Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 30 avril 2020

L'European Jewish Association (EJA)


Créée en 2007, l’European Jewish Association (EJA) oeuvre dans le domaine social, organise des conférences aux thématiques liées principalement à l'antisémitisme, au judaïsme et à l'Etat d'Israël.  Et s'affirme partiellement en rivale ou en complément du Congrès Juif Européen (EJC). Sa conférence annuelle "Jews in Europe: United for a Better Futures'est tenue au Centre européen du Judaïsme (CEJ), à Paris, les 24 et 25 février 2020, durant la pandémie de coronavirus. Des mesures ont été proposées et les résultats d'un sondage présentés.

Interview de Richard D. Heideman, président du B'nai B'rith International
Un séjour politique de la délégation de l'American Jewish Congress à Paris en 2002 
Interview de Roger Cukierman
Une conférence de parlementaires européens amis d’Israël (EFI)
L’European Jewish Association


Fondée en 2007 par le rabbin Menachem Margolin, l’European Jewish Association (EJA) est une fédération d'organisations - Rabbinical Centre of Europe, European Jewish Study Network (EJSN), European Forum of Russian Jewry (EFRJ), Jewish Community of Hungary, etc. - et de média (European Jewish Press) juifs européens dont le siège est à Bruxelles (Belgique).

Buts : renforcer l'identité juive et développer les activités juives en Europe, défendre les intérêts juifs en Europe et établir des liens entre l'Europe et Israël.

Par son bleu profond et ses étoiles jaunes, son logo fait penser à celui de l'Union européenne (UE).

Jerusalem Day Conference
Les 6 et 7 novembre 2018, l’European Jewish Association (EJA) a organisé sa conférence annuelle « Jerusalem Day Conference » à Bruxelles (Belgique). Eurodéputés, dirigeants communautaires et édiles politiques d’Etats européens… Cette conférence a souligné les problèmes graves affrontés par les Juifs européens – menaces sur la circoncision ou l’abattage rituel, isolement, antisémitisme non jugulé, mutations démographiques – et a révélé l’émergence, l’affirmation de cette organisation comme rivale du CJE (Congrès Juif européen), comme un acteur voulant jouer son rôle notamment en vue des élections européennes en mai 2019.

Le retard à publier le compte-rendu de la conférence annuelle « Jerusalem Day Conference » de l’European Jewish Association (EJA) s’explique notamment par le panorama épouvantable, voire traumatisant, de la condition juive en Europe qui est apparu au soir de la première journée de témoignages de dirigeants communautaires. A noter que certains jeunes représentants de communautés - Sacha Ghozlan, président de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) pourfendant les réseaux sociaux, Nina Tojzner, secrétaire générale de la Fédération des jeunes juifs de Suède - étaient plus « politiquement corrects » que leurs aînés, notamment italiens stupéfaits de voir des femmes circuler en burka dans la péninsule ou britannique - Gideon Falter, président de la UK Campaign against Anti-Semitism - sur l'exil auquel songent 40% des juifs anglais ou l'antisémitisme de membres du Parti travailliste, dont son dirigeant Jeremy Corbyn.

Un intervenant a évoqué le problème des "migrants" musulmans élevés dans la haine des juifs et méprisant les femmes. Nina Tojzner a invité les gouvernements à éduquer les migrants.

Quant à Michel Gourary, directeur de l'European March of the Living Network, il a déploré le refus de magistrats, notamment en Allemagne, de reconnaître le caractère antisémite d'actes comme l'incendie d'une synagogue.

Les intervenants ont convergé vers des propositions : voyages d'édiles en Israël, ne pas couper les liens avec les gouvernants jugés "populistes", etc. Autres voies suggérées par l'exposition sur Jérusalem déployée devant la salle des tables-rondes, les brochures argumentées distribuées "Israel's Right as of Jerusalem, Judea and Samaria" et Jews in Jerusalem And Judea BC-500 000.

La présence de Katharina von Schnurbein, coordinatrice européenne chargée de la lutte contre l'antisémitisme ? Rassurante, certes. Mais comment l'Union européenne (UE) peut-elle combattre victorieusement l'antisémitisme par une diplomatie déséquilibrée - condamnation de la légitime défense d'Israël attaqué par le Hamas, etc. - et tout en finançant l'Autorité palestinienne qui salarie des terroristes prisonniers ou finance des manuels scolaires incitant à la haine d'Israël et des Croisés ?

« Toute attaque contre un Juif est une attaque contre Israël ». Un résumé lapidaire et pertinent de Ran Yishai, directeur au ministère de Jérusalem et du Patrimoine. Si « attaquer un Juif, c’était attaquer la République » comme l’ont répété tant de Présidents de la République et de ministres français, le pouvoir politique hexagonal aurait réagi dès 2000 à la recrudescence du nombre d’actes antisémites ou aurait adopté les mesures efficaces, et en premier lieu, aurait nommé les vecteurs de haine des Juifs. Ce qu’il n’a pas fait.

Car « Attaquer un Juif », c’est effectivement attaquer d’abord un « Sioniste », un « Yahoud », Israël en tant que peuple et Etat. Et cela implique une politique de l’Etat juif pour lutter contre cet antisémitisme, et en premier lieu en affirmant ses droits bibliques, historiques et juridiques sur sa terre (Eretz Israel).

Au siège du Parlement européen, Andi Cristea, vice-président du Comité des Affaires étrangères du Parlement de l'UE, a lié l'augmentation du nombre d'actes antisémites avec le "climat politique". S'il a affirmé son soutien aux "pratiques religieuses traditionnelles juives", il a insisté sur leur "conflit avec les droits de l'homme. Toutes les communautés juives doivent voir ce problème être mis sur la table" et a conclu sur cette interrogation : "Qu'est-ce qui est le plus humain ?" Une fin de discours reçue froidement par l'assistance.

L'absence des médias communautaires français juifs - radios, journaux - pour couvrir cet événement correspondait à l'effondrement de la condition juive en Europe. Seuls étaient représentés JForumInfoEquitable et mon blog. Or, il s'avère indispensable pour une communauté juive de disposer de médias dynamiques qui, seuls, expriment ses préoccupations et constituent des opportunités pour des pouvoirs politiques désireux de s'adresser à une partie ciblée de la population.

Lors du diner de gala, des bougies ont été allumées à la mémoire des victimes de l'attentat commis par Robert Bowers contre la synagogue de Pittsburgh, le samedi 27 octobre 2018, en ayant causé la mort de onze juifs et blessé  plusieurs fidèles.

Et un diaporama commenté sur les découvertes archéologiques à Jérusalem prouvait l'ancienneté de la présence juive sur sa Terre.

A été adoptée une résolution soumise aux partis politiques européens, notamment en vue de l’élection des membres du Parlement européen en mai 2019. Ce texte exhortait en particulier à lutter contre le BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), respecter la liberté religieuse et à nommer un Envoyé spécial chargé de la lutte contre l’antisémitisme. Des lignes rouges plusieurs mois avant les élections cruciales des eurodéputés dans une Union européenne en voie d'implosion.

RED LINES 2018:

✓ "Political parties and their leadership must sign up to the full IHRA definition of Anti-semitism.

✓ Every European Country must appoint a dedicated Special Representative to combat anti-Semitism where one already doesn’t exist

✓ All political parties pledge to exclude from government parties or politicians that espouse anti-Semitism as defined by the IHRA definition.

✓ All political parties to pass, in accordance with their respective rules of procedure, binding resolutions that reject BDS activities as fundamentally anti-Semitic.

✓ All political parties to support in writing and in party documents their support for freedom of religion and freedom of practice at Member State level and EU level."

"Jews in Europe: United for a Better Future"
La conférence annuelle 2020 "Jews in Europe: United for a Better Future" s'est tenue, devant une assistance prestigieuse, au Centre européen du Judaïsme (CEJ), récemment inauguré à Paris, les 24 et 25 février 2020, durant la pandémie de coronavirus (COVID-19).

On peut tout d'abord s'interroger sur la pertinence à avoir maintenu cette conférence à Paris dans un contexte de crise sanitaire. Et ce, d'autant que Joël Mergui, président des Consistoires de France et de Paris Ile-de-France, a accueilli la conférence dans son CEP. Il a été contaminé par le COVID-19 et est heureusement sorti de l'hôpital pour entamer sa convalescence. On n'ose pas poser la question : combien d'autres participants à cet événement ?

"As the number of anti-Jewish incidents logged in many EU Countries hits record highs, the European Jewish Association (EJA), joined forces with the largest federation of France’s Jewish communities and organizations, the Consistoire Central, the newly-founded Action and Protection League of Europe (APLE), and the World Zionist Organization (WZO), for a major two-day conference in Paris."

"Ministers, parliamentarians and policy-makers as well as diplomats from across Europe directly engaged with leaders of European Jewish communities and organizations to spearhead a sustainable end to Antisemitism."

"The Conference took place in the newly inaugurated European Centre for Judaism in Place Jerusalem, Paris, amid a time of growing worry for Jews across the continent, who once again find themselves in the frontline as xenophobia, populism and nationalism take stronger root."

"EJA Chairman Rabbi Menachem Margolin, speaking at the conference said, “We of course welcome the many recent statements and speeches from those in power, but what we need is concrete action. “When your boat has a hole in it, you don’t just shout at the hole. Our conference aims to block the hole, not just for Jews but for everyone in Europe. We must remember that antisemitism starts with the Jews, but it infects society as a whole. Therefore, fighting antisemitism should not just be left to the Jews, but requires everyone in society, especially political leaders, to man the barricades against it. This conference is our Europe-wide call to action.”

"The EJA conference tacked security, education, antizionism as the new antisemitism, the importance of bringing youth forwards and the establishment of a forum of Jewish leaders to liaise and lobby political leaders across the EU."

Le rabbin Menachem Margolin, président de l'EJA, a présenté un « plan d'actions » qu'il souhaite voir adopter « par le parlement de chaque gouvernement européen ». Parmi ces mesures : "interdiction de vendre des symboles nazis, mise à jour obligatoire des programmes scolaires sur la Shoah, nomination d'un responsable dans chaque pays de l'UE, prohibition de «l'utilisation de stéréotypes antisémites», "comme cela a pu avoir lieu en Belgique lors d'un carnaval". Pourquoi avoir éludé l'exil forcé, essentiellement des années 1940 aux années 1970, de près d'un million de Juifs du monde arabe ou et musulman, de Judée, de Samarie, etc. ?

Il "a ensuite précisé à l'AFP qu'il allait proposer de créer une plateforme sur le réseau social Whatsapp permettant de centraliser les incidents antisémites - attaques verbales ou physiques - dans l'Union européenne, car actuellement «la plupart ne font pas l'objet de plaintes». 

"Pour les communautés juives qui le demandent, il souhaite mettre sur pied «un centre de sécurité» proposant une aide via la vidéosurveillance. «C'est crucial que chaque gouvernement ait un responsable» de la lutte contre l'antisémitisme, «car nous constatons que nous, communautés, ne pouvons pas, seules, (l')éradiquer», a-t-il estimé. Il s'est félicité de l'existence d'un «coordinateur chargé de la lutte contre l'antisémitisme» dans certains pays de l'UE, citant la France, l'Italie, la Grande-Bretagne ou encore la Roumanie. Née en 2007, l'EJA, dont le siège est à Bruxelles, se présente comme voulant «renforcer l'identité juive» et «défendre les intérêts juifs en Europe».

Selon un sondage réalisé auprès de 16.000 répondants venant de 16 pays d'Europe et présenté lors de cette conférence, un "réseau secret" de Juifs influencerait les affaires politiques et économiques mondiales. C’est le sentiment que partage un cinquième des 16.000 personnes interrogées. Le même nombre était également d'accord avec la déclaration selon laquelle "les Juifs exploitent la victimisation de l'Holocauste pour leurs propres besoins". En outre, un quart des répondants étaient d'accord avec le fait que les politiques d'Israël leur permettent de comprendre pourquoi certaines personnes détestent les Juifs. L'enquête a été menée en décembre et janvier en Autriche, en Belgique, en République tchèque, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne, entre autres pays."

Finalement, on s'interroge : quel est l'intérêt des conférences de telles organisations ? Combien de redondances dans les actions élaborées par différentes associations juives, nationales ou européennes ? Et avec quelle efficacité ?

Certes, des personnalités de premier rang y interviennent, mais parfois des discours creux et souvent non suivi d'actions. Ministre française de la Justice, Nicole Belloubet en offre l'exemple le plus patent : le parquet de Paris ne poursuit aucun appel au boycott, et classe sans suite nombre de signalements d'antisémitisme. Et la France se trouve à l'origine de nombreux textes anti-israéliens, tant au sein de l'UE que dans des instances onusiennes.

Force est de constater que les Etats aux dirigeants les plus vilipendés par leurs homologues et des médias français apparaissent comme des défenseurs des Juifs et des alliés reconnaissants de l'Etat d'Israël. Parmi eux l'Autriche qui a annoncé que son Parlement allait voter une résolution anti-BDS.

A lire sur ce blog :
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Cet article a été publié le 26 mai 2019.

Douglas Fairbanks (1883-1939)


Arte rediffusera le 2 mai 2020 « Douglas Fairbanks - Je suis une légende » (Douglas Fairbanks, Stummfilmheld und Hollywoodlegende), passionnant documentaire réalisé par Clara Kuperberg et Julia Kuperberg. « Star des films de cape et d'épée, le bondissant Douglas Fairbanks (1883-1939) a contribué à inventer, entre deux pirouettes, le Hollywood d'aujourd'hui. Raconté par Laurent Lafitte, son parcours flamboyant ressuscite la magie des débuts du cinéma ». Un précurseur talentueux méconnu.


« On l'a oublié, mais Douglas Fairbanks fut l'un des rois d'Hollywood. »

Acteur sympathique et populaire, scénariste, réalisateur, producteur ayant co-fondé en 1919, avec Mary Pickford, Charles Chaplin et D.W. Griffith, la United Artists, homme d’affaires avisé, cinéphile précurseur, pionnier au rôle essentiel dans l’industrie cinématographique naissante à Hollywood (création de The Academy of Motion Picture Arts and Sciences qui remet chaque année les Oscars, de la première école de cinéma à la University of Southern California)… L’Américain Douglas Fairbanks (1883-1939) a été, lors de l’ère du cinéma muet, une star mondiale - The Three Musketeers, Robin Hood, The Thief of Bagdad, The Black Pirate - et le troisième acteur le mieux payé. 

Avec son épouse, la star canadienne Mary Pickford, « la petite fiancée de l’Amérique », il a formé un couple idéal. 

Il a été aussi l’archétype du comédien-cascadeur athlétique et intrépide pour des films d’aventures ou de cape et d’épée interprétés par Jean Marais ou Jean-Paul Belmondo, et un modèle inspirant The Artist, de Michel Hazanavicius.

Douglas Fairbanks est né Douglas Elton Ulman en 1883 à Denver, Colorado. Issu d’une famille juive d’origine allemande en Pennsylvanie, son père est un célèbre avocat new-yorkais, qui abandonne le foyer familial quand Douglas Ulman a cinq ans. Sa mère, catholique, est native de la Big Apple, et donnera à sa famille le nom de son premier mari, Fairbanks. 

Dès son adolescence, Douglas Fairbanks joue comme comédien amateur.

A l’aube du XXe siècle, il entre dans la compagnie de l’acteur britannique Frederick Warde, qui l’avait repéré à Denver. Il gagne sa vie comme vendeur et employé de bureau.

En 1902, il débute à Broadway.

En 1907, il se marie avec Anna Beth Sully (1888-1967), issue d’une famille aisée d’industriels. Le couple a un fils, Douglas Elton Fairbanks, futur acteur.

« The King of Hollywood »
En 1915, la famille se rend à Hollywood. Douglas Fairbanks est recruté par la Triangle Pictures et est dirigé par le réalisateur D.W. Griffith. Cet athlète séduit les spectateurs de The Lamb (Le Timide), son premier film sous la direction de Christy Cabanne.

« Jugé mauvais acteur, il démarre par des galipettes dans des comédies bas de gamme. Devenues sa marque de fabrique, ses cascades, associées à son énergie et à son inamovible sourire, font de lui une immense star ». 

Grâce aux auteurs Anita Loos et John Emerson, il s’oriente vers des comédies romantiques : Amour et publicité (His Picture in the Papers) de John Emerson (1916), Un charmeur (Mr. Fix-It), d'Allan Dwan (1918).

1916. Douglas Fairbanks crée sa première société, la Douglas Fairbanks Film Corporation et signe un contrat avec la Paramount.

« En 1916, deux rencontres majeures changent le cours de sa vie déjà mouvementée : Charlie Chaplin, qui deviendra son meilleur ami, et Mary Pickford, "petite fiancée de l'Amérique" et grande vedette de l'époque, dont il tombe éperdument amoureux ». Un amour partagé par l’actrice, mariée alors à l’acteur Owen Moore.

En 1918, avec Chaplin et Pickford, Douglas Fairbanks participe à l’effort de guerre en vendant des bons de soutien aux Etats-Unis engagés dans la Première Guerre mondiale.

« En 1919, le trio Fairbanks/Pickford/Chaplin envoie valser Famous Players (la future Paramount) en créant United Artists, premier studio indépendant capable de distribuer ses films ». Le couple Fairbanks divorce officiellement. L’ex-épouse de l’acteur obtient la garde de leur fils.

L’année suivante, Mary Pickford, divorcée, épouse Douglas Fairbanks. Leur voyage de noces en Europe révèle leur popularité outre-atlantique. Leur retour à Hollywood est accueilli par une ferveur populaire.

En 1921, Mary Pickford, Charles Chaplin et Douglas Fairbanks contribuent à organiser le Motion Picture Fund pour aider les professionnels du cinéma qui ne pouvaient pas travailler ou ne pouvaient payer leurs factures.

« Dès lors, Fairbanks a les mains libres. Le signe de Zorro (1920) – inspiré d’une histoire, The Curse of Capistrano (1919), publiée par un pulp magazine dont Mary Pickford décèle le potentiel et a le plus grand mal à convaincre son époux de la lire -, Les trois mousquetaires (un vieux rêve) en 1921, Robin des Bois (1922), Le voleur de Bagdad (1924)… : les tournages s'enchaînent, toujours plus ambitieux, dans une débauche de décors grandioses et de folles acrobaties. Fairbanks, acteur et producteur, vit un âge d'or, jusqu'à l'avènement du parlant, à la fin des années 1920 ».

Le couple surnommé le « Hollywood royalty » reçoit dans sa ville « Pickfair » des dirigeants politiques, Albert Einstein, George Bernard Shaw,  Elinor Glyn, Helen Keller, H. G. Wells, Lord Mountbatten, Fritz Kreisler, Amelia Earhart, F. Scott Fitzgerald, Noël Coward, Max Reinhardt, Sir Arthur Conan Doyle, Austen Chamberlain, Sir Harry Lauder, le médaillé olympique et soldat japonais Takeichi Nishi…

En 1927, Douglas Fairbanks et Mary Pickford, confinée à des rôles de petites filles ou d’adolescentes, sont les premiers acteurs à laisser leur empreinte dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre à Hollywood.

Douglas Fairbanks est élu premier président de la Motion Picture Academy of Arts and Sciences qu’il a co-fondé.

« Le super-héros, les superproductions, le story-board, les Oscars, les foules en délire et même la première villa avec piscine à Beverly Hills… : tout ce qui constitue l'industrie du cinéma américain et le star-system, Douglas Fairbanks l'a inauguré ou en a eu l'intuition ». 

En 1927, la sortie du premier film parlant (talkie) Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer) signe le déclin de leurs deux carrières.

En 1929, au Dolby Theatre à Los Angeles, Douglas Fairbanks se distingue en maître de cérémonie de la première soirée au cours de laquelle sont remis quatorze Oscars de la Motion Picture Academy, notamment à Janet Gaynor consacrée Meilleure actrice pour son interprétation dans Seventh Heaven (L’Heure suprême) de Frank Borzage.

Piètre qualité des films ? Décalage par rapport aux attentes du public durant la crise de 1929 ? Douglas Fairbanks enchaîne les insuccès commerciaux : Pour décrocher la lune (Reaching for the Moon), de Edmund Goulding (1930), M. Robinson Crusoe (Mr. Robinson Crusoe), de Edward Sutherland (1932), Les Quarante ans de Don Juan (The Private Life of Don Juan), de Alexander Korda (1934). 

Il met un terme à sa carrière cinématographique et parcourt le monde où sa popularité demeure intacte. 

Son couple se délite, notamment en raison de la liaison de l’acteur avec Sylvia Ashley – sa future 3e épouse -, et le divorce est prononcé en 1936.

En 1939, Douglas Fairbanks est terrassé par une crise cardiaque à Santa Monica.

« À travers ce destin flamboyant, le pensionnaire du Français Laurent Lafitte raconte en voix off les coulisses d'une industrie florissante mais encore artisanale et la splendeur des films d'aventures qu'elle a produits, dévoilant au passage le secret de certains effets spéciaux ». 

« Une foule d'archives étonnantes montrant l'industrieux Hollywood, Fairbanks enthousiaste et conquérant, les clowneries avec Chaplin ou la complicité amoureuse avec Mary Pickford complète ce documentaire au charme innocent, celui des commencements ».



« Douglas Fairbanks - Je suis une légende » par Clara Kuperberg et Julia Kuperberg
France, 2016, 53 min
Sur Arte les 27 janvier 2019 à 5 h 55, 19 avril 2020 à 22 h 50, 2 mai 2020 à 7 h 30
Disponible du 12/04/2020 au 25/04/2020
Visuels :
Douglas Fairbanks, photo du tournage "Le voleur de Bagdad", 1924.
Douglas Fairbanks
Douglas Fairbanks et Mary Pickford au cours de la construction de leurs studios de cinéma (1927).
(de gauche à droite) Mary Pickford,Douglas Fairbanks, et Sid Grauman, 1927
© Wichita Films

A lire sur ce blog :
Articles in English
Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 25 janvier 2019.

mercredi 29 avril 2020

« Rosa Luxemburg - Rebelle et visionnaire » par Inga Wolfram


Arte rediffusera le 29 avril 2020 « Rosa Luxemburg - Rebelle et visionnaire » (Rosa Luxemburg - Der Preis der Freiheit), documentaire réalisé par Inga Wolfram. « Cent ans après l’assassinat de la révolutionnaire allemande » juive Rosa Luxemburg (1871-1919), « retour sur les combats de cette pionnière de l'Internationale ouvrière ».

« La liberté est toujours la liberté de penser autrement ». « Cette phrase de Rosa Luxemburg, inspiratrice de la révolution spartakiste de 1919, réprimée dans le sang par les Freikorps (« corps francs »), n’a rien perdu de son actualité ». 

Rosa Luxemburg est née dans une famille juive bourgeoise, dans la partie de l'empire russe devenue l'actuelles Pologne.

« À une époque où les femmes n’avaient que peu de libertés, la militante socialiste a fait figure de pionnière, en s’imposant comme une universitaire et une théoricienne politique de premier plan ».

« Un siècle après le meurtre, le 15 janvier 1919, de Rosa Luxemburg, Inga Wolfram revient sur le parcours hors norme de cette socialiste convaincue, cofondatrice du Parti communiste d'Allemagne (KPD) avec Karl Liebknecht – assassiné en même temps qu'elle ». 

Dans le cadre du centième anniversaire de la mort de Rosa Luxemburg, « le film entremêle des analyses d’historiens et de personnalités politiques avec des séquences d’animation soignées, dans le style du roman graphique. »


« Rosa Luxemburg - Rebelle et visionnaire » par Inga Wolfram
Allemagne, 2017, 53 min
Sur Arte les 16 janvier 2019 à 0 h 10, 5 février 2019 à 11 h 10, 29 avril 2020 à 02 h 55, 29 avril 2020 à 2 h 55
Disponible du 28/04/2020 au 27/05/2020

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 15 janvier 2019.

mardi 28 avril 2020

« Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne » de Pierre Razoux


Les éditions Perrin ont publié une édition actualisée de « Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne », une somme passionnante, didactique, précise et quasi-exhaustive de Pierre Razoux, dont la première édition date de 2006. Style clair, vivant et précis, cartes, annexes précieuses… Tout concourt à informer sur la spécificité de cette armée dont les qualités se sont vite imposées sur les champs de bataille et la renommée affirmée dans le monde. Un livre de référence qui n’élude pas les échecs subis et présente les défis à relever par les Forces israéliennes de défense (IDF). Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860.

 Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël - au nombre de 23 169 en mai 2014 - et des victimes du terrorisme depuis 1860. Le nombre de membres de familles endeuillées s'élève à 17 038dont 9 931 parents4 966 veuves et veufs, et 2 141 orphelins. Le ministre de la Défense estime qu'un million et demi de personnes ont assisté aux cérémonies commémoratives dans un des 57 cimetières militaires.

Pierre Razoux est un jeune fonctionnaire, responsable de recherches au Collège de défense de l'OTAN à Rome après s’être distingué au sein du ministère français de la Défense.


Les lecteurs de Guysen ont pu lire un résumé de son article Les réorientations de Tsahal depuis l’été 2006.

« La guerre au Proche-Orient est un conflit générique où il y a beaucoup à apprendre. Depuis la Seconde Guerre mondiale, toutes les tactiques, toutes les technologies, toutes les philosophies y ont été utilisées. Ce n’est pas un conflit israélo-palestinien. Il l’est devenu, mais sa thématique est israélo-arabe, lié à la terre, l’eau, la religion », confie cet historien militaire « athée, neutre » à Guysen-Paris.

Son livre actualisé Tsahal, Nouvelle histoire de l’armée israélienne est le fruit de 20 ans de recherches.


Plutôt que de présenter l’histoire de Tsahal – abréviation de Tsva Haganah Le’Israel (Forces de défense d’Israël) - par thèmes, ce qui aurait induit des redondances, Pierre Razoux a retenu, avec justesse, l’ordre chronologique en y insérant des remarques sur des sujets transversaux, tels le Code déontologique ou le rôle des femmes.

De plus, son ouvrage « traite de questions brûlantes tels que le rôle des grandes puissances, l’importance du facteur nucléaire, le poids des services de renseignements, ou bien encore l’impact du terrorisme sur la politique sécuritaire d’Israël et de ses voisins ».

L’une des originalités remarquables est de remonter à l’Antiquité – la ruse pour compenser l’infériorité numérique des Hébreux, professionnalisation de l’armée par un service militaire obligatoire de plusieurs années - afin d’éclairer les stratégies, les mythes fondateurs ou les décisions contemporaines de l’Etat juif et de ses dirigeants.

Pierre Razoux souligne comment tous les éléments constitutifs de l’Etat d’Israël, notamment l’armée, existent dès le Yishouv, la communauté Juive d’avant 1948, plus de vingt-cinq ans avant l’indépendance de l’Etat d’Israël proclamée par David Ben Gourion, au terme d’une « guerre coûteuse : 5 700 morts et 12 000 blessés graves » et qui a révélé la pertinence de l’emploi des chars, un concept défendu par Ytzhak Sadeh, et le rôle majeur de l’aviation.

L'auteur a le mérite de rappeler que c’est « le Grand Mufti Hadj Amine el-Husseïni, rentré d’Allemagne, qui décrète le djihad (guerre sainte) contre les Juifs de Palestine et crée l’Armée du djihad » car il refuse le plan de partage de la Palestine mandataire en 1947.

Tsahal accorde un rôle fondamental à l’officier dont les « qualités de courage, d’initiative, d’autorité et d’ardeur au combat constituent les principaux critères d’avancement ». Habile à décrire de manière passionnante les batailles, l’auteur soulève deux problèmes du système israélien : la « maturité parfois insuffisante des officiers et leur manque d’expérience dans les poste d’état-major ».

Pierre Razoux souligne l’originalité et l’importance accordée au service de renseignement militaire au sein de Tsahal.

Il précise les fonctions protéiformes de Tsahal, armée de conscrits juifs, Druzes, Bédouins, Arabes de Jérusalem, etc., caractérisée par la place défavorisée de la marine : assurer la défense d’un Etat juif menacé et représenter un creuset favorisant l’intégration des olim (nouveaux immigrants en Israël). Et pépinière de talents dans de multiples secteurs, notamment le High Tech.

Dès l’origine, la stratégie de Tsahal, « résolument offensive – notion originale de raid destiné à punir l’adversaire -, doit déboucher sur une victoire incontestable ». Emergent des figures quasi-mythiques : Ben Gourion, Ezer Weizman[1], Moshe Dayan, Ytzhak Rabin, Ariel Sharon[2], Shimon Peres[3]

Pierre Razoux décrit l’essor d’une industrie nationale de la défense, avec le soutien constant des autorités publiques et pour « pallier l’embargo sélectif de grandes puissances ». Ainsi, sont conçus l’avion de combat Kfir ou le char Merkava.


La guerre des Six-Jours « permet d’inverser les données stratégiques au profit d’Israël » et marque l’orientation vers une « stratégie défensive » avec la Ligne Bar Lev.

La victoire israélienne induit une sur-confiance dont Israël paie un prix humain élevé lors de la guerre du Kippour (1973). Celle-ci marque un autre tournant majeur et constitue un « véritable électro-choc » en Israël, comme plus tard la guerre du Golfe.

A chaque fois, les autorités israéliennes tirent les leçons en adaptant Tsahal et affûtant sa stratégie avec, dans les années 1990, l’ISR (Révolution dans la politique de sécurité d’Israël) afin d’avoir la « connaissance la plus parfaite du champ de bataille afin de s’assurer un avantage décisif sur l’adversaire ». Ainsi sont perfectionnés les drones aériens (Hermes, Heron) ou navals de protection (Katbam, Protector)

En 1998, après l’Intifada I et sous les accords d’Oslo, la nouvelle doctrine d’Israël « s’appuie sur quatre éléments clés : la dissuasion, l’alerte précoce, la recherche d’effets militaires décisifs et la riposte systématique en cas d’attentats terroristes ».

Les prouesses de Tsahal ? Bien sûr, les raids sur Entebbe en Ouganda (juin 1976) et la centrale nucléaire en Irak (1981). Mais l’opération « Paix en Galilée » en 1982 induit « l’illusion d’une victoire » parmi les Israéliens et le « bourbier libanais ».

Pierre Razoux insère son histoire de Tsahal dans la géopolitique en insistant sur des partenariats stratégiques : les liens d’Israël avec la France si profonds jusqu’à la guerre des Six-jours se distendent ensuite, et ceux avec les Etats-Unis se renforcent sous certaines présidences.

Ce livre s’achève sur les menaces actuelles : le Hezbollah qui renforce son influence et son armement au Nord malgré la guerre contre ce mouvement islamiste à l’été 2006, le Hamas dans la bande de Gaza, le nucléaire iranien...

Tout ou presque tout
Pierre Razoux a su éviter deux écueils : l’admiration béate et l’esprit détracteur partial.

La grande qualité de son livre est d’aborder les sujets avec un souci d’honnêteté dans la présentation et de rigueur dans l’analyse, sans occulter les erreurs ou fautes de Tsahal.

Il démythifie l’aide tchécoslovaque – en fait du matériel soviétique – à l’Etat d’Israël renaissant, le faux couple mythique Rabin/Peres et l’invincibilité de Tsahal.

On n’est guère convaincu quand il qualifie de « défaite en pointillés » la guerre menée contre le terrorisme palestinien depuis un demi-siècle, allègue que, lors des massacres de Sabra et Chatila, « une impitoyable chasse à l’homme se déroule à travers les venelles des camps sous le regard indifférent des militaires israéliens » (p.410)[4], présente de manière partielle l’affaire Jonathan Pollard[5] (pp.431-432) ou le début de l’Intifada II (pp.487-488) imputée à tort à Ariel Sharon[6] et déclenchée par les dirigeants de l'Autorité palestinienne.

Pierre Razoux se méprend sur les « jeunes femmes et enfants [qui] sacrifient volontairement leur vie, soulignant l’état de désespoir dans lequel se trouve la société palestinienne » (p.496)[7].

Curieusement, Pierre Razoux endosse une version erronée de l’attaque menée par l’Irgoun à Deir Yassin en 1948 : en fait, ce village n’était pas seulement habité par des civils, mais aussi par des combattants de plusieurs nationalités (60 d'entre eux sont morts lors des combats). Si ce groupe Juif avait souhaité massacrer des civils, pourquoi a-t-il pris le soin à plusieurs reprises, lors des combats, d’assurer l’évacuation de plus d’une centaine de femmes, d’enfants et de personnes âgées ? Il s'agissait d'une bataille rude, vitale pour les indépendantistes, dans un lieu stratégique.

Force est de regretter l’utilisation de certains vocables - « résistance » pour qualifier le Fatah (p.258) ou les fomenteurs de l’attentat de Lod (p.280), Holocauste, qui suggère un caractère religieux, au lieu de Shoah, et « colonies » au lieu d’implantations -, l’absence d’un index et de mention sur les aspects et les enjeux médiatiques, notamment Pallywood et l’affaire al-Dura (p. 488) qui ont si gravement détérioré l’image de Tsahal.

Malgré ces remarques et l’absence de photos, la lecture de cet excellent livre, assorti d’une chronologie, de notes et d’annexes éclairantes, s’avère indispensable en cette période si cruciale.
  
Le chapitre 6 Une décennie demodernisation peut être lu sur le site Internet des éditions Perrin.

Yom Hazirakon
Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit 23 646 soldats  et 3 134 victimes d'attentats terroristes en avril 2018 . 

La journée du Souvenir des soldats tombés pour la défense d'Israël et des victimes du terrorisme (Yom Hazikaron) "est commémorée le 4 Iyar. Une sirène retentit deux fois au cours de Yom Hazikaron. Toute activité, y compris la circulation, cesse immédiatement. Les gens sortent de leur voiture, même au milieu des autoroutes, et observent une minute de silence en mémoire du sacrifice de ceux qui sont morts en défendant Israël. La première sirène marque le début de Yom Hazikaron, et la seconde annonce la récitation publique des prières dans les cimetières militaires. La veille, les sirènes retentiront pendant deux minutes dans le pays. et, en silence, la nation tout entière se souvient de sa dette et exprime sa reconnaissance éternelle à ses fils et à ses filles qui ont donné leur vie pour que le pays parvienne à l'indépendance et poursuive son existence. Cette cérémonie est également dédiée aux victimes du terrorisme. Peut-être parce que la plus grande partie de la population israélienne a des parents ou des amis proches qui ont ainsi perdu la vie, Yom Hazikaron est largement respectée, à l'exception de la plupart des Arabes (sauf les Druzes et les Bédouins, dont beaucoup ont servi dans l'armée) et des Haredi non-sionistes. Tout au long de la journée (la veille au coucher du soleil, selon le calendrier lunaire juif) les magasins, restaurants, cinémas, lieux de divertissement, etc sont fermés par la loi. Radio et télévision passent des programmes sur les guerres d'Israël. Malgré une forte composante laïque, Il y a une composante religieuse dans Yom Hazikaron. On lit un yizkor particulier, la prière "El Male Rahamim" ainsi que le Kadich. Au coucher du soleil, Yom Hazikaron cède la place aux festivités de Yom Haatsmaout, Jour de l'indépendance".

"The figure of 23,646 fallen soldiers is counted from when Jews first began to settle outside of Jerusalem in the 1860s, including 71 fallen IDF officers and soldiers who died in the past year. The last one to join the sad but distinguished list was Sgt. Eliyahu Drori, who was killed on Saturday in an operational accident".

"Since the establishment of the state, 3,117 civilians were murdered in acts of terrorism. Since last year’s Yom Hazikaron, 12 civilians were killed in attacks. The latest victim was Adiel Coleman, a father of four who was stabbed to death in Jerusalem last month".

The dead include members of the Israel Defense Forces, the Shin Bet (Israel’s Security Service), the Mossad, the Israel Police, the Israel Prisons Service and the World War II Jewish Brigade, including 148 fallen soldiers who were also Holocaust survivors and soldiers who died from their disabilities suffered during combat. “On this day, we bow our heads alongside bereaved families – our dear ones who experience daily the yearning and lasting pain,” stated IDF Chief of Staff Lt. Gen. Gadi Eisenkot".

"There are currently some 9,000 bereaved parents in Israel, some 4,800 widows of fallen security servicemen, about 1,800 orphans under the age of 30 and thousands of bereaved siblings and older orphans. Terrorist attacks have left many orphans, including about 100 orphans who have lost both parents, along with some 830 widows and widowers and some 940 bereaved parents".

"More than 1.5 million Israelis are expected to visit Israel’s 52 military and other cemeteries throughout Yom Hazikaron. Sirens will wail on Tuesday night, and a two-minute siren will wail across Israel at 11 a.m. on Wednesday marking the start of memorial ceremonies at military cemeteries. The day’s events conclude with a candle-lighting ceremony at Mount Herzl and the melancholic atmosphere ends sharply at sundown Wednesday when Israel kicks off its 70th Independence Day celebrations".

C'est durant une pandémie de coronavirus que Israël marque Yom Hazikaron le 28 avril 2020. Depuis la refondation de l'Etat d'Israël, le nombre de soldats morts s'élève à 23 816 et celui des civils victimes d'attentats terroristes à 3 153.

Coronavirus
Les forces de défense israéliennes (FDI) ont participé à l'effort national pour combattre la pandémie de coronavirus ou COVID-19.

"Le 5 avril 2020, 2876 soldats étaient en quarantaine. 154 soldats de Tsahal ont reçu un diagnostic de COVID-19 depuis le début de l'épidémie; tous les 154 présentent ou présentaient des symptômes bénins et toute personne soupçonnée d'entrer en contact avec eux a été placée en quarantaine.

"Tsahal continue d'assister tous les soldats, dont les soldats isolés, qui ont été touchés par le virus. Tsahal poursuit également sa mission et continue de défendre les frontières d'Israël ainsi que de maintenir ses capacités opérationnelles.

Comment Tsahal combat la propagation du COVID-19:
Jusqu'à nouvel ordre, Tsahal développe la politique suivante afin de limiter la propagation du COVID-19 et de maintenir ses capacités opérationnelles:

Il est interdit à tous les soldats de voyager à l'étranger à des fins personnelles ou officielles sauf en cas de circonstances exceptionnelles et d’une autorisation explicite.
Tous les soldats revenant de l'étranger sont soumis à une quarantaine de 14 jours.
Tout soldat soupçonné d'entrer en contact avec un porteur du COVID-19 sera placé en quarantaine à domicile pendant 14 jours.
Les rendez-vous à Tsahal sont limités à 10 personnes, les rassemblements dans des endroits clos sont restreints à 30 personnes et les regroupements dans des espaces ouverts sont limités à 100 personnes.
Tous les soldats doivent se tenir à une distance d'au moins 2 mètres l'un de l'autre.
Les civils ne sont pas autorisés à entrer dans les bases de Tsahal, sauf dans des circonstances exceptionnelles et avec une autorisation explicite.
Toutes les périodes de tests (pour combat) ont été annulées jusqu'à nouvel ordre. Toutes les commandes directes et tests ont été remis à apres Pessah.
Tous les soldats servant dans des bases fermées (unités de combat) doivent être prêts à rester sur la base pendant une période pouvant aller jusqu'à un mois.
Tout soldat qui a été en contact avec une personne en quarantaine ne pourra pas entrer dans des bases cruciales pour la sécurité d’Israël.
Tsahal fournira des moyens de transport aux soldats entre les différentes bases et encourage les soldats à éviter les transports publics.
Les soldats servant en bases ouvertes s’y rendront par rotations afin de limiter tous contacts.
Au terme de chaque journée, les bases seront désinfectées tel que cela a été déterminé par la Direction des opérations.
Les personnes suspectées d’être infectées seront évacuées conformément aux directives du corps médical.
Les soldats avec une température corporelle au-dessus de 37,5 degrés Celsius ne seront pas autorisés à entrer dans les bases militaires.
Tsahal continuera de conduire des évaluations régulières, de mettre à jour le protocole en lien avec les directives du Ministère de la Santé et limitera les mouvements de personnel militaire.

En outre, Tsahal assistera le Ministère de la santé en transportant le matériel nécessaire aux tests médicaux, selon les besoins exprimés.

Les efforts de Tsahal pour aider les civils face au COVID-19:
Environ 15 000 soldats et 3 000 véhicules assistent désormais les civils dans l'effort national de lutte contre la propagation du COVID-19. Tsahal a mis en œuvre une série de protocoles destinés aux soldats qui aident les populations civiles pendant cette période:
Les soldats restreindront autant que possible les contacts avec les civils et maintiendront une distance de 2 mètres avec eux.
Les soldats d'une unité dans laquelle un cas de COVID-19 est soupçonné n'ont pas le droit de venir en aide aux civils.
La santé des soldats impliqués dans ces projets sera surveillée quotidiennement.
Tsahal a livré aux civils à travers le pays plus de 125 000 colis de nourriture et plus de 11 000 colis en vue des fêtes de Pessah.
Le Commandement du Front intérieur de Tsahal fournit une variété de services pour aider les civils au cours de cette période difficile. Parmi ces services se trouve un centre d'appels ouvert 24h / 24 et 7j / 7 coordonné avec Magen David Adom - le service médical d'urgence d'Israël - et un portail d'urgence, qui fonctionne conjointement avec le Centre national d'information en anglais, hébreu, russe et arabe. L'objectif de ces services est d'apporter des réponses et d’informer les civils en fournissant une assistance appropriée.

Les efforts de Tsahal pour lutter contre le COVID-19:
Le Centre de fabrication d'armes de Tsahal -autrefois uniquement dédié à la production de pièces de chars et de gilets pare-balles- a été converti afin de créer des lunettes de protection pour le personnel médical et des ustensiles désinfectants utilisés dans les lieux publics.
En coordination avec le ministère de la Santé, Magen David Adom et les hôpitaux à travers le pays, l'unité 81 -spécialisée dans la Direction des renseignements de Tsahal- a révélé que son expertise était actuellement employée à trouver des solutions aux problèmes posés par le COVID-19:
Adaptation du dispositif de ventilation à domicile pour pouvoir examiner l’air, filtrer la pollution et ventiler les patients atteints de COVID-19.
Fabrication de 1000 masques de protection par jour pour les équipes médicales militaire et civile afin d’éviter la pénurie de masques en Israël.
Fabrication de cloisons et de systèmes de climatisation séparés dans environ 50 ambulances, pour permettre aux conducteurs d'évacuer les patients COVID-19 sans se mettre en danger.
Création d'un logiciel de gestion des informations pour gérer efficacement les résultats des tests du COVID-19.

Tsahal se joint à l'effort national pour venir en aide aux personnes âgées:
Le Commandement du front intérieur de Tsahal soutient l'effort national pour aider la population âgée d'Israël ainsi que d'autres groupes vulnérables. Actuellement, plus de 1 000 soldats du Commandement du front intérieur aident dans près de 200 maisons de retraite à travers Israël. Ils y distribuent de la nourriture et des médicaments, ainsi que des services supplémentaires tels que des soins d'urgence.
De plus, le Commandement du front intérieur gère le Centre national d’assistance de Tsahal et travaille avec les autorités locales afin de garantir l’aide nécessaire aux personnes âgées et autres populations exposées.
Afin de soutenir cette population d’Israël, dont l’accès aux articles essentiels est limité, Tsahal s’efforce d’envoyer de la nourriture et du matériel de première nécessité. Le Centre d'équipement opérationnel des unités de Tsahal, attaché à la Direction technologique et logistique de Tsahal, était autrefois chargé de la manipulation et de l'échange d'armes cassées. Il a été transformé en centre d'emballages alimentaires pour les personnes âgées.
Plus de 54 000 colis de nourriture, de médicaments et d'autres produits fondamentaux ont été livrés avec succès à des civils âgés à travers le pays.

5 avril 2020:
La 98ème division de Tsahal travaille de paire avec le Commandement du front intérieur pour aider la population civile de Bnei Brak. Dans la ville de Bnei Brak se trouve un nombre élevé de cas de COVID-19. Les soldats évacueront les personnes âgées vers des hôtels gérés par l’armée. En outre, l'unité fournira une aide supplémentaire au sein de Bnei Brak, comprenant la distribution d'articles essentiels, tels que de la nourriture et des médicaments, ainsi qu’une assistance sociale et logistique.
Le Commandement du Front intérieur de Tsahal travaille avec le Corps de l'éducation et de la jeunesse pour aider le personnel médical en Israël. Il s’agit de fournir des services de garde d’enfants. Dans 45 hôpitaux en Israël, plus de 2 500 enfants sont pris en charge par 350 soldats, 12 heures par jour, 5 fois par semaine.

2 avril 2020:
Le Commandement du front intérieur de Tsahal et la Direction technologique et logistique parcourent le pays avec 9 véhicules destinés à opérer le test du COVID-19. Fonctionnant comme des centres ouverts 24h / 24 et 7j / 7, les civils peuvent se rendre dans ces locaux et faire des tests de dépistage depuis leurs voitures. Le but du projet est de faciliter l’accès au test du COVID-19 et de minimiser les contacts entre ceux qui ont contracté et ceux qui n'ont pas contracté le virus.

1er avril 2020:
Le Chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Aviv Kohavi, a obtenu des résultats négatifs au test du COVID-19. Le lieutenant-général Aviv Kohavi restera néanmoins isolé jusqu'à la fin de la semaine, conformément aux restrictions en vigueur.

31 mars 2020:
Le 22 mars 2020, le Chef d'état-major général de Tsahal, lieutenant-général Aviv Kohavi, a assisté à une réunion. Un officier ayant reçu plus tôt dans la journée un diagnostic positif au test du COVID-19 s’y trouvait également. Conformément aux instructions du ministère de la Santé, le lieutenant-général Aviv Kohavi a été placé en isolement, bien qu'il déclare ne pas présenter de symptômes et se trouver en bonne forme.
Environ 600 soldats de Tsahal ont commencé à aider la police israélienne à appliquer les restrictions imposées par le ministère de la Santé et le gouvernement dans les zones civiles. Les soldats de Tsahal effectueront des patrouilles, isoleront, sécuriseront les zones et bloqueront les routes pour limiter la propagation du virus.

29 mars 2020:
200 réservistes de l'unité d'assistance hospitalière de Tsahal sont recrutés afin de fournir une assistance logistique et administrative dans 10 hôpitaux en Israël. Les réservistes participeront à des tâches telles que l'évacuation des services hospitaliers, l'adaptation des services aux différents besoins, la création de nouveaux services et le transport de l'équipement médical.

26 mars 2020:
Conformément aux instructions du Ministère de la santé impliquant d'annuler progressivement tous les transports publics, Tsahal a construit et commencé à exploiter un autre système de transport pour le personnel militaire. Afin de maintenir une capacité opérationnelle maximale, 260 bus circuleront entre les bases du pays du dimanche au jeudi et suivront des directives strictes pour assurer la bonne santé des soldats à bord.

24 mars 2020:
Tsahal a ouvert un laboratoire médical dans le but de tester le personnel militaire pour le COVID-19. Le laboratoire, dirigé par le corps médical de Tsahal, est capable de prendre en charge des centaines de tests COVID-19 par jour.
L’hôtel Kinar situé sur le plateau du Golan s’est converti en centre de quarantaine et de réhabilitation afin d’accueillir 260 civils revenus d’Italie récemment.

22 mars 2020:
L'armée de l'air israélienne envoie une délégation de 16 membres d'équipage à bord d'un KC-707 en Allemagne pour ramener 30 soldats de la marine israélienne en Israël. Conformément aux instructions du Ministère de la santé, les troupes sont immédiatement placées en quarantaine à leur arrivée en Israël.

20 mars 2020:
40 soldats de la Brigade de recherche et sauvetage ont aidé les autorités locales à évacuer et désinfecter une auberge de jeunesse dans la ville de Gedera, où un membre du personnel avait reçu un diagnostic de COVID-19.
Le corps médical de Tsahal a converti un centre de loisirs à Ashkelon en un établissement médical pour traiter les cas bénins de soldats atteints de COVID-19. Les patients seront en contact avec un médecin et une infirmière via une application spéciale et recevront un kit médical personnalisé dans le cadre de leur rétablissement.

mars 2020 18:
Le second centre de quarantaine et de réhabilitation, l’hôtel Dan à Jérusalem est ouvert.
Afin de dissiper la désinformation concernant le COVID-19, le Commandement du front intérieur, en collaboration avec le centre national d'information, a ouvert un portail national d'urgence pour les civils israéliens en hébreu, anglais, russe et arabe pour répondre aux questions des civils et des soldats sur le virus.

17 mars 2020:
Le Commandement du front intérieur a été chargé par le Ministère israélien de la défense de travailler à contenir la propagation du COVID-19 en Israël et d’ouvrir une structure de quarantaine et de réhabilitation pour les civils porteurs du COVID-19. Le Dan Panorama à Tel Aviv a ouvert à cet effet.

15 mars 2020:
Le Commandement du front intérieur a ouvert un centre d’information en collaboration avec Magen David Adom afin d’informer les civils au sujet du virus et de traiter les personnes infectées.
Craignant que l'isolement - nécessaire pour lutter contre la propagation du COVID-19 - entraîne une pénurie dans les banques de sang en Israël, Tsahal a travaillé en étroite collaboration avec Magen David Adom pour initier des dons de sang de ses soldats. Depuis le 15 mars 2020, les soldats de Tsahal ont fait don de près de 2000 litres de sang.

12 mars 2020:
Le Commandement du front intérieur ouvre un centre d'appels 24h / 24 et 7j / 7 avec Magen David Adom, le service médical d'urgence d'Israël, pour répondre aux questions des civils et des soldats sur le virus.

5 mars 2020:
Tsahal a coopéré avec des équipes médicales palestiniennes afin de limiter la propagation du COVID-19 dans les territoires palestiniens:

Transfert des kits de test COVID-19 et de matériel désinfectant d'Israël vers les territoires palestiniens.
Fermeture du poste frontalier d'Erez (avec Gaza) et Bethléem - sur instruction de l'Autorité palestinienne - sauf dans les cas humanitaires.
Organisation de sessions conjointes de formation médicale avec l'Autorité palestinienne.

L'armée israélienne reste déterminée à protéger le peuple d'Israël et ses soldats contre toutes menaces, tout en maintenant sa capacité opérationnelle."


Pierre Razoux, Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne. Editions Perrin, collection Tempus. Paris, version actualisée 2008. 736 pages. ISBN : 978-2-262-02792-6


[1] Discours de Ariel Sharon lors de la cérémonie à la mémoire de l’ancien président Ezer Weizman (z’’l), traduction par Véronique Chemla, 26 avril 2005, http://www.guysen.com/
[2] Freddy Eytan, Sharon, le bras de fer. Picollec, 2006. 410 pages. ISBN : 2864772213
Michel Gurfinkiel, Le testament d’Ariel Sharon. Editions du Rocher, 2006. 201 pages. ISBN : 978-2268058610
Luc Rosenzweig, Ariel Sharon. Librairie Académique Perrin, 2006. 433 pages. ISBN : 978-2262024116
[3] Michel Bar-Zohar, Shimon Peres et l’histoire secrète d’Israël. Odile Jacob, 2008. 416 pages. ISBN : 2-7381-1995-6
[4] La source est Alain Ménargues… Extrait du dossier Ménargues publié par L’Arche n° 560 (novembre-décembre 2004), http://www.upjf.org/detail.do?noArticle=9139&noCat=125&id_key=125
Mitchell G. Bard, Myths and Facts
[5] David Ruzié, Le mystère de l’affaire Pollard, 23 juin 2004, http://www.guysen.com/articles.php?sid=2419 et http://www.jonathanpollard.org/
[6] Khaled Abu Toameh, Intifada II : Comment la guerre a commencé, Jerusalem Post, 19 septembre 2002
[7] Il s’agit en fait de l’instrumentalisation des enfants, transformés cyniquement en enfants-soldats, et des femmes par les mouvements terroristes palestiniens.

Visuels : © DR, Tsahal, Library of Congress

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié par Guysen, et sur ce blog le 25 avril 2012, puis le :
- 14 avril 2013 à l'approche du jour de Yom HaZikaron, journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël - au nombre de 22 993 en avril 2012, 23 085 en avril 2013 - et des victimes du terrorisme (2 493 civils) ;
- 13 septembre 2013 à la mémoire des soldats morts - plus de 2500 - ou blessés lors de la guerre du Kippour en 1973. Le ministère israélien de la Défense a rendu publics des documents sur ce conflit, notamment le témoignage de Golda Meir devant la Commission Agranat ;
- 5 mai 2014. Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël - au nombre de 23 169 en mai 2014 - et des victimes du terrorisme depuis 1860. Le nombre de membres de familles endeuillées s'élève à 17 038, dont 9 931 parents4 966 veuves et veufs, et 2 141 orphelins. Le ministre de la Défense estime qu'un million et demi de personnes ont assisté aux cérémonies commémoratives dans un des 57 cimetières militaires ;
- 26 février 2015. Toute L'Histoire a diffusé le 27 février 2015 le documentaire Tsahal (1994) ;
- 21 avril 2015. Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit 23 320 en avril 2015, dont 67 lors de l'opération Bordure protectrice ;
- 11 mai 2016. Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit au 6 mai 2016, 23 447 soldats israéliens morts en actions, dont 68 l'année juive 5775 (2015-2016). Ce qui représente 9 442 familles endeuillées, 4 917 veuves et 1 948 orphelins. Le 11 mai, 1,5 million d'Israéliens se sont recueillis dans 52 cimetières militaires. A 11 h, retentit pendant deux minutes une sirène ;
- 1er mai 2017. Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit au 1er mai 2017, 23 544 soldats israéliens morts en actions, dont 97 l'année juive 5776 (2016-2017). Ce qui représente 9 157 parents endeuillés, 4 881 veuves et 1 843 orphelins. Le 1er mai 2017, 1,5 million d'Israéliens se recueilleront dans 52 cimetières militaires. A 11 h, retentira pendant deux minutes une sirène. Le 30 avril 2017, a été inauguré un Mémorial en hommage à ces soldats. Doté d'une hauteur de 18 mètres, il est situé "à l'entrée du cimetière du Mont Herzl. "Dans le hall du Mémorial, plus de 6000 briques de pierre alignées s'ouvrent comme une cheminée en spirale sur le ciel. Elles sont séparées d'un espace pour laisser passer la lumière. Sur chacune de ces briques figure le nom d'un soldat tué et sa date de décès. Les noms sont classés chronologiquement selon les dates de décès des soldats. Un ordinateur est également mis à la disposition des visiteurs, qui peuvent localiser rapidement la pierre d'un soldat grâce à un système de recherche. Des photos, des films, ainsi que de courtes biographies de chaque soldat sont également accessibles. Grâce a une application, les visiteurs peuvent aussi prendre une photo d'un nom et obtenir directement des informations sur le soldat recherché. L'objectif de ce nouveau mémorial est de permettre au pays de se souvenir de ces soldats disparus en tant qu'individus et de leur histoire personnelle. Le site, dont la construction a démarré en janvier 2015, ouvrira ses portes au public lundi, jour du Souvenir des victimes du terrorisme dans tout le pays" ;
- 18 avril 2018, 7 mai 2019.