Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 18 mars 2020

Le coronavirus COVID-19


Le coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) est un virus dangereux qui, partant de Chine, s’est répandu dans le monde. La pandémie a révélé les dirigeants responsables et compétents en Corée du sud, à Singapour, à Taïwan, à Hong Kong, en Israël et aux Etats-Unis. La France est secouée par un scandale d'Etat associant incompétence, cynisme, primat de l'idéologie sansfrontiériste, conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique (Big Pharma), taux de létalité élevé - près de 20%, contre environ 6% aux Etats-Unis ou au Brésil -, par refus de recourir au début de la maladie de l'association chloroquine et azithromycine (antibiotique) et aux médecins de ville, crises de l'autorité et de confiance envers les pouvoirs politiques et les médias, prochaine récession économique avec une hausse de la dette publique, etc. Des dirigeants d'organisations juives ont tardé à adopter des mesures indispensables. Des communautés juives - orthodoxes,  mouvement Loubavitch -, sont particulièrement touchées. En outre, l'Union européenne s'est caractérisée par ses divisions, ses lenteurs et son inutilité. Arte a réuni des reportages et documentaires sur le coronavirus.

Trésors de la Peste noire : Erfurt et Colmar (Schätze des Schwarzen Todes aus Erfurt und Colmar) 
Le coronavirus COVID-19 
Les médecins Juifs militaires ou dans les Armées
Nouveaux vols impunis dans des hôpitaux publics français
L’affaire Krief, exemple d’antisémitisme d’Etat (version courte)

« Les Coronavirus  sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS ».

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) a été signalé « pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019 ». Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus. La maladie provoquée par ce Coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS. Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie touche désormais 137 pays sur une zone étendue ».

« Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement. Il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le Coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique ».

« La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées ».

« Le délai d’incubation, période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes.  Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles. »

« Les premières personnes à avoir contracté le virus s’étaient rendues au marché de Wuhan dans la Province de Hubei en Chine. Une maladie transmise par l’animal (zoonose) est donc privilégiée mais l’origine n’a pas été confirmée. » Autre hypothèse : un laboratoire de microbiologie de niveau 4 aurait été, par accident ou volontairement, à l’origine de l’épidémie. Bâti avec la France, « le seul laboratoire de microbiologie de niveau 4 en Chine qui soit équipé pour traiter les coronavirus mortels, appelé Laboratoire national de biosécurité, fait partie de l’Institut de virologie de Wuhan. Il est possible qu’il s’agisse d’une fuite ou d’un employé infecté par accident. Il est impossible qu’il s’agisse d’un acte criminel ou intentionnel : les communistes ont le cerveau malade, mais pas au point de ruiner leur économie ». En pleine guerre commerciale et géostratégique sino-américaine, ponctuée de sanctions et négociations, le Président américain Donald Trump souligne l’origine ou le caractère chinois du coronavirus. Soft power ? Volonté d'éviter une coalition de pays hostiles ou de faire oublier son insuffisante transparence sur les informations ? La Chine a donné ou vendu à des pays européens - Pays-Bas, Suisse, etc. - des masques et tests... Une partie s'est révélée défectueuse.

« Selon les dernières données scientifiques, il existerait deux souches circulantes du virus (L et S). La souche S serait plus ancienne que la souche L. À ce stade, rien ne permet de confirmer si la mutation a eu lieu chez l’homme ou chez les hôtes intermédiaires (animal). La souche L serait la souche circulante la plus sévère et la plus fréquente (70% des échantillons testés dans l’étude), tandis que la souche S serait moins agressive et moins fréquente (30% des échantillons). Grâce aux moyens de détection et aux mesures de lutte contre le coronavirus, la circulation de la souche L, plus sévère et donc plus facilement détectable, tend à diminuer ».


Selon l'AFP, au 18 mars 2020, ce "nouveau coronavirus a fait au moins 7 873 morts dans le monde depuis son apparition en décembre, selon un bilan à partir de sources officielles à 10 h. Plus de 194 000 cas d'infection ont été dénombrés dans 150 pays et territoires. L’Europe recensait au moins 3 421 morts, soit plus qu’en Asie (3 384) où la Chine est le berceau de la pandémie".

Le 26 mars 2020, l'OMS a recensé 416 686 cas confirmés, 18 589 morts et 196 pays, zones ou territoires avec des cas. 

Chine
La Chine a adopté une longue période de censure et minimisation du problème sanitaire qui serait apparu dès le 17 novembre 2019.

Asie du Sud-Est La pandémie a révélé les dirigeants responsables et compétents en Corée du sud, à Taïwan - application du plan élaboré voici quelques années en cas d'épidémies sans confinement de sa population -, à Hong Kong, en Israël - interdiction des vols vers/de la Chine, contrôle et sélection des entrées, incitation des scientifiques à trouver un vaccin, etc. -, aux Etats-Unis.


Union européenne
L'Union européenne (UE) s'est caractérisée par ses divisions, ses lenteurs et son inutilité coûteuse. Faute d’avoir protégé ses frontières extérieures et les frontières nationales – interdiction des vols vers ou de la Chine, contrôle des passagers et équipages venant de Chine, etc. -, les Etats européens se trouvent être en mars 2020 le deuxième épicentre de la pandémie. Nombre d'entre eux, dont la Grande-Bretagne, la France - ont choisi cyniquement "l'immunité collective" ou herd immunity. En résumé : l’épidémie prend fin quand un nombre élevé de la population - 60% ? 80% - a, au contact du virus, guéri ou, sans développer la maladie, s'est auto-immunisée. Un pari risqué fondé notamment sur l'absence de mutation du virus et la capacité des hôpitaux à accueillir des dizaines de millions de malades. Optimiste quant à son avenir, l'Union européenne des Vingt-Sept "a formellement donné [son] feu vert le 25 mars 2020 à l’ouverture des discussions en vue de l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie. Après l’accord, le 24 mars 2020, des ministres des Affaires européennes par visioconférence, il fallait, en cette période de coronavirus, passer par une procédure écrite pour verrouiller juridiquement la décision. C’est désormais chose faite". "Une fuite en avant dans le déni" (Maxime Tandonnet) d'une Europe en confinement, ravagée par une prochaine récession, un chômage accru, etc.
Déçue par l'absence de solidarité européenne, la Serbie accepte finalement l'aide de la Chine qui avait fourni du matériel à l'Italie. Commandant des masques ou des appareils respiratoires, la France doit accepter de longs délais de livraison et de passer après des Etats plus réactifs. Car elle n'a pas tiré les leçons de l'épidémie en Italie, malgré son avantage en termes de jours d'avance.

Une pandémie qui a parfois été plus couverte médiatiquement que l'envoi de milliers de migrants en Europe par la Turquie dirigée par Recep Tayyip Erdogan.


France
La France est secouée par des scandales d'Etat associant incompétence, cynisme, primat de l'idéologie sans-frontiériste, crise de l'autorité - attaque d'un camion transportant des articles de protection destinés à des hôpitaux, incendies dans la banlieue de Lyon et violences en Seine-Saint-Denis (signaux de ne pas y perturber le trafic de drogue par un état d'urgence sanitaire ?), incivilités dans le XVIIIe arrondissement de Paris, vente publique de masques dérobés dans des hôpitaux, etc. - et confiance délitée envers les pouvoirs politiques - généreux donateurs d'un matériel médical précieux à la Chine et à l'Iran, soutien du terrorisme islamiste, en février 2020 -, accusés, avec des "experts" et les mainstream medias, de n'avoir pas préparé la France au combat contre la pandémie, d'avoir perdu un temps précieux à nier, puis minorer la réalité, avant d'errer dans l'incohérence, et d'avoir adopté tardivement des mesures partielle, et d'avoir contribué à la prochaine récession économique avec une hausse de la dette publique dépassant les 100% du PIB (Produit intérieur brut), des entreprises en difficultés, des milliers de salariés en licenciement économique, etc.

Une situation d'autant plus évitable que, dès le 10 janvier 2020, Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé, avait informé le Président Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe des risques d'épidémie qu'elle prévoyait dès la mi-décembre 2019. Au lieu de déterminer et de mettre en vigueur les mesures adéquates, les dirigeants politiques nationaux avaient choisi une communication lamentable à l'action politique. Et le 12 janvier 2020, Agnès Buzyn a classé la Chloroquine parmi les substances vénéneuses, alors que cette molécule est prescrite depuis 50 ans dans le monde et s'est révélée en Chine et à Marseille efficace contre le COVID-19.


Le 24 janvier 2020, après le conseil des ministres, Agnès Buzyn a déclaré : « Je vais maintenant faire un point de situation sur le coronavirus en Chine, ce que nous savons, et ce que nous ne savons pas. […] Plus de 800 cas avérés, plus de 150 personnes hospitalisées, pour des cas graves, 27 morts. Vingt-cinq provinces chinoises sont touchées. […] Cinq pays ont répertorié des cas : la Thaïlande, le Japon, la république de Corée, Taïwan, les Etats-Unis. Tous les cas avaient voyagé à Wuhan, il n’y a pour l’instant à ma connaissance pas de cas dans l’Union européenne... En termes de risques pour la France, les analyses de risques d’importation sont modélisées régulièrement par des équipes de recherche. Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul puisque la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles. Cela peut évidemment évoluer dans les prochains jours s’il apparaissait que plus de villes sont concernées en Chine ou plus de pays, notamment de pays de l’Union européenne. »



Trois malades sont alors recensés en France : deux à Paris et un à Bordeaux. Ce sont trois patients d’origine chinoise ayant séjourné dans la ville de Wuhan. Dès le 27 décembre 2019, un patient avait été hospitalisé pour des problèmes respiratoires. Des examens au printemps 2020 ont révélé qu'il souffrait du coronavirus.

Le 28 janvier 2020, un Français s'est rendu aux Urgences de l'hôpital Bichat, à Paris. Prudent, il portait un masque. L'agent d'accueil maugrée : "Pourquoi portez-vous un masque sur le visage ? Vous êtes enrhumé ?" Le visiteur répond : "Non". L'agent d'accueil questionne dédaigneusement : "Alors pourquoi le portez-vous ?" Et le visiteur répond : "En raison du coronavirus. Pour me protéger..." Regard méprisant de l'agent d'accueil. Dans un des plus importants hôpitaux parisiens, le discours officiel, via le personnel administratif de base, niait le risque d'épidémie de coronavirus. Et, dans les autres services de l'hôpital, aucune affiche alertant sur ce danger.


Saluons le dévouement du personnel (para)médical, des aide-soignantes et des auxiliaires de vie, dépourvus souvent de matériels de protection : gel hydroalcoolique, masques FFP2, sur-blouses, lunettes et charlottes. Et effectuant leur métier au risque de leur vie, et de celle de leurs proches. Car si l'Etat s'est révélé défaillant - incurie, communication mensongère - hors le personnel hospitalier -, les acteurs économiques privés - médecins et infirmières de ville, chefs d'entreprises de tissage ou de produits cosmétiques, employés d'enseignes de distribution d'aliments - ont fait preuve de professionnalisme, d'initiatives généreuses pour fabriquer des masques et du gel hydro-alcoolique.



Certains détournent la réflexion sur des faits gravissimes en condamnant la mondialisation et le libéralisme, et en envisageant des nationalisations. C'est occulter les responsabilités politiques des décideurs, la désorganisation de l'Etat en raison notamment de l'incompétence de ministres de la Santé ainsi que de leur haute administration depuis des décennies, malgré la succession d'épidémies : fermeture de lits dans des hôpitaux délabrés malgré un budget élevé destiné à la Santé, suppression d'hôpitaux dans des zones rurales, paupérisation hospitalière, numerus clausus dans les études de médecine, absence de stocks stratégiques de masques « Filtering Facepiece 2 » (« Pièce faciale filtrante de niveau 2 », politique de désindustrialisation au profit de pays telle la Chine au régime autoritaire bénéficiant d'importants transferts de technologie, ce qui crée une dépendance problématique.


Quant aux politiques responsables d'incuries variées, ils se défaussent sur THE experts dont l'avis fonderait leurs décisions ou sur les Français ne comprenant pas ou désobéissant à leurs directives, voire ignorant comment porter un masque : malgré un confinement partiel, certains Parisiens se promènent sur les berges de la Seine ou ont fui par trains et voitures vers la province où leur arrivée a suscité craintes et hostilité. Or, ces avis sont facultatifs et l'Etat dispose, sans y recourir, des moyens pour assurer le respect de son autorité. Et, quand le 12 mars 2020, le conseil scientifique a préconisé à l'Elysée le recours aux masques et aux gels hydro-alcooliques, le Président Emmanuel Macron ne l'a pas écouté. Les nationalisations ? Elles seraient envisageables pour les entreprises fabriquant la Nivaquine (FAMAR) et bouteilles d’oxygène médical (LUXFE), deux sociétés rentables, et actuellement en redressement judiciaire. L'Etat étant un piètre gestionnaire, les autres nationalisations serviraient vraisemblablement à placer "les copains et les coquins" arrivistes et sans scrupule, ignorant comment diriger une entreprise. De nouveaux "gruyères de la République" subventionnés par les impôts.


La France est apparue comme un pays du Tiers-Monde, dirigé par des politiciens prenant des libertés avec la vérité et empêtrés dans une communication dramatisant la réalité au point d'induire des réticences d'une population traumatisée à reprendre une vie professionnelle après le déconfinement, une technocratie nichée dans une myriade de structures publiques dont l'inefficacité dans cette pandémie s'est révélée tragique, une bureaucratie peu soucieuse de la santé des Français et imprévoyante - destruction jusqu'à fin mars 2020 de masques périmés, mais en partie en bon état, sans reconstitution de stocks -, une nuée d'agents publics ne sachant pas coopérer avec un secteur privé dynamique, servant l'intérêt général et proposant ses services - laboratoires pour des tests, fabrication de masques -, une administration multipliant les réglementations - sanctions, formulaires, rapport d'une soixantaine de pages sur les mesures de précaution à prendre dans un établissement scolaire ré-ouvert avec le déconfinement -, une vie politique sélectionnant des arrivistes cyniques ou cupides, vente de meubles du Mobilier national, inaliénable, pour financer la Fondation de l'AP-HP, etc. 


Comme si une partie de l'Etat via ses dirigeants politiques, scientifiques, médicaux et administratifs agissait contre son peuple. Directive du ministère de la Santé aux patients "Restez chez vous, prenez votre température et éventuellement du paracétamol" assénée dans des campagnes médiatiques, prise en charge des patients par le SAMU que s'ils souffrent de problèmes respiratoires, médecins traitants ou spécialistes (ORL) ignorés au risque de voir arriver à l'hôpital des patients très sévèrement atteints et à des stades délicats de la maladie... 

Démobilisés au début de la pandémie, des médecins traitants situés sur la première ligne de front ont progressivement, avec pragmatisme, expérimenté divers traitements, échangé sur les réseaux sociaux avec leurs collègues, affiné les posologies, et sont parvenus à des thérapies associant antibiotiques, anti-inflammatoires et anticoagulants pour prévenir le risque thrombotique. Avec des résultats bénéfiques pour les patients qui ont guéri sans recourir à l'hospitalisation.


"Après les premières semaines de sidération, on a pris la vague de plein fouet, ici en Moselle, comme en Alsace. On ne pouvait pas laisser mourir les gens sans rien faire. Quand j’appelais le 15 on me disait "Quel âge ?’’ Sous-entendu, si trop vieux, qu’il reste chez lui. Les réanimations étaient pleines. Il fallait trouver quelque chose... Avec deux amis médecins,, Denis Gastaldi (Morhange) et Olivia Vansteenberghe, à Wormhout (Nord), nous nous sommes retrouvés sur le forum de Facebook « le divan des médecins » où viennent échanger quelque 15.000 professionnels. En discutant, nous nous sommes aperçus que tous trois nous prescrivions de l’azithromycine bien avant que Raoult ne l’intègre dans son protocole. Il s’agit d’un antibiotique de la famille des macrolides qui a pour propriété  de provoquer une action antivirale (on ne sait ni comment ni pourquoi à ce stade) mais surtout une action anti-inflammatoire. Je prescris aussi du zinc, un oligoélément qui a une action antivirale et du Montelukast (du Singulair) contre l’asthme, un anti-inflammatoire à visée pulmonaire. J’ajoute une héparine à dose préventive pour éviter les complications de type phlébite et embolie pulmonaire. Autrement dit pour éviter les caillots dans le sang", a expliqué le Dr Jean-Jacques Erbstein, médecin généraliste à Créhange en Moselle (5 mai 2020).


Et ce praticien d'ajouter : "Depuis que nous avons commencé ce protocole, nous n’avons plus aucune hospitalisation. Avec les deux médecins dont je vous ai parlé, nous avons une série de 200 patients et plus une seule hospitalisation. Depuis les articles publiés dans la presse nous avons été sollicités par de nombreux médecins comme le Dr Bellaiche, à Paris. Soit au total 400 patients traités avec notre protocole. Nous avons reçu, mardi, un appel de l’Ordre des médecins nous demandant d’être ‘’prudents et discrets’’. En effet, nous avons été dénoncés par des confrères qui considéraient que nous nous faisions de la publicité. Aujourd’hui, on se fait insulter par les grands pontes. Ils nous disent, dans 80% des cas, les gens sont guéris. Oui, mais il faut voir dans quel état. Nous, on constate qu’il faut administrer notre protocole le plus tôt possible. Trois jours après, ils vont mieux, c’est spectaculaire".

Face à cette incurie de l'Etat, des collectivités locales ont pallié les carences en distribuant des masques avec des fortunes diverses. A Nice, le maire Christian Estrosi avait distribué des masques aux habitants de la ville. Pour contrer l'annulation par le Conseil d'Etat d'un arrêté municipal rendant obligatoire le port des masques dans l'espace public, l'édile adopte des arrêtés municipaux successifs à cette fin. A Béziers, le maire Robert Ménard a distribué des masques à toute la population, dont les enfants - le 11 mai 2020, moins de 20% des enfants ont repris le chemin de l'école tant les parents étaient inquiets -, et des thermomètres dans les écoles, mais il a du affronter l'opposition de l'ARS (Agence régionale de la Santé) et du préfet à son initiative visant à tester les enseignants et le personnel administratif des établissements scolaires (54 €/personne) au prétexte que c'est "contraire à la doctrine officielle". A Paris, les masques de la maire socialiste Anne Hidalgo, qui n'a pas subi l'opposition du gouvernement, se sont avérés inadéquats aux seniors !? Altruisme ? Conscience de leurs compétences ? Visées électoralistes ?


Un exemple démontre l'influence de l'Etat dans la pénurie de masques. Le ministre de la Santé Olivier Véran a martelé la prohibition par les pharmaciens de vente de masques chirurgicaux et FFP2. Ce que nombre de pharmaciens ont cru. Ainsi, le 13 avril 2020, sur le plateau de Jean-Marc Morandini, le pharmacien Bruno Fellous déclarait, en invoquant un décret : "Le pharmacien n'a pas le droit d'acheter de masques, même pas d'en vendre". Des propos confirmés par le médecin et journaliste médical Martine Perez. 

Or, le 3 mai 2020, Reflets.info révélait dans son article : "Ventes de masques au grand public : les mensonges du gouvernement. Elles étaient légalement possibles depuis le 23 mars. Les autorités ont martelé que les pharmaciens ne pouvaient pas vendre de masques chirurgicaux ou FFP2 au grand public. C'était faux depuis le décret du 23 mars. Et c'est même le ministre de la Santé qui le dit. Une politique qui a pu favoriser des contaminations." 

Une enquête de Reflets.info complétée le 4 mai 2020 par Reflets.info dans son article : "Le ministère de la Santé a bien dissuadé les pharmaciens de vendre des masques. La présidente de l'ordre des pharmaciens confirmePendant ce temps-là Bercy et la grande distribution préparaient la vente de millions de masques dans l'optique du déconfinement. Masques qui n'ont pas été réquisitionnés alors que le secteur médical libéral en manque toujours". 


Eh oui, les "pharmaciens et la grande distribution, entre autres, pouvaient vendre des masques chirurgicaux depuis le décret du 23 mars 2020" qui "les autorisant à importer 5 millions de masques par officine sur un trimestre glissant et de les vendre sans risque de réquisition de la part de l'État". D'après le décret, une absence de réponse 72 heures après la demande d'importation vaut levée de réquisition. « Nous n'avons pas vendu de masques alors qu’on en avait bien le droit parce que nous souhaitions respecter la doctrine d’Olivier Veran même si ce n’était pas un texte juridique. Le ministre de la Santé nous disait qu’on devait réserver ce marché à pour les professionnels de santé, et aux soignants en priorité", assume Carine Wolf, la présidente nationale de l'Ordre des pharmaciens. 


"Pour tenir leurs troupes, l'ordre et les représentants des pharmaciens adressaient donc une pluie de messages anxiogènes et leur demandant une obéissance sans faille aux « consignes » du gouvernement, bien éloignées du texte du décret. Le politique a visiblement pris le pas sur la loi... Ainsi, le 10 avril, alors que la Région Ile-de-France livre des masques aux pharmaciens, masques qui ne dépendent pas du stock de l'Etat, Bruno Maleine président de l'ordre de la région explique : « La distribution aux patients de ce stock de la région doit rester exceptionnelle, et se limiter notamment aux prescriptions faisant suite aux téléconsultations mentionnant le statut COVID sur l’ordonnance, sans excéder 3 masques par semaine ». Il ne faut surtout pas jeter le trouble dans la population en donnant des masques, même pour des malades. Ces trois masques par semaine, ce n'est pas une consigne de la Région, c'est une interprétation du président régional de l'ordre. Impossible de protéger son entourage si on est malade, avec trois masques par semaine".


"Changement de discours cependant le 30 avril. En entendant les annonces de la grande distribution qui promet des centaines de millions de masques, les pharmaciens comprennent qu'ils ont été les dindons de la farce. Ils n'ont pas pu fournir le personnel médical du secteur libéral, ni les malades, encore moins le grand public avec des masques d'importation. Si les stocks de l'État n'étaient pas suffisants pour fournir les soignants et les malades, les pharmaciens auraient très bien pu leur vendre, en complément des dotations de l'État, ce qu'ils auraient pu importer. D'un côté les pharmaciens ont logiquement à cœur leur rôle dans la chaîne de protection sanitaire; de l'autre, ils voient la grande distribution annoncer des ventes massives à des prix bien plus élevés qu'avant la pandémie..."


"Le 1er mai, Bruno Maleine, Président du Conseil Régional de l'Ordre des Pharmaciens d'Ile de France reprend quant à lui la plume pour s'adresser aux travailleurs des officines : « C'est avec beaucoup d'amertume et de colère que je m'adresse à vous qui depuis maintenant plus de 45 jours vous efforcez d'assumer votre rôle de professionnel de santé. Nous ne comptons pas le temps passé à compter, décompter les masques pour en assurer un maximum à nos collègues médecins, infirmiers , sage-femmes etc... en prenant parfois sur nos 18 malheureux masques hebdomadaires pour en donner à un patient fragile qui se rend à l'hôpital... Pendant ce temps la grande distribution constituait des stocks de masques indécents. On parle de 500 millions de masques. Aujourd'hui les représentants de ces groupes pavoisent sur les plateaux télévisés, alors que nos soignants économisent sur des stocks toujours tendus..... Nous pouvons être fiers du devoir accompli , parce qu'il s'agit bien du devoir , nous respectons les consignes de notre ministère de tutelle.... au risque de notre santé , de celle de nos collaborateurs ».


"Les responsables de l'ordre semblent soudain plongés dans le désarroi : le ministère de la Santé les abandonne en rase campagne. « Pourquoi les pharmaciens n’ont pas été associés avec la grande distribution pour l’approvisionnement en masse de la population ? C’est normal que la grande distribution en vende à la population. Enfin, pour nous, c’est la double peine : on a été les bons petits soldats et on a distribué gratuitement les masques au compte gouttes, au masque près, avec une comptabilité proche de celle qu’on tient pour les produits stupéfiants », répond l'Ordre des Pharmaciens.


"Lorsqu'une entreprise commande des masques en quantité supérieure à cinq millions, elle doit déclarer l'importation par mail au ministère de la santé. Les services d'Olivier Véran sont donc au courant dès que la grande distribution commence à importer pour former ses stocks »



Dominique Wood, directrice de la communication de Carrefour, explique avoir travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement : « On s'est organisé pour faire venir des masques à partir du moment où l'Etat nous a demandé de le faire. On a fait les déclarations d'importation au ministère de la Santé en respectant le décret ». « C'est la secrétaire d'Etat, Agnès Pannier-Runacher, à Bercy qui a piloté cette opération d'importation de masques, la Fédération du Commerce et de la Distribution nous représentait à toutes ces réunions. Nous nous sommes organisés à partir du moment où on a eu l'assurance de pouvoir les vendre. L'Etat ne nous a pas réquisitionné nos commandes, même s'il aurait pu », raconte Frédérique Bayre, chargée de communication de l'enseigne de grande distribution. Une assurance qui aurait été donnée par le gouvernement il y a trois à quatre semaines. » Donc début avril 2020 deux à trois semaines après le début du confinement.

« Les 10 millions de masques qu'on vend à partir du 4 mai, on les prend sur les stocks destinés à nos collaborateurs, car nos commandes arrivent petit-à-petit. Les achats ont été faits en plusieurs fois, on a plusieurs filières d'approvisionnement, on s'approvisionne aussi en France.Il n'y a pas de pluie de masques. On n'a pas fait l'écureuil avec des stocks cachés. Sécuriser les commandes, c'est avoir des commandes fermes. Mais elles ne sont pas toutes arrivées en France ». La chargée de communication promet de nous rappeler pour nous donner les dates partir desquelles les commandes ont été faites et livrées sur le territoire. Nous n'avons pas eu de nouvelles". 


"Il y a un mois, Audrey Lecoq, une grossiste en matériel médical qui en avait importé un million d'Espagne et du Portugal, n'a pas réussi à convaincre ses clients pharmaciens de lui en acheter. "Je leur ai fourni le décret, je leur ai fourni une consultation de mon avocat leur disant 'vous avez le droit de vendre des masques', mais on s'est retrouvés avec un Conseil de l'Ordre et des syndicats qui eux disaient aux pharmaciens : 'la consigne est de privilégier les soignants et de ne pas vendre de masques'." (FranceInfo, 7 mai 2020)  



Au 1er mai 2020, l'Ordre national des pharmaciens a recensé 21 264 officines de pharmacie en France. Admettons que chacune ait commandé cinq millions de masques. Admettons que, dès janvier 2020, chaque officine ait commandé un million de masques par trimestre, la France aurait eu 21,264 milliards de masques. Et, si modestement, la commande s'était élevée à 15 000 masques par officine, le nombre de masques en France se serait élevé à 318,96 millions. Un appoint non négligeable au début de la pandémie. Soit un tiers du stock stratégique d'un milliard quasiment détruit depuis la présidence Hollande.

Force est de constater le respect des directives de l'Etat par les pharmaciens, les médecins libéraux et des médias, et non par ceux qui ont enfreint illégalement le confinement.



Et que le ministère français de la Santé est contraint de recourir à un cabinet privé, la filiale française de l'américain Bain & Company, pour "piloter la stratégie de la France dans le dépistage du coronavirus" !  « Afin d'appuyer la mission de développement des capacités de production nationale de tests, le cabinet Bain a été mandaté par le gouvernement, en accompagnement des industriels », nous indique la direction générale de la Santé. Bain anime la réunion hebdomadaire organisée avec les professionnels. Une délégation au privé de tout un pan du dossier le plus sensible du déconfinement. Trois visioconférences animées par Bain ont déjà eu lieu, depuis le 5 avril. Quatre syndicats de biologistes sont présents à chaque fois, ainsi qu'une dizaine de groupes privés d'analyses médicales, mais aussi… des conseillers gouvernementaux, dans un rôle d'auxiliaire d'un cabinet privé. L'Elysée, Matignon, deux membres du cabinet d'Olivier Véran, ainsi que Jean Castex, le nouveau « Monsieur Déconfinement » de l'exécutif, figurent parmi les participants. « On nous demande nos capacités de production, de quoi on a besoin en termes d'approvisionnement. C'est pragmatique », relate un biologiste. Un autre salue ce recours à un opérateur extérieur à l'Etat : « Un cabinet privé pour parler aux labos privés, ça marche bien. Et on est dans la boucle, c'est le plus important. » Il est vrai que, pendant de longues semaines, les missives adressées par les représentants du secteur au ministère de la Santé sont restées sans réponse. Y compris après le début du confinement. Interrogé sur les modalités du recours à ce cabinet, le ministère explique que « Bain intervient pro bono, donc gratuitement et sans aucune contrepartie. » Bain saura en tout cas faire valoir cette première expérience pour décrocher des contrats futurs. Et confirmer un peu plus l'impuissance de l'Etat à exercer ses missions…"


En optant pour un (dé)confinement uniforme dans toute la France, le gouvernement s'est montré indifférent à la diversité des situations locales : les mêmes règles devaient s'appliquer dans une ville densément peuplée et dans une zone rurale à l'habitat dispersé !? Ce qui a contribué à la peur des Français et à la ruine de l'économie.

Cette épidémie a révélé une France clivée entre ceux respectant les directives gouvernementales de confinement et ceux qui, à « Château-Rouge, Barbès, Nogent-sur-Oise », organisent des barbecues en défiant la police et disant « que c’est une maladie de Blancs, qu’ils sont protégés par Allah ». Entre les salariés du public au statut protecteur et ceux du privé risquant un licenciement, voire des précaires, dont les auto-entrepreneurs. Entre les "jeunes" privilégiés dans les hôpitaux lors de la "priorisation" et les "70 ans et plus". Entre ceux décédés en "milieu hospitalier" et comptabilisés dans les statistiques communiquées quotidiennement par Jérôme Salomon, Directeur général de le Santé, et ceux ignorés de la comptabilité officielle, tels les retraités en EHPAD (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). 


Entre ceux dépendants qui continuent de bénéficier de la venue d'auxiliaires de vie pour leur toilette ou leurs courses et les autres qui doivent se débrouiller dans la solitude et dans la pénibilité.


Entre ceux qui sont verbalisés pour non respect d'un "strict confinement" conforme au décret du 23 mars 2020 et ceux qui bénéficient de la clémence des préfets autorisant les rassemblements et l'ouverture de certains commerces comme l'a révélé Le Canard Enchaîné. Dans les zones de non droit, la police peut verbaliser es trafiquants de drogue ne respectant pas le confinement, mais non les arrêter "dans le cadre d'une opération anti-drogue".

Différences aussi entre des médecins ou infirmiers libéraux en manque de masques et des trafiquants aux équipements protecteurs. "A Bondy en Seine-Saint-Denis, les quartiers populaires du nord de la ville ne connaissent pas la torpeur du confinement. Promenades, parties de football devant les immeubles, rodéos sauvages de grosses motos dans les rues… dans cette cité, la vie ne s'est pas figée et le « business » non plus. Assis sur un banc, de jeunes hommes roulent des joints de haschisch au grand jour et sans complexe, en attendant les clients, visiblement toujours au rendez-vous.'



Entre ceux qui sont testés (Michel Barnier, représentant de l'UE chargé de la future relation avec le Royaume-Uni) et ceux écartés du dépistage, comme Vanessa, fille du publicitaire décédé Berto Taieb, réclamant en vain, et malgré un contexte dramatique - mère testée positive, sœur souffrant de sclérose en plaques depuis quinze ans, à être testés. 


Entre ceux soutenant Didier RaoultDirecteur de l'IHU Méditerranée Infection, Professeur de médecine, infectiologue et microbiologiste à l'expertise mondialement reconnue, et ceux s'en défiant, notamment parmi la "Macronie" politico-médiatico-médicale, par crainte peut-être que soit efficace la préconisation du brillant professeur à l'allure de "Gaulois druide" (Ivan Rioufol) twittant le 25 mars 2020 : "C'est quand ils ont des formes modérées, moyennes, ou qui commencent à s'aggraver, qu'il faut les traiter. A ce moment là on contrôle les virus qui se multiplient. Quand ils sont rentrés en réanimation, le problème ce n'est plus le virus". Sur le plan thérapeutique, ce que l'on est en train de voir, c'est que les malades, au moment où ils ont une insuffisance respiratoire et qu'ils rentrent en réanimation, n'ont presque plus de virus. C'est alors trop tard pour traiter les gens avec des antiviraux."


Le 26 mars 2020, le Journal Officiel a publié le décret du 25 mars 2020 du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran et de la ministre des outre-mer Annick Girardin : "l'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile". Et ce, sans attendre les résultats d'essais cliniques. Une victoire pour le professeur Didier Raoult et les Français lambda affluant devant l'IHU Méditerranée Infection et s'indignant dans les médias sociaux devant la campagne de diffamation du professeur original, et intervenant après la décision du Président Donald Trump d'y recourir. On peine à comprendre pourquoi le Président Emmanuel Macron ou le ministre de la Santé n'ont pas annoncé ce revirement de stratégie dans leurs discours du 25 mars 2020.

Mais, dès le 27 mars 2020, le gouvernement a modifié ce décret. "Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et, en particulier, de l'indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d'une défaillance d'organe". Samedi 28 mars, le Conseil d'Etat devra par ailleurs répondre à la question suivante : faut-il faire des stocks de chloroquine pour éviter la pénurie ? ... Les médecins de ville ont interdiction d'y avoir recours pour leurs patients atteints du coronavirus. Les Français qui utilisent habituellement la molécule prescrite notamment en cas de paludisme pourront continuer à en bénéficier.  Le Haut conseil de santé publique avait rendu un avis le lundi 23 mars, indiquant que la chloroquine pourrait certes être administrée aux malades souffrant de "formes graves" de coronavirus, mais uniquement dans un protocole médical strict et sur "décision collégiale des médecins". Elle ne pourra pas être commercialisée et utilisée à plus grande échelle, pour des formes "moins sévères".


La première étude du professeur Didier Raoult a été vivement critiquée par des médecins proches de l'INSERM ou recevant la manne de laboratoires et des journalistes reprochant notamment le faible nombre de patients. Or, ces derniers n'ont pas exprimé la même exigence quand le gouvernement a décidé d'importer des masques de protection à la Chine sans exiger qu'ils soient conformes aux normes sanitaires de l'Union européenne, et alors que des masques et tests fabriqués en Chine, pour les Pays-Bas et l'Espagne, se sont révélés défectueux. Ils sont demeurés silencieux quand ce même gouvernement, afin que tous les EHPAD soient dotés de médecins coordinateurs, va recruter des médecins dans l'UE sans respecter des procédures chronophages.


Hésitant entre le rôle de Clemenceau durant la Première Guerre mondiale et celui de roi thaumaturge, exhortant à l'unité sans autoriser le moindre questionnement, le Président Emmanuel Macron a trouvé le temps, entre deux visites d'hôpitaux ou discours martiaux, de désigner Ofer Bronchtein, co-fondateur du Forum international pour la paix, comme son Envoyé Spécial pour le processus de paix. Comme si sa diplomatie partiale, notamment au Proche-Orient, n'avaient pas isolé la France au sein de l'UE et sur la scène mondiale !

Cette pandémie démontre l'absurdité des cris d'orfraie d'écologistes catastrophiques, dont Greta Thunberg, qui alarmaient sur un "réchauffement climatique" et militaient pour une décroissance. 


Ces écologistes ne remettent pas en cause leur idéologie, poursuivent leur agenda politique. Ainsi, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté un plan de déconfinement visant à développer les pistes cyclables, réduire davantage la place des automobiles - alors que la distanciation sociale s'avère délite à mettre en oeuvre dans les transports en communs - et à réserver la rue de Rivoli aux cyclistes, aux bus, taxis et véhicules d'artisans.


Et, pour certains, ne s'émeuvent pas des morts causés par le coronavirus COVID-19 ou de l'incendie déclenché le 4 avril 2020 dans la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine) - "les flammes se sont rapprochées des réacteurs et des fumées radioactives se sont dégagées de ces feux -. 


Avec des médias, ils s'extasient de la baisse de la pollution à Paris dont les habitants vivent confinés dans des appartements. Alors qu'une ville est conçue par et pour des êtres humains pouvant y travailler, s'y promener, y vivre en jouissant pleinement de leurs droits et libertés... 


Quant aux apôtres de la décroissance, la récession économique à venir - chômage, faillites, etc. - n'a induit aucune excuse de leur part ni aucune "révision déchirante".



Par leur impéritie, des autorités politiques, refusant d'assumer leurs responsabilités, ont projeté les Français dans une société barbare priorisant médicalement ceux ayant moins de 70 ans au détriment de ceux ayant plus de 70 ans délaissés, rechignant à intégrer le nombre de décès en EHPAD ou à leur domicile dans celui des victimes de la pandémie. 

Une société délitant les libertés : confinement dans un contexte de pénurie de tests de dépistage, de masques et de médicaments, et rompu par une attestation de déplacement dérogatoire indiquant l'heure ainsi que le motif et contrôlée par la police, réquisitions de matériels protecteurs au risque de troubler les relations diplomatiques avec l'Etat propriétaire de ces articles, exigence d'une union nationale dénuée de critiques envers les gouvernants, sacrifice des entrepreneurs - PME et TPE aux dirigeants privés de ressources, salariées élevant seules leur enfant et menacées de licenciements partiels ou économiques -, interdiction de fournir des pharmacies en chloroquine, interdiction aux médecins de ville de prescrire ce médicament, etc.


Bon sens et souci d'autrui sans craindre d'aller contre le "politiquement correct" ont cruellement manqué dans les plus hautes sphères de l'Etat, et parmi des dirigeants d'organisations juives nationales. L'Etat gouverné par des énarques et administré par des bureaucrates - un tiers du personnel hospitalier en Ile-de-France est administratif contre un quart en Allemagne - a tragiquement failli dans ses missions régaliennes, fondamentales.

Le candidat, puis le Président Emmanuel Macron a déclaré sa volonté de créer un "nouveau monde" - ce qui est révolutionnaire -, sans vraiment le définir. Et il est en train de le faire : le "vieux monde" est moribond, ou est dépendant de l'Etat et de l'Union européenne pour sa survie, et nos libertés sont réduites. Sans alternative politique. Ce qui révèle une démocratie délitée.


Parmi les personnalités mortes du coronavirus : Patrick Devedjian, président (Les Républicains) du conseil départemental des Hauts-de-Seine de 2007 à son décès, Claude Goasguen, professeur de droit, député (Les Républicains), ardent défenseur de l'Etat d'Israël et combattant l'antisémitisme...



En juin 2020, les éditions Albin Michel ont  publié "Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ?" du Professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches et auteur de La vérité sur la maladie de Lyme. Pendant quinze ans. Il a été l’un des principaux conseillers en matière de santé publique de plusieurs gouvernements. Vous croyez savoir ce qui s'est passé ? Un médecin réputé raconte à quel point la crise du Covid-19 a été un désastre sanitaire. Le président ? Le premier ministre ? Les ministres de la santé ? Les experts ? Ils n'ont rien vu venir. Plus grave : certains savaient. Un témoignage féroce, incontestable, inquiétant. Un livre nécessaire sur tout ce qui n'a pas été dit." 

Sur Sud Radio, le 16 juin 2020, le Professeur Christian Perronne a fustigé cette "administration surpuissante" et pléthorique - un administratif pour un soignant à l'APHP -, ces politiciens exigeant "toutes les preuves scientifiques avant d'agir", la "corruption multipliée par dix depuis environ vingt ans de la plupart des revues médicales et des sociétés savantes" - liens d'experts avec l'industrie pharmaceutique - qui a causé "la mort d'environ 25 000 personnes", la faillite du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) l'absence d'anticipation, les 7,4 milliards d'euros ont été levés par la Commission de l'Union européenne pour "le vaccin, le diagnostic et le traitement" alors qu'un "vaccin est inutile" alors que la pandémie s'achève et que nous disposons des médicaments, peu coûteux pour soigner et guérir les patients. Il a souhaité que les dirigeants, dont le Président Emmanuel Macron, rendent compte sur leur action durant ce scandale. "Bill Gates et la Chine sont copropriétaires de l'OMS", a persiflé le journaliste André Bercoff. "Il faut mettre à plat tout le système de santé, jeter les lobbyistes, qui sont là pour corrompre, à Bruxelles", a conclu le Professeur Christian Perronne qui a déploré la restriction des libertés, notamment l'interdiction de recours à l'Artemisia pour guérir les patients.

Arte a constitué le dossier « Coronavirus : les enjeux de la pandémie ». « Depuis son apparition dans la ville de Wuhan en Chine, le nouveau coronavirus ne cesse de s'étendre en Europe : à dater du 11 mars 2020, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parle officiellement de "pandémie" pour ce nouveau coronavirus. La France est le troisième pays d'Europe le plus touché après l'Italie et l'Espagne, dont l'intégralité du territoire est placé en quarantaine. Défi sanitaire, le coronavirus a aussi des conséquences politiques et économiques. Retrouvez dans ce dossier les reportages d'ARTE Info pour en comprendre les enjeux. »

Judaïsme, Juifs et Israël

Des communautés juives sont particulièrement touchées. Essentiellement les juifs orthodoxes et le mouvement Loubavitch en France, au Canada et aux Etats-Unis. Ainsi, en Grande-Bretagne, les Juifs, qui représentent 0,3% de la population britannique, constituent 5% des morts causées par le coronavirus au Royaume-Uni. Parmi ces décès, celui du rabbin Yehuda Yaakov Refson, le plus important émissaire senior du mouvement Chabad à Leeds et directeur de la Cour rabbinique régionale depuis 1976. Le 23 mars 2020, une loi britannique visant à lutter contre le coronavirus a été amendée, conformément aux demandes de responsables communautaires juifs et musulmans, afin d'éviter les crémations prohibées par le judaïsme et l'islam.


Dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'Etat d'Israël a adopté très tôt les mesures efficaces : fermeture des frontières aériennes vers/de la Chine puis d'autres pays dont l'Italie, filtrage des arrivées, orientation de la recherche scientifique vers la découverte d'un vaccin, campement "drive" près de grandes villes comme Tel Aviv, Jérusalem ou Haïfa, pour tester rapidement, 24h/24 un maximum d'automobilistes - environ 3 000/jour -,  arrestation de ceux ne respectant pas leur mise en quinzaine, agents de police dotés de caméras thermiques pour détecter de potentiels porteurs du coronavirus, etc. 


Le 19 mars 2020, le site d'information Channel 12 a révélé "une opération menée par le Mossad, en coopération avec le Shin Bet et Tsahal, afin d'importer près de 100.000 kits de tests au coronavirus en Israël depuis l'étranger - il prévoit d'importer 4 millions de kits de tests au total" dont une partie sera donnée à des Etats amis -, et "que les équipes de sécurité de l'agence de renseignement assistent actuellement le ministère de la Santé dans la création d'un logiciel mais aussi d'applications permettant de gérer l'épidémie du coronavirus. Depuis ces derniers jours, les services de sécurité israéliens sont de plus en plus impliqués dans la gestion de la crise aux côtés du ministère de la Santé." Malheureusement, ces kits sont incomplets : il manque un liquide spécial que le Mossad va tenter de se procurer.

Le "commandement du Front intérieur a dirigé la réquisition d'établissements hôteliers afin d'accueillir des personnes contaminées, dont l'hôtel Dan Panorama à Tel-Aviv. L'armée israélienne a quant à elle lancé l'opération "Rayon de Lumière" afin de trouver du matériel et de l'importer en urgence. Le 17 mars 2020, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a affirmé qu'il n'hésiterait pas "à imposer le confinement total si le public ne respectait pas les directives. "Je laisse au public le soin de comprendre et d’intérioriser les directives que nous avons demandé d'observer. Je vois des gens qui se réunissent dans des salles de réception, lors de mariages. Il s'agit de sauver des vies !", a-t-il déclaré à la chaîne N12.


L'Etat d'Israël a déploré le 20 mars 2020 son premier mort, un rescapé de la Shoah. Au 26 mars 2020, 2666 cas sont confirmés, 66 personnes sont guéries, 39 sont dans un état sérieux et huit sont décédées. Un quart des malades ont été contaminés dans des synagogues. Le message de confinement peine à respecté par des Israéliens, orthodoxes ou pas. Peut-être parce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré«Nous sommes en guerre. Notre ennemi est le virus. » Or, ce combat n'est pas une guerre. Et les Israéliens, qui se sont défendus dans tant de guerres le savent. 


Des Haredim ("Juifs craignant D.") et des Arabes israéliens rechignent à respecter le confinement. Le problème consiste à trouver la communication ciblée adéquate envers ces deux publics.


Le 29 mars 2020, le rabbin Chaim Kanievsky, influent dirigeant de la communauté orthodoxe haredi, a exhorté ceux suivant son sillage de prier seuls, sans quorum. Un appel survenu après l'augmentation du nombre de cas de malades à Bnei Brak, cité la plus haredi en Israël, et les funérailles du rabbin Tzvi Shinker, suivies par des centaines de personnes malgré les directives du ministre de la Santé limitant le rassemblement à vingt personnes. Kanievsky a expliqué que prier seul relevait du “pikuach nefesh” (sauver la vie). D'autres rabbins à Bnei Brak devraient émettre des lettres réitérant l'ordre de Kanievsky. Deux semaines auparavant, Kanievsky avait demandé aux écoles et yeshivas haredi  de demeurer ouvertes malgré les restrictions du ministère de la Santé. 


Le Maguen David Adom a envoyé 2000 masques et 200 kits de protection dans les 14 maisons Habad de Chine



Au 31 mars 2020, près d'un million d'Israéliens sont au chômage, soit plus de 23% de la population active, en raison de cette pandémie. En février 2020, avant la pandémie,  160 000 demandeurs d’emploi étaient enregistrés, soit 3,6 % de la population active. Gravement affectée par la crise induite par la pandémie - licenciement de la moitié de son personnel -, la compagnie aérienne El Al a récupéré à Lima (Pérou) plusieurs centaines d'Israéliens pour les ramener au pays. Les diplomates israéliens en poste à l'étranger sont rentrés en Israël.

La Bibliothèque nationale d'Israël réunit la documentation sur l'impact du coronavirus sur les Juifs dans le monde, notamment sur leurs pratiques.

    
Le 25 mars 2020, des "rabbins orthodoxes éminents, dont le rabbin Eliyahu Abergil de Jérusalem et d'autres autorités rabbiniques ont autorisé exceptionnellement l'utilisation du téléphone portable pour le Séder de la Pâque juive (Pessah) afin de permettre aux familles séparées par le confinement de partager ensemble, mais à distance, via une visioconférence, cette soirée importante. Seule condition : initier l'application Zoom avant le début du Séder. La justification réside notamment dans l'objectif de respecter un commandement religieux et de ne pas laisser seules des personnes âgées qui risqueraient de sombrer dans la dépression. Cette décision a suscité l'opposition notamment du grand rabbin de Safed Rabbi Shmuel Eliyahu.

L'Etat Juif a aussi envoyé des tests de dépistage aux Gazaouis et coopère avec l'Autorité palestinienne.. 


Le 26 mars 2020, "près de 100 responsables et parlementaires de 15 pays européens se sont réunis lors d’une conférence en ligne avec les meilleurs experts israéliens de la santé pour relever le défi de la pandémie de COVID-19. Les participants comprenaient 30 députés européens, neuf ambassadeurs et des dizaines de responsables de la santé d’Israël, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Espagne, de Pologne, d’Autriche, de Croatie, de Suède, du Danemark, de Finlande, de Norvège, d’Italie, de Lituanie, de Roumanie, La Grèce et l’Union européenne. Le débat s’est concentré sur la nécessité d’une plus grande coopération entre Israël et l’Europe dans le domaine de la recherche, de la prévention et du traitement des virus. La conférence était organisée par ELNET, une organisation non partisane dédiée au renforcement des relations entre l’Europe et Israël."


Le 27 mars 2020, "la société israélienne de recherche sur l’ADN MyHeritage a annoncé qu’elle travaillerait avec le géant chinois de la génomique BGI pour construire une installation de tests d’urgence qui permettra à Israël d’effectuer dix mille tests supplémentaires de coronavirus par jour. Le laboratoire devrait être achevé d’ici le 9 avril et, après un court laps de temps, il devrait doubler la production de tests à environ 20 000 tests par jour."


« Les nouveaux chiffres du ministère de la Santé publiés montrent qu’un habitant sur trois (34%) de la ville de Bnei Brak a été testé positif au coronavirus.  Un chiffre bien supérieur à ceux des deux plus grandes villes d’Israël, Jérusalem (10%) et Tel Aviv (6%). »



« J’ai proposé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur Arye Dery de mettre Bnei Brak en lock-out ("lock-out"). La situation là-bas est horrible. Chaque jour, nous décrochons, nous mettons des vies en danger... Il y a des affiches dans les rues qui me comparent à Staline, mais cela ne me décourage pas: Je continuerai à faire tout ce qui est nécessaire partout, pas seulement à Bnei Brak. Je vais demander de fermer tous les endroits qui doivent être fermés... Vous ne pouvez pas accuser une communauté entière des actions de plusieurs groupes de voyous ici et là. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du public écoutent les consignes de l’État et des Rabbanim.. La propagation importante du virus dans ces endroits est l’effet de Pourim. Avec l’aide de Dieu, cela passera dans quelques jours. C’est pourquoi j’ai demandé un verrouillage de trois jours », a déclaré Yaakov Litzmanministre de la Santé et député Hassid, le 31 mars 2020

Et ce député d'ajouter : « Les rapports disant que j’ai ordonné d’exempter les synagogues et les mikve des règlements du ministère de la Santé sont faux. Aucun public n’est exempté, et aucun public ne peut se tenir à l’écart et ne pas respecter la loi. Lorsque nous avons discuté d’autoriser les gens à quitter la maison pour promener le chien, j’ai expliqué qu’il est nécessaire de permettre aux gens de prier à l’extérieur, et non dans les synagogues, tant que la prière est menée conformément aux règlements du ministère de la Santé – gardez une distance d’au moins 2 mètres les uns des autres en tout temps et pas plus de 10 personnes à la fois.  »


Le 2 mars 2020, à Paris, le Président Emmanuel Macron annonçait qu'il annulait ses sorties, dont le diner du CRIF prévu le 3 mars 2020, pour se "concentrer sur la gestion de la crise". 


Le 4 mars 2020, le Consistoire Central de France a diffusé ce communiqué :
"Devant l’épidémie du coronavirus qui prend de l’ampleur dans notre pays, les responsables communautaires que nous sommes devons prendre des mesures afin de limiter les risques de contamination pour l’ensemble de nos fidèles.
A moins d’un d’arrêté préfectoral demandant la fermeture des lieux de culte, comme dans l’Oise, nos synagogues continuent les activités religieuses en évitant les fêtes et ce qui n’est pas nécessaire, en évitant bien sûr dans la mesure du possible les grandes manifestations.
Le Coronavirus qui sévit actuellement dans le monde se transmet essentiellement par voie aérienne et par contact des mains. Il peut également persister sur des surfaces inertes pendant plusieurs heures.
Après consultation de l’AMIF (Association des médecins israélite de France) et de la CER (Conférence des Rabbins Européens), avec la volonté de contribuer à contenir cette épidémie, nous vous proposons les préconisations suivantes. (...)
En ces moments difficiles, nous ne pouvons pas sous-estimer l'importance de l’ablution des mains (Netilat yadayim), selon les modalités indiquées plus haut, dans toutes les occasions prescrites par Halakha.
Ne paniquez pas. A moins d’un contact rapproché avec un sujet infecté, la probabilité d'attraper le virus par les airs est faible et le port de masque n’est requis que pour les personnes malades (ou celles en contact avec une personne malade).
Nous restons à votre écoute, et si vous avez pris d’autres mesures complémentaires que nous pourrions partager avec l’ensemble des présidents de communautés, nous diffuserons ces informations.
Nous prions pour tous ceux qui ont été touchés par cette maladie. Puisse l’Eternel contenir cette épidémie, guérir les malades et guider les scientifiques à trouver rapidement un traitement ou vaccin."
Parmi les recommandations : "Ne pas embrasser les personnes, les livres de prière, les talitot communautaires, les mezuzot et les Sifré Torah", "Ne pas vous serrer la main", "Rester à la maison en cas de fièvre, de toux, de courbatures ou de difficultés respiratoires, (même si on doit lire le Kaddich), "Proposer des solutions hydro-alcooliques à l’entrée de la synagogue", "Ne pas venir à la synagogue s’il y a une personne contaminée dans son entourage", "Pour les personnes âgées ou malades, s’abstenir de venir à la synagogue en cas de forte affluence".

Ce communiqué du Consistoire soulève des interrogations pertinentes. 

Primo, pourquoi le Consistoire Central ne s'est-il pas inspiré de cet arrêté préfectoral du 29 février 2020 visant l'Oise pour fermer toutes les synagogues en France dès le 1er mars 2020 ? Quid  des écoles juives et du Séminaire israélite formant à Paris les rabbins éludées par ce communiqué consistorial ? En effet, les enfants sont des vecteurs de propagation de l'épidémie. 


Deuxio, comment et pourquoi l'AMIF ainsi que le Dr Joël Mergui ont-ils minoré l'importance des masques, qui ont constitué, notamment en Corée du Sud et à Taïwan, et avec le dépistage, un élément majeur et efficace dans la lutte contre le coronavirus ? Parce qu'ils se sont fiés aux experts du Conseil scientifique "mis en place par le Président Emmanuel Macron" ? Ce Conseil qui avait connaissance du nombre très insuffisant de masques en France et a préconisé le maintien du premier tour des élections municipales du 15 mars 2020 - le gel hydroalcoolique dont manquaient tant d'hôpitaux, de médecins de villes et d'infirmières a été affecté aux bureaux de vote ! ; le second tour des élections a été annulé - ? Ces dirigeants communautaires sont apparus comme les porte-paroles de la communication présidentielle mensongère niant l'utilité des masques pour tous - les stocks stratégiques d'un milliard de masques avaient progressivement cessé d'être actualisés - et restreignant leur usage uniquement aux soignants et aux malades.

Tertio, ces mesures semblent oublier le risque représenté par le "contact rapproché" avec les porteurs sains ainsi que les malades asymptomatiques. Et l'hygiène est-elle suffisamment assurée par les "
solutions hydro-alcooliques à l’entrée de la synagogue" ? Une désinfection s'imposait-elle - et avec quelle périodicité ? - si les synagogues demeuraient ouvertes ? Rappelons que la pandémie se développait en période de célébrations de brit-mila (circoncision), bar-mitzva ou bat-mitzva et mariages, avant leur interruption durant Pessah (Pâque juive).



Quarto, au vu de la propagation de l'épidémie de coronavirus depuis janvier 2020, on peut s'interroger sur la pertinence à avoir maintenu des événements au CEJ, notamment la conférence annuelle de l'EJA (24-25 février 2020) qui a attiré un public nombreux. D'autant que "Facebook a annoncé le 27 février l'annulation de sa conférence annuelle des développeurs prévue pour début mai à San José, dans la Silicon Valley, à cause des inquiétudes grandissantes autour de la propagation de l'épidémie du nouveau coronavirus". Le 3 mars 2020, Google a annulé sa conférence annuelle consacrée aux développeurs.

Ces questions se posent avec d'autant plus d'acuité que la fête de Pourim a débuté le 9 mars 2020 au soir et s'est poursuivie le 10 mars 2020. Les fidèles lisent la Méguila d'Esther et donnent à au moins deux pauvres, les enfants se déguisent et agitent des crécelles. Des repas sont organisés dans des synagogues. Des occasions de contamination.



"Le  8 mars 2020, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé l'interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes jusqu'au 15 avril, excluant les manifestations, les concours ou « le recours aux transports en commun ».

Le 12 mars 2020, le Chef de l'Etat a annoncé en particulier la fermeture des établissements scolaires et a recommandé aux personnages âgées ou à la santé fragile de réduire leurs déplacements.


Le 13 mars 2020, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l'interdiction des rassemblements de plus de cent personnes. Des salles de spectacles ont annulé leurs spectacles au vu de la raréfaction du public prudent réduisant ses loisirs. Progressivement, les autorités politiques françaises ont opéré un confinement des Français...


"C'est dans ce contexte que la « tahara », le rite de purification du corps des défunts, a été strictement interdite. « La proximité avec le corps présentait un trop gros risque », précise le rabbin Gabriel Farhi au Point".



Le 14 mars 2020, la France est passée au stade 3 de la pandémie. Pour "freiner la progression du virus", le Premier ministre a prôné la "distanciation sociale" et à "limiter les réunions amicales et familiales". Il a annoncé "la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays.... Les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et les cérémonies devront être reportés".

La Conférence des Évêques de France (CEF) a suspendu les messes au niveau national dès le 15 mars. « à partir de lundi 16 mars, ni messes, ni baptêmes, ni mariages ne pourront être célébrés». Avec cette seule autre exception : « Seules les obsèques pourront l’être avec moins de 100 personnes réparties ». Dès le 13 mars, les diocèses catholiques d’Île de France avaient annoncé des mesures similaires applicables dès samedi 14 mars, ce qui impliquait la suspension des messes dominicales du 15 mars". L’Église protestante unie de France a fermé ses temples. Le Conseil Français du culte Musulman (CFCM) "a annoncé dans la même soirée qu’il appelait à « la fermeture de toutes les mosquées de France à compter de dimanche 15 mars 2020, à l’issue de la prière de l’Aube et jusqu’à nouvel ordre".


Le 15 mars 2020, le Consistoire a décidé : "Nous respectons ces directives. Dans ce cadre, il importe de respecter les consignes drastiques de distance de 2 mètres, de lavage des mains et d’hygiène des lieux que nous avons données depuis deux semaines, de ne pas faire venir les personnes âgées, les enfants et les personnes fragiles. Il faut limiter le nombre des personnes se rendant dans les synagogues au strict minimum avec un maximum de 15 personnes simultanément."



"Installé à Arradon, le pasteur Jean-Marc Thobois est décédé dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 mars 2020 des suites du Covid-19. Il était un éminent spécialiste et fervent d’Israël. il avait animé un séminaire dans une maison de ressourcement évangélique du Haut-Rhin, du 24 février au 1er mars. C’est là qu’il aurait contracté le Covid-19. Membre d’une lignée de pasteurs huguenots, Jean-Marc Thobois était un grand fervent d’Israël. Il a suivi des études bibliques à Londres, puis étudié l’histoire d’Israël et l’archéologique biblique à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il a ensuite été pasteur d’Église, du milieu des années 1960 à 2004. Il était, depuis 1977, à la tête de Keren Israël, une revue d’information sur Israël dont le but est de « faire connaître aux chrétiens non-juifs, les racines de leur foi, de lutter contre la désinformation et d’aider ceux qui sont dans le besoin au sein du peuple ». Marié et père de trois enfants, Jean-Marc Thobois donnait, depuis plusieurs années, d’innombrables conférences partout en France, mais aussi en Suisse."


Le 16 mars 2020, le Président Emmanuel Macron a annoncé, dans un contexte de "guerre sanitaire" - sans avoir préparé l'opinion publique ni l'économie -, un confinement partiel de la population, sauf exceptions, pour "au moins quinze jours" à compter du 17 mars 2020.

A Strasbourg, le président de la communauté Maurice Dahan et le grand-rabbin Harold Abraham Weil étaient atteints par le coronavirus.


Le 17 mars 2020, le Premier ministre Edouard Philippe a étendu l'interdiction de circulation aux enterrements. 


Le Consistoire Central a décidé la fermeture "des synagogues sauf exception, notamment en cas de décès". Ce qui s'avère civique et prudent. 


Sur Radio Shalom, et sur Facebook, le grand rabbin de France Haïm Korsia a asséné : 


"Le principe de pikouah nefesh, de sauver des vies, est au cœur du judaïsme. Nous ne pouvons pas jouer avec la vie de nos fidèles et respecter les gestes barrières nous obligent à prendre de nouvelles mesuresIl faut maintenant utiliser ces 15 jours pour vivre le judaïsme de manière authentique - même si on le fera différemment - en revenant à l'étude.#Pessah - Je ne suis pas en mesure de me projeter sur les fêtes de Pessah mais je peux en revanche évoquer d'ores et déjà ce chabbat et vous dire qu'il est déraisonnable d'organiser de grandes tablées.Je voudrais en revanche rassurer les fidèles sur l'approvisionnement des supermarchés en denrées et en viande pour Pessah. Il n'aura aucune pénurie alimentaire. Attention toutefois à ne pas créer de panique dans les supermarchés, au risque de voir les rayons ponctuellement dévalisés."
Delphine Horvilleur, femme rabbin du MJLF (Mouvement juif libéral de France), dirige la revue Tenou'a. L'Atelier Tenou'a, "rendez-vous mensuel d'études à Paris" réunissant une centaine de personnes, est devenu, avec le confinement imposé, Tenou'alive. La médiatisée Delphine Horvilleur a offert sur Facebook et sur le site Internet du magazine une première séance hebdomadaire, un "petit cours sur le sens de la crise, la force du lien entre les générations et la possibilité de tendre encore la main même quand on ne la sert plus". Jusqu'à la mi-mars 2020, aucun post sur les comptes Facebook ou Twitter de cette ancienne étudiante en médecine  n'évoque le coronavirus !? 

Le CRIF publiait l'article "Coronavirus - Vous êtes médecins ? L'AMIF et le FSJU ont besoin de votre aide". "L'AMIF et le Fond Social Juif Unifié (FSJU), créent un pool de médecins capables d'apporter une aide ponctuel aux personnes vulnérables de la Communauté qui en auraient besoin. Si vous êtes médecin et intéressé, inscrivez-vous dés maintenant en envoyant un mail à l'adresse suivante covid@amif.com."


"Chères consœurs et chers confrères,

Face à l'aggravation de la situation épidémique et en collaboration étroite avec le Fond Social Juif Unifié (FSJU), nous avons décidé de créer un pool de médecins capables d'apporter une aide ponctuel aux personnes vulnérables de la Communauté qui en auraient besoin. 
Nous constituons un listing des médecins de bonne volonté, de tous les âges et de toutes les spécialités qui accepteraient d'apporter une aide quelques heures par semaine en plus de leur activité. 
Nous demandons à tous ceux qui sont intéressés de s'inscrire dés maintenant en envoyant un mail à l'adresse suivante covid@amif.com. Veuillez préciser votre nom, votre prénom, votre spécialité, votre lieu d'exercice, votre téléphone et votre email.
L'heure est à la solidarité. Soyons nombreux à répondre présent. 
Bien confraternellement,
Dr Elie Buzyn, Président d'honneur de l'AMIF
Dr Bruno Halioua, Président de l'AMIF
Dr Jonathan Taïeb, Secrétaire Général de l'AMIF
Dr Alexis Astruc, Trésorier de l'AMIF".

Hélas ! Des mois précieux ont été perdus. Passons sur les fautes de français. Il est heureux que l'AMIF, qui avait refusé d'aider le Dr Lionel Krief, victime d'antisémitisme, ruiné et spolié par le "gouvernement des juges", fasse preuve de solidarité en cette période tragique.



Le 20 mars 2020, Arte diffusait l'émission enregistrée "28 minutes" et intitulée "Delphine Horvilleur : vivre sa foi pendant la pandémie". "Lieux de culte fermés, interdiction de se rassembler à plusieurs… Qu’est-ce que le coronavirus change pour les religions ? La rabbin au Mouvement Juif Libéral de France Delphine Horvilleur nous donne son point de vue". Delphine Horvilleur invitait à trouver de nouvelles manières "d’être présents aux autres. La situation aujourd'hui d’urgence exige de l'imagination". L'enjeu consiste trouver "comment s’assurer de lutter contre le confinement de l’esprit". Le MJLF organisait des offices religieux par streaming, des rendez-vous quotidiens entre les rabbins et les fidèles. Delphine Horvilleur assurait des cours les mardis.


Le 21 mars 2020, André Touboul, rav et directeur des Institutions scolaires Beth ‘Haya Mouchka (Loubavitch) de Paris, la plus grande école juive d’Europe, est décédé. Le 21 mars 2020, François Dagnaud, maire du XIXe arrondissement de Paris, a twitté : "Bouleversé d'apprendre le décès brutal de notre ami André Touboul, Directeur de l’école Beth'Hanna. Un homme de cœur, de culture et de qualité. Une immense perte et une grande peine. En pensées avec sa famille, ses proches et ses élèves". Le 22 mars 2020, la Maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a twitté : "C’est avec une grande tristesse que j’apprends le décès de André Touboul. Je pense à sa gentillesse et à son professionnalisme.Tout mon soutien et mon affection à sa famille, à ses amis et à toute la communauté scolaire de Beth’Hanna."

Le 23 mars 2020, Zvi Ammar, président du Consistoire régional Alpes Provence, a recommandé :

"Nous venons d’être contactés par le Professeur Didier Raoult cet après-midi qui s’alarme du taux de contamination dans la communauté, qui est surreprésentée dans les cas de coronavirus, certains arrivant au stade de la réanimation.
Il nous demande de faire passer le message de veiller à respecter scrupuleusement les règles édictées et éviter les réunions familiales importantes notamment pour le Chabbat et dans la perspective des fêtes de Pessah.
Je demande à tous les membres de nos communautés d’être extrêmement prudents dans ces circonstances pour que tout soit fait pour préserver des vies. La vie est la chose la plus précieuse et la plus sacrée dans notre sainte Torah. ושמרתם מאוד על נפשותיכם. Je compte vraiment sur vous.
Afin de préserver le maximum de nos vies, je vous demande d’assurer, s’il vous plaît, la plus large diffusion de ce message dans toutes les communautés".
Le 23 mars 2020, le Consistoire Central de France diffusait une lettre signée par Haïm Korsia, grand rabbin de France, Michel Gugenheim, grand rabbin de Paris, et Benyamin Chelly, du dayan (juge du tribunal rabbinique). Il rappelait l'obligation de "confinement imposé par le gouvernement et de ne sortir que pour les motifs autorisés par la loi. Et de poursuivre :
"Certaines communautés ont fait le choix très lourd de fermer leur mikvaot, et c'est compréhensible car la situation locale l'imposait compte tenu du grand nombre de personnes atteintes dans leur région. Mais il faut analyser les situations particulières des autres régions de France et les nouvelles normes que nous allons mettre en place afin de permettre cette mitsva dans des conditions maximales de sécurité sanitaire." Après consultation de "plusieurs autorités médicales et en particulier des spécialistes de virologie, après en avoir discuté avec le Conseil scientifique spécifique, nous pouvons ouvrir les mikvaot répondant aux conditions strictes suivantes : seules les femmes en bonne santé, sans aucune suspicion de contamination et n'ayant dans leur environnement aucun malade pourront aller au mikvé, il faudra porter un masque ainsi que, si possible des gants neufs à usage unique"  - même obligation pour la balanit (personne préparant le bain rituel et vérifiant le respect des règles rituelles) -, "dès l'entrée du mikvé il faudra se laver scrupuleusement les mains avec du gel hydroalcoolique ou de l'eau et du savon qui seront mis à disposition et de même en sortant, etc.
Enfin, 19 jours après son communiqué sur le caractère non indispensable des masques, le Consistoire Central impose son port obligatoire.


Selon Europe 1, le chef de l'Etat allait recourir à une audioconférence pour dialoguer le 23 mars 2020 "avec les responsables des cultes, mais aussi avec des organisations laïques et des philosophes, pour évoquer plusieurs sujets dont les services religieux pour les défunts, mais aussi une réflexion plus large sur la période que traverse notre pays. Les questions liées aux services religieux seront aussi abordées, et notamment l'organisation des cérémonies religieuses, avec les Évêques de France, par exemple. Mais cet échange pourrait aussi être l’occasion d’avoir une réflexion plus générale sur la période que traverse notre pays. "Dans notre société laïque, il y a urgence à avoir cette réflexion", glisse un proche du Président.  Un conseiller précise : "Ces acteurs ont une place à prendre sur la manière de retrouver du sens. De faire face à la mort..." Emmanuel Macron devrait inciter ses interlocuteurs à porter eux-mêmes ces débats dans la société".

Le 23 mars 2020, le Président Emmanuel Macron a prévenu ses interlocuteurs, en particulier juifs, chrétiens, bouddhistes, musulmans et francs-maçons, que les prochaines fêtes religieuses - Pâque juive (du 8 au soir au 16 avril 2020), Pâques chrétiennes, Ramadan - se dérouleront "sans rassemblement". "Le chef de l'Etat a averti que "les fêtes ne seront pas vécues comme habituellement. Il y a une possibilité de les vivre de manière virtuelle", a renchéri François Clavairoly, le président de la Fédération protestante de France. L'Elysée a confirmé à l'AFP que le président leur avait demandé de "se préparer à célébrer ces grandes fêtes dans un cadre différent". Selon l'Elysée, les participants ont convenu de la "création d'une cellule d'écoute, à la disposition des soignants pour orienter les familles ou les personnes les plus isolées ou démunies à la gestion de la maladie". Ce serait "un outil plus restreint qu'un numéro vert, où des associations pourraient effectuer des permanences téléphoniques et où seraient dirigées des personnes en difficulté pour avoir un soutien moral voire spirituel, en fonction de leur croyance ou sensibilité ou obédience." Le Président Emmanuel Macron "s'est voulu aussi rassurant sur le fait qu'il n'était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19. "Le président a dit qu'aucune directive n'avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé", a indiqué l'Elysée. La crémation est proscrite dans la tradition musulmane".


A également été abordée la gestion par les collectivités locales des espaces funéraires, sachant qu'il incombe aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières.


Dans son intervention vidéo du 24 mars 2020, le grand rabbin de France Haïm Korsia a annoncé que le Président des Consistoires Joël Mergui et son épouse étaient malades.



Le 24 mars 2020, la direction de la maison de retraite et de gériatrie de la fondation Rothschild à Paris (75012) a déploré au Parisien 16 morts et 81 personnes testées positives au coronavirus. « Des protocoles très stricts ont été mis en place, pour éviter que la contamination prenne encore plus d'ampleur » explique-t-on à l'ARS Ile-de-France. D'autant plus que parmi le personnel de l'établissement, une vingtaine est à ce jour positive au Covid-19. Une cellule psychologique est organisée sur place pour venir en aide aux familles des victimes, nombreuses. Cet Ehpad, particulièrement grand, accueille 510 résidents, qui souffrent en général de pathologies lourdes. Un deuxième bâtiment regroupe 60 autres pensionnaires, qui ont eux aussi des problèmes sanitaires importants. La grande majorité des personnes décédées a plus de 90 ans. Le plus jeune des défunts a 75 ans, et souffrait de la maladie d'Alzheimer. Le premier décès a été enregistré le 11 mars, et les choses se sont accélérées par la suite.
 
"Malgré la mobilisation 24 heures sur 24 de nombreux médecins sur place, le Covid-19 a fait des ravages sur ces personnes âgées et fragiles. Dans ce contexte dramatique, la seule bonne nouvelle provient du fait que le nombre de nouveaux cas dans l'établissement est pour la première fois en diminution depuis la veille. Même s'il est emblématique, le cas de la maison de retraite de Rothschild n'est hélas pas isolé. Selon ce même bilan fourni par l'ARS ce mardi, les chiffres de propagation du virus dans ce type de structures sont très importants. « Ce terrible bilan montre qu'il faut de toute urgence venir encore plus en aide à nos anciens. Il faut que le gouvernement prenne conscience que la catastrophe est imminente dans les Ehpad », nous explique le médecin urgentiste Patrick Pelloux. Il suggère que « ces personnes malades et âgées puissent avoir accès au médicament chloroquine ». « Pourquoi les prive-t-on de cette possibilité thérapeutique? » demande-t-il".


La Fondation Casip-Cojasor dispose elle aussi de quatre EHPAD à Paris et en province. Elle "emploie plus de 500 professionnels dont 70% interviennent dans les établissements médico-sociaux. Toutes les structures médico-sociales comme celles qui sont gérées par la Fondation Casip-Cojasor, se préparent à ce type de crise en établissant en amont, et cela depuis la grande crise liée à la canicule de 2003, des plans dits « plans bleus » dans lesquels sont évalués les risques et qui prévoient des scénarii pour permettre la continuité de l’activité. Le 6 mars 2020, nous avons reçu la directive « d’activer nos plans bleus », car le stade 2 de l’épidémie avait été décidé. Concrètement nous nous sommes préparés à faire face à une baisse d’effectifs pouvant atteindre 20%. Dans ce cas, nous réorganisons le travail avec le personnel présent. A ce jour, dans les EHPAD, nous réussissons à remplacer le personnel absent et avons même renforcé certaines équipes. Au niveau des services sociaux nous maintenons la permanence téléphonique, qui a été « délocalisé » au domicile de certaines personnes. Les travailleurs sociaux assurent leurs missions en télé travail. Ils appellent toutes les personnes suivies afin de s’assurer de leur conditions de vie. Sur la partie livraison de repas, il se poursuit évidement et doit même répondre à des demandes croissantes car certaines personnes qui avaient prévu de partir dans leur famille pour les fêtes se retrouvent seules à Paris. Nous avons mis en place des mesures barrières pour chacun de nos livreurs. Enfin notre action sociale se poursuit également grâce à la mobilisation de nos donateurs que nous remercions pour le constant soutien... Depuis le début de la crise, nous avons renforcé les équipes avec des bénévoles qui sont une cinquantaine pour aider à appeler toutes les personnes âgées – les survivants de la Shoah, les personnes qui fréquentent la maison des seniors, etc. afin de recenser les besoins. Nous appelons aussi à la solidarité des voisins pour parrainer une personnes seule", a déclaré Karen Fredj, directrice générale de la Fondation Casip-Cojasor, au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) le 26 mars 2020. 


Et la directrice d'ajouter : "Dans tous nos établissements nous avons mis en place les mesures barrières dès le début de la crise sanitaire en janvier pour protéger nos usagers et nos équipes. Mesures renforcées avec des restrictions drastiques au niveau des visites des personnes extérieures aux établissements. Cette mesure est très dure pour les résidents mais aussi pour les familles dont nous comprenons l’inquiétude.. Afin de maintenir un lien indispensable avec les familles nous avons mis en place une communication régulière entre les équipes et les familles et nous avons mis un système de visioconférence via Team..  l’heure actuelle, la priorité pour le Casip est d’éviter la propagation du virus au sein de nos structures et de protéger nos professionnels afin qu’ils puissent poursuivre leur mission. La deuxième priorité est de nous assurer que chaque personne isolée au domicile dispose du minimum vital : médicaments, repas, visite médicale si besoin.

Qui a envoyé cette directive "d'activer ces plans bleus" ? Si la Fondation Casip-Cojasor ne déplore aucun décès ni aucune personne atteinte par le coronavirus, pourquoi le bilan humain de la Fondation Rothschild est-il si tragiquement élevé ?


On ne peut que louer tant de prévenances de la Fondation Casip-Cojasor et regretter qu'en 2018, pour des raisons "d'organisation interne", donc administratives, elle a imposé ses "nouvelles directives", et notamment un seul mode d'intervention auprès de rescapés de la Shoah et ce, payé par des sommes provenant de la Claims Conference et non appartenant à cette Fondation. Un choix préjudiciable à ces rescapés qui ont essuyé des refus de dialogue.


Le 25 mars 2020, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a exprimé son adhésion "à toutes les mesures de confinement édictées par les autorités gouvernementales et médicales" et son soutien "au corps médical, aux infirmières et infirmiers, à tous les soignants et aide soignants, ces soldats courageux, qui combattent en première ligne cette terrible épidémie mondiale causée par le Coronavirus". Il a recommandé à la "communauté nationale, d’observer strictement les consignes de “Confinement”, y compris celles concernant la fermeture des Oratoires et Synagogues décidées par le Grand Rabbin de France M. Haim Korsia. D’après les informations parvenues au BNVCA, il apparaîtrait qu’un grand nombre de membres, dirigeants et rabbins de la communauté juive aient été atteints par cette contamination notamment en Alsace, à Paris et à Marseille. Nous nous associons aux prières prononcées pour le rétablissement rapide en bonne santé, de tous les patients hospitalisés auxquels nous souhaitons une prompte guérison  et notamment à nos amis: Joel Mergui, Président des Consistoires israélites de France ainsi que son épouse, Claude Barouch, Président de l’Union des Patrons Juifs de France" (UPJF). "Nous restons convaincus que l’humanité toute entière sortira  vainqueure de cette guerre menée contre ce fléau mondial et invisible".


Le 26 mars 2020, le site Jewpop publiait l'article "Réouverture du mikvé en période de coronavirus : le Consistoire prend l'eau" signé par Sharon Boutboul et l’ensemble de la rédaction de Jewpop. Il s'interrogeait sur les "porteurs saints" éludés par le Consistoire et les "autorités médicales" consultées évoqués dans un courrier du 23 mars 2020. "Cette première “condition stricte” invalide à elle seule la suite du protocole", assène Jewpop. Et le site de fustiger : "Le document mentionne par ailleurs le port du masque obligatoire, à la fois côté usagère et côté personnel du mikvé (“balanit”), alors même que les personnels soignants en manquent cruellement. Disons le clairement, cette décision de réouverture de certains mikvé est irresponsable et relève de la mise en danger de la vie d’autrui. Une décision irresponsable de la part d’un grand rabbin de France qui voilà peu rappelait ce verset d’Isaïe « Va mon peuple, entre dans tes appartements et ferme tes portes derrière toi ! Cache-toi pour un petit moment, jusqu’à ce que la colère soit passée ». Une décision dangereuse de la part du Consistoire et de ses plus hauts représentants, pour qui la “pureté” des “entrailles” des femmes juives religieuses vaut bien une possible contamination, celle de leurs proches, et plus largement de l’ensemble de nos concitoyens, tandis que certains évoquent pour justifier cette dérogation les difficultés des couples religieux confinés, en particulier leur vie sexuelle qui serait perturbée par l’absence de Mikvé." Un article retwitté par Charles Enderlin.


Le 26 mars 2020, l'association française des mohalim (pluriel de mohel, celui qui effectue la brit-milah ou circoncision rituelle), en accord avec le grand rabbin de France et après consultation de dayanim (juges, en hébreu), a demandé "de repousser les dates de toutes les milot à moins de les réaliser par un mohel en clinique privée et dans les conditions idéales de sécurité sanitaire... De la même façon que la milah n'est pas pratiquée au 8e jour lorsqu'il existe des contre-indications médicales, la situation sanitaire actuelle est une contre-indication à cette pratique jusqu'à nouvel ordre".

"Face à l'aggravation de l'épidémie du Covid-19 et à notre volonté de protéger le plus possible la vie de nos concitoyens et de nos coreligionnaires", le grand rabbin de France Haïm Korsia ordonnait dans un communiqué publié à 17 h, sur tout le territoire national, la fermeture des mikvaot (bains rituels) "encore ouverts à ce jour. Force est de constater que les normes strictes que nous avions initialement définies après consultation de spécialistes de virologie sont contraignantes et difficiles à mettre en oeuvre pa la plupart des mikvaot". Un communiqué signé par le grand rabbin ; le Président Joël Mergui étant malade.

Espérons que le Consistoire de France n'ait oublié aucune autre mesure de prudence.


Sur Radio Shalom, le grand rabbin de France relatait avoir assisté via le réseau ZOOM à deux bar-mitzvot. Mais, attention ! Il a déconseillé de recourir à ce réseau lors des Sédarim (soirées) de Pessah (Pâque juive).



Sur Youtube, le mouvement Massorti a posté la vidéo "Judaïsme et coronavirus. Quand le virus atteint le cerveau de certains rabbins" de Yeshaya Dalsace, rabbin de ce courant, fustigeant la superstition de fidèles croyant que l'épidémie résulte d'une punition de la nature pour "l'avoir polluée" ou annoncerait la venue du messie, diffusant "une recette avec la cannelle pour se protéger du virus". Il a loué la mobilisation de la société pour protéger ses plus faibles. Un point commun avec le judaïsme.

Le 29 mars 2020, le Dr Richard Prasquier, cardiologue et président d'honneur du CRIF, a écrit dans le site de l'AMIF, l'article argumenté "Chloroquine : le remède ?" : 

"Je me suis excusé d’avoir prescrit  auprès des miens d’un traitement d’hydroxychloroquine que j’estime aujourd’hui injustifié. Je considère que l’attitude des autorités  est sage. Je continue d’espérer que le Professeur Raoult ait raison.. [Et le Dr Richard Prasquier] de constater les graves insuffisances que la crise a mises au jour et que les citoyens ignoraient, pour la France et pour l’Europe : pénuries dans le système de santé (variables suivant les pays), absence d’une vision commune des risques, absence de solidarité (l’Italie ne l’oubliera pas, en plus de la crise des migrants…), absence de parole européenne. C’est la Corée du Sud et Singapour qui sont les vrais héros de cette crise qui va bien plus loin qu’une crise sanitaire. Nous sommes loin derrière, et nous devrons malheureusement accepter certaines limitations à l’intimité individuelle pour permettre une certaine forme de pistage numérique. Car les négligences ne font pas que nuire à  soi-même: elles peuvent tuer autrui et sont socialement intolérables".
Le 30 mars 2020, Harold Abraham Weill, rabbin de Strasbourg, a confirmé à France 3 Alsace "que la communauté juive de Strasbourg, estimée à 20 000 personnes, est elle aussi touchée par l'épidémie. Elle a été endeuillée par un décès survenu le 21 mars, et une bonne vingtaine de ses membres, des personnes "entre 50 et 65 ans, mais pas au-delà de 70 ans" sont dans un état grave, hospitalisées et plongées en coma artificiel. Parmi les 13 rabbins, 11 ont été atteints par le coronavirus, et l'un d'entre eux fait partie des malades hospitalisé dans un état grave. "C'est terrible quand il s'agit de quelqu'un avec qui on travaille tous les jours", reconnaît Harold Abraham Weill".


"On est abattu par cette situation épouvantable", avoue-t-il. Il connaît bien tous ces malades et leurs familles, à qui il tente d'apporter soutien et réconfort. Lui-même, diagnostiqué positif il y a deux semaines, va mieux. Il respecte le confinement avec son épouse et leurs quatre enfants, tout en faisant son possible pour "continuer à faire vivre la communauté" de loin".

"Il a le sentiment qu'en terme de prévention, la communauté juive de Strasbourg a été "avant-gardiste". Il y a plus d'un mois, alors que le gouvernement interdisait uniquement les rassemblements de plus de 5.000 personnes, il estime qu'au centre communautaire de Strasbourg "on a été précurseurs et on a pris certaines mesures". Dès ce moment-là, il a demandé aux personnes fragiles et à celles de plus de 70 ans "de ne plus venir à la synagogue". La consigne a été respectée, ce qui explique selon lui l'absence de personnes âgées de la communauté parmi les malades actuellement à l'hôpital. Depuis plus d'un mois, du gel hydro-alcoolique était aussi mis à disposition dans les synagogues et dans le centre communautaire de Strasbourg et il était demandé aux fidèles "de rester à bonne distance" durant les offices."


Durant la fête de Pourim, "il pleuvait, il y avait donc moins de monde que d'habitude dans les rues de Strasbourg, et beaucoup moins de monde dans les synagogues" suite aux consignes de sécurité déjà appliquées par la communauté. Depuis la fermeture complète du centre communautaire, le 15 mars, c'est-à-dire dès le week-end avant le confinement, de nombreux bénévoles consacrent une belle énergie à continuer à faire vivre la communauté malgré tout. Certains appellent tous les jours une liste de personnes âgées, afin de lutter contre leur isolement. Des offices sont diffusés sur Internet trois fois par jour, permettant "à tous de prier au même moment". L'épicerie sociale continue de fonctionner, "les colis sont préparés selon des normes strictes de sécurité". Les bénéficiaires qui ne peuvent pas se déplacer sont livrés, et les autres réceptionnent leur colis à l'extérieur du centre communautaire. Par ailleurs, une plateforme en ligne uniquement alimentée par des bénévoles permet de se cultiver et se distraire avec des programmes pour tous les âges : cours, conférences, concerts virtuels, comptines et spectacles pour les plus jeunes. "Une solidarité énorme s'est mise en place, pour permettre à la communauté de continuer à exister", se réjouit le grand rabbin".


"Certaines réactions sur les réseaux sociaux lui donnent "envie de vomir." Particulièrement celles concernant la communauté évangélique de Mulhouse, premier foyer de contagion dans le Grand Est. Cette recherche d'un bouc émissaire le replonge malheureusement dans des temps qu'il pensait révolus, où certaines communautés, la communauté juive en particulier, étaient accusées de tous les maux. "C'est tellement ridicule de faire des décomptes et de chercher des responsables", soupire-t-il. Dans l'immédiat, le grand rabbin de Strasbourg tient surtout à exprimer son "admiration la plus profonde" et la reconnaissance de toute sa communauté envers les équipes médicales, pour leur engagement et leur travail inlassable dans des conditions particulièrement difficiles".



La page Facebook de l'AMIF - Association des Médecins Israélites de France a publié la lettre du Professeur Jean-Pierre Riveline, membre du comité d'honneur de l'AMIF et adressée au Grand Rabbin de Paris Michel Gugenheim.
"Monsieur le Grand Rabbin,
C'est avec respect et humilité que je me tourne vers vous. Je suis Professeur d'endocrinologie à l'hôpital Lariboisière à Paris et à l'université Paris Diderot, actuellement en charge d'un bâtiment occupé par 122 patients infectés par le virus Covid 19.
Nous vivons actuellement un drame au niveau planétaire qui entraîne et continuera d'entraîner des milliers de morts. Le pire est devant nous.
Les malades graves affluent. Le système hospitalier français, en particulier francilien, va être saturé d'ici la fin de la semaine. La conséquence est qu'il sera rapidement impossible de prendre en charge en réanimation des patients faute de ventilateurs. C'est déjà le cas dans certaines régions françaises. Il n'y a déjà plus de place en réanimation dans la région du Grand Est et en Ile-de-France.
Comme vous le savez, la communauté juive est particulièrement touchée. Les rassemblements du mois de Adar, je pense à Pourim, ne sont pas étrangers à ces drames.
Ce virus est tenace. Il reste vivant sur toute surface tels un siddour, un sefer thora ou un yad pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. C'est pourquoi il est impératif et vital pour la survie de la communauté juive de cesser tout rassemblement, tous minianim, qui persistent encore trop souvent ça et là.
Pessah approche. La tentation sera grande de maintenir des sedarims familiaux avec des personnes âgées, lesquelles constituent la cible des formes extrêmement sévères de la maladie. Ils n'y survivraient pas.
C'est pourquoi je vous implore, à la veille de Pessah, d'être ce que vous avez toujours été : une lumière pour nous tous et demander officiellement à tous de cesser tous minyanim et que la communauté juive parisienne respecte de manière stricte les règles de confinement pendant les fêtes. Que Pessah soit pour nous tous l'occasion d'une authentique libération.
Je sors de garde. J'ai eu l'occasion de prendre en charge cette nuit une personne de 65 ans qui m'a dit : "Ne me réanimez pas, laissez la place aux jeunes". Notre engagement à tous n'est rien en comparaison de ce geste.
Ce sacrifice ne doit pas être vain et le peuple juif, Prêtre parmi les nations et dont vous êtes un des guides parmi les plus respectés, se doit d'avoir un comportement exemplaire en ces temps troublés.
Je vous remercie de votre aide.
Très respectueusement
Professeur Jean-Pierre Riveline"
A une semaine de Pessah, il serait peut-être temps que les grands rabbins de France et de Paris-Ile-de-France - un tiers des Français Juifs vit en région parisienne - adressent des consignes de prudence à leurs coreligionnaires.

Le 31 mars 2020, sur Radio Shalom, le grand rabbin de France Haïm Korsia a rappelé : "Il n'y a aucune obligation d'acheter dans son immédiate proximité... Il n'y a absolument pas de pénurie [de viande]. Les entrepôts sont pleins. Je veux rendre hommage à tous ceux qui tiennent ces commerces qui assument ce risque de contact avec les gens pour nous permettre de manger, de vivre sans problèmes. Ils font partie de ces héros du quotidien. Un conseil : ne pas être collé à la télévision pour nous dire des informations contradictoires qui sont anxiogènes... Retrouver cette façon de faire famille [par des jeux de société, par le rire]... Retrouver cette espérance de la vie... Notre force est toujours de rire".


Le 1er avril 2020, sur RCJ, Karen Fredj, directrice générale de la Fondation Casip-Cojasor, a fait part des difficultés pour doter les auxiliaires de vie de matériels de protection.



Parmi les victimes du coronavirus : Maurice Bidermann, industriel dans le textile, Paulette Sarcey, née Szlifke, Juive, militante communiste et résistante pendant la Seconde Guerre mondiale à Paris, déportée au camp d’Auschwitz-Birkenau, rescapée de la Shoah et décédée à l’âge de 96 ans, des médecins, généralistes ou spécialistes (ORL) qui ont pratiqué leur métier sans que l'Etat leur fournisse assez de protections -masques, gants - dans un contexte de pénurie généralisée. Ainsi, le docteur Serge Bokobza, habitant à Créteil (Val-de-Marne), décédé le 4 avril 2020. Fils du chamach de la synagogue Keter Torah à Sousse (Tunisie), « il a soigné des générations de Cristoliens, pleure un de ses patients. C'était quelqu'un d'une gentillesse incroyable. Il parlait tout doucement. Son cabinet se trouvait avenue du Général-Pierre-Billotte, dans le quartier juif. Tout le monde venait le consulter. Il était vraiment passionné par son métier. »

Le 25 avril 2020, est décédé Claude Barouch, président de l'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF), et militant d'origine tunisienne. "Homme de convictions et homme d'action, Claude Barouch était un pilier de la communauté. Claude était un homme de convictions et d’engagements, un homme courageux, et un esprit libre.  Il était avant tout un homme d’action et un militant qui avait chevillée au corps la défense d’Israël, du peuple juif et des valeurs juives. Claude était de tous les combats et ne ménageait ni sa peine ni son énergie. C’est une perte immense pour la communauté juive de France qu’il laisse orpheline. Elle perd un militant ardent et passionné dont chacun a pu apprécier la constance de ses engagements depuis de nombreuses années", a écrit Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) le 27 avril 2020. Claude Barouch a peut-être été contaminé lors de la campagne pour les élections municipales en soutenant des candidats ou lors d'offices ou cérémonies religieux.


Le 1er mai 2020, le rabbin Salomon Malka, rabbin de la synagogue Berith Chalom et rav au Beth Din de Paris, était un érudit qui s'exprimait avec clarté et était particulièrement attentif à chacun. Il était apprécié pour sa bonté, sa lucidité, son franc-parler et ses commentaires intéressants. Il contribuait à l'âme de la synagogue et à l'harmonie appréciable qui y régnait. 

Le rabbin Mikaël Journo, Secrétaire général de l’association des rabbins Français A.R.F., a déclaré

"C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de notre Ami et collègue le Rabbin Chlomo Malka Zatsal.Le Rabbinat Français est en deuil.Nous nous souvenons tous de sa grande gentillesse, toujours prêt à rendre service, d’une Messiroute Nefech hors du Commun. Il a été proche de nombreux grands rabbins de la génération passée et présente.45 ans de vie au service de la Communauté Juive de France. Dayan au service des Guitin du Beth Din de Paris, sa vie rabbinique en tant que Rabbin de Meudon puis de la communauté de la rue St Lazare “Berith Chalom” porte si bien la valeur de ce qu’il incarnait : la paix. Le Rabbin Chlomo Malka était un homme profondément bon, modeste et doté d’une grande érudition. Il était aimé de tous. J’adresse au nom de l’Association des rabbins Français à son épouse, à ses enfants et petits enfants, ainsi qu’à la communauté de Berith Chalom nos sincères condoléances et notre soutien.Puisse la Nechama, la mémoire du Rabbin Chlomo Malka reposer en paix au Gan Eden auprès des géants d’Israël."

Le nombre exact de Juifs décédés en raison du coronavirus demeure inconnu. Certains allèguent que 10% des Français juifs seraient morts du Covid-19. Selon le journal israélien "Makor Rishon", "au moins 1.300 membres de la communauté juive de France sont morts du coronavirus, a indiqué le service funéraire juif du pays. D'après les chiffres transmis, les Juifs représentent environ 5% des 25.897 décès enregistrés en France", mais moins de 1% de la population française. Certains allèguent un nombre de 2 000 juifs morts pendant la pandémie en France.

Le Consistoire a annoncé qu'il organiserait une cérémonie en leur mémoire et pour permettre que soit récité le Kaddich pour toutes les victimes.


Pourquoi cette surreprésentation quantitative des Juifs dans les statistiques ? Absence de prise de conscience du problème de santé publique constitué par les rassemblements et de la gravité du coronavirus COVID-19 ? Réticences à fermer des synagogues en temps de paix ? Conviction de la Toute-Puissance de D. ? Peur d'encourir la colère de Dieu ? Psyché formée aux prières trois fois par jour à la synagogue sans autre cadre de pensée d'une piété différente ? Pratiques favorisant la contamination : les juifs religieux embrassent les mezouzot dans les synagogues, mangent avec leurs doigts des salaisons lors de la séouda après l'office de prières du chabbat, et leurs familles nombreuses vivent dans des logements exigus ? Déni de la réalité ? Faible bon sens chez des dirigeants communautaire2004s éloignés des Juifs lambda ? Confiance infondée dans l'Etat dont l’impréparation était inconcevable, et ce, alors que le ministère de la Santé disposait depuis 2004 d'un "Plan de lutte contre une pandémie" ? Refus ou impossibilité de contredire le "politiquement correct" au plus haut niveau de l'Etat niant tout risque d'épidémie, niant l'utilité des masques et du dépistage, puis minorant les dangers et enfin adoptant des mesures insuffisantes ? Dépendances envers l'Elysée et Matignon ? Ou adhésion à l'idée que "cela n'arrive qu'aux autres..." ?

Ajoutons que les dirigeants communautaires ont gardé en mémoire le comportement courageux et pieux de leurs prédécesseurs durant la Deuxième Guerre mondiale, sans parvenir à penser la spécificité de l'épidémie de coronavirus. Ils ont tenté de concilier les normes gouvernementales avec les commandements juifs, sans sembler avoir songé au seul pikua'h nefech (פיקוח נפש, "la préservation de la vie humaine") qui prévaut sur les commandements ou mitzvot du judaïsme et permet de transgresser les règles juives, même le chabbat.


Le printemps est la période privilégiée pour les événements joyeux, tels les mariages, et les diners de collecte. Ce qui procure du travail et des ressources financières en particulier aux traiteurs, aux orchestres, aux fleuristes et aux synagogues louant leurs espaces. Certes, la date de ces événements familiaux pourra être reportée. Mais, alors que le confinement prive de revenus nombre de Français, en particulier juifs, qu'une récession économique est annoncée, face à des dons privés ou subventions publiques risquant de se raréfier et leur montant diminuer, que vont faire les organisations juives françaises ?


Aux Etats-Unis, des organisations juives américaines œuvrant dans le social se préparent à opérer des coupes dans leurs budgets, à licencier une partie de leur personnel et à réduire le périmètre de leurs activités. Par expérience, elles savent qu'après la crise de 2008, elles ne sont pas parvenues à retrouver le montant des dons antérieur à cette crise.

Créé en 2006, le site Torah-Box, association de diffusion du judaïsme aux francophones, déplore : "9 de nos rabbanim sont actuellement en quarantaine, ainsi que notre principal caméraman/réalisateur de vidéos, notre organisateur de conférences et le rédacteur en  chef de notre journal. La plupart de nos événements ont été annulés : conférences simples, grands rassemblements de Torah, distributions de cadeaux aux enfants dans les hôpitaux,... mais ce qui nous met le plus en péril, c'est bien l'annulation de nos 3 galas annuels, moments cruciaux de notre activité de diffusion du Judaïsme, qui devaient avoir lieu les 16, 17 et 18 Mars à Paris, au regard de la situation sanitaire actuelle. Rabbi 'Haim Kanievsky nous l'a confirmé cette semaine : il nous a interdit de voyager pour cette raison." Torah-Box a publié des articles sur le coronavirus à la lumière de la Torah et a remercié ses donateurs." Torah-Box avait besoin de 555 000 €. Son appel aux dons lui a permis de collecter 558 012 €. Mais cet appel continue...

A court terme, l'avenir du Centre Européen du Judaïsme (CEJ), édifié à Paris par le Consistoire à initiative du Dr Joël Mergui, semble problématique. La prochaine vente d'un bâtiment du Consistoire de France à Paris devrait accorder un répit financier.


Quant au musée d'art et d'histoire du Judaïsme (mahJ) fermé depuis la mi-mars 2020, son directeur-conservateur Paul Salmona a confié sur RCJ le 1er avril 2020 avoir procédé au licenciement économique d'une partie des salariés de l'institution culturelle.



Le 2 avril 2020, sur RCJ, Richard Odier, directeur du FSJU, a annoncé avoir annulé tous ses galas de collecte et procédé au licenciement partiel de la plupart de ses salariés. Il a loué le dévouement des salariés du FSJU pour répondre aux besoins de ses coreligionnaires isolés. Le site Internet du FSJU publie une pleine page justifiant son appel aux dons :
"Alors que le monde est touché par l’épidémie de coronavirus, nous nous devons d’être solidaires.
La Tsédaka FSJU se mobilise pour aider les plus fragiles et les plus isolés pendant cette crise. Le FSJU et ses partenaires mettent en place différentes actions pour soutenir ceux qui en ont le plus besoin." 
Or, lorsqu'on téléphone au FSJU, il est impossible de laisser un message sur le répondeur téléphonique de l'institution.

Quant au Secours juif, association liée au Consistoire de Paris Ile-de-France, sa page Facebook est inactive depuis juin 2018, mais il sollicite toujours des dons sur le site Internet du Consistoire !?

Cette situation s'avère d'autant plus lamentable que de nombreux Français juifs, atteints du coronavirus COVID-19, sont trop faibles pour préparer la fête de Pessah et ont besoin des services de ces institutions.


« Il y a sans doute eu une certaine incrédulité dans la communauté. Des personnes ont pu, dans un premier temps, penser que le risque ne pouvait exister au sein de la famille proche. La prise de conscience a sans doute été tardive chez certains », a reconnu le Grand rabbin de France Haïm Korsia. (Actualité juive hebdo, 24 mars 2020)


Des dirigeants des principales organisations juives françaises - CRIF, Consistoires, FSJU, OSE, Fondation Casip Cojasor - ont participé à des webinars "communautairement et politiquement corrects" organisés par l'ECUJE (Espace culturel et universitaire juif d'Europe) via Zoom et Facebook



Ces dirigeants communautaires français vont-ils dresser le bilan de leurs décisions et élaborer un Plan d'actions en vue d'une autre épidémie ? On peut en douter. Ils n'ont jamais établi leur bilan dans leur lutte contre l'antisémitisme. Et puis, ce n'est pas dans la mentalité ou les us et coutumes françaises. Et les Français juifs sont si français... 

A noter que les titulaires du pouvoir exécutif national ont agi dans ce contexte tragique de pandémie comme leurs prédécesseurs : passant du déni à la lutte teintée de compréhension pour certains de ceux enfreignant le confinement, via la minoration. Et par une forme de tropisme préjudiciable, ces dirigeants communautaires français ont accepté cette attitude, sans oser suivre la voie de la sagesse.


La pandémie de coronavirus a alimenté le conspirationnisme chez ceux imputant la responsabilité aux Juifs ou à Israël, tandis que d'autres en accusaient les Etats-Unis.


« Qu'est-ce que le coronavirus ? »
« Qu'est-ce que le coronavirus ? » (Coronavirus: Was ist das?) est visible sur Arte jusqu’au 5 février 2023. « Qu'est-ce que le coronavirus ? Le coronavirus de Wuhan, ou "SARS-CoV-2" gagne du terrain et menace de devenir une véritable pandémie, avec plus de 80 000 personnes contaminées à travers le monde. De nouveaux foyers d'épidémie se développent, notamment en Italie du Nord, tandis que la France a enregistré le premier décès d'un ressortissant sur son sol. »

« Quand le Covid-19 bouleverse notre quotidien »
Arte diffusa le 18 mars 2020, dans le cadre d’« ARTE Regards » (Re: Ein neues), « Quand le Covid-19 bouleverse notre quotidien » (Virus geht um die Welt Corona und die Folgen).

« Le nouveau coronavirus se propage inexorablement ».

« Au prix d’un effort colossal, les pays européens cherchent des parades pour éviter l’effondrement de leur système de santé ».

« Le virus ne bouleverse pas uniquement l’existence des personnes infectées et de leurs proches ».

« Des médecins, des virologues, des reporters et des expatriés chinois en subissent aussi les conséquences et cherchent les moyens pour sortir de cette crise ».

« Lidia Oostvogels mène une course contre la montre. Cette médecin et son équipe de la start-up de biotechnologie CureVac, basée à Tübingen en Allemagne, comptent parmi les rares chercheurs à travailler à la mise au point d’un vaccin contre le nouveau coronavirus. La chercheuse Lidia Oostvogels prévoit de mener des essais cliniques sur son nouveau vaccin à l’été prochain. S’ils s’avèrent concluants, son entreprise pourra demander une autorisation de mise sur le marché. Le vaccin pourrait être disponible au plus tôt fin 2020, espère-t-elle. Avec une approche innovante fondée sur le génie génétique, l’équipe espère parvenir rapidement à des résultats, dans les prochains mois. Lors d’un congrès à Lyon, Lidia Oostvogels rencontre des infectiologues de renommée internationale. Son chef Daniel Menichella sollicite à l’étranger le soutien de l’unité spéciale Coronavirus de la Maison Blanche »

« Tandis qu’en Europe la situation s’aggrave de jour en jour, Pékin retrouve déjà peu à peu une vie normale. Le gouvernement chinois peut déjà se targuer d’une baisse du nombre d’infections, mais pour les habitants comme pour le reporter Georg Fahrion, la situation demeure tendue. Les contraintes pesant sur la vie sociale sont de plus en plus difficiles à supporter. »

« En Allemagne, des virologues comme Christian Drosten, de l’hôpital de la Charité de Berlin, doivent en permanence établir de nouvelles prévisions. Cet expert du coronavirus conseille le gouvernement fédéral et formule des recommandations à l’intention des autorités sanitaires et de la population. Il est convaincu que l’épidémie a depuis longtemps atteint le stade de la pandémie. Face à cette crise grandissante, les médecins comme Udo Pappert de Rhénanie-du-Nord-Westphalie se sentent abandonnés par les autorités. Pour son cabinet, il a urgemment besoin de tenues de protection. Celles-ci se faisant rares et donc de plus en plus chères, ce médecin cherche des soutiens par ses propres moyens. »

« La France fait face, quant à elle, à d’autres conséquences de cette épidémie. Paris compte l’une des plus importantes communautés chinoises d’Europe. Simeng Wang vit dans la capitale française depuis de nombreuses années et reçoit la visite de ses parents originaires de Wuhan, qui ne peuvent actuellement pas rentrer chez eux. La situation déjà difficile se double d’agressions racistes. Le virus exacerbe un ressentiment que Simeng Wang perçoit elle aussi dans son quotidien ».

« Pour le moment, aucune résolution rapide de l’épidémie et de ses conséquences n’est en vue ».

"ARTE Regards - Le nord de l'Italie face au Covid-19"
Arte diffusa le 1er avril 2020 "ARTE Regards - Le nord de l'Italie face au Covid-19" (Re: Sperrzone NorditalienIm Zentrum der Corona-Krise). "Quatrième semaine de crise sanitaire en Italie. Vidée de ses touristes, Venise connaît une métamorphose déconcertante. Les places et les ruelles de la ville, d’ordinaire bondées, sont désertes. Les habitants de la Sérénissime restent chez eux, conformément aux mesures de confinement que la police veille scrupuleusement à faire respecter. La cité des Doges a des allures de ville fantôme et l’eau de ses canaux est redevenue limpide. Munis d’une autorisation spéciale, les deux reporters Markus Frings et Marco Polo débutent à Venise un périple en Italie du Nord, durement touchée par le coronavirus. Ils prennent ensuite la direction de Bergame, foyer européen de la pandémie de Covid-19. La ville lombarde déplore le bilan humain le plus lourd de la péninsule italienne. En cours de route, les deux journalistes rencontrent des médecins, des buralistes et des restaurateurs qui tentent de tirer le meilleur de cette situation difficile.
Père de trois enfants en bas âge, Marco Polo montre aussi comment sa famille, installée dans le Haut-Adige, réorganise son quotidien".

"Pékin - Chronique d´une épidémie"

Arte diffuse sur son site Internet "Pékin - Chronique d´une épidémie" (Corona - Peking atmet auf) de Sébastien Le Belzic. "Dans l’intimité d’un journaliste français installé à Pékin, la chronique, au jour le jour, de la crise sanitaire et politique qui secoue la République populaire depuis l’apparition du Covid-19 à Wuhan."

"Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19, apparue à Wuhan (province du Hubei) à la fin de l’année 2019, les autorités chinoises ont imposé le confinement partiel mais drastique du pays. Installé à Pékin depuis 2007, Sébastien Le Belzic voit alors l’appareil sécuritaire national se mettre en branle : épaulés par des bénévoles, les agents des Comités de quartier, chargés, depuis la révolution maoïste, de scruter les comportements politiques et sociaux des habitants, veillent au respect des mesures radicales édictées par le Parti. Entrées des résidences grillagées, installation de points de contrôle, prise de température à tous les coins de rue, port du masque obligatoire, placement forcé en quarantaine : confiné avec sa femme et son fils, le reporter français filme le quotidien sous surveillance dans la capitale chinoise barricadée. Alors que la chaîne d’État diffuse des images d’une situation sous contrôle, il rencontre un couple de jeunes blogueurs contestataires menacés par la censure – laquelle s’est impitoyablement abattue sur Fang Bin et Chen Qiushi, deux journalistes citoyens portés disparus après avoir dénoncé la catastrophe sanitaire à Wuhan. Plus effrayé par le virus de la liberté que par le Covid-19, le régime de Xi Jinping s’emploie à réécrire l’histoire en vue de la tenue, fin mai, de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire, initialement prévue en mars."


"Des premiers jours du confinement à ce grand rendez-vous politique en passant par la réouverture des parcs et des centres commerciaux pékinois, Sébastien Le Belzic documente au jour le jour la crise du coronavirus en Chine, entre fragments intimes et analyse de son impact sur le pouvoir communiste. "


"Chine-USA, la bataille de l’OMS"
"Chine-USA, la bataille de l’OMS" (China-USA: Spielball WHO) est un documentaire de Pierre Haski. "La crise du Covid-19 est aussi celle de l’Organisation mondiale de la santé, accusée d’avoir fermé les yeux sur les responsabilités de la Chine. Le journaliste Pierre Haski enquête sur cette faillite, au coeur de la pandémie."

"Née en 1948, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) serait-elle devenue un grand corps malade, fragilisé encore un peu plus, voire menacé, par la crise du Covid-19 ? Censée alerter et protéger le monde des fléaux qui le menacent, l’agence de l’ONU a échoué à gérer la pandémie, suscitant de nombreuses critiques, dont celles, tonitruantes, de Donald Trump. Le président américain reproche à l’organisme sa proximité avec la Chine. L’OMS aurait aidé Pékin à minimiser l’ampleur de l’épidémie au début de l’année, et donc retardé la prise de conscience de sa gravité. De lourdes accusations, alors que l’on déplore plus de 370 000 morts dans le monde au 31 mai 2020."

"Réagissant à la polémique dès le début de la crise sanitaire, le journaliste Pierre Haski (L’Obs, France Inter) a orchestré ces dernières semaines une enquête sur plusieurs continents en décryptant les raisons de la faillite de l’OMS et en retraçant l’histoire mouvementée de l’institution, de ses succès (l’éradication de la variole en 1967) à ses échecs (Ebola en 2015). Il interviewe en visioconférence de nombreux intervenants (dont Ban Ki-moon, ancien secrétaire général de l’ONU ou Chen Shi-zhong, ministre de la Santé de Taïwan, remarqué pour sa bonne gestion de la crise sanitaire) et décroche un entretien exclusif avec le président Emmanuel Macron. Né en plein confinement, son film parvient à rendre compte des luttes de pouvoir qui, en coulisse, mettent en danger l’autonomie de l’OMS, entre partenariats privés surpuissants et jeux d’influences politiques, comme ce duel dangereux entre la Chine et les États-Unis. Un regard direct sur un organisme contesté, au moment où la nécessité de coordonner l’action internationale en matière de santé publique apparaît vitale." 


"L’OMS, nations désunies"


"Dans le documentaire Chine-USA, la bataille de l’OMS, le journaliste Pierre Haski mène une enquête à travers la planète pour éclairer les défaillances de l’agence face à la crise du Covid-19. Propos recueillis par Laetitia Moller".

"Le point de départ de votre film est la mise en cause de l’Organisation mondiale de la santé dans sa gestion de la pandémie...
Pierre Haski : L’idée de ce film est née en plein confinement, à la suite des accusations lancées par le président américain Donald Trump sur la gestion de l’OMS face à la crise, et sur ses liens étroits avec la Chine. Nous avons voulu décrypter le contexte de la polémique et retracer l’histoire passionnante de cette organisation gérant les enjeux de santé publique mondiale, aujourd’hui au centre des débats.
Comment avez-vous procédé pour réaliser cette enquête en plein confinement ?
Il a fallu inventer un dispositif inédit, consistant à interviewer les intervenants par visioconférence et à filmer les entretiens grâce à des cameramen sur place. Cela nous a permis d’interroger des interlocuteurs aux quatre coins de la planète, à l’instar de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, ou du ministre de la Santé de Taïwan Chen Shi-zhong. Nous avons également recueilli une interview exclusive du président Emmanuel Macron. De nombreux experts du domaine médical reviennent aussi sur les crises précédentes, comme l’éradication de la variole, un succès historique de l’OMS dans les années 1970, dans un monde pourtant toujours plongé dans la guerre froide.

En quoi l’OMS est-elle aujourd’hui défaillante ?
Son histoire a toujours été liée au contexte international et à l’équilibre des puissances. Deux problèmes majeurs affaiblissent aujourd’hui son autonomie. Depuis les années 1980, elle a ouvert ses financements à des partenariats privés alors que les États membres ne contribuent que pour un tiers de son budget. Elle a en partie perdu le contrôle de son agenda, déterminé par les bailleurs de fonds plus que par sa propre évaluation des besoins sanitaires mondiaux.
Par ailleurs, en période de crispation, les jeux d’influence des grandes puissances, comme actuellement entre la Chine et les États-Unis, paralysent son fonctionnement, comme celui des Nations unies dont elle dépend.

Comment pourrait-elle se réformer ?
Pour gagner en autonomie, l’OMS devrait s’affranchir de la seule volonté des États. L’une des pistes de réforme serait d’élire son directeur général pour un seul mandat et une période plus longue que les cinq années actuelles afin de l’émanciper des préoccupations électorales.
Il faudrait aussi renforcer ses moyens de fonctionnement en augmentant les contributions des nations à son budget. De façon générale, il va falloir tirer les leçons de cette crise et prendre conscience de la nécessité d’une organisation forte, capable de coordonner l’action internationale et de fixer des normes face à des maladies nouvelles dont on ne peut mesurer les conséquences".


"Chine-USA, la bataille de l’OMS" de Pierre Haski
France, 2020, 55 min
Sur Arte les 30 juin 2020 à 20 h 50 et 7 août 2020 à 11 h 10
Disponible du 23/06/2020 au 28/08/2020


"Pékin - Chronique d´une épidémie" de Sébastien Le Belzic
France, 2020, 54 min
Sur Arte le 30 juin 2020 à 21 h 45
Disponible du 29/06/2020 au 29/07/2020

"ARTE Regards - Le nord de l'Italie face au Covid-19"

Allemagne, 2020, 32 min
Sur Arte le 1er avril 2020 à 13 h
Disponible du 31/03/2020 au 29/06/2020

France, 2020n 2 min
Graphisme : Y. Brua, M. Guimmelly
Journaliste : Léo Sanmarty
Disponible du 03/02/2020 au 05/02/2023

Allemagne, 2020, 32 min
Sur Arte les 18 mars 2020 à 13 h et 20 mars 2020 à 3 h 52
Disponible du 17/03/2020 au 17/06/2020

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Les citations sur les films sont d'Arte.

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