par Oussama ben Laden y a développé son idéologie meurtrière. » 

« Le 11 septembre 2001, malgré l'avertissement du commandant Massoud aux Américains, elle réussit à mettre à exécution son plan : frapper en plein cœur les États-Unis. »

« Dernier épisode : suite aux attentats du 11 septembre 2001, les Américains dirigent la coalition internationale pour capturer Oussama ben Laden et renverser les taliban. Les moudjahidine se joignent aux troupes de l’Otan ».

« Les Américains dirigent la coalition internationale pour capturer Oussama ben Laden et renverser les taliban. Les moudjahidine se joignent aux troupes de l’Otan. En novembre 2001, le régime fondamentaliste s'effondre mais Ben Laden reste introuvable ». 

« Malgré tout, un vent d’espoir souffle sur la population : la démocratie émerge et le port de la burqa n’est plus obligatoire ». 

« Mais l’extrême pauvreté et la corruption généralisée minent peu à peu le pays. Les taliban, qui avaient réussi à se fondre dans la société après leur débâcle, regagnent du terrain ». 

« Le 2 mai 2011, Ben Laden est abattu par les GI au Pakistan. Pour les États-Unis, le but initial est accompli ». 

« Mais pour l’Afghanistan, théâtre de nombreux attentats-suicides, le chemin vers la paix reste semé d’embûches. Les taliban s’opposent au gouvernement local et à l’armée américaine, la dernière sur le terrain depuis le retrait des forces de l’Otan en 2014 ».

"Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix"
"De Femmes grands reporters (2009) à Femmes en politique – La relève (2012) en passant par Avortement Les croisés contre-attaquent (2017), la journaliste indépendante Alexandra Jousset a mis les femmes et leurs luttes au cœur de ses documentaires. Mais cette enquêtrice acharnée, qui n'a pas froid aux yeux, a aussi exploré d'autres terrains avec Crimes de guerre au Yémen – Les complicités européennes, Prix du jury Jeunes au Figra 2020. Férue d'art – elle a collaboré à l'œuvre de l'artiste américaine Taryn Simon, A Polite Fiction, exposée à la Fondation Louis-Vuitton –, la reporter s’est aussi essayée à la fiction avec #illusion, un court métrage coréalisé avec Teodora Berglund, sur les chimères véhiculées par les réseaux sociaux", a écrit Guillemette Hervé. 

Et Guillemette Hervé de conclure : "Diffusé par ARTE, son dernier documentaire, Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix, dresse le portrait d'une population exsangue après des années de guerre".

Arte diffusera le 7 septembre 2021 "Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix" (Afghanistan - Opfer im Namen des Friedens) d'Alexandra Jousset.

"En négociant avec les taliban leur désengagement après dix-neuf ans de conflit, les Américains ont sacrifié les droits d'une population afghane exsangue. Le bilan éloquent d'une guerre pour rien."

"Le 15 août 2021, Kaboul est tombée aux mains des talibans : une victoire éclair des islamistes, mais aussi un échec cuisant des Américains". 

"En 2020, la réalisatrice Alexandra Jousset a réalisé ce documentaire, qui dresse le bilan éloquent d’une guerre pour rien."

"Ce poignant voyage dans une terre ravagée par dix-neuf ans de guerre commence aux portes de Kaboul, dans le Wardak, à la rencontre des miliciens taliban qui tiennent la zone. "

"Après avoir contraint Donald Trump, en février 2020, à négocier un accord de désengagement militaire, les combattants islamistes, qui contrôlent de fait une large partie du territoire, espèrent bientôt reprendre la totalité du pouvoir en Afghanistan." 

"Après 250 000 morts, des centaines de milliers de blessés, des déplacements de population massifs, que sont devenues les promesses brandies par George W. Bush quand, au lendemain du 11 septembre 2001, il a lancé l'offensive qui allait chasser Al-Qaïda du pays sans jamais venir à bout de la résistance de ses alliés locaux ?"

"De la capitale ceinturée par les campements de réfugiés aux environs de Djalalabad, où le taux de malnutrition ne cesse de grimper, Alexandra Jousset (Avortement, les croisés contre-attaquent) capte le dénuement et l'amertume d'une population exsangue, tout en disséquant les termes d'un accord qui n'a prévu aucune garantie pour préserver les fragiles acquis de deux décennies de présence occidentale." 

"Alternant entretiens officiels (avec l'ancien président Hamid Karzaï, le porte-parole des taliban au Qatar Suhail Shaheen, le très critique inspecteur général américain pour la reconstruction de l'Afghanistan John Sopko…) et éloquentes rencontres de terrain, elle dresse un bilan sans ambiguïtés de ce faux accord de paix, auquel le peuple afghan, une fois de plus, a été sacrifié". 

"Une enquête aussi fouillée que sensible, portée par de splendides images, dont les photographies de la reporter Véronique de Viguerie. "


France, 2020, 53 min
Sur Arte le 7 septembre2021 à 23 h 20
Disponible du 17/08/2021 au 05/11/2021
Visuels :
Femme dans la région du Wardak, domaine des Talibans en Afghanistan
En turban noir, le commandant Haji Zaker commande les combattants Taliban du district d' Asad
Taliban faisant la prière, Région du Wardak, Afghanistan
Enfant dans l' école du Région du Wardak, Afghanistan
Hamid Karzai, ancien président de l' Afghanistan
Omaid Sharifi fondateur de Art Lords vérifie que le dessin de son œuvre initiale est bien respecté. le groupe des " Art Lords" (Seigneurs de l' Art), des artistes ont décidé de reprendre l' espace urbain pour distribuer des messages de paix Ici leur dernière oeuvre inspirée d' un poème
© Véronique de Viguerie

France, 2019, 12 min
Présentation : Emilie Aubry
Disponible du 18/08/2021 au 18/11/2021

France, 2021, 5 min
Montage : J. Saccani
Journaliste : S. Hofmeier
Documentaliste : M. Nougueret
Graphiste web : Y. Brua
Disponible du 19/08/2021 au 21/08/2022

« Afghanistan. Pays meurtri par la guerre » de Mayte Carrasco et Marcel Mettelsiefen
Allemagne, 2019, 53 min x 4
Sur Arte 
Visuels :
© DR
© Russian State Archive/Krasnogorsk

1ère partie : les 1er septembre 2021 à 0 h 40 et 4 novembre 2021 à 23 h 26
Visuels :
© Library of Congress
© Dr. Bill Podlich

2e partie : le 1er septembre 2021 à 01 h 30 et 5 novembre 2021 à 0 h 18
Visuels :
© Russian State Archive/Krasnogorsk
© US National Archives
© Russian State Archive/Krasnogorsk
© LOOKSfilm

3e partie : les 1 septembre 2021 à 2 h 25 et 5 novembre 2021 à 1 h 10 
Visuels :
© United States Agency for International Development
© LOOKSfilm

4e partie : : le 1er septembre 2021 à 03 h 15 et 5 novembre 2021 à 2 h 03
Visuels :
© US Department of Defense
© Library of Congress
© LOOKSfilm

Disponible du 13/08/2021 au 11/09/2021

Nina Simone (1933-2003)

Nina Simone (1933-2003) était une p
ianiste, chanteuse, compositrice et arrangeuse musicale ainsi qu'une militante américaine pour les droits civiques aux États-Unis. Son registre incluait le jazz, le blues, la soul, le R&B, le folk, le gospel. Arte diffusera le 4 septembre 2021 « Nina Simone - Live at Montreux 1976 » de Jean Bovon. Un article plagié par Ilana Ferhadian, journaliste, sur Radio J, les 2 et 3 septembre 2021.

Le siècle du jazz 
« La révolution du 78 tours » par Dagmar Brendecke 
Martial Solal, pîaniste de jazz 

Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Billie Holiday, Nina Simone (1933-2003) composent le carré d'as des meilleures chanteuses de jazz.

Certains ont découvert Nina Simone, interprète émouvante de « Ne me quitte pas  », chanson de Jacques Brel.


Nina Simone (1933-2003) est née dans une famille pauvre méthodiste.

Elle aspire à devenir la « première concertiste classique noire en Amérique ».

En 1950, elle sort major de sa promotion du lycée Allen, pensionnat pour enfants noirs surdoués.

Durant l’été 1950, à la Juilliard School, sous la férule de Carl Friedberg, elle prépare l’audition d’entrée au Curtis Institute of Music de Philadelphie. Mais elle essuie un échec qu’elle attribue au racisme. Ce que nie cet Institut.

Tout en suivant les cours de Vladimir Sokhaloff, elle gagne sa vie en travaillant auprès d’un photographe, puis comme pianiste d’une professeure de chant et au Midtown Bar & Grill à Atlantic City.

En 1954, pour dissimuler à ses parents son métier de chanteuse dans un cabaret, elle choisit comme nom d’artiste, Nina Simone – Simone par admiration pour Simone Signoret.

Elle se constitue un public admiratif.

En 1955, elle fait la connaissance de Tex Axelrod qui l’invite à interpréter I Loves You, Porgy, chanson de l'opéra Porgy and Bess de George Gershwin.

Pour le label King Records, Nina Simone enregistre un premier disque.

En 1957, le label Bethlehem Records lui fait enregistrer I Love You, Porgy. Un succès.


L’année suivante sort son premier album, Little Girl Blue qui comprend notamment My Baby Just Cares for Me (littéralement « Mon bébé ne s'occupe que de moi »), une chanson d'amour de jazz blues du compositeur Walter Donaldson et du parolier Gus Kahn, pour la comédie musicale américaine de Broadway Whoopee! (1928), suivi du film musical Whoopee! de Thornton Freeland (1930) avec Eddie Cantor. En 1987, une publicité du parfum No 5 de Chanel, réalisée par  Ridley Scott avec Carole Bouquet, reprend ce titre qui se hisse aux premières places des classements musicaux mondiaux. Comme Nina Simone a vendu à Bethlehem Records ses droits sur cet album pour 3 000 $, elle ne bénéficie pas de ce succès financier. 


Le registre de Nina Simone inclut le jazz, le blues, la soul, le R&B, le folk et le gospel.

De son mariage en 1961 avec Andrew Stroud, policier devenu son manager, nait sa fille, Lisa Celeste Stroud en 1962.

Dans les années 1960, Nina Simone milite pour les droits civiques des Noirs américains, et affine sa conscience politique en discutant sur Marx ou Lénine. 

Le 12 avril 1963, Martin Luther King est arrêté à Birmingham (Alabama) ; Nina Simone donne un récital au Carnegie Hall. En juin, elle offre les recettes d’un autre à la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), et en août participe, dans le stade d'une université noire, au premier concert multiracial de cet État. 

Téléspectatrice, elle assiste à la télévision à la marche sur Washington pour l'emploi et la liberté, culminant par le discours de Martin Luther King « I have a dream ».

En 1964, son passage de Colpix à Philips s’accompagne d’un tournant dans ses chansons : d’une thématique afro-américaine (Brown Baby) à une revendication pour l’égalité raciale aux Etats-Unis (Mississippi Goddam, Old Jim Crow, Strange Fruit, Four Women).

Elle prononce un discours politique lors de la Marche de Selma à Montgomery en 1965.

Nina Simone soutient une démarche de changement politique par la violence.

Elle rend hommage à Martin Luther King assassiné dans sa chanson Why? (The King Of Love Is Dead). 


La décennie 1970 est marquée par son divorce, ses démêlés avec le fisc et son exil à La Barbade et, sur les conseils de Miriam Makeba, au Libéria, en Suisse, aux Pays-Bas et en France (1981-1983).

Sa vie est perturbée par se problèmes psychiatriques (troubles bipolaires).

En 1992, Nina Simone publie son autobiographie, I Put a Spell on You, dont s’inspire Frank Lords pour son documentaire Nina Simone : la légende.

Sept ans plus tard, Nina Simone est distinguée par le Music Award à Dublin, et, en 2000 par le Diamond Award for Excellence in Music de l'Association de la musique afro-américaine de Philadelphie.

A Paris, l'allée Nina Simone est située sur la place de l'Île-de-Sein, dans le XIVe arrondissement.

Documentaires et biopics
En 2014, Jeff Lieberman réalise "The Amazing Nina Simone" (122 minutes). "Années 60 : grâce à un style unique et des pamphlets musicaux comme "Mississippi Goddam", Nina Simone devient une vedette aux États-Unis pour sa vision sans concession de la libération noire. Aujourd'hui, 11 ans après sa mort, Nina est plus populaire que jamais. Avec de nouvelles perspectives sur sa carrière avortée de pianiste classique, sa reconnaissance mondiale grâce au jazz, du Sud ségrégationniste aux droits civiques et à son exil en France, le film saisit l'héritage d’une artiste singulière."



En 2015, Liz Barbus réalise le documentaire What Happened, Miss Simone? (Netflix, 1 h 42 minutes) présenté en ouverture du Festival du film de Sundance 2015. 

"L'histoire de la chanteuse de légende Nina Simone, mêlant des enregistrements jamais diffusés à de rares images d’archives, le tout bercé par ses plus grands succès". "Nommé aux Oscars, ce portrait d'une icône controversée a remporté l'Emmy du meilleur documentaire".

Parallèlement, est sorti Nina Revisited.. A Tribute To Nina Simone, album de reprises des plus grands titres de Nina Simone.


En 2016, sort Nina, biopic réalisé par Cynthia Mort avec Zoe Saldana, David Oyelowo et Kevin Mambo. Zoe Saldana "avait fait l'objet de vives critiques en raison de ses origines sud-américaines et de son teint trop clair. Pour les besoins du film, Zoe Saldana avait d'ailleurs dû passer par la case maquillage pour faire foncer sa peau et avait porté une prothèse lui épaississant l'arête du nez."

En 2020, "l'actrice de 42 ans a affirmé qu'elle regrettait d'avoir accepté le rôle qui aurait dû revenir, selon elle, à une actrice afro-américaine. «Je n'aurais jamais dû jouer Nina», confesse Zoe Saldana dans une vidéo relayée par le Huffpost. « J'aurais dû faire tout ce qui était en mon pouvoir, avec les leviers que j'avais il y a dix ans, pour confier le rôle à une femme noire pour qu'elle puisse incarner le rôle d'une femme noire exceptionnelle », poursuit l'actrice très émue".

« Je pensais à l'époque que j'avais la permission parce que j'étais une femme noire. Je le suis. Mais il s'agissait de Nina Simone. Nina a eu un parcours et une vie qui doivent être honorés dans le moindre détail. Sa voix, ses opinions, sa vision, sa musique et son art, tout était unique. Elle était si honnête, elle méritait mieux », déplore Zoe Saldana, qui finit par s'excuser dans un sanglot".

« Je vais vous dire ce que la liberté signifie pour moi : ne pas avoir peur. J'entends par là ne vraiment pas avoir peur», se défendait Zoe Saldana lors de la sortie du film, citant ainsi Nina Simone." 

"Cependant, l'entourage de la chanteuse décédée en 2003 lui avait sèchement répondu sur Twitter, la priant de ne plus jamais parler de «Nina» pour le restant de ses jours".


Judaïsme, Juifs et Israël
"En 1962, Nina Simone a intégré à son répertoire la chanson folklorique israélienne Eretz Zavat Chalav U'Dvash (« Le pays où coulent le lait et le miel », en hébreu) - cette expression revient à 21 reprises dans la Torah
. En 1963, elle l'a interprétée avec une autre chanson israélienne intitulée "Vaynikehu" selon le programme, au Carnegie Hall, en habillant ces sons anciens de son style", un "mélange exquis de joie et de nostalgie"Nina Simone a su capturer "à la fois la nostalgie de quelqu'un en exil et le souvenir lointain du bonheur d'être chez soi", en Terre d'Israël (Eretz Israël). Nina Simone a séjourné en Israël durant plusieurs semaines. « Elle a trouvé la paix avec des musiciens là-bas, et à la plage », a affirmé le documentariste Jeff Lieberman.

"Il est probable que Nina Simone ait appris cette chanson de Shlomo Carlebach [rabbin, compositeur, interprète, Nda], qu'elle a rencontré dans les années 1950, alors qu'ils débutaient tous deux dans leur carrière."

"Soul Doctor - Journey of a Rockstar Rabbi" est une comédie musicale (musical) de Broadway évoquant la vie du rabbin Shlomo Carlebach et son amitié avec Nina Simone - celle-ci l'a familiarisé avec la soul et le gospel -, avec des musiques et paroles de Shlomo Carlebach et David Schechter,  dans une mise en scène de Daniel Wise. Elle a été créée en 2013.


Sur son album Pastel Blues (1965), Nina Simone a aussi repris la chanson "Strange Fruit" (« fruit étrange »), tirée d'un poème écrit et publié en 1937 par Abel Meeropol (1903-1986). Auteur-compositeur et librettiste américain juif célèbre sous son nom d'artiste Lewis Allan, Abel Meeropol a composé la musique de cette chanson fustigeant les lynchages de Noirs américains, dans le Sud des Etats-Unis. Cette chanson est interprétée par Laura Duncan en protest song sur les scènes de New York, notamment au Madison Square Garden, à la fin des années 1930. Billie Holiday l'a chantée pour la première fois en 1939, au Café Society de New York et l'a popularisée.

Le « strange fruit » est le corps d'un Noir pendu à un arbre :
"Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black bodies swingin' in the Southern breeze
Strange fruit hangin' from the poplar trees".


En mars 2015, Ester Rada, chanteuse israélienne d'origine éthiopienne, a rendu hommage à Nina Simone, dans un EP, I Wish, composé de 4 titres, dont Four Women, qui définit quatre styles de femmes Noires.


En avril 2015, Yael Naim a interprété "Plain Gold Ring de Nina Simone, au festival de Bourges, pour l'hommage qui lui était consacré. C'était un honneur de pouvoir interpréter un de ses titres. Cette femme dégageait une force incroyable et c'est ce que j'admire : elle a su transformer sa rage en un chant puissant et émouvant". (L'express, 25 mai 2015)

Ilana Ferhadian et Radio J
Le 1er septembre 2021, Ilana Ferhadian, journaliste sur Radio J, a lu un billet hommage à la chanteuse Nina Simone en reprenant de nombreuses phrases de mon article sur cette artiste.  

Sur les réseaux sociaux, je l'ai interpelée :
"Bonjour Ilana Ferhadian. 
Ce 1er septembre au matin, vers 7 h 15, sur Radio J, vous avez évoqué Nina Simone en reprenant de nombreuses phrases de mon article sur cette artiste : http://www.veroniquechemla.info/2021/08/nina-simone-1933-2003.html.
Mais vous ne m'avez pas citée comme votre source essentielle. Pourquoi ?
Ce n'est pas la première fois. 
Je m'exprime publiquement, car Radio J n'a pas répondu à mon précédent message.
Je souhaite que vos plagiats ne deviennent pas systématiques. Cela n'est pas très professionnel, pas très éthique.
Par élégance, on cite ses consœurs. A fortiori, quand on lit gracieusement mes articles et quand on est salariée.
Peut-être pourriez-vous, avec le directeur de publication de Radio J dont la responsabilité juridique est engagée, à titre de dommages et intérêts pour vos plagiats et en règlement amiable, effectuer un don à mon blog.
Je vous remercie tous deux pour votre générosité".

Le 3 septembre 2021, Radio J a rediffusé vers 7 h 15 et 8 h 46 cette chronique ou "Carte blanche" d'Ilana Ferhadian intitulée "Nina Simone, son rapport avec les juifs et Israël" et plagiant mon article. Toujours sans me citer comme sa source.

Eh oui, cela se passe ainsi sur Radio J, dont Alexis Lacroix est le directeur de la rédaction, Nellu Cohn le directeur des antennes, Marc Eisenberg et Dominique Romano sont les propriétaires !

« Nina Simone - Live at Montreux 1976 »
Arte diffusera le 4 septembre 2021 « Nina Simone - Live at Montreux 1976 » de Jean Bovon.

« Un légendaire concert enregistré à Montreux en 1976 au cours duquel la diva de la soul donne toute sa démesure ».

« Sur les cinq concerts que Nina Simone, disparue en 2003, donna au festival de jazz de Montreux, celui enregistré le 3 juillet 1976 est le plus mémorable et le seul dont il subsiste une vidéo ». 

« Sanglée dans une petite robe élégante, la reine de la soul et du blues apparaît, tendue et altière, puis se laisse dérider par une facétie du public, avant de s’installer au piano ». 

« Déclarant qu’elle souhaite "commencer par le commencement", elle démarre par un morceau de son premier album, "Little Girl Blue", lancé par une superbe introduction classique ». 

« Ce préambule rappelle que Nina Simone a travaillé d’arrache-pied à ses débuts pour devenir concertiste, un rêve brisé par la ségrégation et ses origines sociales, dont elle gardera une plaie ouverte à jamais ». 

« Le public est saisi par sa voix magnifique et déchirante, sa virtuosité au piano et sa présence chaleureuse ». 

« Toujours sur le fil, Nina Simone se raconte avec émotion, entre les morceaux "Backlash Blues", "Be My Husband", "Feelings", etc., qu’elle interprète seule au piano ou accompagnée d’un batteur ». 

« Pour finir, elle fait venir sur scène un percussionniste sénégalais et livre une danse africaine libératrice. Une prestation mémorable. »



Suisse, Royaume-Uni, 1976, 73 min
Production : Montreux Sounds SA
Sur Arte le 4 septembre 2021 à 00 h 10 et 30 septembre 2021 à 5 h
Disponible sur arte.tv du 27/08/2021 au 31/12/2021
Visuels
Nina Simone en " Live in Montreux" 1976: Seule au piano, ou accompagnée de son batteur
© Courtesy of Mercury Studios