Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 23 octobre 2020

Documentaires sur Donald Trump


Né en 1946 à New York, Donald J. Trump, homme d'affaire et animateur de télévision américain, a été élu en 2016 Président des Etats-Unis comme candidat du Parti républicain. Et ce, malgré l'opposition méprisante de la quasi-totalité de médias partiaux, d'artistes et d'universitaires. Une victoire non prévue par les experts, notamment en France. Par des documentaires partiaux, le service public audiovisuel français ne permet pas de comprendre cet homme d'Etat remarquable ainsi que les enjeux de sa présidence, et occulte ses résultats exceptionnels : taux historiquement bas du chômage, notamment parmi des minorités - Afro-américains, hispanophones - et croissance soutenue avant la pandémie de coronavirus, pressions efficaces sur l'Iran menaçant avec son programme militaire nucléaire, éliminations des dirigeants de l'Etat Islamique (ISIS),  déplacement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem (Israël) sans induire de trouble dans le Moyen-Orient, "accords d'Abraham" signés entre l'Etat d'Israël et deux Etats Arabes - Emirats Arabes Unis (EAU), Bahreïn -, etc. Arte diffusera le 27 octobre 2020 "Trump contre Biden - Quel président pour l’Amérique ?" (Amerika hat die Wahl: Trump gegen Biden) par Mike Wiser et Michael Kirk.


Les réactions de la quasi-totalité des médias, journalistes et documentaristes français ont consisté à déformer, voire nier la réalité, au travers d'un filtre partial. Une pratique sclérosée qui les empêche d'informer et de procéder à une analyse pertinente. Et qui révèle une impossibilité ou un refus de s'adapter à une nouvelle donne mondiale, une peur du changement comme si la situation actuelle était exemplaire et paradisiaque, un attachement irraisonné à une doxa orwellienne.

France 5
Les 24 janvier et 9 février 2017, France 5 diffusera, dans le cadre du Monde en face présenté par Marine Carrère d'Encausse, L'inquiétant Mr Trump, documentaire de Romain Besnainou et Stéphane LopezLe titre est emblématique de la pratique sclérosée de médias, journalistes et documentaristes filtrant la réalité au travers d'un filtre partial. Ce qui les empêche d'informer et de procéder à une analyse pertinente. Et ce qui participe à une entreprise de délégitimation et de diffamation du Président américain Donald Trump.

Un "récit de 72 jours" qui ont modifié "la face du monde" émaillé d'interviews de la "working class" appauvrie par des politiques désastreuses : réglementation bureaucratique, fiscalité alourdie, abandon du charbon pour des énergies plus coûteuses, etc. 


Le film colporte des rumeurs infondées en stigmatisant Steve Bannon accusé à tort de diriger Breitbart, "journal nationaliste", et d'être "raciste, antisémite".

Richard D. Wolff, universitaire, évoque l'hostilité contre les musulmans. Les sondages ont montré que depuis les attentats islamistes du 11 septembre 2001, les actes antisémites sont plus nombreux que les actes contre les musulmans : selon le FBI, en 2015, 57% des actes haineux religieux aux Etats-Unis ont visé les Juifs, et 16% les musulmans. 


"Depuis son élection en novembre dernier, Donald Trump n'a cessé de bousculer les codes. Du haut du 66e étage de la Trump Tower, les communiqués officiels ont fait place à des avalanches de tweets. De la constitution de son équipe, mélange de généraux, de grandes fortunes et d'ultra-conservateurs, aux revirements en matière de politique étrangère, Donald Trump dessine peu à peu les contours de sa présidence. Le réalisateur Romain Besnainou s'est rendu aux Etats-Unis pour suivre durant 60 jours la montée en puissance de celui qui s'apprête à devenir l'homme le plus puissant du monde, de son élection à son investiture le 20 janvier 2017".

"Ce qui surprend le monde est l'effondrement du "politiquement correct", constate avec pertinence Guido Lombardi, ami de Donald Trump. Et d'expliquer que le Président américain choisit ses collaborateurs non sur le critère du suivisme, mais sur le critère de l'innovation. Ce qui explique la conversation téléphonique du Président Trump avec présidente taïwanaise Tsai Ing-wen - les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques en 1979 - le 2 décembre 2016.


"Psychodrame avec le New York Times" ? Mais, après l'élection de Donald Trump, ce journal a présenté des excuses à ses lecteurs pour n'avoir pas "capté la colère bouillonnante d'une large partie de l'électorat américain... qui s'est senti non respecté par l'establishment de Washington, de Wall Street et des principaux médias" (MSM).

"L'Amérique que veut incarner Donald Trump est plus militaire et plus autoritaire" ? C'est oublier la volonté du Président élu de vaincre le terrorisme islamiste - al Qaïda, Etat islamique - qui a frappé durement les Etats-Unis et d'autres pays dont la France, la Belgique et l'Etat juif.

Le Président Trump a condamné le vote par le Conseil de sécurité onusien en décembre 2016 et veut transférer le siège de l'ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Il rompt avec "la politique de paix appliquée par Jérusalem", commente le réalisateur. "Ceci risque d'engendrer beaucoup de chaos et de violence... Ceci pourrait coûter des vies", allègue Ruchi Anand. Quelle ignorance du droit, de l'Histoire ! Quelle "politique de paix" ? Le chaos et la violence sont déjà là. Et l'Union européenne finance les incitations de l'Autorité palestinienne à la haine des Juifs et de l'Occident, au terrorisme, etc.

Les "climato-sceptiques" ? Le documentaire élude les arguments contre le "réchauffement climatique".


Qui a fomenté ces violences à l'approche de l'investiture du Président Donald Trump ? Pourquoi avoir caché que la Marche des Femmes était dirigée par Linda Sarsour, Américano-palestinienne antisémite, ayant des liens familiaux avec le mouvement terroriste islamiste Hamas dont elle a récemment rencontré le financier ? Quid de la cinquantaine d'associations ayant organisé ces Marches pour les Femmes (Women Marches) et soutenues financièrement par Soros ?

Le reste est à l'avenant...

"Sulfureux". C'est ainsi que de prime abord Marine Carrère d'Encausse qualifie, sans argumenter, le Président Donald Trump, avant de présenter ses experts-invités, majoritairement hostiles au président américain. Marine Carrère d'Encausse oserait-elle affubler les ayatollahs iraniens ou les dirigeants algériens d'épithètes similaires ? 

Et Marine Carrère d'Encausse d'ajouter : "Donner le droit à tous les Américains de porter une arme est sans doute une promesse cohérente pour un Président qui a pour programme de partir en guerre tous azimuts contre les médias, les clandestins, l’islam radical, les immigrants..." !? Que d'amalgames ! Que d'erreurs ! Donald Trump s'est heurté à des MSM qui lui étaient hostiles - 194 médias américains avaient pris position pour Hillary Clinton, contre 6 seulement en faveur de Donald Trump -, qui ont couvert partialement sa campagne électorale. Le Président américain veut vaincre l'islam radical, et ce combat intègre le contrôle des frontières américaines.


Mike Pence ? Un "vice président chrétien créationniste, ultra conservateur". Qu'est-ce qu'un "ultra-conservateur" par rapport à un conservateur ? Mystère.

Thomas Snégaroff, historien, spécialiste des États-Unis, chroniqueur pour la radio France Info, évoque la crainte de démocrates qu'une "juge vieille" de la Cour suprême décède. Quelle galanterie !!! Et dire que Donald Trump est accusé de ne pas respecter les femmes... 


"Vous voyez que les femmes américaines ont même ici du mal à s'exprimer", ironie Anne Toulouse, journaliste qui rappelle des vérités sur la jurisprudence de la Cour suprême favorable au droit à l'avortement.


Sympa, France 5. La chaîne publique confie une émission sur les relations internationales à une journaliste médicale dont on avait pu cerner les carences et la partialité dans le numéro évoquant de manière louangeuse la diplomatie française, et sans sourciller l'accord signé avec l'Iran en 2015 sur son programme nucléaire militaire. Et dire que le Magazine de la Santé, présenté sur France 5 notamment par Marine Carrère d'Encausse, n'a pas répondu au message envoyé en 2016 par le Dr Lionel Krief, médecin nucléaire français juif ruiné et spolié. Oubli ? Manque de temps ? Censure ? Inquiétant.

Cette soirée sur France 5 a attiré 1,205 millions de téléspectateurs (4,7% de parts d'audience). Ce qui a placé France 5 en quatrième position en termes d'audience.

Arte
À la veille de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier, ARTE a diffusé la THEMA Donald Trump : le pouvoir et les médias, un « gros plan sur le 45e président des États-Unis, avec notamment un portrait réalisé par les journalistes de Frontline, la prestigieuse émission américaine de grand reportage de PBS, et un tableau implacable du rapport de forces entre la politique et les médias ». Une soirée présentée par Thomas Kausch. Et partiale.

Qui est Donald Trump, élu le 8 novembre 2016 ? « Pour tenter de répondre, à la lumière d'une foudroyante ascension politique qui a pris de court la plupart des pronostics, Michael Kirk (Du 11-Septembre au califat), l'un des investigateurs chevronnés de l'émission documentaire américaine Frontline, reprend certains éléments de Quel président pour l'Amérique ?, le documentaire qu'il avait consacré, avant le scrutin présidentiel, aux deux candidats, Donald Trump et Hillary Clinton".

Dans Président Trump (Präsident Donald Trump), Michael Kirk « dresse un portrait rigoureux et nuancé du président si peu orthodoxe que s’est donné l’Amérique ».

« Riche héritier élevé à la dure, dans un énorme manoir du Queens, Donald Trump a fait siens très tôt les préceptes impitoyables de son père, magnat de l’immobilier, selon lesquels le monde appartient aux « gagnants », c’est-à-dire aux « tueurs ». De son père, il a hérité l'énergie. Élevé dans une fratrie de cinq enfants, il est envoyé au début des années 1960 à l'Académie militaire de New York. Une institution qui pratique le bizutage. Donald Trump excelle dans le basket ball.

Il veut percer dans l'immobilier à Manhattan. Il choisit Roy Cohn comme avocat, notamment lors d'un procès pour discrimination à l'égard d'Afroaméricains voulant louer un appartement dans leur immeuble. Roy Cohn lui apprend à rendre coup pour coup. Mais les preuves de discriminations sont établies, et la transaction est privilégiée. Cependant, Donald Trump proclame alors avoir gagné.


Il veut construire une tour très haute de 68 étages, la Trump Tower. Et choisit une femme pour l'édifier. Pari réussi ! Mais il ne semble pas avoir été admis par les élites. Il s'installe dans un penthouse sur trois étages en haut de la tour. Il "devient un symbole de réussite économique". Les banques lui accordent des prêts à des conditions avantageuses.

« Suivront des milliards précocement amassés dans l’immobilier, toujours, mais aussi les casinos, une quasi-faillite, un rétablissement boursier aux allures de tour de passe-passe qui lui rendra une grande part de sa fortune, puis une stupéfiante carrière dans la publicité et la télé-réalité (avec la très populaire émission The Apprentice), où il use de son propre personnage » pendant 14 saisons.

Cette « trajectoire haute en couleur, expliquent ses proches et ses biographes (dont son conseiller politique Roger Stone), a donné à cet homme affamé de gloire, n’ayant jamais remporté un mandat avant l’élection du 8 novembre » 2016, un « instinct phénoménal pour comprendre et utiliser à son profit les ressorts de la consommation et du spectacle ».

« De son mentor en politique, le sulfureux avocat Roy Cohn, rendu célèbre par ses manipulations au sein de la commission McCarthy, à ses choix pour former aujourd’hui son futur gouvernement, qui suscitent l’effroi jusque dans le Parti républicain, cette enquête analyse aussi les méthodes et les credo « du » Donald, comme le surnomment les Américains ». Pour ce documentaire, les questions pertinentes de Donald Trump sur le lieu de naissance de Barack Obama relèvent d'une volonté de provocation. Alors qu'elles concernent une question déterminant la possibilité pour un candidat de postuler à la fonction suprême, la Présidence.

La « fin justifie les moyens, « la vérité ne veut pas dire grand-chose » et une mauvaise publicité vaut toujours mieux que le silence… : autant d’adages auxquels les électeurs ont partiellement donné raison ». Quel mépris !

C'est mal comprendre les raisons de la victoire de Donald Trump : le discrédit à l'égard de l'establishment politique de Washington, la méfiance à l'égard de Hillary Clinton, méprisante, corrompue, malade et non charismatique, les deux mandats catastrophiques du Président Barack Obama, l'attrait pour le discours non "politiquement correct" de Donald Trump, l'espoir en un homme d'affaires qui a su remonter la pente après ses échecs et construire un empire financier florissant, etc.

Mon village, le ketchup et Donald Trump (Kings von Kallstadt. Mein Dorf, Ketchup & Der König von New York), de Simone Wendel évoque les origines allemandes de Donald Trump.

« Quel est le point commun entre Donald Trump et la dynastie Heinz, rendue célèbre par son ketchup ? » Ils proviennent de la petite ville allemande de Kallstadt, en Rhénanie-Palatinat.

« C’est de cette commune de mille deux cents âmes qu’émigrèrent au XIXe siècle Henry John Heinz, père du fondateur de la marque, puis Friedrich Trump, grand-père du célèbre magnat de l’immobilier, pour tenter leur chance aux États-Unis ».

La réalisatrice Simone Wendel, « cousine au deuxième degré de Donald Trump, en est originaire elle aussi ».

« Y a-t-il quelque chose dans l’air de ce village qui soit propice à l’ambition ou à l’appel du large ? S’agirait-il des excellents vins de ses coteaux ou de la spécialité locale, l’estomac de truie farci ? De Kallstadt jusqu’aux bureaux de Donald Trump à New York, cette enquête généalogique pleine de malice explore sous un angle inattendu un pan de l’histoire de l’immigration américaine ».

Ces partis pris sont aussi partagés par la majorité des médias juifs français.

« Trump, mon nouveau président »
« Pour comprendre comment le magnat de l'immobilier a réussi à l'emporter, et comment ses partisans ont vécu les trois premiers mois de sa présidence, David Muntaner s'est rendu dans l'Amérique profonde, celle qui l'a élu ».

« Son film suit cinq citoyens extrêmement différents mais tous assoiffés de renouveau politique ». Mais non révélateurs des Américains moyens. « Dans l'Amérique profonde qui l'a élu, les trois premiers mois du président Trump, vus à travers le quotidien d'un père de famille d'origine yéménite, d'une jeune fondamentaliste chrétienne, d'un travailleur social, d'une ouvrière proche de la retraite, et d'un shérif de l'Arizona, près de la frontière mexicaine ».

« Dans le Michigan, à Hamtramck, l'une des villes qui compte la plus forte proportion de musulmans aux États-Unis, un père de famille d'origine yéménite, qui a voté Trump, est révulsé par le « décret antimusulmans » promulgué une semaine après l'investiture ». Il ne s’agit pas d’un « décrit antimusulmans », mais d’un acte interdisant, temporairement, l’entrée aux Etats-Unis de personnes provenant de sept pays : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Certains soutiennent financièrement le terrorisme islamiste, d’autres sont déchirés par des guerres et dépourvus d’un Etat pouvant établir sa souveraineté sur tout son territoire. Hamtramck a une majorité de conseillers musulmans au Conseil municipal. Avec des amis musulmans, ce père de famille manifeste contre ce décret.

« À Florence, dans le Mississippi, une jeune fondamentaliste chrétienne et son mari se réjouissent du combat annoncé contre le droit à l'avortement ». C'est une ancienne infirmière contente des promesses déjà tenues par le Président Trump et mère de plusieurs enfants. Elle croit en la théorie de la Création. Le Président Donald Trump a signé un « executive action » qui interdit aux ONG internationales qui pratiquent ou promeuvent l’avortement de recevoir un financement du gouvernement américain, notamment de la US Agency for International Development. Mise en vigueur par le Président Ronald Reagan, cette « Mexico City policy » avait été arrêtée en 2009 par l’administration Obama.

« Dans un quartier déshérité d'Oakland, en Californie, un travailleur social qui s'est refusé à voter dénonce le racisme ordinaire de l'Amérique ». Il tente d'inciter un jeune Afro-américain à poursuivre des études à l'université. Un autre Afro-américain déplore l'inaction du Président Obama. Une élève manifeste contre le président Trump et sa volonté de supprimer Obamacare.

« À Indianapolis, ville industrielle ravagée par les délocalisations, une ouvrière proche de la retraite attend que « son » président fasse revenir les emplois ». Grâce à l'assurance maladie souscrite par son employeur, son cancer a pu être détecté, et elle a pu être soignée. Elle est fière de travailler pour cette compagnie et ses produits.

« En Arizona, près de la frontière mexicaine, un shérif lui aussi favorable à Trump montre que le mur de séparation avec le Mexique a commencé à s'élever sous Obama… » Il montre les découpes du mur, et les réparations. Il déplore l'inaction face aux "cartels de la drogue qui ruine des vies". Il ironise sur l'hostilité à l'égard du "mur de Trump", et du silence à l'égard de celui érigé par Obama. Il croit au "processus légal d'immigration" et veut que la loi soit appliquée. Le message ferme du président Trump a généré une baisse drastique du nombre d'immigrations illégales.

Cette « chronique sensible, au jour le jour, des premiers pas d'un pouvoir imprévisible et en rupture, tant sur le fond que sur la forme, tient aussi celle d'un pays divisé et miné par la crise, dont les citoyens se revendiquent pourtant, chacun à leur manière, acteurs d'un changement possible ».

Puis, Andrea Fies s'entretient avec David M. Herszenhorn, correspondant à Bruxelles de l’hebdomadaire Politico, sur les débuts de la présidence de Donald Trump. Il analyse sa politique étrangère et examine son impact sur les démocraties européennes.

Président Donald Trump 
Président Donald Trump (Präsident Donald Trump) est un documentaire de Michael Kirk. "Qui est Donald Trump ? De son enfance à sa victoire surprise, Michael Kirk ("Frontline") dresse un portrait rigoureux et nuancé du président si peu orthodoxe que s'est donné l'Amérique".

"Qui est Donald Trump ? Pour tenter de répondre, à la lumière d'une foudroyante ascension politique qui a pris de court la plupart des pronostics, Michael Kirk ("Du 11-Septembre au califat"), l'un des investigateurs chevronnés de l'émission documentaire américaine "Frontline", reprend certains éléments de "Quel président pour l'Amérique ?", le documentaire qu'il avait consacré, avant le scrutin présidentiel, aux deux candidats, Donald Trump et Hillary Clinton. Riche héritier élevé à la dure, dans un énorme manoir du Queens, Donald Trump a fait siens très tôt les préceptes impitoyables de son père, magnat de l’immobilier, selon lesquels le monde appartient aux "gagnants", c’est-à-dire aux "tueurs". Suivront des milliards précocement amassés dans l’immobilier, toujours, mais aussi les casinos, une quasi-faillite, un rétablissement boursier aux allures de tour de passe-passe qui lui rendra une grande part de sa fortune, puis une stupéfiante carrière dans la publicité et la télé-réalité (avec la très populaire émission "The apprentice"), où il use de son propre personnage".

"Cette trajectoire haute en couleur, expliquent ses proches et ses biographes (dont son conseiller politique Roger Stone), a donné à cet homme affamé de gloire, n’ayant jamais remporté un mandat avant l’élection du 8 novembre 2016, un instinct phénoménal pour comprendre et utiliser à son profit les ressorts de la consommation et du spectacle. De son mentor en politique, le sulfureux avocat Roy Cohn, rendu célèbre par ses manipulations au sein de la commission McCarthy, à ses choix pour former son gouvernement, cette enquête analyse aussi les méthodes et les credo "du" Donald, comme le surnomment les Américains. La fin justifie les moyens, "la vérité ne veut pas dire grand-chose" et une mauvaise publicité vaut toujours mieux que le silence… : autant d’adages auxquels les électeurs ont partiellement donné raison".

Un documentaire partial qui dénigre Donald Trump. Ainsi, il fustige Donald Trump qui a émis des doutes sur le lieu de naissance du président Barack Hussein Obama figurant sur l'acte de naissance, non pas par démagogie, non pas par esprit complotiste, mais parce que c'est un sujet crucial - "être né citoyen américain" est une condition d'éligibilité à l'élection présidentielle - et concerne la filiation du président Obama.

Ce documentaire élude des questions fondamentales : Donald Trump s'est-il entouré de conseillers autres que Roy Cohn, d'intellectuels, etc. avant de se lancer dans cette campagne qu'il a gagnée ? Et, si oui, lesquels ?

"Trump, le parrain de Manhattan"
France 3 diffusa le 8 octobre 2018 "Trump, le parrain de Manhattan", documentaire réalisé par Frédéric Mitterrand, puis un débat. "Frédéric Mitterrand signe un documentaire événement sur la jeunesse et l'ascension du 45e président des États-Unis, Donald J. Trump."

"La folle actualité de Donald J. Trump a effacé sa jeunesse. Il vient d’une famille banalement modelée par le capitalisme, il pratique le culte du dollar et de la réussite individuelle que la majorité de ses concitoyens partage. De fait, il est bien plus prévisible, ordinaire et normal que la caricature dans laquelle il se complaît et qui lui sert finalement à atteindre ses objectifs. C’est ainsi qu’il n’a en fait jamais varié dans ses opinions et ses obsessions, et sa force réside aussi dans cette permanence."

"Frédéric Mitterrand raconte l’ascension du jeune Donald J. Trump dans le monde brutal de la promotion immobilière et de l’argent à New York, qui le conduira jusqu'au sommet de l'État. Accompagné dans son enquête par le journaliste Gilles Biassette, recueillant les témoignages de proches et de connaisseurs de l’actuel président des États-Unis, rassemblant des documents d’archives puisés aux meilleures sources, il brosse le portrait d’un personnage romanesque et d’une atmosphère digne des films de Francis Ford Coppola et de Martin Scorsese."

Après le documentaire, Francis Letellier anima un débat ayant pour thème : « Président selon Trump ». Frédéric Mitterrand a insisté sur la solitude de Donald Trump.

"Comment Trump a manipulé l'Amérique"
Arte diffusa le 9 octobre 2018 à 20 h 50 "Comment Trump a manipulé l'Amérique" (Fake America Great Again. Wie Facebook und Co. die Demokratie gefährden), documentaire réalisé par Thomas Huchon. "Avec le scandale Cambridge Analytica, l'opinion publique découvre comment les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook ont été recueillies et exploitées par cette société pour faire gagner Donald Trump en 2016. Cette enquête riche en révélations dévoile les dessous de cette affaire, et le rôle méconnu du milliardaire ultraconservateur Robert Mercer."

"C'est en mars 2018 qu'a éclaté le scandale Cambridge Analytica. Plusieurs médias, dont le Guardian, qui avait tenté d'alerter l'opinion avant même la présidentielle américaine, révèlent alors comment les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook ont été recueillies et exploitées par cette société pour favoriser Donald Trump. Menée pendant plusieurs mois par le réalisateur Thomas Huchon, cette enquête dévoile un nouveau pan de l'affaire, en détaillant à la fois la manière dont ces données ont été utilisées et le rôle méconnu de celui qui a financé et orchestré cette gigantesque manipulation : le milliardaire ultraconservateur Robert Mercer, qui dirige le très performant fonds d'investissement Renaissance Technologies. Celui qui a racheté en 2012 le site d'extrême droite Breitbart News contrôle également la société Cambridge Analytica, et décide d'utiliser les deux pour imposer son agenda politique à la nation tout entière."

"En juillet 2016, après avoir opté pour le candidat Ted Cruz, éliminé lors des primaires, Mercer et sa fille Rebekah proposent à Donald Trump leur aide financière et médiatique, en échange d'une place de premier plan dans l'équipe de campagne pour Steve Bannon, limogé depuis de la Maison-Blanche, et pour Kellyanne Conway, toujours conseillère du président   –  elle fera sensation dans les premiers jours du mandat en parlant de "faits alternatifs" dans une conférence de presse. Ce documentaire éclaire surtout la nature et l'ampleur des manœuvres orchestrées par Mercer pour faire élire le candidat Trump, grâce notamment à des fake news ciblées et diffusées massivement, qui ont fait basculer le vote de millions de citoyens."

Il révèle le refus d'admettre que Donald Trump a pu gagner loyalement l'élection présidentielle, qu'Hillary Clinton était perçue négativement, comme malhonnête et insensible, sans charisme, par de nombreux électeurs américains.

Alors que le parti démocrate et Hillary Clinton ont payé un "faux dossier" alléguant une collusion entre Donald Trump et la Russie afin d'obtenir la mise sur écoutes de membres de l'équipe du candidat du Parti républicain lors de la dernière campagne électorale présidentielle, Arte persiste à diffuser des documentaires partiaux, visant à discréditer l'entourage du Président Trump, à susciter la méfiance quant à ses proches, à présenter de prétendues "illégalités"... Si la blogosphère présentait une vidéo similaire, il est vraisemblable que les MSM pousseraient des cris d'orfraie en dénonçant un film "complotiste", à charge.

L'Amérique du Président Donald Trump
Arte consacre une page de son site Internet aux documentaires diffusés par elle sur l'Amérique du Président Donald Trump.

"Trump et le coup d'État des multinationales"
Arte diffusa le 22 janvier 2019 "Trump et le coup d'État des multinationales" (Trump und der Staatsstreich der Konzerne) par Fred Peabody. "Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d'observateurs et de paroles d'électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d'une démocratie confisquée."

"Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un "coup d'État des grandes entreprises", son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du "coup d'État au ralenti" a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon."

"En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la "ceinture de rouille", cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française."

"L’âme divisée de l‘Amérique"
Arte diffusera le 23 janvier 2019 "L’âme divisée de l‘Amérique" ("Die gespaltene Seele Amerikas. Die kulturelle Zeitenwende in den USA") par Jörg Daniel Hissen. "Les États-Unis sont profondément divisées entre un mouvement populiste (religieux, conservateur et xénophobe) et un mouvement culturel porté par des élites progressistes attachées à la diversité. Diagnostic sur l'état de la société américaine à l’ère du président Trump. Une enquête fouillée qui témoigne d'une profonde fracture."

"Depuis le virage conservateur marqué par l’élection de Donald Trump, les États-Unis, jadis pays de l’optimisme et de la modernité, seraient-ils définitivement entrés dans une nouvelle ère ? Le réalisateur Jörg Daniel Hissen s’est lancé dans un voyage à travers une Amérique plus divisée que jamais, entre libéraux – militants pacifistes, artistes, journalistes et politologues – et habitants de régions acquises à Trump, à l’image des mineurs du Kentucky qui se réjouissent du nouveau virage économique et international qu’il a fait prendre à leur pays. 

"Hissen cherche les causes profondes de cette révolution populiste – religieuse, conservatrice et xénophobe – à l'oeuvre, qui s’oppose frontalement à une révolution culturelle portée par des élites progressistes attachées à la diversité. Par quoi est nourrie cette polarisation extrême du peuple américain, et que laisse-t-elle présager pour l’avenir du pays ? Une réconciliation est-elle encore possible ?"

"Trump contre Biden - Quel président pour l’Amérique ?"
Arte diffusera le 27 octobre 2020 "Trump contre Biden - Quel président pour l’Amérique ?" (Amerika hat die Wahl: Trump gegen Biden) par Mike Wiser et Michael Kirk.

"Quel président les Américains vont-ils donner à leur pays le 3 novembre prochain ? Laisseront-ils les clés de la Maison-Blanche au milliardaire républicain Donald J. Trump, faisant une nouvelle fois mentir les sondages électoraux qui le donnent, comme en 2016, perdant ? Ou lui préféreront-ils le démocrate Joe Biden, 77 ans, qui fut, huit ans durant, le vice-président de Barack Obama ? Portrait croisé des deux candidats."

"Alors que Donald Trump, 74 ans, achève son mandat, les États-Unis sont plongés dans la tourmente et n’ont jamais semblé aussi divisés. Confrontés à la pandémie de Covid-19, à l’explosion du chômage, à la montée des troubles raciaux, à l’insécurité croissante dans les grandes villes et à l’enchaînement de catastrophes climatiques (mégafeux sur la côte Ouest, ouragans dans le golfe du Mexique…), quel président les Américains vont-ils donner à leur pays le 3 novembre prochain ? Laisseront-ils les clés de la Maison-Blanche au milliardaire républicain Donald J. Trump, faisant une nouvelle fois mentir les sondages électoraux qui le donnent, comme en 2016, perdant ? Ou lui préféreront-ils le démocrate Joe Biden, 77 ans, qui fut, huit ans durant, le vice-président de Barack Obama et leur promet de sortir leur pays de la crise ?"

"Qui sont vraiment Trump et Biden ? Quelles épreuves et quels succès les ont forgés ? Quelles sont leurs valeurs et leurs promesses pour l’Amérique d’aujourd’hui et celle de demain ? Entrelaçant les portraits des deux candidats, Michael Kirk (L’homme qui murmure à l’oreille de Trump, La marque Trump, Poutine contre les USA), auteur lors de la précédente présidentielle d’un documentaire sur le duel qui avait opposé Donald Trump à Hillary Clinton (The Choice 2016), met en perspective avec Mike Wiser les itinéraires des deux prétendants à la Maison-Blanche de 2020, mais aussi leur conception du pouvoir et leur vision de l’avenir. Nourri d’interviews et d’archives inédites, un film éclairant sur l’Amérique à l’heure cruciale du choix."
  

Etats-Unis, 2020
Sur Arte le 27 octobre 2020 à 20 h 55
Disponible du 26/10/2020 au 25/12/2020

"L’âme divisée de l‘Amérique" par Jörg Daniel Hissen
Allemagne, Royaume-Uni, 2018
Sur Arte le 23 janvier 2019 à 22 h 35
Visuels :
© Ezé Amos
© Frank-Peter Lehmann

© Danna Singer

"Trump et le coup d'État des multinationales" par Fred Peabody
Canada, 2018
Sur Arte le 22 janvier 2019 à 22 h 40
Visuels : © White Pine Pictures 2018

"Trump, le parrain de Manhattan", par Frédéric Mitterrand
Morgane Production et SK Médias, avec la participation de France 3, 2018, 105 min
Auteurs : Frédéric Mitterrand et Gilles Biassette
Sur France 3 le 8 octobre 2018 à 21 h

"Comment Trump a manipulé l'Amérique" par Thomas Huchon
France, 2018
Sur Arte le 9 octobre 2018 à 20 h 50

Président Donald Trump (Präsident Donald Trump), par Michael Kirk
Etats-Unis, 2017, 52 min
Sur Arte le 8 novembre 2017 à 10 h 20

« Trump, mon nouveau président  » (Trump, mein neuer Präsident) par David Herszenhorn
2017, 58 min
Sur Arte le 30 mai 2017 à 20 h 50
Visuels
Nancy McCubbin et Julie Meadows lors de l'investiture de Donald Trump, le 20 Janvier 2017 à Washington
Transmission de l'investiture de Donald Trump le 20 Janvier 2017
Akil a suivi la transmission de l'investiture de Donald Trump le 20 Janvier 2017 à Hamtramck dans le Michigan. Ses amis n'ont pas compris pourquoi il a voté pour lui
Akil avec ses enfants au petit déjeuner: Le père âgé de 36 ans a déménagé avec sa femme il y a dix ans du Yémen à Hamtramck, au Michigan
Dans le comté de Cochise dans l'État américain de l'Arizona, il y a déjà un mur long de 135 kilomètres à la frontière avec le Mexique
Le sheriff Mark Dannels devant le mur avec le Mexique dans le comté de Cochise dans l'État américain de l'Arizona

© Babel Press

L'inquiétant Mr Trump, de Romain Besnainou
2017, 1 h 15 min
Sur France 5 le 24 janvier à 20 h 45 et le 9 février 2017 à 23 h 50

President Trump, de Michael Kirk
Frontline Pbs, PBS, États-Unis, 2016, 52 mn
Sur Arte le 17 janvier 2017 à 20 h 50

Mon village, le ketchup et Donald Trump, de Simone Wendel
Allemagne, 2014, 52 mn
Sur Arte les 18 janvier à 0 h 15 et 9 février 2017 à 23 h 50

Visuels : © SWR Projekt Gold Film u. Design

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English 
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 17 janvier puis les 24 janvier, 30 mai et 8 novembre 201, 7 octobre 2018, 22 janvier 2019.

Le siècle du jazz


Evènement artistique majeur du XXe siècle et « musique hybride, le jazz a marqué la culture mondiale de ses sons et de ses rythmes ». Conçue par le philosophe et critique d’art Daniel Soutif, cette exposition a présenté en 2009, au musée du quai Branly, en distinguant dix sections chronologiques, les relations au XXe siècle entre le jazz et les arts graphiques. De « la peinture à la photographie, du cinéma à la littérature, sans oublier le graphisme ou la bande-dessinée, l’exposition montrait plus particulièrement le développement du jazz en Europe et en France dans les années 1930 et 1940 ». Les 22, 29 et 30 octobre 2020 ainsi que le 1er novembre 2020, Mezzo diffusera "Yaron Herman Everyday à Jazz à la Villetteréalisé par Lorenzo Giuseppe De Vecchi

Le siècle du jazz 
« La révolution du 78 tours » par Dagmar Brendecke 
Martial Solal, pîaniste de jazz 

1917 marque la « naissance » du jazz annoncé notamment par les gospels, cake-walk et ragtime. jazz est si en vogue dès l’après Première Guerre mondiale aux Etats-Unis que l’expression « Jazz Age », forgée par l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, désigne ces « années folles ». Des années au cours desquelles s’illustre Paul Whiteman et émerge à Harlem une culture afro-américaine, majoritairement musicale. Le jazz inspire des artistes, afro-américains ou non.

Les Européens découvrent ces rythmes syncopés grâce à la venue de l’orchestre militaire de James Reese Europe, de spectacles de Harlem, notamment la Revue nègre dont une artiste, Joséphine Baker, est sublimée par le dessinateur Paul Colin.

Histoire a  diffusé De Harlem à Montmartre, documentaire d'Olivier Simonet, les 9 et 12 juillet 2014 "L'irruption du jazz dans le Paris des années folles, à l'abri de la ségrégation en vigueur aux États-Unis. Une épopée jubilatoire. Le jazz serait-il né en France ? Ce film retrace une partie de sa genèse à Paris, au lendemain de la Grande Guerre, autour des musiciens noirs américains, soldats engagés dans le conflit et restés en Europe. Dans la trépidante vie culturelle de la ville-lumière, leur art s'épanouit librement, à l'abri de la ségrégation raciale qui sévit outre-Atlantique. Pendant les deux décennies suivantes, ils créent une communauté socio-musicale d'expatriés dans le quartier de la Butte Montmartre. Certains, comme Josephine Baker et Sidney Bechet, y ont accédé à la célébrité, d'autres ont été oubliés, mais tous ont contribué à cette fascinante épopée du jazz, entre l'Amérique et la France. Inspiré du livre éponyme de l'historien William A. Shack, le film retrace leur histoire grâce à des documents d'archives, dont certains inédits, provenant des deux côtés de l'Atlantique, et à des témoignages".

"The Jazz Singer"
En 1927, le premier film sonore, parlant, américain est The Jazz Singer (Le chanteur de jazz), film d'Alan Crosland sur une musique de Louis Silvers. Le héros, Jakie Rabinowitz, est un chanteur américain Juif qui s'éloigne de la tradition incarnée par son père, chantre dans les synagogues, pour entamer une carrière à succès à Broadway... Adapté de The Day of Atonement, nouvelle (1922) devenue une pièce de théâtre de Samson Raphaelson, ce film a reçu un "Oscar d’honneur lors de la première cérémonie des Oscars en 1929".

Grands orchestres

Durant les années Swing (1930-1939), les grands orchestres de Duke Ellington, Count Basie, Benny Goodman, le clarinettiste Artie Shaw – avec Billie Holiday - ou Glenn Miller excellent, et séduisent Hollywood.

Ray Ventura et ses Collégiens, Mireille, Charles Trénet et d’autres contribuent à introduire le jazz en France. 

Enseignant communiste américain, Abel Meeropol (1903-1986), ou Lewis Allan, écrit en 1939, après avoir vu l'image d'un Noir lynché dans le sud des Etats-Unis, le poème Strange Fruit, publié dans la revue marxiste The New Masses. Il compose la musique de ce poème. La chanson devient populaire dans le milieu de la gauche américaine, et est créée par Billie Holiday en 1939, au Café Society. "Southern trees bear a strange fruit, blood on the leaves, blood on the root … strange fruit hanging on the poplar trees..." Billie Holiday a aussi interprété My Yiddishe Mamme.

Louis Armstrong
Surnommé Satchmo (satchel-mouth, bouche-sacoche) ou Pops, le trompettiste et chanteur Louis Armstrong (1901-1971) chante les gospels, blues et invente le scat, jazz qui substitue des onomatopées aux paroles et dont l'une des éminentes chanteuses est Ella Fitzgerald.

Né à La Nouvelle Orléans, élevé sans père au foyer, Louis Armstrong travaille enfant auprès d'une famille Juive pauvre d'origine lituanienne qui le considère comme un membre de la famille, le nourrit, lui donne affection et lui enseigne "comment vivre : la vraie vie et la détermination".

Ella Fitzgerald
Le 16 avril 2017, Arte diffusa Pure Love - The voice of Ella Fitzgeralddocumentaire de Katja DureggerLa "grande dame du jazz aurait eu 100 ans le 25 avril. Dotée de l'oreille absolue, d'une intonation parfaite et d'une impressionnante tessiture s'étendant sur trois octaves, elle se frotta avec la même aisance au be-bop et au scat improvisé. Retour en forme d’hommage sur la vie et la voix de l’immense Ella Fitzgerald".

"Née le 25 avril 1917 en Virginie, Ella Fitzgerald a marqué le monde du jazz d'une empreinte indélébile. Dotée de l'oreille absolue, d'une intonation parfaite et d'une impressionnante tessiture s'étendant sur trois octaves, elle commence sa carrière à 17 ans et devient en quelques années l’une des chanteuses de swing les plus réputées d'Amérique. Se frottant avec la même aisance au be-bop et au scat improvisé, elle entrera dans la légende comme la "First lady of jazz". Elle semblait un instrument parmi les instruments de l'orchestre de Chick Webb où elle a débuté. En 1955, Marilyn Monroe a soutenu Ella Fitzgerald, en butte au racisme.

"En s’appuyant sur de foisonnantes archives filmiques et photographiques, qui l'ont immortalisée sur les scènes du monde entier, en répétition ou en interview, ce documentaire rend un vibrant hommage à la reine du jazz, et à l'héritage qu'elle a laissé à la musique actuelle. On y croise des musiciens et des chanteurs profondément marqués par son œuvre, mais aussi des chercheurs en psychologie de la musique et en neurologie, qui explorent, sous un angle inattendu, la magie sans pareille de sa voix".

Eddie Rosner
"Trompettiste, compositeur et chef d’orchestre allemand d’origine polonaise", Eddie Rosner (1910-1976) est "quasiment inconnu en France, cet enfant prodige du jazz surnommé « l’Armstrong Blanc » par Louis Armstrong. lui-même devint, au terme d’une épopée poignante, le « tsar » du jazz en U.R.S.S. " Récompensé par un Emmy Award, Le Jazzman du Goulag (Ideale Audience International et France 3, 1999) de Pierre-Henry Salfati évoque, grâce à des documents d’archives inédits, la vie extraordinaire d’Eddie Rosner, trompettiste, compositeur et chef d’orchestre allemand d’origine polonaise. Inconnu en France, cet enfant prodige du jazz surnommé « l’Armstrong Blanc » par le maître en personne devint, au terme d’une épopée hors du commun, le tsar du jazz en Union soviétique. Persécuté par les Nazis en tant qu’artiste dégénéré, placé au rang de musicien d’Etat par Staline avant d’être banni et déporté au goulag, Rosner a connu la gloire et le déshonneur, le génie et la pauvreté. Cet homme à part a tout possédé et tout perdu... sauf son amour du jazz". 

Le 13 janvier 2016, à 20 h, la Mediathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild de l'Alliance israélite universelle (AIU) a proposé, dans le cadre du Ciné-club animé par Samuel Blumenfeld, journaliste au Monde, la projection de Le Jazzman du goulag (1999), documentaire de Pierre-Henry Salfati récompensé par un Emmy Award. Cette projection a été suivie par une rencontre avec le réalisateur". Les 27 juillet, 1er, 6 et 10 août 201618 août à 10 h 10, 24 août à 9 h 45 et 30 août 2017 à 9 h 40Histoire diffusera Le Jazzman du Goulag de Pierre-Henry Salfati qui évoque, grâce à des documents d’archives inédits, la vie extraordinaire d’Eddie Rosner.

Jazz et arts
Durant la Seconde Guerre mondiale, le jazz participe à l’effort de guerre. A New York, le Boogie Woogie inspire Mondrian émigré. A Paris, les Zazous séduisent ou irritent. Matisse et Dubuffet peignent le jazz, et William H. Johnson s’intéresse à la danse Jitterbug.

Le graphiste Alex Steinweiss (1917-2011) dessine la première pochette de disque pour Columbia.

Charlie Parker, Dizzy Gillespie, bahaï depuis 1968 et qui s'est produit à deux reprises en Israël, Thelonious Monk, Miles Davis et d’autres lancent le Bebop (1945-1960).

Le jazz influence les peintres expressionnistes abstraits (Jackson Pollock).

Avec le microsillon, la pochette de disque (Record Cover) bénéficie de talentueux graphistes et photographes : Lee Friedlander, Herman Leonard.

Des artistes de jazz se produisent dans les salles de spectacle européennes ou collaborent  à des firmes discographiques en France. Formé auprès de Nadia Boulanger, Quincy Jones est recruté par le label Eddie Barclay.

Les cinéastes sont séduits par le jazz moderne, notamment Louis Malle qui choisit Miles Davis qui improvise la musique de son film Ascenseur pour l’échafaud (1957) avec Jeanne Moreau, en voyant les images de ce long métrage.

Si « le Bebop est noir et new-yorkais, le West Coast Jazz » s’épanouit à Hollywood.

Le Free Jazz d’Ornette Coleman (1960) signe l’avant-garde libertaire, parallèlement aux mouvements de revendication des Noirs.

Le jazzman américain Dave Brubeck est l'auteur notamment d'une Cantate juive (1969), oeuvre musicale commandée en 1968 par le rabbin Charles D. Mintz, directeur du Conseil de Pennsylvanie de l’Union des congrégations américaines hébraïques afin d'établir un pont entre Juifs et Noirs.

Quant au « jazz contemporain » (1980-2002), il s’articule autour de trois pôles : à New York un Bebop historicisé et une « tradition libertaire et avant-gardiste dans de petits clubs célébrant sa composante juive », ainsi que, dans le reste du monde, des « descendances ».


Jazz, "arme secrète"
 Arte diffusa le 20 mai 2018 à 22 h 50 "Le jazz : une arme secrète" (Geheimwaffe Jazz), par Hugo Berkeley (87 min.). 

"Retour sur un pan méconnu de la guerre froide, quand les États-Unis menaient bataille au moyen des grands noms du jazz". 

"En 1956, les États-Unis mettent au point une nouvelle arme inattendue contre l’Union soviétique : le jazz. Pour triompher dans la compétition tous azimuts instaurée par Eisenhower, il s’agit de conquérir les esprits par la musique". 

"En envoyant Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie ou Dave Brubeck – les "Jazz ambassadors" – se produire à l’étranger avec leurs groupes, où se mêlent musiciens blancs et noirs, le gouvernement américain entend redorer le blason du pays, face aux critiques soviétiques visant notamment la ségrégation raciale. Pourquoi des artistes noirs, toujours victimes de discrimination dans leur pays, acceptent-ils de véhiculer l’image mensongère d’une Amérique pionnière de la liberté, de l’égalité et de la tolérance ? Alors que le Mouvement des droits civiques prend de l’ampleur, les musiciens, tenus de prendre position, vont retourner cette mission en leur faveur, afin de donner une résonance à la lutte contre la ségrégation".

Addendum sur le Jazz israélien
La 27e édition du festival de jazz de la Mer Rouge à Eilat (Israël) a eu lieu du 18 au 21 août 2013.

Le 28 août 2013, le saxophoniste israélien Daniel Zamir, qui avait représenté Israël à Jazzahead! (25-28 avril 2013) à Brême (Allemagne), a donné un concert à l'université de Witwatersrand (Wits) en Afrique du Sud. Des membres d'un groupe BDS, dirigé par l'étudiant Muhammed Desai, ont manifesté devant la salle du spectacle contre cet artiste en apostrophant les spectateurs - "Vous avez le sang d'enfants palestiniens sur votre jersey", "Israël apartheid" -  chantant "Dubula e Juda” (“Tuez un Juif”), dérivé du chant "Dubula Ibhunu” (“Tuez les Boers”) datant de l'époque du régime de l'apartheid et déclaré en mars 2010 contraire à la constitution par la justice sud-africaine. Un jugement qui a indigné l'ANC (Congrès national africain).  Le 13 mars 2013, lors de la "Semaine de l'apartheid d'Israël" dans cette université,  le pianiste israélien Yossi Reshef a été contraint d'interrompre son concert en raison d'individus pro-BDS surgissant sur la scène, et soufflant dans leurs vuvuzelas, après avoir chanté "Dubula Ibhunu” devant le lieu du spectacle.

Gilad Hekselman Trio a donné des concerts au Duc de Lombards (12-14 décembre 2013) au Duc des Lombards, et, avec trois formations de jazz israélien : Shai Maestro Trio, Eli Degibri Quartet, et Omer Klein (solo) -, à "You & the Night & the Music", le 16 décembre 2013 à 20 h à l'Olympia, à Paris. Eli Degibri a donné des concerts à Paris (20-23 décembre 2013) au Duc des Lombards, à Paris.

Née en Israël dans une famille pieuse d'origine éthiopienne, Ester Rada associe les rythmes du jazz à la musique soul, reggae, funck et groove. Auréolée du succès de Life Happens, elle s'est produite au Jamel Comedy Club le 10 mars 2014, à 20 h, à l'Embarcadère d'Aubervilliers  dans le cadre du festival Banlieues bleues le 15 mars 2014 à 20 h.

Le contrebassiste Omer Avital s'est produit au Café de la danse le 28 avril 2014. Après avoir étudié en Israël et à New York, il suit un parcours atypique et varié : il a accompagné les plus grands - Wynton Marsalis, Brad Mehldau et Kenny Garrett - et présente des "compositions aux mille influences et nuances, avec la crème de la scène jazz israélienne et new yorkaise". Son album New Song est sorti le 6 mars 2014 chez Plus Loin Music/Abeille Musique.

Le Yaron Heman Quartet s'est produit dans le cadre du festival Tempo Jazz de Vincennes, le 18 mai 2014, à l’Auditorium Jean-Pierre Miquel à Cœur de ville, et Omer Avital Quartet les 21, 22 et 23 mai 2014 au Duc des Lombards.

Les 22, 29 et 30 octobre 2020 ainsi que le 1er novembre 2020, Mezzo diffusera "Yaron Herman Everyday 
à Jazz à la Villette" réalisé par Lorenzo Giuseppe De Vecchi. "La première ligne de sa discographie, c'était un duo avec le batteur Sylvain Ghio, Takes 2 to Know 1. Douze ans plus tard, Yaron Herman réitère l'expérience mais avec son complice Ziv Ravitz pour son septième album - le premier pour le label Blue Note. Entre-temps, le pianiste israélien a fait du chemin : récompensé par une Victoire de la Musique en 2008, le garçon a multiplié les expériences sonores avec une inlassable gourmandise. Adepte de l'art du grand écart, cet ancien basketteur aime passer de Gabriel Fauré à Britney Spears, du duo avec Michel Portal au quintet avec la trompette d'Avishai Cohen, de l'improvisation la plus sinueuse à la pop la plus colorée. Conséquence : ses concerts ressemblent à des films pleins de rebondissements."

"C’est aux côtés d’Herbie Hancock qu’Eli Degibri, à coup sûr l’un des grands saxophonistes de demain, se produit dès l’âge de 18 ans. On le retrouve plus tard aux côtés de Ron Carter, Al Foster, Brad Mehldau… Aujourd’hui, il est retourné vivre au pays, en Israël, et y travailler notamment avec Ofri Nehemya et Gadi Lehavi dont la jeunesse, confrontée à l’expérience et la maturité de Barak Mori, lui a permis de composer en « prenant de nouvelles directions » et de « réinventer un univers musical ». Saxophoniste, Eli Degibri se produira dans Jazz sur son 31 en quartet avec Gadi Lehavi, pianiste, Barak Mori, à la basse et Ofri Nehemya, à la batterie, le 25 octobre 2014 à 22 h au Club New York/Automne Club à Toulouse. Il y interprétera des airs de son dernier CD Twelve (Plus Loin Music). "« Quand je quittais Tel Aviv pour Boston il y a 17 ans, je nourrissais l’espoir de revenir tôt ou tard à la maison afin de partager Ma musique avec Mes amis. C’est désormais chose faite avec cet album intitulé Twelve, enregistré aux côtés de Gadi Lehavi au piano (16 ans), Ofri Nehemya (18 ans) à la batterie, ainsi que mon meilleur ami à la contrebasse, Barak Mori. L’insouciance de Gadi et Ofri m’a incité à réinventer un univers musical, à prendre de nouvelles directions et de nombreux risques aux côtés de Barak. La jeunesse de Gadi et Ofri, associée à la maturité et à l’expérience de Barak et moi-même, est rapidement devenue le catalyseur de ce groupe à travers mes compositions. Sans âge, la musique traverse le temps et, à ce titre, j’ai le sentiment d’être resté un enfant », a déclaré Eli Degibri.

"Né le 20 avril 1970 à Kibbutz Kabri, en Israël, Avishaï Cohen est un contrebassiste, chanteur et compositeur israélien. Après avoir commencé le piano à l’âge de 9 ans, c’est la musique et l’intensité du bassiste Jaco Pastorius qui changea la direction musicale de Cohen, ce dernier décidant finalement d’étudier la contrebasse avec Michael Klinghoffer pendant deux ans. Il part ensuite à New York, où il se met en contact avec de nombreux musiciens de jazz. Il s’inscrit au Mannes College The New School for Music et s’intègre à plusieurs groupes de musique . Il est finalement repéré par le pianiste Danilo Pérez et, peu après, par le pianiste Chick Corea, qui lui offre un contrat d’enregistrement. Cohen forme avec Corea le sextet Origin en 1996, y restant pendant 7 ans avant de le quitter en 2003 afin de créer son propre label, Razdaz Records, ainsi que son propre groupe, le Avishai Cohen Trio (composé de Cohen, Mark Guiliana à la batterie et Shai Maestro au piano). Le premier album du nouveau label de Cohen, Lyla, est un mélange de musique jazz, rock, pop, latin, et même funk".


"Inspirée de ses origines et de cultures variées, la musique de Cohen est une synthèse de musiques du Moyen-Orient, de l’Europe de l’ Est  et même d’idiomes musicaux afro-américains. Cohen a travaillé avec de nombreux musiciens de genres différents, tels que Bobby McFerrin, Herbie Hancock, Kurt Rosenwinkel, Alicia Keys et même avec les orchestres philarmoniques de Londres et d’Israël. Il a aussi produit plusieurs albums. L’album Duende (2012), est une collaboration avec le jeune pianiste Nitai Hershkovits, découvert par Cohen pendant un séjour à Tel Aviv. Un album favorisant un style « chamber classical jazz folk », l’album Duende s’éloigne du style contemporain de Cohen afin de retrouver une voix épurée et sereine" (Biographie de la documentation de Radio France, avril 2013). Le 14 avril 2015, Avishaï Cohen trio - Avishaï Cohen (contrebasse), Nitai Hershkovits (piano), Daniel Dror (batterie) - s'est produit au Plan (Ris-Orangis), et le cinéma Le Balzac diffusera Le Chanteur de jazz, dans le cadre de  Du Shtetl à Broadway.

Elu révélation par le magazine Downbeat en 2012, on a pu entendre le saxophoniste Avishai Cohen au sein du prestigieux « SF Jazz Collective » ou encore à la tête du sextet « the 3 Cohens ». Au Duc des Lombards, Avishai Cohen a présenté, dans le cadre du Trumpet Master, les 11 et 12 décembre 2014 "les compositions aux mille couleurs de son dernier album “Triveni - Dark Nights”… Un trio désormais incontournable" et composé de Avishai Cohen (trompette), Yoni Zelnik (basse) et Nasheet Waits (batterie).


Le 14 avril 2015, Avishaï Cohen trio - Avishai Cohen (Contrebasse, chant), Nitai Hershkovits (Piano), Daniel Dor (Batterie) - se produira au Plan (Ris-Orangis), avec en première partie Hybrid. "Contrebassiste adulé et compositeur hors pair, Avishai Cohen signe son grand retour à sa formation fétiche: le trio acoustique. Avec From Darkness, Avishai Cohen revient donc au cœur même de ce qui articule son langage et sa pratique de musicien. Mais comme toujours avec lui, ce qui semble relever d’un retour aux fondamentaux porte surtout la promesse d’un départ: si le compositeur et contrebassiste israélien ressaisit le bagage de l’expérience, c’est pour mieux prendre le large et partir à la conquête de terres vierges".

Les 26, 27 et 28 novembre 2015Gilad Hekselman s'est produit au Duc des Lombards. "En quelques années, le guitariste Gilad Hekselman s’est imposé comme un incontournable du jazz made in New York d’aujourd’hui. En Trio il présente le répertoire de son nouvel album « Homes » paru chez Jazz Village. The guitarist Gilad Hekselman is a major figure of the made in New york Jazz. He presents his new album in Trio "Homes". 

Les 24 et 25 mai 2016 à 19 h 30 et 21 h 30, le Shai Maestro TrioZiv Ravitz (Batterie), Jorge Roeder (Contrebasse), Shai Maestro (Piano) - s'est produit au Duc des Lombards. " Soudé par 3 années de tournées intenses dans le monde entier, Shai Maestro Trio montre une complicité rare sur scène, nourrie par des mélodies profondes et des rythmiques d’une richesse incroyable qui ont permis au Maestro d’imposer son style! Un trio envoûtant sur disque, magique sur scène". 

"Natif d’un village près de Tel-Aviv, Shai Maestro fait ses armes pendant cinq ans auprès du contrebassiste Avishai Cohen avant d’entamer une carrière de leader. A la tête de son trio composé du contrebassiste péruvien Jorge Roeder et du batteur Ziv Ravitz, surdoué de la polyrythmie, le pianiste a déjà confirmé par deux premiers albums ses talents d’interprète et de compositeur. Si l’on y retrouve le lyrisme et les envolées mélodiques de l’œuvre de son maître époque Gently Disturbed, Shai Maestro s’en distingue notamment par son dynamisme. Avec le répertoire de son dernier album « Untold Stories », il confirme sa virtuosité sans pour autant en faire étalage. Envoutant en album, magique en live, ne manquez pas ce concert exceptionnel ! After a five-year stint recording and touring with bass player Avishai Cohen, pianist Shai Maestro created his acclaimed trio with Peruvian bassist Jorge Roeder and Israeli drummer Ziv Ravitz. After two very well received albums, the trio comes back with "Untold Stories", released in June, that truly displays their poetry and brotherhood in music".

"Yaron Herman Everyday 
à Jazz à la Villette" par Lorenzo Giuseppe De Vecchi
France, 1 h 07
Sur Mezzo les 22 octobre 2020 à 23 h 30, 29 octobre 2020 à 06 h 15, 30 octobre 2020 à 08 h 30 et 1er novembre 2020 à 15 h

 "Le jazz : une arme secrète", par Hugo Berkeley  
Etats-Unis, 2017, 87 min
Visuels
Louis Armstrong (Mi.) 1956 auf der Bühne in Accra, damals Goldküste, vor geschätzten 100.000 Menschen
© Louis Armstrong House Museum
Dizzy Gillespie (re.) versucht sich an einem traditionellen Rabab Instrument in Pakistan.
© Malcolm Poindexter III

Daniel Soutif, Le Siècle du jazz : Art, cinéma, musique et photographie de Picasso à Basquiat. Flammarion, 2009. 446 apges. ISBN-13: 978-2081224247

Visuels
 L'ouïe absolue, intonation parfaite, étendue de voix de trois octaves - la voix d'Ella Fitzgerald est inégalée jusqu'à aujourd'hui
© SWR/William P. Gottlieb

Cet article a été publié par L'Arche en une version plus concise. Il a été publié sur ce blog le :
- 3 juin 2012 à l’approche du Festival 100% Tel Aviv Jazz à Paris (5-7 juin 2012) ;
- 9 décembre 2012 à la mémoire du jazzman américain Dave Brubeck décédé le 5 décembre 2012 ;
- 13 janvier 2013 à l'approche du cycle That's Jazz ! sur la chaîne Histoire, les 14 et 15 janvier 2013 ;
- 30 avril 2013 pour la 2e Journée internationale du jazz ;
- 21 mai 2013 à l'approche de Eddie Rosner, jazzman au Goulag, documentaire de Pierre-Henry Salfati, le 23 mai 2013, à 20 h 30, au Centre d'art et de Culture ;
- 7 juillet 2013 pour l'anniversaire du décès de Louis Armstrong, le 6 juillet 2013 ;
- 19 août 2013 pendant la 27e édition du festival de jazz de la Mer Rouge à Eilat (18-21 août 2013) ;
- 4 septembre et 11 décembre 2013, 10 mars et 28 avril 2014 avant la journée internationale de jazz ayant lieu le 30 avril 2014 ;
- 18 mai, 9 juillet, 24 octobre et 11 décembre 2014 ;
- 12 avril 2015. Le 12 avril 2015, à 22 h 40, Arte diffusa Billie Holiday. Un supplément d'âme, documentaire de Katja Duregger ;
- 24 novembre 2015, 12 janvier, 24 mai et 27 juillet 2016 - diffusion par Histoire du documentaire sur Eddie Rosner les 27 juillet, 1er, 6 et 10 août 2016 ;
- 7 décembre 2016, 16 avril et 19 août 2017. Le 6 décembre 2016, Histoire diffusa Le Jazzman du Goulag (1999) de Pierre-Henry Salfati qui évoque, grâce à des documents d’archives inédits, la vie extraordinaire d’Eddie Rosner ;
- 18 mai 2018.