mardi 24 janvier 2017

Documentaires sur Donald Trump


France 5 diffusera les 24 janvier et 9 février 2017L'inquiétant Mr Trump, documentaire de Romain Besnainou. Le titre est emblématique de la pratique sclérosée de médias, journalistes et documentaristes filtrant la réalité au travers d'un filtre partial. Ce qui les empêche d'informer et de procéder à une analyse pertinente. Et ce qui participe à une entreprise de délégitimation et de diffamation du Président américain Donald Trump.


Les réactions de la quasi-totalité des médias, journalistes et documentaristes français ont consisté à déformer, voire nier la réalité, au travers d'un filtre partial. Une pratique sclérosée qui les empêche d'informer et de procéder à une analyse pertinente. Et qui révèle une impossibilité ou un refus de s'adapter à une nouvelle donne mondiale, une peur du changement comme si la situation actuelle était exemplaire et paradisiaque, un attachement irraisonné à une doxa orwellienne.

France 5
Les 24 janvier et 9 février 2017, France 5 diffusera, dans le cadre du Monde en face présenté par Marine Carrère d'Encausse, L'inquiétant Mr Trump, documentaire de Romain Besnainou et Stéphane Lopez. Un "récit de 72 jours" qui ont modifié "la face du monde" émaillé d'interviews de la "working class" appauvrie par des politiques désastreuses : réglementation bureaucratique, fiscalité alourdie, abandon du charbon pour des énergies plus coûteuses, etc. 

Le film colporte des rumeurs infondées en stigmatisant Steve Bannon accusé à tort de diriger Breitbart, "journal nationaliste", et d'être "raciste, antisémite".

Richard D. Wolff, universitaire, évoque l'hostilité contre les musulmans. Les sondages ont montré que depuis les attentats islamistes du 11 septembre 2001, les actes antisémites sont plus nombreux que les actes contre les musulmans : selon le FBI, en 2015, 57% des actes haineux religieux aux Etats-Unis ont visé les Juifs, et 16% les musulmans. 

"Depuis son élection en novembre dernier, Donald Trump n'a cessé de bousculer les codes. Du haut du 66e étage de la Trump Tower, les communiqués officiels ont fait place à des avalanches de tweets. De la constitution de son équipe, mélange de généraux, de grandes fortunes et d'ultra-conservateurs, aux revirements en matière de politique étrangère, Donald Trump dessine peu à peu les contours de sa présidence. Le réalisateur Romain Besnainou s'est rendu aux Etats-Unis pour suivre durant 60 jours la montée en puissance de celui qui s'apprête à devenir l'homme le plus puissant du monde, de son élection à son investiture le 20 janvier 2017".

"Ce qui surprend le monde est l'effondrement du "politiquement correct", constate avec pertinence Guido Lombardi, ami de Donald Trump. Et d'expliquer que le Président américain choisit ses collaborateurs non sur le critère du suivisme, mais sur le critère de l'innovation. Ce qui explique la conversation téléphonique du Président Trump avec présidente taïwanaise Tsai Ing-wen - les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques en 1979 - le 2 décembre 2016.

"Psychodrame avec le New York Times" ? Mais, après l'élection de Donald Trump, ce journal a présenté des excuses à ses lecteurs pour n'avoir pas "capté la colère bouillonnante d'une large partie de l'électorat américain... qui s'est senti non respecté par l'establishment de Washington, de Wall Street et des principaux médias" (MSM).

"L'Amérique que veut incarner Donald Trump est plus militaire et plus autoritaire" ? C'est oublier la volonté du Président élu de vaincre le terrorisme islamiste - al Qaïda, Etat islamique - qui a frappé durement les Etats-Unis et d'autres pays dont la France, la Belgique et l'Etat juif.

Le Président Trump a condamné le vote par le Conseil de sécurité onusien en décembre 2016 et veut transférer le siège de l'ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Il rompt avec "la politique de paix appliquée par Jérusalem", commente le réalisateur. "Ceci risque d'engendrer beaucoup de chaos et de violence... Ceci pourrait coûter des vies", allègue Ruchi Anand. Quelle ignorance du droit, de l'Histoire ! Quelle "politique de paix" ? Le chaos et la violence sont déjà là. Et l'Union européenne finance les incitations de l'Autorité palestinienne à la haine des Juifs et de l'Occident, au terrorisme, etc.

Les "climato-sceptiques" ? Le documentaire élude les arguments contre le "réchauffement climatique".

Qui a fomenté ces violences à l'approche de l'investiture du Président Donald Trump ? Pourquoi avoir caché que la Marche des Femmes était dirigée par Linda Sarsour, Américano-palestinienne antisémite, ayant des liens familiaux avec le mouvement terroriste islamiste Hamas dont elle a récemment rencontré le financier ? Quid de la cinquantaine d'associations ayant organisé ces Marches pour les Femmes (Women Marches) et soutenues financièrement par Soros ?

Le reste est à l'avenant...

"Sulfureux". C'est ainsi que de prime abord Marine Carrère d'Encausse qualifie, sans argumenter, le Président Donald Trump, avant de présenter ses experts-invités, majoritairement hostiles au président américain. Marine Carrère d'Encausse oserait-elle affubler les ayatollahs iraniens ou les dirigeants algériens d'épithètes similaires ? 

Et Marine Carrère d'Encausse d'ajouter : "Donner le droit à tous les Américains de porter une arme est sans doute une promesse cohérente pour un Président qui a pour programme de partir en guerre tous azimuts contre les médias, les clandestins, l’islam radical, les immigrants..." !? Que d'amalgames ! Que d'erreurs ! Donald Trump s'est heurté à des MSM qui lui étaient hostiles - 194 médias américains avaient pris position pour Hillary Clinton, contre 6 seulement en faveur de Donald Trump -, qui ont couvert partialement sa campagne électorale. Le Président américain veut vaincre l'islam radical, et ce combat intègre le contrôle des frontières américaines.

Mike Pence ? Un "vice président chrétien créationniste, ultra conservateur". Qu'est-ce qu'un "ultra-conservateur" par rapport à un conservateur ? Mystère.

Thomas Snégaroff, historien, spécialiste des États-Unis, chroniqueur pour la radio France Info, évoque la crainte de démocrates qu'une "juge vieille" de la Cour suprême décède. Quelle galanterie !!! Et dire que Donald Trump est accusé de ne pas respecter les femmes... 

"Vous voyez que les femmes américaines ont même ici du mal à s'exprimer", ironie Anne Toulouse, journaliste qui rappelle des vérités sur la jurisprudence de la Cour suprême favorable au droit à l'avortement.

Sympa, France 5. La chaîne publique confie une émission sur les relations internationales à une journaliste médicale dont on avait pu cerner les carences et la partialité dans le numéro évoquant de manière louangeuse la diplomatie française, et sans sourciller l'accord signé avec l'Iran en 2015 sur son programme nucléaire militaire. Et dire que le Magazine de la Santé, présenté sur France 5 notamment par Marine Carrère d'Encausse, n'a pas répondu au message envoyé en 2016 par le Dr Lionel Krief, médecin nucléaire français juif ruiné et spolié. Oubli ? Manque de temps ? Censure ? Inquiétant.

Cette soirée sur France 5 a attiré 1,205 millions de téléspectateurs (4,7% de parts d'audience). Ce qui a placé France 5 en quatrième position en termes d'audience.

Arte
À la veille de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier, ARTE a diffusé la THEMA Donald Trump : le pouvoir et les médias, un « gros plan sur le 45e président des États-Unis, avec notamment un portrait réalisé par les journalistes de Frontline, la prestigieuse émission américaine de grand reportage de PBS, et un tableau implacable du rapport de forces entre la politique et les médias ». Une soirée présentée par Thomas Kausch. Et partiale.

Qui est Donald Trump, élu le 8 novembre 2016 ? « Pour tenter de répondre, à la lumière d'une foudroyante ascension politique qui a pris de court la plupart des pronostics, Michael Kirk (Du 11-Septembre au califat), l'un des investigateurs chevronnés de l'émission documentaire américaine Frontline, reprend certains éléments de Quel président pour l'Amérique ?, le documentaire qu'il avait consacré, avant le scrutin présidentiel, aux deux candidats, Donald Trump et Hillary Clinton".

Dans Président Trump (Präsident Donald Trump), Michael Kirk « dresse un portrait rigoureux et nuancé du président si peu orthodoxe que s’est donné l’Amérique ».

« Riche héritier élevé à la dure, dans un énorme manoir du Queens, Donald Trump a fait siens très tôt les préceptes impitoyables de son père, magnat de l’immobilier, selon lesquels le monde appartient aux « gagnants », c’est-à-dire aux « tueurs ». De son père, il a hérité l'énergie. Élevé dans une fratrie de cinq enfants, il est envoyé au début des années 1960 à l'Académie militaire de New York. Une institution qui pratique le bizutage. Donald Trump excelle dans le basket ball.

Il veut percer dans l'immobilier à Manhattan. Il choisit Roy Cohn comme avocat, notamment lors d'un procès pour discrimination à l'égard d'Afroaméricains voulant louer un appartement dans leur immeuble. Roy Cohn lui apprend à rendre coup pour coup. Mais les preuves de discriminations sont établies, et la transaction est privilégiée. Cependant, Donald Trump proclame alors avoir gagné.

Il veut construire une tour très haute de 68 étages, la Trump Tower. Et choisit une femme pour l'édifier. Pari réussi ! Mais il ne semble pas avoir été admis par les élites. Il s'installe dans un penthouse sur trois étages en haut de la tour. Il "devient un symbole de réussite économique". Les banques lui accordent des prêts à des conditions avantageuses.

« Suivront des milliards précocement amassés dans l’immobilier, toujours, mais aussi les casinos, une quasi-faillite, un rétablissement boursier aux allures de tour de passe-passe qui lui rendra une grande part de sa fortune, puis une stupéfiante carrière dans la publicité et la télé-réalité (avec la très populaire émission The Apprentice), où il use de son propre personnage » pendant 14 saisons.

Cette « trajectoire haute en couleur, expliquent ses proches et ses biographes (dont son conseiller politique Roger Stone), a donné à cet homme affamé de gloire, n’ayant jamais remporté un mandat avant l’élection du 8 novembre » 2016, un « instinct phénoménal pour comprendre et utiliser à son profit les ressorts de la consommation et du spectacle ».

« De son mentor en politique, le sulfureux avocat Roy Cohn, rendu célèbre par ses manipulations au sein de la commission McCarthy, à ses choix pour former aujourd’hui son futur gouvernement, qui suscitent l’effroi jusque dans le Parti républicain, cette enquête analyse aussi les méthodes et les credo « du » Donald, comme le surnomment les Américains ». Pour ce documentaire, les questions pertinentes de Donald Trump sur le lieu de naissance de Barack Obama relèvent d'une volonté de provocation. Alors qu'elles concernent une question déterminant la possibilité pour un candidat de postuler à la fonction suprême, la Présidence.

La « fin justifie les moyens, « la vérité ne veut pas dire grand-chose » et une mauvaise publicité vaut toujours mieux que le silence… : autant d’adages auxquels les électeurs ont partiellement donné raison ». Quel mépris !

C'est mal comprendre les raisons de la victoire de Donald Trump : le discrédit à l'égard de l'establishment politique de Washington, la méfiance à l'égard de Hillary Clinton, méprisante, corrompue, malade et non charismatique, les deux mandats catastrophiques du Président Barack Obama, l'attrait pour le discours non "politiquement correct" de Donald Trump, l'espoir en un homme d'affaires qui a su remonter la pente après ses échecs et construire un empire financier florissant, etc.

Mon village, le ketchup et Donald Trump (Kings von Kallstadt. Mein Dorf, Ketchup & Der König von New York), de Simone Wendel évoque les origines allemandes de Donald Trump.

« Quel est le point commun entre Donald Trump et la dynastie Heinz, rendue célèbre par son ketchup ? » Ils proviennent de la petite ville allemande de Kallstadt, en Rhénanie-Palatinat.

« C’est de cette commune de mille deux cents âmes qu’émigrèrent au XIXe siècle Henry John Heinz, père du fondateur de la marque, puis Friedrich Trump, grand-père du célèbre magnat de l’immobilier, pour tenter leur chance aux États-Unis ».

La réalisatrice Simone Wendel, « cousine au deuxième degré de Donald Trump, en est originaire elle aussi ».

« Y a-t-il quelque chose dans l’air de ce village qui soit propice à l’ambition ou à l’appel du large ? S’agirait-il des excellents vins de ses coteaux ou de la spécialité locale, l’estomac de truie farci ? De Kallstadt jusqu’aux bureaux de Donald Trump à New York, cette enquête généalogique pleine de malice explore sous un angle inattendu un pan de l’histoire de l’immigration américaine ».

Ces partis pris sont aussi partagés par la majorité des médias juifs français.

L'inquiétant Mr Trump, de Romain Besnainou
2017, 1 h 15 min
Sur France 5 le 24 janvier à 20 h 45 et le 9 février 2017 à 23 h 50

President Trump, de Michael Kirk
Frontline Pbs, PBS, États-Unis, 2016, 52 mn
Sur Arte le 17 janvier 2017 à 20 h 50

Mon village, le ketchup et Donald Trump, de Simone Wendel
Allemagne, 2014, 52 mn
Sur Arte les 18 janvier à 0 h 15 et 9 février 2017 à 23 h 50

Visuels : © SWR Projekt Gold Film u. Design

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 17 janvier 2017.

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