jeudi 30 novembre 2017

« Asaf Avidan - ARTE Sessions@Château d'Hérouville » par Julien Faustino


Arte diffusera le 2 décembre 2017 « Asaf Avidan - ARTE Sessions@Château d'Hérouville » par Julien Faustino. « Après avoir accueilli Gregory Porter et Metronomy, ARTE poursuit l'aventure du studio d'Hérouville, dans le Val-d'Oise, avec l'auteur, compositeur et interprète israélien Asaf Avidan ». Un dessinateur devenu songwriter, ayant un « lien très sentimental avec Leonard Cohen et Bob Dylan » et ayant choisi l’Italie pour se « reposer entre deux tournées » et enregistrer.

« J'associe thérapie et songwriting. Ecoutez les premières paroles de Different Pulses [2012] : "My life is like a wound I scratch so I can bleed, Regurgitate my words, I write so I can feed..." ["Ma vie est comme une blessure que je gratte pour pouvoir saigner/Régurgiter mes mots, j'écris pour pouvoir me nourrir..."]. Ce processus est douloureux et effrayant. Autodestructeur d'une certaine façon. Mais selon moi, il est tout aussi destructeur de négliger ses peines et ses peurs. Nous avançons tous dans la vie avec ses souffrances. Chacun gère à sa manière l'absurdité de la vie. Chaque voie est aussi légitime qu'une autre. Celle d'un fanatique religieux, d'un bouddhiste végétarien, d'un activiste de la cause animal, d'un businessman... Je ne juge pas les décisions des autres. Nous essayons tous de trouver un sens là où il n'y en a pas. C'est à la fois pathétique et magnifique », a confié Asaf Avidan à L’Express (3 novembre 2017). 
       
Ruptures
Né en 1980 à Jérusalem (Israël) dans une famille de diplomates, Asaf Avidan  passe plusieurs années en Jamaïque.

En raison de problèmes de santé, il n’effectue que dix mois de service militaire.

Il étudie le cinéma d’animation à la Bezalel Academy of Arts and Design de la capitale israélienne.

Find Love Now, le court métrage qu’il réalise au terme de sa formation, est primé au festival du film de Haïfa.

Asaf Avidan vit et travaille comme animateur en free lance à Tel Aviv. Une rupture amoureuse l’incite à démissionner, retourner à Jérusalem et à devenir un auteur-compositeur-interprète, pianiste et guitariste mêlant dans ses compositions folk, rock et blues.

A l’âge de 21 ans, il est soigné pour un lymphome, un cancer. Un traitement d’un an qui l’incite à consulter un psy. Il garde un souvenir ému du « parfum d’orange amère du shampooing d’une chambre de l’hôtel de Kauai Island, où j’ai séjourné après avoir été très malade. Souffrant d’un lymphome, j’avais été soigné par chimiothérapie, ce qui m’avait privé de l’odorat pendant toute une année. Et ce parfum magnifique m’a fait recouvrer ce sens. Ce fut alors comme renaître… »

En 2006, il produit Now That You Are Leaving, un EP (Extended Play) qui réunit six chansons sur ses histoires d’amour. Un succès critique.

Asaf Avidan fonde le groupe Asaf Avidan and the Mojos, qui rassemble Ran Nir – basse, Yoni Sheleg – batterie, Roi Peled – guitare, Hadas Kleinman – violoncelle.

Avec son frère Roie Avidan, il crée le label Talmavar Records qui produit The Reckoning (2008). Un succès commercial renforcé par le clip de Weak, extrait de l’album. Une chanson choisie par la réalisatrice Julie Bertuccelli pour son film L’Arbre qui a clôt le Festival international de Cannes 2010.

En 2009, Telmavar Records conclut un contrat avec Sony Columbia Europe alors que The Reckoning poursuit sa carrière en Europe. Le deuxième album Poor Boy / Lucky Man sort, accueilli par des louanges de critiques en et hors d’Israël.

Le public acclame le groupe en Israël, aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, en Inde.

Les organisateurs de manifestations majeures, sportives ou culturelles, choisissent Asaf Avidan and the Mojos.

En 2010, Through The Gale est le troisième album, album-concept, du groupe. Une réflexion sur le sens de l’existence.

« Depuis qu'il a quitté son groupe The Mojos en 2011 » pour une « pause créative indéfinie », Asaf Avidan « mène une carrière solo fructueuse, avec deux albums au succès public et critique enviable » : Different Pulses (2013) et Gold Shadow (2015).

C’est dans le Nord Pas-de-Calais, en France, que Asaf Avidan enregistre 14 titres en 2016.

2017 marque la sortie du nouvel album solo The Study on Falling.

« Mais c’est surtout sur scène qu'Asaf Avidan parvient à fidéliser ses fans, grâce à sa personnalité marquante et son timbre unique ».

« À la faveur de la sortie, ce 3 novembre, de son troisième album, « The Study on Falling », enregistré à la Chartreuse de Neuville, il investit le château d'Hérouville pour évoquer son parcours musical, ses expériences en studio d’enregistrement, ses influences et inspirations et, bien entendu, jouer sa musique ! »
France, 2017
Sur Arte le 2 décembre 2017 à 0 h 40

Visuels :
Le chanteur Asaf Avidan en concert
© Rémy Grandroques 2017

Un colloque prospectif en 2001 sur l’exode des Juifs des pays arabes


En 2014,  Knesset a choisi le 30 novembre comme Journée commémorant "l'exode oublié" ou plutôt « l'exil et l'expulsion des Juifs des États arabes et de l'Iran »Organisé par les Congrès Juifs mondial (CJM) et européen (CJE), le symposium international L’exode oublié, l’exclusion des Juifs des pays arabes et le contentieux israélo-arabe, s’est tenu à Paris le 16 décembre 2001. Au programme : établissement des faits, récits de mémoires douloureuses refoulées, témoignages bouleversants de vies brisées, définitions distinctes affinées et analyses lucides. Sur un ton incisif, parfois drôle, souvent grave, les intervenants se sont vite accordés sur l’urgence d’actions visant à faire connaître cet exode oublié d’environ un million de Juifs des pays arabes, d’Iran, de Turquie et de la partie de Jérusalem occupée par la (Trans)Jordanie en 1948, ainsi que les droits de ces Juifs exclus, rompre l’isolement d’Israël et rétablir son image. Ce symposium s’est clos sur la présentation d’enjeux éthiques, juridiques et politiques.

« La fin du judaïsme en terres d’islam » sous la direction de Shmuel Trigano
Un colloque prospectif en 2001 sur l’exode des Juifs des pays arabes

En 1945, environ 900 000 Juifs vivaient dans les pays arabes, auxquels il convient d’ajouter ceux d’Iran et de Turquie. En quelques décennies, des années 1940 aux années 1970, la quasi-totalité des Juifs ont dû quitter massivement ces pays, « sous l’effet de la violence organisée par les gouvernements ou de l’absence de choix, abandonnant tous leurs biens et leur patrimoine », malgré des siècles d’une présence souvent antérieure à la conquête arabe, parfois (pluri)millénaire. En 2011, quelques milliers de Juifs demeurent dans cette vaste aire. La quasi-totalité de ces Juifs a suivi les chemins de l’exil : 600 000 Juifs sont allés en Israël, 300 000 en France, en Amérique du Nord, etc.

Un "exode oublié" ?
« Qui connaît leur sort ? », a interrogé Serge Cwajgenbaum, secrétaire général du CJE.


Ce « colloque a pour vocation de faire le point sur un drame unanimement et idéologiquement refoulé, inconnu de nos contemporains, de rendre justice au monde sépharade, de faire œuvre de mémoire et de dignité pour cette population qui a vu son destin brisé et sa continuité ébranlée. Sa voix ne doit plus être ignorée dans le concert international », ont expliqué les organisateurs du symposium.


Et d’ajouter : « Le processus d’Oslo et sa crise ont ravivé les mémoires du contentieux originel qui sépare les deux parties du conflit proche-oriental. On évoque ainsi couramment le « droit au retour » des Palestiniens mais un élément déterminant du tableau historique ainsi dressé manque de façon stridente : le contentieux des Juifs du monde arabe - la majeure partie de la communauté Juive française et de la société israélienne - avec les Etats arabes ».

Lors des négociations à Camp David en 2000, la revendication du « droit au retour » en Israël des réfugiés palestiniens, de leurs enfants et petits-enfants s’insère dans un discours délégitimant et mortifère pour Israël - « existence congénitalement immorale et injuste » -, aboutit à terme à une « domination démographique, à la fin de l’Etat Juif ainsi qu’au risque de rétrogradation au statut de dhimmi ».

Refusant une « morale victimaire indigne et qui innocenterait les pays arabes », le professeur Shmuel Trigano, sociologue, a espéré l’émergence de mémoires occultées par les idéologies tiers-mondistes des années 1970, et par les Juifs aussi qui ont bénéficié d’une « libération politique par le pouvoir colonial ».

Dhimmitude

Le professeur de civilisation juive Haïm Zafrani a dépeint « l’espace culturel, lieu privilégié de rencontres judéo-musulmanes, la création littéraire, d’expression hébraïque ou dialectale, comme source d’histoire dans l’Occident musulman (Espagne et Maghreb » où les influences réciproques sont prégnantes, multiples et fécondes.

Tableau vrai pour une élite et à certaines époques ? Oui, semble-t-il quand Roger Pinto, président de SIONA, a dénoncé le « mythe des Juifs heureux en terre d’islam » et la volonté de « pays, tel l’Irak, d’exclure leurs pays d’enquêtes onusiennes sur l’exode des Juifs et leurs expropriations ».

Impression renforcée quand l’écrivain Bat Ye’or a détaillé « la dhimmitude, une législation imposée pendant plus d’un millénaire, d’Iran au Yémen, aux Infidèles, Juifs et chrétiens, et déterminée par une théologie et une juridiction. L’origine est à rechercher dans le jihâd, guerre théologique, combat dans la voie d’Allah pour conquérir de nouveaux territoires et y imposer la loi d’Allah telle qu’elle a été révélée au messager Mahomet dans le Coran et la Sunna. 

Les dhimmis habitent dans le pays de la Guerre et ont accepté de se soumettre aux règles du jihâd en cédant des territoires. La protection de leurs droits est fixée par un traité de soumission, la dhimma, et exige le paiement d’un tribut collectif, puis de la capitation. Les lois antijuives byzantines étoffent les lois de dhimmitude. En cas d’infraction de leurs droits, la protection est annulée et le djihad réactivé. La vie des dhimmis est rythmée par les pillages, humiliations, exterminations, rançons collectives sous la menace de conversions forcées, l’exploitation fiscale, y compris par les tribus rebelles au pouvoir central, la réduction en esclavage, un rituel d’avilissement, etc. L’annulation générale de ce système a induit une haine aux XIXe et XXe siècles qui empoisonne le XXIe siècle. L’indépendance d’Israël a détruit le système de la dhimmitude qui représente une synthèse de la politique de haine et déshumanisation et qui se fonde sur une interprétation du Coran qu’on peut modifier. Ce système perdure dans les pays appliquant la shari'a. Il est important de connaître l’origine de ces lois et leurs fonctions pour discuter avec des amis musulmans et lutter contre les préjugés pour nouer une relation d’estime et de respect mutuels. Du dialogue avec des musulmans naîtront d’autres commentaires des textes ».

« Les XIXe et XXe siècles ont marqué la prospérité des communautés Juives dans les pays arabes. Expliquer l’exode des Juifs des pays arabes se heurte à des difficultés, dont le manque de recherches historiques sérieuses, le besoin de présenter une explication valable pour tous les pays musulmans, la position délicate d’historien-arbitre. Les violences subies par les Juifs n’expliquent pas toutes leurs migrations. Le conflit du Proche-Orient a servi de catalyseur à celles-ci ».


Autres facteurs explicatifs de l’exode selon le professeur Haïm Sadoun : «la situation interne dans chaque pays, la prise de conscience des Juifs de l’impossibilité de vivre dans les Etats arabes indépendants et leur attachement à Eretz Israël ».

Les mémoires douloureuses refoulées des réfugiés Juifs
« Après la mort du chanteur Raymond Leiris, la communauté juive a du quitter Constantine en quelques semaines », s’est souvenu Raphaël Drai, professeur de science politique.

Ex-conseiller au Ministère de la Justice d’Israël et spécialiste du droit des pays arabes, Yaakov Meron a esquissé une typologie expulsion/dépossession. Sur la base de récits concordants, recueillis dès 1948, des agressions antijuives impunies (Egypte, Algérie, etc.), il apparaît que « des agents du pouvoir ont été impliqués dans certaines atrocités, ce qui engage la responsabilité des Etats » et justifie des actions judiciaires des victimes et de leurs ayants-droit. L’exclusion forcée des Juifs visait à confisquer « leur argent (Yémen) et à empêcher qu’Israël ne se renforce avec cet afflux financier (Arabie Saoudite) ».

Elie Barnavi, ambassadeur d’Israël en France, a réfuté « toute équivalence entre les deux mouvements migratoires. Sont des réfugiés ceux qu’on ne veut pas accueillir, tels les Palestiniens maintenus dans leur état. Les Juifs n’ont pas été des réfugiés sur la terre de leurs ancêtres. Ils avaient le droit de partir dans la dignité et leurs préjudices matériels, financiers, etc. doivent être indemnisés ».

François Zimeray a énuméré les aspects philosophiques, historiques, affectifs et juridiques du droit au retour. Qui va indemniser les Juifs exclus des pays arabes ? Peut-être la juridiction belge grâce à sa « compétence universelle ». Ou des tribunaux nationaux, pour carence de l’Etat des ressortissants Juifs concernés, dont la France, à défendre leurs droits.


« De mai 1948 à mars 1950, Israël a accueilli 400 000 immigrants. Une intensité unique dans le monde. Ben Gourion a alors choisi la politique de la porte ouverte, une aliyah illimitée, doublée de la loi du retour. Les immigrants vivaient dans des maabarot (camps de transit) aux effets néfastes sur leurs vie familiale, santé, situation professionnelle (déclassement, chômage) et sur la vie politique (corruption). Puis ils ont eu des logements permanents, se sont intégrés et devenus des citoyens israéliens. Grâce aux efforts et à la solidarité, l’écart s’est réduit au cours de la deuxième génération et des mentalités ont changé », a déclaré Yehuda Dominitz, ancien directeur du Département d’immigration et de l’absorption de l’Agence juive.


Selon Claude Tapia, professeur de psychologie sociale, « l’attachement culturel des Juifs des pays arabes a prévalu sur leur attachement à la Terre. Les traumatismes nés de spoliations et de transplantations douloureuses ont été accrus par le silence sur ce déni de justice. En France, l’insertion a été en partie facilitée par les institutions juives et le partage de normes avec la société d’accueil. Au Québec, l’intégration est passé par les institutions anglo-saxonnes ».

Pour les écrivains Minou Azoulai, Albert Bensoussan et Naïm Kattan, cet exode d’Egypte, d’Algérie et d’Irak a été la matrice de leurs œuvres artistiques.

Des réfugiés palestiniens instrumentalisés contre Israël
« Les leaders arabes ont instrumentalisé les réfugiés palestiniens maintenus cruellement et cyniquement dans des camps, parfois des bastions militaires avec la complicité de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) », a estimé Avi Becker, secrétaire général du CJM.

Raphaël Israéli, professeur d’histoire du Moyen-Orient, spécialiste du terrorisme et de l’intégrisme islamique à l’Institut de recherche Harry Truman (Jérusalem), a rappelé les transferts de population pour créer des pays homogènes après les deux guerres mondiales et éviter des problèmes plus graves. « Honteux de ne pas s’en sortir, malgré ou à cause de l’aide internationale, les palestiniens tentent de tuer le contre-exemple : l’Etat Israël, un pays qui a su intégrer des immigrants et développer son économie », a résumé Raphaël Israéli.

« Si la revendication au droit au retour des réfugiés palestiniens était acceptée, ce serait une injustice flagrante pour les Juifs exclus des pays arabes et la fin d’Israël », a déclaré Roger Cukierman, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui a poursuivi sur l’asymétrie des parcours : « Alors que les Juifs ont su s’intégrer dans leurs pays d’accueil, les Arabes ont maintenu volontairement les réfugiés dans des camps ».

Constatant le succès d’audience - 800 personnes – de ce symposium, Shmuel Trigano a noté le double refoulement normal et idéologique de cet exode par les Juifs qui l’ont vécu. « Avec l’Intifada II, on peut voir ce dont le monde est capable à l’égard des Juifs. Le refus palestinien à Camp David des propositions israéliennes est une machine infernale pour briser la dignité morale du peuple Juif. Cette stratégie a voulu exclure le peuple Juif des droits de l’homme, et transformer un conflit politique en conflit tribal, un Kosovo bis, en appelant à l’internationalisation du conflit au détriment d’Israël. Ce droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël est un facteur de délégitimation d’Israël, une équation d’un simplisme ravageur. Il faut restaurer la légitimité morale d’Israël. De son vacillement, l’antisémitisme risque de se réveiller ». Il a insisté sur une facette occultée : « L’hospitalité arabo-musulmane est un argument de délégitimation d’Israël. Il faut ressusciter pour rendre justice : un monde a été englouti en une génération. Cette culture est-elle morte pour toujours ?». Refusant le « statut victimaire », le sociologue a exhorté le monde arabe à accepter que le « dhimmi est un sujet libre de son histoire et de l’Histoire ».

Eurodéputé français socialiste, François Zimeray s’est réjoui du vote récent d’un « amendement subordonnant l’aide européenne, notamment en matière éducative, à l’Autorité palestinienne au respect des droits de l’homme. La cause palestinienne est instrumentalisée pour présenter les victimes d’hier en bourreaux d’aujourd’hui et alléger la culpabilité occidentale liée à la Shoah ».

Par une parabole drôle, le Dr Avi Becker, Secrétaire Général du Congrès Juif mondial, a montré le problème d’Israël d’image, d’informations et de campagne vers les médias : même en cas de légitime défense patente, Israël ne peut se défendre sans être accusé d’agresser sans provocation. « Malgré les propositions généreuses de Ehud Barak à Camp David, les négociations ont achoppé sur la question des réfugiés palestiniens. Israël dispose d’arguments forts contre le droit au retour réclamé par les Palestiniens. En novembre 2001, à Jérusalem, des résolutions ont été adoptées pour une action internationale ». Et ce dans un contexte hostile de désinformations.

« Pourquoi les gouvernements israéliens ont-ils oublié la question des réfugiés Juifs, même d’un point de vue tactique ? » a interrogé Roni Milo, ministre israélien de la Coopération régionale, citant les accords d’Oslo II et soulignant que les termes « réfugiés » et « droit au retour » sont souvent accolés au vocable « palestinien ». Et d’ajouter : « Le problème des réfugiés palestiniens est utilisé contre Israël par les pays arabes qui ont refusé de le résoudre. La plupart des réfugiés palestiniens ont quitté Israël à la demande des leaders arabes, dans l’espoir à leur retour, après la destruction d’Israël, de prendre les biens Juifs. Cependant, certains Juifs ont forcé les Palestiniens à partir ». La question de l’exode oublié concerne non seulement Israël, mais aussi d’autres pays, dont la France.

Avec ironie, Roni Milo s’est interrogé sur la signification du droit au retour des réfugiés : « Serait-ce celui des Juifs vers les pays arabes ? » La paix étant une nécessité, la solution doit être avantageuse pour les deux parties. Que faire ? Convaincre le monde de la pertinence des arguments israéliens, rappeler les guerres déclenchées contre Israël, contrer les images orientées et manichéennes - tanks israéliens contre enfants palestiniens – de médias, etc.


Parmi les actions prônées par Stanley Urman, directeur exécutif du Centre pour la paix au Moyen-Orient (Etats-Unis) : favoriser les études historiques, sensibiliser l’opinion publique, les médias, des politiciens, des instances nationales, européennes et internationales, les « décideurs », etc. afin de contrer les stratégies arabes et faire valoir les droits des Juifs, notamment à compensations internationales.

Une « équation stratégique menaçante »
Pierre Lellouche a rassuré le maire de Tel-Aviv : « Il est peu probable que les Juifs exclus des pays arabes s’y précipitent ». « La frontière est une condition de paix. Le droit au retour est à géométrie variable. Selon que le pays concerné est fort ou faible, et guidée par des interprétations évolutives de « l’intérêt de la paix », la communauté internationale est pour contre le droit au retour. Si on convainc les gens que l’Etat Juif est né dans une terre qui ne lui appartient pas et que les Palestiniens peuvent y retourner, c’est la fin d’Israël ».

Son inquiétude est triple, relative à Israël, au défi pour la démocratie et à l’antisémitisme en France. C’est en tant que « Juif, Français et républicain » qu’il est inquiet. « Israël risque d’affronter un cocktail redoutable - stratégies arabe d’isolement international de « l’apartheid bis » et de contournement, guérilla interne »I. Un cocktail résultant en une impasse et né paradoxalement des accords d’Oslo : « Mettre les problèmes les plus difficiles - Jérusalem et le droit au retour des réfugiés palestiniens - est une bonne idée si les étapes intermédiaires se passent bien et constituent un socle de confiance. Le terrorisme de masse - attentats suicide, attentats du 11 septembre 2001 - manifeste un refus de la paix. C’est un défi à la démocratie et à l’Armée. Il s’analyse non comme un mode de négociation politique (Corse), mais comme un refus de la paix. Une démocratie ne peut faire face à cela, et l’Armée est conçue pour une guerre interétatique. Cette équation stratégique nouvelle menace la sécurité d’Israël.

Puis ce « brillant réfugié » a dénoncé trois idées fausses : « Le terreau des terroristes a été fabriqué par les échecs systémiques des leaders arabes depuis les indépendances, l’absence d’opposition démocrate et les faillites économiques. La seule alternative pour les musulmans a été la religion. Certains allèguent qu’il faut dissocier islam/islamisme et terrorisme et que le règlement du problème israélo-palestinien aurait permis d’éviter Ben Laden. Or, ses attentats ont commencé après les accords d’Oslo. ».

M. Lellouche a souhaité des « réflexions chez les intellectuels musulmans sur l’islam » et stigmatisé la résurgence d’un antisémitisme émanant du « politiquement correct » de gauche et d’arabo-maghrébins, et actualisant des stéréotypes traditionnels. Il a relevé « le parallélisme antisémitisme/antiaméricanisme/antisionisme et les dangers des dérives sémantiques. Dans une société multiconfessionnelle, héritière de la Révolution de 1789, ce regain d’antisémitisme, s’il n’est pas traité, risque de rendre la vie intolérable. Un devoir de veille s’impose ».

« En vue de l’élargissement de l’Union Européenne serait précieux le savoir-faire israélien : intégration d’immigrants pour en faire des citoyens, démocratie exemplaire, etc. Et pourquoi ne pas envisager de proposer à Israël d’adhérer à l’UE et d’œuvrer à son entrée dans la francophonie ? » Les liens entre l’idée européenne et le sionisme sont multiples : « En vue de l’élargissement de l’Union Européenne, serait précieux l’ingénierie et le savoir-faire israéliens : éducation de haut niveau, intégration de populations migrantes pour en faire des citoyens, maîtrise des nouvelles technologies, démocratie exemplaire, etc. Et pourquoi ne pas envisager de proposer à Israël d’adhérer à l’UE, puisque ces deux entités partagent les mêmes valeurs, et d’œuvrer à son intégration dans la francophonie ? », a déclaré François Zimeray.

Un combat d’idées
Abasourdi par le discours du président du CRIF du dîner annuel de cette organisation, M. Lellouche a stigmatisé la résurgence d’un antisémitisme qui vient du « politiquement correct » de gauche et des arabo-maghrébins et emprunte les mêmes images : Juifs bourreaux et exploiteurs, complot cosmopolite et mondial, etc. Il a souligné le parallélisme antisémitisme/antiaméricanisme/antisionisme et les dangers des dérives sémantiques. Dans une société multiconfessionnelle, ce regain d’antisémitisme s’il n’est pas traité, risque de rendre la vie intolérable. Un devoir de veille s’impose.


D'origine tunisienne, l’écrivain Albert Memmi a rappelé l’ancienneté du « problème arabe », perçu comme social - « si on supprime la pauvreté, on le résoudra » - sans relever son autre dimension, nationale : « Les Arabes acceptent l’aspiration nationale, sauf en Israël ». C’est cet aspect double qui n’est pas perçu par la gauche française, qui « a du retard dans l’analyse ». La solution ne peut être que politique, voire passer par un marchandage : « Tant qu’une majorité d’Arabes refusent cette solution, les Juifs seront les seuls à réclamer la paix ».

Serge Cwajgenbaum, Secrétaire Général du CJE, a conclu sur la campagne future de sensibilisation d’institutions européennes et internationales à ces thèmes après avoir présenté en Israël le résultat des travaux et réflexions menées à Paris sur l’histoire d’un exode celé...

ADDENDUM : En septembre 2012, l'Etat d'Israël a accueilli à Jérusalem une conférence sur cet exil et vient de lancer la campagne mondiale d'informations intitulée I am a refugee (Je suis un réfugié) sur cet exode. Une Déclaration sur la justice pour les réfugiés Juifs des pays arabes a été rendue publique à l'issue de cette conférence.
Le 14 juillet 2013, à l'initiative du parlementaire Shimon Ohayon (Likud Beiténou), le Comité ministériel pour la Législation a choisi le 17 février comme Journée nationale de commémoration des Juifs réfugiés ayant fui leurs pays nataux : Etats arabes, Turquie, Iran et partie de Jérusalem. Ce membre de la Knesset a aussi envoyé une lettre à Nabil el-Araby, secrétaire général de la Ligue arabe, pour l'informer que son organisation devrait "accepter la responsabilité historique pour l'humiliation, les souffrances et les pertes subies par des victimes Juives innocentes quand le monde arabe a déclaré la guerre à l'Etat d'Israël. En droit et en équité, la Ligue arabe doit assumer la pleine responsabilité pour assurer et réparer les droits des Juifs réfugiés, résultat direct des actions complices. C'est un élément important de toute future paix et réconciliation entre Juifs et Arabes au Moyen-Orient". Les organisations Jews from Arab Countries (JJAC) et le Congrès Juif mondial (WJC) ont soutenu la rédaction de ce texte et inciteront les communautés juives dans le monde à observer ce jour de commémoration. Le 17 février 1948, la Ligue Arabe a décidé que ses Etats-membres sanctionnent leurs populations Juives.
Le 14 juillet 2013, à l'initiative du parlementaire Shimon Ohayon (Likud Beiténou), le Comité ministériel pour la Législation au sein de la Kensset a choisi le 17 février - date du plan arabe - comme Journée nationale de commémoration des Juifs réfugiés ayant fui leurs pays natals : Etats arabes, Turquie, Iran et partie de Jérusalem. 
Le 21 novembre 2013, le CJM, la Conférence des Présidents des principales organisations Juives américaines, Justice for Jews from Arab Countries et la mission de l'Etat d'Israël auprès des Nations unies ont organisé à l'ONU, un colloque sur cet exode et, le 14 novembre 2013, un rapport du parlement canadien a exhorté à reconnaitre cet exode ;
La JJAC (Organisation internationale Justice pour les Juifs des pays arabes)  a séjourné en France les 11 et 12 juin 2014. Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice et procureur général du Canada, se joindra à la JJAC. Le CRIF "accompagnera l’action de la JJAC pour aborder le sujet de l’exode des Juifs des pays arabes" auprès des responsables politiques français. Une action trop rare du CRIF oublieux de ce fait tragique dans ses conventions et son dialogue avec des personnalités et organisations musulmanes.

"Après 1948, les Juifs du Moyen-Orient, en provenance  notamment d’Egypte, d'Irak, de Syrie et du Liban ont été expulsés de ces pays et déclarés réfugiés par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies". La délégation du CRIF et du JJAC visitera "les archives historiques de l'Alliance Israélite Universelle (AIU), dont le réseau d'écoles a été le témoin de cette histoire dramatique et de l’accueil que la France, patrie des droits de l'homme, a pu réserver à une partie des communautés juives exilées". La délégation  rencontrera Sparacino-Thiellay, ambassadrice pour les droits de l'homme, Claude Goasguen, vice-président du groupe d’Amitié France Israël à l'Assemblée nationale "accompagné de plusieurs députés afin de rappeler les droits de tous les réfugiés du Moyen-Orient dans la perspective d'une solution durable aux conflits de la région". Elle s'entretiendra avec Irina Bokova directrice générale de l'UNESCO, " afin de demander la protection des sites historiques Juifs dans les pays arabes. La destruction de la synagogue de Jobar à Damas (Syrie) en mai 2014" témoigne de l'urgence d'une campagne de préservation des sites religieux qui portent la mémoire de la pluralité des fois dans un Orient en pleine recomposition".

Le 24 juin 2014, la Knesset a approuvé la proposition de loi instituant la journée du 30 novembre en Jour marquant l'exil des Juifs des terres arabes et d'Iran (Day Marking the Exit and Deportation of Jews from Arab Lands and Iran), et présentée par les parlementaires Shimon Ohayon (Likud Beiténou) et Nissim Zeev (Shas).

Plusieurs ministres se mobiliseront : celui des personnes âgées dirigera la cérémonie ouvrant la commémoration, celui de l'Education encouragera des activités éducatives liées à ce Jour et celui des Affaires étrangères organisera des événements, dont certains se dérouleront dans les ambassades israéliennes, afin d'augmenter la prise de conscience internationale des Juifs réfugiés ayant quitté les terres arabes et l'Iran et leur droit à indemnisation. La Knesset tiendra une réunion spéciale pour marquer ce Jour.

Cette loi précise : ”Durant ce long exode, les Juifs vivant en terres arabes ont subi de nombreux pogroms. Le monde arabe a répondu gravement au renforcement du mouvement national Juif et au sionisme à la veille" du rétablissement de l'Etat d'Israël. "Cette opposition s'est exprimée par des attaques cruelles à l'égard des Juifs et une augmentation des troubles contre eux. Des ordres et lois officiels émis par les régimes des terres arabes ont empêché les Juifs de bénéficier des droits de l'homme ou de ceux des citoyens ainsi que d'avoir un travail, leurs biens leur ont été confisqués, leur nationalité leur a été retirée. De nombreuses fois, les Juifs sont été victimes de meurtres, d'arrestations arbitraires infondées, d'emprisonnements, de torture et de déportation. De 1947 à 1972, environ 856 000 Juifs des terres arabes ont été déracinés, dépossédés de tout et sont devenus des réfugiés".

On ne peut s'empêcher de dresser un parallèle entre des actes infamants préjudiciables édictés contre ces réfugiés Juifs et ceux visant le Dr Lionel Krief ou Eva Tanger depuis plusieurs années dans la France républicaine du début du XXIe siècle.

Le choix du 30 novembre pour marquer les "droits des réfugiés Juifs des terres arabes s'explique ainsi : "Après la partition (de la Palestine mandataire] décidée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 29 novembre", les Etats arabes ont attaqué activement les communautés Juives dans leur pays dans le but d'empêcher" la refondation d'un Etat Juif sur la terre d'Israël.

Il est difficile d''estimer la valeur des biens dont ces réfugiés juifs ont été spoliés lors de cet exode forcé : de quelle date à quelle date ? Quels pays inclut-on ? Additionne-t-on la valeur des biens détenus à titre individuel à ceux de la communauté juive locale - hôpitaux, écoles, synagogues, etc. - ? La World Organization of Jews from Arab Countries (WOJAC) a estimé la valeur de ces biens à environ $100 milliards (valeur de 2006) et d'autres ont avancé $300 milliards (valeur de 2007).


Articles sur ce blog concernant :
Cet article a été publié en une version courte par Actualité juive hebdo, et sur ce blog le 14 septembre 2012 et le :
- 4 octobre 2013 alors qu'à l'université de Yale (Etats-Unis) se tenait le colloque Exodus or Exile?: The Departure of Jews from Muslim Countries 1948-1978 ;
- 21 novembre 2013. Le CJM, la Conférence des Présidents des principales organisations Juives américaines, Justice for Jews from Arab Countries et la mission de l'Etat d'Israël auprès des Nations unies organisent ce jour, à l'ONU, un colloque sur cet exode et, le 14 novembre 2013, un rapport du parlement canadien a exhorté à reconnaitre cet exode ;
- 7 mars, 11 juin et 30 novembre 2014, 5 février 2015 à la mémoire de Sir Martin Gilbert (1936-2015), historien célèbre pour ses atlas historiques, ses livres sur l'histoire du peuple Juif, notamment In Ishmael’s House: A History of Jews in Muslim Lands (2010), et biographe officiel de Winston Churchill ;
- 30 novembre 2015 et 30 novembre 2016.

Vladimir Kara, peintre


La Galerie Noëlle Aleyne présente l'exposition "Variations sur le thème"-Peintures et sculptures avec des tableaux de Vladimir Kara. Auteur d’œuvres figuratives, cet artiste russe vit et travaille à Paris. Certains tableaux expriment une solitude dans un décor élégant. Le peintre "choisit la verticalité, une expérience assez rarement pratiquée par les artistes, dont l'élégance est pourtant indéniable". L'artiste sera présent à la galerie les mercredis et dimanches pour accueillir les visiteurs. 


Dans la tradition de l’Ecole de Paris, Vladimir Kara a quitté sa Russie natale pour la France où il s’installe en 1984.

Autre tradition revendiquée : la collaboration comme scénographe – créateur des décors et costumes - de ballets de jeunes chorégraphes.

La rétrospective à l’Institut français de Florence (Italie) consacrée à ce peintre en 2003 a couronné un talent confirmé. Une galerie florentine l’expose de manière permanente.

Aux Beaux-Arts de Moscou, on enseignait à peindre à l’huile, sur la toile, et dans une perspective politique. Eh bien, Vladimir Kara s’affranchit partiellement de cet enseignement dont il apprécie l’apprentissage de la technique : il choisit l’acrylique, sur bois, et affirme son attachement au figuratif à l’aube du XXIe siècle.

En 2003, à la galerie Dima, ses tableaux, parfois monochromatiques (« Chir »), révélaient des cernes foncés ou des halos soulignant les formes, et des fonds très travaillés. Plus que l’absence de perspectives, ce qui caractérisait le style de M. Kara est plutôt la mise des êtres et des objets sur un plan, vertical, la distorsion des tailles des éléments d’une composition soignée et l’expressivité des regards… Ce peintre russe s’attachait à la fusion entre les personnages et la Nature, dans des œuvres exprimant un judaïsme en filigrane.

Dans le cadre de l’année de la Russie en France, la galerie Saphir a présenté début 2011 une exposition sur 17 tableaux récents du peintre Vladimir Kara en un dialogue harmonieux avec neuf sculptures et masques africains.

A la galerie parisienne Saphir, ce peintre dresse un bilan de son activité créatrice depuis les trois dernières années au cours desquelles il est lié à la galerie Saphir, « de France en Israël, d’Italie en Arménie via son illustration du recueil de poèmes Ce  corps vivant de moi de Rouben Mélik (1921-2007), poète français né dans une famille d’orfèvres arméniens.

Ses œuvres picturales présentent une parenté stylistique harmonieuse avec des sculptures africaines. Toutes nouent de jolis accords intimes, expriment des résonnances convergentes et des styles proches.

Silhouettes élancées et fines, presque étirées, soulignées par de longs drapés... Tels sont les personnages élégants, masculins et féminins, peints par Vladimir Kara. Leurs regards ne se croisent qu’exceptionnellement. Comme si une ressemblance physique ne s’accompagnait pas d’une proximité affective. Le témoignage d’une solitude.

Cet artiste a choisi sur une palette chromatique réduite à quelques couleurs : noir, blanc, gris, rouge ponctués d’ocres. Et son trait fait penser à celui des Grecs antiques ou à celui des illustrations orientales.

En septembre 2011, dans le cadre des Journées européennes de la culture et du patrimoine Juifs, la galerie Saphir a présenté l'exposition « Patrimoine et modernité : l’ère du numérique » consacrée au peintre Vladimir Kara et au vidéaste et plasticien David Liver. Une « exposition lumineuse » et « dans laquelle se jouent des combinaisons inédites sur le thème des lumières ». Vladimir Kara « préparait l’édition d’un nouveau livre illustré, explore sur un mode toujours résolument figuratif le champ des objets, des gestes et des symboles par lesquels hommes et femmes, dans le judaïsme, apprivoisent et s’approprient la lumière, dans les différentes vocations patrimoniales de celle-ci ».

Quant à David Liver, ce vidéaste et plasticien de renommée internationale propose « des dessins qui restent dans le champ d’une expression graphique relativement traditionnelle et, véritable nouveauté dans cette galerie, une présentation animée, sur écran vidéo, des relations profondes de l’être juif avec la lumière, en particulier celle du Shabbat ».

En 2011, la galerie Saphir a présenté l'exposition Repaires Repris, livre qu'elle a publié, l'exposition consacrée aux 19 oeuvres du peintre Vladimir Kara illustrateur de trois plaquettes de poèmes (Judaïca, Suite Judaïque, Repères) publiées respectivement en 1964, 1968 et 1969 et rééditées et le récital de Lucienne Deschamps qui a interprété notamment des poèmes de Repaires repris d'Elie Szapiro. Ces poèmes avaient alors été publiés sous le nom d’Elie Benacher. Leurs thèmes : la Shoah, l’Espagne, Paris et l’amour. Le 29 janvier 2012, jour du finissage, ce livre a ét éexceptionnellement en vente au prix de souscription (28 euros au lieu de 35 euros).
Du 21 février au 4 mars 2012, l'Espace d’animation des Blancs Manteaux (Paris) a présenté « Donner du temps au temps », une manifestation consacrée aux oeuvres de 17 artistes internationaux, dont le peintre Vladimir Kara. Un évènement pluridisciplinaire consistant en une exposition, une installation vidéo, un film et la création d'une oeuvre.
Cet événement pluridisciplinaire a proposé « un véritable partage d'opinions entre artistes, scientifiques, écrivains, mais aussi tous les êtres humains indéniablement concernés par le questionnement de L'HOMME sur LE TEMPS. La manifestation a consisté en « une exposition de peintures, gravures et photographies, une installation vidéo interactive, une mise à l'écoute d'une création sonore, un film "Témoignages" réalisé spécialement pour l'événement, un spectacle de théâtre d'improvisation, une suite de rencontres, débats, exposés scientifiques, une série d'interventions pédagogiques et la réalisation d'une œuvre monumentale in situ, peinture et sculpture en bois, pendant les quatre premiers jours de l'événement ».
Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, la Mairie du IVe arrondissement de Paris a présenteél’exposition Lignes éveillées, avec des tableaux et photographies de quatre artistes : Samuel Ackerman, Masha S. Schmidt, Vladimir Kara et Vladimir Sichov. Une exposition collective et pluridisciplinaire autour de la question Comment transmettre les pensées personnelles lorsqu’on est porteur de deux cultures ?

Le samedi 17 mars 2012, à 17 h, la conférence « Existe-t-il une littérature russophone? » a été animée par Galia Ackerman. Elle est organisée par l'association Artkara et la Librairie du Globe.

« Depuis quarante ans, des milliers d'écrivains originaires de la Russie se sont installés en Israël, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne. S'ils continuent d'écrire en russe, ils sont devenus des citoyens à part entière de leurs pays d'accueil, avec une vision du monde qui découle à la fois de leur expérience russe et de leur intégration dans des sociétés tout à fait différentes. Et même leur russe, souvent très riche et pur, n'est plus celui de la métropole : il a évolué différemment, s'enrichissant des intonations et des rythmes étrangers. Comment définir cette littérature, tel est le débat ».

Cette conférence a réuniMaria Rybakova, écrivaine russo-américaine (traduit en France), Leonid Guirchovitch, écrivain russo-allemand (traduit en France), Luba Jurgenson, écrivaine, traductrice, chercheuse (Paris), Christine Zeytounian-Beloüs, poète, traductrice, artiste (Paris) et François Deweer, directeur de la librairie du Globe, éditeur.

La galerie Saphir présente l'exposition collective en hommage à l'école de Paris : des "grands artistes en petits formats de l’Ecole de Paris des années 30 à nos jours avec Jean Adler, Maurice Blond, Jacques Chapiro, Isaac Dobrinsky, Abram Krol, Louis Lille, Lazare Volovick... et Vladimir Kara. Avec la participation exceptionnelle de Madame Lucienne Deschamps.

Depuis l’adhésion de huit nouveaux Etats à l’est de l’Europe à l’Union européenne en 2004, cette organisation régionale « s’est rapprochée de la Russie avec laquelle elle partage désormais une frontière commune ».

Conçu par l’association Artkara, le projet Les couleurs et les lettres, « s’inscrit pleinement dans la démarche de l’année France-Russie des langues et des littératures. En s’appuyant sur l’expérience d’écrivains, de peintres, de plasticiens et de musiciens russes résidant et travaillant dans l’hexagone, il entend illustrer la façon dont cette rencontre influe sur l’expression de leur art dans la forme comme dans le fond, donnant naissance à une sorte de troisième langue qui n’est pas le résumé ou la compilation des deux langues-mères, mais un nouveau langage. Une rencontre dont la confrontation avec des artistes français a été et sera le catalyseur ».

Dotée d’une culture particulièrement variée et exceptionnelle, la France, et particulièrement Paris, est « une seconde patrie de tous les peintres du monde, mais elle est aussi, plus spécifiquement, le pays où, au XXe siècle, sont arrivés des milliers et des milliers d’artistes cherchant plus souvent le refuge que la gloire ». Juifs fuyant les pogromes tsaristes, Russes échappant à la révolution, Soviétiques se libérant du stalinisme, dissidents des années 1970 chassés de l’URSS ou exilés volontairement du régime communiste, artistes ayant fait le choix de s’installer en France depuis la chute du communisme afin de bénéficier « d’une atmosphère artistique incomparable et de fuir le matérialisme brutal de la Russie postcommuniste »... Tous, ils « ont développé un amour de la France, de la langue et de la culture françaises, malgré leurs vies difficiles, rarement heureuses ».

L’exposition « explore ce sentiment d’appartenance à deux cultures, russe et française, cet attachement à la France et à sa langue, cette fusion de deux mondes qui crée à chaque fois, chez chaque artiste, un univers très particulier… Elle présente des artistes de la vague non-conformiste et postsoviétique qui ont choisi de vivre et de travailler en France, et ont enrichi la scène artistique française ».

La finalité du projet ? Contribuer à « l’échange entre ces deux pays en développant l’intérêt et un esprit de tolérance réciproques ainsi que le respect à l’égard de la diversité des langues, coutumes et traditions qui constituent la richesse des patrimoines culturels respectifs ». Renforcer les échanges pluriculturels, qui remontent à plusieurs siècles, en s’appuyant sur ce patrimoine artistique et culturel qui offre au monde, selon Milan Kundera, « le maximum de diversité dans le minimum d’espace ».

Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, l’Orangerie du Sénat a présenté en août 2012 l’exposition de peintures, sculptures et photographies Les Couleurs et les Lettres. A voir des œuvres de Oscar Rabine, Igor Chelkovski, Mikhail Roginsky, Boris Lejeune, Vladimir Sichov, Vladimir Titov, et Vladimir Kara.

Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, la galerie Russkiy Mir et l’association ARTKARA présentent du 5 au 28 septembre 2012 cinq artistes russes travaillant à Paris - Oscar Rabine, Igor Chelkovski, Boris Lejeune, Vladimir Sichov et Vladimir Kara – et « questionnant l’expression de leur art, dans la forme comme dans le fond, d’où surgit une troisième langue qui n’est pas le résumé des deux langues-mères, mais un nouveau langage ».

Paris vu par... Tel est le titre de l'exposition collective Paris vu par… proposée par la Galerie Saphir qui a retenu une sélection d'oeuvres de Yaël Braverman, Samy Briss, Miguel Fabruccini, Vera Gutkina, Pierre Pentchev, Masha Schmidt, Karel Steiner et Vladimir Kara.

« La Galerie Saphir manifeste un grand intérêt pour l’Ecole de Paris sans pour autant se limiter à ce courant. Avec l’exposition Paris vu, elle rassemble huit artistes d’origine étrangère qui rendent hommage à la ville qui les a accueillis. L’Ecole de Paris, débutée dans la capitale dès le tournant du XXe siècle, prend plus particulièrement son essor avec l’avènement du cubisme. Elle se constitue autour d’artistes venus du monde entier, très souvent Juifs, d’Europe centrale et orientale surtout - pour se fondre dans l’esprit révolutionnaire et de liberté des mouvements d’avant-garde. Ainsi comme l’Espagnol Pablo Picasso, le Japonais Foujita ou les Judéo-russes Marc Chagall, Haïm Soutine ou Jacques Lipchitz pour ne citer qu’eux,  tous deviennent parisiens. Bien que beaucoup vivent dans la misère, leur aura est telle de par le monde qu’ils sont de plus en plus nombreux à se joindre à ce courant », écrit Elie Szapiro.


Et d’ajouter : « Dans Paris vu par…, les artistes perpétuent l’esprit de l’Ecole de Paris. Comme leurs prédécesseurs, chacun, formé dans différentes académies et différents pays, est nourri de multiples influences qu’il mêle à ses propres expériences dans le bouillon de culture parisien. Ces travaux figuratifs s’écartent du réalisme à l’exception des photographies de Karel Steiner au profit de l’Expressionnisme. Comme il y a cent ans, ce style, le plus proche des émotions, est privilégié par les artistes Juifs originaires d’Europe de l’Est ou ceux qu’ils ont formés. De sorte que, loin de la carte postale, chacun à sa manière projette ses impressions de la ville, au risque de la rendre méconnaissable... Avec leurs vues de ponts, de très loin ou très près, de jour comme de nuit, les paysages de Vladimir Kara passent de la couleur au gris, de l’aspect végétal au minéral, pour recouvrir la notion d’entre-deux, d’incertitude, chère à l’artiste... Dans la variété de cet ensemble, les artistes se centrent sur l’architecture bien que celle-ci, de leur fait, soit souvent brouillée ou vague. Cette empreinte humaine est cependant souvent démentie par le manque ou l’isolation de personnages à peine esquissés. Les couleurs aussi sont absentes ou au contraire saturées, improbables. Il en ressort de communes notions d’irréalité, de langueur voire de déréliction qui touchent à l’aspect onirique de la mémoire. Au début du XXIe siècle, la ville-lumière semble ainsi ramenée à l’état de fantasme par les artistes qui s’y sont implantés ». Des « œuvres à la fois symboliques et cependant empreintes encore de cet expressionnisme qui fut une des marques de l'Ecole de Paris, avec des jeux très subtils d'accords presque monochromes ».

Un point commun entre Yaël Braverman, née à Jaffa (Israël,) Miriam Briss, née à Nimègue (Pays-Bas), Samy Briss, né à Jassy (Roumanie) et Vladimir Kara, né à Moscou (Russie) ? Porteurs de cultures différentes, ces quatre artistes ont élu Paris pour y vivre et travailler. Ils rendent hommage à cette ville. A l’aube du XXe siècles, « l’école de Paris » a attiré des artistes du monde entier. Un siècle plus tard, ces quatre artistes confirmés, à la carrière internationale, « présentent leurs œuvres autour du thème songes citadins, où rêves et élans poétiques se croisent ».

En décembre 2012, la galerie Saphir présente l'exposition collective « Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination » avec Bosselin, Briss et Kara. Le «  vitrail, dans l’histoire des arts plastiques en Europe, précède de plusieurs siècles la peinture de chevalet : les bleus de Chartres illuminent les cathédrales bien avant que Léonard de Vinci ait emprisonné les transparences de la lumière toscane dans le sfumato de la Joconde. Pourtant, aujourd’hui, les expositions de vitraux sont rares, et plus rares encore celles qui, comme aujourd’hui à la Galerie Saphir au Marais, confrontent vitraux, aquarelles et peintures ».

La galerie Russkiy Mir présente Lumière de l'aquarelle. « La musique de l'aquarelle est celle des flocons de neige fondant au soleil du printemps, du tintement léger du cristal, du chant des oiseaux. Aucun autre art visuel ne saurait rendre cette perception fine, fraîche et transparente du réel. Alors que ce sont précisément ces qualités qui donnent à l'aquarelle la profondeur tridimensionnelle et qui créent l'impression du volume. L'aquarelle est comme une musique silencieuse ou la musique du plaisir. L'aquarelle est source de bonne humeur, une occasion de communication avec le jeu vivant, vibrant, perpétuel de la lumière. C'est la célébration de la lumière et des couleurs qui ne ternissent ni ne meurent jamais... Le travail de l'aquarelliste ressemble à celui du joailler – un mouvement imprécis du pinceau est irréparable. Cette pureté cristalline de l'aquarelle exige de l'artiste une approche particulièrement attentive… L'exposition vous présente les travaux de quatre artistes russes: Illarion Golitsyne, Vladimir Kara, Marina Nikolaéva et Dinar Moussine. Chacun d'entre eux a sa manière propre d'utiliser la technique de l’aquarelle mais ils ont en commun la légèreté et la finesse graphique d'exécution… La technique de Vladmir Kara est légère, enlevée. Tous les objets représentés sont reconnaissables mais privés de leur grossière matérialité. Ils semblent flotter en apesanteur. Ses aquarelles donnent l'impression d'esquisses instantanées avec une palette de couleurs pures », écrit Rénata Clavien.

La Librairie-Galerie Les Mots à la Bouche présente l'exposition L'amour dans tous ses états avec notamment des oeuvres figuratives de Vladimir Kara. L’association ARTKARA réunissant des artistes Russes à Paris et l’association « Russie-Libertés », qui se bat pour la Défense des Droits de l’Homme en Russie, vous invitent à l’inauguration de cette "exposition militante" dont le communiqué de presse soulève des interrogations. tant il occulte des questionnements justifiés en particulier sur le "mariage pour tous". Je n'ai pas pu voir l'exposition L'amour dans tous ses états. Après avoir loué le projet de loi française sur le "mariage pour tous", le communiqué de presse de cette exposition stigmatise une loi votée en janvier 2013 et "ouvertement homophobe": la "Douma russe a adopté à la quasi-unanimité une loi punissant tout acte public constituant « de la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs ». Une loi de discrimination, mais aussi de harcèlement visant à interdire la libre expression des sentiments et des droits de chacun dans l’espace public et à soumettre les homosexuels à des risques de dénonciation ou de chantage à la fois dans l’espace public et privé car les autorités peuvent toujours arguer de la présence de mineurs dans ces lieux". Ces louanges de la proposition de loi française et ces critiques contre cette loi russe ne convainquent guère, car cette dernière réprime aussi la pédophilie et ce projet de loi française suscite des critiques fondées. Ne pas l'indiquer dans ce communiqué surprend.

Dans le cadre de La Palette russe, la I-Gallery a présenté 30 ans après, et Intérieur Extérieur, expositions collectives avec des œuvres notamment de Vladimir Kara, Igor Bitman et Yana Bystrova, puis « Continuité », exposition d'œuvres peintes de Vladimir Kara.

En 2013, la galerie Russkiy Mir a montré une sélection d'œuvres peintes de Vladimir Kara, puis du 12 novembre au 4 décembre 2013, elle présentera, avec l'Association des artistes russes à Paris, Interactions, exposition où dialogueront des œuvres de Vladimir Kara et Masha S. (Schmidt).

"En peinture, c'est généralement par le dessin que tout commence... C'est pourtant la première fois que j'expose des dessins, en compagnie de trois grands artistes. La première fois, parce que le dessin est le domaine de la recherche et de l'intimité, celui du "work in progress", des tâtonnements et des lumières soudaines, et qu'il me fallait me sentir suffisamment maître de mon travail pictural pour mettre à nu le fil qui relie l'un à l'autre", écrit Vladimir Kara.

En mars 2014, la I-Gallery a présenté l'exposition  collective « Les quatre » où ont dialogué des dessins figuratifs inédits de Vladimir Kara avec des dessins et tableaux d'Oscar Rabine, Vladimir Titov et Samvel Hovhannissyan. 

En juin 2014, l'association Le Pont des Arts et La Palette Russe ont présenté à la Salle d'Armes du Pont de l'Arche (Eure) des œuvres récentes figuratives du peintre Vladimir Kara, artiste russe vivant et travaillant à Paris.  Certains tableaux expriment une solitude dans un décor élégant.

Le 30 juillet 2014 à 18 h, à l’Espace artistique de Nyons (Drôme), le peintre Vladimir Kara "réalisera en direct une oeuvre peinte, et sera accompagné par le duo de musique contemporaine DLSI (Duo pour la Libération du Son et de l'Image) Gérard Pape et Olga Krashenko". 

Du 12 juillet au 24 août 2014, dans cet Espace, et dans le cadre de Frontières NomadesVladimir Kara, peintre, Alain Depoorter, sculpteur et Simone Bigot-Moonens, sculpteur "dialoguent et juxtaposent leurs travaux dans un même espace, les couleurs vibrent, les formes entrent en relation, les expressions interagissent.  Ces trois artistes venus d’horizons différents (Russe, Belge, Française) présentent leur travail réalisé en tout ou en partie à Nyons, où ils ont des attaches et où ils sont accueillis à bras ouverts. Si l'Art aide à mieux comprendre la vie, c'est bien parce que les artistes en livrent un regard personnel, mélange d’intuitions et de langages intrinsèques. Leurs approches, abstraite ou figurative, leur permettent d’élargir leurs recherches et d’offrir avec la sensibilité qui leur est propre une vision intime du monde".


La galerie La Valse a présenté l'exposition collective "En contrepoint" Peinture-Sculpture, avec notamment des peintures de Vladimir Kara (18 septembre-15 octobre 2014). La Palette Russe a débuté la saison 2014-2015  avec l’exposition collective « En Contrepoint » avec des oeuvres de Faïna Kremerman, Masha Schmidt, Daria Sourovtseva,  Konstantin Altunin et Vladimir Kara. « De la musique avant toute chose… » Quatre peintres et un sculpteur composent un quintet éphémère et leurs œuvres respectives, en contrepoint les unes des autres, dialoguent, se répondent, s’opposent, se repoussent, jurent les unes avec les autres avant de s’exalter mutuellement. Notes, couleurs, tons, sons, gestes, rythmes et mouvements, phrases et figures, reliefs et aplats, lumières et matières, c’est la java du langage, la saga de l’expression, l’odyssée, toujours recommencée, des formes… », a écrit Roland Hélié.

Le 3 octobre 2014, à 19 h 30, Vladimir Kara a créé une oeuvre picturale en public et en ambiance musicale. "A quelques rares exceptions près, les tableaux naissent dans le secret des ateliers. Il en va de même des œuvres de Kara qui, exceptionnellement, vous propose de lever un coin du voile, d’assister à la création d’une toile. Accompagné par un duo de musiciens - Masha Lankovsky (violon) Dima Tsypkin (violoncelle) - il va peindre un tableau.  Ainsi pourrez vous toucher du doigt l’une des vérités de l’art : « Si au début il n’y a rien, à la fin, il y a une œuvre. » Osez assister, en direct, à ce très mystérieux tour de passe-passe".


La galerie Russkiy Mir a présenté l'exposition individuelle de peintures de Vladimir Kara (25 octobre-6 décembre 2014). Acronyme américain, VUCA signifie Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity. "Dérivé du vocabulaire militaire. VUCA est un outil pratique de prise de conscience et de volonté de réagir". (Yana Bystrova).


La Mairie du VIIIe arrondissement de Paris a accueilli l'exposition collective Art et parenté, avec notamment des œuvres de Vladimir Kara. "Aucune œuvre d’art ne s’inscrit sur une page blanche. Chacune raconte une histoire en filigrane : que l‘on soit peintre, sculpteur ou photographe, de quel artiste, de quel maître est-on le fils, l’émule, l’héritier ou le liquidateur ? Un bon moyen d’essayer de comprendre l’alchimie mystérieuse qui donne vie aux créateurs est d’observer ce qui se transmet ou pas au sein des familles d’artistes.  L’exposition mettra ainsi côte à côte les œuvres des parents et celles de leurs enfants en aidant les spectateurs à déchiffrer leurs influences réciproques". Les auteurs représentés : Alexander Kara-Ivanov/Vladimir Kara, Meir Axelrod/Michail Yahilevich, Walter Steiner/Karel Steiner, Pierre Dupont/Laurent Dupont, Inga Kozlova/Lev et Veniamin Kazachenko, Oscar Rabine/Alexandre Rabine, Abram Nitsberg/Julia Nitsberg.

Pour ses 35 ans, la galerie Saphir a présenté Arrêt sur couleurs, exposition individuelle de Vladimir Kara, à partir du 28 novembre 2014. « Arrêtons-nous un instant sur la couleur, comme si n’existait aucun autre choix, comme si elle était ce qu’il reste quand il ne reste rien des pensées, des sentiments, des mots... » 



Du 4 au 6 décembre 2014, la galerie Aleyne a présenté une exposition collective de dessins et de photographies, dont des œuvres de Vladimir Kara. Vernissage le 5 décembre 2014 à partir de 18 h. 


A l’occasion de l’exposition Les mots peints,  l'Espace Sorano a accueilli le 11 décembre 2014 à 19 h la performance de ʺLive Paintingʺ au cours de laquelle Macha Kouznetsova, comédienne et chanteuse,  accompagna le geste pictural de Vladimir Kara. 


 Celui-ci "a exposé dans des lieux prestigieux comme le Palazzo Lenzi, l’Institut français à Florence, le musée MOCA à Pékin,  mais aussi dans de nombreuses galeries dans le monde : l’Inter Art Gallery à New York, la Galerie Modevormgeving à La Haye, la Galerie Dialogue à Genève, la Galerie Anderes Ufer à Berlin et bien entendu à Paris à la Galerie Saphir et à la Galerie Mir". En 2012, il a exposé au sein d’expositions collectives notamment à l’Orangerie du Sénat (Jardin du Luxembourg). « Décalés dans l’espace, dans une arrière-salle, près d’une fenêtre, au bout d’une ligne de fuite, d’une jetée, sur un balcon suspendu dans un non-lieu, sur un rivage, partout où est l’ailleurs, les personnages attendent, seuls ou en couple, ils dialoguent sans mots, parallèles et ensemble à la fois, ils se disent adieu, ils disparaissent parfois totalement au profit d’une nature morte au parfum antique, d’un paysage désert… Une douce tristesse chante toujours sa petite musique, il y a toujours une lueur, la lueur d’un ailleurs, d’un rêve éternel», a écrit Sabine Valici-Bosio, journaliste.


Le 11 décembre 2014, à 19 h, accompagné par Macha Kouznetsova, chanteuse et  comédienne qui mène une double carrière en France et en Russie, au théâtre et dans des formations musicales, Vladimir Kara a présenté Work in Progress. "Au départ, une toile vierge et une palette de couleurs : Vladimir Kara se met au travail comme s’il était dans son atelier, mais en présence du public. Une occasion de découvrir la maîtrise technique, une approche esthétique et une inspiration sur le vif". A l’occasion de l’exposition Les mots peints,  l'Espace Sorano a révélé la performance de ʺLive Paintingʺ au cours de laquelle Macha Kouznetsova, comédienne et chanteuse,  a accompagné le geste pictural de Vladimir Kara.


Les associations ARTKARA, La palette Russe et la Galerie "La Valse" ont montré l’exposition collective "Dans les petits papiers des peintres", avec des oeuvres de Macha PoynderDaria SurovtsevaMasha SchmidtSamy Briss et Vladimir Kara (8 janvier-14 février 2015).  "Vénérable papier, fibre arrachée à la nature et transformée en pâte séchée depuis des millénaires pour y consigner nos graffiti enfantins, nos émotions, notre mémoire, nos rêves, nos doutes, notre vision du monde. Il est à la fois le dépositaire de l'intime et du public, de l'instantané et de l'élaboré, de l'ébauche et de l'oeuvre finie. C'est pourquoi, malgré la concurrence vorace du numérique, il continue de s'ancrer dans la vie de chacun, vecteur partagé par le spectateur comme par l'artiste et donc chemin possible d'une complicité et d'une approche au plus près de la démarche créatrice". Vernissage le jeudi  8 janvier 2015. Le 13 janvier 2015, dès 20 h, la galerie La Valse a accueilli une expérience picturale et musicale avec Vladimir Kara.

La galerie Noëlle Aleyne a proposé l'exposition « Couleurs du silence » de Vladimir Kara (9 avril-9 mai 2015). « Arrêtons-nous un instant sur la couleur, comme s'il n'existait aucun autre choix, comme si elle était l'unique matériau à disposition pour s'exprimer comme si elle était ce qu’il reste au-delà des idées, des sentiments, des mots... Vladimir KARA nous livre une peinture généreuse, à la fois poétique et forte. Il aime mettre en lumière des sujets mythologiques ou bibliques à travers une palette de rouges éclatants ou de gris bleutés magnifiquement nostalgiques. Par la douceur des formes, l’assurance du trait qui souvent se veut ligne, il évoque avec élégance un ailleurs, un couple, l’idée délicieuse du temps suspendu ».

La galerie Noëlle Aleyne présenta ensuite l'exposition collective Paysages urbains. Interactions sur nos comportements (21 mai-20 juin 2015). Le 13 juin, à 17 h est prévu un Live painting par Vladimir Kara, square Léonor-Fini en compagnie des musiciens de jazz de La Bringuebale. Cet artiste était présent les jeudi, vendredis, samedis et dimanches de 15 h à 19 heures.


L'association Palette russe a présenté l'exposition collective Songes citoyens-Hommage à Paris, avec notamment des œuvres de Vladimir Kara. Elle "organise, pour la première fois, une grande exposition internationale, ouverte à dix artistes originaires de différentes cultures et d’horizons multiples qui ont choisi Paris comme lieu de vie et de travail, rendant ainsi hommage à cette ville, capitale culturelle mondiale. Depuis le début du XXème siècle, Paris a attiré des artistes venant des quatre coins de la planète. Cette ville culturelle continue à aspirer les énergies et reste une lumière depuis plusieurs générations".

"Un siècle plus tard, Paris garde son attrait exceptionnel pour les artistes. Aujourd’hui, nous souhaitons présenter dix d’entre eux, issus de contrées différentes, qui se réunissent dans un lieu prestigieux pour rendre hommage à la ville éternelle. La Fondation Alliance française, lieu ouvert par excellence au monde et à la culture, accueille leurs dernières œuvres autour du thème des « songes citadins », où rêves et élans poétiques se croisent entre les grands boulevards, la Seine et la tour Eiffel. C’est donc bien Paris en partage, Paris comme lieu de rencontres, Paris comme symbole de la création qui unit cette palette et cette diversité d’artistes aujourd’hui réunis autour d’un lieu unique. Chacun d’eux repartira porter ces « songes citadins » au sein d’une capitale européenne ou mondiale. L’exposition sera proposée aux Alliances françaises de différentes contrées qui pourront montrer la diversité de la création artistique et l’influence de Paris rêvé à travers le monde. Les artistes participants d’origine américaine, chinoise, russe et française sont Nathan Chantob – Julien Claustre – Vladimir Kara – Faïna Kremerman, Suntta Li – Marcus McAllister – Macha Schmidt – Vladimir Sichov".

Vladimir Kara présenta ses œuvres récentes dans son atelier sous les toits les 27 mai de 18 h à 21h , 28 et 29 mai 2016 de 13 h à 21 h. Ecrire à info@artkara.com.

La Galerie Fert a programmé une exposition d’œuvres de Vladimir Kara (13 juillet-25 août 2016).

« C'est en faisant appel à un vocabulaire symbolique et figuratif que je tente de résoudre la problématique perpétuellement renouvelée posée par la surface picturale. Dans une importante partie de mon œuvre, je cherche à mettre en lumière la manière dont les sujets mythologiques et bibliques – toujours contemporains – sont construits et à réinterpréter dans la langue d'aujourd'hui les questions éternelles qu'ils mettent en scène. »

La galerie Noelle Aleyne présenta l'exposition « Vladimir Kara : Vertical » (1er décembre 2016- 7 janvier 2017). "Le peintre russe Vladimir Kara explorait ce format singulier. Réfléchir autour d'un format, voir comment il incite à réaménager son langage créatif, ses motifs et ses obsessions: telle est la démarche proposée par Vladimir Kara pour sa nouvelle exposition dans la lumineuse galerie Noëlle Aleyne, au coeur du Marais. Le peintre russe choisit la verticalité, une expérience assez rarement pratiquée par les artistes, dont l'élégance est pourtant indéniable".

"Émigré en France dans les années 1980, Vladimir Kara décline dans ses toiles mélancoliques et contemplatives un quotidien qui revêt sous son pinceau des dimensions bibliques ou mythologiques. La simplicité devient mystère, la ligne synthétique devient envol, l'espace aux couleurs harmonieuses devient voyage silencieux. Ses thèmes récurrents - figures humaines qui se rencontrent ou se séparent, arbres élégants s'étirant vers le firmament, architectures vertigineuses et intimes à la fois, objets du quotidien qui parlent en creux de l'humain, fleurs qui témoignent de la fragilité du monde - mille fois renouvelés racontent à chaque fois une histoire différente et une quête identique".

La "mise en scène et en forme (Kara a d'ailleurs travaillé comme scénographe) joue donc un rôle très important. C'est pourquoi la recherche de la verticalité n'est pas purement formelle: «Je parcours un nouveau chemin où l'espace devient plus étroit, mais s'allonge à l'infini. Dans cet espace ascensionnel, les formes, les sensations, les émotions, tout s'étire vers le haut pour renouveler le regard, pour hausser la vision» raconte le peintre".

La Galerie de Buci a proposé l'exposition collective La Correspondance... "Dès le premier regard posé sur les œuvres abstraites de Li Suntta (Chinois), apparait avec évidence une correspondance avec les toiles figuratives de Vladimir Kara (Russe). Par la force de son trait rythmé par l’énergie de la couleur, renouvelant de la sorte la tradition chinoise, le premier donne à ses peintures une évidence quasi figurative. Par sa ligne elliptique qui dissout les personnages et les paysages, l’intérieur et l’extérieur, dans un même espace transcendé, le second donne à ses tableaux une apparence presque abstraite. Dans cette nouvelle « entente cordiale » entre l’abstraction et la figuration, les formes et les couleurs se rencontrent et se créent des correspondances inédites".

La Galerie Noëlle Aleyne présente l'exposition "Variations sur le thème"-Peintures et sculptures avec des tableaux de Vladimir Kara.


 Elie Szapiro, Repaires Repris. Éditions Galerie Saphir. Novembre 2011. 80 pages grand format.

Du 21 février au 4 mars 2017. Vernissage le jeudi 23 février
A la Galerie de Buci 
73 rue de Seine, 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 53 22 
Du mardi au samedi de 11 h à 13 h / de 14 h 30 à 19 h. Dimanche  et lundi  sur RDV

Du 9 novembre au 3 décembre 2017
Du 1er décembre 2016 au 7 janvier 2017Vernissage jeudi 1er décembre 2016 de 18 h à 21 h. 
Du 9 avril au 9 mai 2015. Vernissage le 10 avril à partir de 18 h.
Du 11 décembre 2014 au 17 janvier 2015
18, rue Charlot. 75003 Paris
Tél. : 01 42 71 89 49
Les jeudis, vendredis et samedis de 13 h 30 à 19 h
Vernissage les 5 et 12 décembre 2014 à partir de 18 h.
Vernissage le 4 juin 2015 à 18 h. 

Du 13 juillet au 25 août 2016
A la Galerie Fert 
30, place du Dr. Bourdongle. 26110 Nyons
Du mardi au dimanche de 10 h à 13 h et 15 h à 19 h

Songes citoyens-Hommage à Paris
Du 5 au 15 avril 2016
A la Fondation Alliance française
101, boulevard Raspail, 75006 Paris
De 9 h à 11 h

Du 18 septembre au 15 octobre 2014
41, rue des Tournelles. 75003 Paris
Du mardi au dimanche de 15 h à 18 h. Vernissage en présence des artistes le 18 septembre à 18 h.

Les mots peints
Du 1er au 18 décembre 2014
A l'Espace Sorano
16, rue Charles Pathé. 94300 Vincennes
Tél: 01 43 74 73 74 

Art et parenté 
Du 24 novembre au 6 décembre 2014
Mairie du VIIIe arrondissement de Paris
3, rue de Lisbonne. 75008 Paris. Vernissage le 25 novembre 2014 à partir de 18 h


A partir du 28 novembre 2014. Vernissage le 27 novembre de 17 h à 21 h
« Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination »
Du 5 décembre 2012 au 15 février 2013. Vernissage le 11 décembre 2012 de 17 h à 20 h
A la galerie Art-Mode® Saphir Monceau
69, avenue de Villiers, 75017 Paris

Du 25 octobre au 6 décembre 2014. Vernissage le 25 octobre 2014 à partir de 18 h.
Du 12 novembre au 4 décembre 2013Interactions. Vernissage le 13 novembre 2013 dès 18 h
7, rue de Miromesnil. 75008 Paris
Tel : +33 1 44 71 07 41
Du mardi au vendredi de 11 h 30 à 18 h 30
Du 12 décembre 2012 15 janvier 2013. Vernissage le 12 décembre 2012 à partir de 18 h
Du 5 au 28 septembre 2012. Vernissage le 5 septembre 2012 à 18 h 30
Du 15 mai au 3 juin 2013. Vernissage le 15 mai à partir de 18 h

Le 30 juillet 2014
A l’Espace artistique
 6, place Joseph Buffaven. 26110 Nyons 
Vernissage en présence des artistes le 12 juillet à 11 h.

Du 13 au 15 juin 2014
A la Salle d'Armes (près de l’église)
rue Antoine. 27340 Pont de l'Arche 
Tél. : 06 09 52 57 32
De 10 h à 19 h 30

Les quatre
Du 4 au 23 mars 2014
A la I-Gallery
12, rue Durantin. 75018 Paris
Tous les jours, sauf le lundi, de 16 h à 20 h et sur rendez-vous 0663874209
Vernissage le 7 mars 2014 de 18 h à 21 h

Continuité. Du 17 octobre au 10 novembre 2013. Vernissage le 19 octobre 2013 de 18 h à 21 h.
Intérieur-Extérieur. Du 2 au 28 juillet 2013. Vernissage le 2 juillet 2013 à 18 h 30
La Palette russe. 30 ans après. Du 20 mai au 15 juin 2013
A la IGallery
12, rue Durantin. 75018 PARIS
Tous les jours sauf le lundi de 16 h à 20 h, et sur rendez-vous
Vernissage le 23 mai 2013 de 19 h à 22 h. Portes ouvertes le 8 juin 2013 de 16 h à 20 h.

Du 25 avril au 14 mai 2013
6, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. 75004 Paris
Tél. 01 42 78 88 30
Ouverte du lundi au samedi de 11 h à 23 h, dimanche de 13 h à 21 h

« Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination »
Du 5 décembre 2012 au 15 février 2013. Vernissage le 5 décembre 2012 de 17 h à 21 h
Repaires repris. Jusqu'au 31 janvier 2012. Vernissage le 4 décembre 2011 de 17 h à 20 h. Finissage le 29 janvier 2012 de 17 à 20 heures (cocktail)
« Patrimoine et modernité : l’ère du numérique ». En septembre 2011. Vernissage le 18 septembre 2011 de 17 h à 20 h
Frontières nomades. Jusqu’au 20 janvier 2011
69, rue du Temple, 75003 Paris
Tél. : 01 42 72 61 19
Du dimanche inclus au jeudi de 13 h à 19 h, le vendredi sur rendez-vous

Du 17 octobre au 16 novembre 2012
39, rue Broca, 75005 Paris
Du lundi au jeudi de 10 h à 19 h. Vendredi de 10 h à 15 h
Tél. : 01 43 31 93 60
Vernissage le 17 octobre 2012 à 18 h

Du 15 août au 26 août 2012
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou : 19bis, rue de Vaugirard, 75 006 Paris
Entrée libre, tous les jours de 12 h à 20 h
Vernissage le jeudi 16 août à 18 heures

Du 12 au 18 mars 2012
Salle Jean-Mouly
Rez-de-chaussée, fond de cour ou par la rue du Pont Louis-Philippe
2, place Baudoyer. 75004 Paris
Tous les jours de 13 h à 21 h
Entrée libre
Inauguration le 12 mars 2012 à 18 h
Le samedi 17 mars 2012 à 17 h, la conférence « Existe-t-il une littérature russophone ? » sera animée par Galia Ackerman.

Du 21 février au 4 mars 2012
48, rue Vieille du Temple. 75004 Paris
Tous les jours de 12 h à 21 h
Entrée libre
Vernissage de l’exposition mardi 21 février 2012 à 19 heures

Visuels :
Vladimir Kara
« Couleurs du silence » Acrylique sur toile, 80 x 120

Vladimir Kara
Lumière bleu
acrylique sur bois
100x70

David Liver
Lumière
encre des chine sur papier
100x70

Vladimir Kara
Paroles tendres
acrylique sur bois
122x108

Oskar Rabin
Composition avec les portraits
huile sur toile
89x116

Mikhail  Roginsky
« S dobrym utrom »
Acrylique sur papier
70 x 95

Vladimir Kara
Dialogue
acrylique sur papier marouflé
100x70

Vladimir Kara
Bleu de Paris
acrylique sur papier marouflé
100x70

Vladimir Kara
Sur les terrasses, 2015
Acrylique sur toile
75 x 50

Vladimir Kara
Gardien du silence
Acrylique sur carton

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en janvier 2011, les 13 août et 3 décembre 2012, 21 mai, 14 octobre et 12 novembre 2013, 5 mars, 13 juin, 15 septembre et 24 novembre 2014, 7 janvier, 8 avril et 20 mai 2015, 11 avril, 27 mai, 12 juillet et 2 décembre 2016, 21 février 2017. Il a été modifié le 21 novembre 2017.