samedi 3 décembre 2016

Les Juifs de Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale



Le Centre de Documentation Juive Contemporaine (CDJC) a accueilli en 2002 l’exposition éponyme de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT). Avec la cérémonie commémorative à la Mairie du IVe arrondissement et le colloque à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne, cet événement a commémoré le 60e anniversaire de la rafle des Juifs de Tunis le 9 décembre 1942. A l'initiative de la SHJT, la cérémonie commémorative de la rafle des Juifs de Tunis, aura lieu le dimanche 4 décembre 2016 à 10 h 45, au Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier – Paris IVe, en présence de différentes personnalités civiles, militaires et religieuses. La lecture des noms des Juifs déportés de Tunisie et des victimes de la barbarie nazie décédés dans les camps de travail en Tunisie sera suivie de la récitation des prières d’usage. Heure limite d’arrivée : 10 h 40".


Jewishrefugees.blogspot published WW2: 40 Tunisian Jews never returned

« Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale » de Claude Santiago et Antoine Casubolo


Le sort des Juifs de Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale est peu connu.

Il présente une double singularité.


A la différence du Maroc et de l’Algérie, la Tunisie a été occupée par les Nazis (novembre 1942-avril 1943).

De plus, des Juifs ont aussi été déportés de ce pays « vers les camps de concentration en ... avion », a précisé Serge Klarsfeld, président des Fils et filles de déportés Juifs de France (FFDJF).

Entre engagements et persécutions 

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, 90 000 Juifs vivaient en Tunisie. Parmi eux, "une minorité italienne, importante par son poids économique et ses rapports avec l’Europe. Frappés dès 1938 par le statut des Juifs en Italie, les Juifs italiens sont en Tunisie considérés comme ennemis par le gouvernement français lors de l’entrée en guerre de l’Italie".

« En novembre 1940, l’amiral Esteva, résident général de France en Tunisie, édicte un statut applicable aux 69 500 Juifs. Discriminatoire, il diffère un peu de celui de Vichy », a indiqué Claude Nataf, président de la SHJT.

Mais la situation des Juifs empire vite. Eviction de la Fonction publique et d’activités libérales, numerus clausus, aryanisation des affaires, rackets par les Nazis, prises de notables en otages, camps d’internements, constitution d’un fichier Juif sous l’impulsion du colonel Hayaux du Tilly, action du colonel Rauff, chef de la SS, etc.


La liste est longue des souffrances des Juifs de Tunisie dont l’espoir de s’engager dans l’Armée française a été déçu par le gouvernement de la IIIe république et par le Comité de Libération nationale, comme l’a révélé l’historien Philippe Landau.

Le 9 novembre 1942, les Nazis envahissent la Tunisie. Ils "organisent des rafles dont la plus importante se déroule à Tunis.  Au total, près de 5 000 Juifs sont envoyés dans des camps de travaux forcés. À partir d'avril 1943, commenceront les premières déportations vers les camps en Europe".

Après "l’invasion germano-italienne de 1942", les Juifs italiens "subissent la persécution antisémite des occupants. La victoire alliée de mai 1943 ne met pas fin à leur situation"

Dans cette histoire douloureuse, il convient de relever l’action de Justes, tels ces Tunisiens musulmans qui ont hébergé à Mahdia la famille de l’actuel ambassadeur d’Israël, S.E. Nissim Zvili, qui, âgé d'un an, a porté l’étoile jaune.


Et comme le souligne Avraham Benabou, conseiller à l’ambassade d’Israël, il importe de mettre un visage derrière des chiffres, de décrire la vie des Juifs persécutés parce que Juifs, et non pour une quelconque revendication politique.

C’est ce que fait cette exposition claire qui se fonde sur des archives françaises, tunisiennes et allemandes, publiques et privées, et souvent inédites.


Ainsi sont présentées des figures de cette communauté, dont Moïse Borgel, son président.

C’est en hommage à ces Juifs persécutés que le rabbin Amos Haddad a récité les prières le 8 décembre 2002, lors d’une cérémonie particulièrement émouvante en présence de M. Zvili, Ridha Zguidane, conseiller à l’ambassade de Tunisie, d’élus et de représentants d’associations juives.

Addendum
La Société d'histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) et l'Alliance israélite universelle (AIU) projetteront Histoire des Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondialedocumentaire d'Antoine Casubolo Ferro (2014)le 16 février 2014, à 16 h, à la Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild - 6 bis rue Michel-Ange, 75016 Paris -. Un débat suivra la projection.

La Société d'histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) a commémoré le 7 décembre 2014, à 10 h 45, au Mémorial de la Shoah.

Le 17 juin 2015, à 11 h, la Mairie du IVe arrondissement de Paris a accueilli, dans le cadre du Festival des Cultures Juives, la conférence de Jean-Pierre Allali, historien, ancien rédacteur en chef de Tribune Juive, auteur de Les Juifs de Tunisie sous la botte allemande. Chronique d’un drame méconnupréfacé par Élie Wiesel (Éditions Glyphe, 2014)Juifs de Tunisie : liberté retrouvée, liberté enlevée, liberté sous contrôleLa "conférence était suivie d’une visite guidée de l’exposition de photos Les Juifs de Tunisie, de la dhimmitude à la liberté, dans cette Mairie.


Articles sur ce blog concernant :
  Cet article a été publié dans cette version plus concise par Actualité juive. Il a été republié dans ce blog le 6 décembre 2012 et le :
- 8 décembre 2013 à l'approche du 70e anniversaire de la rafle des Juifs de Tunis, le 9 décembre 1942 dont le souvenir sera rappelé lors de la cérémonie du 9 décembre 2013, à 10 h 45, dans la crypte du Mémorial de la Shoah, et lors de rencontre et projection l'après-midi ;
- 15 février et 6 décembre 2014, 17 juin et 6 décembre 2015,
Des liens renvoient vers des articles nuançant le rôle de dirigeants communautaires tunisiens. 

vendredi 2 décembre 2016

Les Enfants du Paradis, l’exposition


La Cinémathèque française présenta l’exposition Les Enfants du Paradis. L’Exposition, sous-titrée Carné, Prévert, Arletty, Barrault… Les secrets d’un film de légende. La genèse, la réalisation dès 1943, sous l’Occupation, et l’accueil, public et critique, à sa sortie en mars 1945 d’un chef d’œuvre cinématographique français restauré en 2011 par Pathé et à la distribution étincelante : le réalisateur Marcel Carné, le scénariste-dialoguiste Jacques Prévert aux répliques ciselées, les comédiens Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, le compositeur Juif Joseph Kosma... Le Théâtre du Petit Saint-Martin présente Brasseur et les Enfants du Paradisécrit et mis en scène par Daniel Colas, d’après une idée de et avec Alexandre BrasseurSoirée exceptionnelle le 3 décembre 2016 à 13 h 30 avec la pièce « Brasseur et les Enfants du Paradis », projection du film « Les Enfants du Paradis » de Marcel Carné puis rencontre avec Alexandre Brasseur et Daniel Colas. 



La caméra de Marcel Carné, le scénario et la planche en couleurs dessinée par Jacques Prévert, des tapuscrits de scénario, des lettres et manuscrits, des contrats des acteurs, des maquettes de décor d’Alexandre Trauner, les dessins et gouaches des costumes par le peintre Mayo, les partitions musicales de Joseph Kosma, les portraits d'Arletty par Kisling et Van Dongen, des documents administratifs, juridiques et comptables, des affiches magnifiques, des photographies de tournage inédites, tout le matériel publicitaire accompagnant la sortie du film… Ces précieuses archives provenant des collections de la Cinémathèque française et de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé racontent l’histoire émouvante, l’aventure d’un chef d’œuvre cinématographique mythique français Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné (1906-1996), « figure majeure du cinéma français », excellent réalisateur surnommé par Arletty le « Karajan de l’écran ».

« Produit sous l’Occupation par Pathé et sorti sur les écrans en 1945, Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, réalisé d’après un scénario original et des dialogues de Jacques Prévert, est un spectacle total (comédiens, photographie, lumière, découpage, musique, décors, costumes) d’une éclatante réussite esthétique. Ce triomphe de la grande « qualité française » – avant que celle-ci ne s’étiole et ne soit remplacée par la Nouvelle vague – est un film sur l’amour fou, les rapports entre le théâtre et le cinéma, la scène et la rue. Bon nombre de séquences mythiques sont gravées dans la mémoire collective ».

L’exposition s’article, selon un ordre chronologique, autour des principales étapes de l’aventure cinématographique des Enfants du Paradis. La « façade du théâtre des Funambules, où trône la silhouette de Deburau, est reconstruite ».

La Cinémathèque française rend aussi hommage à Marcel Carné dans sa Galerie des donateurs, ainsi qu’à Jacques et Pierre Prévert.

Un « chef-d’œuvre romantique »
« Les seuls films contre la guerre, ce sont les films d’amour », a écrit Jacques Prévert.

« Classé par l’Unesco au Patrimoine mondial », Les Enfants du Paradis est un « chef-d’œuvre romantique », et « d’abord une création personnelle : celle d’un poète, Jacques Prévert (1900-1977), amoureux du vieux Paris, du théâtre et du boulevard du Crime ». Avec son frère Pierre, Jacques Prévert a « contribué à la naissance d’un cinéma poétique et frondeur porté par une manière unique d’inventer des dialogues, à la fois imagés et vrais. Après avoir participé au mouvement surréaliste, Jacques Prévert écrit des textes pour le groupe Octobre, troupe de théâtre qui allait jouer dans les usines. Ayant placé sa plume au service de l’espoir d’une émancipation collective, il participe au scénario et aux dialogues du Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir en 1935, de Lumière d’été de Jean Grémillon et surtout d’une série de films signés par Marcel Carné, entre 1938 et 1950 (Le Jour se lève, Le Quai des brumes, Les Visiteurs du soir et bien sûr Les Enfants du Paradis), qui marqueront fortement le cinéma français ». Jacques Prévert collabore aussi avec son frère Pierre, qui réalisé des « fantaisies cinématographiques étonnantes » tels L’Affaire est dans le sac ou Voyage surprise.

Puis Les Enfants du Paradis est devenu une œuvre collective, réalisée par une équipe technique et artistique exceptionnelle dirigée par Marcel Carné. Né dans un milieu modeste parisien, Marcel Carné débute comme journaliste critique de cinéma, puis assistant de Jacques Feyder. En 1936, il réalise Jenny, son premier long métrage. Avec Jacques Prévert, il forme un tandem artistique auteurs de films mythiques – Drôle de drame (1937), Le Quai des brumes (1938), Hôtel du Nord (1938), Le Jour se lève (1939), Les Visiteurs du soir (1942), Les Portes de la nuit (1946) - créant le « réalisme poétique », qui mêle « critique sociale et fatalisme philosophique, réalisme et stylisation onirique ». Les Enfants du Paradis marque l’apogée de la collaboration avec Prévert. Marcel Carné regrette de n’avoir pu réaliser ce film en couleurs. Il poursuit une carrière importante de qualité (Thérèse Raquin), évoquant parfois des sujets contemporains (Les Tricheurs).

Dans l’équipe des Enfants du Paradis, citons Roger Hubert à la caméra, Alexandre Trauner et Léon Barsacq aux décors, Joseph Kosma et Maurice Thiriet à la musique (orchestrée par Charles Munch), le peintre Mayo aux costumes.

« D’inoubliables interprètes incarnent des personnages à la puissante personnalité : Arletty – « On m’appelle Garance… » – trouve là son meilleur rôle au cinéma, malgré les difficultés personnelles qu’elle rencontre alors. Jean-Louis Barrault, qui exerce la pantomime depuis les années 1930, fait revivre magnifiquement Deburau. Doté de la même truculence et appétit de vivre que l’original, Pierre Brasseur incarne l’acteur Frédérick Lemaître. Maria Casarès fait ses débuts en tremblant, terrifiée par Marcel Carné qui la tyrannise. Tous les autres comédiens brillent, de Gaston Modot à Louis Salou, en passant par Pierre Renoir, Fabien Loris et Jane Marken. Parmi les figurants : Simone Signoret, Gérard Blain, Jean Carmet…

Prévert a ciselé pour eux des répliques étincelantes qui fusent comme des feux d’artifice.

Lacenaire, interprété par Marcel Herrand avec une ressemblance saisissante, est d’ailleurs un miroir du scénariste : il confie par exemple qu’il est en train d’écrire « un petit acte plein de gaieté et de mélancolie. Deux êtres qui s’aiment, se perdent, se retrouvent et se perdent à nouveau » – c’est exactement l’histoire des Enfants du Paradis ».

Un tournage complexe
La réalisation de cette œuvre majeure, populaire et raffinée, s’est faite en pleine Occupation et dans d’âpres difficultés.

Au début, André Paulvé produit le film.

Long – environ deux ans -, ruineux et complexe, éclaté en des endroits différents - aux studios de la Victorine à Nice, aux studios Pathé de Paris et de Joinville -, le tournage s’arrête brusquement en septembre 1943, « en raison du départ des premiers financiers italiens ».

Construits à la Victorine, les immenses décors de Alexandre Trauner et Léon Barsacq représentant le boulevard du Temple, sont délaissés.

Des intervenants Juifs et anti-vichystes - Trauner, ami de Jacques Prévert, Kosma - travaillent dans la clandestinité.

En octobre 1943, la société Pathé reprend la production. Mais Carné fait perdurer le tournage, car il espère que son film sortira sur les écrans français à la Libération.

Alertes aériennes, pénurie d’électricité et de matière première… Le travail est ralenti par la guerre et les restrictions. La « pellicule, denrée rare, provient parfois du marché noir ».

Antisémite avéré, « l’acteur halluciné » Robert Le Vigan s’enfuit. Son rôle est repris par Pierre Renoir.

Prévu pour durer quatre mois, le tournage du film Les Enfants du Paradis a finalement représenté deux ans de travail et absorbé un budget important.

Il est présenté en deux époques le 9 mars 1945 dans une France libérée. Le film est un triomphe, public et critique, et son succès ne connaît aucune éclipse.

Une troisième époque est même prévue, mais ne sera pas réalisée.

Des documents remarquables sur le film
Cette exposition est réalisée grâce aux documents rares conservés par la Cinémathèque française dès les années 1940, grâce à l’amitié qui liait les frères Jacques et Pierre Prévert et Henri Langlois, enrichis en 2009 par l’acquisition de la collection personnelle de Marcel Carné et par le don en 2010, par Eugénie Bachelot-Prévert, du scénario original manuscrit de Jacques Prévert. Et grâce aux archives de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : « affiches, dessins, photographies, matériels publicitaires, costumes, appareils, scénarios, correspondances, maquettes, rushes, ainsi que des archives de production ».

Cible de violentes critiques par des critiques des Cahiers du cinéma, dont François Truffaut dans les années 1950, Marcel Carné avait fait don de ses archives à la French Library de Boston. Dans les années 1970, François Truffaut, devenu un réalisateur talentueux et célèbre, aurait dit : « Je donnerai tous mes films pour avoir réalisé Les Enfants du Paradis ». En 2009, la Cinémathèque française a racheté le fonds Marcel Carné à la French Library de Boston, et en montre des pièces superbes - affiches, photographies, appareils, maquettes, lettres, costumes - dans sa Galerie des donateurs.

"Grâce à la collection de scénarios et découpages manuscrits, on peut suivre le travail minutieux de Carné, excellent artisan du cinéma, sur ses films. Cette collection contient des documents uniques et prestigieux, comme le découpage manuscrit des Enfants du Paradis et de nombreux scénarios dactylographiés fort intéressants, car truffés de photographies et de dédicaces : ces documents sont devenus des objets de musée, riches en symboles et références cinéphiliques, avec leurs mentions manuscrites et leur iconographie ajoutées".

La fête du cinéma se déroula du 26 au 29 juin 2016.

Le Théâtre du Petit Saint-Martin présente Brasseur et les Enfants du Paradis.Présenté par ATA en accord avec Uska Productions, le spectacle est écrit et mis en scène par Daniel Colas, d’après une idée de et avec Alexandre Brasseur. "Hiver 1943 en France. Malgré les contrôles et la dangerosité ambiante, un quatuor magique un peu bohème va se terrer, à deux doigts des réseaux clandestins. Caché en Provence, co-habitent Prévert, Carné, Trauner et Kosma, la trentaine éclatante. Quatre amis, quatre artistes, quatre génies. Auteur anti-militariste, réalisateur homosexuel, décorateur et compositeur juifs, ils se retrouvent dans la tourmente des verts de gris, des collabos et des résistants. Généreux et heureux malgré le malheur, ils veulent se battre avec leurs armes. Les mots, les images, la beauté, la musique. Leur devise est de regagner par l'esprit ce qui avait été perdu par les armes. Ensemble, dans le plus grand secret, entourés de leurs femmes et de quelques amis, ils vont écrire, rêver, dessiner et composer en six mois, Les enfants du paradis. Ensemble, ils vont collaborer dans la clandestinité, pour faire souffler le vent de la liberté sur les cendres d'une France décharnée. Une histoire humaine, pétrie de joies, de craintes et d'amitié, sur la genèse d'une œuvre majeure, au milieu des menaces quotidiennes de la guerre qui assaille le pays. Alexandre Brasseur, à travers la parole de son grand-père, Pierre, nous fait revivre l’histoire extraordinaire et pourtant vraie, de ce monument du cinéma français".

Soirée exceptionnelle le samedi 3 décembre 2016 à 13 h 30 avec la pièce « Brasseur et les Enfants du Paradis », projection du film « Les Enfants du Paradis » de Marcel Carné puis rencontre avec Alexandre Brasseur et Daniel Colas. "Sorti en 1945, Les enfants du paradis a été réalisé par Marcel Carné d’après un scénario de Jacques Prévert. Marcel Carné a 37 ans et six films à son actif, dont cinq sont considérés comme des classiques, lorsqu’il débute le tournage des Enfants du Paradis. Il vient de réaliser Les visiteurs du soir qui fut l’un des plus grand succès du cinéma français durant la Seconde guerre mondiale. Classé au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, ce film est une des rares productions réalisées pendant l’occupation allemande".

Jusqu’au 27 janvier 2013
51, rue de Bercy, 75012 Paris
Tél. : 01 71 19 33 33
Du lundi au samedi de 12 h à 19 h, le dimanche de 10 h à 20 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h. Fermeture le mardi 

Visuels :
Les Enfants du paradis, scénario manuscrit illustré de Jacques Prévert, France, 1943
Crayon de couleur et encre sur papier 59,4 x 79 cm
Collection Cinémathèque française © FATRAS / Succession Jacques Prévert
Première étape scénaristique du scénario des Enfants du Paradis. Les noms des protagonistes ne sont pas encore définitifs : Lacenaire est Mécenaire, Lemaître est Leprince et Deburau est Tabureau. Prévert envisage une troisième partie. Les idées fusent au milieu d’une foule de dessins relatifs au film (le miroir de Garance, un funambule) ou de croquis facétieux qui n’ont pas de rapports apparents : les frères Lumière, « M. Raton – Napoléon Bonapitre »…

Portrait d’Arletty, par Moïse Kisling
Huile sur toile, 98 x 195 cm, 1933
Collection Association des Amis du Petit Palais, Genève © ADAGP, Paris 2012/ Photo © Studio Monique Bernaz, Genève
Arletty a débuté comme mannequin et girl de revue avant de se lancer dans le théâtre puis au cinéma. Cette magnifique « impératrice des faubourgs » était, à la ville comme à l’écran, une femme libre.

Garance (Arletty)
Photographie de tournage rehaussée de couleur, 39,1 x 29,9 cm, 1944-1945
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION 

Maquette de décor : Le boulevard du Crime, par Alexandre Trauner
Huile sur carton, marouflée sur toile, rehaussée à la gouache, 108,5 x 74 cm, 1943
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé – ADAGP, Paris 2012 © 1945 – PATHE PRODUCTION
C’est sans doute le décor le plus célèbre de l ’histoire du cinéma français. « Le film a demandé trois mois de dessin et trois mois de construction, ce qui n’est pas exagéré pour une réalisation de cette importance. Il ne faut pas oublier qu’il n’y avait pas que le grand décor du boulevard du Crime mais aussi beaucoup de décors élaborés comme le grand hall du comte, l’appartement d’Arletty chez lui ou la salle des bains turcs. C’était des décors très ouvragés et très finis. » (A. Trauner).

Le théâtre des Funambules et le Paradis
Les Enfants du paradis
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION

Maquette de costume pour Les Enfants du Paradis : « Figuration des Funambules, Cigogne », par Mayo
Gouache, 55 x 40 cm, 1943
Collection Cinémathèque française © ADAGP, Paris 2012

Frédérick Lemaître (Pierre Brasseur)
Photographie de tournage rehaussée de couleur, 39,1 x 29,9 cm, 1944-1945
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION

Baptiste en Pierrot (Jean-Louis Barrault)
Photographie de tournage rehaussée de couleur, 39,1 x 29,9 cm, 1944-1945
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION

Scène de foule sur le boulevard du Crime
Photographie de Roger Forster.
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé – ADAGP, Paris 2012 © 1945 – PATHE PRODUCTION 

Garance (Arletty) et Baptiste (Jean-Louis Barrault)
Photographie Les Enfants du Paradis
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION

Maquette d’affiche : Les Enfants du Paradis, par Jacques Bonneaud
Gouache et pastel sur papier, 25,5 x 37,5 cm, c. 1945
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé - ADAGP, Paris 2012 © 1945 – PATHE PRODUCTION 

La pantomime de Pierrot (Jean-Louis Barrault) au théâtre des Funambules
Photographie Les Enfants du Paradis
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION 

Le comte Edouard de Montray (Louis Salou) et Lacenaire (Marcel Herrand)
Photographie Les Enfants du Paradis
Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © 1945 – PATHE PRODUCTION

Maquette de costume pour Les Enfants du Paradis : « Figuration des Funambules, L’Ane Al iboron », par Mayo
Gouache, 57,3 x 39,9 cm, 1943
Collection Cinémathèque française © ADAGP, Paris 2012
Au théâtre des Funambules, les animaux interviennent dans la vie quotidienne des êtres humains : c’est ainsi que Frédérick Lemaître a commencé sa carrière, aux Variétés Amusantes, déguisé en lion.

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English 
Les citations sont extraites du dossier de presse. L'article a été publié le 26 janvier 2013, puis le 26 juin 2016.

Vladimir Kara, peintre


La  galerie Noelle Aleyne présente l'exposition « Vladimir Kara : Vertical » (1er décembre 2016- 7 janvier 2017). Auteur d’œuvres figuratives, cet artiste russe vit et travaille à Paris. Certains tableaux expriment une solitude dans un décor élégant. Le peintre "choisit la verticalité, une expérience assez rarement pratiquée par les artistes, dont l'élégance est pourtant indéniable".  


Dans la tradition de l’Ecole de Paris, Vladimir Kara a quitté sa Russie natale pour la France où il s’installe en 1984.

Autre tradition revendiquée : la collaboration comme scénographe – créateur des décors et costumes - de ballets de jeunes chorégraphes.

La rétrospective à l’Institut français de Florence (Italie) consacrée à ce peintre en 2003 a couronné un talent confirmé. Une galerie florentine l’expose de manière permanente.

Aux Beaux-Arts de Moscou, on enseignait à peindre à l’huile, sur la toile, et dans une perspective politique. Eh bien, Vladimir Kara s’affranchit partiellement de cet enseignement dont il apprécie l’apprentissage de la technique : il choisit l’acrylique, sur bois, et affirme son attachement au figuratif à l’aube du XXIe siècle.

En 2003, à la galerie Dima, ses tableaux, parfois monochromatiques (« Chir »), révélaient des cernes foncés ou des halos soulignant les formes, et des fonds très travaillés. Plus que l’absence de perspectives, ce qui caractérisait le style de M. Kara est plutôt la mise des êtres et des objets sur un plan, vertical, la distorsion des tailles des éléments d’une composition soignée et l’expressivité des regards… Ce peintre russe s’attachait à la fusion entre les personnages et la Nature, dans des œuvres exprimant un judaïsme en filigrane.

Dans le cadre de l’année de la Russie en France, la galerie Saphir a présenté début 2011 une exposition sur 17 tableaux récents du peintre Vladimir Kara en un dialogue harmonieux avec neuf sculptures et masques africains.

A la galerie parisienne Saphir, ce peintre dresse un bilan de son activité créatrice depuis les trois dernières années au cours desquelles il est lié à la galerie Saphir, « de France en Israël, d’Italie en Arménie via son illustration du recueil de poèmes Ce  corps vivant de moi de Rouben Mélik (1921-2007), poète français né dans une famille d’orfèvres arméniens.

Ses œuvres picturales présentent une parenté stylistique harmonieuse avec des sculptures africaines. Toutes nouent de jolis accords intimes, expriment des résonnances convergentes et des styles proches.

Silhouettes élancées et fines, presque étirées, soulignées par de longs drapés... Tels sont les personnages élégants, masculins et féminins, peints par Vladimir Kara. Leurs regards ne se croisent qu’exceptionnellement. Comme si une ressemblance physique ne s’accompagnait pas d’une proximité affective. Le témoignage d’une solitude.

Cet artiste a choisi sur une palette chromatique réduite à quelques couleurs : noir, blanc, gris, rouge ponctués d’ocres. Et son trait fait penser à celui des Grecs antiques ou à celui des illustrations orientales.

En septembre 2011, dans le cadre des Journées européennes de la culture et du patrimoine Juifs, la galerie Saphir a présenté l'exposition « Patrimoine et modernité : l’ère du numérique » consacrée au peintre Vladimir Kara et au vidéaste et plasticien David Liver. Une « exposition lumineuse » et « dans laquelle se jouent des combinaisons inédites sur le thème des lumières ». Vladimir Kara « préparait l’édition d’un nouveau livre illustré, explore sur un mode toujours résolument figuratif le champ des objets, des gestes et des symboles par lesquels hommes et femmes, dans le judaïsme, apprivoisent et s’approprient la lumière, dans les différentes vocations patrimoniales de celle-ci ».

Quant à David Liver, ce vidéaste et plasticien de renommée internationale propose « des dessins qui restent dans le champ d’une expression graphique relativement traditionnelle et, véritable nouveauté dans cette galerie, une présentation animée, sur écran vidéo, des relations profondes de l’être juif avec la lumière, en particulier celle du Shabbat ».

En 2011, la galerie Saphir a présenté l'exposition Repaires Repris, livre qu'elle a publié, l'exposition consacrée aux 19 oeuvres du peintre Vladimir Kara illustrateur de trois plaquettes de poèmes (Judaïca, Suite Judaïque, Repères) publiées respectivement en 1964, 1968 et 1969 et rééditées et le récital de Lucienne Deschamps qui a interprété notamment des poèmes de Repaires repris d'Elie Szapiro. Ces poèmes avaient alors été publiés sous le nom d’Elie Benacher. Leurs thèmes : la Shoah, l’Espagne, Paris et l’amour. Le 29 janvier 2012, jour du finissage, ce livre a ét éexceptionnellement en vente au prix de souscription (28 euros au lieu de 35 euros).
Du 21 février au 4 mars 2012, l'Espace d’animation des Blancs Manteaux (Paris) a présenté « Donner du temps au temps », une manifestation consacrée aux oeuvres de 17 artistes internationaux, dont le peintre Vladimir Kara. Un évènement pluridisciplinaire consistant en une exposition, une installation vidéo, un film et la création d'une oeuvre.
Cet événement pluridisciplinaire a proposé « un véritable partage d'opinions entre artistes, scientifiques, écrivains, mais aussi tous les êtres humains indéniablement concernés par le questionnement de L'HOMME sur LE TEMPS. La manifestation a consisté en « une exposition de peintures, gravures et photographies, une installation vidéo interactive, une mise à l'écoute d'une création sonore, un film "Témoignages" réalisé spécialement pour l'événement, un spectacle de théâtre d'improvisation, une suite de rencontres, débats, exposés scientifiques, une série d'interventions pédagogiques et la réalisation d'une œuvre monumentale in situ, peinture et sculpture en bois, pendant les quatre premiers jours de l'événement ».
Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, la Mairie du IVe arrondissement de Paris a présenteél’exposition Lignes éveillées, avec des tableaux et photographies de quatre artistes : Samuel Ackerman, Masha S. Schmidt, Vladimir Kara et Vladimir Sichov. Une exposition collective et pluridisciplinaire autour de la question Comment transmettre les pensées personnelles lorsqu’on est porteur de deux cultures ?

Le samedi 17 mars 2012, à 17 h, la conférence « Existe-t-il une littérature russophone? » a été animée par Galia Ackerman. Elle est organisée par l'association Artkara et la Librairie du Globe.

« Depuis quarante ans, des milliers d'écrivains originaires de la Russie se sont installés en Israël, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne. S'ils continuent d'écrire en russe, ils sont devenus des citoyens à part entière de leurs pays d'accueil, avec une vision du monde qui découle à la fois de leur expérience russe et de leur intégration dans des sociétés tout à fait différentes. Et même leur russe, souvent très riche et pur, n'est plus celui de la métropole : il a évolué différemment, s'enrichissant des intonations et des rythmes étrangers. Comment définir cette littérature, tel est le débat ».

Cette conférence a réuniMaria Rybakova, écrivaine russo-américaine (traduit en France), Leonid Guirchovitch, écrivain russo-allemand (traduit en France), Luba Jurgenson, écrivaine, traductrice, chercheuse (Paris), Christine Zeytounian-Beloüs, poète, traductrice, artiste (Paris) et François Deweer, directeur de la librairie du Globe, éditeur.

La galerie Saphir présente l'exposition collective en hommage à l'école de Paris : des "grands artistes en petits formats de l’Ecole de Paris des années 30 à nos jours avec Jean Adler, Maurice Blond, Jacques Chapiro, Isaac Dobrinsky, Abram Krol, Louis Lille, Lazare Volovick... et Vladimir Kara. Avec la participation exceptionnelle de Madame Lucienne Deschamps.

Depuis l’adhésion de huit nouveaux Etats à l’est de l’Europe à l’Union européenne en 2004, cette organisation régionale « s’est rapprochée de la Russie avec laquelle elle partage désormais une frontière commune ».

Conçu par l’association Artkara, le projet Les couleurs et les lettres, « s’inscrit pleinement dans la démarche de l’année France-Russie des langues et des littératures. En s’appuyant sur l’expérience d’écrivains, de peintres, de plasticiens et de musiciens russes résidant et travaillant dans l’hexagone, il entend illustrer la façon dont cette rencontre influe sur l’expression de leur art dans la forme comme dans le fond, donnant naissance à une sorte de troisième langue qui n’est pas le résumé ou la compilation des deux langues-mères, mais un nouveau langage. Une rencontre dont la confrontation avec des artistes français a été et sera le catalyseur ».

Dotée d’une culture particulièrement variée et exceptionnelle, la France, et particulièrement Paris, est « une seconde patrie de tous les peintres du monde, mais elle est aussi, plus spécifiquement, le pays où, au XXe siècle, sont arrivés des milliers et des milliers d’artistes cherchant plus souvent le refuge que la gloire ». Juifs fuyant les pogromes tsaristes, Russes échappant à la révolution, Soviétiques se libérant du stalinisme, dissidents des années 1970 chassés de l’URSS ou exilés volontairement du régime communiste, artistes ayant fait le choix de s’installer en France depuis la chute du communisme afin de bénéficier « d’une atmosphère artistique incomparable et de fuir le matérialisme brutal de la Russie postcommuniste »... Tous, ils « ont développé un amour de la France, de la langue et de la culture françaises, malgré leurs vies difficiles, rarement heureuses ».

L’exposition « explore ce sentiment d’appartenance à deux cultures, russe et française, cet attachement à la France et à sa langue, cette fusion de deux mondes qui crée à chaque fois, chez chaque artiste, un univers très particulier… Elle présente des artistes de la vague non-conformiste et postsoviétique qui ont choisi de vivre et de travailler en France, et ont enrichi la scène artistique française ».

La finalité du projet ? Contribuer à « l’échange entre ces deux pays en développant l’intérêt et un esprit de tolérance réciproques ainsi que le respect à l’égard de la diversité des langues, coutumes et traditions qui constituent la richesse des patrimoines culturels respectifs ». Renforcer les échanges pluriculturels, qui remontent à plusieurs siècles, en s’appuyant sur ce patrimoine artistique et culturel qui offre au monde, selon Milan Kundera, « le maximum de diversité dans le minimum d’espace ».

Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, l’Orangerie du Sénat a présenté en août 2012 l’exposition de peintures, sculptures et photographies Les Couleurs et les Lettres. A voir des œuvres de Oscar Rabine, Igor Chelkovski, Mikhail Roginsky, Boris Lejeune, Vladimir Sichov, Vladimir Titov, et Vladimir Kara.

Dans le cadre du projet « Une langue, deux cultures » de l’Année croisée franco-russe des langues et littératures 2012, la galerie Russkiy Mir et l’association ARTKARA présentent du 5 au 28 septembre 2012 cinq artistes russes travaillant à Paris - Oscar Rabine, Igor Chelkovski, Boris Lejeune, Vladimir Sichov et Vladimir Kara – et « questionnant l’expression de leur art, dans la forme comme dans le fond, d’où surgit une troisième langue qui n’est pas le résumé des deux langues-mères, mais un nouveau langage ».

Paris vu par... Tel est le titre de l'exposition collective Paris vu par… proposée par la Galerie Saphir qui a retenu une sélection d'oeuvres de Yaël Braverman, Samy Briss, Miguel Fabruccini, Vera Gutkina, Pierre Pentchev, Masha Schmidt, Karel Steiner et Vladimir Kara.

« La Galerie Saphir manifeste un grand intérêt pour l’Ecole de Paris sans pour autant se limiter à ce courant. Avec l’exposition Paris vu, elle rassemble huit artistes d’origine étrangère qui rendent hommage à la ville qui les a accueillis. L’Ecole de Paris, débutée dans la capitale dès le tournant du XXe siècle, prend plus particulièrement son essor avec l’avènement du cubisme. Elle se constitue autour d’artistes venus du monde entier, très souvent Juifs, d’Europe centrale et orientale surtout - pour se fondre dans l’esprit révolutionnaire et de liberté des mouvements d’avant-garde. Ainsi comme l’Espagnol Pablo Picasso, le Japonais Foujita ou les Judéo-russes Marc Chagall, Haïm Soutine ou Jacques Lipchitz pour ne citer qu’eux,  tous deviennent parisiens. Bien que beaucoup vivent dans la misère, leur aura est telle de par le monde qu’ils sont de plus en plus nombreux à se joindre à ce courant », écrit Elie Szapiro.


Et d’ajouter : « Dans Paris vu par…, les artistes perpétuent l’esprit de l’Ecole de Paris. Comme leurs prédécesseurs, chacun, formé dans différentes académies et différents pays, est nourri de multiples influences qu’il mêle à ses propres expériences dans le bouillon de culture parisien. Ces travaux figuratifs s’écartent du réalisme à l’exception des photographies de Karel Steiner au profit de l’Expressionnisme. Comme il y a cent ans, ce style, le plus proche des émotions, est privilégié par les artistes Juifs originaires d’Europe de l’Est ou ceux qu’ils ont formés. De sorte que, loin de la carte postale, chacun à sa manière projette ses impressions de la ville, au risque de la rendre méconnaissable... Avec leurs vues de ponts, de très loin ou très près, de jour comme de nuit, les paysages de Vladimir Kara passent de la couleur au gris, de l’aspect végétal au minéral, pour recouvrir la notion d’entre-deux, d’incertitude, chère à l’artiste... Dans la variété de cet ensemble, les artistes se centrent sur l’architecture bien que celle-ci, de leur fait, soit souvent brouillée ou vague. Cette empreinte humaine est cependant souvent démentie par le manque ou l’isolation de personnages à peine esquissés. Les couleurs aussi sont absentes ou au contraire saturées, improbables. Il en ressort de communes notions d’irréalité, de langueur voire de déréliction qui touchent à l’aspect onirique de la mémoire. Au début du XXIe siècle, la ville-lumière semble ainsi ramenée à l’état de fantasme par les artistes qui s’y sont implantés ». Des « œuvres à la fois symboliques et cependant empreintes encore de cet expressionnisme qui fut une des marques de l'Ecole de Paris, avec des jeux très subtils d'accords presque monochromes ».

Un point commun entre Yaël Braverman, née à Jaffa (Israël,) Miriam Briss, née à Nimègue (Pays-Bas), Samy Briss, né à Jassy (Roumanie) et Vladimir Kara, né à Moscou (Russie) ? Porteurs de cultures différentes, ces quatre artistes ont élu Paris pour y vivre et travailler. Ils rendent hommage à cette ville. A l’aube du XXe siècles, « l’école de Paris » a attiré des artistes du monde entier. Un siècle plus tard, ces quatre artistes confirmés, à la carrière internationale, « présentent leurs œuvres autour du thème songes citadins, où rêves et élans poétiques se croisent ».

En décembre 2012, la galerie Saphir présente l'exposition collective « Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination » avec Bosselin, Briss et Kara. Le «  vitrail, dans l’histoire des arts plastiques en Europe, précède de plusieurs siècles la peinture de chevalet : les bleus de Chartres illuminent les cathédrales bien avant que Léonard de Vinci ait emprisonné les transparences de la lumière toscane dans le sfumato de la Joconde. Pourtant, aujourd’hui, les expositions de vitraux sont rares, et plus rares encore celles qui, comme aujourd’hui à la Galerie Saphir au Marais, confrontent vitraux, aquarelles et peintures ».

La galerie Russkiy Mir présente Lumière de l'aquarelle. « La musique de l'aquarelle est celle des flocons de neige fondant au soleil du printemps, du tintement léger du cristal, du chant des oiseaux. Aucun autre art visuel ne saurait rendre cette perception fine, fraîche et transparente du réel. Alors que ce sont précisément ces qualités qui donnent à l'aquarelle la profondeur tridimensionnelle et qui créent l'impression du volume. L'aquarelle est comme une musique silencieuse ou la musique du plaisir. L'aquarelle est source de bonne humeur, une occasion de communication avec le jeu vivant, vibrant, perpétuel de la lumière. C'est la célébration de la lumière et des couleurs qui ne ternissent ni ne meurent jamais... Le travail de l'aquarelliste ressemble à celui du joailler – un mouvement imprécis du pinceau est irréparable. Cette pureté cristalline de l'aquarelle exige de l'artiste une approche particulièrement attentive… L'exposition vous présente les travaux de quatre artistes russes: Illarion Golitsyne, Vladimir Kara, Marina Nikolaéva et Dinar Moussine. Chacun d'entre eux a sa manière propre d'utiliser la technique de l’aquarelle mais ils ont en commun la légèreté et la finesse graphique d'exécution… La technique de Vladmir Kara est légère, enlevée. Tous les objets représentés sont reconnaissables mais privés de leur grossière matérialité. Ils semblent flotter en apesanteur. Ses aquarelles donnent l'impression d'esquisses instantanées avec une palette de couleurs pures », écrit Rénata Clavien.

La Librairie-Galerie Les Mots à la Bouche présente l'exposition L'amour dans tous ses états avec notamment des oeuvres figuratives de Vladimir Kara. L’association ARTKARA réunissant des artistes Russes à Paris et l’association « Russie-Libertés », qui se bat pour la Défense des Droits de l’Homme en Russie, vous invitent à l’inauguration de cette "exposition militante" dont le communiqué de presse soulève des interrogations. tant il occulte des questionnements justifiés en particulier sur le "mariage pour tous". Je n'ai pas pu voir l'exposition L'amour dans tous ses états. Après avoir loué le projet de loi française sur le "mariage pour tous", le communiqué de presse de cette exposition stigmatise une loi votée en janvier 2013 et "ouvertement homophobe": la "Douma russe a adopté à la quasi-unanimité une loi punissant tout acte public constituant « de la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs ». Une loi de discrimination, mais aussi de harcèlement visant à interdire la libre expression des sentiments et des droits de chacun dans l’espace public et à soumettre les homosexuels à des risques de dénonciation ou de chantage à la fois dans l’espace public et privé car les autorités peuvent toujours arguer de la présence de mineurs dans ces lieux". Ces louanges de la proposition de loi française et ces critiques contre cette loi russe ne convainquent guère, car cette dernière réprime aussi la pédophilie et ce projet de loi française suscite des critiques fondées. Ne pas l'indiquer dans ce communiqué surprend.

Dans le cadre de La Palette russe, la I-Gallery a présenté 30 ans après, et Intérieur Extérieur, expositions collectives avec des œuvres notamment de Vladimir Kara, Igor Bitman et Yana Bystrova, puis « Continuité », exposition d'œuvres peintes de Vladimir Kara.

En 2013, la galerie Russkiy Mir a montré une sélection d'œuvres peintes de Vladimir Kara, puis du 12 novembre au 4 décembre 2013, elle présentera, avec l'Association des artistes russes à Paris, Interactions, exposition où dialogueront des œuvres de Vladimir Kara et Masha S. (Schmidt).

"En peinture, c'est généralement par le dessin que tout commence... C'est pourtant la première fois que j'expose des dessins, en compagnie de trois grands artistes. La première fois, parce que le dessin est le domaine de la recherche et de l'intimité, celui du "work in progress", des tâtonnements et des lumières soudaines, et qu'il me fallait me sentir suffisamment maître de mon travail pictural pour mettre à nu le fil qui relie l'un à l'autre", écrit Vladimir Kara.

En mars 2014, la I-Gallery a présenté l'exposition  collective « Les quatre » où ont dialogué des dessins figuratifs inédits de Vladimir Kara avec des dessins et tableaux d'Oscar Rabine, Vladimir Titov et Samvel Hovhannissyan. 

En juin 2014, l'association Le Pont des Arts et La Palette Russe ont présenté à la Salle d'Armes du Pont de l'Arche (Eure) des œuvres récentes figuratives du peintre Vladimir Kara, artiste russe vivant et travaillant à Paris.  Certains tableaux expriment une solitude dans un décor élégant.

Le 30 juillet 2014 à 18 h, à l’Espace artistique de Nyons (Drôme), le peintre Vladimir Kara "réalisera en direct une oeuvre peinte, et sera accompagné par le duo de musique contemporaine DLSI (Duo pour la Libération du Son et de l'Image) Gérard Pape et Olga Krashenko". 

Du 12 juillet au 24 août 2014, dans cet Espace, et dans le cadre de Frontières NomadesVladimir Kara, peintre, Alain Depoorter, sculpteur et Simone Bigot-Moonens, sculpteur "dialoguent et juxtaposent leurs travaux dans un même espace, les couleurs vibrent, les formes entrent en relation, les expressions interagissent.  Ces trois artistes venus d’horizons différents (Russe, Belge, Française) présentent leur travail réalisé en tout ou en partie à Nyons, où ils ont des attaches et où ils sont accueillis à bras ouverts. Si l'Art aide à mieux comprendre la vie, c'est bien parce que les artistes en livrent un regard personnel, mélange d’intuitions et de langages intrinsèques. Leurs approches, abstraite ou figurative, leur permettent d’élargir leurs recherches et d’offrir avec la sensibilité qui leur est propre une vision intime du monde".


La galerie La Valse a présenté l'exposition collective "En contrepoint" Peinture-Sculpture, avec notamment des peintures de Vladimir Kara (18 septembre-15 octobre 2014). La Palette Russe a débuté la saison 2014-2015  avec l’exposition collective « En Contrepoint » avec des oeuvres de Faïna Kremerman, Masha Schmidt, Daria Sourovtseva,  Konstantin Altunin et Vladimir Kara. « De la musique avant toute chose… » Quatre peintres et un sculpteur composent un quintet éphémère et leurs œuvres respectives, en contrepoint les unes des autres, dialoguent, se répondent, s’opposent, se repoussent, jurent les unes avec les autres avant de s’exalter mutuellement. Notes, couleurs, tons, sons, gestes, rythmes et mouvements, phrases et figures, reliefs et aplats, lumières et matières, c’est la java du langage, la saga de l’expression, l’odyssée, toujours recommencée, des formes… », a écrit Roland Hélié.

Le 3 octobre 2014, à 19 h 30, Vladimir Kara a créé une oeuvre picturale en public et en ambiance musicale. "A quelques rares exceptions près, les tableaux naissent dans le secret des ateliers. Il en va de même des œuvres de Kara qui, exceptionnellement, vous propose de lever un coin du voile, d’assister à la création d’une toile. Accompagné par un duo de musiciens - Masha Lankovsky (violon) Dima Tsypkin (violoncelle) - il va peindre un tableau.  Ainsi pourrez vous toucher du doigt l’une des vérités de l’art : « Si au début il n’y a rien, à la fin, il y a une œuvre. » Osez assister, en direct, à ce très mystérieux tour de passe-passe".


La galerie Russkiy Mir a présenté l'exposition individuelle de peintures de Vladimir Kara (25 octobre-6 décembre 2014). Acronyme américain, VUCA signifie Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity. "Dérivé du vocabulaire militaire. VUCA est un outil pratique de prise de conscience et de volonté de réagir". (Yana Bystrova).


La Mairie du VIIIe arrondissement de Paris a accueilli l'exposition collective Art et parenté, avec notamment des œuvres de Vladimir Kara. "Aucune œuvre d’art ne s’inscrit sur une page blanche. Chacune raconte une histoire en filigrane : que l‘on soit peintre, sculpteur ou photographe, de quel artiste, de quel maître est-on le fils, l’émule, l’héritier ou le liquidateur ? Un bon moyen d’essayer de comprendre l’alchimie mystérieuse qui donne vie aux créateurs est d’observer ce qui se transmet ou pas au sein des familles d’artistes.  L’exposition mettra ainsi côte à côte les œuvres des parents et celles de leurs enfants en aidant les spectateurs à déchiffrer leurs influences réciproques". Les auteurs représentés : Alexander Kara-Ivanov/Vladimir Kara, Meir Axelrod/Michail Yahilevich, Walter Steiner/Karel Steiner, Pierre Dupont/Laurent Dupont, Inga Kozlova/Lev et Veniamin Kazachenko, Oscar Rabine/Alexandre Rabine, Abram Nitsberg/Julia Nitsberg.

Pour ses 35 ans, la galerie Saphir a présenté Arrêt sur couleurs, exposition individuelle de Vladimir Kara, à partir du 28 novembre 2014. « Arrêtons-nous un instant sur la couleur, comme si n’existait aucun autre choix, comme si elle était ce qu’il reste quand il ne reste rien des pensées, des sentiments, des mots... » 



Du 4 au 6 décembre 2014, la galerie Aleyne a présenté une exposition collective de dessins et de photographies, dont des œuvres de Vladimir Kara. Vernissage le 5 décembre 2014 à partir de 18 h. 


A l’occasion de l’exposition Les mots peints,  l'Espace Sorano a accueilli le 11 décembre 2014 à 19 h la performance de ʺLive Paintingʺ au cours de laquelle Macha Kouznetsova, comédienne et chanteuse,  accompagna le geste pictural de Vladimir Kara. 


 Celui-ci "a exposé dans des lieux prestigieux comme le Palazzo Lenzi, l’Institut français à Florence, le musée MOCA à Pékin,  mais aussi dans de nombreuses galeries dans le monde : l’Inter Art Gallery à New York, la Galerie Modevormgeving à La Haye, la Galerie Dialogue à Genève, la Galerie Anderes Ufer à Berlin et bien entendu à Paris à la Galerie Saphir et à la Galerie Mir". En 2012, il a exposé au sein d’expositions collectives notamment à l’Orangerie du Sénat (Jardin du Luxembourg). « Décalés dans l’espace, dans une arrière-salle, près d’une fenêtre, au bout d’une ligne de fuite, d’une jetée, sur un balcon suspendu dans un non-lieu, sur un rivage, partout où est l’ailleurs, les personnages attendent, seuls ou en couple, ils dialoguent sans mots, parallèles et ensemble à la fois, ils se disent adieu, ils disparaissent parfois totalement au profit d’une nature morte au parfum antique, d’un paysage désert… Une douce tristesse chante toujours sa petite musique, il y a toujours une lueur, la lueur d’un ailleurs, d’un rêve éternel», a écrit Sabine Valici-Bosio, journaliste.


Le 11 décembre 2014, à 19 h, accompagné par Macha Kouznetsova, chanteuse et  comédienne qui mène une double carrière en France et en Russie, au théâtre et dans des formations musicales, Vladimir Kara a présenté Work in Progress. "Au départ, une toile vierge et une palette de couleurs : Vladimir Kara se met au travail comme s’il était dans son atelier, mais en présence du public. Une occasion de découvrir la maîtrise technique, une approche esthétique et une inspiration sur le vif". A l’occasion de l’exposition Les mots peints,  l'Espace Sorano a révélé la performance de ʺLive Paintingʺ au cours de laquelle Macha Kouznetsova, comédienne et chanteuse,  a accompagné le geste pictural de Vladimir Kara.


Les associations ARTKARA, La palette Russe et la Galerie "La Valse" ont montré l’exposition collective "Dans les petits papiers des peintres", avec des oeuvres de Macha PoynderDaria SurovtsevaMasha SchmidtSamy Briss et Vladimir Kara (8 janvier-14 février 2015).  "Vénérable papier, fibre arrachée à la nature et transformée en pâte séchée depuis des millénaires pour y consigner nos graffiti enfantins, nos émotions, notre mémoire, nos rêves, nos doutes, notre vision du monde. Il est à la fois le dépositaire de l'intime et du public, de l'instantané et de l'élaboré, de l'ébauche et de l'oeuvre finie. C'est pourquoi, malgré la concurrence vorace du numérique, il continue de s'ancrer dans la vie de chacun, vecteur partagé par le spectateur comme par l'artiste et donc chemin possible d'une complicité et d'une approche au plus près de la démarche créatrice". Vernissage le jeudi  8 janvier 2015. Le 13 janvier 2015, dès 20 h, la galerie La Valse a accueilli une expérience picturale et musicale avec Vladimir Kara.

La galerie Noëlle Aleyne a proposé l'exposition « Couleurs du silence » de Vladimir Kara (9 avril-9 mai 2015). « Arrêtons-nous un instant sur la couleur, comme s'il n'existait aucun autre choix, comme si elle était l'unique matériau à disposition pour s'exprimer comme si elle était ce qu’il reste au-delà des idées, des sentiments, des mots... Vladimir KARA nous livre une peinture généreuse, à la fois poétique et forte. Il aime mettre en lumière des sujets mythologiques ou bibliques à travers une palette de rouges éclatants ou de gris bleutés magnifiquement nostalgiques. Par la douceur des formes, l’assurance du trait qui souvent se veut ligne, il évoque avec élégance un ailleurs, un couple, l’idée délicieuse du temps suspendu ».

La galerie Noëlle Aleyne présenta ensuite l'exposition collective Paysages urbains. Interactions sur nos comportements (21 mai-20 juin 2015). Le 13 juin, à 17 h est prévu un Live painting par Vladimir Kara, square Léonor-Fini en compagnie des musiciens de jazz de La Bringuebale. Cet artiste était présent les jeudi, vendredis, samedis et dimanches de 15 h à 19 heures.


L'association Palette russe a présenté l'exposition collective Songes citoyens-Hommage à Paris, avec notamment des œuvres de Vladimir Kara. Elle "organise, pour la première fois, une grande exposition internationale, ouverte à dix artistes originaires de différentes cultures et d’horizons multiples qui ont choisi Paris comme lieu de vie et de travail, rendant ainsi hommage à cette ville, capitale culturelle mondiale. Depuis le début du XXème siècle, Paris a attiré des artistes venant des quatre coins de la planète. Cette ville culturelle continue à aspirer les énergies et reste une lumière depuis plusieurs générations".

"Un siècle plus tard, Paris garde son attrait exceptionnel pour les artistes. Aujourd’hui, nous souhaitons présenter dix d’entre eux, issus de contrées différentes, qui se réunissent dans un lieu prestigieux pour rendre hommage à la ville éternelle. La Fondation Alliance française, lieu ouvert par excellence au monde et à la culture, accueille leurs dernières œuvres autour du thème des « songes citadins », où rêves et élans poétiques se croisent entre les grands boulevards, la Seine et la tour Eiffel. C’est donc bien Paris en partage, Paris comme lieu de rencontres, Paris comme symbole de la création qui unit cette palette et cette diversité d’artistes aujourd’hui réunis autour d’un lieu unique. Chacun d’eux repartira porter ces « songes citadins » au sein d’une capitale européenne ou mondiale. L’exposition sera proposée aux Alliances françaises de différentes contrées qui pourront montrer la diversité de la création artistique et l’influence de Paris rêvé à travers le monde. Les artistes participants d’origine américaine, chinoise, russe et française sont Nathan Chantob – Julien Claustre – Vladimir Kara – Faïna Kremerman, Suntta Li – Marcus McAllister – Macha Schmidt – Vladimir Sichov".

Vladimir Kara présenta ses œuvres récentes dans son atelier sous les toits les 27 mai de 18 h à 21h , 28 et 29 mai 2016 de 13 h à 21 h. Ecrire à info@artkara.com.

La Galerie Fert a programmé une exposition d’œuvres de Vladimir Kara (13 juillet-25 août 2016).

« C'est en faisant appel à un vocabulaire symbolique et figuratif que je tente de résoudre la problématique perpétuellement renouvelée posée par la surface picturale. Dans une importante partie de mon œuvre, je cherche à mettre en lumière la manière dont les sujets mythologiques et bibliques – toujours contemporains – sont construits et à réinterpréter dans la langue d'aujourd'hui les questions éternelles qu'ils mettent en scène. »

La galerie Noelle Aleyne présente l'exposition « Vladimir Kara : Vertical » (1er décembre 2016- 7 janvier 2017). "Le peintre russe Vladimir Kara explore ce format singulier. Réfléchir autour d'un format, voir comment il incite à réaménager son langage créatif, ses motifs et ses obsessions: telle est la démarche proposée par Vladimir Kara pour sa nouvelle exposition dans la lumineuse galerie Noëlle Aleyne, au coeur du Marais. Le peintre russe choisit la verticalité, une expérience assez rarement pratiquée par les artistes, dont l'élégance est pourtant indéniable".

"Émigré en France dans les années 1980, Vladimir Kara décline dans ses toiles mélancoliques et contemplatives un quotidien qui revêt sous son pinceau des dimensions bibliques ou mythologiques. La simplicité devient mystère, la ligne synthétique devient envol, l'espace aux couleurs harmonieuses devient voyage silencieux. Ses thèmes récurrents - figures humaines qui se rencontrent ou se séparent, arbres élégants s'étirant vers le firmament, architectures vertigineuses et intimes à la fois, objets du quotidien qui parlent en creux de l'humain, fleurs qui témoignent de la fragilité du monde - mille fois renouvelés racontent à chaque fois une histoire différente et une quête identique".

La "mise en scène et en forme (Kara a d'ailleurs travaillé comme scénographe) joue donc un rôle très important. C'est pourquoi la recherche de la verticalité n'est pas purement formelle: «Je parcours un nouveau chemin où l'espace devient plus étroit, mais s'allonge à l'infini. Dans cet espace ascensionnel, les formes, les sensations, les émotions, tout s'étire vers le haut pour renouveler le regard, pour hausser la vision» raconte le peintre".


 Elie Szapiro, Repaires Repris. Éditions Galerie Saphir. Novembre 2011. 80 pages grand format.


Du 1er décembre 2016 au 7 janvier 2017Vernissage jeudi 1er décembre 2016 de 18 h à 21 h. 
Du 9 avril au 9 mai 2015. Vernissage le 10 avril à partir de 18 h.
Du 11 décembre 2014 au 17 janvier 2015
18, rue Charlot. 75003 Paris
Tél. : 01 42 71 89 49
Les jeudis, vendredis et samedis de 13 h 30 à 19 h
Vernissage les 5 et 12 décembre 2014 à partir de 18 h.
Vernissage le 4 juin 2015 à 18 h. 

Du 13 juillet au 25 août 2016
A la Galerie Fert 
30, place du Dr. Bourdongle. 26110 Nyons
Du mardi au dimanche de 10 h à 13 h et 15 h à 19 h

Songes citoyens-Hommage à Paris
Du 5 au 15 avril 2016
A la Fondation Alliance française
101, boulevard Raspail, 75006 Paris
De 9 h à 11 h

Du 18 septembre au 15 octobre 2014
41, rue des Tournelles. 75003 Paris
Du mardi au dimanche de 15 h à 18 h. Vernissage en présence des artistes le 18 septembre à 18 h.

Les mots peints
Du 1er au 18 décembre 2014
A l'Espace Sorano
16, rue Charles Pathé. 94300 Vincennes
Tél: 01 43 74 73 74 

Art et parenté 
Du 24 novembre au 6 décembre 2014
Mairie du VIIIe arrondissement de Paris
3, rue de Lisbonne. 75008 Paris. Vernissage le 25 novembre 2014 à partir de 18 h


A partir du 28 novembre 2014. Vernissage le 27 novembre de 17 h à 21 h
« Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination »
Du 5 décembre 2012 au 15 février 2013. Vernissage le 11 décembre 2012 de 17 h à 20 h
A la galerie Art-Mode® Saphir Monceau
69, avenue de Villiers, 75017 Paris

Du 25 octobre au 6 décembre 2014. Vernissage le 25 octobre 2014 à partir de 18 h.
Du 12 novembre au 4 décembre 2013Interactions. Vernissage le 13 novembre 2013 dès 18 h
7, rue de Miromesnil. 75008 Paris
Tel : +33 1 44 71 07 41
Du mardi au vendredi de 11 h 30 à 18 h 30
Du 12 décembre 2012 15 janvier 2013. Vernissage le 12 décembre 2012 à partir de 18 h
Du 5 au 28 septembre 2012. Vernissage le 5 septembre 2012 à 18 h 30
Du 15 mai au 3 juin 2013. Vernissage le 15 mai à partir de 18 h

Le 30 juillet 2014
A l’Espace artistique
 6, place Joseph Buffaven. 26110 Nyons 
Vernissage en présence des artistes le 12 juillet à 11 h.

Du 13 au 15 juin 2014
A la Salle d'Armes (près de l’église)
rue Antoine. 27340 Pont de l'Arche 
Tél. : 06 09 52 57 32
De 10 h à 19 h 30

Les quatre
Du 4 au 23 mars 2014
A la I-Gallery
12, rue Durantin. 75018 Paris
Tous les jours, sauf le lundi, de 16 h à 20 h et sur rendez-vous 0663874209
Vernissage le 7 mars 2014 de 18 h à 21 h

Continuité. Du 17 octobre au 10 novembre 2013. Vernissage le 19 octobre 2013 de 18 h à 21 h.
Intérieur-Extérieur. Du 2 au 28 juillet 2013. Vernissage le 2 juillet 2013 à 18 h 30
La Palette russe. 30 ans après. Du 20 mai au 15 juin 2013
A la IGallery
12, rue Durantin. 75018 PARIS
Tous les jours sauf le lundi de 16 h à 20 h, et sur rendez-vous
Vernissage le 23 mai 2013 de 19 h à 22 h. Portes ouvertes le 8 juin 2013 de 16 h à 20 h.

Du 25 avril au 14 mai 2013
6, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. 75004 Paris
Tél. 01 42 78 88 30
Ouverte du lundi au samedi de 11 h à 23 h, dimanche de 13 h à 21 h

« Du vitrail à la toile, de la lumière à l’illumination »
Du 5 décembre 2012 au 15 février 2013. Vernissage le 5 décembre 2012 de 17 h à 21 h
Repaires repris. Jusqu'au 31 janvier 2012. Vernissage le 4 décembre 2011 de 17 h à 20 h. Finissage le 29 janvier 2012 de 17 à 20 heures (cocktail)
« Patrimoine et modernité : l’ère du numérique ». En septembre 2011. Vernissage le 18 septembre 2011 de 17 h à 20 h
Frontières nomades. Jusqu’au 20 janvier 2011
69, rue du Temple, 75003 Paris
Tél. : 01 42 72 61 19
Du dimanche inclus au jeudi de 13 h à 19 h, le vendredi sur rendez-vous

Du 17 octobre au 16 novembre 2012
39, rue Broca, 75005 Paris
Du lundi au jeudi de 10 h à 19 h. Vendredi de 10 h à 15 h
Tél. : 01 43 31 93 60
Vernissage le 17 octobre 2012 à 18 h

Du 15 août au 26 août 2012
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou : 19bis, rue de Vaugirard, 75 006 Paris
Entrée libre, tous les jours de 12 h à 20 h
Vernissage le jeudi 16 août à 18 heures

Du 12 au 18 mars 2012
Salle Jean-Mouly
Rez-de-chaussée, fond de cour ou par la rue du Pont Louis-Philippe
2, place Baudoyer. 75004 Paris
Tous les jours de 13 h à 21 h
Entrée libre
Inauguration le 12 mars 2012 à 18 h
Le samedi 17 mars 2012 à 17 h, la conférence « Existe-t-il une littérature russophone ? » sera animée par Galia Ackerman.

Du 21 février au 4 mars 2012
48, rue Vieille du Temple. 75004 Paris
Tous les jours de 12 h à 21 h
Entrée libre
Vernissage de l’exposition mardi 21 février 2012 à 19 heures

Visuels :
Vladimir Kara
« Couleurs du silence » Acrylique sur toile, 80 x 120

Vladimir Kara
Lumière bleu
acrylique sur bois
100x70

David Liver
Lumière
encre des chine sur papier
100x70

Vladimir Kara
Paroles tendres
acrylique sur bois
122x108

Oskar Rabin
Composition avec les portraits
huile sur toile
89x116

Mikhail  Roginsky
« S dobrym utrom »
Acrylique sur papier
70 x 95

Vladimir Kara
Dialogue
acrylique sur papier marouflé
100x70

Vladimir Kara
Bleu de Paris
acrylique sur papier marouflé
100x70

Vladimir Kara
Sur les terrasses, 2015
Acrylique sur toile
75 x 50

Vladimir Kara
Gardien du silence
Acrylique sur carton

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en janvier 2011, les 13 août et 3 décembre 2012, 21 mai, 14 octobre et 12 novembre 2013, 5 mars, 13 juin, 15 septembre et 24 novembre 2014, 7 janvier, 8 avril et 20 mai 2015, 11 avril, 27 mai et 12 juillet 2016. Il a été modifié le 25 novembre 2016.