samedi 17 février 2018

« Robert Frank - L'Amérique dans le viseur », par Laura Israel




Arte rediffusera le 19 février 2018 « Robert Frank - L'Amérique dans le viseur » (Blicke in die Seele Amerikas - Der Fotograf Robert Frank ; Don't blink - Robert Frank), documentaire de Laura Israel. Né en Suisse en 1924 d’un père allemand juif, Robert Frank est un photographe, un streetphotographer, cinéaste documentariste majeur du XXe siècle.

« Je fais toujours les mêmes images. Je regarde toujours l’extérieur pour essayer de regarder l’intérieur, pour essayer de trouver quelque chose de vrai mais peut-être rien n’est-il jamais vrai », a confié Robert Frank.


« Figure marquante de la photographie de la seconde moitié du XXe siècle, Robert Frank a fait de l'image le matériau premier de sa créativité. Compagnon de route du mouvement beatnik, auteur de l'ouvrage culte « Les Américains », il se livre avec générosité et humour dans ce portrait passionnant ».

Entre Europe et Amérique
Robert Frank est né à Zurich en 1924. Décorateur juif allemand, son père Hermann a quitté Frankfort après la Première Guerre mondiale, et est déchu de sa nationalité allemande en 1941 par les Nazis. Apatride, il obtient la nationalité helvétique en 1945.

Robert Frank « se passionne très jeune pour la photo, que son père pratique en amateur ». En 1941, il se forme auprès du photographe et graphiste Hermann Segesser qui lui fait connaitre l’art de Paul Klee.

De 1942 à 1944, Robert Frank complète sa formation auprès de Michael Wolgensinger.

Son portfolio 40 photos témoignage de son regard curieux sur la Suisse.

Avec son Rolleiflex, Robert Frank photographie l’Europe dévastée de l’après-guerre.

« Bien qu‘installé aux États-Unis depuis 1947, Robert Frank continue à faire la navette entre l’Europe et New York de 1949 à 1952. La majorité des œuvres exposées en 2009 au Jeu de Paume en ont été prises à cette époque, dans le Paris d’après-guerre ; certaines ont été tirées spécialement à l’occasion du présent accrochage. La rue en est le thème central. Le regard du photographe alterne entre les passants, les lieux et les objets. Frank s’inscrit dans la tradition baudelairienne du flâneur qui observe le spectacle des rues au gré de ses déambulations. Ses premières expériences américaines semblent avoir aiguisé son regard sur la vieille Europe, et il est conscient du caractère éphémère de ce qu’il y voit. Les prises de vue des boulevards, des jardins publics et des vendeurs de rue évoquent les célèbres photos documentaires réalisées à Paris par Eugène Atget (1857-1927). Frank saisit les gens dans la subtilité de l’instant : perdus dans leurs pensées, debout, au milieu de la foule ou assis dans le métro, prostrés sur un banc ou lovés sur une pelouse. Il choisit différentes perspectives : des vues en plongée, des angles très profonds ou des photographies de passants prises par dessus l’épaule, ce qui donne une forte présence au motif tout en plaçant le spectateur au cœur de l’image. Les photos parisiennes de Frank se présentent déjà comme un récit visuel – non pas comme une histoire, mais comme une multitude d’instantanés qui nous invitent à porter un regard plus attentif sur la fin d’une époque ».

Il se rend aux Etats Unis en 1947. Il gagne sa vie comme photographe de mode pour le célèbre magazine « Harper's Bazaar » avant de prendre son indépendance ».

Il voyage en Amérique du Sud et en Europe.

De retour aux Etats-Unis en 1950, il rencontre Edward Steichen et participe à l’exposition collective 51 photographes américains au Musée d’art moderne (MoMA). Il épouse Mary Lockspeiser, le couple a deux enfants aux destins tragiques et se sépare en 1969.

Photojournaliste, Robert Frank collabore à McCall's, Vogue et Fortune.

Avec Saul Leiter et Diane Arbus, il s’illustre dans The New York School of photographers (Jane Livingston).

Grâce à une bourse de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation, il parcourt en famille les Etats-Unis et en saisit la société et ses tensions, des vies quotidiennes monotones d’anonymes, des paysages tristes et vastes. Son projet « d’étude visuelle d’une civilisation », soutenu par Walker Evans, Alexey Brodovitch, Edward Steichen, Alexandre Liberman et Meyer Shapiro. Dans une petite ville d’Arkansans, il affronte l’antisémitisme. « Lorsque les gens regardent mes photos, je voudrais qu’ils éprouvent la même chose que quand ils ont envie de relire les vers d’un poème », a déclaré en 1951 Robert Frank.

« Encouragé par son aîné Walker Evans, l'Américano-Suisse Robert Frank laissera sa trace dans l'histoire de la photographie. Pour lui, tout commence avec « Les Américains », son premier livre ». Publié en 1958 en France par Robert Delpire et en 1959 aux Etats-Unis, « l'ouvrage réunit 83 clichés, savamment choisis parmi les » 28 000 « qu'il a collectés au fil des trente étapes d'un long périple à travers les États-Unis ». « La liberté du style, très direct et qui tourne le dos aux canons de l’esthétique traditionnelle, est comparable à celle des écrivains de la Beat Generation – qu’il ne connaît pas encore mais qui deviendront bientôt ses amis –, et évoque également les procédés d’improvisation du jazz. Les lieux et les visages pris à la volée sont souvent flous, la composition est parfois décentrée, comme si, en allant très vite, le motif était seulement balayé du regard. La fréquence et la profondeur des noirs creusent les images, créant un facteur d’abstraction et un tempo qui les lie en profondeur », analysait le Jeu de Paume.

« Compagnon de route du mouvement beatnik, ami d'Allen Ginsberg et de Jack Kerouac, Robert Frank  a fait de l'image le matériau premier de sa créativité ».

L’Art Institute of Chicago présente en 1961 Robert Frank: Photographer, première exposition individuelle.

« Comme photographe, mais aussi comme cinéaste, puisqu'il a réalisé entre 1959 et 2009 plus d'une vingtaine de films, courts métrages et documentaires expérimentaux » : Pull My Daisy (1959) écrit par Kerouac, Cocksucker Blues (1972) sur les Rolling Stones.

« Les visages sont plus intéressants que les paysages, alors je me suis concentré pour me rapprocher des gens », précise le photographe, lorsqu'il raconte la genèse de son deuxième « road trip », effectué après plusieurs mois passés au Pérou. Saisis dans la banalité du quotidien, ses portraits d'hommes et de femmes, travailleurs modestes des villes et des campagnes, ont donné chair aux grands oubliés du rêve américain de l'après-guerre. « À l'époque, rappelle-t-il, la plupart des critiques ont été assez méchants. Ils ont dit : « Ce type doit haïr l'Amérique pour photographier des gens comme ça. » [...] J'étais un chasseur. Un chasseur d'images ; ce voyage m'a appris à l'aimer. »

Dès 1972, Robert Frank procède à des photomontages.

« Mêlant de nombreuses archives d'interviews et d'extraits de films, le beau documentaire que lui consacre Laura Israel balaye soixante-dix ans d'une carrière bien remplie. Il s'appuie surtout sur de passionnantes rencontres avec l'artiste. Interrogé chez lui, à New York et dans son repaire canadien de Mabou, en Nouvelle-Écosse, le facétieux nonagénaire puise dans ses albums et ses caisses d'archives pour commenter, avec humour et gourmandise, une œuvre foisonnante et inclassable ».
  
Etats-Unis, 2013, 52 min
Sur Arte le 11 juillet 2017 à 1 h, le 19 février 2018 à 23 h 35 

Visuels
Portrait du photographe et réalisateur américain Robert Frank
© D.R.
Le photographe américain Robert Frank
© Ed Lachman
Le photographe américain Robert Frank
© Lisa Rinzler
Autoportrait de Robert Frank
© Robert Frank
Appareils photo du photographe et réalisateur américain Robert Frank
© Lisa Rinzler
Le photographe Robert Frankdans son atlier de New York
© Lisa Rinzler

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Articles in English
Les citations proviennent d'Arte et du Jeu de Paume. Cet article a été publié le 10 juillet 2017.

« Si Mustapha Müller, le maître déserteur » par Lorenz Findeisen


Arte rediffusera le 16 février 2018, dans le cadre de la série documentaire Les Oubliés de l'Histoire, « Si Mustapha Müller, le maître déserteur » (Mustapha Müller, Deserteur), par Lorenz Findeisen. L'itinéraire de Winfried Müller, ayant rejoint l'Union soviétique, puis les djihadistes en Algérie. Après avoir occupé des fonctions politiques dans l'Algérie indépendante au régime autoritaire, il protège l'environnement dans les parcs nationaux. 



Winfried Müller « est né en 1926 dans un petit village des montagnes autrichiennes ». Sa jeunesse sous le IIIe Reich n'est pas décrite avec précision.

Après la Deuxième Guerre mondiale, Winfried Müller « disparaît mystérieusement du côté de l’URSS où il est entraîné par le KGB ». 

En 1954, « sous l'alias Mustapha, il part soutenir les indépendantistes du FLN en Algérie », des djihadistes.

Il contribue à obtenir que des Allemands de la Légion étrangère française désertent.

Il semble avoir trouvé en Algérie une convivialité, une famille politique absentes de son enfance et de son adolescence.

Après l’indépendance de l’Algérie qui induisit l'exode d'environ un million de personnes - juives, chrétiennes, etc. -, en 1962, il « décide de rester dans ce pays et y occupe diverses fonctions » politiques dans un Etat au régime autoritaire dont la capitale a été surnommée "La Mecque des révolutionnaires".

« Après avoir participé au rapatriement des personnes restées aux frontières, à partir de 1962, il chapeaute entre 1964 et 1966 le mouvement de la Jeunesse au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports, avant d’occuper plusieurs postes au ministère de l’Information jusqu’à 1971.

Parcs nationaux algériens
« Forestier de formation, il s’occupera jusqu’à 1979 des sports de montagne, avant d’être nommé inspecteur général des Parcs nationaux et des zones protégées. Il a beaucoup fait dans le domaine forestier, notamment avec la création du Parc national du Djurdjura ».

En 1986, à sa retraite, il a réalisé des « documentaires sur l’environnement, la nature et le paysage algérien ».

Il est décédé en septembre 1993. Son ultime documentaire a pour titre « Vivre et laisser vivre ? »

Son fils adoptif est Abdellah Sahki, protecteur de l’environnement algérien.

Des sites Internet berbères ou amazighs publient des articles reconnaissants à son égard.

La vie de Mustapha Müller est retracée dans « Si Mustapha Müller - kurze Zeit des Ruhms », documentaire de Erika Fehse. Un film qui laisse sa part d'ombre à ce personnage qui, pour partie, fait penser à celui du roman Le village de l'Allemand ou Le journal des frères Schiller, de Boualem Sansal.

Mustapha Müller semble avoir admiré l'islam, et n'avoir jamais contesté le pouvoir politique autoritaire algérien au sein duquel il a bénéficié de promotions. Et ne semble pas avoir été perturbé par l'exil massif, contraint et brutal des autochtones juifs, chrétiens...


« Si Mustapha Müller, le maître déserteur » par Lorenz Findeisen
2016, 26 min
Sur Arte le 25 février 2017 à 17 h 40, le 16 février 2018 à 3 h 35

Visuels :
Winfried Müller (alias Mustapha) est né dans un petit village des montagnes autrichiennes. Après la Seconde Guerre mondiale, il disparaît mystérieusement vers l’URSS et fut entraîné par le KGB. En 1954 il part soutenir le FLN en Algérie.
© Fritz Keller
© Films du Tambour de Soie/Frit

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 24 février 2017.

vendredi 16 février 2018

« Carl Lutz, un diplomate en résistance » par Jacques Malaterre


Arte rediffusera le 17 février 2018, dans la série de Jacques Malaterre« Les oubliés de l'Histoire » (Vergissmeinnicht), « Carl Lutz, un diplomate en résistance » (Carl Lutz, Retter), par Jacques Malaterre. Diplomate suisse en Hongrie pendant la Deuxième Guerre mondiale, Carl Lutz (1895-1975) « a réussi, au péril de sa vie, à aider soixante-deux mille juifs hongrois à échapper à une mort programmée ». Un Juste parmi les Nations.
La série documentaire « Les oubliés de l'Histoire » propose « une traversée haletante de l’histoire européenne du XXe siècle à travers les destins extraordinaires d’hommes et de femmes étonnamment peu connus du grand public ».

Des Justes parmi les nations ayant sauvé des Juifs à Budapest (Hongrie) lors de la Deuxième Guerre mondiale, on peut citer les noms de Raoul Wallenberg, homme d’affaires et diplomate suédois né en 1912, Per Johan Valentin Anger (1913-2002), secrétaire à l’ambassade de Suède, Károly Szabó (1916-1964), secrétaire-dactylographe à l'ambassade de Suède à l'ambassade de Suède à Budapest, Alberto Carlos de Liz-Texeira Branquinho (1902-1973), diplomate portugais, Carlos de Almeida Fonseca Sampaio Garrido (1883-1960), diplomate portugais, Giorgio Perlasca (1910-1992), fonctionnaire et homme d'affaires italien, Friedrich Born (1903-1963), délégué pour le Comité international de la Croix-Rouge  (CICR) à Budapest, Angelo Rotta (1872-1965), archevêque catholique et diplomate italien – nonce apostolique -, Ángel Sanz Briz (1910-1980), diplomate espagnol...

Vice-consul de la Suisse, pays neutre, en Hongrie (1942-1945), Carl Lutz  (1895-1975) demeure un Juste parmi les Nations méconnu. Ce diplomate et photographe amateur est pourtant l’auteur de la plus grande action pour sauver des Juifs lors de ce conflit international. « Grâce à un travail acharné » pendant des mois « contre la rigidité des autorités de son pays, il réussit, au péril de sa vie, à aider soixante-deux mille juifs hongrois à échapper à une mort programmée ». Environ la moitié de la population juive de Budapest a pu survivre, n’a pas été déportée vers les camps nazis d’extermination.

Budapest
Né en 1895 en Suisse, Carl Lutz  (1895-1975) émigre à l’âge de 18 ans aux Etats-Unis où il réside plus de vingt ans.

Dès 1920, il travaille pour la Légation suisse à Washington et poursuit ses études.

En 1926, il est muté au consulat suisse à Philadelphie, puis à Saint-Louis.

En 1934, il est nommé vice-consul de Suisse à Jaffa (Eretz Israël), alors Palestine sous mandat britannique. Il occupe ce poste jusqu’en 1942, année où il devient vice-consul de Suisse en Hongrie.

Rapidement, il coopère avec l’Agence juive pour la Palestine. Il fabrique des sauf-conduits suisses qui permettent à plus de 10 000 enfants juifs hongrois d’émigrer.

En mars 1944, quand les Allemands envahissent Budapest, capitale de la Hongrie, ils commencent à déporter les Juifs vers les camps nazis d’extermination.

Carl Lutz négocie un accord spécifique avec le gouvernement hongrois et les Nazis. Il obtient l’autorisation d’émettre des lettres de protection pour permettre à 8 000 Juifs hongrois d’émigrer en Palestine mandataire.

Carl Lutz utilise sciemment cette autorisation pour des familles, et non des individus, et fabrique des dizaines de milliers de lettres de protection supplémentaires, en indiquant dans chacune d’elles un nombre compris entre 1 et 8 000.

Il met en place aussi 76 « maisons de sécurité » dans les environs de Budapest, en les déclarant comme annexes de la Légation suisse et échappant donc à l’autorité des forces hongroises et des soldats nazis. Parmi ces « maisons de sécurité », se trouve la célèbre Maison de verre (Üvegház) au 29 de la rue Vadász. Environ trois mille Juifs hongrois ont trouvé refuge dans ce lieu et dans un immeuble dans son voisinage.

Voyant une Juive hongroise blessée par des tirs du Parti des Croix fléchées tomber dans le Danube, Carl Lutz a plongé pour la ramener vers le quai qui, plus tard, sera appelé le quai Carl Lutz. Une fois sur le quai, il a assuré aux officiers hongrois dirigeant ces Croix fléchées que cette femme était sous la protection de la Suisse, l’a emmenée dans sa voiture devant ces soldats médusés.

Carl Lutz poursuit ses efforts avec le soutien de Maximilian Jaeger (1915–1999), ministre suisse qui dirige la mission suisse à Budapest (1936-1944).

Dans les semaines précédant l’entrée de l’Armée rouge à Budapest, Carl Lutz bénéficie de l’aide de Harald Feller qui succède à Jaeger.

Dans ces actions de sauvetage, Trudi Lutz, épouse de Carl Lutz, joue un rôle important.

Après la fin de la guerre, la Suisse critique Carl Lutz en lui reprochant d’avoir excédé ses pouvoirs et mis en danger la neutralité du pays.

En 1958, la Suisse réhabilite Carl Lutz.

En 1963, Haïfa baptise une de ses rues du nom de Carl Lutz.

C’est en 1965 que Yad Vashem remet à Jérusalem le diplôme et la médaille de Juste parmi les Nations à Carl Lutz. Des arbres ont ensuite été plantés.

En 1991, à l’entrée de l’ancien ghetto de Budapest, un mémorial est dévoilé en hommage à Carl Lutz, décédé en 1975.

A Budapest, rue Dobutca, un mémorial lui rend hommage.


« Carl Lutz, un diplomate en résistance », par Jacques Malaterre
France, 27 min
Sur Arte le 14 janvier 2017 à 17 h 15, le 17 février 2018 à 16 h 55

Visuel : © Les Films du Tambour de soie

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 12 janvier 2017.

jeudi 15 février 2018

« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand


Zayed bin Sultan al-Nahyane (1918-2004) est célèbre sous le nom de cheikh Zayed, présenté à tort comme « homme de paix ». Ce fondateur en 1971 des Emirats arabes unis (EAU) - Abou Dhabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah, Oumm al Qaïwaïn -, riches en gisements de pétrole, membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), régna pendant trente-trois ans en dictateur imposant un régime tribal violant les droits de l’homme, distillant son idéologie antisémite et anti-américaine via ses investissements financiers, notamment par le soft-power – dons à de prestigieuses universités, projets culturels -, le Centre Zayed, etc. Arte diffusera, dans le cadre de la série documentaire « Mystérieuse Arabie » (Unbekanntes Arabien), le 15 février 2018 « Les Emirats Arabes Unis » (Vereinigte Arabische Emirate) de Sabine Howe, et le 16 février 2018 « Bahreïn, Qatar et Koweït » (Die kleinen Nachbarn Bahrain, Katar, Kuwait) réalisé par Steven Galling. Lénifiant !!





Situés au Moyen-Orient, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, les territoires qui deviendront en 1971 les Emirats arabes unis (EAU), fédération d’Etats musulmans sunnites, bien que désertiques, ont été longtemps peuplés de marins, de pêcheurs, de marchands – vente de perles, commerce d’esclaves – et de pirates.

« Cheikh Zayed, une légende arabe » (Unser Reichtum sind die Menschen. Scheich Zayed und die Golfstaaten) est un documentaire partial de Frédéric Mitterrand (2014). Une ode à Zayed bin Sultan al-Nahyane (1918-2004).

« Côte des pirates »
Bénéficiant d’atouts géostratégiques, la zone actuellement connue sous le nom d’EAU est surnommée aux XVIIIe siècle la « côte des pirates ».

« Entre 1740 et 1763, l’Angleterre se substituait à la France dans l’ensemble indien. Très vite les compagnies commerciales anglaises en Inde attachent de l’importance à deux axes : la voie du golfe Persique avec la route Bassora-Méditerranée, et la voie de la mer Rouge avec la route à travers l’isthme de Suez », écrit François-Georges Dreyfus. En effet, la France contrôle la route maritime contournant l’Afrique, en disposant d’îles relais : l’île de la Réunion (ex-Ile Bourbon), l’île Maurice (ex-Isle de France), et l’archipel des Seychelles. Quant aux Provinces unies (actuels Pays-Bas), elles se sont implantées dans la colonie du Cap (Afrique du sud).

Les guerres de la Révolution et napoléoniennes (campagne d’Egypte, 1798-1801) ont aiguisé la prise de conscience par la monarchie britannique de l’importance de la Méditerranée.

Pour mettre un terme au piratage attaquant ses navires - en 1797, des pirates saisissent le Bassein Snow -, et protéger la route des Indes, la monarchie britannique combat les pirates en 1809.

En 1819, elle remporte une victoire sur ces pirates, notamment sur la tribu de Qawasim ou al-Qasimi.

Dès 1820, elle signe des accords avec les futurs EAU, Bahreïn, Qatar, Koweït, et les ilots de Tumbs et Abou Moussa près du détroit d’Ormuz, dénommés « Etats de la trêve » (Trucial States). Parmi ces accords : le « traité de la Trêve », traité maritime général.

Cette trêve s’avère imparfaitement respectée par les pirates.

En 1853, l’empire britannique signe avec ces « Etats de la trêve » une trêve maritime perpétuelle.

En 1847, 1856, et 1873 des traités abolissent le commerce d’esclaves dans les divers émirats.

L’intérêt géostratégique de la monarchie britannique augmente avec l’ouverture du canal de Suez en 1969.

En 1892, voulant affermir sa domination dans la région face aux désirs d’expansion de la France et de la Russie, voire de l’Empire ottoman, l’empire britannique signe des traités de protectorat, des « accords exclusifs », avec les Etats de la Trêve, membres désormais de son empire colonial et prospères grâce à l’industrie perlière.

Pétrole et avantage géostratégique
Dirigé depuis 1928 par le cheikh Chakhbout, l'émirat d’Abu Dhabi est en 1966 un « petit village de pêcheurs. Plus enclin à guerroyer avec les tribus voisines », ce cheikh « serre les freins de la modernisation, au grand dam des compagnies pétrolières » Esso, Shell, British Petroleum...

Des pêcheurs de perles aux conditions de travail éprouvantes, similaires à celles décrites par le journaliste Albert Londres évoquant ceux de Djibouti. Au commerce des perles, s'ajoute celui du sel.

L’exploitation pétrolière débute dans les années 1960 dans les futurs EAU qui détiennent plus de 10% des réserves mondiales de pétrole. Un pétrole indispensable à la croissance occidentale.

"Abou Dhabi était un modeste village de pêcheurs", se souvient un dirigeant émirati qui n'imaginait pas vivre un futur changement. Une révolution économique et dans les paysages.

« Gouverneur énergique de l'oasis d’Al-Aïn depuis 1948 » - il a freiné la désertification de l'oasis en réhabilitant les canaux, ce qui attire les Bédouins et incite Oman à empiéter sur ce territoire -, le cheikh Zayed succède à son frère, le cheikh Chakhbout, en 1966 lors d’une révolution de palais, vraisemblablement agréé par le "protecteur britannique", et initie un développement rapide, fondé sur l'exploitation du pétrole, de cet émirat. Un essor à l'instar de celui de l'Arabie saoudite et de l'Iran.

Le chekh Zayed associait "la vision stratégique et le réalisme politique", résume Bernard Poletti, ambassadeur de France en Iran. Il "renégocie les contrats pétroliers et le montant des royalties".

A la fin des années 1960, le Royaume-Uni souhaite mettre un terme aux accords le liant aux petits émirats du golfe arabique/persan.

Des Etats voisins puissants, tels l’Arabie saoudite, l’Iran et le sultanat d’Oman, convoitent « ces territoires richissimes, mais minuscules et désunis ».

En novembre 1971, l’Iran s’empare de trois îles du détroit d’Ormuz. Un détroit majeur de la voie maritime reliant rapidement l’Europe, l’Afrique et l’Asie.

A l’initiative de Zayed, sept émirs signent le 2 décembre 1971 l’acte de naissance des Émirats arabes unis (EAU), fédération réunissant Abou Dhabi, Ajman, Charjah, émirat dirigé par les al-Qasimi, Dubaï dirigé par le cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum au sens pratique développé, Fujaïrah, Oumm al Qaïwaïn. La ville d'Abou Dhabi est la capitale de cet Etat fédéral. Seuls le Qatar  et Bahreïn refusent cette union en raison de "surenchères pétrolières et vieilles rancunes". Le sheikh Zayed  en est élu le président. Il dirige les EAU, "un Etat dans les limbes, une nation à  construire", avec le cheikh Walid ibn Jilali al Great Khali.Le cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum est le Premier ministre des EAU.

Le 11 février 1972, Ras el Khaïmah devient le septième émirat des EAU, membres de l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole).

Une OPEP qui dès 1973 a utilisé la "diplomatie du pétrole": triplement du prix du baril, embargo sur le pétrole, boycott de l'Etat d'Israël et de ceux en relations d'affaires avec lui, etc. Valéry Giscard d'Estaing, alors Président de la France, écrit au cheikh Zayed pour lui proposer un prix raisonnable du baril de pétrole. Il obtient du cheikh immédiatement la quantité de pétrole manquant à la France.

"C'était un homme qui respirait le calme, un conciliateur, réservé, observateur", se souvient Valéry Giscard d'Estaing qui a éprouvé considération et amitié pour le sheikh Zayed. Le premier dirigeant des pays du Golfe qu'il reçoit à l'Elysée.

Architecture moderne et lancement d'une chaîne de télévision diffusant des comédies sentimentales accompagnent l'essor des EAU.

Le cheikh Zayed propose au shah d'Iran de l'accueillir dans son exil consécutif à l'arrivée au pouvoir des ayatollahs.

Le chekh Zayed a été "impressionné par le discours à la Knesset du Président François Mitterrand en mars 1982 et par la venue à Paris d'Arafat qui a déclaré caduque la charte de l'OLP", indique Hubert Védrine, ancien secrétaire général de la Présidence sous François Mitterrand.

Allié de Yasser Arafat, le cheikh Zayed "considérait que le territoires palestinien appartenait aux Palestiniens, et voulait redonner aux Palestiniens le territoire qui leur revenait", explique Valéry Giscard d'Estaing. Le cheikh Zayed finance l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), mais "ne cédera pas aux appels à la destruction d'Israël" ni à l'antisémitisme, allègue Frédéric Mitterrand.

Sadate s'avère un ami fidèle du cheikh Zayed, qui lui tend la main après les accords de Camp David.

L'"ami inattendu des derniers jours" ? C'est Jacques Chirac. Le cheikh Zayed aimait revoir les images télévisées du Président Jacques Chirac rudoyant les responsables israéliens chargés de sa sécurité à Jérusalem en 1996. Le président français refuse d'accepter l'idée d'un choc des civilisations, et, après les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001, se rend aux EAU où il rencontre le cheikh Zayed. Il se recueille ensuite sur la tombe du défunt cheikh.

Ce sont des Emiraties en vêtements musulmans noirs (abayas) et la tête couverte du foulard islamique qui présentent à la reine Elisabeth II d'Angleterre l'exposition Faith and Islam, l'amènent voir des fillettes portant des vêtements similaires.

Surnommé le « sage des Arabes », le « légendaire » Zayed bin Sultan al-Nahyane (1918-2004), mieux connu sous le nom de cheikh Zayed, père de 25 fils, « s'attelle à la construction d'un État alors inexistant, notamment en démocratisant l'accès à l'éducation, y compris pour les filles. Très vite, il gagne la confiance et le respect des chefs d'État occidentaux, se lie d'amitié avec le président français Valéry Giscard d'Estaing et dîne à la droite de la reine d'Angleterre. Capable de fédérer tout en honorant ses valeurs bédouines, il régna durant plus de trente ans et suscita respect et admiration des autres grands puissants de ce monde. Symbole de sagesse, il était l'ultime représentant d'une génération de souverains empreints des valeurs du monde bédouin. L'aura de ce Bédouin mondain, homme de paix et de modération, fidèle aux valeurs ancestrales bédouines, est inégalable dans la région. Son règne prend fin à sa mort, le 2 novembre 2004. Pour lui rendre hommage, les dirigeants arabes se pressent à son enterrement. Un deuil national de quarante jours est décrété ».

"Un air de Riviera... Pas de spectacles coquin. Tout est propre et fonctionne parfaitement". C'est ainsi que Frédéric Mitterrand décrit ses images d'un Abu Dhabi moderne, aux femmes musulmanes entièrement couverte sur la plage ou en bicyclette.

« L’idée de réaliser un documentaire sur ce personnage m’est venue en lisant, il y a plus de vingt-cinq ans, Le Désert des déserts, un très beau livre de l’explorateur britannique Wilfred Thesiger, qui a arpenté le monde arabe tout au long de sa vie. Il raconte sa rencontre dans les années 1940 avec le cheikh inconnu d’une oasis perdue, Al Ain. Quatre pages dans lesquelles Thesiger brosse un portrait extraordinaire de cet homme. Il s’agissait bien évidemment de Cheikh Zayed, bien avant qu’il ne devienne émir d’Abou Dhabi en 1966. Depuis, je suis resté marqué par cette description. Ensuite, je l’ai rencontré, de très loin, et j’ai été frappé par son charisme », a expliqué François Mitterrand,

Écrit et conté par Frédéric Mitterrand, écrivain, réalisateur et ancien ministre de la Culture et de la Communication (2009-2012) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ce « documentaire retrace l'ensemble du parcours de Zayed et foisonne d'archives inédites sur les différentes périodes de sa vie. Des vidéos de ses voyages en Europe, notamment à Buckingham, témoignent de sa prestance et de son charisme. D'autres le montrent en train de rabrouer des industriels anglo-saxons, donnant ainsi un aperçu de son caractère bien trempé. Le lyrisme de Frédéric Mitterrand se prête parfaitement à l'évocation de cette légende arabe ». A noter les archives des compagnies pétrolifères.

Arte diffuse ensuite un entretien de onze minutes avec Frédéric Mitterrand interrogé par Emilie Aubry. C'est une "région qui a toujours intrigué sans qu'on la connaisse bien. Ce sont des tribus très différentes les unes des autres, avec des coutumes différentes", a expliqué Frédéric Mitterrand sur Arte.

"Abu Dhabi fonctionne bien. Elle n'a pas été emportée par le gigantesque de Dubaï. Le fils du cheikh Zayed, personnage romanesque, qui a la réputation d'un homme bienveillant y règne, mais il est malade. C'est une oligarchie qui gouverne. Leur problème est de trouver un équilibre entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'est pourquoi l'alliance avec la France est si importante. Les EAU luttent contre le terrorisme, sans ambivalence. Est-ce que tous les princes sont sur cette ligne ? Il est probable qu'il y a des porosités [avec des ONG]. Il y a un héritage Zayed. Mon fils vit là-bas. Les émiriens sont extrêmement aimables, mais assez mystérieux. Ils trouvent qu'on est très différent... Le Louvre, c'est une affaire comme une autre. On ne s'adresse jamais à la bonne personne... Les femmes sont voilées, sont inscrites sur Facebook, et vous expliquent qu'elles sont libres... Vous voyez beaucoup de travailleurs immigrés qui n'ont pas l'air malheureux. On sait qu'on leur a piqué leur passeport, qu'ils sont mal payés. On y vit bien tant qu'on ne pose pas de question. On ne voit pas le pouvoir, ni la police. Tous ces émirats vivaient sur leur arrière-pays désertique, la mer et le commerce avec l'Iran. Bahreïn est convoité par l'Iran", précise Frédéric Mitterrand.

Richissime dictature 
Il convient de démythifier ce portrait partiel brossé par Arte et Frédéric Mitterrand.

Environ 10% des émiriens sont citoyens de ces Etats. En 2005, les trois quarts de la population des EAU étaient musulmans - environ 85% sunnites, et 15% chiites -, et neuf pourcent chrétiens.

L’islam est la religion officielle des EAU dont la constitution interdit aux musulmans de se convertir à une autre religion et tout prosélytisme à l’égard des musulmans.

Amnesty International et d’autres ONG (Caritas Pakistan) ont souvent épinglé le sheikh Zayed pour des châtiments corporels infligés aux prisonniers, l’enlèvement ou l’achat de milliers d’enfants, âgés de trois à dix ans, du Pakistan, d’Inde, du Bangladesh, du Soudan, ou de Mauritanie pour en faire des jockeys de courses populaires, mais parfois mortelles, de dromadaires, etc.

Affamés pour peser moins de vingt kilos, ces enfants jockeys subissent des traitements médicaux limitant leur croissance, sont battus s’ils perdent ou commettent des erreurs...

En 2005, une loi des EAU a interdit la traite des mineurs de moins de 18 ans destinés à ces courses. Les EAU ont indemnisé les victimes qui ont pu rejoindre leur pays natal.

Cependant, des ONG et l’OIT ont constaté que le système des enfants jockeys de courses privées de chameaux, organisées par des tribus puissantes des émirats, persiste.

Une cruauté dont ne sont pas exempts certains descendants du sheikh Zayed.

Les EAU développent les services afin d’assurer une transition positive dans l’après-pétrole et gaz. Leurs fonds souverains s’avère un instrument de cette mutation économique et de la projection de la puissance financière des EAU. Avec 875 milliards de dollars, le fonds souverain Autorité d’investissement d’Abu Dhabi est le plus important au monde. Les investissements en Occident de fonds souverains, tel celui des EAU, ont suscité maintes inquiétudes : actionnariat d’Abu Dhabi dans un groupe bancaire américain, volonté d’acquérir l’aéroport d’Auckland (Nouvelle Zélande) par Dubai, d’acheter la compagnie britannique P & O qui opérait dans six ports principaux de la côte est des Etats-Unis… Dans ce dernier cas, c’est Idan Ofer, dirigeant de la compagnie maritime israélienne ZIM, qui a défendu en 2006 la Dubaï Ports (DP) World. M. Ofer a écrit  à Hillary Clinton, alors sénatrice : « DP World est un leader industriel en sécurité et travaille étroitement avec nous afin de maintenir les critères les plus élevés de sécurités dans tous les terminaux du monde ».

Centre Zayed
A la tête d’une fortune de 23 milliards de dollars le rangeant parmi les dix hommes les plus riches au monde, le sheikh Zayed a créé en 1999 le Centre Zayed, think tank de la Ligue arabe, organisation regroupant 22 Etats et la « Palestine ». En 2011, la Syrie a été suspendue de la Ligue arabe.

Proposé lors d’un symposium de la Ligue arabe soucieuse de « promouvoir les causes Arabes à l’étranger et de renforcer les relations inter-Arabes dans les champs politiques, économiques, culturels et sociaux », le Centre Zayed a été approuvé comme organisme affilié à la Ligue arabe par le Conseil de cette Ligue qui réunit les ministres des Affaires étrangères des Etats membres, puis il a été créé par décret du sheikh Zayed en 1999.

Ce Centre Zayed  réalisait la « vision du président des EAU », dont l’épouse a donné 50 000 dollars en 1998 pour défendre le négationniste Roger Garaudy lors d’un procès intenté contre ce négationniste.

A Abu Dhabi, le Centre Zayed, devenu le Zayed International Centre for Coordination (ZICCF) a émis un communiqué de presse alléguant que les « Sionistes sont ceux qui ont tué les Juifs d’Europe ». Selon le Los Angeles Times (août 2002), son directeur a déclaré : « Les Juifs sont les ennemis de toutes les nations ».

Le Centre Zayed a reçu des orateurs occidentaux tels les anciens présidents Jimmy Carter, qui a accepté un don du Centre Zayed, Bill Clinton et Jacques Chirac, l’ancien secrétaire d’Etat James Baker, Neal Bush, Kurt Waldheim, officier de renseignement de la Wehrmacht, secrétaire général des Nations unies (1972-1981) et président de la République d'Autriche (1986-1992), Louis Michel, ancien vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique (1999-2004), Lyndon LaRouche, Richard Murphy, Michael Collins Piper, Thierry Meyssan…

Via ses conférenciers, colloques et publications mensongères (Jenin: Massacre against Humanity), il a promu le négationnisme (The Zionist Movement and its Animosity to Jews, Those Who Challenged Israel), l’antisémitisme, les théories du complot Juif (Policy of Domination and Contemporary World Tensions), de la conspiration américaine sur les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 (traduction en arabe en juillet 2002 de L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan), etc. S’est ingénié à délégitimer l’Etat d’Israël en niant les liens religieux et historiques entre Israël et Jérusalem. A invité des orateurs qualifiant les Juifs d’« ennemis des toutes les nations », accusant Israël de tenter de stériliser les enfants palestiniens en mettant des produits chimiques dans les eaux utilisées dans des écoles palestiniennes, etc.

Des faits niés par le Centre Zayed qui a allégué avoir reçu en août 2003 les lettres de soutien de 160 journalistes arabes. Il a fermé en août 2003.

Universités
En 1999, l’université britannique de Lincolnshire et Humberside a interdit les auteurs Juifs et les livres mentionnant les Juifs sur son campus aux EAU. Ce qu’avait approuvé le British Council…

Le cheikh Zayed a aussi recouru au soft power en particulier via des dons à des universités. Ainsi, il a soutenu le Centre d’Etudes arabes contemporaines de l’université de Georgetown.

En juillet 2000, le sheikh Zayed a versé 2,5 millions de dollars afin de créer une chaire d’Etudes islamiques à la Harvard Divinity School (HDS). But : « promouvoir une meilleure compréhension de l’islam parmi les non-musulmans dans le monde et renforcer le dialogue entre les grands religions mondiales ». Un don d’autant plus bienvenu que la HDS, la plus ancienne école de la prestigieuse université américaine Harvard, disposait de la plus faible dotation de Harvard. Mais un don prévoyait la création d’un « officier de liaison » entre la HDS et les EAU.

Etudiante à la HDS, Rachel Fish a œuvré en 2002 à contrer le « désinvestissement » (divestment) d’entreprises israéliennes et de firmes en relations d’affaires avec l’Etat Juif promu par des dirigeants et étudiants de Harvard. Un désinvestisement combattu par Lawrence H. Summers, alors président de cette université. Cofondatrice de HUGFI (Harvard University Graduate-Students Friends of Israel). En 2003-2004, elle a révélé le résultat de son enquête sur ce don : notamment dans le site Morality Not Money, elle a listé les nombreuses violations des droits de l’homme du sheikh Zayed, notamment le travail des enfants esclaves, et son indulgence à l’égard de la propagande antisémite.

Bien que la « Harvard Divinity School, dont de nombreux universitaires et étudiants Juifs, n’ont pas aidé Rachel Fish et ont préféré la cécité sur les connotations de ces fonds, un scandale a éclaté, et a induit la suspension par la prestigieuse université Harvard de ce financement pour de longues investigations, et le retrait de cette donation par le sheikh Zayed ». Ce don aurait été transféré vers une autre université américaine…

Quant à l’université Columbia, elle a décidé de garder le don de 200 000 dollars des EAU visant la création de la chaire Edward Said d’études modernes Arabes, occupée actuellement par Rashid Khalidi, ancien porte-parole de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), soutien au terrorisme et proche de Barack Hussein Obama.

L’Université Paris IV Sorbonne s’est implantée à Abou Dhabi  qui accueille le Louvre Abou Dhabi, « premier musée universel dans le monde arabe » créé par un accord intergouvernemental signé le 6 mars 2007.

En mai 2015, l'université Khalifa, dont le vice-président est Sheikh Hamed bin Zayed, a lancé le premier International Robotics Challenge ou Mohamed Bin Zayed International Robotics Challenge (MBZIRC), une compétition internationale visant à "attirer l'attention mondiale sur les EAU, ses capacités et ses programmes éducatifs et pour la jeunesse, encourager les universités régionales pour se focaliser davantage sur les sciences, la technologie et la robotique", stimuler l'industrie robotique émiratie, et combler les retards technologiques des EAU. L'édition inaugurale 2016 comprendra trois épreuves : un véhicule téléguidé aérien (drone), un véhicule terrestre sans pilote, et un ensemble de drones devant collaborer pour localiser et déposer des objets statiques et mobiles. Ce  concours est doté d'un prix de deux millions de dollars pour l'équipe gagnante ; chaque groupe de finalistes recevra 500 000 dollars.

Environnement
L'environnement est aussi un axe privilégié du soft power des EAU, et de peaufiner une image favorable du pays.

Le Prix International Zayed pour l'environnement "créé en 1999 par le Vice-Président des Émirats Arabes Unis,  le Premier Ministre et Gouverneur de Dubaï son Altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum,  en reconnaissance de l'engagement environnemental du regretté Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan. D’une valeur d’un million de dollars, le prix Zayed est le prix international sur l’environnement le plus prestigieux".

Le 7 mai 2015, le prix International Zayed pour l'environnement a récompensé à Dubaï "les plus grands environnementalistes" : Son Altesse sérénissime, le Prince Albert II de Monaco, "écologiste de renom et défenseur des environnements  polaires et marins", le Dr Ashok Khosla (Inde), "fondateur du groupe Development Alternatives dont la mission  est d’aider à l’élaboration de stratégies de développement nationales en Inde plus durables  sur le plan social et environnemental" et le Dr Zakri Abdul Hamid (Malaisie), coprésident en 2005  du rapport de synthèse de l’évaluation des  écosystèmes pour le Millénaire, qui ""a contribué  au développement des principales conclusions du rapport, y compris le fait que les humains ont dégradé les écosystèmes plus rapidement et plus intensément ces 50 dernières années qu'à n'importe quelle autre période de l'histoire de l'humanité". Le prix pour la troisième catégorie a été attribué de façon conjointe  à Paula Caballero Gómez (Colombie), "directrice des Affaires économiques, sociales et environnementales du ministère des Affaires étrangères de la Colombie. Sous sa direction, la Colombie a été l’un des premiers promoteurs des OMD, qui sont par la suite devenus l'un des résultats les plus importants du Sommet de  Rio 20". L'autre récipiendaire est le Dr. Luc Hoffmann (Suisse), "un ornithologue réputé, a été primé pour son  travail philanthropique et pour la conservation des zones humides. Il a dirigé certaines des premières études sur les populations d'oiseaux aquatiques et l'écologie des zones humides".

Les "gagnants précédents pour le leadership global sont : Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, la British Broadcasting Corporation, Mme Gro Harlem Brundtland, ancien Premier ministre norvégien et l’ancien président de la République de Corée Lee Myung-Bak. Les autres gagnants précédents des autres catégories sont : Dr. Badria Al Awadhi, Evaluation des Ecosystemes du millénaire, Mme Angela Cropper, Action pour le développement de l’Environnement dans le Tiers monde, Prof. V. Ramanathan, Prof. Jane Lubchenco, Tierramérica, Dr. Mathis Wackernagel, Sir Partha Dasgupta".

Le Prix Zayed de l’énergie future "récompense la création de solutions dans le domaine des énergies renouvelables et du développement durable. Pour l’édition 2016, il s’ouvre davantage aux candidats européens et dispose d’une enveloppe de 4 millions de dollars pour les lauréats. Depuis sa création en 2008 aux Emirats Arabes Unis, ce prix géré par la ville de Masdar a récompensé 39 projets pour une dotation globale de 22 millions de dollars".

Il récompense les entreprises de toutes tailles - Panasonic a été récompensé -, les établissements d'enseignement secondaire, les ONG et des personnalités.

En 2015, Al Gore a reçu le Prix d'excellence.

Juifs et Israël
A l’époque de Mahomet, des Yaoud (Juifs, en arabe) habitaient dans la peninsule arabique. On connait le tragique destin que le prophète de l’islam leur a réservé.

De 1165 à 1173, le rabbin Benjamin de Tudèle a voyagé dans cette péninsule, et a rencontré une communauté Juive notamment à “Kis”, dans la région de Ras al-Khaimah.

Aucun Juif émirien ne semble habiter aux EAU.

Les médias des EAU - al-Ittihad, al-Bayan - publient des articles et dessins antisémites.

En 2014, le Salon international du livre d’Abu Dhabi (ADIBF), organisé par l’Autorité du tourisme et de la Culture de cet Etat, sous les auspices du Prince Mohammad bin Zayed al Nahyan en coopération avec la foire du livre de Francfort, a présenté des livres tels que Mein Kampf, The International Jew d’Henry Ford, Zionist Terrorism, The Barbarism of the Zionist Entity and The Temple and the Strategic Plans to Judaize Jerusalem, etc. Quelques mois plus tôt, le Salon international de Sharjah avait montré Les Protocoles des Sages de Sion et des livres arabophones véhiculant les théories conspirationnistes.

En sports, les EAU ont refusé en 2009 un visa à la joueuse de tennis israélienne Shahar Peer. En 2013, le joueur de footbal de l’équipe Swansea City Itay Schechter n’avait pas pu assister au stage de formation de son équipe à Dubai. En janvier 2014, l’équipe néerlandaise de football Vitesse a décidé de jouer à Abu Dhbi alors que cet émirat avait refusé l’entrée dans cet Etat à Dan Mori, défenseur israélien de cette équipe…

En 2013, les EAU avaient l’intention d’interdire à l’équipe israélienne de concourir au championnat d’échecs des joueurs de moins de 18 ans. Mais, devant la menace de la Fédération internationale d’échecs (FIDE) d’annuler le tournoi, ils reviennent sur leur décision initiale. Cependant, dans la liste des joueurs publiée par le site Internet de cette compétition, le nom  du pays des joueurs israéliens n’est pas « Israël », mais « FIDE ». Et les EAU ont imposé aux concurrents des jeux d’échecs islamisés : le roi, dont la tête est traditionnellement couronnée d’une croix, portait le croissant et l’étoile musulmanes.

En juin 2013, après des mois de prison, Cyril Karabus, pédiatre oncologue sudafricain retraité âgé de 78 ans, a été innocenté par les EAU des charges pesant pendant neuf mois contre lui, et a pu rentrer chez lui. Il était détenu aux EAU pour homicide d’un enfant atteint de leucémie qu’il avait soigné au Centre médical Sheikh Khalifa d’Abu Dhabi et fraude.

Lors de la 197e session (7-22 octobre 2015) du Conseil exécutif de l'UNESCO, une résolution hostile à l'Etat Juif a été présentée. Le contexte au Proche-Orient était tragique avec un jihad ou une Intifada aux voitures-béliers et aux couteaux causant la mort d'Israéliens et incité, attisé par les propos de Mahmoud Abbas (Abou Mazen) notamment lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU le 30 septembre 2015, et la rumeur infondée, réitérée depuis près d'un siècle, notamment par le grand mufti de Jérusalem al-Husseini qu'Israël attentait à l'intégrité de la mosquée al-Aqsa et allait reconstruire le Temple.

Proposée par l'Algérie, le Koweït, le Maroc, la Tunisie, les Emirats Arabes unis (EAU) et l'Egypte, une résolution visait à nier la judéité du Kotel, vestige du Temple, en alléguant que la place Buraq ferait partie de la mosquée Al Aqsa. Ce qui aurait modifié le statut du Kotel, mur de soutènement du mont du Temple à Jérusalem, datant du Ier siècle avant l'ère commune lors de la construction du Temple d'Hérode à la fin de l'époque du Second Temple. Il a été intégré au VIIe siècle aux murs d'enceinte du Mont du Temple, lors de la construction du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa. Cette mosquée a commencé à être édifiée en 637, par le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, cinq ans après la mort de Mahomet.

Devant l'indignation d'Israël - le 19 octobre, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé la "falsification des faits historiques à Jérusalem" et une "manœuvre sournoise. La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman. Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité" -, d'organisations Juives, dont le CRIF et le Centre Simon Wiesenthal (CSW), le communiqué d'Irina Bokova - "J'en appelle au conseil exécutif à prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain et qui encouragent au respect du caractère sacré des lieux saints" -, ainsi qu'après les pressions des Etats-Unis, cette résolution a été modifiée. Le paragraphe sur Jérusalem a été supprimé dans la nuit du 20 au 31 octobre 2015 afin de parvenir au consensus si cher à l'UNESCO.

Iran et Etat islamique
Depuis des décennies, un contentieux oppose les EAU à l’Iran : il concerne la souveraineté sur trois iles du golfe Persique supposes contenir des gisements pétrolifères : Abu Moussa, la Grande Tunb et la Petite Tunb. Soutenus par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), les EAU revendiquent la souveraineté sur ces trois îlots, « leurs eaux régionales, leur espace aérien, le plateau continental et leur zone économique exclusive ».

Le programme nucléaire militaire iranien inquiète nombre d’Etats sunnites au Moyen-Orient, dont certains, abandonnés par les Etats-Unis, ont trouvé en Israël un allié déterminé.

L’industriel émirien Khalaf Habtoor a résumé la situation : l’administration Obama « traite son « ennemi favori » avec un gant en soie au lieu du poing de fer qu’il mérite ».

Wikileaks a rendu public un mémo de juillet 2009 du prince royal Mohammed bin Zayed, responsable de la Défense des EAU, écrivant : « Ahmadinejad est Hitler ».

En 2014, l’éditeur de Dubai Madarek, dont le propriétaire est Turki bin Abdullah Aldakhil, le journaliste saoudien et directeur général de al Arabiya à Dubai, a publié une traduction en arabe de Saudi Arabia and the New Strategic Landscape de Joshua Teitelbaum, professeur au Begin-Sadat Center for Strategic Studies de Tel Aviv de la Bar Ilan University. M. Teitelbaum encourage les décideurs de la diplomatie américaine de cimenter l’alliance des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite. Il explique que des pays du Conseil de coopération du Golfe tels le Bahreïn, le Kowait, et l’Arabie saoudite, qui ont une part importante de shiite dans leur population, sont nerveux à l’égard de l’Iran chiite. Citant des sources israéliennes, Kalman Sporn, conseiller au Dignitatis Humanae Institute, think tank au Vatican, a indiqué que les EAU ont découvert en 2009 un complot iranien visant à faire exploser le plus haut immeuble au monde, le Burj Dubai, dénommé actuellement le Burj Khalifa.

Le 26 mai 2009, le président Nicolas Sarkozy a inauguré  une base militaire permanente de la France aux EAU. Ce qui renforçait la coopération militaire bilatérale et sert les intérêts français dans l’océan Indien, par le choix d’un lieu près du détroit d’Ormuz par où 40% de la production pétrolière mondiale transitent .

Depuis 2012, les EAU ont expulsé des expatriés libanais résidant sur leur territoire et soupçonnés sans preuve de soutenir le Hezbollah, mouvement terroriste allié du président syrien al-Assad et soutenu par l’Iran chiite.

En janvier 2014, Silvan Shalom, ministre israélien de l’Energie et de l’Eau, devait participer au sommet mondial de l’énergie future à Abu Dhabi (20-22 janvier 2014). C’était la première visite officielle d’un ministre israélien depuis l’assassinat, attribué au Mossad, de Mahmoud al-Mabhouh, dirigeant du mouvement terroriste Hamas, dans un hôtel de Dubai en 2010.

Dans la guerre contre l’Etat islamique/ISIS  - Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou en anglais Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS) -, les EAU ont fermé en février 2015 leur ambassade à Sanaa, capitale du Yémen, pays où s’affrontent des miliciens chiites houthistes, soutenus par l’Iran, et des tribus sunnites liées à al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Ils ont participé aux frappes aériennes en Irak et en Syrie. Ils ont interrompu leur participation à ces frappes en février 2015, après la capture et l’assassinat d’un pilote jordanien en décembre 2014 par ISIS  et réclamé aux Etats-Unis de déployer dans le nord de l’Irak, et non au Koweït des V-22 Osprey, appareils américains de transport mixte empruntant des caractéristique de l’avion de transport militaire et de l’hélicoptère.

Médias
Pourquoi la chaîne franco-allemande Arte a-t-elle produit et diffusera-t-elle en prime time ce documentaire sur un leader Arabe dont les valeurs sont si loin des notres ? Pour faciliter la vente d’avions de combat Rafale  par les EAU, afin de remplacer leurs 60 Mirage 2000-9 ? Un pays où se sont rendus au printemps 2015 Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, ministres respectivement de la Défense et des Affaires étrangères et du Développement international ? Est-ce la déclinaison télévisuelle d'Eurabia ?

Le 26 mai 2015, Frédéric Mitterrand a relevé trois problèmes pour les documentaristes : "Le premier: les chaînes rognent sur les coûts. Le deuxième: la course à l'audience incite les chaînes, soit à diffuser les documentaires à des heures tardives, soit à « survulgariser » et à traiter toujours les mêmes sujets pour attirer le maximum de téléspectateurs. Le troisième enfin : les difficultés que rencontrent les auteurs de documentaires de création pour obtenir le soutien du CNC [Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Nda]. Mais dire que la place du documentaire est limitée à la télévision me semble une erreur. Le documentaire est bien représenté. Il est malheureusement assujetti à de fortes contraintes. Heureusement qu'il y a Arte..." Arte a cependant refusé de diffuser les documentaires de Pierre Rehov notamment sur l'incitation au terrorisme de l'Autorité palestinienne ou l'exode forcé des Juifs de pays musulmans,

"Il m'a semblé intéressant de présenter un personnage positif, ouvert, modéré, vertueux, alors que tant de fantasmes, et tant d'ignorance aussi, courent sur le monde arabe. En particulier en ce moment...", a déclaré Frédéric Mitterrand au Figaro. Sans être contredit.

A lire les critiques du documentaire du Figaro, du Monde, de Télérama ou Focus Vif, force est de constater que le mythe véhiculé par ce documentaire séduit des journalistes.

« L'arrogance et la négligence occidentales font que l'on s'intéresse peu à des personnages dont l'univers culturel diffère du nôtre », pointe très justement Frédéric Mitterrand dans le dossier de presse de ce documentaire, qui réduit un chouia notre ignorance crasse tout en nous permettant d'en prendre la mesure", écrit François Ekchajzer dans Télérama.

"Migrants" non acceptés
Aucun de ces émirats n'a accueilli les "migrants".

Cheikh Rashid ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum mort
Fils aîné de l’émir de Dubaï, le cheikh Rashid ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 33 ans, a déclaré le 19 septembre 2015 l’agence officielle émiratie WAM.

Les "autorités dubaïotes ont décrété trois jours de deuil national à la suite de sa disparition. Passionné de sport et grand amateur des courses de chevaux, le cheikh Rashid était le fils aîné de l'émir, le cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum et de sa première épouse cheikha Hind bint Maktoum ben Juma al-Maktoum".

Mystérieuse Arabie
Arte diffusera, dans le cadre de la série documentaire « Mystérieuse Arabie » (Unbekanntes Arabien), le 15 février 2018 « Les Emirats Arabes Unis » (Vereinigte Arabische Emirate) de Sabine Howe, et le 16 février 2018 « Bahreïn, Qatar et Koweït » (Die kleinen Nachbarn Bahrain, Katar, Kuwait) réalisé par Steven Galling. Lénifiant !!

« Rares sont les endroits du monde affichant un tel brassage culturel : originaire de plus de deux cents nations différentes, la population des Émirats arabes unis (EAU) est à près de 90 % étrangère. Les expatriés ont largement contribué à la prospérité économique de la région. Cet épisode dresse le portrait de plusieurs d’entre eux, tels Warren, un biologiste britannique qui protège les animaux marins vivant au large du célèbre hôtel cinq étoiles dubaïote Burj al-Arab, ou la blogueuse de mode irakienne Zinah ».

« Comme l’illustrent les parcours de Fatima, créatrice de la marque de vêtements FFM, et de Tata, auteure de livres pour enfants, la diminution des réserves de pétrole contraint les natifs des sept émirats à développer davantage leurs compétences ».


« Les Emirats Arabes Unis »
Allemagne, 2017, 45 min
Sur Arte le 15 février 2018 à 19 h
Visuels :
Fatma al-Mulla est designer à Dubaï. Avec ses Abayas colorés, elle a réussi dans toute la région du Golfe.
L'auteure de livres pour enfants Tata Aida (à droite) est une invitée de l'initiative Arab Rama, qui s'est engagée à préserver la langue maternelle arabe chez les enfants.
Le lait, le yaourt, la crème glacée et même le shampooing à base de lait de chamelle sont produits par "Camelicious" à Dubaï.
© Stefan Paul/Sabine Howe

« Cheikh Zayed, une légende arabe », par Frédéric Mitterrand
Arte, 2014, 92 min
Sur Arte les 26 mai à 20 h 50, 28 mai à 8 h 55 et 8 juin 2015 à 8 h 55, 9 août à 22 h 50 et 12 août 2016 à  9 h 25

Visuels : 
Cheikh Zayed : © Electron Libre 
Frédéric Mitterrand : ©  Richard Ying

Articles sur ce blog concernant :
Chrétiens
France
Cet article a été publié le 25 mai et 25 septembre 2015, 9 août 2016.