Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 27 septembre 2019

Joseph Kessel (1898-1979)


Né en Argentine, Joseph Elie Kessel (1898-1979) était un célèbre romancier, journaliste, membre de l'Académie française, scénariste, acteur, conteur, parolier, pilote, combattant juif, sioniste, français. Arte diffusera le 29 septembre 2019 « La passante de Sans-Souci » (Die Spaziergängerin von Sans-Souci), film réalisé par Jacques Rouffio d’après un roman de Joseph Kessel, puis « Kessel, un lion » (Joseph Kessel - Reporter, Reisender, Romancier) documentaire réalisé par Marie Brunet-Debaines.
        
Raymond Aron (1905-1983) 
« ENS : L'école de l’engagement à Paris » par Antoine de Gaudemar et Mathilde Damoisel
Archives de la vie littéraire sous l'Occupation
Hélène Berr (1921-1945) 
« Le procès Céline » d’Antoine de Meaux 
Proust, du Temps perdu au temps retrouvé
Colette (1873-1954) 
Edmond Fleg (1874-1963), chantre Juif et sioniste du judaïsme 
Romain Gary, des « Racines du ciel » à « La Vie devant soi »
« Leone Ginzburg, un intellectuel contre le fascisme » par Florence Mauro 
« Le manuscrit sauvé du KGB. Vie et destin de Vassili Grossman » par Priscilla Pizzato 
Isidore Isou (1925-2007) 
Joseph Kessel (1898-1979)
Les combats de Minuit. Dans la bibliothèque de Jérôme et Annette Lindon
George Orwell (1903-1950) 
Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

Né à Clara (Argentine) dans une famille juive ashkénaze originaire de Lituanie et ayant fui les pogroms, Joseph Elie Kessel (1898-1979) grandit en Argentine, puis à Orenbourg, sur l’Oural (1905-1908), puis en France.

Brillant élève au lycée Masséna de Nice, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, Joseph Kessel, titulaire d’une licence en lettres, est recruté au Journal des Débats qui l’affecte au service de politique étrangère. En 1916, il est admis au Conservatoire et débute au théâtre de l’Odéon.

Alors que la Première Guerre mondiale perdure, il s’engage en 1916 et sert dans une escadrille. Il s’inspirera de cette période pour L’Equipage, un roman bien reçu par la critique et le public.

Suivent Mary de Cork, Les Captifs (grand prix du roman de l’Académie française en 1926), Nuits de princes, Les Cœurs purs, Belle de jour, Le Coup de grâce, Fortune carrée (qui était la version romanesque de son reportage Marché d’esclaves), Les Enfants de la chance, La passante du Sans-souci, ainsi qu’une très belle biographie de Mermoz, l’aviateur héroïque qui avait été son ami.

Il « reprit  alors sa collaboration au Journal des Débats, écrivant également à La Liberté, au Figaro, au Mercure, etc. Mais, poussé par son besoin d’aventures et sa recherche des individus hors du commun, où qu’ils soient et quels qu’ils soient, il allait entamer une double carrière de grand reporter et de romancier. Il suivit le drame de la révolution irlandaise et d’Israël au début de son indépendance ; il explora les bas-fonds de Berlin ; au Sahara, il vola sur les premières lignes de l’Aéropostale, et navigua avec les négriers de la mer Rouge ».

Kessel « appartenait à la grande équipe qu’avait réunie Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters. Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. C’est également avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises Libres du général de Gaulle ».

« À la Libération, il reprit son activité de grand reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspirerait son chef-d’œuvre romanesque, Les Cavaliers (1967) ».

« Consécration ultime pour ce fils d’émigrés juifs, l’Académie française lui ouvrit ses portes. Joseph Kessel y fut élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de la Force, par 14 voix contre 10 à Marcel Brion, au premier tour de scrutin ».

« Pour remplacer le compagnon dont le nom magnifique a résonné glorieusement pendant un millénaire dans les annales de la France, déclara-t-il dans son discours, dont les ancêtres grands soldats, grands seigneurs, grands dignitaires, amis des princes et des rois, ont fait partie de son histoire d’une manière éclatante, pour le remplacer, qui avez-vous désigné ? Un Russe de naissance, et juif de surcroît. Un juif d’Europe orientale... vous avez marqué, par le contraste singulier de cette succession, que les origines d’un être humain n’ont rien à faire avec le jugement que l’on doit porter sur lui. De la sorte, messieurs, vous avez donné un nouvel et puissant appui à la foi obstinée et si belle de tous ceux qui, partout, tiennent leurs regards fixés sur les lumières de la France. »

Citons encore ce bel hommage rendu à Joseph Kessel par François Mauriac, dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »

Un homme « bigger than life » qui a fait plusieurs fois le tour du monde. Et était surnommé par ses confrères "l'Empereur".

« La passante de Sans-Souci »
« La passante de Sans-Souci » (Die Spaziergängerin von Sans-Souci) est réalisé par Jacques Rouffio et coproduit par Artur Brauner. « L’ultime rôle de Romy Schneider, qui incarne successivement, des années 1930 aux années 1980, deux femmes victimes du nazisme et de l'antisémitisme. Un film bouleversant, adapté d'un roman de Joseph Kessel ».

« Paris, 1981. Max Baumstein, président d’une organisation humanitaire, abat l’ambassadeur du Paraguay, en qui il a reconnu Ruppert von Leggaert, ancien conseiller diplomatique de l’Allemagne nazie à Paris. Arrêté, Max se confie à sa femme, Lina ».
« Berlin, 1933. Après l'assassinat de son père en pleine rue par un groupe de SA, Max, 10 ans, est recueilli par la chanteuse Elsa Wiener et son mari Michel, éditeur. Celui-ci est arrêté alors qu’Elsa et Max ont pu gagner Paris. Von Leggaert, fasciné par Elsa, lui promet de faire libérer son époux si elle accepte de devenir sa maîtresse… »

« Quelques mois après le décès accidentel de David, son fils adolescent, Romy Schneider, malgré le deuil, s’engage pleinement dans ce qui allait devenir son dernier rôle. Sa présence, bouleversante de bout en bout, est rendue plus émouvante encore par sa disparition peu après la sortie du film. Avec le recul du temps, celui-ci semble tout entier dédié à l’actrice, comme un hommage vibrant à sa beauté, à son art et à son immense douleur ».

"C'est la première fois que Romy prend l'initative d'un projet. Elle choisit son producteur, son ami Raymond Danon, elle choisit son metteur en scène, Jacques Rouffio, qui a écrit Le Trio infernal et dont elle a aimé Sept morts sur ordonnance, et elle choisit l'un de ses partenaires principaux : Michel Piccoli. Une partie contemporaine est ajoutée au roman de Kessel pour en faire ressortir les résonances actuelles et dénoncer les nouvelles formes de fascisme et de racisme. Peu de temps avant le tournage, Romy se plaint de migraines et de violentes douleurs au dos. On doit l'opérer et lui enlever le rein droit. Les médecins exigent quatre mois de repos. Le tournage est reporté. Les Allemands veulent la remplacer par Hanna Schygulla mais Raymond Danon et Jacques Rouffio tiennent bon. Et puis, le 5 juillet 1981, à quatorze ans et demi, David, son fils tant aimé, se tue accidentellement, en escaladant la grille du jardin des parents de Daniel Biasini. Dévastée par le chagrin, harcelée par les paparazzis dont certains n'ont pas hésité à se déguiser en infirmiers pour photographier David sur son lit d'hôpital, Romy est au fond du désespoir. Elle s'accroche à La Passante du SansSouci comme à une bouée de sauvetage. En août, elle annonce qu'elle veut reprendre le film. Le producteur et le metteur en scène l'imposent aux Allemands, qui veulent toujours la remplacer, et font fi du refus des compagnies d'assurance de l'assurer. Le tournage commence fin octobre à Berlin, dans cette ville qui la renvoie forcément aux jours heureux de la naissance de David et à sa propre histoire. Il est d'autant plus éprouvant pour Romy qu'elle est sans cesse confrontée, en jouant avec son jeune partenaire, au souvenir de son fils. Dédié à David et à son père, le film sort le 14 avril 1982. Elle y est à la fois lumineuse et bouleversante. Romy assure courageusement la promotion et dit qu'elle veut désormais moins tourner et consacrer plus de temps à sa vie personnelle et surtout à sa fille, Sarah. La Passante du Sans-Souci est son soixantième film. Ce sera son dernier succès". (Jean-Pierre Lavoignat - Romy - Flammarion 2012)

« Kessel, un lion »
« Kessel, un lion » (Joseph Kessel - Reporter, Reisender, Romancier) est un documentaire réalisé par Marie Brunet-Debaines. « Quarante ans après la mort de Joseph Kessel, cigarette à la main dans son fauteuil, une exploration envoûtante des mille et une vies de l'écrivain aventurier, fasciné par le genre humain ».

« Grand reporter, écrivain, résistant, aventurier... Voyageur dès l'enfance, de l'Argentine aux steppes russes, avant que sa famille ne s'établisse à Paris, Joseph Kessel connaît précocement la gloire et la richesse ».

« Avant même ses 25 ans, il a survécu à la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il fut brancardier puis observateur à bord des zincs de l'aviation balbutiante, et bouclé son premier tour du monde ».

« L'équipage, son premier roman, est édité par Gaston Gallimard en 1923 ».

« Le touche-à-tout charmeur et plein de panache flirte avec la nuit de longues années durant, pour les personnages hauts en couleur qu'il y croise, matière à ses romans futurs, mais aussi pour boire sa peine, suite à la mort de son jeune frère ».

« Grand reporter, il couvre la montée du nazisme et s'engage dans la Résistance, qui lui inspire le célèbre "Chant des partisans", coécrit avec Maurice Druon" et Anna Marly, "et son roman L'armée des ombres, avant de suivre tous les grands procès d'après-guerre, dont celui de Nuremberg ». 

« À 60 ans, il écrira l'un des plus grands best-sellers du XXe siècle, Le lion ».

 « Qu'est-ce qui lie l'écrivain, disparu en 1979, au noceur, au baroudeur, à l'amoureux, sinon la passion dévorante et l'intérêt suprême qu'il éprouvait pour le genre humain ? »

« Entre superbes séquences d'animation en noir et blanc, émouvantes archives – où la voix fine et précise de Kessel contraste avec son profil intimidant de rhinocéros – et passages lus de ses œuvres, une exploration fascinante des mille et une vies d'un homme éternellement émerveillé par ses semblables, auxquels ses livres n'ont cessé de rendre hommage ».

« Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel  » (Kenia – Kessels Löwen auf der Spur ). « Au Kenya, en Afrique de l’Est, la nature est sauvage. Les animaux indomptables. Et la lumière éblouissante. Joseph Kessel, grand-reporter et écrivain, y est envoyé en 1953 pour couvrir la révolte des Mau-Mau. Il va découvrir l’Afrique des grandes plaines sauvages et les tribus Massai. Qui feront naître son chef d’œuvre : « Le Lion ».

CITATIONS

"Ils étaient sur les lignes de front. Entre la brume et le sol il y avait une sorte de couloir fuligineux où l'avion s'engouffra de plein jet". (L'Equipage, 1923)

« Archange glorieux, neurasthénique profond, mystique résigné, païen éblouissant, amoureux de la vie, incliné vers la mort, enfant et sage, tout cela était vrai chez Mermoz, mais tout cela était faux si l'on isolait chacun de ces éléments. Car ils étaient fondus dans une extraordinaire unité ».
"Un saint ne naît jamais armé de la sainteté comme d'une cuirasse. Un héros ne sort jamais tout cuit d'un moule fabriqué à l'avance. La grandeur de l'homme est dans sa complexité. Le reste n'est qu'image d'Epinal." (Mermoz, 1939)

"Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous."

"J'avais entendu dire que Vladivostok était pleine de réfugiés sans abri [...]. Maintenant j'avais sous les yeux, cette misère en marche". (Les nuits de Sibérie)

« La Syrie ? Que savons-nous d’elle ? Avouons-le sans faux orgueil : quelques réminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l’Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous Mandat français. Mais qui discerne l’importance de ce Mandat ? Qui - à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays ? Qui expliquerait pourquoi l’on s’y bat et qui se bat ? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté ont retenu, sans les mêler, tant de peuples, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, déroute et confond.» Le premier reportage de Joseph Kessel, publié en 1926.

« Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok... »
"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..."  (La vallée des rubis, 1955)

« Il n'est point de romancier qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie.» (Le Tour du malheur)

«Quand je me réveillai une minuscule gazelle couleur de châtaigne, avec deux aiguilles pour cornes et deux dés de velours pour sabots, se promenait autour de mon lit…» (La piste fauve)

« – Je m’appelle Frank T… et je suis un alcoolique.
– Je m’appelle Elizabeth F… et je suis une alcoolique.
Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d’éducation, variaient les manières et les voix. Mais l’origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s’adressaient leurs propos n’avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d’un milieu, d’une race, d’une famille, ou même d’un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu’ils avaient subi le même mal dévorant et qu’ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme ». (Avec les alcooliques anonymes)

"Le cuir des meilleurs boucliers n'arrête pas les griffes du lion".
"Rideau après rideau, la terre ouvrait son théâtre pour les jeux du jour et du monde".
"Alors j'ai connu la vraie peur. J'ai eu peur jusqu'à la moelle, jusqu'à l'âme. Cette peur-là ne peut plus se calmer. Jamais. C'est fini. Elle pousse. Elle grandit. Elle vous dévore". (Le Lion, 1958)

"L'on peut pénétrer l'âme et le coeur des hommes sans les chercher sur les paquebots, dans les trains foudroyants et dans les lentes caravanes". (Des hommes, 1972)

« Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe. »

« La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (...)
Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.
Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. » (L'Armée des ombres)

"Le procureur général passait en revue un à un les pays occupés pendant la guerre par l'Allemagne nazie, et où Eichmann avait organisé, pressé l'extermination des Juifs. L Pologne, la Hollande, la Belgique, la Norvège, le Danemark, la France, la Yougoslavie, la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie...
Partout les mêmes principes et les mêmes procédés : les lois spéciales, l'inscription raciale obligatoire, l'étoile jaune, le rassemblement dans les camps d'internement, la déportation vers les camps de la mort.

Et les mêmes résultats : des dizaines, des centaines de milliers de cadavres dont on utilisait minutieusement les habits, les souliers, les cheveux, les dents en or, les alliances." (Jugements derniers. Les procès Pétain, Nuremberg et Eichman)


« La passante de Sans-Souci » par Jacques Rouffio
France, Allemagne, 1982
Auteur : Joseph Kessel
Scénario : Jacques Kirsner, Jacques Rouffio
Production : CCC Filmkunst, Elephant Production, Films A2
Producteur/-trice : Raymond Danon, Artur Brauner
Image : Jean-Bernard Penzer
Montage : Anna Ruiz
Musique : Georges Delerue
Avec Romy Schneider, Michel Piccoli, Helmut Griem, Maria Schell, Wendelin Werner, Gérard Klein, Dominique Labourier, Mathieu Carrière, Jacques Martin
Sur Arte le 29 septembre 2019 à 20 h 55
Visuels :
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) et Wendelin Werner (Max Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) et Mathieu Carrière (Ruppert von Leggaert / Federico Logo) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Helmut Griem (Michel Wiener) et Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Wendelin Werner (Max Baumstein) et Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
© CCC Filmkunst GmbH/ Éléphant P

« Kessel, un lion » par Marie Brunet-Debaines 
France, 2017, 53 min
Sur Arte les 29 septembre 2019 à 22 h 50 et 5 octobre 2019 à 5 h 40
Visuels :
Le journaliste et romancier Joseph Kessel
© INA

« Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel »
France, 2018, 13 min
Sur le site Internet du 20 avril 2018 au 20 avril 2020

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