Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

samedi 18 août 2018

Aretha Franklin (1942-2018)


Aretha Franklin (1942-2018), « Queen of Soul », est décédée le 16 août 2018, d’un cancer du pancréas, à l'âge de 76 ans. Arte lui rendra hommage en diffusant le 19 août 2018 « Queens of Pop - Aretha Franklin » par Simone Owszarek, et le 24 août 2018 « Aretha Franklin - Live in Amsterdam (1968) » (« Aretha Franklin - The Legendary Concertgebouw Concert - Amsterdam 1968 ») par Bob Rooyens.
      

« Lady Soul », « Queen of Soul »… C’est ainsi qu’a été surnommée la chanteuse et pianiste américaine Aretha Franklin (1942-2018) qui a excellé dans le rhythm and blues, le gospel, la soul music et le jazz.

Aretha Franklin nait à Memphis (Tennessee) et grandit à Detroit (Michigan).

Son père, le révérend C. L. Franklin, pasteur baptiste, milite pour les droits civiques. Sa mère est une chanteuse de gospel. Le couple se sépare en 1948.

Aretha Franklin chantet avec ses deux sœurs dans la chorale de leur père, au temple protestant de Detroit. Son père la fait chanter dans ses tournées « gospel caravan ».

En 1955, Aretha Franklin est mère de son premier fils, Clarence, et deux ans plus tard, accouche d’Edouard « Eddie ». Elle interrompt sa scolarité.

Découverte par John H. Hammond, elle signe en 1956 un contrat avec la firme Columbia Records qui espère la faire évoluer dans le registre du jazz.

En 1961, Aretha Franklin épouse Ted White, son imprésario. Ted White Jr. naît de cette union qui s’achève par une séparation en 1969.

En 1967, Aretha Franklin rejoint la société Atlantic. Grâce aux directeurs artistiques Jerry Wexler (1917–2008) et Arif Mardin, sa carrière décolle avec des chansons R&B, comme I Never Loved a Man (The Way I Love You), Chain of Fools, Think, I Say a Little Prayer. « Quand je suis allée chez Atlantic Records, ils m'ont juste assise près du piano et les tubes ont commencé à naître », résumait l’artiste. 

Chanson créée par Otis Redding en 1965, Respect devient, par l’interprétation d’Aretha Franklin en 1967, une revendication féministe, une réclamation politique. « All I’m asking is for a little respect when I come home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand je rentre à la maison ») devient  alors « all I’m asking is for a little respect when you get home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand tu rentres à la maison »). « Pour Otis, le respect avait une connotation traditionnelle, dans le sens de l’estime. La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect, et cela impliquait aussi une attention du point de vue sexuel… », a affirmé Franklin Jerry Wexler, dans son autobiographie, citée par le magazine Rolling Stone.
    
Comme l’indique Michael Billig dans « Rock and Roll Jew », Jerry Wexler  associe Aretha Franklin avec des paroliers et compositeurs juifs américains : Burt Bacharach (I Say a Little Prayer), Carole King (née Carol Klein) et Gerry Goffin ([You Make Me Feel Like] A Natural Woman). Aretha Franklin enregistre aussi « Spanish Harlem » de Jerry Leiber, Mike Stoller et Phil Spector.

En 1968, elle reçoit la SCLC Drum Beat Award for Musicians des mains du pasteur Martin Luther King Jr. Le magazine Time la choisit pour une couverture d’un numéro en juin 1968.

En 1970, nait le quatrième fils d’Aretha Franklin, Kecalf Franklin Cunningham, dont le père est Ken Cunningham, organisateur de ses tournées (1968-1976).

En 1978, Aretha Franklin épouse le comédien Glynn Thurman. Le couple se sépare en 1984.

En 1980, Aretha Franklin quitte Atlantic pour Artista Records. Là, Clive Davis insuffle un deuxième souffle à sa carrière.

Aretha Franklin apparaît dans le film Les Blues Brothers (1980). Rencontre des auteurs comme Jeffrey Cohen (« Freeway of Love »). Multiplie les duos à succès en évoluant artistiquement : Sisters Are Doin' It for Themselves  avec Eurythmics, Jumpin' Jack Flash avec Keith Richards des Rolling Stones et I Knew You Were Waiting (For Me) avec George Michael en 1986. 
  
En 1987, elle est la première artiste femme à entrer dans le Rock and Roll Hall of Fame.

En 1989, Through the Storm réunit des duos d’Aretha Franklin avec Elton John et Whitney Houston.

Dans les années 1990, des films américains - Malcolm X, Sister Act 2 - choisissent des titres de son répertoire pour leurs bandes originales.

Lors du concert caritatif Divas Live 1998, Aretha Franklin chante aux côtés de Céline Dion, Mariah Carey, Gloria Estefan et Shania Twain.

En 1999, Bill Clinton, alors Président des Etats-Unis, lui remet la National Medal of Arts.

En 2005, George Bush, alors locataire de la Maison Blanche, lui décerne la Presidential Medal of Freedom.

Le 5 février 2006, entourée d’un chœur de 150 choristes, elle chante avec Aaron Neville et Dr John l’hymne national américain avant le Super Bowl XL.

Le 20 janvier 2009, lors de la cérémonie d’investiture du Président Barack Hussein Obama, elle interprète My Country ‘Tis of Thee.

Elle a vendu 75 millions de disques dans le monde. Un record féminin.

Elle a reçu 18 Grammy Awards dans la catégorie R&B, notamment en 1968 pour Respect, et en 1969 pour Chain of Fools.

« Queens of Pop - Aretha Franklin  »
Arte diffusera le 19 août 2018 « Queens of Pop - Aretha Franklin  » par Simone Owszarek. 

« Du chœur gospel de sa paroisse à son sacre mondial, le fabuleux destin d’Aretha Franklin. La reine de la soul à la voix puissante et au cœur militant reste un modèle pour de nombreuses interprètes R’n’B et soul ».
    
« Aretha Franklin - Live in Amsterdam (1968)  »
Arte diffusera le 24 août 2018 « Aretha Franklin - Live in Amsterdam (1968) » (« Aretha Franklin - The Legendary Concertgebouw Concert - Amsterdam 1968 » ) par Bob Rooyens. Un « concert légendaire ».

« À Amsterdam, voix puissante et irrésistiblement profonde, Aretha Franklin décolle avec une reprise déchaînée de 'Satisfaction' des Stones, avant d'enchaîner les hits, dont le 'Come back Baby' de Ray Charles. »


« Queens of Pop - Aretha Franklin » par Simone Owszarek
Allemagne, 2011
Sur Arte les 19 août 2018 à 19 h 15, 24 août 2018 à 22 h 30

« Aretha Franklin - Live in Amsterdam (1968) » par Bob Rooyens
Pays-Bas, 1968, 43 min
Sur Arte le 24 août 2018 à 22 h 55

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Les citations proviennent d'Arte.

Photos ensevelies du ghetto de Łódź – Henryk Ross

  
Le Museum of Jewish Heritage présente l’exposition Memory Unearthed. The Lodz Ghetto Photographs of Henryk Ross (Souvenirs déterrés : les photographies du ghetto de Łódź de Henryk Ross) réunissant des photographies d’Henryk Ross (1910-1991), « miraculeusement conservées », et qui « dévoilent la vie » du ghetto de Łódź (Pologne) « dans ses moments les plus intimes et les plus dramatiques ». Environ 95% des Juifs du ghetto seront assassinés lors de la Shoah (Holocaust), dans les camps d’Auschwitz et de Chelmno. Un site Internet montre ces témoignages bouleversants.

En 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Łódź est « la plus grande ville industrielle de Pologne ». Une activité qui se concentre essentiellement sur le textile.

160 000 Juifs dans le ghetto de Łódź
« Comme dans de nombreuses villes d’Europe centrale » occupée par le IIIe Reich allemand, les nazis créent un ghetto à Łódź dès février 1940 : c’est « le premier dans l’ordre chronologique et le second, après celui de Varsovie, par l’importance numérique », a rappelé Primo Levi (1919-1987), chimiste et écrivain italien survivant d’Auschwitz.

Dans le ghetto de Łódź, sont alors enfermés 160 000 Juifs.

Dissous à l’automne 1944 – 75 000 Juifs y survivaient alors -, ce ghetto a duré plus de quatre ans, soit « la plus longue existence ».

Cette longévité s’explique par « l’importance économique du lieu organisé en camp de travail - un réseau de 117 ateliers employaient 95% des adultes - et la personnalité de son président, le doyen Haïm Rumkovski », chef du Judenrat, et personnage critiqué, controversé, placé sous l’autorité du dirigeant nazi Hans Biebow.

Le 19 janvier 1945, le ghetto a été libéré par l'Armée Rouge. Moins de 800 Juifs y survivaient alors, en se cachant parmi les ruines.

Cette exceptionnelle durée a permis que nombre de Juifs témoignent, par des écrits - Chroniques quotidiennes du ghetto de Łódź (environ 6 000 pages) rédigées par des membres du Département des archives - ou par des photographies – « troublantes images » d’Henryk Ross, rare survivant du ghetto - de leur vie quotidienne difficile.

La quasi-totalité des Juifs du ghetto sera déportée vers les camps de Chelmno et d’Auschwitz. Rumkovski sera gazé à son arrivé au complexe concentrationnaire nazi d’Auschwitz (Pologne).

Témoignages d'Henryk Ross
Juif polonais, Henryk Ross est, avec Mendel Grossman, « à partir de 1940 le photographe officiel du ghetto, chargé de faire des photographies d’identité et de propagande pour le département des statistiques ».

Parallèlement, pendant quatre ans et de manière clandestine, il réalise aussi des milliers de photographies sur la vie quotidienne dans le ghetto.

Scènes saisies à la hâte ou posées. Photos « terribles des pendaisons », de la famine et des déportations, ainsi que moments de « joie ou de bonheur : couple d’amoureux, famille unie, mère embrassant son enfant, jeunes gens se jouant de la perspective pour le plaisir du photographe ».

La quarantaine de photographies présentées au CHRD « vibrent de stupeur et d’enseignement : elles nous dévoilent la géographie du ghetto, le fonctionnement d’une société recomposée au travail et sous contrôle ; elles nous renseignent sur les mécanismes de l’extermination et nous transmettent enfin une part de cet espoir, de ce souffle vital qui « malgré tout » permet d’entretenir l’idée que la lutte pour la survie peut avoir un sens ».

Ce sont des témoignages exceptionnels, surprenant – épouvantail portant l’étoile juive -, parfois troublants – des enfants Juifs jouent aux gardiens du ghetto, transposant les relations dures infligées par les Nazis -,

Une publication intégrale tardive
Apprenant la liquidation du ghetto de Łódź ordonnée par le Reichsführer et ministre de l’Intérieur Himmler, Henryk Ross enterre tous ses tirages, négatifs et documents.

Après la libération de Łódź par les troupes de l’Armée rouge, Henryk Ross « déterre ses images » et choisit « de n’en publier que quelques-unes parmi les plus dramatiques ».

Il fait son aliyah en Israël en 1950.

Certains de ses témoignages photographiques seront publiés et montrés, notamment lors du procès d’Adolf Eichmann ». Henryk Ross « redoutait en effet de livrer une vision inattendue de ce qui fut le « mouroir de l’Europe », selon l’expression d’Oskar Rosenfeld ».

Il meurt en 1991.

En 1997, son fils donne ces photographies à une fondation privée britannique, The Archive of Modern Conflict (Londres), afin que soient diffusées toutes les photographies d’Henryk Ross, soit 6 000 clichés et négatifs.

Cent vingt de ces photographies ont été publiées par l'éditeur Chris Boot avec un commentaire de Thomas Weber et Robert Jan van Pelt, et montrées en 2005 au Centre régional d’action culturelle (CRAC) de Valence lors de l’exposition Documents inédits du ghetto de Łódź.

Actuellement, ces tirages, notamment les plus heureux des habitants Juifs du ghetto avant leur assassinat lors de la Shoah, subissent l’érosion du temps. « Comme si l’état de conservation de ces clichés faisait partie intégrante de leur histoire »…

En 2011, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) a présenté l'exposition Photos ensevelies du ghetto de Łódź – Henryk Ross conçue par l’agence Vu : 41 photographies d’Henryk Ross (1910-1991), « miraculeusement conservées », et qui « dévoilent la vie » du ghetto de Łódź (Pologne) « dans ses moments les plus intimes et les plus dramatiques ».

En 2017, le Museum of Fine Arts, Boston a présenté l’exposition Memory Unearthed. The Lodz Ghetto Photographs of Henryk Ross (Souvenirs déterrés : les photographies du ghetto de Łódź de Henryk Ross) réunissant des photographies d’Henryk Ross (1910-1991).

Un site Internet montre ces témoignages bouleversants.

En 2018, le Museum of Jewish Heritage présente l’exposition Memory Unearthed. The Lodz Ghetto Photographs of Henryk Ross (Souvenirs déterrés : les photographies du ghetto de Łódź de Henryk Ross). "A living Memorial to the Holocaust".

"When Henryk Ross (1910–1991) was confined to the Lodz Ghetto in Poland in 1940, he was put to work by the Nazi regime as a bureaucratic photographer for the Jewish Administration’s Statistics department. For nearly four years, Ross used his official position as cover, endangering his own life to covertly document the lives of others. More than 160,000 Jewish people were trapped in the Lodz Ghetto—comprising the second largest Jewish ghetto population in German-occupied Europe—and thousands would be deported and murdered at Chelmno and Auschwitz. Sometimes forced to conceal his camera in his overcoat, Ross took photographs to record the horrors and complexities of life in the Lodz Ghetto and to preserve evidence of Nazi crimes. As liquidation began, Ross buried an astonishing 6,000 negatives near his home—committing to the ground, and perhaps to future generations, “some record of our tragedy.”

"Henryk Ross survived, and in March of 1945, he unearthed his work with his own hands. Almost 3,000 negatives had survived the Polish winter. Memory Unearthed: The Lodz Ghetto Photographs of Henryk Ross reveals more than 200 of Ross’s photographs, supplemented by artifacts and testimony and presented in the context of Lodz Ghetto history. The exhibition offers a rare learning experience that is also an opportunity to remember and honor the victims of Nazi atrocities.

"Like the survivor testimonies and artifacts in the Museum’s own collection, Ross’s photographs represent personal experiences of global significance. They ask us to acknowledge the complexity of life in the Lodz Ghetto—the suffering, the birthday parties and wedding celebrations, the violence written onto bodies, the shrinking of life to fit a constricted zone, the pain of separation from family members, and the human insistence on building relationships and maintaining a sense of “normal” life. Henryk Ross fought the Nazis’ vision. He committed acts of resistance to create a photographic record of a range of human experiences—from the perspective of a Jewish person deciding where to point his camera."

"Memory Unearthed: The Lodz Ghetto Photographs of Henryk Ross is made possible with lead support by R. David Sudarsky Charitable Trust. Major support has been provided by Charina Endowment Fund; Phillip Leonian and Edith Rosenbaum Leonian Charitable Trust; Salo W. and Jeannette M. Baron Foundation; and The Knapp Family Foundation. Memory Unearthed is organized by the Art Gallery of Ontario."


Du 25 février au 19 août 2018
Au Museum of Jewish Heritage — A Living Memorial to the Holocaust
Edmond J. Safra Plaza
36 Battery Place
New York, NY 10280
Phone: 646.437.4202
Du dimanche au mardi de 10 h à 18 h. Mercredi et jeudi de 10 h à 20 h. Fermé le dimanche.
Visuels :
Ghetto police escorting residents for deportation
1942-1944
35 mm cellulose nitrate negative
"Radogoszcz station from which ghetto Jews were transported to concentration camps, was situated outside the boundaries of the Lodz ghetto. The right to entry was only for workers at the station. I stole into the station with a group of railway workers. I was locked in a store from where I was able to, through a hole in the wood, photograph this deportation." -Henryk Ross

Excavating Henryk Ross’s buried box of negatives and documents in the ghetto March 1945
Positive halftone on polyester film sheet.
[This print]shows the excavation of the box containing documents and photographs of life in the Lodz Ghetto from 1940 to 1944. The excavation was attended by my wife, Stefania Ross, Zenon Goldreich with his wife, and Jacob Urbach, all of whom were in the Lodz Ghetto. We buried the box with documents and photographs in the ghetto at 12 Jagielonska Street during the final liquidation.
--Henryk Ross

The pedestrian bridge crossing Zgierska Street, the “Aryan” street that divided the ghetto into
two areas
May 1940
Gelatin silver print

Man walking in winter in the remains of the synagogue on Wolborska Street, destroyed in 1939
by the Germans 1940
Gelatin silver prints

Falling on the street from hunger
1940–44
Gelatin silver print

Du 25 mars au 30 juillet 2017
Au Museum of Fine Arts, Boston
Sites : Jeanne and Stokley Towles Gallery (Gallery 261), Catherine and Paul Buttenwieser Gallery (Gallery 262), Ives Family Gallery (Gallery 263), and Lizbeth and George Krupp Gallery (Gallery 264)
Avenue of the Arts
465 Huntington Avenue
Boston, Massachusetts 02115
Tel.: 617-267-9300
De samedi à mardi de 10 h à 17 h, de mercredi à vendredi de 10 h à 20 h

Jusqu’au 13 février 2011
Espace Berthelot
14, avenue Berthelot. 69007 Lyon
Tél. : 04 78 72 23 11
Du mercredi au vendredi de 9 h à 17 h 30
Du samedi au dimanche de 9 h 30 à 18 h
Visite commentée le 13 février 2011

Visuels de haut en bas © Exhibition Henryk Ross/ Courtesy Archive of Modern Conflict/Chris Boot Ltd/ Agence VU
Affiche : Mère embrassant son enfant, ghetto de Łódź (Pologne)
La ghettoïsation, dès le mois de mai 1940, s’accompagne de la mise au travail forcée, Łódź (Pologne)
Enfants du ghetto réunis à l’occasion d’une réception organisée par les parents des plus riches d’entre eux, Łódź (Pologne)
Scène de déportation, le « quota de Juifs du jour » est conduit à la voie de garage du chemin de fer de Marysin, ghetto de Łódź (Pologne)

A lire sur ce blog :

Les citations de l'article sont extraites du communiqué de presse.
Cet article a été publié le 11 février 2011, et republié le :
- 17 mai 2013 à l'approche de la diffusion, le 21 mai 2013, sur la chaine Histoire, d'un documentaire sur le ghetto de Łódź ;
- 17 janvier 2014. Le Mémorial de la Shoah évoqua, le 19 janvier 2014 à 124 h, deux photographes Juifs du ghetto de Łódź  : Henryk Ross et Mendel Grossmann ;
- 24 mars et 26 juillet 2017. 

vendredi 17 août 2018

« West Side Story » par Robert Wise


Arte diffusera le 19 août 2018 deux documentaires sur la comédie musicale « West Side Story » : "West Side Story - Le hit de Leonard Bernstein" (West Side Story - Bernsteins Broadway Hit) par Axel Fuhrmann, puis "James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story" (James Gaffigan feiert 100 Jahre Bernstein), par Riikka Lehtinen et Antti Lappi. « Tony, ex-leader des Jets, tombe sous le charme de Maria, la sœur du chef des Sharks, le gang rival... La transposition au New York des années 1950 de la tragédie de Shakespeare « Roméo et Juliette ». Un chef-d’œuvre de la comédie musicale, chorégraphié par Jerome Robbins, avec Natalie Wood et George Chakiris ».
En 1947, Jérome Robbins propose à Leonard Bernstein et Arthr Laurents de collaborer à une adaptation musicale de Roméo et Juliette, tragédie de William Shakespeare. Le thème ?  Le conflit entre une famille irlandaise catholique et une famille juive vivant dans le Lower East Side of Manhattan pendant la période de Pessah (Pâque juive)/Pâques. Mais tous se rendent compte que ce thème avait déjà été abordé par Abie’s Irish Rose. Ils abandonnent donc leur projet artistique.

Vers 1955, ils retravaillent ce projet artistique en choisissant l’opposition entre des jeunes d’origine irlando-polonaise à d’autres, porto-ricains.

Inspiré de Roméo et Juliette, produit par Robert E. Griffith et Harold Prince, West Side Story est créé à Broadway en 1957. L’œuvre est signée par Leonard Bernstein, Stephen Sondheim (lyrics) et Arthur Laurents (livret). Fils d’immigrants juifs russes, Jérome Robbins  est l’auteur de la chorégraphie et de la mise en scène, Oliver Smith des décors et Irene Sharaff des costumes. Par son thème tragique et social, par sa langue parlée au réalisme souvent inventé, par ses airs mémorables - Something's coming, Maria, America, Somewhere, Tonight, Jet Song, I Feel Pretty, One Hand, One Heart, Gee - et ses scènes de danse, West Side Story a bouleversé le théâtre musical américain. Un succès artistique et public : 732 représentations à New York, avant une tournée triomphante.

Film Oscarisé
Upper West Side, « New York, 1954. La bande des Jets, jeunes Blancs d'origine irlandaise et polonaise, affronte les Sharks, des immigrés porto-ricains qui empiètent sur leur territoire. Dans le West Side, la rivalité entre les deux gangs est sans bornes. Mais un soir, Riff, le chef des Jets, réussit à convaincre son ami Tony, ex-leader du groupe, de venir à un bal organisé en terrain neutre avec les Latinos. Le jeune homme tombe sous le charme de Maria, la sœur du chef des Sharks, Bernardo. Un coup de foudre qui renforce les hostilités. Les deux amoureux bravent alors les interdits pour vivre coûte que coûte leur passion ».

« Transposée dans l'univers des tensions interethniques à New York, dans les années 1950, cette adaptation de "Roméo et Juliette" marque un tournant dans l'histoire de la comédie musicale. C'est la première fois qu'une œuvre traite d'un sujet aussi sérieux que la haine raciale tout en démontant le rêve américain, tantôt avec noirceur, tantôt avec humour, notamment dans « America ».

"Une séquence emblématique dans laquelle Bernardo ironise sur les illusions d'Anita, sa flamboyante fiancée portoricaine, « amoureuse de l'oncle Sam » – tous deux récolteront un Oscar du meilleur second rôle pour leur prestation. Si leur duel survolté est devenu culte, c'est aussi pour sa scène de danse à couper le souffle qui illustre le talent de Jérôme Robbins" qui emprunte à la danse classique et moderne ainsi que le jazz, les mouvements de robes du flamenco... "La scène d'ouverture, rythmée par l'énergie communicative des danseurs, est également un ballet d'une précision folle".

"La partition de Leonard Bernstein, qui mêle jazz, classique et mambo, a contribué elle aussi à faire entrer "West Side Story" dans la légende, les grands airs comme « Maria » ou « Somewhere » devenant des classiques du genre ». Stephen Sondheim a su écrire des paroles dans des registres différents : romantisme, politique - rêve américain écorné et critique de Puerto Rico - par un style concis et incisif...

« West Side Story » est adaptée pour le cinéma dans un film réalisé par Robert Wise.

Lors de la 34e cérémonie des Oscars, le 9 avril 1962, le film est distingué par dix Oscars sur onze nominations : Art Direction (Color) - Art Direction: Boris Leven; Set Decoration: Victor A. Gangelin, Cinematography (Color) - Daniel L. Fapp, Actor in a Supporting Role - George Chakiris, Costume Design (Color) - Irene Sharaff, Actress in a Supporting Role - Rita Moreno, Directing - Robert Wise, Jerome Robbins, Best Motion Picture - Robert Wise, Producer, Music (Scoring of a Musical Picture) - Saul Chaplin, Johnny Green, Sid Ramin, Irwin Kostal, Film Editing - Thomas Stanford, Sound - Todd-AO Sound Department, Fred Hynes, Sound Director; and Samuel Goldwyn Studio Sound Department, Gordon E. Sawyer, Sound Director.

Le film figurait aussi dans la catégorie Writing (Screenplay--based on material from another medium) - Ernest Lehman.

"West Side Story - Le hit de Leonard Bernstein"
Arte diffusera le 19 août 2018 à 17 h 45 "West Side Story - Le hit de Leonard Bernstein" (West Side Story - Bernsteins Broadway Hit) par Axel Fuhrmann. "Après sa création à New York en 1957, "West Side Story" connaît rapidement un franc succès. Mêlant jazz et musique latino-américaine, l’oeuvre la plus connue de Leonard Bernstein rompt avec les codes de la comédie musicale, non seulement par sa partition contrastée, mais aussi par son propos : une histoire d’amour impossible sur fond de combats entre gangs rivaux."

"Largement inspirée du Roméo et Juliette de Shakespeare, West Side Story se hisse au rang des comédies musicales les plus jouées au monde. Toutefois, une malédiction plane sur ce succès planétaire : aucune autre œuvre du célèbre compositeur américain, y compris les plus chères à ses yeux, ne parviendra ensuite à dépasser la notoriété de cette tragédie."

"James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story
Le 19 août 2018 à 18 h 40, Arte diffusera "James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story" (James Gaffigan feiert 100 Jahre Bernstein), documentaire de Riikka Lehtinen et Antti Lappi.

 "Pour fêter le 100e anniversaire de la naissance de Leonard Bersnstein, l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise interprète sous la baguette de James Gaffigan quelques-unes de ses oeuvres les plus emblématiques, dont l’ouverture de "Candide" et les "Danses symphoniques" de "West Side Story".

"Peu de compositeurs ont réussi à mêler jazz, pop, musique latino-américaine et musique classique avec autant de brio que Leonard Bernstein. À l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise lui rend hommage et interprète sous la baguette de James Gaffigan quelques-unes des œuvres les plus emblématiques du compositeur américain, dont l’ouverture de Candide et les Danses symphoniques de West Side Story. Composée en 1961, cette suite pour orchestre qui s’inspire largement de la partition de la célèbre comédie musicale, en comporte les passages les plus marquants, tels que "Somewhere", "Mambo" ou encore "The Rumble".


Allemagne, 2018
Sur Arte le 19 août 2018 à 17 h 45

"James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story" par Riikka Lehtinen et Antti Lappi
Finlande, France, 2018, 34 min
Direction musicale : James Gaffigan
Composition : Leonard Bernstein
Orchestre : Finnish Radio Symphony Orchestra
Sur Arte le 19 août 2018 à 18 h 40

« West Side Story » par Robert Wise
Etats-Unis, 1961
Auteurs : Arthur Laurents, William Shakespeare
Image : Daniel L. Fapp
Montage : Thomas Stanford
Musique : Irwin Kostal, Leonard Bernstein
Production : The Mirisch Corporation, Seven Arts Productions
Producteur : Robert Wise
Scénario : Ernest Lehman
Acteurs : Natalie Wood, Richard Beymer, Russ Tamblyn, George Chakiris, Simon Oakland, Ned Glass, William Bramley
Sur Arte le 1er janvier 2018 à 20 h 55

Visuels :
Scènes du film
Russ Tamblyn (au centre)
Natalie Wood et Rita Moreno
© MGM

Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 1er janvier 2018.

« L’aventure aérienne » par Jame’s Prunier


Peintre de l’Air, Jame’s Prunier a écrit une histoire précise, claire, articulée autour des principales étapes d’une aventure épique, avec l’Aéropostale, industrielle, avec les avionneurs et la constitution de pôles nationaux, puis continentaux, technologique, par des innovations capitales (réacteur, cabine pressurisée, etc.), culturelle (livres, films), sportive, avec les records, et humaine avec les « fous volants ». Le 18 août 2018 à 16 h 40, Arte diffusera "La conquête du ciel. L'énigme du premier vol motorisé" (Pioniere am Himmel. Das Rätsel um den ersten Flug), documentaire réalisé par Tilman Remme. 

« Images inconnues de l’aviation » de Daniel Costelle
« Le ciel en héritage » de Patrick Guérin et Gérard Maoui
« L’aventure aérienne » par Jame’s Prunier
« Hélène Boucher, la fiancée de l’air » de Bernard Marck
« Mermoz » par Catherine Herszberg et Anne Proenza


Talentueux peintre de l’Air, Jame’s Prunier a écrit une histoire précise, claire, articulée autour des principales étapes d’une aventure épique, avec l’Aéropostale, industrielle, avec les avionneurs et la constitution de pôles nationaux, puis continentaux, technologique, par des innovations capitales (réacteur, cabine pressurisée, etc.), culturelle (livres, films, chansons), sportive, avec les records, et humaine avec les « fous volants » qui ont fait rêver tant d'enfants et d'adultes.

Le tout sur fond de réglementations croissantes, avec l’IATA (Association internationale de transport aérien) et l’OACI (Organisation de l'aviation civile internationale).

Une iconographie riche et variée l’illustre : timbres-postes, gouaches, extraits de journaux, dessins, etc.

Sans viser l’exhaustivité, l’auteur Jame’s Prunier décrit la rivalité avion/hydravion qui s’achèvera au profit du premier.

On peut regretter qu’il n’ait pas insisté davantage sur le rôle déterminant de l’aviation dans l’issue de guerres, telle la bataille d’Angleterre, ou l’essor de l’hélicoptère.

Le premier vol motorisé
Le 18 août 2018 à 16 h 40, Arte diffusera "La conquête du ciel. L'énigme du premier vol motorisé" (Pioniere am Himmel. Das Rätsel um den ersten Flug), documentaire réalisé par Tilman Remme. "Qui fut le véritable pionnier de l'aviation motorisée ? Le nom des frères Wright est resté dans l'histoire, mais ils auraient volé la vedette à un certain Gustav Weißkopf, un ingénieur bavarois émigré aux États-Unis..."

"Il y a un peu plus d’un siècle, l'apparition du vol motorisé révolutionnait l’histoire des transports. Mais qui en furent les véritables pionniers ? D’après tous les livres d’histoire, ce sont les frères Orville et Wilbur Wright qui s’élancèrent pour la première fois à bord de leur "flyer" en 1903. Cette version a pourtant été contestée : la primeur pourrait en réalité revenir à un ingénieur bavarois émigré aux États-Unis, Gustav Weißkopf. Une thèse que soutint dès les années 1930 la journaliste Stella Randolph, s’appuyant sur des recherches intensives et des témoignages d’époque – ce qui lui vaudra de se mettre à dos la famille Wright. Quel crédit faut-il accorder aux dires des témoins oculaires, d’après lesquels Weißkopf aurait réalisé son premier vol deux ans avant les illustres frères, à bord d’un incroyable engin volant aux allures d’oiseau ? Les Wright auraient-ils volontairement minimisé son rôle dans l’histoire de l’aviation – ou pire, auraient-ils pratiqué à son encontre de l’espionnage industriel ? Grâce notamment à l’historien et pilote John Brown, le documentaire tente de percer cette épineuse énigme, qui nous emmène des États-Unis jusqu’en Allemagne."

Le Baron rouge
Arte diffusa les 1er et 22 mars 2016 Le Baron rouge. Manfred von Richthofen (Der Rote Baron - Manfred von Richthofen), documentaire de Peter Moers : "Né en 1892 dans une famille de hobereaux prussiens, Manfred von Richthofen devient pilote de chasse en 1915 après une brève instruction. Il excelle très vite dans les combats aériens. D'abord aux commandes d'appareils Albatros, il passe ensuite à un Fokker qu'il fait peindre en... rouge. Après quatre-vingts victoires homologuées, le "Baron rouge" est abattu le 21 avril 1918, soit par un avion canadien, soit par un tir provenant des tranchées de la Somme. Un membre de son escadrille, un certain Hermann Göring, convaincra la mère du défunt de publier le journal de guerre de Manfred, dont il a lui-même rédigé la préface. As de l'aviation allemande durant la Première Guerre mondiale, Manfred von Richthofen fut adulé par le Kaiser puis par les nazis, avant qu'il ne devienne en Allemagne l'incarnation du guerrier exemplaire. Les recherches de l'historien Joachim Castan montrent que la personnalité du "Baron rouge" fut pourtant moins reluisante que son mythe : ambition dévorante, manque de scrupules, obsession de la chasse à l'homme qui l'amène à être impitoyable avec ses adversaires... L'historien démonte parfaitement la façon dont le mythe s'est construit. Il a eu accès à des archives inédites de la famille, notamment au journal intime de la mère de Richthofen, qui ne tenait pas son fils en haute estime. Joachim Castan s'étonne aussi de ce que de nos jours la Bundeswehr et l'Otan continuent de glorifier le souvenir du Baron rouge".

Charles Lindbergh
Dans le cadre de Mystères d'archives, Arte a diffusé les 17 et 24 novembre et 3 décembre 2015 1927. La traversée de l'Atlantique de Lindbergh (27 min) : "Juin 1927. Le jeune aviateur Charles Lindbergh traverse l'Atlantique à bord de son Spirit of St. Louis, allant de New York à Paris en trente-trois heures et demie. En quelques semaines, les caméras et la presse font du jeune homme timide et discret un héros mondial. La machine médiatique s'emballe en Europe comme aux États-Unis. Pourtant, il n'était pas le premier à avoir traversé l'Atlantique en avion..."

L’Étoffe des héros
Ce 29 décembre 2017, Arte diffusa L’Étoffe des héros (1983), réalisé par Philip Kaufman d'après un livre de américain Tom Wolfe, avec Fred Ward, Dennis Quaid, Ed Harris, Scott Glenn, Sam Shepard, Barbara Hershey, Lance Henriksen, Veronica Cartwright.
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"À la fin des années 1950, les États-Unis se lancent dans la conquête spatiale... Portée par une brochette de comédiens charismatiques (dont Ed Harris, Dennis Quaid et Sam Shepard, récemment disparu), une fresque à grand spectacle, récompensée par quatre Oscars".

"À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'US Air Force mène dans une base du désert californien des essais sur un avion capable de voler à une vitesse supersonique. Après la mort de plusieurs pilotes, le vétéran Chuck Yeager réalise l'exploit de franchir le mur du son. Lorsqu'en 1957 l'Union soviétique lance son premier Spoutnik, une course contre la montre s'engage aux États-Unis. Mis sur pied par la Nasa, le programme Mercury doit permettre d'envoyer dans l'espace un équipage américain. Les sélections débutent pour choisir les "têtes brûlées" qui participeront, au péril de leur vie, à l'aventure…"
"Déroulés sur un peu plus de quinze ans, ces premiers pas de la conquête spatiale américaine sont racontés à la manière d'une épopée tumultueuse. S'attachant autant à la vie privée des intrépides pilotes qu'aux dangers qu'ils bravent au quotidien, Philip Kaufman n'occulte rien des prouesses et des défis technologiques relevés dans la sueur et les larmes. Il ne laisse pas non plus dans l'ombre les méandres de la politique et le grand barnum médiatique qui transforme ces pionniers de l'aéronautique en héros de la nation. Adaptée d'un roman éponyme de Tom Wolfe et servie par des comédiens charismatiques (Sam Shepard, que le film révéla comme acteur, mais aussi Ed Harris, Dennis Quaid…), une fresque de très haute volée".


Jame’s Prunier, L’aventure aérienne. Préface de Serge Dassault. La Poste, 2000. 90 pages. ISBN : 2-913763-05-7

"La conquête du ciel. L'énigme du premier vol motorisé" par Tilman Remme
Autriche, 2015
Sur Arte le 18 août 2018 à 16 h 40

 L’Étoffe des héros (1983), réalisé par Philip Kaufman 
D'après un livre de américain Tom Wolfe
Avec Fred Ward, Dennis Quaid, Ed Harris, Scott Glenn, Sam Shepard, Barbara Hershey, Lance Henriksen, Veronica Cartwright
Visuels
Scène du film : Le retour triomphant des astronautes.
Présentation du casting : Fred Ward, Dennis Quaid, Scott Paulin, Ed Harris...
© Warner Bros

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Cet article a été publié par Aviasport et sur ce blog le 28 novembre 2010, et le :
- 27 janvier 2014. Histoire a diffusé le 27 janvier 2014 Les pionniers de l'aviation ;
- 21 avril 2015 : Histoire diffusa les 21 avril et 1er mai 2015  Les pionniers de l'aviation ;
- 1er mars 2016, 30 décembre 2017.

jeudi 16 août 2018

« Aux origines des civilisations » par Tim Lambert


Arte diffusera les 18 et 25 août 2018 « Aux origines des civilisations » (Am Anfang war das Wir  ; First Civilizations), série documentaire en quatre volets réalisée par Tim Lambert. « Une passionnante odyssée » qui accorde sa place à la spiritualité. On ne comprend pas le sens de l'ordre suivi par la série britannique. 


« En quatre volets, cette série documentaire remonte aux sources de notre civilisation », du monde moderne.

« Comme pour l'une de ses précédentes séries diffusées par ARTE, Quand Homo sapiens peupla la planète, cette série fait alterner avec fluidité des évocations historiques, par le biais de reconstitutions sobres, et des entretiens avec des chercheurs, dont de nombreux archéologues rencontrés sur leurs terrains d'investigation ». 

« Parcourant les continents et les époques, des sites archéologiques au présent survolté des mégapoles contemporaines, le spectateur voyage à travers l'espace et le temps au fil de superbes images. Une éclairante vision panoramique de la « brève histoire » de l'humanité ».

La naissance des villes
« Des collines de Turquie aux plaines d’Irak, c’est au Moyen-Orient que la civilisation a pris son essor, lorsque nos ascendants chasseurs-cueilleurs se sont regroupés pour la première fois, puis sédentarisés, donnant naissance aux premiers villages et cités du monde ». 

« Ancêtres de nos mégapoles contemporaines, les villes, reflet du besoin de société, deviendront le creuset des premières inventions et innovations – et resteront tout au long de l'histoire humaine d'incroyables accélérateurs de progrès ». 

Le « processus a commencé sur le site de Göbekli Tepe, dans le sud-est de l'Anatolie, dont les immenses et mystérieux piliers gravés, érigés il y a environ 20 000 ans, constituent le premier monument au monde ». 

« D'abord lieu de rassemblement pour différentes tribus, la zone a aussi vu naître, 10 000 ans plus tard, la culture du blé, qui va entraîner l'attachement des hommes à la terre… »

Les premières guerres
Le "prix de la civilisation" ? La guerre selon le documentaire. Elle serait "le moteur de toute civilisation", un "facteur de progrès".

La « première phase de l’agriculture fut l’ère la plus violente de l’histoire humaine. Pour se protéger, les fermiers fortifièrent leurs villages et se rassemblèrent en de grands groupes, gages de sécurité ». 

« La Mésoamérique de l’Antiquité illustre de façon exemplaire le paradoxe au cœur de ce deuxième épisode : porteuse de destruction et de mort, la guerre a constitué aussi un vecteur civilisateur ». 

« Dans la vallée d’Oaxaca, au Mexique, où la rareté des terres fertiles a suscité rivalités et effusions de sang, fut ainsi fondée la ville-citadelle de Monte Albán, siège de l’État zapotèque, première civilisation du continent américain ». 

« Puissante et bien organisée, cette société guerrière n'en tombera pas moins face aux armées de Teotihuacan, qui se forgeront un statut de superpuissance régionale, ouvrant pour la région un véritable âge d’or. »

L'apparition des religions
« Entre religion et civilisation, le lien semble indissoluble. Il s'est tissé pour la première fois dans l'Égypte antique, civilisation à la longévité inégalée à ce jour. Toutes les sociétés postérieures ont emprunté quelque chose de son modèle ». 

« On peut aujourd'hui faire remonter l’origine de toutes les religions organisées à un unique site : Nabta Playa, dans le désert égyptien. Là, il y a huit mille ans, des éleveurs ont construit un lieu de culte, avec cercles de pierre et mégalithes, préfigurant un temple ». 

« Une fois ces ancêtres égyptiens sédentarisés, ses élites émergentes tireront aussi prétexte de la religion pour justifier leur statut. Ses souverains – les premiers pharaons – s’attribueront ensuite un pouvoir divin pour se nommer eux-mêmes "Dieux-Rois". 

« L’étape suivante verra ériger des monuments dignes d’un dieu, des pyramides à degrés de Saqqarah jusqu’à la Grande Pyramide de Gizeh, destinés aussi à créer une cohésion politique… »

« Au travers de l'exemple égyptien, ce troisième épisode montre comment la religion était – et reste en partie – le ciment social d'une civilisation ».

L'invention du commerce
« Facteur de prospérité, d'échanges et de coopération, le commerce a eu un effet civilisateur ».

« Dans l’Antiquité, la vallée de l’Indus, berceau de l'une des premières civilisations d’Asie, situé entre l’Inde et le Pakistan actuels, l'a illustré mieux que toute autre société. Elle s’est construite autour de la production de poteries et de métaux ». 

« Avec l’accroissement et l'extension géographique de la demande, des villes telles que Mohenjo-Daro ou Dholavira sont sorties de terre le long des routes commerciales pour devenir de hauts lieux d’artisanat et d’industrie ». 

« L’ingrédient clé restait la confiance, acheteur et vendeur devant s'accorder sur un juste prix ». 

« C'est dans cette vallée que des marchands ont mis au point un système de sceaux, ancêtres des codes-barres, indiquant la nature et le prix du produit, ainsi que l'identité du vendeur ». 

« Les échanges se sont ainsi progressivement étendus jusqu’au golfe Persique.


Royaume-Uni, Wall to Wall, 2018
1ère partie : La naissance des villes (Wir bauen). Sur Arte le 18 août 2018 à 20 h 50
Visuels :
La ziggourat d'Ur, Irak
"L'œil qui voit tout", Arslantepe, Turquie
Mihriban Ozbasaran à Asikli Hoyuk, Turquie
© Robin Dashwood_ Wall to Wall

2e partie : Les premières guerres (Wir kämpfen) : Sur Arte le 18 août 2018 à 21 h 45
Visuels :
Jeffrey Rose, archeologiste et consultant en séries, à Oaxaca Valley, Mexico
© Louisa Gilbert

3e partie : L'apparition des religions (Wir beten) : Sur Arte le 25 août 2018 à 20 h 50
Visuels :
Ancien pétroglyphe, Désert de l'Est, Egypte
Pyramides de Gizeh, Egypte
© Robin Dashwood_Wall to Wall Me

4e partie : L'invention du commerce (Wir handeln) : Sur Arte le 25 août 2018 à 21 h 45   
Visuels :
Un commerçant et ses marchandises (reconstitution)
© Abdelhalim Bayed_Wall to Wall
        
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