Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

jeudi 28 février 2019

Vladimir Jankélévitch, figures du philosophe


Vladimir Jankélévitch (1903-1985) était un philosophe majeur et musicologue juif français qui a enseigné à la Sorbonne et publié des livres majeurs. La Bibliothèque nationale de France (BnF) propose l’exposition « Vladimir Jankélévitch, figures du philosophe ».

Claude Lévi-Strauss (1908-2009) 
« Vladimir Jankélévitch, figures du philosophe »

Le 18 janvier 1980, dans le cadre de son émission "Apostrophes", le journaliste Bernard Pivot recevait Vladimir Jankélévitch pour "Le je ne sais quoi et le presque rien". Le philosophe d'origine russe était entouré de deux de ses anciens élèves, François George, auteur de "L'effet 'Yau de Poêle de Lacan et les lacaniens" et de "Pour un ultime hommage au camarade Staline", et Blandine Barret Kriegel pour "L'état et les esclaves". Vladimir Jankélévitch racontait comment il interrogeait ses étudiants sur la mort. Alors qu'ils listait les citations de tel ou tel philosophe, Vladimir Jankélévitch leur rétorquait pour découvrir leur pensée personnelle : "Mais monsieur lambda, qu'est-ce qu'il en pense de la mort ? Il va lui aussi mourir".

Philosophe, professeur à la Sorbonne et musicologue, Vladimir Jankélévitch (1903-1985) est « l’une des plus grandes figures de la philosophie française. Morale, métaphysique et musique sont les domaines de prédilection de sa pensée, écrite dans une langue à la fois fluide et subtile, reconnaissable entre toutes ». 

« Engagé dans les combats de son siècle, durant la Résistance notamment, et contre l’antisémitisme après-guerre, il est l’auteur d’écrits et de prises de position dont le rayonnement a dépassé les cercles de spécialistes et touché le grand public ». 

« Enseignant à la Sorbonne de 1951 à 1975, Vladimir Jankélévitch fut un professeur de philosophie marquant pour des générations d’étudiants »sur lesquels il exerça une influence durable.

« Depuis 1997, grâce à la générosité de la famille de Vladimir Jankélévitch, le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France conserve un important fonds de manuscrits du philosophe, qu’un don récent est venu compléter ».

La Bibliothèque nationale de France (BnF) propose l’exposition « Vladimir Jankélévitch, figures du philosophe » dont le commissariat est assuré par Guillaume Fau, conservateur en chef au département des Manuscrits, BnF.

Cette rétrospective réunit « manuscrits, correspondances, documents d’époque (affiches, tracts, programmes), photographies ou documents audiovisuels, enregistrements audio, parmi lesquels notamment une interview du philosophe sur Henri Bergson pour Radio France réalisée en juin 1995 et une interprétation au piano par le philosophe lui-même de Morceaux en forme de poire d'Erik Satie, dans une émission réalisée pour l'ORTF par Eliane Victor en 1971 - qui éclairent la pensée et l’itinéraire du philosophe, une des plus grandes et des plus attachantes figures de la philosophie française ». 

« Données par sa famille à la BnF, ces quelque 120 pièces sont conservées au département des Manuscrits ».

Cette exposition « propose un regard rétrospectif organisé en cinq grandes sections : les origines familiales et les années de formation, la période de la Deuxième Guerre mondiale, l’activité d’enseignant de Vladimir Jankélévitch et sa défense de l’enseignement de la philosophie, la place de la musique dans sa pensée et une présentation en majesté des grands manuscrits de Jankélévitch ».

Les origines familiales et les années de formation 
Vladimir Jankélévitch est né « dans une famille d’intellectuels juifs russes (fils de Samuel Jankélévitch, médecin, lui-même grand traducteur de l’allemand ; sa sœur Ida sera l’épouse de Jean Cassou) ».

« Au sein de sa famille, il a puisé certaines sources de sa pensée ou encore auprès des figures d’Henri Bergson, avec qui il entretint une correspondance, ou d’Émile Bréhier, son directeur de mémoire sur Plotin ».

La période de la Seconde Guerre mondiale
Vladimir Jankélévitch s’engage dans la Résistance à Toulouse. 
Sa « pensée de l’antisémitisme et de l’imprescriptible marqueront son œuvre durablement et connaîtront un grand retentissement ».

Son activité d’enseignant et sa défense de l’enseignement de la philosophie
Parmi les anciens élèves de ce professeur à la Sorbonne : François George et Blandine Barret Kriegel.

La place de la musique dans sa pensée
« Excellent pianiste, il laisse en outre une série d’études d’une grande finesse d’analyse sur les compositeurs – russes (Rimski-Korsakov), espagnols (Albéniz, de Falla, Mompou), français (Ravel, Fauré, Debussy…) – ainsi que les formes (la rhapsodie, le nocturne) qu’il admire. Son goût de l’improvisation et de la virtuosité l’amène aussi à écrire sur Liszt ».

Une présentation en majesté des grands manuscrits de Jankélévitch
Elle « synthétise le propos de l’exposition et met l’accent sur les traces, fragiles et émouvantes, d’une grande pensée du paradoxe et de l’ineffable pour les hommes du XXIe siècle ».

Autour de l’exposition, a eu lieu la lecture de textes de Vladimir Jankélévitch par des comédiens de la Comédie-Française.



Du 15 janvier 2019 au 3 mars 2019
A la BnF I François-Mitterrand 
Quai François-Mauriac, Paris XIIIe
A la Galerie des donateurs
Du mardi au samedi de 10h à 19h. Dimanche de 13h à 19h
Entrée libre

Visuels :


 A lire sur ce blog :
Les citations sur les films sont de la BnF.

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