Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 24 juillet 2020

Joseph Kessel (1898-1979)


Né en Argentine, Joseph Elie Kessel (1898-1979) était un célèbre romancier, journaliste, élu en 1962 membre de l'Académie française, scénariste, acteur, conteur, parolier - avec son neveu Maurice Druon, il co-écrit les paroles du Chant des partisans -, pilote, combattant juif, sioniste, français. En juin 2020, cet auteur est entré dans la célèbre collection La Pléiade publiée par Gallimard.
        
Raymond Aron (1905-1983) 
« ENS : L'école de l’engagement à Paris » par Antoine de Gaudemar et Mathilde Damoisel
Archives de la vie littéraire sous l'Occupation
Hélène Berr (1921-1945) 
« Le procès Céline » d’Antoine de Meaux 
Proust, du Temps perdu au temps retrouvé
Colette (1873-1954) 
Edmond Fleg (1874-1963), chantre Juif et sioniste du judaïsme 
Romain Gary, des « Racines du ciel » à « La Vie devant soi »
« Leone Ginzburg, un intellectuel contre le fascisme » par Florence Mauro 
« Le manuscrit sauvé du KGB. Vie et destin de Vassili Grossman » par Priscilla Pizzato 
Isidore Isou (1925-2007) 
Joseph Kessel (1898-1979)
Les combats de Minuit. Dans la bibliothèque de Jérôme et Annette Lindon
George Orwell (1903-1950) 
Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)


Né à Clara (Argentine) dans une famille juive ashkénaze originaire de Lituanie et ayant fui les pogroms, Joseph Elie Kessel (1898-1979) grandit en Argentine, puis à Orenbourg, sur l’Oural (1905-1908), puis en France.

Brillant élève au lycée Masséna de Nice, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, Joseph Kessel, titulaire d’une licence en lettres, est recruté au Journal des Débats qui l’affecte au service de politique étrangère. En 1916, il est admis au Conservatoire et débute au théâtre de l’Odéon.


Alors que la Première Guerre mondiale perdure, il s’engage en 1916 et sert dans une escadrille. Il s’inspirera de cette période pour L’Equipage, un roman bien reçu par la critique et le public.

Suivent Mary de Cork, Les Captifs (grand prix du roman de l’Académie française en 1926), Nuits de princes, Les Cœurs purs, Belle de jour, Le Coup de grâce, Fortune carrée (qui était la version romanesque de son reportage Marché d’esclaves), Les Enfants de la chance, La passante du Sans-souci, ainsi qu’une très belle biographie de Mermoz, l’aviateur héroïque qui avait été son ami.


Il « reprit  alors sa collaboration au Journal des Débats, écrivant également à La Liberté, au Figaro, au Mercure, etc. Mais, poussé par son besoin d’aventures et sa recherche des individus hors du commun, où qu’ils soient et quels qu’ils soient, il allait entamer une double carrière de grand reporter et de romancier. Il suivit le drame de la révolution irlandaise et d’Israël au début de son indépendance ; il explora les bas-fonds de Berlin ; au Sahara, il vola sur les premières lignes de l’Aéropostale, et navigua avec les négriers de la mer Rouge ».

Kessel « appartenait à la grande équipe qu’avait réunie Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters. Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. C’est également avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises Libres du général de Gaulle ».

« À la Libération, il reprit son activité de grand reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspirerait son chef-d’œuvre romanesque, Les Cavaliers (1967) ».

« Consécration ultime pour ce fils d’émigrés juifs, l’Académie française lui ouvrit ses portes. Joseph Kessel y fut élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de la Force, par 14 voix contre 10 à Marcel Brion, au premier tour de scrutin ».


« Pour remplacer le compagnon dont le nom magnifique a résonné glorieusement pendant un millénaire dans les annales de la France, déclara-t-il dans son discours, dont les ancêtres grands soldats, grands seigneurs, grands dignitaires, amis des princes et des rois, ont fait partie de son histoire d’une manière éclatante, pour le remplacer, qui avez-vous désigné ? Un Russe de naissance, et juif de surcroît. Un juif d’Europe orientale... vous avez marqué, par le contraste singulier de cette succession, que les origines d’un être humain n’ont rien à faire avec le jugement que l’on doit porter sur lui. De la sorte, messieurs, vous avez donné un nouvel et puissant appui à la foi obstinée et si belle de tous ceux qui, partout, tiennent leurs regards fixés sur les lumières de la France. »

Citons encore ce bel hommage rendu à Joseph Kessel par François Mauriac, dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »


Un homme « bigger than life » qui a fait plusieurs fois le tour du monde. Et était surnommé par ses confrères "l'Empereur".


"L'Équipage"
"Remarqué et soutenu par Gaston Gallimard contre une NRF franchement hostile, Joseph Kessel entre au catalogue de la maison d'édition avec La Steppe rouge en 1922. L'année suivante paraît L'Équipage. Ce roman sur l'épopée de l'aviation, bientôt adapté au cinéma, est un immense succès", indique Amaury Nauroy.


Et Amaury Naroy d'analyser : "Un flair pas possible. Lorsqu’il lui avait proposé de devenir son éditeur, Gaston Gallimard n’avait lu, de Kessel, qu’un seul texte paru dans le Mercure de France le 1er juin 1922. Le petit journaliste de La Liberté et de L’Écho national, qui n’avait pas à ce moment la réputation d’un Albert Londres ou d’un Béraud, lui avait tout de suite donné un recueil de nouvelles, d’ailleurs fort peu amènes envers la révolution soviétique, La Steppe rouge, composé pendant des vacances au Lavandou en compagnie de Cocteau et de Radiguet. Dès la sortie du livre en novembre, cela avait bien pris auprès des lecteurs. « Vous voilà gentiment lancé », lui avait dit Gaston alors qu’on en était à six mille exemplaires vendus. « Nous devons profiter du mouvement. Maintenant il me faut un roman. Un bon roman. Et vite ! »

Et de rappeler : "Jef, comme ses copains de toujours l’appellent, a alors vingt-cinq ans. C’est en 1923. Il s’est marié avec Alexandra Polizu-Michsunesti, dite Sandi, deux ans plus tôt ; elle a contracté en janvier une tuberculose qui la fera bientôt mourir. C’est elle, pourtant, qui veille sur son mari volcanique et l’aide à se détacher de cette musique tsigane, qui, pareille à une drogue, l’attire dans les bars de la place Clichy. Ils emménagent tous deux à Sceaux dans une campagne quand même plus propice à un travail sérieux. Le 10 août, Jef commence à écrire au premier étage du 130, rue de Houdan. Il est très concentré et ne relève la tête que pour regarder au fond du jardin la frondaison magnifique d’un cèdre du Liban. Tout va presque d’une traite tellement ce qu’il écrit sur demi-feuillets est calqué sur ses propres souvenirs de la première guerre mondiale, qu’il a traversée dans l’escadrille S. 39 avec comme patron son ami le capitaine Thélis, mort au combat. En trois semaines, le 4 septembre, son roman est achevé. Il inscrit sur la page de garde le titre qui lui paraît le plus évident : L’Équipage : puis, de son écriture minuscule, il calligraphie la dédicace : à Sandi."

Et de souligner : "Ses trois premiers lecteurs, Sandi, Pierre de Lacretelle et le Dr Kessel, qui n’avaient pas été indulgents à l’égard de ses précédents textes, sont, cette fois, enthousiastes. Mais on lui dit par ailleurs, un peu sceptique, qu’il y a déjà eu beaucoup de livres de guerre : ceux de Barbusse, Dorgelès, Genevoix ; que ses amis Cocteau et Radiguet n’évoquent déjà plus la der des der de façon purement naturalistes ; qu’à La NRF Rivière et Paulhan s’emploient à démobiliser l’intelligence. Mais Gaston, qui, après tout, est maître chez lui, croit au génie du roman. Pour lui, le grand public ignore tout d’un aspect de la guerre de 1914 qui le passionnera : l’épopée de l’aviation. Et, vu que Kessel y a mêlé avec beaucoup de savoir-faire une tragique et juste histoire d’amour, à coup sûr, cela frappera les esprits."

Et d'observer : "Gaston donne un mois à ses imprimeurs pour confectionner l’ouvrage. Il signe avec son jeune auteur, qu’il tutoie comme son fils, un « traité » (le tout premier de ses éditions), l’autorisant à négocier avec le cinéma, alors qu’au début des années 1920 cet art est encore largement muet. Dans le réduit humide du 3, rue de Grenelle, Kessel dédicace ensuite, le 27 septembre, les exemplaires de presse : à Thibaudet, Frédéric Lefèvre, Paul Souday, Edmond Jaloux… En tant que journaliste, il connaît les rouages du système littéraire ; là-dessus, Gaston lui fait confiance, il sait jouer avec les uns et les autres de fine diplomatie. Son travail d’autopromotion fait, comme il reste sur la table un exemplaire sur vélin pur fil, Jef l’ouvre à la page de titre et écrit au crayon à encre : « La corvée est finie et à toi, mon cher Équipage, je ne t’adresse ni hommage, ni admiration, ni déférence, ni confraternité mais simplement un souhait d’heureux départ et de fin atterrissage. J. K. »

Et de conclure : "Le succès est immédiat. Son collègue à La Liberté, trois jours après la sortie en librairie, déclare que c’est un « très beau livre ». Le 4 décembre, André Billy dans L’Œuvre en fait « un conteur attachant », ce qui ne pouvait lui faire davantage plaisir, lui qui était venu à la littérature en lisant Dumas et Kipling. François Mauriac lui écrit aux bons soins de la maison d’édition pour lui dire son émerveillement de s’être trouvé « en plein drame humain, en pleine vérité ». À la une de L’Action française, Léon Daudet le considère comme « une forte personnalité littéraire ». La plus émouvante reconnaissance vient de la mère du capitaine Thélis, qui, après lecture de L’Équipage, la veille même de la translation du corps de son fils au cimetière, assure à Kessel que ce roman serait pour elle « le plus précieux souvenir de son cher enfant ». À défaut d’obtenir un grand prix de l’automne, L’Équipage reçoit le prix Paul-Flat, signe que l’Académie française a désormais un œil sur son travail. Comme Gaston l’avait pressenti, le roman a eu un destin au cinéma : Anatol Litvak en a tiré un film en 1935, puis un remake sous le titre The woman I love. On a tourné par la suite un téléfilm. Ce fut le plus grand succès de librairie de la saison. L’histoire héroïque de l’aviation, ainsi racontée pour la première fois par Kessel, sera complétée quelques années plus tard par Saint-Exupéry lorsqu’il rapportera dans Vol de nuit l’aventure de Mermoz et de l’Aéropostale."

"Dix jours dans la guerre d'Espagne"
Toute l'Histoire diffusera le 29 juillet 2020 à 10 h 25 "Dix Jours dans la guerre d'Espagne", documentaire de Patrick Jeudy. "Lorsque le grand reporter Joseph Kessel et le photographe Jean Moral sont envoyés par le grand journal Paris Soir pour couvrir la guerre d’Espagne en octobre 1938, la guerre civile espagnole fait rage, Républicains et les Franquistes s'opposent violemment depuis plus de deux ans.  Ils resteront dix jours sur place, durant lesquels ils tenteront d'atteindre Madrid, assiégée, affamée et soutenue par une population motivée Tout en racontant les péripéties de cette équipée, le film narre ces trois années sanglantes et fratricides - au travers d’images d’archives et des photographies de Jean Moral - qui marquent l’entrée de la population espagnole dans les ténèbres de la dictature. Sous la forme d'un carnet de bord, ce documentaire raconte le périple de ces deux hommes et à travers leur regard, le téléspectateur vit les derniers jours d'une Espagne républicaine agonisante."



« La passante de Sans-Souci »
« La passante de Sans-Souci » (Die Spaziergängerin von Sans-Souci) est réalisé par Jacques Rouffio et coproduit par Artur Brauner. « L’ultime rôle de Romy Schneider, qui incarne successivement, des années 1930 aux années 1980, deux femmes victimes du nazisme et de l'antisémitisme. Un film bouleversant, adapté d'un roman de Joseph Kessel ».

« Paris, 1981. Max Baumstein, président d’une organisation humanitaire, abat l’ambassadeur du Paraguay, en qui il a reconnu Ruppert von Leggaert, ancien conseiller diplomatique de l’Allemagne nazie à Paris. Arrêté, Max se confie à sa femme, Lina ».
« Berlin, 1933. Après l'assassinat de son père en pleine rue par un groupe de SA, Max, 10 ans, est recueilli par la chanteuse Elsa Wiener et son mari Michel, éditeur. Celui-ci est arrêté alors qu’Elsa et Max ont pu gagner Paris. Von Leggaert, fasciné par Elsa, lui promet de faire libérer son époux si elle accepte de devenir sa maîtresse… »

« Quelques mois après le décès accidentel de David, son fils adolescent, Romy Schneider, malgré le deuil, s’engage pleinement dans ce qui allait devenir son dernier rôle. Sa présence, bouleversante de bout en bout, est rendue plus émouvante encore par sa disparition peu après la sortie du film. Avec le recul du temps, celui-ci semble tout entier dédié à l’actrice, comme un hommage vibrant à sa beauté, à son art et à son immense douleur ».

"C'est la première fois que Romy prend l'initative d'un projet. Elle choisit son producteur, son ami Raymond Danon, elle choisit son metteur en scène, Jacques Rouffio, qui a écrit Le Trio infernal et dont elle a aimé Sept morts sur ordonnance, et elle choisit l'un de ses partenaires principaux : Michel Piccoli. Une partie contemporaine est ajoutée au roman de Kessel pour en faire ressortir les résonances actuelles et dénoncer les nouvelles formes de fascisme et de racisme. Peu de temps avant le tournage, Romy se plaint de migraines et de violentes douleurs au dos. On doit l'opérer et lui enlever le rein droit. Les médecins exigent quatre mois de repos. Le tournage est reporté. Les Allemands veulent la remplacer par Hanna Schygulla mais Raymond Danon et Jacques Rouffio tiennent bon. Et puis, le 5 juillet 1981, à quatorze ans et demi, David, son fils tant aimé, se tue accidentellement, en escaladant la grille du jardin des parents de Daniel Biasini. Dévastée par le chagrin, harcelée par les paparazzis dont certains n'ont pas hésité à se déguiser en infirmiers pour photographier David sur son lit d'hôpital, Romy est au fond du désespoir. Elle s'accroche à La Passante du SansSouci comme à une bouée de sauvetage. En août, elle annonce qu'elle veut reprendre le film. Le producteur et le metteur en scène l'imposent aux Allemands, qui veulent toujours la remplacer, et font fi du refus des compagnies d'assurance de l'assurer. Le tournage commence fin octobre à Berlin, dans cette ville qui la renvoie forcément aux jours heureux de la naissance de David et à sa propre histoire. Il est d'autant plus éprouvant pour Romy qu'elle est sans cesse confrontée, en jouant avec son jeune partenaire, au souvenir de son fils. Dédié à David et à son père, le film sort le 14 avril 1982. Elle y est à la fois lumineuse et bouleversante. Romy assure courageusement la promotion et dit qu'elle veut désormais moins tourner et consacrer plus de temps à sa vie personnelle et surtout à sa fille, Sarah. La Passante du Sans-Souci est son soixantième film. Ce sera son dernier succès". (Jean-Pierre Lavoignat - Romy - Flammarion 2012)


« Kessel, un lion »
« Kessel, un lion » (Joseph Kessel - Reporter, Reisender, Romancier) est un documentaire réalisé par Marie Brunet-Debaines. « Quarante ans après la mort de Joseph Kessel, cigarette à la main dans son fauteuil, une exploration envoûtante des mille et une vies de l'écrivain aventurier, fasciné par le genre humain ».

« Grand reporter, écrivain, résistant, aventurier... Voyageur dès l'enfance, de l'Argentine aux steppes russes, avant que sa famille ne s'établisse à Paris, Joseph Kessel connaît précocement la gloire et la richesse ».

« Avant même ses 25 ans, il a survécu à la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il fut brancardier puis observateur à bord des zincs de l'aviation balbutiante, et bouclé son premier tour du monde ».

« L'équipage, son premier roman, est édité par Gaston Gallimard en 1923 ».

« Le touche-à-tout charmeur et plein de panache flirte avec la nuit de longues années durant, pour les personnages hauts en couleur qu'il y croise, matière à ses romans futurs, mais aussi pour boire sa peine, suite à la mort de son jeune frère ».

« Grand reporter, il couvre la montée du nazisme et s'engage dans la Résistance, qui lui inspire le célèbre "Chant des partisans", coécrit avec Maurice Druon" et Anna Marly, "et son roman L'armée des ombres, avant de suivre tous les grands procès d'après-guerre, dont celui de Nuremberg ». 

« À 60 ans, il écrira l'un des plus grands best-sellers du XXe siècle, Le lion ».

 « Qu'est-ce qui lie l'écrivain, disparu en 1979, au noceur, au baroudeur, à l'amoureux, sinon la passion dévorante et l'intérêt suprême qu'il éprouvait pour le genre humain ? »

« Entre superbes séquences d'animation en noir et blanc, émouvantes archives – où la voix fine et précise de Kessel contraste avec son profil intimidant de rhinocéros – et passages lus de ses œuvres, une exploration fascinante des mille et une vies d'un homme éternellement émerveillé par ses semblables, auxquels ses livres n'ont cessé de rendre hommage ».

« Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel  » (Kenia – Kessels Löwen auf der Spur ). « Au Kenya, en Afrique de l’Est, la nature est sauvage. Les animaux indomptables. Et la lumière éblouissante. Joseph Kessel, grand-reporter et écrivain, y est envoyé en 1953 pour couvrir la révolte des Mau-Mau. Il va découvrir l’Afrique des grandes plaines sauvages et les tribus Massai. Qui feront naître son chef d’œuvre : « Le Lion ».

Gallimard
"Aviateur, grand reporter, cofondateur de Gringoire, Joseph Kessel embrasse la carrière littéraire au sortir de la guerre de 1914-1918. Il publie ses deux premiers livres, La Steppe rouge et L'Équipage, au début des années 1920  et devient rapidement l'un des auteurs à succès de la Librairie Gallimard. Il est également l'auteur, parmi près de quatre-vingts livres publiés entre 1922 et 1975, de Belle de jour, du Lion et des Cavaliers."

"Né en Argentine en 1898 de parents russes ayant fui les persécutions antisémites, Joseph Kessel passe son enfance entre l'Oural et le Lot-et-Garonne, où son père s'est installé comme médecin. Ces origines cosmopolites lui vaudront un goût immodéré pour les pérégrinations à travers le monde".

"Après des études de lettres classiques, Kessel se destine à une carrière artistique lorsque éclate la Première Guerre mondiale. Engagé volontaire dans l'artillerie puis dans l'aviation, il tirera de cette expérience son premier grand succès, L'Équipage (1923), qui inaugure une certaine littérature de l'action qu'illustreront par la suite Malraux et Saint-Exupéry, et que lui-même prolongera dans Vent de sable (1934) et Le Bataillon du ciel (1938). Envoyé en Sibérie en 1918, il y découvre un monde bolchevique qui servira de trame à son premier livre, La Steppe rouge (1922), une chronique sans concession du quotidien de la révolution communiste."


"À la fin des hostilités, il entame une double carrière de grand reporter et de romancier, puisant dans ses nombreux voyages la matière de ses œuvres. C'est en témoin de son temps que Kessel parcourt l'entre-deux guerres. Parfois l'écrivain délaisse la fiction pour l'exercice de mémoire — Mermoz (1938), à la fois biographie et recueil de souvenirs sur l'aviateur héroïque qui fut son ami, ou les Dames de Californie (1929), qui relate ses souvenirs du « paradis » américain. Mais le versant romanesque de son œuvre témoigne tout autant d'une volonté journalistique : derrière le portrait de Séverine, l'héroïne bourgeoise de Belle de jour (1929) éprouvant le désir animal de se prostituer, c'est toute la part maudite des « années folles » que Kessel entend mettre au jour ; de même, La Passante du Sans-Souci (1936) témoigne en filigrane de la montée inexorable du nazisme."

"Il contribua notamment à Détective, Voilà et Marianne, magazines lancés par Gaston Gallimard entre 1928 et 1932 – le premier sous l'impulsion de Joseph Kessel, lui-même cofondateur de Gringoire."


"Après la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il joue un rôle actif dans la résistance à l'occupant (on lui doit Le Chant des partisans, écrit avec son neveu Maurice Druon), Joseph Kessel renoue avec ses activités de journaliste et d'écrivain, publiant en 1950 l'immense Tour du malheur, qui fait écho à sa propre existence qu'il transpose dans celle d'un antihéros, Richard Dalleau, amoureux farouche de la vie et de tous ses excès."


"Après l'immense succès du Lion (1955), sorte de reportage romancé situé dans une réserve d'animaux où une jeune fille s'éprend d'un lion du Kilimandjaro, il entre à l'Académie française en 1962 et se consacre à de vastes fresques historiques, à l'instar des Cavaliers (1967) qui s'inspire d'un voyage effectué dans les steppes d'Asie centrale pour exalter la « liberté merveilleuse et sauvage » de civilisations encore mal connues. Joseph Kessel est décédé en 1979."

La Pléiade

Le 4 juin 2020, Joseph Kessel est entré dans la célèbre collection La Pléiade publiée par Gallimard. Joseph Kessel (1898-1979) "est romancier, journaliste, grand reporter, grand voyageur. Il tire de son expérience de soldat son premier grand succès, L'Équipage, publié en 1923. Résistant, il écrit avec Maurice Druon le Chant des partisans. Après l'immense succès du Lion, il se consacre à de grandes fresques historiques, dont Les Cavaliers. Il entre à l'Académie française en 1962."


"Joseph Kessel – mais on dit « Jef » - a vécu ses enquêtes comme des romans et donné à ses reportages la vie qui anime la fiction. Ses avions ont quelque chose des navires de la poésie épique. Les pays qu'il a traversés, de l'Irlande désunie à l'Afghanistan déchiré, sont des «théâtres d'opérations». Mais ce qui le captive, derrière l'aventure, c'est l'aventure intérieure, le roman intime de chaque homme. Reporter, romancier, chez lui c'est tout un : même faculté d'émerveillement, même compréhension sans jugement, même quête de fraternité."
"Quant à son propre roman intime, il fut en partie masqué par la légende. Ce qui manque le moins, ce sont les portraits du romancier en héros de roman, en Russe de cabaret pleurant d'émotion aux chants tziganes ou brisant son verre d'un coup de dents. L'essentiel est que les clichés ne fassent pas oublier la réalité plus contrastée de l'homme, que certains témoins laissent entrevoir. Ainsi de René Guetta qui évoque en 1938 son «vieux copain Jef», «silhouette d'armoire à glace» et «regard plein de désespérance» ."
"Désespéré, Kessel ? Hanté par une forme de culpabilité, en tout cas, et à coup sûr marqué par les drames familiaux. C'est donc à un homme libre – mais libre dans la mesure où il a lui-même choisi les chaînes qu'il a portées –, pressé, excessif, intimidant, sincère, fraternel, aussi tourmenté que le siècle dans lequel il vécut, que Gilles Heuré rend ici toute sa complexité."


"Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l’y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d’avis) et Paulhan avaient, comme on dit, «des réserves». Peut-être n’était-il à leurs yeux qu’un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter? Un pur romancier? un authentique reporter? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes.
Cette édition ne fait pas acception de « métiers » ni d’ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l’ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire – un mot encore neuf dans les années 1920 et qu’il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d’autre part d’un fait nouveau: les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments – dont le scénario inédit du Bataillon du ciel – et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l’œuvre.
Le « système Kessel », on croit le connaître : courir le monde, faire provision de «choses vues», livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman «kényan» de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L’œuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l’auteur de Makhno et sa juive, la réalité n’est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu’on appelle aujourd’hui en bon français la creative non fiction. L’aventure, l’événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d’eux des objets pour l’imagination.
Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l’imaginaire. Ce faisant, il place son œuvre – et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans – aux confins «du réel, du rêve, de l’errance et de l’histoire» (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l’aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il «l’air du temps», qui est aussi le nom d’une collection à laquelle il donna des livres; mais il sait s’en abstraire et atteindre à l’essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l’espèce humaine, toute son œuvre peut être lue comme une quête de fraternité."

Romans et récits
Parution le 4 Juin 2020. Achevé d'imprimer le 15 Avril 2020

Édition publiée sous la direction de Serge Linkès avec la collaboration de Philippe Baudorre, Marie Astrid Charlier, Yvan Daniel, Christian Manso, Thierry Ozwald et Dolores Thion Soriano-Mollá
Bibliothèque de la Pléiade, n° 649
1968 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm
ISBN : 9782072850073
Ce volume contient :
L'Équipage - Mary de Cork - Makhno et sa juive - Les Captifs - Belle de jour - Vent de sable - Marchés d'esclaves - Fortune carrée - Une balle perdue - La Passante du Sans-Souci - L'armée des ombres - Le chant des partisans - Le bataillon du ciel (scénario) - Le bataillon du ciel (roman). Autour des œuvres de Joseph Kessel : Articles, nouvelles, avant-propos, chapitres ou passages écartés, extraits de textes autobiographiques inédits.


Romans et récits - Tome II
Édition publiée sous la direction de Serge Linkès avec la collaboration de Philippe Baudorre, Yvan Daniel, Pascal Génot et Camille Panier
Bibliothèque de la Pléiade, n° 650
1808 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm
ISBN : 9782072850103
Ce volume contient
Au Grand Socco - La piste fauve - La vallée des rubis - Hong Kong et Macao - Le Lion - Les cavaliers. Autour des œuvres de Joseph Kessel : Articles, nouvelles, avant-propos, chapitres ou passages écartés, extraits de textes autobiographiques inédits.

CITATIONS

"Ils étaient sur les lignes de front. Entre la brume et le sol il y avait une sorte de couloir fuligineux où l'avion s'engouffra de plein jet". (L'Equipage, 1923)

« Archange glorieux, neurasthénique profond, mystique résigné, païen éblouissant, amoureux de la vie, incliné vers la mort, enfant et sage, tout cela était vrai chez Mermoz, mais tout cela était faux si l'on isolait chacun de ces éléments. Car ils étaient fondus dans une extraordinaire unité ».
"Un saint ne naît jamais armé de la sainteté comme d'une cuirasse. Un héros ne sort jamais tout cuit d'un moule fabriqué à l'avance. La grandeur de l'homme est dans sa complexité. Le reste n'est qu'image d'Epinal." (Mermoz, 1939)

"Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous."


"J'avais entendu dire que Vladivostok était pleine de réfugiés sans abri [...]. Maintenant j'avais sous les yeux, cette misère en marche". (Les nuits de Sibérie)


« La Syrie ? Que savons-nous d’elle ? Avouons-le sans faux orgueil : quelques réminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l’Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous Mandat français. Mais qui discerne l’importance de ce Mandat ? Qui - à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays ? Qui expliquerait pourquoi l’on s’y bat et qui se bat ? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté ont retenu, sans les mêler, tant de peuples, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, déroute et confond.» Le premier reportage de Joseph Kessel, publié en 1926.


« Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok... »
"Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues..."  (La vallée des rubis, 1955)


« Il n'est point de romancier qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie.» (Le Tour du malheur)

«Quand je me réveillai une minuscule gazelle couleur de châtaigne, avec deux aiguilles pour cornes et deux dés de velours pour sabots, se promenait autour de mon lit…» (La piste fauve)


« – Je m’appelle Frank T… et je suis un alcoolique.
– Je m’appelle Elizabeth F… et je suis une alcoolique.
Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d’éducation, variaient les manières et les voix. Mais l’origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s’adressaient leurs propos n’avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d’un milieu, d’une race, d’une famille, ou même d’un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu’ils avaient subi le même mal dévorant et qu’ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme ». (Avec les alcooliques anonymes)


"Le cuir des meilleurs boucliers n'arrête pas les griffes du lion".
"Rideau après rideau, la terre ouvrait son théâtre pour les jeux du jour et du monde".
"Alors j'ai connu la vraie peur. J'ai eu peur jusqu'à la moelle, jusqu'à l'âme. Cette peur-là ne peut plus se calmer. Jamais. C'est fini. Elle pousse. Elle grandit. Elle vous dévore". (Le Lion, 1958)

"L'on peut pénétrer l'âme et le coeur des hommes sans les chercher sur les paquebots, dans les trains foudroyants et dans les lentes caravanes". (Des hommes, 1972)


« Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe. »



« La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (...)
Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.
Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. » (L'Armée des ombres)

"Le procureur général passait en revue un à un les pays occupés pendant la guerre par l'Allemagne nazie, et où Eichmann avait organisé, pressé l'extermination des Juifs. L Pologne, la Hollande, la Belgique, la Norvège, le Danemark, la France, la Yougoslavie, la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie...

Partout les mêmes principes et les mêmes procédés : les lois spéciales, l'inscription raciale obligatoire, l'étoile jaune, le rassemblement dans les camps d'internement, la déportation vers les camps de la mort.

Et les mêmes résultats : des dizaines, des centaines de milliers de cadavres dont on utilisait minutieusement les habits, les souliers, les cheveux, les dents en or, les alliances." (Jugements derniers. Les procès Pétain, Nuremberg et Eichman)



"L'Equipage"
Visuels :
Joseph Kessel, L'Equipage, Gallimard, 1928 (« Le cinéma romanesque »). Archives Éditions Gallimard 
L'Équipage, repris dans la collection « Le cinéma romanesque » en 1928.

« Lisez les œuvres de J. Kessel, le jeune romancier le plus aimé du public. » Annonce, 1928.  Archives Éditions Gallimard 


"Dix Jours dans la guerre d'Espagne" de Patrick Jeudy
France, What's Up Films, avec la participation du CNC et de France Télévisions
Sur Toute l'Histoire le 29 juillet 2020 à 10 h 25




« La passante de Sans-Souci » par Jacques Rouffio
France, Allemagne, 1982
Auteur : Joseph Kessel
Scénario : Jacques Kirsner, Jacques Rouffio
Production : CCC Filmkunst, Elephant Production, Films A2
Producteur/-trice : Raymond Danon, Artur Brauner
Image : Jean-Bernard Penzer
Montage : Anna Ruiz
Musique : Georges Delerue
Avec Romy Schneider, Michel Piccoli, Helmut Griem, Maria Schell, Wendelin Werner, Gérard Klein, Dominique Labourier, Mathieu Carrière, Jacques Martin
Sur Arte le 29 septembre 2019 à 20 h 55
Visuels :
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) et Wendelin Werner (Max Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) et Mathieu Carrière (Ruppert von Leggaert / Federico Logo) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Helmut Griem (Michel Wiener) et Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Wendelin Werner (Max Baumstein) et Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
Romy Schneider (Elsa Wiener/ Lina Baumstein) dans " La passante du sans-souci" (1982) de Jacques Rouffio
© CCC Filmkunst GmbH/ Éléphant P

« Kessel, un lion » par Marie Brunet-Debaines 
France, 2017, 53 min
Sur Arte les 29 septembre 2019 à 22 h 50 et 5 octobre 2019 à 5 h 40
Visuels :
Le journaliste et romancier Joseph Kessel
© INA

« Au Kenya, sur la piste du Lion de Kessel »
France, 2018, 13 min
Sur le site Internet du 20 avril 2018 au 20 avril 2020

Biographie de Gallimard
Visuels :
Joseph Kessel, Mary de Cork, Gallimard, 1925 (« Une œuvre, un portrait »). Avec un portrait de Jean Cocteau. Archives Éditions Gallimard
Portrait de Joseph Kessel par Jean Cocteau, pour la collection « Une œuvre, un portrait ».

Camionnette publicitaire des Messageries Hachette pour la promotion du livre de Joseph Kessel paru en 1950. Archives Éditions Gallimard
Camionnette publicitaire pour la promotion de La Fontaine Médicis de Joseph Kessel, 1950.

Joseph Kessel, Le Lion, ill. par Keleck, Gallimard Jeunesse, 1978 (« Grands textes illustrés »)
Le Lion illustré par Keleck, Gallimard Jeunesse, 1978.

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Les citations sur les films sont d'Arte. Cet article a été publié le 27 septembre 2019.

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