Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

mercredi 29 novembre 2017

« L’Einstein du sexe » par Rosa von Praunheim


Arte diffusera le 29 novembre 2017 « L’Einstein du sexe » (Der Einstein des Sex - Leben und Werk des Dr. Magnus Hirschfeld) par Rosa von Praunheim. « La vie fascinante de Magnus Hirschfeld (1868-1935), sexologue révolutionnaire et précurseur du mouvement gay  »  qui a combattu contre la persécution des homosexuels allemands soumis au paragraphe 175. Un « vibrant hommage » sans esprit critique.


« Fils d’un médecin juif, Magnus Hirschfeld (1868-1935) entreprend des études médicales en 1888 ».  Pourquoi Arte n'a-t-elle pas ajouté qu'il était allemand ?

Il « est choqué que la science considère l’homosexualité comme une maladie ».

Son « diplôme en poche, il ouvre un cabinet ».

« Une expérience traumatisante – le suicide d’un patient gay – le pousse à agir : il fonde en 1897 un comité scientifique pour la dépénalisation de l’homosexualité ».

Lors de la Première Guerre mondiale, Magnus Hirschfeld interrompt ses travaux de recherche et se dévoue comme médecin dans un hôpital de campagne.

La « pétition en faveur de la révision du Code pénal est signée par de nombreuses personnalités, mais le projet de loi présenté au Parlement est rejeté ».

La « République de Weimar va néanmoins permettre à Hirschfeld de travailler en toute liberté ».

« En 1919, il fonde à Berlin le premier institut de sexologie ».

« Les congrès internationaux, les initiatives politiques et les publications en faveur de la cause homosexuelle se multiplient. Mais Hirschfeld est victime d’une agression par de jeunes nazis en 1920… »

Magnus Hirschfeld quitte l'Allemagne pour donner des conférences aux États-Unis en 1931 et, suivant les conseils de ses amis, il demeure en exil, à Zurich et à Ascona en Suisse, puis à Paris et enfin à Nice.

Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, les nazis saccagent l'Institut de sexologie le 6 mai 1933. Les livres dont ils s'emparent sont brûlés dans des autodafés nazis.

À Paris, s'efforce vainement de recréer un nouveau institut de sexologie. En 1934, il s'installe à Nice, sur la Promenade des Anglais. En 1935, il y meurt d'une crise cardiaque le jour de son 67e anniversaire.

« Célèbre figure de la cause LGBT, le cinéaste allemand Rosa von Praunheim rend ici un remarquable hommage à celui qui fut le précurseur du mouvement gay ».

Un hommage sans esprit critique.


« L’Einstein du sexe » par Rosa von Praunheim
Allemagne, 1999
Image : Elfi Mikesch
Montage : Michael E. Shephard
Musique : Karl-Ernst Sasse
Production : Hessischer Rundfunk, ARTE, Argus Film Produktie, Rosa von Praunheim Filmproduktion
Producteur/-trice : Rosa von Praunheim
Scénario : Chris Kraus, Valentin Passoni
Avec Kai Schuhmann, Friedel von Wangenheim, Ben Becker, Wolfgang Völz, Otto Sander, Gerd Lukas Storzer, Olaf Drauschke, Tima die Göttliche, Pays :
Sur Arte le 29 novembre 2017 à 23 h 40

A lire sur ce blog :
Articles in English
Les citations sont d'Arte.

mardi 28 novembre 2017

« Qui va m’aimer désormais ? » par Barak Heymann et Tomer Heymann


 Arte diffusera le 29 novembre 2017 « Qui va m’aimer désormais ? » (Wer wird mich jetzt noch lieben?) par Barak Heymann et Tomer Heymann. « Rejeté par sa famille très religieuse à cause de son homosexualité, Saar tente de rentrer en Israël après des années à vivre pleinement son identité. Une relecture moderne de la parabole du fils prodigue ».

« Ushpizin » de Gidi Dar
« Mon fils » par Eran Riklis
« Pour mon père » de Dror Zahavi


Tomer Heymann est un réalisateur israélien né en 1970. Il a acquis la célébrité comme documentariste souvent primé : Bridge over the Wadi (2005-2006), Paper Dolls (2006), The Way Home (2009), Mr Gaga (2015), etc.

Avec son frère Barak il a fondé sa société de production, Heymann Brothers Films, et réalisé « Qui va m’aimer désormais ?  », sélectionné à la 66e Berlinale 2016 et distingué par le Prix du Public Panorama du meilleur documentaire.

« Il y a dix-sept ans, Saar a révélé à ses proches qu’il était homosexuel et, qu’il ne croyait plus en Dieu. Rejeté par sa famille, des juifs orthodoxes très pratiquants, et chassé du kibboutz religieux où il vivait, il s’est alors installé au Royaume-Uni, où il a construit une nouvelle vie autour de sa « deuxième famille », la célèbre chorale gay de Londres ».

« Déclaré séropositif suite aux excès d’une douloureuse rupture, le fils prodigue, désormais âgé de 40 ans, cherche à retourner chez lui ». 

« Entre peurs et préjugés, comment sera-t-il accueilli par les siens ? »

Pourquoi Arte diffusera-t-elle ce film à un horaire nocturne ?


« Qui va m’aimer désormais ? » par Barak Heymann et Tomer Heymann
Israël, 2013, 59 min
Sur Arte le 29 novembre 2017 à 0 h 30

« Jusqu’au dernier. La destruction des Juifs d’Europe », par Blanche Finger et William Karel

« Jusqu’au dernier. La destruction des Juifs d’Europe » est une série documentaire en huit volets réalisée par William Karel et Blanche Finger. Des documents, photos, films et témoignages souvent inédits, des images des lieux de mémoire tournées aujourd’hui pour une série aux objectifs ambitieux non atteints, et dont les deux numéros vus sont « arabiquement et islamiquement corrects ». Dans le cadre de la 18e édition du Mois du Film documentaire, le Cercil - Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv proposera l'épisode 5 de ce film (Zadig production, France, 2014, 54 minutes, VF). "En 1942, la déportation s'intensifie. Les ghettos de Lódz et de Lublin sont liquidés. Les Juifs que les SS jugent incapables de voyager sont tués sur place, les autres embarqués vers les gares et entassés dans des wagons à bestiaux comme de vulgaires animaux. Tous les biens laissés derrière eux sont récupérés par les nazis. L’argent est versé sur le compte d’une banque qui sert à financer les opérations de déportation et d’assassinat et à payer les chemins de fer allemands. En juillet 1942, la police française arrête des milliers de Juifs dont la plupart sont conduits au Vel d’Hiv, avant d’être envoyés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande puis déportés vers Auschwitz".


« Avec une unique question: comment, et non pourquoi, la « Shoah » a-t-elle pu être pensée, mise en place et exécutée, en Allemagne, mais aussi dans tous les pays occupés par le Reich et collaborationnistes ? Et un parti pris : recadrer le questionnement relatif à la Shoah dans une période où l’on voit simultanément les historiens approfondir leurs investigations et le discours public banaliser l’extermination des Juifs. En raison de sa nature et de son ampleur, le génocide perpétré par le régime nazi contre les Juifs de 1933 à 1945 a profondément marqué l’histoire contemporaine. Notre film va raconter comment la « Solution finale » est née de la volonté qu'eurent des hommes de détruire jusqu'aux cadavres, à la langue et à la mémoire d'autres hommes. Ce génocide - unique dans l’histoire par son caractère systématique - fut l’œuvre de toute une société moderne et industrielle, mobilisant l’ensemble des secteurs du régime et notamment les élites conservatrices, dont l’appui fut capital pour l’installation de la dictature nazie et l’accomplissement de ses forfaits », écrit ZED, un des deux producteurs de la série documentaire.

Rémy Pfimlin, alors président-général du groupe des chaines publiques France Télévisions, surenchérit :
« À l’heure où, ici même, l’on voit reparaître sans vergogne les bras levés, les croix gammées, où l’on crie de nouveau la haine dans les rues, où certains « révisent » l’Histoire, à l’heure où certains voudraient nous faire prendre le racisme et l’antisémitisme pour des opinions comme les autres, démonter de façon rigoureuse les mécanismes qui mènent de l’exclusion des populations juives à leur assassinat méthodique dans les charniers du front de l’Est, puis dans les chambres à gaz des camps d’extermination, est une entreprise à laquelle s’est attelée depuis toujours la télévision publique et que France 2 reprend avec une ambition inégalée. La portée de ces films est essentielle, l’histoire de la Shoah concerne la communauté entière, toutes les femmes et tous les hommes quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent. Son récit – minutieux, scientifique, irrécusable – ici porté par les plus grands historiens actuels devait être fait pour le grand public. Plus de dix autres chaînes dans le monde nous ont rejoints dans cette entreprise tant ce moment est d’importance ».
On comprend mal pourquoi France 2 a diffusé les deux premiers numéros de cette série-événement le 26 janvier 2015 à partir de 23 h 10, heure très tardive. Les deux numéros suivants ont été programmés en prime time sur France 2 et sur diverses chaînes européennes (ZDF, RTBF, TSR) pour le 70e anniversaire de la libération des camps d’extermination nazis. 

« La série s’intéresse également à ce qui a suivi l’ouverture des camps et à ce qu’a produit la destruction des Juifs d’Europe, depuis soixante-dix ans, à travers le monde », indique le dossier de presse  de cette série documentaire. Quid de l’inaction de l’Union européenne (UE) face à la résurgence sur son sol d’un antisémitisme assassin, unissant les extrêmes gauches et droites et la « rue musulmane » (Richard Landes) ? Quid de la « guerre politique » menée par l’Union européenne afin d’éradiquer l’Etat Juif si clairement analysée par l'essayiste Bat Ye’or ? Et qui se conjugue avec la « politique arabe » de la France.

Avant-première à l’UNESCO
Le 21 janvier 2015, la prestigieuse salle I du siège parisien de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture) a accueilli la soirée de projection en avant-première de deux des huit volets de la série documentaire « Jusqu’au dernier. La destruction des Juifs d’Europe » de William Karel et Blanche Finger.

L’assistance ? Composée de juifs et de chrétiens.

Dans leurs discours, Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, et Rémy Pfimlin ont évoqué la résurgence d’un antisémitisme meurtrier en évoquant les attentats contre l’épicerie cacher le 9 janvier 2015 et à l’école Ozar HaTorah à Toulouse le 19 mars 2012. Mais aucun des deux n’a désigné ce terrorisme comme islamiste.

Plus gênant : Rémy Pfimlin a occulté les vecteurs de cet antisémitisme, notamment le groupe médiatique qu’il présidait alors. Car c’est le JT de France 2 qui a diffusé le 30 septembre 2000 le blood libel iconique de l’Intifada II : le reportage controversé sur les "al-Dura" commenté par Charles Enderlin, alors correspondant de France 2 à Jérusalem, sur des images signées par le cameraman gazaoui Talal Abu Rahma.

Rarement, un documentaire sur la Shoah a été projeté dans un tel silence attentif et ému, perceptible aussi dans la minute séparant la fin du premier épisode du début du dernier volet.

« Les Juifs n’aimaient pas la Russie : ils l’ont fuie. Les Juifs n’aimaient pas la Pologne qui les persécutaient : ils l’ont quittée. Mais les Juifs allemands aimaient l’Allemagne », déclarait un historien.

A voir ces images inédites de la vie familiale de Juifs allemands heureux avant l’avènement du nazisme ou de l’exil de Juifs autrichiens, à entendre la voix off décrire le départ contraint des Juifs germanophones de leur terre natale, on ne pouvait pas ne pas dresser un parallèle avec la situation actuelle de Français Juifs envisageant leur futur exode. Et on avait le cœur serré.

A constater la rapidité vorace et la cruauté humiliante avec lesquelles les Nazis ont institué la spoliation des Juifs d’Allemagne, puis d’Autriche, on se disait que ce processus est déjà en place avec l’affaire du Dr Lionel Krief.

Les réalisateurs soulignaient les assassinats de masse contre les Juifs antérieurs à la conférence de Wannsee (20 janvier 1942).

Histoire tronquée
« Jusqu’au dernier. La destruction des Juifs d’Europe ». Les deux parties du titre de cette série documentaire se contredisent profondément. Pour les Nazis et leurs alliés et collaborateurs, notamment le grand mufti de Jérusalem al-Husseini, « Jusqu’au dernier » signifie « Jusqu’au dernier Juif, où qu’il réside : Europe, Afrique, Asie, etc. Le documentaire « La destruction des Juifs d’Europe » exclut donc une partie de ce projet génocidaire planétaire.

« La seconde moitié du XXe siècle a été d’une violence absolue avec les génocides au Rwanda, au Cambodge, etc. Les jeunes générations se demandent alors : « Qu’est-ce qui fait la spécificité de la Shoah ? Pourquoi est-ce plus grave ? Est-ce une question de nombre ? » La différence, c’est que la destruction des Juifs d’Europe implique une organisation systématique à l’échelle de tout un continent. Cette destruction ne s’adressait même pas à une profession ou à des gens engagés politiquement, mais concernait les Juifs ou « le Juif » », explique Blanche Finger, coréalisatrice avec William Karel de « Jusqu’au dernier. La destruction des Juifs d’Europe ». La différence, c’est que les génocidaires au Rwanda ne voulaient pas tuer les Tutshis vivant en France ou en Belgique, les Khmers rouges n’auraient pas déclaré une guerre à la France pour tuer les Cambodgiens qui y résidaient… Le but génocidaire des Nazis et de ses alliés musulmans était de tuer le peuple Juif, tous les Juifs où qu’ils soient : Europe, Afrique, Moyen-Orient…

Pendant quatre années, ces deux réalisateurs et leurs producteurs, Pawel Rozenberg et Céline Nusse, ont poursuivi un projet ambitieux dans l’espace : l’extermination des Juifs non pas européens ou en Europe, mais des Juifs d’Europe. Une distinction majeure qui induit l’écriture d’une Histoire différente, car englobant d’autres continents.

En effet, des pays européens étaient des puissances coloniales ou/et détenaient des mandats de la SDN (Société des Nations).

Ce documentaire devait donc englober non seulement l’Europe continentale, mais aussi les possessions de ces Etats européens plus ou moins éloignés de la métropole : par exemples, l’Afrique du Nord – départements français d’Algérie, protectorats de la France au Maroc et en Tunisie, le Congo belge, la Libye et l’Erythrée dominés par l’Italie fasciste, la Palestine sous mandat britannique, les Indes orientales néerlandaises (Nederlands-Indië en néerlandais, Hindia Belanda en indonésien) en Asie du Sud-Est et plus généralement la sphère de co-prospérité japonaise ou sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale, etc.

En juillet 2013, âgée de 78 ans, Anne-Ruth Wertheim, néerlandaise Juive née à Batavia (actuelle Jakarta), a témoigné sur son enfance en Indonésie, alors dénommée Indes orientales néerlandaises. Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant l’occupation de cet archipel par le Japon (mars 1942-août 1945), l’internement de Juifs avait débuté en 1943 : le Japon avait interné des Juifs de pays autres que ceux des Alliés - Etats-Unis, Grande-Bretagne, etc. -, par exemple du Moyen-Orient, dont l’Egypte. Le père Juif d’Anne-Ruth Wertheim avait été interné dans un camp pour Juifs néerlandais et autres civils. En janvier 1944, son épouse non-Juive et leurs enfants avaient été internés dans un camp spécifique à Jakarta. En septembre 1944, un officier japonais a intimé aux internés du camp: “Si une seule goutte de sang Juif coule dans vos veines, dîtes-le moi”. Les Juifs y avaient été battus, sous-alimentés… Ce qui a interrompu les règles et la croissance des enfants.

Cette histoire a été évoquée par le musée Juif historique d’Amsterdam dans l’exposition Selamat Shabbat. The Unknown History of Jews in the Dutch East Indies  (L’histoire inconnue des Juifs des Indes orientales néerlandaises).

Quid des Juifs en Afrique du Nord et au Moyen-Orient  ? Quid des Juifs en Afrique subsaharienne, dans les républiques d’Asie centrale ?

Sur la Turquie, l’historienne Corry Guttstadt a rédigé l'ouvrage incontournable Turkey, the Jews, and the Holocaust  (Cambridge University Press, 2013).

Las ! Le titre est contredit par le traitement tel qu’il apparaît dans ces deux volets visionnés qui relatent l’Histoire classiquement relatée, donc partielle.

Ainsi, ils n’envisagent la Palestine mandataire que comme terre de refuge des Juifs allemands. Et ils s’achèvent en alléguant que le 8 mai 1945 marque la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui est vrai pour l’Europe avec la capitulation du IIIe Reich. Mais c’est la capitulation du Japon, annoncée par l’empereur nippon Hirohito le 15 août 1945 et signée le 2 septembre 1945, qui a mis un terme définitif à la guerre lancée par les forces de l’Axe.

Cette vision restrictive des documentaristes empêche d’évoquer le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (TMIEO), désigné aussi Tribunal de Tokyo, Tribunal militaire de Tokyo ou Procès de Tokyo, et institué le 19 janvier 1946 pour juger les grands criminels de guerre japonais de la Seconde Guerre mondiale. Elle prévient tout parallèle intéressant entre le tribunal de Nuremberg et le TMIEO.

Et elle ne permet pas de comprendre pourquoi le grand mufti de Jérusalem Mohammed al-Husseini  était poursuivi par la Grande-Bretagne pour fait de collaboration et par la Yougoslavie comme criminel de guerre. Ni pourquoi la France, qui l’avait interpellé en Allemagne, avait facilité sa fuite au Caire (Egypte). Ni le révisionnisme  de l’Autorité palestinienne, notamment celui de Mahmoud Abbas (Abou Mazen)

On n’est donc que plus surpris, voire déçu pour ces raisons d’avoir visionné deux volets « arabiquement et islamiquement corrects ». D’autant que ces documentaristes se sont entourés d’une cinquantaine historiens européens, américains et israéliens réputés, dont des survivants de la Shoah.

Retracer l’Histoire dans toutes ses dimensions est-il possible sur le service public audiovisuel ? Ce ne l’est pas dans les manuels scolaires français. Ni dans les discours des dirigeants politiques. Ni par les dirigeants communautaires, avec la notable exception du 15 janvier 2015, dans l’émission C’est dans l’air sur France 5, quand le grand rabbin de France Haim Korsia a évoqué brièvement, mais maladroitement et hors-sujet, la légion Waffen-SS Handschar (Handžar, en bosnien) dans laquelle les soldats musulmans s’étaient enrôlés à l’appel notamment du grand mufti de Jérusalem Mohammed al-Husseini.

Une question déjà posée lors de la diffusion du documentaire « Les faussaires de l'histoire » de Michaël Prazan.

Ce sont des pans entiers de l’Histoire des Juifs sous la Seconde Guerre mondiale qui restent à écrire, par des historiens maîtrisant de nombreuses langues, dont notamment le Japonais, l’arabe, le persan, le russe et le turc, afin de consulter les archives de cette époque tragique au cours de laquelle six millions de Juifs ont été assassinés.

Dans le cadre de la 18e édition du Mois du Film documentaire, le Cercil - Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv proposera le 28 novembre 2017 à 18 h, l'épisode 5 de ce film (Zadig production, France, 2014, 54 minutes, VF). "En 1942, la déportation s'intensifie. Les ghettos de Lódz et de Lublin sont liquidés. Les Juifs que les SS jugent incapables de voyager sont tués sur place, les autres embarqués vers les gares et entassés dans des wagons à bestiaux comme de vulgaires animaux. Tous les biens laissés derrière eux sont récupérés par les nazis. L’argent est versé sur le compte d’une banque qui sert à financer les opérations de déportation et d’assassinat et à payer les chemins de fer allemands. En juillet 1942, la police française arrête des milliers de Juifs dont la plupart sont conduits au Vel d’Hiv, avant d’être envoyés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande puis déportés vers Auschwitz".
       
       
Série documentaire en huit volets réalisée par William Karel et Blanche Finger
Zadig Productions et Looks Film, avec la participation de France Télévisions / Toute l’histoire / TV5Monde / UKTV / ZDFinfo, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ZED , 2014, 8 x 52 minutes 
Unité documentaires France 2 : Fabrice Puchault et Barbara Hurel
Textes lus par Yvan Attal et Lambert Wilson
À partir du vendredi 9 janvier 2015 sur la RTBF
À partir du dimanche 18 janvier sur la RTS
À partir du lundi 26 janvier sur TV5 Canada
Diffusion sur France 2 :
Lundi 26 janvier 2015 à partir de 22 h 20 - Épisodes 1 et 2
Mardi 27 janvier à partir de 20 h 50 - Épisodes 3, 4, 5 et 6
Épisodes 7 et 8 le 3 février 2015
Sur Toute l'Histoire à partir de la soirée du 8 septembre 2015
Au Cercil - Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv le 28 novembre 2017

45 rue du Bourdon Blanc
Tél. : 02 38 42 03 91

A lire sur ce blog :
Articles in English
Les citations sont extraites du dossier de presse. Cet article a été publié le 26 janvier 2015, puis le 8 septembre 2015.

lundi 27 novembre 2017

« Nobody’s Business » par Alan Berliner


Arte diffusera le 28 novembre 2017 à 2 h 50 « Ça ne regarde personne » (Nobody’s Business), documentaire par Alan Berliner. « Virtuose de l'introspection filmée, le réalisateur Alan Berliner se confronte aux réticences de son père, Oscar, à évoquer le passé. Drôle et beau ». Un film sur les effets de la Deuxième Guerre mondiale sur les vétérans américains juifs et ceux du divorce sur les enfants d’une famille juive heureuse. Des traumas enfouis.


Né en 1956, Alan Berliner est un réalisateur américain né à Brooklyn et élevé dans le Queens.

Diplômé en cinéma, il réalise des documentaires souvent primés : First Cousin Once Removed (2013), Wide Awake, The Sweetest Sound (2001), Nobody’s Business (1996), Intimate Stranger (1991), et The Family Album (1986),

Le Museum of Modern Art de New York a présenté une rétrospective de son œuvre.

A la New School for Social Research in New York City, il enseigne un cours intitulé « Experiments in Time, Light and Motion ».

Distingué notamment par un Emmy Award de la National Academy of Television Arts and Sciences en 1998, Nobody’s Business mêle émotion et humour dans ce dialogue entre père et fils.

Alan Berliner « explore son histoire familiale en interrogeant son père, qui se prête au jeu tout en contestant le bien-fondé de l'intérêt de son fils pour un passé qu'il juge insignifiant. Un face-à-face difficile et intense, rythmé par des photos et des films de famille, qui finit par charrier une dimension universelle ».

« Ça va être long ? », interroge d'emblée le héros récalcitrant. « Une heure environ », rétorque sans se démonter le réalisateur ».

« Après un rapide décompte des secondes, le film d’Alan Berliner s’ouvre sur une photo en noir et blanc d’Oscar dans sa jeunesse. Le contraste entre l’image de cet homme séduisant se donnant en spectacle et la voix de ce vieillard qui refuse de se livrer est étonnant ».

« Personnage dur, froid et solitaire, Oscar s’est marié sans amour ».

« Aujourd’hui divorcé, il vit seul après avoir subi deux opérations du cerveau ».

« Plus proche de ses compagnons d’armée que de sa famille, il se moque de ses racines : « Tu fais un film avec du vent », prévient-il ».

« Mais Alan Berliner le harcèle et parvient à le pousser dans ses derniers retranchements ».

« Nobody’s Business » ne « cherche pas seulement à percer le mystère d'une vie humaine, il exprime l'amour et l’admiration d’un fils avec une résonance universelle ».

Oscar Berliner est décédé en 2001. Alan Berliner a ainsi rendu hommage à son père lors des funérailles :
« Mon père a eu une tumeur au cerveau au milieu des années 1960. Il a subi une opération chirurgicale pour enlever sa tumeur. Ce qui l’a rendu sourd d’une oreille, et a réduit sa sociabilité. Je me suis rendu compte qu’il avait cessé de sortir, de lire des livres, des journaux. Je l’ai amené voir un ophtalmologue. Mon père était terrifié par les médecins. J’ai alors appris qu’il était aveugle d’un œil. Apparemment, un glaucome avait détruit le nerf optique de son œil droit et attaquait l’œil gauche. J’étais furieux contre mon père. Pourquoi n’avait-il pas dit à Lynn ou à moi qu’il avait des problèmes de vision ? Il y a environ onze ans, il a eu une opération chirurgicale qui lui a fait perdre l’équilibre… Même dans les derniers jours de sa vie, il ne s’est jamais plaint de la douleur… Il a été mon champion  et il va me manquer. Merci à tous d’être venus ».
Pourquoi Arte diffuse-t-elle ce documentaire classique à cet horaire ?

Etats-Unis, 1997
Sur Arte le 28 novembre 2017 à 2 h 50

Visuel
Virtuose de l'introspection filmée, le réalisateur Alan Berliner se confronte aux réticences de son père, Oscar, à évoquer le passé. Drôle et beau.
© D.R.

A lire sur ce blog :
Articles in English
Les citations sont d'Arte.

Visionaries: Creating a Modern Guggenheim


Le Solomon R. Guggenheim Museum à New York a présenté l’exposition Visionaries: Creating a Modern Guggenheim (Visionnaires : Créer un moderne Guggenheim). Il soulignait l’esprit pionnier de six collectionneurs amateurs d’artistes d’avant-garde, dont Peggy Guggenheim. Dans le cadre de la 18e édition du Mois du Film documentaire, "Peggy Guggenheim, la collectionneuse", documentaire réalisé par Lisa Immordino Vreeland sera projeté les 28 et 30 novembre 2017.

A l’occasion du 80e anniversaire de la Solomon R. Guggenheim Foundation, l’exposition Visionaries: Creating a Modern Guggenheim présente plus de 170 œuvres provenant de la collection permanente du Solomon R. Guggenheim Museum, à New York, et de la Peggy Guggenheim Collection, à Venise.

En réunissant de nombreuses œuvres parmi les plus iconiques de la Fondation et des trésors artistiques moins connus, cette exposition explore les innovations d’avant-garde de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, ainsi que les activités révolutionnaires de six maîtres pionniers qui ont projeté dans la lumière certains des artistes les plus importants de leur époque et établi l’identité de la Guggenheim Foundation comme institution avant-gardiste. Parmi les artistes exposés, dont certains émigrés européens ont introduit à la fin des années 1930 des approches artistiques audacieuses : Alexander Calder, Paul Cézanne, Marc Chagall, Joseph Cornell, Edgar Degas, Max Ernst, Paul Gauguin, Alberto Giacometti, Vasily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger, René Magritte, Édouard Manet, Piet Mondrian, Pablo Picasso, Camille Pissarro, Jackson Pollock, Pierre-Auguste Renoir, Yves Tanguy et Vincent van Gogh.

Alchemy (1947) de Jackson Pollock, considéré parmi ses meilleures peintures et une icône célébrée de l’abstraction d’après-guerre, est présentée aux Etats-Unis pour la première fois depuis cinquante ans.

Accueillie dans la rotonde conçue par Frank Lloyd Wright et la Thannhauser Gallery dans la Tour niveau 2, l’exposition Visionaries: Creating a Modern Guggenheim présente les œuvres exceptionnelles du musée au travers des perspectives de six amoureux de l’avant-garde artistique qui ont rencontré la Guggenheim Foundation dès ses premières décennies d’existence et lui ont donné leur collection personnelle, entièrement ou en partie : Peggy Guggenheim, nièce de Solomon R. Guggenheim, Hilla Rebay, l’artiste peintre Katherine S. Dreier, le marchand d’art juif allemand Justin K. Thannhauser qui avait fui l’Allemagne nazie, le galeriste Karl Nierendorf.

Le premier de ces visionnaires s’avère le fondateur du musée, l’industriel Solomon R. Guggenheim (1861-1949), qui, grâce à sa conseillère, l’artiste Hilla Rebay née en Allemagne, s’est affirmé en grand champion de l’art non objectif – un axe d’abstraction aux objectifs spirituels, illustré par le travail de Vasily Kandinsky. Constitué dans le contexte de la crise économique et de la guerre dans les années 1930 et 1940, la collection moderne unique de Guggenheim a servi de base à sa Fondation, créée en 1937 afin d’encourager l’art, l’éducation artistique, et d’éclairer le public.

La « collection Solomon R. Guggenheim Foundation a été marquée par des acquisitions majeures de contemporains qui partageaient l’esprit pionnier de Guggenheim. Ces acquisitions incluent un ensemble de chefs d’œuvres impressionnistes et des débuts de l’Ecole de Paris de Justin K. Thannhauser, l’inventaire éclectique expressionniste du marchand d’art émigré Karl Nierendorf, les peintures et sculptures abstraites et surréalistes de l’auto-proclamée « art addict » Peggy Guggenheim, et des exemples des donations des artistes Katherine S. Dreier et Hilla Rebay, ayant joué un rôle important dans la promotion de l’art moderne en Amérique ».

L’exposition Visionaries: Creating a Modern Guggenheim a pour commissaire Megan Fontanella, commissaire aux Collections and Provenance, du Solomon R. Guggenheim Museum, avec la collaboration de Ylinka Barotto, commissaire adjoint, du Solomon R. Guggenheim Museum.

Instrumentalisation
Ce qui est gênant est l’instrumentalisation politique de cette exposition sur les œuvres d'art remarquables, généralement d'avant-garde, discernées, achetées, réunies par des collectionneurs avisés, éclairés.

Ainsi, Richard Armstrong, directeur du musée et de la Fondation Guggenheim, a déclaré lors du vernissage de cette exposition : « Ce n’est pas un secret : nous traversons une période au cours de laquelle des principes fondamentaux comme la tolérance et l’esprit critique sont contestés… De nombreux défis similaires ont été affrontés par certains des visionnaires de l’expression créatrice… Nous trouvons l’inspiration dans des individus dont les croyances sont que l’art peut changer le comportement humain ». Une référence claire à la politique du Président Donald Trump en matière d’immigration selon l’AFP. Un message réitéré sur la page Facebook  et sur le site Internet du musée Guggenheim. Comme si les deux époques étaient similaires ! Comme si les émigrés fuyant le IIIe Reich et notamment sa politique antisémite pour rejoindre l’Amérique et y contribuer à façonner l’art américain étaient similaires aux immigrés illégaux venant de pays soutenant le terrorisme ou véhiculant des idées contraires aux valeurs américaines.

Et Armstrong d’ajouter : l’exposition rappelle une époque pendant laquelle « des artistes et des marchands d’art ont fui une guerre précédente… et ont trouvé un refuge, un foyer et la liberté aux Etats-Unis ».

La politique du musée Guggenheim suscite des interrogations. Ainsi, le 27 mai 2016, Abraham Foxman, ancien directeur de l’Anti-Defamation League (ADL), a fustigé l’article Censorship in Israel de Chen Tamir, commissaire d’expositions israélienne, publié sur le site Internet du musée. Chen Tamir stigmatisait la « censure » et « l’occupation » israéliennes, « l’oppression » des Palestiniens, les « organisations paramilitaires qui espionnent les activistes et organisations droitsdel’hommistes, dont le groupe extra-politique Im Tirtzu », le ministres de l’Education Naftali Bennett et la ministre de la Culture et des Sports Miri Regev. Abraham Foxman a souligné combien cet article allait au-delà du débat sur l’art, et était politique : « Si le musée Guggenheim veut faire de son site web un lieu de discussion sur la censure, je peux lui donner une liste de 25 pays par lesquels commencer, et non Israël ».

Emirats Arabes Unis
Le 27 mai 2017, le site Elder of Ziyon a persiflé sur la gêne et l’hypocrisie du musée Guggenheim qui essaie depuis 2006 d’établir un gigantesque musée  à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis (EAU), et prévoyait l’ouverture en 2012. Un Etat qui impose une censure « islamiquement correcte » interdisant la nudité et le blasphème, alors que le gouvernement israélien refuse de financer avec l’argent public des événements délégitimant l’Etat d’Israël. Les Emirats arabes unis sont vraisemblablement réticents à l’égard d’un musée au nom à consonance juive

"Peggy Guggenheim, la collectionneuse"
Dans le cadre de la 18e édition du Mois du Film documentaire, "Peggy Guggenheim, la collectionneuse" (Peggy Guggenheim: Art Addict), documentaire réalisé par Lisa Immordino Vreeland (Dakota group, USA, 2015, 96 minutes, VO), sera projeté le 28 novembre au cinéma Le Clair à Thiviers et le 30 novembre 2017 au cinéma Grand Ecran à Saint-Vincent de Tyrosse.

"Libre et avant-gardiste, Peggy Guggenheim a traversé les bouleversements du XXème siècle aux côtés d’artistes qu’elle a fait connaître mondialement. Elle a notamment révélé le talent de Jackson Pollock, Alexander Calder ou encore Max Ernst. Des entretiens inédits de Peggy Guggenheim elle-même ainsi que des témoignages d’artistes et de critiques d’arts mettent en lumière la vocation et la vie tumultueuse de cette grande collectionneuse et icône de l’art moderne".

"Lisa Immordino Vreeland follows up her acclaimed debut "Diana Vreeland: the eye has to travel" with Peggy Guggenheim: art addict. A colorful character who was not only ahead of her time but helped to define it, peggy guggenheim was an heiress to her family fortune who became a central figure in the modern art movement. As she moved through the cultural upheaval of the 20th century, she collected not only art, but artists. Her colorful personal history included such figures as samuel beckett, max ernst, jackson pollock, alexander calder, marcel duchamp as well as countless others. While fighting through personal tragedy, she maintained her vision to build one of the most important collections of modern art, now enshrined in her venetian palazzo".

Du 10 février au 6 septembre 2017
1071 Fifth Avenue. New York, NY 10128-0173
Tel. : 212 423 3500
Du lundi au mercredi, jeudi et dimanche de 10 h à 17 h 45, samedi de 10 h à 19 h 45

Visuels : 
Couverture du catalogue
Piet Mondrian(1872-1944)
Composition No. 1: Lozenge with Four Lines, 1930
Oil on canvas
29 5/8 x 29 5/8 inches (75.2 x 75.2 cm); vertical axis: 41 3/8 inches (105 cm)
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, The Hilla Rebay Collection 
71.1936.R96

Edgar Degas
Dancers in Green and Yellow, ca. 1903
Pastel and charcoal on several pieces of tracing paper, mounted to paperboard, 98.8 x 71.5 cm
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, Gift, Justin K. Thannhauser, 1978

Constantin Brancusi
Little French Girl (The First Step [III]) (La jeune fille française), ca. 1914–18
Oak, 152.4 x 38.7 x 32.4 cm
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Gift, Estate of Katherine S. Dreier, 1953
© 2017 Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris
Photo: David Heald

Jackson Pollock
Alchemy, 1947
Oil, aluminum, alkyd enamel paint with sand, pebbles, fibers, and broken wooden sticks on canvas, 114.6 x 221.3 cm
The Solomon R. Guggenheim Foundation, Peggy Guggenheim Collection, 1976
© 2017 The Pollock-Krasner Foundation/Artists Rights Society (ARS), New York

Peggy Guggenheim seated on a Correalist Rocker, Surrealist Gallery, Art of This Century, New York, ca. 1942
From left: René Magritte, Voice of Space (La voix des airs, 1931); Leonor Fini, The Shepherdess of the Sphinxes (1941); Leonora Carrington, The Horses of Lord Candlestick (1938); and Joan Mirò, Dutch Interior II (Intérieur hollandaise, summer 1928)
© AP Photos Courtesy Solomon R. Guggenheim Foundation, New York, 2017

Solomon R. Guggenheim at the Plaza Hotel, New York, ca. 1937, with Rudolf Bauer’s Andante (from Tetraptychon: Symphony in Four Movements, 1926–30)
Photo: Underwood and Underwood Studios, New York, courtesy HvRF Archives

Justin K. Thannhauser in his private residence, New York, November 1957, with Pablo Picasso’s Fernande with a Black Mantilla (Fernande à la mantille noire, 1905–06, Solomon R. Guggenheim Museum) Courtesy ZADIK

Vasily Kandinsky
Composition 8 (Komposition 8), July 1923
Oil on canvas, 140 x 201 cm
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Solomon R. Guggenheim Founding Collection, By gift, 1937
© 2017 Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris

Pablo Picasso
Woman with Yellow Hair (Femme aux cheveux jaunes), Paris, December 1931
Oil on canvas, 100 x 81 cm
Solomon R. Guggenheim Museum, New York,
Thannhauser Collection, Gift, Justin K. Thannhauser, 1978
© 2017 Estate of Pablo Picasso/Artists Rights Society (ARS), New York

Installation View: Visionaries: Creating a Modern Guggenheim, Solomon R. Guggenheim Museum, New York, February 10, 2016–September 6, 2017
Photo: David Heald © Solomon R. Guggenheim Foundation, 2017

Articles sur ce blog concernant :
France
Shoah (Holocaust)
Articles in English
Cet article a été publié le 6 septembre 2017.

dimanche 26 novembre 2017

« The Exchange » par Eran Kolirin


Arte diffusera le 27 novembre à 2 h 20 « The Exchange » par Eran Kolirin. « Après « La visite de la fanfare », le cinéaste israélien Eran Kolirin signe un inquiétant conte philosophique qui évoque la perte d’identité, la marginalité et la transgression ». Un fait imprévu surgit, une rencontre inopinée survient. Ce qui conduit des individus à remettre en question leurs vues sur la vie, sur autrui...

Né en 1973 à Holon (Israël), Eran Kolirin  débute sa carrière de réalisateur en 2004 par le téléfilm The Long Journey.

Il acquiert la notoriété mondiale avec The Band's Visit (La Visite de la fanfare) en 2007. Un film distingué par des Prix en Israël et dans plusieurs festivals internationaux, notamment le Coup de cœur 2007 du Jury d’Un Certain Regard au Festival de Cannes .

The Exchange est son deuxième long métrage cinématographique. Il a été présenté en compétition à la 68e Mostra de Venise en septembre 2011.

Interprété par Rotem Keinan, marié à Tami incarnée par Sharon Tal, Oded est un jeune architecte à la recherche d’un travail. « Chargé de cours à l’université de Tel-Aviv », il « revient un jour chez lui beaucoup plus tôt que d'habitude. Dans le silence que seul trouble le ronron du réfrigérateur, ce lieu familier lui semble soudain inconnu ».

« C'est le point de départ d'une expérience méthodique de déconstruction qui, entre autres choses, le pousse à démissionner et à remettre son couple en cause. Mais il se lie d'amitié avec son voisin Yoav, qui semble lui aussi en proie au doute existentiel ».

« Ce conte philosophique qui évoque la perte d’identité, la marginalité et la transgression, vibre d'une inquiétude que « La visite de la fanfare », le précédent film d'Eran Korilin, dissipait dans le rire ».

« C’est d’ailleurs en parcourant le monde pour promouvoir cette comédie fêtée de toutes parts que l'idée de « The exchange » lui est venue. L'anonymat des hôtels internationaux et le changement constant d'environnement l'ont conduit à réfléchir à l'influence du quotidien sur la nature humaine ».

Pourquoi Arte diffuse-t-elle ce film israélien en pleine nuit ?

Après The Exchange, Eran Kolirin a réalisé en 2016 Beyond the Mountains and Hills (Me'Ever Laharim Vehagvaot).

« The Exchange  » par Eran Kolirin
Israël, Allemagne, 2011
Image : Shai Goldman
Montage : Arik Lahav-Leibovich
Production : July August Productions, Pandora Film, ZDF, ARTE
Producteur/-trice : Eilon Ratzkovsky, Karl Baumgartner
Scénario : Eran Kolirin
Acteurs : Rotem Keinan, Sharon Tal, Dov Navon, Shirili Deshe
Sur Arte le 27 novembre 2017 à 2 h 20

A lire sur ce blog :

samedi 25 novembre 2017

« Les chevaliers Teutoniques » de Krzysztof Talczewski


« Les chevaliers Teutoniques  » (Die Deutschen Ordensritter) est un docu-fiction de Krzysztof Talczewski (2011) sur un ordre militaire chrétien (Deutschritter-Orden) créé, par des pèlerins allemands, en 1189-1190, sous la forme d’un hôpital de campagne près de Saint-Jean d’Acre (Acco) assiégé lors de la IIIe croisade. En 1191, le pape Clément III le reconnait comme ordre. Caritatif, cet ordre devient militaire en 1197-1198 et contribue à la christianisation des peuples slaves, baltes païens, tout en constituant brièvement son Etat, une principauté gouvernée pendant deux siècles. La "plus grande bataille du Moyen Age a eu lieu le 15 juillet 1410 à Tannenberg, une localité de Prusse orientale, opposant les chevaliers Teutoniques à une coalition de Polonais et de Lituaniens qui vont bientôt les écraser et marquer le début du déclin de l'Ordre. Sanguinaire et violent pour les uns, civilisateur pour les autres, l'histoire de l'Ordre et l'image de ses chevaliers ont été souvent utilisés pour servir différentes réécritures de l'histoire complexe de l'Europe centrale. Les Polonais de l'époque moderne dénonçaient leur violence et l'illégitimité de leurs conquêtes. Dans l'Allemagne du XIXe siècle, ils acquièrent une image romantique et leur territoire, la Prusse, prend les allures d'une terre de héros, modèle idéal de l'Allemagne moderne. L'Ordre des chevaliers Teutoniques a ainsi connu une destinée étonnante, passant de la protection des pèlerins à la création d'un Etat conquérant. Mais qui étaient vraiment ces chevaliers ? Ce docu-drama historique, alliant reconstitutions et évocations documentaires, se propose de retracer les grands moments de l'histoire de l'Ordre, du XIIIe au XIVe siècle et d'éclairer ainsi une image bien trouble pour beaucoup de nos contemporains". Arte diffusera le 25 novembre 2017 à 21 h 45 le premier volet de la série documentaire Les Chevaliers à la croix noire (Unter schwarzem Kreuz: Der Deutschritterorden) par Pawel Pitera.



En 1189-1190, en Terre Sainte, après la prise de Jérusalem (1187) par Saladin, les chrétiens habitent essentiellement dans le comté de Tyr et dans la principauté d'Antioche.

Les Croisés font le siège d'Acco (Saint-Jean d'Acre). La situation est délicate pour les malades, les pauvres. Des bourgeois financent alors la création d'un hôpital pour les assister.

Est créé “l'ordre Teutonique, confrérie hospitalière de marchands et d'artisans allemands destinée à soutenir les chrétiens au cours de la troisième croisade, partie reconquérir Jérusalem à la demande du pape Innocent III. C'est la première fois qu'une frange de la société autre que la noblesse accède à la chevalerie”.

Cet hôpital de campagne se trouvait près de Saint-Jean d’Acre (Acco) assiégé lors de la IIIe croisade. En 1191, le pape Clément III reconnait comme ordre la maison de l'hôpital des Allemands de Sainte Marie de Jérusalem (Domus hospitalis Sancte Marie Theutonicorum Hierosolomitani). A l’égal de celui des Templiers. Dans leur aide aux malades, l'ordre Teutonique s'inspire de celui des Hospitaliers. Le siège des trois ordres religieux se trouve à Acco.


Caritatif, cet ordre  des chevaliers Teutoniques de l’hôpital Sainte-Marie de Jérusalem devient aussi militaire en 1197-1198 reconnu comme tel en 1199 par le pape Innocent III.

En 1198, un grand maître des chevaliers Teutoniques est élu.

Financé par des malades et princes allemands, il lutte contre les Maures. Il fait édifier une église et un hôpital en Terre Sainte.

Parmi ses modèles : des figures de la Bible hébraïque, tels Davi, les maccabées, famille Juive qui lutta contre la politique d’hellénisation imposée par les Séleucides au IIe siècle avant l’ère commune. 
“Très vite, cependant", après la chute de Saint-Jean d'Acre (1291), "l'ordre quitte la Terre Sainte et se consacre à la christianisation de la Prusse”. 

Ordre religieux et militaire, Etat, et christianisation de païens
L’Ordre Teutonique essaime en Suisse (1199), Thuringe (1200), dans le sud du Tyrol (1202), à Prague et en Bohême (1202), et à Liège (1259). En 1220, une douzaine de maisons en Terre sainte, en Grèce, en Italie méridionale et en Germanie relèvent de cet Ordre.

Cet Ordre, dont le quatrième grand maître (1209-1239) est Hermann von Salza (1179-1239), fin diplomate et politicien avisé, intermédiaire indispensable, s’impose “bientôt une puissance respectée de ses voisins”. Il soutient l'empereur des Romains, Frédéric II, bien que celui-ci ait été excommunié par le pape.

Suivant l’appel du pape Innocent III lançant les Croisades baltes, les Chevaliers teutoniques conquièrent les provinces de Warmie, de Natangie et de Bartie et établissent l’Etat monastique des chevaliers Teutoniques.

Agrandissant leur domaine, ils construisent des villes : Kronstadt (Brasov en Roumanie) en Transylvanie (1211), Thorn (1231), Königsberg (1255) et Marienbourg (1280), leur capitale dès 1309, après l’abandon de leur siège à Venise. Intéressés par la Hongrie, puis par la Pologne, ils sollicitent des territoires contre la sécurité qu'ils assurent, et pour ce faire, soignent leurs relations avec le Pape. Ils édifient aussi des fortins le long de la Vistule, ce qui constitue une "base de conquête et une ligne, puis vont vers l'Est et s'avancent vers le Nord, vers la mer Baltique". Ils construisent de grands terrains - commanderies - fortifiés, surveillent bien leur territoire, des châteaux souvent dotés de quatre ailes, disposent d'un "service de courriers efficace : en deux jours, on peut correspondre  d'un bout à l'autre de l'Etat". Ce qui renforce leur administration. Dotés de finances saines, battant monnaie, les chevaliers teutoniques exercent le commerce de grains ou d'ambre, recourent à "la pierre, matériau pourtant réservé aux édifices du pouvoir royal". Soucieux d'hygiène, ils conçoivent un "système ingénieux de chauffage par circulation d'air chaud dans le sol". Ils tiennent des tablées conviviales, accueillant la chevalerie européenne. L'occasion de festoyer et montrer son courage lors de razzias, pillages chez leurs voisins paiens.

Leur puissance ? Elle s’affirme au fil de l’absorption et de fusion d’autres Ordres, des terrains accordés par des princes, notamment de Pologne divisée et convoitée par les païens, de leur activité de commerçants liés à la Ligue Hanséatique. Et par la pratique des razzias. Une "bourgeoisie urbaine se développe sur tout le territoire". Grâce à l'abondance des poissons et des épices, à leur fabrication de bières et à l'importation de vins italiens, la gastronomie se sophistique.

Cet Ordre des Chevaliers Teutoniques n’accueille parmi ses rangs que des Allemands.

En 1242, la "lourde défaite" des moines-chevaliers teutoniques lors de la bataille du lac gelé Peïpous contre le prince russe Alexandre Nevski, "devenu un personnage mythique", marque un terme à leur projet de convertir la Russie chrétienne orthodoxe  au catholicisme. Un fait historique qui inspirera en 1938 Sergueï Eisenstein pour Alexandre Nevski, film commandé par Staline et dont Sergueï Prokofiev a signé la musique. L'expansion des Chevaliers Teutoniques à l'Est est ainsi stoppée.

Arrêtés à l'Est, les chevaliers teutoniques s'orientent vers l'Ouest, la Pologne. En un an, ils conquièrent la Poméranie.

Par le traité de Christburg (1249), la noblesse prussienne obtient de l’Ordre des privilèges.

Leur remarquable organisation, leur richesse économique – fermages, moulins, scieries, commanderies, commerce du grain (Dantzig), de l’ambre, des mines – inspirent la confiance des souverains pontifes et des empereurs pour la conquête et la christianisation, notamment des Etats baltes (Lituanie).

En 1309, régnant sur la Prusse orientale, les Chevaliers à la croix noire interdisent aux Juifs de pénétrer dans leur territoire. Sous domination polonaise dès le XVe siècle, les Juifs sont autorisés à y commercer, mais non à s’y fixer. Ce n’est qu’au début du XVIe siècle, sous le règne d’Albert 1er de Prusse que deux médecins Juifs  peuvent s’installer temporairement à Koenigsberg (1538-1541).

“Filmé avec des moyens dignes d’un film de fiction, ce docudrame historique allie reconstitutions et évocation documentaire pour retracer les grands moments de l’histoire des chevaliers Teutoniques au cours du Moyen-âge. Au centre du récit, la bataille de Tannenberg, en 1410, qui marque l’apogée de l’ordre et le début de son déclin. Ce docu-fiction jette une lumière nouvelle sur le sort de l'ordre aux XIIIe et XIVe siècles, au fil des forteresses et des palais qu’il nous a laissé, depuis les hauteurs du Liban actuel jusqu'au bord de la Baltique…”

Déclin
Un déclin causé par l’alliance lituano-polonaise, qui, dirigée par Ladislas II Jagellon, .grand-duc de Lituanie (1377-1392), et roi de Pologne (1386-1434), défait en 1410 les Chevaliers teutoniques lors de la bataille de Grunwald (ou Tannenberg, en Pologne), au cours de laquelle décède le grand maître Ulrich von Jungingen et "de hauts dignitaires de l'Ordre", ainsi que par l’endettement de l’Ordre, les différends avec les nobles et les villes.

En 1411, le traité de paix entre la Pologne, encore faible, et l'Ordre ressemble à un "compromis".

En 1414-1918, le  concile de Constance se réunit pour résoudre divers problèmes, dont le Schisme. Les propos du maître de l'Ordre en particulier sur la conversion des Lituaniens qu'il estimait non sincère, sont jugés diffamatoires.

1454 marque une défaite militaire de l’Ordre contre la Pologne.

Symbole de cette mutation de l’Ordre : lors de la Réforme, sa division en 1525 entre les chevaliers aux blancs manteaux convertis au protestantisme luthérien, tel le grand maître Albrecht de Brandebourg élevé duc de Prusse luthérienne, mais vassal de Pologne, et ceux, moins nombreux, demeurés catholiques.

En 1809, l’empereur Napoléon 1er énonce la dissolution de l’Ordre, qui reparaît en 1834 sous tutelle autrichienne.

Né à Vienne en 1857, Alexander Fränkel  obtient son diplôme de médecin en 1880, et rejoint le corps sanitaire de l’armée autrichienne. Ce chirurgien des Chevaliers teutoniques participe à la guerre serbo-bulgare en 1885-1886. Il démissionne de l’arme en 1890. Il enseigne la chirurgie à l’université de Vienne et exerce au Karlinen Kinderspital de Vienne. Ce rédacteur en chef du Wiener Klinische Wochenschrift se convertit au christianisme.

Ultime mutation : en 1929, cet Ordre se transforme en institut religieux clérical de droit pontifical.

Dans « l’Allemagne du XIXe siècle, l'Ordre des Chevaliers Teutoniques avait une image romantique. La Prusse, leur territoire, avait une allure de terre de héros. Si bien qu’Hitler avait été tenté d'utiliser leur « image » comme symbole de l'identité nationale ; leur discipline et leur esprit de combat comme modèle pour une mentalité de vainqueurs ». Après avoir exalté ces « conquérants des peuples slaves », Hitler spolie l’Ordre et en fait assassiner le grand maître. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’Ordre des Chevaliers teutoniques protège les résistants communistes et les enfants Juifs. En 1945, il s’attache à ce que les soldats de la Wehrmacht bénéficient des droits de la défense.

A l’aube du XXIe siècle, les Chevaliers teutoniques sont au nombre d’un millier, et assurent des actions de bienfaisance. Leur ancien Etat a été le berceau de la Prusse.

Le 25 septembre 2017 à 17 h 30, Arte diffusa, dans le cadre d'Enquête ailleurs, Vienne : les Chevaliers teutoniques (Magische Orte in aller Welt - Wien: Die Kreuzritter), documentaire de Dominique Adt (2012, 27 min).

"Vienne est depuis plusieurs siècles le siège de l'ordre militaire et religieux des Chevaliers teutoniques. Cette communauté de moines-soldats qui naît en Palestine ",  -  non, en Terre sainte -"pendant la troisième croisade va s'étendre en Prusse et dans les pays baltes jusqu'à fonder un véritable État monastique. Prêtre de l’ordre teutonique, Franck Bayard accompagne Philippe Charlier dans sa découverte du lieu et de ses trésors".

Les Chevaliers à la croix noire
Arte diffusera le 25 novembre 2017 à 21 h 45 le premier volet de la série documentaire Les Chevaliers à la croix noire (Unter schwarzem Kreuz: Der Deutschritterorden) par Pawel Pitera.

« Aujourd’hui, on se souvient surtout de l’ordre Teutonique sous sa facette militaire : celle des chevaliers croisés, missionnaires sanguinaires partis guerroyer en Terre sainte ».

« On connaît moins son rôle dans la fondation d’un État monastique, connu depuis le XIIIe siècle sous le nom d’État de l’ordre Teutonique ».


« Alors que le pape et l’empereur Frédéric II, conseillé par l’influent Hermann von Salza, grand maître de l’ordre, leur ont donné pour objectif de convertir des peuples païens dans la région de la Baltique, les moines armés s’affranchissent de leur mission initiale après la défaite en Palestine : ils fondent un État puissant, qui soumettra pendant deux siècles la Pologne et la Lituanie voisines ». « Palestine » ? Non. Plutôt en Terre Sainte sous domination islamique.

« De la Vistule à la mer Baltique, les chevaliers à la croix noire bâtissent des châteaux et des villes, et établissent leur siège dans la forteresse de Marienburg, dans l’actuelle Pologne. C’est le début d’un extraordinaire essor, l’influence de l’ordre dépassant de loin de simples ambitions religieuses ».

« Après deux siècles de succès politiques et militaires, mais aussi économiques, l’État de l’ordre Teutonique commence à battre de l’aile, malgré une gestion moderne et une armée puissante ».

« Suite au mariage de la reine Hedwige Ire de Pologne avec le grand-duc de Lituanie Ladislas II Jagellon, un conflit majeur éclate entre l’État monastique et la nouvelle alliance : en 1410, l’ordre subit à la bataille de Grunwald une défaite, dont il ne se relèvera jamais ».

« Cet événement marque un basculement significatif des pouvoirs en Europe orientale – d’autant qu’une crise économique précipitera une révolte populaire contre les chevaliers ».

« C’est en 1525, trois siècles après sa fondation, que l’État se sécularise en duché de Prusse, future province de Prusse-Orientale ».
 
Les Chevaliers à la croix noire, par Pawel Pitera
Pologne, Ventana Film, 2016, 51 min
Sur Arte :
- Première partie le 25 novembre 2017 à 21 h 45
- Seconde partie le 29 novembre 2017 à 1 h 30

Visuels : 
Les chevaliers de l'Ouest
Membres de la tribu balte des Prudes
Un chevalier et un Prusse au combat
Les Chevaliers Teutoniques en formation d'attaque
Chevaliers en attaque
© Ventana Film

« Les chevaliers Teutoniques  » de Krzysztof Talczewski
Le Point du Jour, 53 minutes
Sur Arte les 9 avril à 16 h 25, 15 avril à 16 h 25, 28 avril 2015 à 16 h 25
Sur Histoire les 25, 27 et 30 août, 2, 6, 11 et 15 septembre 2015

Visuels : © Le Point du Jour
Les chevaliers dînent aux chandelles.
Château de Lidzbark Warminski en Pologne, construit en 1240 par les chevaliers allemands
Hermann Von Salza
Forteresse teutonique de Marienbourg
Kronstadt
Tournage du film "Les chevaliers teutoniques"

Philippe Charlier et un prêtre de l'Ordre Teutonique à Vienne
A la découverte de Vienne
© Scientifilms

Articles sur ce blog concernant :
Les citations proviennent d'Arte et du Point du Jour. Cet article a été publié le 9 avril 2015, puis les 24 août 2015 et 25 septembre 2017.