Kurt Tucholsky (1890-1935) était un juriste, journaliste – critique musical, littéraire et cinématographique - réputé et prolifique (3 000 articles publiés par cent journaux), écrivain, auteur de poèmes, polémiste, satiriste allemand et engagé - antimilitariste, pacifiste, socialiste, défenseur de la démocratie contre le nazisme – et franc-maçon. Ses prises de position lui ont valu des procès. Arte diffusera le 22 mars 2026 à 00 h 45 « L'écrivain Kurt Tucholsky. L’esprit libre des années 1920 » de Leif Karpe et Christoph Goldmann.
Hannah Arendt (1906-1975)
Juger Eichmann, Jérusalem, 1961
« Vladimir Jankélévitch, figures du philosophe »
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« Ô vous, frères humains ». Luz dessine Albert Cohen
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Edmond Fleg (1874-1963), chantre Juif et sioniste du judaïsme
« Gallimard, le Roi Lire » de William Karel
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Isidore Isou (1925-2007)
« L’écrivain Ernst Jünger. Dans les tréfonds de l‘Histoire » par Falko Korth
« Métamorphoses de Kafka » par Gérard-Georges Lemaire
« L’énigme du fils de Kafka » de Curt Leviant
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André Malraux (1901-1976)
Karl Marx (1818-1883)
« Mermoz » par Catherine Herszberg et Anne Proenza
Arthur Miller (1915-2005)
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« Mermoz » par Catherine Herszberg et Anne Proenza
Arthur Miller (1915-2005)
Kurt Tucholsky est né en 1890 à Berlin (Allemagne), dans une famille juive bourgeoise et prospère.
Il est scolarisé au lycée français de Berlin.
La mort en 1905 de son père si admiré, laisse Kurt Tucholsky face à une mère autoritaire.
Kurt Tucholsky poursuit sa scolarité, puis entame des études de droit à Berlin et à Genève.
A Prague, avec son ami Kurt Szafranski, il rencontre Max Brod, puis Franz Kafka qu’il sera le premier à faire connaitre durant sa future carrière de critique littéraire influent.
Parallèlement à l’écriture d’articles moqueurs dans le journal satirique Ulk et social-démocrate Vorwärts, Kurt Tucholsky passe en août 1913 son doctorat de droit à l’université d’Iéna. Un an plus tard, il soutient sa thèse sur le droit hypothécaire avec une mention honorable et reçoit en 1915 son certificat de doctorat.
En 1912, est publié Rheinsberg ein Bilderbuch für Verliebte, un livre illustré par Szafranski. L’histoire d’amour inspire par Else Weil, qu’il épouse en mai 1920, plait au public par son style frais, léger. Tucholsky et Szafranski ouvrent un bar à livres sur le Kurfürstendamm à Berlin afin de susciter la vente de leur livre.
En 1913, débute sa collaboration, qui deviendra régulière, avec l'hebdomadaire de critique théâtrale Die Schaubühne devenue Die Weltbühne dirigée par le journaliste et critique Siegfried Jacobsohn, mentor et ami de Tucholsky.
Durant la Première Guerre mondiale, en avril 1915, Kurt Tucholsky est envoyé sur le front est. Dès novembre 1916, il écrit dans le journal de sa compagnie Der Flieger. Dans les bureaux de l’école d’artillerie et d’aviation, il rencontre Mary Gerold, qu’il épousera.
En 1918, il est promu adjudant et est muté comme commissaire de police militaire en Roumanie où, à l’été 1918, il se convertit au protestantisme luthérien.
L’automne 1918 marque son retour en Allemagne où il dirige jusqu’en avril 1920 la rédaction d’Ulk, hebdomadaire satirique lié au journal de gauche libéral Berliner Tageblatt, édité par Rudolf Mosse. Ignaz Wrobel, Paulus Bünzly, Peter Panter… Sous ces pseudonymes et bien d’autres encore, Kurt Tucholsky y signe ses articles. Il écrit aussi des chansons pour Claire Waldoff et Trude Hesterberg et des textes pour le cabaret. En octobre 1919, est publié Fromme Gesänge, recueil de poésies.
Sa contribution à Pieron, publication assurant la propagande hostile à la Pologne dans le cadre du référendum sur la frontière entre l’Allemagne et la Pologne en Haute-Silésie, lui sera reprochée. Tucholsky invoquera ses problèmes financiers et exprimera ses regrets.
Il écrit des articles antimilitaristes Militaria, fustige la laxisme des juges envers les assassins monarchistes ou nationalistes de politiciens : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, Walther Rathenau, Matthias Erzberger et Philipp Scheidemann ou Maximilian Harden. Ce qui induit selon lui un déni de justice.
Après l’assassinat du ministre des affaires étrangères Walther Rathenau en 1922, il lance un appel exhortant à un sursaut républicain après « quatre années de meurtres ».
En 1923, à la suite d’une dépression ou pour subvenir à ses besoins en période d’inflation, il est engagé par la banque berlinoise Bett, Simon & Co comme secrétaire privé de Hugo Simon, directeur de la banque. Un an plus tard, il s’installe à Paris comme correspondant de la Weltbühne et du journal Vossische Zeitung.
Divorcé en 1924, il épouse Mary Gerold. Le couple se sépare en 1928. La même année, il est admis à la loge maçonnique Zur Morgenröte de Berlin. En 1929, il se fixe en Suède.
Dans ses écrits, il aspire à une seconde révolution susceptible de générer une démocratie en lieu et place de la République de Weimar qu’il juge réactionnaire.
Pessimiste, il analyse le régime nazi comme durable. Il sent le besoin de rompre avec l’Allemagne et sa langue. Déchu de la nationalité allemande en 1933, il demande la nationalité suédoise.
Il s’intéresse au sort des Juifs allemands persécutés par les nazis et écrit à Arnold Zweig, émigré en Palestine mandataire : « Il faut tout revoir depuis le début ».
Il décède le 21 décembre 1935 à Göteborg d’une surdose de somnifère. Suicide ou erreur de posologie ?
A l’été 1936, les cendres de Tucholsky sont placées sous un chêne dans le cimetière suédois de Mariefred.
Le château de Rheinsberg abrite le musée de la littérature dédié à Kurt Tucholsky.
« L'écrivain Kurt Tucholsky »
Arte diffusera le 22 mars 2026 à 00 h 45 « L'écrivain Kurt Tucholsky. L’esprit libre des années 1920 » de Leif Karpe et Christoph Goldmann.
« Au fil d’extraits de son œuvre, ce documentaire retrace le long séjour du journaliste-écrivain Kurt Tucholsky (1890-1935) à Paris dans les années 1920. Le portrait d’un esprit lumineux qui tenta, dans l’entre-deux-guerres, de réconcilier la France et l’Allemagne, gangrenées par le nationalisme et le populisme. »
« Dans les années 1920, Berlin, ville-monde de la République de Weimar, connaît une intense effervescence artistique et intellectuelle avec, entre autres, Walter Benjamin, Bertolt Brecht et Kurt Tucholsky, écrivain-journaliste à la plume pleine de verve. »
« Dans une Allemagne en crise, rongée par l’inflation et la misère, ce dernier dénonce sans relâche le nationalisme et le populisme, alertant sur la toxicité de ces ferments de guerre. »
« Le 6 avril 1924, il décide de prendre le train pour Paris, avec l’espoir de rapprocher l’Allemagne et la France, alors pays ennemis. Chroniquant avec enthousiasme dans la presse d’outre-Rhin ce premier voyage dans la Ville lumière où il dit se “reposer de sa patrie”, il s’emploie à combattre le ressentiment et les préjugés de ses compatriotes vis-à-vis des Français. »
« Avec son grand amour, la très moderne Mary Gerold, qu’il épouse en août après son divorce avec la médecin Else Weil, il partage ses émerveillements au fil d’une ardente correspondance, jusqu’à ce qu’elle le rejoigne. »
« Ensemble, ils découvrent encore les Pyrénées, périple enchanté auquel il consacre un livre. »
« Le couple se sépare en 1928, mais Mary se dédiera corps et âme à la reconnaissance posthume de l’œuvre de Kurt. »
« Depuis Paris, celui-ci assiste à l’inéluctable montée du nazisme en Allemagne, s’acharnant à combattre le militarisme croissant pour prôner une paix de plus en plus menacée. Car les vieux démons du nationalisme ont traversé la frontière, confrontant le journaliste à la perte de ses illusions sur cette France qu’il a rêvée. »
« Il retourne à Berlin avant de s’exiler en Suède, et met fin à ses jours à Göteborg le 21 décembre 1935. »
« Quatre-vingt-dix ans après sa mort, ce documentaire retrace la parenthèse enchantée – et méconnue – vécue par l’écrivain pacifiste en France entre 1924 et 1929. Nourri d’extraits de ses textes lumineux, descriptions charmées du vieux Paris ou odes à l’amour et à l’humanité, le film retrace l’itinéraire d’un esprit libre et plonge dans son œuvre protéiforme, laquelle résonne avec acuité à l’heure où les mouvements antidémocratiques se multiplient en Europe. »
« Le portrait d’un observateur lucide de son temps, et une invitation à la réflexion. »
« Entre archives foisonnantes et reconstitutions, ce premier épisode d’une série sur les Années folles plonge dans un Berlin en effervescence, à travers le regard d’une de ses plus flamboyantes figures : Kurt Tucholsky, journaliste et auteur de chansons libertines. »
« À peine relevée de la Première Guerre mondiale, l’Europe se grise de la paix retrouvée au rythme effréné des Années folles ».
« Son cœur bat à Berlin, capitale débordant de vitalité de la timide République de Weimar, qui succède à l’Empire allemand déchu. Un carrefour des avant-gardes où fleurissent cabarets et music-halls, temples de nouvelles icônes scandaleuses, mais où, dès janvier 1919, sont assassinés Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht ».
« Tout à la fois journaliste au magazine culturel Weltbühne et auteur de chansons libertines, Kurt Tucholsky, fils d’une famille juive aisée, navigue en virtuose entre ces mondes, dandy poète la nuit, socialiste et antimilitariste le jour. »
« Entre extraits de ses œuvres, archives – Berlin s’aime et se filme – et scènes reconstituées, c’est à travers le regard et la plume acérée de Tucholsky que ce docu-fiction jubilatoire revisite une époque d’intense bouillonnement culturel ».
« Expressionnisme, dadaïsme, nouvelle objectivité : la capitale allemande joue la métropole star des arts du XXe siècle, quand le Nosferatu de Murnau s’échappe des studios Babelsberg et qu’Erwin Piscator, Max Reinhardt et Bertolt Brecht réinventent le théâtre ».
« Fil rouge de ce voyage, Kurt Tucholsky compte aussi parmi les premiers à détecter, derrière le voile de l’insouciance, les signes des ténèbres à venir. Car si Joséphine Baker et sa Revue nègre échauffent les esprits, la crise de 1929 met un terme brutal à l'effervescence, précipitant l’Allemagne dans le chaos et ouvrant la voie aux nazis ».
« L'écrivain Kurt Tucholsky. L’esprit libre des années 1920 » de Leif Karpe et Christoph Goldmann
Allemagne, 2025,52mn
Coproduction : ARTE/ZDF, Goldmann & Karpe
Sur Arte le 22 mars 2026 à 00 h 45
Sur arte.tv du 21/03/2026 au 18/06/2026
Visuels :
© Kurt Tucholsky/Literaturmuseum
© Leif Karpe
« Dans la fièvre des années 20. Le Berlin de Tucholsky » par Christoph Weinert
Allemagne, 2014
Sur Arte le 3 janvier 2019 à 23 h 45. Disponible du 03/01/2020 au 16/02/2020
Visuels :
Visuels :
Kurt Tucholsky (Bruno Cathomas) et Mary Gerold (Sarina Radomski) - Reconstitution
Kurt Tucholsky (Bruno Cathomas) feuillette le livre de George Grosz " Dieu avec nous" - Reconstitution
Kurt Tucholsky (Bruno Cathomas) songe à un manuscrit devant sa machine à écrire - Reconstitution
© C-Films Deutschland/Gerrit Gronau/Sandra Müller
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Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 31 décembre 2019.











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