lundi 31 juillet 2017

L'avenir de Jérusalem


 Le mouvement Raison garder a organisé un colloque international éponyme passionnant le 13 mars 2011. Des réflexions sur Jérusalem, la cité "où fut proclamée l'unité du genre humain", réunifiée après la libération en 1967 de sa partie auparavant sous domination jordanienne et proclamée en 1980 par la Knesset "capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël", sa centralité dans le judaïsme, et les revendications politiques et religieuses, notamment arabes et européennes, visant à la division ou à la palestinisation de Jérusalem. Article republié à l'approche du jeûne du 9 Av instauré en souvenir de la destruction du 1er Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune, et de celle du 2e Temple par Titus en 70 de cette ère. C'est aussi un 9 av que les Juifs furent expulsés du royaume d'Espagne en 1492.

« Juifs et Arabes de France : dépasser la question israélo-palestinienne »

A l'initiative d'intellectuels français, tels les professeurs Shmuel Trigano et Raphaël Drai, Raison garder est apparu au printemps 2010 comme une pétition électronique opposée à l'"Appel à la raison" de JCall, lancé lui aussi sur Internet en avril 2010.

Rapidement, le nombre de signatures de Raison garder - 11 495 fin mai 2011 - a dépassé celui de JCall - 7 900 fin mai 2011 - qui bénéficiait pourtant d'un large écho médiatique.

Raison Garder se présente comme une "tribune qui a pour vocation de clarifier, de formuler et d'analyser l'ensemble des questions liées à la configuration politique et intellectuelle actuelle, dans leurs rapports avec les questions juives et le conflit du Moyen-Orient". En un an, Raison garder s'est doté d'un site Internet, et a organisé des colloques, dont le troisième dédié à Jérusalem a attiré un public nombreux. Les actes de ce colloque sont publiés dans le n°17 (juin 2011) de Controverses. Les vidéos de tous les discours se trouvent sur ce site. Des cartes auraient été bienvenues.

"Pour les concepteurs du processus d'Oslo qui voulaient d'abord créer un état de fait, la question de Jérusalem devait être évoquée lors de la dernière étape, car c'est la question la plus difficile : symbolique, politique, religieuse et identitaire", a déclaré le professeur Shmuel Trigano en ouvrant ce colloque passionnant.

Jérusalem, pour les Juifs et le judaïsme ? Plus de 600 occurrences "Jérusalem" dans la Bible. Le lieu d'édification des deux Temples abritant l'Arche d'alliance, construit par le roi Salomon, détruit par le roi Nabuchodonosor II en 587 avant l'ère commune, reconstruit après le retour des Juifs de leurs captivité et exil à Babylone (-536 - -515 avant l'ère commune) et détruit par l'empereur romain Titus en 70 - deux destructions commémorées par les Juifs depuis des millénaires, notamment par des jeûnes et le bris de verre lors de la cérémonie du mariage Juif. La ville de Jérusalem vers laquelle les Juifs se tournent pour prier et dont le nom est rappelé dans leurs liturgie, chants, prières et psaumes. Ainsi, le psaume 137  :
"Si je t'oublie, ô Jérusalem,
Que ma main droite se dessèche !
Que ma langue s'attache à mon palais
Si je perd ton souvenir,
Si je ne mets Jérusalem
Au plus haut de ma joie".

C'est aussi l'espoir exprimé lors de la fête de Pessah (Pâque juive) et à Kippour "L'an prochain à Jérusalem". La seule capitale, passée et présente, de l'Etat juif...

Jérusalem terrestre et céleste indissociables
Professeur émérite de philosophie, Armand Abecassis a souligné "l'unité entre la Jérusalem terrestre et la Jérusalem comme condition de paix". Remontant à l'époque des rois David et Salomon, il a souligné combien la Jérusalem céleste devient la cité fondée sur la justice.

Les Romains rasent Jérusalem après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135, les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée disparaît dans la région de "Syria Palæstina" (Syrie Palestine). L'accès à Jérusalem est "interdit aux Juifs, et aux chrétiens d'origine juive".

Jérusalem devient la "métropole de la diaspora" juive.


Un "siècle avant la création de l’Etat d’Israël, il existait une majorité juive à Jérusalem. Toutes les sources et documents confirment que jusqu’aux années 1860 les Juifs constituaient une majorité dans la Ville sainte. A la veille de la Première Guerre mondiale, les Juifs y représentaient près de 60% de la population, d’après les données du Mandat britannique, 40% étant répartis entre Chrétiens et Musulmans. Selon des recensements sur la population de la Ville, faits séparément par la Jordanie et par Israël en 1961 (six ans avant la guerre des Six Jours) 72% étaient Juifs, 22% musulmans et 5% chrétiens"  (Dore Gold).

Dès sa refondation en 1948, l'Etat d'Israël proclame Jérusalem comme sa capitale. Une cité sur laquelle elle détient un "droit de propriété privilégié". "L’invasion des pays arabes en 1948 a été définie comme un « acte d’agression » par le Secrétaire général de l’ONU. De même, en juin 1967, ce sont bien les Jordaniens qui ont déclenché la guerre sur le front Est. Ils avaient demandé à des divisions égyptiennes de combattre en Cisjordanie et ont permis à l’armée irakienne de traverser le territoire du royaume hachémite par les ponts du Jourdain. Soulignons que le gouvernement israélien avait à deux reprises demandé, par l’intermédiaire des représentants de l’ONU, d’arrêter les hostilités mais les Jordaniens ont refusé et intensifié les tirs. En décidant d’entrer à Jérusalem-Est, Israël a donc commis un acte de légitime défense... Le juge Stephen M. Schwebel, ancien Président de la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye a publié un article précisant « qu’Israël a un droit privilégié sur le territoire qui était naguère la Palestine et notamment sur Jérusalem. Ce droit de propriété s’applique en priorité sur celui de la Jordanie ou de l’Egypte ». Le juge Schwebel précise : « Lorsqu’un Etat (la Jordanie) prend un territoire illégalement, l’Etat (Israël) qui le reprendra par un acte légal de légitime défense aura un droit privilégié par rapport à l’ancien titulaire de ce territoire » (Dore Gold).

Ajoutons que la ville est alors divisée : les Juifs hiérosolymitains spoliés de leurs biens sont alors contraints de fuir leurs quartiers sous domination illégale jordanienne, leurs synagogues sont saccagées, etc. et devenant des réfugiés (cf. photos de John Philips publiées par Life en 1948) parmi près du million de Juifs contraints de quitter les pays arabes, la Turquie et l'Iran en quelques décennies (essentiellement entre les années 1940 et 1970). Les Juifs sont interdits d'accès à leurs lieux saints. "Entre 1948 et 1967, aucun dirigeant arabe ne s'est rendu à Jérusalem, hormis tardivement le roi Hussein de Jordanie", a relevé l'écrivain Victor Sharpe. Preuve de l'indifférence du monde arabe pour Jérusalem, hormis pour des raisons politiques.

C'est seulement après la victoire israélienne lors de la guerre des Six-jours (juin 1967) qu'est établie la liberté religieuse à Jérusalem, pour toutes les religions. Sauf peut-être pour le judaïsme : en effet, Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense en 1967, a confié l'administration du mont du Temple au WAQF (mainmorte) dirigé par le grand mufti et le Conseil islamique. Ainsi, lors du mois du Ramadan 2013, l'accès au mont du Temple a été interdit aux visiteurs Juifs, notamment lors de Tisha B'Av. Un rabbin s'est alors indigné : "Même sous domination romaine, les Juifs étaient autorisés à prier sur le mont du Temple pour Tisha B'Av !" En outre, lorsqu'ils se rendent sur ce mont du Temple pour y prier, les Juifs sont harcelés et agressés par des jets de pierres lancés par des jeunes musulmans payés chaque mois 4 000-5 000 NIS ($1,150-$1,440) par le Hamas et le Mouvement islamique. A comparer au salaire mensuel moyen du Arabe israélien : $ 2,185. En 2014, Mahmoud Toameh, dirigeant du Hamas, a déploré la baisse des financements iraniens à cet effet, et a sollicité des donateurs du golfe persique.

Le 27 juillet 2015, des émeutes ont surgi quand des musulmans, abrités dans la mosquée al-Aqsa, ont jeté des pierres sur les Juifs venus prier sur le mont du Temple lors de Ticha B'Av et sur des policiers israéliens. Ceux-ci sont entrés dans la mosquée pour interpeller des agresseurs. Aux abords de la mosquée, des musulmans ont crié "Allah Aqbar". Un jihad qui a repris à l'automne 2015.

Jérusalem, une "absence très présente dans la tradition coranique"
Orientaliste au ministère israélien de la Justice, Eliezer Cherki a dénoncé le tabou prévalent depuis les années 1920 et qui impose de discuter du conflit aux seuls niveaux politique et social. Or, exclure sa dimension religieuse rend insoluble ce conflit qui, pour les musulmans, est "porteur de significations politiques et religieuses". Autre conséquence, le dialogue entre Israël et l'islam demeure embryonnaire depuis environ 1400 ans.

Certes le vocable "Jérusalem" n'apparaît pas formellement dans le Coran (6219 versets), mais cette absence est "très présente", a indiqué Eliezer Cherki qui lie la "crise profonde du monde islamique" à "la rupture entre Mahomet et les Juifs". Lors de la période mecquoise de Mahomet (610-622), l'islam parle en termes élogieux des Juifs. Mais lors de l'Hégire (dès 622), Mahomet se mue en "chef de guerre en conflit avec les Juifs refusant de le reconnaître comme prophète" : des Juifs sont maudits, massacrés...

Certains musulmans allèguent que la sourate 17 évoquerait Jérusalem. Mais ce "verset est mystérieux". Le voyage nocturne que Mahomet aurait fait de "la mosquée sacrée de La Mecque à l'endroit de culte le plus éloigné (al-Aqsa) qui soit" est-il double - horizontal et spirituel ("élévation spirituelle") ? Selon Aïcha, Mahomet "n'a pas quitté son lit", et selon "des traditionalistes, ce voyage céleste" résulte d'un rêve. Cependant, une interprétation tardive a visé une "preuve historique et archéologique apportée par celui qui a construit en 691 la coupole dorée du Rocher sur l'esplanade du Temple", le calife Abd al-Malik ben Marwan, cinquième calife omeyyade. Dans ce lieu, est inscrite cette sourate 17.

Remontant à l'Hégire, le changement de qibla - direction de la prière islamique - oriente les musulmans vers La Mecque, et non plus vers Jérusalem. Pourquoi ce changement ? Dépit à l'égard des Juifs qui ont refusé de se convertir à l'islam ? "Renonciation à la tradition biblique, étrangère aux Bédouins, pour se raccrocher à la tradition arabique". Désormais, en "tournant le dos à Jérusalem, l'islam adapte alors tout ce qui va avec : l'ethos bédouin, la razzia ou rapine, le pillage saisonnier, la vengeance, l'exaltation des liens tribaux et d'une sensualité débridée, la pratique de l'infanticide des femmes - une femme vue comme un objet de servilité, la vision binaire du monde estimant les nomades supérieurs aux sédentaires".

Dans "le subconscient des musulmans, Jérusalem demeure le lieu de la révélation. Reconnaître Jérusalem les délivrerait de leur enfermement, de leur sacralisation du monde bédouin".

Eliezer Cherki a conclu en prônant "la main tendue vers l'islam confronté à un dilemme mortel : soit il accepte le modèle occidental (la modernité) et perd son âme, soit il se replie sur l'islamisme et s'avère incapable de bâtir une société moderne".

Le Vatican pour une Jérusalem internationalisée
Quant aux églises chrétiennes, leur position sur Jérusalem a été décrite avec humour par Sergio Minerbi, ancien ambassadeur d'Israël en Côte d'Ivoire et auprès des Communautés européennes. L'internationalisation de Jérusalem permet au Vatican d'avoir un lien avec la Palestine. Le "Vatican refuse de parler avec l'Etat d'Israël de Jérusalem qui réunit 32 lieux chrétiens : basilique du Saint-Sépulcre, Via Dolorosa, etc." Ce qu'acceptent curieusement les gouvernements israéliens successifs.

Pire, "plusieurs ambassadeurs d'Israël sont incapables de discuter avec le Vatican".

Et Sergio Minerbi de dénoncer la faiblesse d'Israël qui, malgré l'argumentation juridique en sa faveur, a renoncé à ses droits sur un bâtiment acheté par l'université hébraïque de Jérusalem à une institution chrétienne ; ce qui a accru le nombre des lieux catholiques sous le contrôle du Saint-Siège.

Et Sergio Minerbi de citer les déclarations de responsables catholiques rejetant "l'occupation israélienne car tout Jérusalem est une ville sacrée".

L'attitude du Vatican à l'égard d'Israël diffère de celle qu'elle adopte vis-à-vis de l'islam ; une position marquée par la peur du fondamentalisme musulman, un long silence à l'égard des persécutions des chrétiens d'Orient - assassinat de Mgr Luigi Padovese, chef de l'Église catholique en Turquie, par son chauffeur musulman fondamentaliste le 3 juin 2010 -, et des critiques ciblant le seul Etat d'Israël lors du synode  sur les chrétiens d'Orient (10-24 octobre 2010). Un Vatican qui "veut être celui qui assure la place de l'islam à Jérusalem, et non celui qui" noue des relations avec "Israël au détriment des islamiques".

L'UE "palestinisée"
"Emprisonnée dans un processus de palestinisation", consciente de sa grande dépendance à l'égard du pétrole, l'Union européenne (UE) se montre partiale selon Bat Ye'or qui décrit le but de l'UE : établir une Palestine ayant pour capitale al-Qods (Jérusalem). Ce faisant, l'UE entend "créer un peuple se substituant à Israël, "occupant", s'en s'arrogeant l'histoire et la légitimité". Bat Ye'or dénonce "cette entreprise de subversion au niveau international menée par l'OCI (Organisation de la conférence islamique)". La "théologie islamique voit dans la Bible une version falsifiée du Coran : pour l'islam, les prophètes bibliques sont des prophètes musulmans". Ce qu'a reconnu l'UNESCO en 2010.

Les dangers de la division de Jérusalem
Directeur de recherches au Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA), Nadav Shragaï a décrit les opérations menées par des Israéliens afin de sauver les objets antiques déversés parmi un amoncellement de terres par des autorités palestiniennes - notamment le WAQF assénant "Tout est islamique" - soucieuses de détruire tout vestige témoignant de la présence juive ancienne à Jérusalem. Ce chercheur a déploré que "les lois israéliennes en matière de construction ne soient pas appliquées". Faycal Husseini, leader décédé des Arabes de "Jérusalem-Est" - cette dénomination est géographiquement erronée (la ville est réunifiée, les quartiers majoritairement peuplés d'Arabe ne sont pas tous à situés à l'Est) et résulte de la propagande palestinienne voulant établir un parallèle avec la division de Berlin - et ancien directeur de la Maison de l'Orient à Jérusalem, avait défini la construction illégale arabe comme l'acte politique le plus important".

Renoncer à l'unité de Jérusalem pour des motifs démographiques ? Accepter la partition de Jérusalem transformerait cette cité en "ville frontière", affaiblissant la sécurité des Israéliens. De plus, refusant cette division, de nombreux Palestiniens ayant la carte de résidents (environ 7 000) se réfugieraient en Israël, ainsi que tous les Palestiniens qui refusent de vivre sous contrôle del 'Autorité palestinienne. En outre, c'est grâce à une présence physique israélienne que les services de renseignements peuvent déjouer des attentats et en arrêter les auteurs.

Jérusalem, "fondation de la nation d'Israël"
Enfin, Raphaël Drai a brossé un panorama du droit international applicable. Les "frontières" sont en fait des lignes d'armistices qui ne préjugent pas du tracé de futures frontières selon les parties signataires.

Les récentes déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - "fondation de la nation d'Israël" - du Congrès Juif européen (CJE), et du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), ont réaffirmé la place centrale de Jérusalem dans le judaïsme, et leur attachement à son unité.

En 2010, 2,8 millions de touristes ont visité Jérusalem, soit 500 000 touristes de plus qu'en 2009. Selon un sondage du site prestigieux et populaire Trip Advisor, Jérusalem figure au 13e rang des destinations touristiques les plus désirées sur 337 sites.
C'est la plus grande ville d'Israël en terme de superficie - 125,2 milliers de dunam - et en nombre d'habitants. En 1948, le nombre de Hiérosolymitains s'élevait à 82 900 ; fin 2010, il a atteint 789 000, soit environ 10% de la population israélienne.

Environ 2000 sites archéologiques sont répertoriés à Jérusalem, localisé dans les monts de Judée.


Statistiques

En 2011, la population de Jérusalem est estimée à 801 000 habitants, dont 64% de Juifs et autres non-Arabes, et 36% d'Arabes.
En 2011, vivaient dans la capitale de l'Etat d'Israël 497 000 juifs, 281 000 musulmans, 14 000 chrétiens et 9 000 personnes sans affiliation religieuse.
De 1967 à 2011, la population de Jérusalem a augmenté de 200% : celle Juive de 157% et celle Arabe de 327%.
En 2010, 474 000 (Juifs et Arabes) vivaient dans des zones qui ont été ajoutées à Jérusalem en 1967. Ils représentent 60% de la population de Jérusalem. Environ 192 000 Juifs et non Arabes vivaient dans des zones voisines ajoutées à Jérusalem en 1967, soit 41% de la population de ces zones. Environ 280 900 Arabes, soit 59% de la population, résidaient dans ces zones.
Les voisinages à la population Juive la plus importante dans Jérusalem sont Ramot avec 41 400 résidents, Pisgat Ze’ev avec 40 400 résidents et Gilo avec 29 600 résidents.

Addendum
Bertrand Delanoë, alors Maire de Paris, a déclaré à l'Institut français Chateaubriand (Jérusalem, Israël) en juin 2013 : "J'espère revenir ici dans quelques mois ou quelques années et aller à Al-Qods, capitale de l'Etat palestinien, Jérusalem aussi, capitale de l'Etat d'Israël... Si vous êtes des bâtisseurs d'Histoire, si vous êtes d'humbles soldats de ce qu'il y a de meilleur dans l'être humain, vous ne pouvez pas perdre. Vous gagnerez, la paix gagnera, la Palestine vivra".

En septembre 2013, des membres du Congrès américain ont déposé une proposition de loi afin de rappeler la loi américaine de 1995 sur le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël sise actuellement à Tel-Aviv. Ils proposent de transformer cette ambassade en consulat ou de vendre le bien immobilier décembre.

Fondée en 2011, "l'association Paris-Tel Aviv est l’association culturelle (loi 1901) franco-israélienne créée par les étudiants de Sciences Po Paris". Son "but est de faire connaître Israël, sa culture, son histoire, sa diversité". Cette association organise en 2014 un "shabbat laïc", une "tombola de  Chrismukkah", un voyage en Israël comprenant la "visite à Jérusalem du Saint Sépulcre, de l'Espanade des Mosquées, du Mur des Lamentations", etc. Paris est la capitale de la France, Jérusalem, et non Tel Aviv, celle de l'Etat d'Israël. Cherchez les autres erreurs...

Le 25 février 2014, la Knesset a examiné la résolution  proposée par Moshe Feiglin déclarant que l’Etat d’Israël est souverain sur le mont du Temple. Ce député du Likoud et vice-président de la Knesset s’oppose au « transfert de facto de la souveraineté sur le mont du Temple au Wakf (Bureau des biens religieux musulmans) lié à la Jordanie » et à l’Autorité palestinienne, ainsi qu’à « la discrimination contre les Juifs ». Il a rappelé que Moshe Dayan a confié ce lieu Juif au Waqf peu après la libération du mont du Temple lors de la guerre des Six-jours (1967). Il souhaite que les Juifs puissent avoir accès librement à ce lieu biblique situé à Jérusalem (capitale d’Israël), et y garder leur kippa. Il a déclaré : « N'importe quelle organisation terroriste peut y hisser son drapeau mais on ne peut trouver aucune trace du drapeau israélien. Lire un chapitre des Psaumes ? C'est un motif d'arrestation. La police recommande même aux visiteurs d'ôter leur kippa ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’oppose à ce texte : il craint qu’un débat sur ce sujet sensible ne suscite l’ire de la Jordanie, de l’Egypte et des « Arabes palestiniens » alors que les Etats-Unis tentent de parvenir à un accord de paix. Le vote a été reporté. Le 25 février 2014, 86 des 150 députés du parlement jordanien ont voté en faveur de l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël Daniel Nevo, dans le royaume hachémite. Ce vote n’a pas d’effet contraignant. Des députés jordaniens avaient demandé que soit annulé le traité de paix signé en 1994 par l’Etat Juif et la Jordanie. Ils ont aussi exhorté le gouvernement jordanien à adopter des mesures pour mettre un terme aux projets israéliens. Le 26 février 2014, une délégation de dignitaires chrétiens s’est rendue à la mosquée Al-Aqsa pour protester contre le transfert à l’Etat d’Israël de cette souveraineté. Menée par Mgr William Shomali, vicaire patriarcal latin à Jérusalem, et Mounib Younan, dirigeant de l’Église luthérienne en Terre Sainte, cette délégation comprenait des prêtres et séminaristes, et a rencontré le cheick Azzam Al-Khatib, directeur des Waqfs à Jérusalem, et le cheick Abdel Azim Salhab, chef du Haut conseil des Waqfs à Jérusalem.

Le 10 avril 2014, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) a assuré à 14 h 30 une visite thématique, par Raphaëlle Laufer-Krygier, de ses collections évoquant Jérusalem : "« Si je t’oublie, Ô Jérusalem, que ma droite m’oublie... » Ce passage du psaume 137, récité à des moments clés de la vie, rappelle la centralité de cette ville sainte pour le judaïsme. Au fil des collections, on la verra représentée en maquette, en décor d’argent repoussé, en peinture, ou évoquée de manière symbolique dans ces tableaux directionnels, les mizrah (qui indiquent l’est). Tout désigne un lien particulier entre les juifs et cette ville trois fois millénaire et trois fois sainte, qui est aussi un haut lieu de spiritualité pour les chrétiens et les musulmans". Jérusalem n'est ni unique ni centrale dans l'islam. Le 12 avril 2014, Arte et Bayerisches Fernsehen ont diffusé, en plein shabbat, 24 heures Jérusalemqui bénéficie du soutien de l'OLP.

En juillet 2014, le Hamas a revendiqué des tirs de roquettes sur Jérusalem. Ni l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ni la Ligue arabe, ni l'UNESCO, ni le Vatican n'ont dénoncé ces tirs contre la "troisième ville de l'islam", et ce, lors du Ramadan et au risque de détruire leur célèbre mosquée.

Dans le cadre de Ces jours qui ont changé le mondeToute l'Histoire a diffusé le 6 mars 2015 à 16 h 10, le documentaire Bataille pour la ville sainte (5-10 juin 1967) : "Le 16 mai 1967, le président Nasser obtient le retrait des casques bleus de la ligne de démarcation du Sinaï et leur remplacement par des troupes égyptiennes. Dans les jours qui suivent, il instaure le blocus du détroit de Tiran et conclut un accord militaire avec le roi Hussein de Jordanie. Le 5 juin, Israël réplique par une guerre éclair préventive. Le conflit qui s'ensuit, du 5 au 10 juin, voit la mise en déroute de l'armée égyptienne et l'occupation du Sinaï par les troupes israéliennes. Le 7 juin, Tsahal conquiert la vieille ville de Jérusalem, la Judée et la Samarie annexées illégalement par la Jordanie en 1949. Le 10 juin, le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU met fin au conflit".

Le 1er mars 2015, Malka Aviv, juge d'une Cour de justice de Jérusalem, a estimé que Yehuda Glick, guide et militant d'un accès large au mont du Temple et blessé gravement en octobre 2014 par Muataz Hijazi, avait été interdit illégalement - interdiction "arbitraire" - de se rendre sur ce mont pendant deux ans (2011-2013), et lui a alloué 500 000 NIS (126 000 dollars) au titre des dommages et intérêts et 150 000 NIS au titre de ses frais de justice à verser par l'Etat d'Israël. Pour éviter des tensions, les juifs ne sont autorisés à prier que dans un espace adjacent au Kotel (Mur occidental), vestige du Second Temple détruit au 1er siècle de l'ère commune.

En octobre 2015,  à l'instigation des deux grands Rabbins d'Israël, Itzhak Yosef et David Lau, et de Shmuel Rabinovitch,  rabbin du Kotel, a été lancé un appel signé par des personnalités éminentes tel le rav David Stav. Distribué sous forme de tracts aux visiteurs, cet appel souligne l'interdiction pour les Juifs d'entrer sur l'esplanade du Mont du Temple. des rabbins israéliens du courant sioniste religieux, ont pris position publiquement pour tenter d'apaiser les tensions. Depuis 1967, cette interdiction, inspirée par le respect de la Halacha (loi juive), avait été soulignée par des rabbins et justifiée par la perte, après la destruction du Temple, de la localisation exacte du Saint des Saints, le cœur du Temple auquel seul le grand prêtre, le Cohen HaGadol, a accès le Jour de Kippour. Fouler l'esplanade constitue pour les Juifs le risque de profaner ce site sacré, un crime sanctionné par l'excommunication ou la mort sous l'Antiquité, à l'ère où le Temple était intact. Les rabbins sont partagés sur cette interdiction levée sous certaines conditions : immersion préalable dans un bain rituel (mikvé) et "interdiction de fouler certains périmètres qui dans le Temple étaient autorisés au seul Grand prêtre". L'interdiction est soutenue par le gouvernement israélien qui, après la victoire lors de la Guerre des Six-Jours et la récupération de la partie de Jérusalem sous domination jordanienne, avait confié le site au Waqf, qui autorise les seuls musulmans à y prier. En 2014, un panneau rédigé par le Grand Rabbinat avait été apposé avant l'entrée au Har Habayit, sur l'esplanade, et indique en hébreu, anglais et français ; « Information et avertissement. Il est interdit selon la loi juive pour toute personne d’entrer dans l’enceinte du Mont du Temple en raison de sa sainteté des lieux ».

Edité par le Jerusalem Institute for Israel Studies et la minicipalité, lStatistical Yearbook of Jerusalem indique qu'en 2014 le taux de fertilité - nombre d'enfants par femme en âge de procrééer - s'élève à 4,3 enfants par femme juive et à 3,3 enfants par femme Arabe.
Cependant, la population Arabe de Jérusalem continue de croître alors que la majorité juive diminue. En 2014, la population de Jérusalem de 849 000 habitants comprenait 533 900 Juifs (63%) et 315 900 Arabes (37%). Le taux de croissance de la population Arabe est de 2,7%, alors que celui de la population juive est de 2,2%. Cet écart s'explique par l'insuffisance de logements dans la cité.
Selon des statistiques officieuses, la majorité juive de Jérusalem a diminué à 61% de Hiérosolymitains en raison de son solde migratoire négatif : plus de Juifs quittent la cité que de Juifs ne s'y installent. En 2014, 17 100 habitants l'ont quittée, mais seulement 10 400 nouveaux résidents s'y sont installés.  Selon le Jerusalem Institute for Israel Studies, de 1991 à 2102, 368 300 personnes ont quitté Jérusalem, tandis que 223 800 s'y sont fixées. La principale raison de cette tendance migratoire négative réside dans le manque de logements disponibles à Jérusalem.
Au cours de la dernière décennie, la construction au-delà de la Ligne Verte s'est effondrée en raison de la pression politique. Dans la partie occidentale de Jérusalem, le nombre de construction a été réduit par la pression de groupes environnementaux. Les constructions se sont donc concentrées dans les quartiers centraux de la ville,  et consistent essentiellement dans des immeubles aux nombreux étages.

Le 18 décembre 2016, M6 a diffusé le numéro d'Enquête exclusive intitulé Jérusalem : quand la ville sainte se déchire et émaillé d'erreurs historiques. Un collectif d’urgence, réunissant une vingtaine d’organisations juives et chrétiennes, a appellé à un rassemblement de protestation le 22 décembre 2016 à 18 heures devant le siège de M6, 89, avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine. Les 24 et 28 décembre 2016, 2 et 8 janvier 2017, Histoire diffusa Jérusalem, au centre du monde, documentaire de Andrew Goldberg (Two Cats Production et Oregon PBS, 2009).


Lors du festival de Cannes 2017, Miri Regev, ministre israélienne de la Culture, a revêtu une robe longue dont le bas était illustré d'une image panoramique de la capitale de l'Etat juif. La robe était signée Aviad Herman.

Le 14 juillet 2017 au matin, deux policiers druzes israéliens, Ha'il Satawi, âgé de 30 ans et originaire de Maghar, et Kamil Shnaan, âgé de 22 ans et originaire de Hurfeish, ont été tués et un troisième policier  âgé de 39 ans, a été blessé par trois terroristes Arabes israéliens à la porte des Lions, sur le mont du Temple. Habitant à Umm al-Fahm:, ces trois terroristes - Muhammad Ahmad Muhammad Jabarin, 29 ans, Muhammad Hamed Abed al-Atif Jabarin, 19 ans, and Muhammad Ahmad Mafdel Jabarin, 19 ans avaient clandestinement amené des armes dans la mosquée al-Aqsa sur le mont du Temple, en violation du statu quo. Les terroristes ont été tués par la police israélienne. 

Le gouvernement israélien a décidé d'installer des détecteurs de métaux à l'entrée du mont du Temple. Ce qui a suscité l'ire des Arabes palestiniens qui ont refusé de prier sur le mont du Temple, exigé le retrait de ces détecteurs et déclenché des violences, et des pressions internationales sur l'Etat d'Israël. Notons que des détecteurs similaires se trouvent à La Mecque sans susciter la moindre indignation des pèlerins musulmans.


Lors du chabbat, à Halamish, un terroriste palestinien originaire d'un village près de Ramallah et affilié au Hamas, a tué trois membres de la famille Salomon, au domicile de Yossef Salomon. Il a été blessé par un voisin.

Le gouvernement israélien a décidé de retirer les détecteurs de métaux au profit d'un système de surveillance sophistiqué. Un signe de faiblesse selon Martin Sherman.

Ainsi que l'a résumé le professeur Mordechai Kedar, la question fondamentale, théologique, est : qui est propriétaire du mont du Temple ? Qui y exerce sa souveraineté ? Le judaïsme ou l'islam qui, pour les musulmans, est la seule "vraie religion" (Din Chak) ? 


Visuels :
Des Juifs priant au Kotel photographiés à une époque proche de la visite de Theodore Roosevelt en 1872-1873 (Bonfil, Getty Villa Exhibit

Nadav Shragai, The “Status Quo” on the Temple Mount. JCPA, November 13, 2014


Cet article a été modifié le 5 juin 2016 et été publié le 31 mai 2012, puis les :
-  19 mai 2012 à l'approche du Jour de Jérusalem (Yom Yerushalayïm, 28 du mois hébraïque d'Iyar), soit en 2012, du 19 mai au soir au 20 mai), du 16 mai au soir au 17 mai au soir 2015. Jérusalem, cité réunifiée lors de la guerre des Six-jours (1967) et capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël ;
- 26 décembre 2012 à l'approche de la diffusion de Pour l'amour de Jérusalem, documentaire partial de Raynald Mérienne, sur France 3, à 20 h 45 ;
- 8 mai 2013 le Jour de Jérusalem (28 du mois hébraïque d'Iyar, soit en 2013, du 7 mai au soir au 8 mai 2013). Jérusalem, cité réunifiée lors de la guerre des Six-jours (1967) et capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël ; Jour de Jérusalem (Yom Yéroushalaïm).
- 14 juin 2013 alors que Bertrand Delanoë, Maire de Paris, a déclaré à l'Institut français Chateaubriand (Jérusalem, Israël) : "J'espère revenir ici dans quelques mois ou quelques années et aller à Al-Qods, capitale de l'Etat palestinien, Jérusalem aussi, capitale de l'Etat d'Israël... Si vous êtes des bâtisseurs d'Histoire, si vous êtes d'humbles soldats de ce qu'il y a de meilleur dans l'être humain, vous ne pouvez pas perdre. Vous gagnerez, la paix gagnera, la Palestine vivra" ;
- 15 juillet 2013 à l'approche du jeûne du 9 Av instauré en souvenir de la destruction du 1er Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune, et de celle du 2e Temple par Titus en 70 de cette ère ;
- 9 septembre 2013 alors que des membres du Congrès américain ont déposé une proposition de loi afin de rappeler la loi américaine de 1995 sur le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël sise actuellement à Tel-Aviv. Ils proposent de transformer cette ambassade en consulat ou de vendre le bien immobilier décembre ;
- 12 décembre 2013 et 22 décembre 2015. Le jeûne du 10 Tevet a débuté le 13 décembre 2013 à 6 h 51 et s'est achevé ce même jour, à 17 h 38, le 22 décembre 2015 à 6 h 57 et s'achèvera ce même jour, à 17 h 41. Il rappelle le début du siège de Jérusalem avant la destruction du Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune. Le "10 tévet - 587, le roi de Babylone commença le siège de Jérusalem, ce siège s'acheva par la destruction du Temple et de la ville" le 9 av de l'an 586 avant l'ère commune. Le "jeûne du 10 Tevet est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d'un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l'exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l'on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d'Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses" ;
- 8 février 2014. Fondée voici trois ans, "l'association Paris-Tel Aviv est l’association culturelle (loi 1901) franco-israélienne créée par les étudiants de Sciences Po Paris". Son "but est de faire connaître Israël, sa culture, son histoire, sa diversité". Cette association organise un "shabbat laïc", une "tombola de  Chrismukkah", un voyage en Israël comprenant la "visite à Jérusalem du Saint Sépulcre, de l'Espanade des Mosquées, du Mur des Lamentations", etc. Paris est la capitale de la France, Jérusalem, et non Tel Aviv, celle de l'Etat d'Israël. Cherchez les autres erreurs... 
- 28 février 2014. Le 25 février 2014, la Knesset a examiné la résolution  proposée par Moshe Feiglin déclarant que l’Etat d’Israël est souverain sur le mont du Temple. Ce député du Likoud et vice-président de la Knesset s’oppose au « transfert de facto de la souveraineté sur le mont du Temple au Wakf (Bureau des biens religieux musulmans) lié à la Jordanie » et à l’Autorité palestinienne, ainsi qu’à « la discrimination contre les Juifs ». Il a rappelé que Moshe Dayan a confié ce lieu Juif au Waqf peu après la libération du mont du Temple lors de la guerre des Six-jours (1967). Il souhaite que les Juifs puissent avoir accès librement à ce lieu biblique situé à Jérusalem (capitale d’Israël), et y garder leur kippa. Il a déclaré : « N'importe quelle organisation terroriste peut y hisser son drapeau mais on ne peut trouver aucune trace du drapeau israélien. Lire un chapitre des Psaumes ? C'est un motif d'arrestation. La police recommande même aux visiteurs d'ôter leur kippa ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’oppose à ce texte : il craint qu’un débat sur ce sujet sensible ne suscite l’ire de la Jordanie, de l’Egypte et des « Arabes palestiniens » alors que les Etats-Unis tentent de parvenir à un accord de paix. Le vote a été reporté. Le 25 février 2014, 86 des 150 députés du parlement jordanien ont voté en faveur de l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël Daniel Nevo, dans le royaume hachémite. Ce vote n’a pas d’effet contraignant. Des députés jordaniens avaient demandé que soit annulé le traité de paix signé en 1994 par l’Etat Juif et la Jordanie. Ils ont aussi exhorté le gouvernement jordanien à adopter des mesures pour mettre un terme aux projets israéliens. Le 26 février 2014, une délégation de dignitaires chrétiens s’est rendue à la mosquée Al-Aqsa pour protester contre le transfert à l’Etat d’Israël de cette souveraineté. Menée par Mgr William Shomali, vicaire patriarcal latin à Jérusalem, et Mounib Younan, dirigeant de l’Église luthérienne en Terre Sainte, cette délégation comprenait des prêtres et séminaristes, et a rencontré le cheick Azzam Al-Khatib, directeur des Waqfs à Jérusalem, et le cheick Abdel Azim Salhab, chef du Haut conseil des Waqfs à Jérusalem ;
- 10 avril 2014. Le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) a assuré à 14 h 30 une visite thématique, par Raphaëlle Laufer-Krygier, de ses collections évoquant Jérusalem : "« Si je t’oublie, Ô Jérusalem, que ma droite m’oublie... » Ce passage du psaume 137, récité à des moments clés de la vie, rappelle la centralité de cette ville sainte pour le judaïsme. Au fil des collections, on la verra représentée en maquette, en décor d’argent repoussé, en peinture, ou évoquée de manière symbolique dans ces tableaux directionnels, les mizrah (qui indiquent l’est). Tout désigne un lien particulier entre les juifs et cette ville trois fois millénaire et trois fois sainte, qui est aussi un haut lieu de spiritualité pour les chrétiens et les musulmans". Jérusalem n'est ni unique ni centrale dans l'islam. Le 12 avril 2014, Arte et Bayerisches Fernsehen ont diffusé, en plein shabbat, 24 heures Jérusalemqui bénéficie du soutien de l'OLP ;
- 28 mai 2014,17 mai 2015 et 5 juin 2016 en ce Jour de Jérusalem (Yom Yerushalayïm, 28 du mois hébraïque d'Iyar) et alors qu'une proposition de loi bipartite vise à autoriser les Juifs à prier sur le mont du Temple, "y compris avec leurs objets rituels, tels qu'un  talith (châle de prière) et des tefilin (phylactères)" ;
 - 12 juillet 2014. En juillet 2014, le Hamas a revendiqué des tirs de roquettes sur Jérusalem. Ni l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ni la Ligue arabe, ni l'UNESCO, ni le Vatican n'ont dénoncé ces tirs contre la "troisième ville de l'islam", et ce, lors du Ramadan et au risque de détruire leur célèbre mosquée :
- 4 août 2014. Le 4 août 2014, deux attentats terroristes ont eu lieu à Jérusalem, et à 21 h 24 (heure de Paris), débutera le jeûne du 9 Av instauré en souvenir de la destruction du 1er Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune, et de celle du 2e Temple par Titus en 70 de cette ère. Il s'achèvera le 5 août 2014 à 22 h 07 ;
- 1er janvier et 6 mars 2015. Dans le cadre de Ces jours qui ont changé le mondeToute l'Histoire a diffusé le 6 mars 2015 à 16 h 10, le documentaire Bataille pour la ville sainte (5-10 juin 1967) : "Le 16 mai 1967, le président Nasser obtient le retrait des casques bleus de la ligne de démarcation du Sinaï et leur remplacement par des troupes égyptiennes. Dans les jours qui suivent, il instaure le blocus du détroit de Tiran et conclut un accord militaire avec le roi Hussein de Jordanie. Le 5 juin, Israël réplique par une guerre éclair préventive. Le conflit qui s'ensuit, du 5 au 10 juin, voit la mise en déroute de l'armée égyptienne et l'occupation du Sinaï par les troupes israéliennes. Le 7 juin, Tsahal conquiert la vieille ville de Jérusalem, la Judée et la Samarie annexées illégalement par la Jordanie en 1949. Le 10 juin, le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU met fin au conflit" ;
- 6 mars 2015. Le 1er mars 2015, Malka Aviv, juge d'une Cour de justice de Jérusalem, a estimé que Yehuda Glick, guide et militant d'un accès large au mont du Temple et blessé gravement en octobre 2014 par Muataz Hijazi, avait été interdit illégalement - interdiction "arbitraire" - de se rendre sur ce mont pendant deux ans (2011-2013), et lui a alloué 500 000 NIS (126 000 dollars) au titre des dommages et intérêts et 150 000 NIS au titre de ses frais de justice à verser par l'Etat d'Israël. Pour éviter des tensions, les juifs ne sont autorisés à prier que dans un espace adjacent au Kotel (Mur occidental), vestige du Second Temple détruit au 1er siècle de l'ère commune ;
- 26 juillet 2015. Article republié en ce dixième jour du mois de Tévet, jour de jeûne rappelant le début du siège de Jérusalem par l'armée de l'empereur babylonien Nabuchodonosor  en (586 avant l'ère vulgaire). Trente mois plus tard, le 9 Av de cette année, le Temple du roi Salomon fut détruit, le royaume de Juda fut conquis, puis les Judéens, les Juifs, furent exilés en Babylonie. Article republié en ce jour de jeûne du 9 Av instauré en souvenir de la destruction du 1er Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune, et de celle du 2e Temple par Titus en 70 de cette ère, et en hommage à Raphaël Drai (1942-2015) ;
- 21 décembre 2016, 25 mai 2017 ;
- 31 juillet 2017.