vendredi 20 octobre 2017

« La révolte du Mahdi. Naissance du Soudan britannique » de Robert Schotter


Arte diffusera le 21 octobre 2017 « La révolte du Mahdi. Naissance du Soudan britannique » (Aufstand in der Wüste. Die Herrschaft des Mahdi) de Robert Schotter. « Retour sur la destinée de l’Autrichien Rudolf Slatin (1857-1932), gouverneur déchu d’une province soudanaise et artisan de sa reconquête par l'Angleterre ».
    

« Dans les années 1880, le sud du Soudan est le théâtre d’une rébellion menée par le très charismatique Muhammad Ahmad. Élevé au rang de mahdi (« sauveur de l’islam »), ce dernier s’attaque avant tout à l’autorité coloniale européenne et aux réformes économiques introduites par les Britanniques ». 

« Sous l’impulsion de ce nouveau chef, un État théocratique aux règles strictes est instauré : toute forme d’art et toute marque d’opulence sont interdites ». 

« Pris dans ces bouleversements, le gouverneur Rudolf Slatin (1857-1932)", dont le père juif Michaël Slatin s'était converti au catholicisme, "doit se convertir à l’islam et est emprisonné à la cour du mahdi ». 

« À la mort de Muhammad Ahmad, en 1885, il s’échappe et parvient à rentrer en Europe ».

« Après s'être lié d’amitié avec la reine Victoria, il va conseiller les forces britanniques qui cherchent à reconquérir Khartoum et sa région ».


« La révolte du Mahdi. Naissance du Soudan britannique » de Robert Schotter
Allemagne, 2017, 53 min
Sur Arte le 21 octobre 2017 à 21 h 40

Visuels
Dans les années 1880, le sud du Soudan est le théâtre d’une rébellion menée par le très charismatique Muhammad Ahmad. Élevé au rang de mahdi ("sauveur de l’islam"), ce dernier s’attaque avant tout à l’autorité coloniale européenne et aux réformes économiques introduites par les Britanniques

© Bastian Barenbrock

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Les citations sur le film sont d'Arte.

“Monsieur Gurlitt et le secret du trésor nazi”, par Maurice Philip Remy


Monsieur Gurlitt et le secret du trésor nazi” (Der seltsame Herr Gurlitt) est un documentaire de Maurice Philip Remy (2014). « Retour sur le scandale provoqué par la découverte, en 2012, chez Cornelius Gurlitt”, fils d’Hildebrandt Gurlitt (1895-1956), “marchand d’art qui fut complice des nazis, de 1406 tableaux dont la provenance n'est toujours pas élucidée”, et dont une grande partie provient vraisemblablement de collections de Juifs spoliés. Cornelius Gurlitt est mort à 81 ans, le 5 mai 2014, dans son appartement de Schwabing près de Munich, après une opération cardiaqueLe 24 novembre 2014, le Musée des Beaux-arts de Berne a déclaré qu'il acceptait l'héritage de Cornelius Gurlitt, un « trésor » de "1620 gravures, dessins, aquarelles et une dizaine d'huiles découverts, dont 630 à la provenance régulièreet d'autres volées à des Juifs par les Nazis. La valeur de ce trésor ? Plusieurs millions d'euros. Les 13 octobre 2017 à 0 h 05, 19 octobre à 18 h 58, 21 octobre à 16 h 04, 23 octobre à 12 h 57, 25 octobre à 8 h 28, 27 octobre 2017 à 8 h 05, Toute l'Histoire diffusera Les Marchands d'Hitler, documentaire de Stephane Bentura. "En novembre 2013, la découverte d'une collection de tableaux à Munich stupéfie le monde : par quel miracle, le vieux collectionneur Cornelius Gurlitt a-t-il réussi à occulter derrière les boîtes de conserves de son appartement, 1500 dessins, peintures et toiles de maîtres acquis en grande partie sous le IIIème Reich par son père Hildebrand Gurlitt, marchand d'art d'Hitler ? Dans son documentaire, le réalisateur Stephane Bentura nous entraîne sur les traces des marchands d'Hitler, ces érudits qui ont pactisé avec les Nazis. Dans les années 1930, Hildebrand Gurlitt aurait pu faire partie des victimes : d'origine juif, il est spécialiste de l'art moderne que les Nazis détestent. Cela ne l'empêche ni d'acheter chez des Juifs en détresse, ni de profiter de ses accointances avec les nazis pour s'enrichir. Le parcours de Gurlitt nous fait revivre la folie totalitaire haineuse de Goebbels et Hitler, qui ont déclaré la guerre à l'art moderne "dégénéré" des peintres juifs, communistes, russes".



L’histoire de la famille Gurlitt, qui compte un peintre, est liée à Dresde.  

Hildebrandt Gurlitt
Historien de l’architecture, autodidacte, « mon grand-père a rendu l’art baroque populaire en Saxe », se souvient Cornelius Gurlitt. Un goût pour l’art que son grand-père transmet à ses enfants, dont son benjamin Hildebrandt Gurlitt, père de Cornelius, « homme aux multiples visages, collectionneur réputé, conservateur de musées et historien de l’art”, et dont la grand-mère Elisabeth Gurlitt, née Lewald et sœur de la femme de lettres Fanny Lewald, était Juive.

Engagé lors de la Première Guerre mondiale, Hildebrandt Gurlitt est nommé en 1925 directeur du Musée du Roi Albert (König-Albert-Museum) à Zwickau (Saxe). Il “fit découvrir des artistes novateurs que les nazis considéreront ensuite comme des tenants de l‘“art dégénéré“, dont Emil Nolde et Max Beckmann. Il transforme "une salle en espace d'art baroque". Des amis du Bauhaus conçoivent l'agencement des salles du musée. Des novations qui séduisent le public, mais qui déconcertent beaucoup. Ce qui cause son licenciement en 1930.

Hildebrandt Gurlitt s’établit en 1931 comme dirigeant d'une association promouvant l'art à Hambourg, en promouvant avec un goût sûr l’art moderne d’avant-garde. Nouveaux succès et mêmes ennemis d'un "art dévoyé".

Il est obligé de démissionner en 1933. Il vit difficilement et est frappé par les lois de Nuremberg qui le définissent comme "métis de seconde catégorie". Sa famille est surveillée, ses enfants interdits d'école.

Hildebrandt Gurlitt se lance dans le commerce d'art, comme galeriste et marchand d’art. De manière cachée, il vend l'art moderne.

L’exposition Art dégénéré (Entartete Kunst) est montrée à Munich, en 1937.

Plus de 20 000 œuvres d'art dit "dégénéré" ont été enlevées des cimaises et entrepôts des musées allemands afin d'être vendues.

Hildebrandt Gurlitt “deviendra rapidement un serviteur fidèle d’Hitler et sera chargé d'organiser son futur musée”, le Führermuseum à Linz (Autriche) où serait exposé l’art prisé par le dictateur nazi

C’est “un des quatre galeristes chargés par Goebbels de vendre les œuvres d'art dit « dégénéré » saisies par les nazis dans les collections des musées allemands et dans les collections privées de familles juives ». 

Hildebrandt Gurlitt négocie l'art moderne et les chefs d'œuvres des anciens maitres figurant dans les collections d'Allemands Juifs contraints de les vendre afin de pouvoir quitter l'Allemagne nazie. Mais ces Juifs spoliés sont obligés de verser une grande partie de la vente de ces œuvres à l'administration fiscale. 

En 1938, on estime la valeur des biens des Juifs à au moins huit milliards de Reich marks.

Hildebrandt Gurlitt se rend une dizaine de fois à Paris, y achète, notamment auprès d'intermédiaires, environ 200 œuvres d'art dont un célèbre Matisse.

Il déménage à Dresde en raison des bombardements.

Il achète aussi dans les pays occupés des œuvres d'art pour le compte d'Hitler. Il "profite de la flambée des prix".

En mars 1945, il fuit l'avancée des Russes, et est interrogé par les Alliés.

C’était un grand recycleur. Il travaillait pour les nazis. Comme il était à moitié juif, il a réussi ensuite à duper les Américains en réclamant dans les années 1950 des œuvres dont il a prétendu avoir été spolié », explique  Élizabeth Royer, une des spécialistes des spoliations sous l’Occupation et qui a transformé le sous-sol de sa galerie parisienne en bibliothèque ouverte aux chercheurs pouvant étudier ses photocopies d’archives rares consultées lors de ses recherches d’œuvres volées.


En 1947, il dirige la Société des amis des arts de Düsseldorf, rétablit l'image des peintres modernes, multiplie les expositions notamment à Sao Polo en présence de Thomas Mann.

Il meurt en 1956 dans un accident. 

Cornelius Gurlitt
Né en décembre 1932 à Hamboourg, Cornelius Gurlitt étudie l'histoire de l'art pour faire plaisir à son père. Il se fixe à Salzbourg (Autriche) en 1960 où il s'épanouit en artiste.

Munich, janvier 1968. Cornelius Gurlitt hérite plus de mille œuvres d’art – gravures, estampes, dessins, affiches, peintures à l’huile – au décès de sa mère âgée. Il décide de veiller sur son trésor.


C’est l’arrestation fortuite, en 2010, de Cornelius Gurlitt, lors d’un contrôle à la frontière suisse et la découverte de 9 000 euros en liquide convoyés par cet octogénaire qui amène l’administration douanière et fiscale allemande à le surveiller étroitement.


Cornelius Gurlitt fait expertiser Le dompteur de lion, une gouache de Max Beckmann, avant de le vendre aux enchères à Cologne en septembre 2011 au prix de 864 000 euros.

Lors d’une perquisition en 2011  à son domicile munichois, sont découverts 96 peintures, 675 estampes, 140 aquarelles et 299 dessins signés des maitres des XIXe et XXe siècles : Courbet, Matisse, Picasso, Renoir, Toulouse-Lautrec, Max Liebermann, Kirchner, Klee, Kokoschka, Nolde, Munch... Des artistes représentant l’impressionnisme, le cubisme, Die Brücke  (Le Pont) à l’origine avec Der Blaue Reiter  (Le Cavalier Bleu) de l’expressionisme allemand… Plusieurs centaines de ces œuvres auraient été montrées lors de l’exposition Art dégénéré (Entartete Kunst), à Munich, en 1937.
Ces chefs d’œuvre “sont discrètement saisies” et deux experts en art sont mandatés.


Ce n’est que deux ans plus tard, le 4 novembre 2013, que l’hebdomadaire allemand Focus  rend publique cette découverte par un article titré Meisterwerke zwischen Müll – Fahnder entdecken in München Nazi-Schatz in Milliardenhöhe et révélant des photos de la perquisition.

Sept jours plus tard, une commission est créée par le Procureur. Un site Internet est mis en ligne pour présenter des œuvres découvertes. Sur les 1280 œuvres saisies, 590 sont en cours d'examen, plus de 300 appartiennent à Cornelius Gurlitt qui avait accepté le legs de son père.

Cornelius Gurlitt réagit par une lettre demandant que son nom n'apparaisse plus dans les médias qu'il fuit. Il "communique avec la presse par des Post-it".

Une conférence de presse est organisée hâtivement. Vingt-cinq tableaux posant problème n'y sont pas mentionnés. Le Procureur se voit reprocher son long silence.

Novembre 2013. Cornelius Gurlitt sort de son domicile et répond aux questions du Spiegel. Ou plutôt pense à haute voix selon la journaliste du Spiegel. Avec émotion, il revoit pour la première fois les œuvres d'art saisies à son domicile.

Rebondissement le 10 février 2014. Porte-parole de l'avocat munichois de Cornelius Gurlitt, Stephan Holzinger déclare qu’une soixantaine d’œuvres  de Manet, Monet, Picasso et Renoir ont été saisies dans une maison de Gurlitt près de Salzbourg (Autriche).

Pourquoi aucune autorité judiciaire allemande et aucun historien d’art lié à cette première découverte ont-ils gardé le silence si longtemps ?


La “collection récupérée chez Cornelius Gurlitt serait-elle constituée de biens pris à des familles juives et à des musées étrangers pendant le règne nazi ? D’où proviennent ces trésors ? 


Cornelius Gurlitt prétend en être le propriétaire légal : elles appartenaient à son père Hildebrandt Gurlitt”.


Mais les ayants-droit de certaines œuvres de cette collection se sont manifestés. Ainsi ceux du marchand d’art et galeriste Paul Rosenberg, grand-père maternel d’Anne Sinclair, célèbre directrice éditoriale du Huffington Post, réclament la Femme assise de Matisse dont la trace était perdue depuis la Seconde Guerre mondiale.


Exeunt le silence, la discrétion et le secret gardés pendant des décennies.


Nourri notamment des interviews de Cornelius Gurlitt, ce documentaire allié à un site Internet bilingue allemand-anglais, factuel et argumenté, constituent deux vecteurs majeurs de la stratégie de communication, désormais offensive et publique, de cet octogénaire et de ses avocats, le professeur  Tido Park et Derek Setz. 


Un possesseur fermement décidé à conserver son trésor artistique, en arguant du droit – délais allemands de prescription, etc. - et de l’élément affectif. Et à en jouir dans le calme, sans les exposer au public. Et sans remord.



ADDENDUM : 
Le 26 mars 2014, Cornelius Gurlitt a mis un terme à la mission de son avocat Hannes Hartung, auparavant chargé des négociations avec les ayants-droit et adepte d'une ligne ferme à l'égard des revendications des ces derniers : il réclamait que son client soit indemnisé pour chaque retour d'œuvre d'art.

Selon les déclarations de Christoph Edel, avocat de Cornelius Gurlitt, la Süddeutsche Zeitung du 27 mars, son client serait disposé à restituer à leurs propriétaires ou à leurs ayants-droit Juifs les œuvres dont ils avaient été spoliés sous le nazisme. Parmi ces œuvres : le tableau de Matisse Femme assise de Matisse, qui serait remis aux héritiers du galeriste Paul Rosenberg. Cette œuvre pourrait atteindre 20 millions de dollars si elle était vendue aux enchères.

Le Henie-Onstad Art Center, fondation et musée créés par la célèbre championne olympique de patinage artistique et star  Sonja Henie (1912-1969) et son mari Niels Onstad (1909-1978), a annoncé qu'il restituerait La Femme en bleu, de Matisse, à la famille de Paul Rosenberg.

Le 8 avril 2014, l'accord conclu entre les autorités allemandes et Cornelius Gurlitt est révélé. Il stipule que les "œuvres issues de spoliations commises par les nazis seront rendues aux ayants droit des propriétaires spoliés, juifs pour la plupart". Les recherches pour retrouver les ayants droit des œuvres trouvées en Allemagne dureront un an. Au-delà de cette période, Cornelius Gurlitt les conservera. 

Cornelius Gurlitt est mort à 81 ans, le 5 mai 2014, dans son appartement de Schwabing près de Munich, après une opération cardiaque. Dans son testament, il lègue selon Süddeutsche Zeitung et la radio NDR ses œuvres à fondation de droit privé du Musée des beaux-arts de Berne (Suisse), son légataire universel. Ce musée a été « informé par un message téléphonique et écrit de Me Christophe Edel, l'avocat de M. Cornelius Gurlitt, décédé le 6 mai 2014 ». "Célibataire sans enfants, il n'a pas d'héritier direct, sa seule sœur étant décédée en 2012. La justice devra cependant se prononcer sur la légalité du testament".

Quel est l'avenir des quelque 1400 toiles conservées par le défunt ? "
Si certaines ont été spoliées à leurs propriétaires juifs pendant les années 1930, d'autres ont été acquises légalement par Hildebrand Gurlitt". Selon des médias allemands, des organismes autrichien ou suisse, pourraient hériter de ces œuvres. Le Süddeutsche Zeitung souligne que ce transfert d'œuvres hors du sol allemand signifie aussi que ces œuvres risquent de ne plus relever de la justice fédérale allemande, et que des recours d'ayants droit ne pourraient être formés. Le 6 mai 2014, le ministère allemand de la Justice a déclaré que l'accord conclu début avril 2014 entre Cornelius Gurlitt et l'État demeure valable. "Tous ceux qui pensent pouvoir faire valoir des droits sur des œuvres, dont ils s'estiment être les propriétaires légitimes, ont un an pour se faire connaître et apporter la preuve de leurs titres. Au bout d'un an, les autres œuvres devaient être définitivement acquises au vieil homme". 

Le 12 juin 2014, Femme assise de Matisse, tableau retrouvé chez lui, a été reconnu comme une oeuvre dont le marchand d'art Paul Rosenberg avait été spolié sous l'Occupation nazie.

Le 12 juin 2014, un groupe d'experts internationaux, présidé par la juriste Ingeborg Bergreen-Merkel et dénommé « Trésor artistique de Schwabing », a conclu que le tableau Femme assise de Matisse fait partie des œuvres dont le marchand d'art Paul Rosenberg avait été spolié, sans pouvoir éclaircir les circonstances par lesquelles Gurlitt a obtenu cette huile peinte vers 1924 demeurent inconnues.

Le musée bernois avait six mois, à dater de l’ouverture du testament, pour décider d’accepter ou non ce legs. En juillet 2014, sa direction a annoncé que ce délai lui sera nécessaire pour examiner toutes les questions soulevées avant de décider. A la mi-octobre 2014, ce musée suisse des Beaux-Arts a déclaré que "son conseil de fondation décidera le 26 novembre s’il accepte ou non l’héritage de la collection Gurlitt, qui compterait quelque 1400 toiles estimées à plusieurs millions de francs" suisses. 

Le 3 novembre 2014, Ronald Lauder, président du Congrès Juif mondial (CJM) a averti le musée des Beaux-arts de Berne (Suisse), d'une future "avalanche de procès" si ce musée acceptait le legs de Cornelius Gurlitt constitué d'une collection importante de tableaux ayant appartenu à des Juifs spoliés par les Nazis. Une telle acceptation ouvrira la boite de Pandore, selon Ronald Lauder qui a fait ces déclarations au Spiegel qui publie aussi l'interview de Monika Grütters, ministre de culture allemande. Monika Grütters a indiqué que le gouvernement allemand est en négociations avec ce musée à propose de 1280 tableaux et dessins de Chagall, Monet et Picasso, et a exprimé son optimisme sur l'issue de ces pourparlers. "Plus ancien musée de Suisse, il avait été désigné en mai comme l'héritier de la collection de Cornelius Gurlitt", après son décès. 

M. Lauder a invité de nouveau l'Allemagne "à plus s'investir dans la recherche des œuvres volées, notamment celles qui se trouvent toujours dans des musées", en légiférant. "L'idée que les choses vont trop lentement ne trompe malheureusement pas", a reconnu Mme Grütters, indiquant toutefois que l'Etat allemand avait triplé les crédits pour établir l'origine des œuvres. La législation doit changer en Allemagne, estime M. Lauder, c'est un point "très important. Les Américains pensent que les musées allemands se retranchent derrière (elle) car elle ne les contraint à rien". En novembre 2013, dans une entretien à l'AFP, il avait déjà enjoint l'Allemagne à restituer au plus vite les centaines d’œuvres d'art retrouvées chez Cornelius Gurlitt à leurs légitimes propriétaires".

Le 24 novembre 2014, le Musée des Beaux-arts de Berne a déclaré qu'il acceptait l'héritage de Cornelius Gurlitt, un « trésor » de "1620 gravures, dessins, aquarelles et une dizaine d'huiles découverts, dont 630 à la provenance régulièreet d'autres volées à des Juifs par les Nazis. La valeur de ce trésor ? Plusieurs millions d'euros. Environ 500 œuvres à l'origine litigieuse seront gardées en Allemagne dans l'attente d'informations sur leur origine. Christoph Schäublin, président du conseil de la Fondation du Musée des Beaux-Arts de la cité helvétique, a ajouté que "son institution allait coopérer avec les autorités allemandes pour restituer les œuvres volées ou extorquées aux propriétaires légitimes. S'il est avéré qu'un tableau ou un dessin provient de spoliations, il sera remis à un éventuel ayant droit. Mais si le groupe d'experts ne peut déterminer avec certitude qu'une œuvre a été volée, le Musée de Berne devra décider lui-même s'il veut prendre le risque de la récupérer ou pas". Il se conformera aux règles de la déclaration de Washington, "c'est-à-dire qu'il poursuivra au maximum ce travail d'identification des œuvres, de recherche en provenance et de restitution aux éventuels ayants droit". Monika Grütters, secrétaire d'État à la Culture, a annoncé que « l'Allemagne est déjà prête à restituer trois œuvres dont il a été prouvé qu'elles ont été dérobées à des juifs ». Parmi ces œuvres : Femme assise, tableau de Matisse volé au marchand d'art français, Paul Rosenberg, grand-père de la journaliste française Anne Sinclair.

Les autorités helvètes, l'ancien avocat de M. Gurlitt et l'antenne allemande de la Jewish Claim Conference ont salué cet accord.

"Cette décision s'accompagne en fait de la signature à Berlin d'une convention sur la gestion de cette succession. La ministre allemande de la Culture, Monika Grütters, le ministre de la Justice du Land de Bavière, Winfried Bausback, et moi-même assumons désormais conjointement le traitement des injustices", a déclaré Christoph Schäublin au Figaro (24 novembre 2014).

Les œuvres dont la provenance n'a pas pu été établie sont consultables "sur la base de données du site www.lostart.de et les éventuels réclamants - descendants de familles volées ou ayant vendu des biens en dessous de leur valeur alors qu'ils se trouvaient en détresse durant la Seconde Guerre mondiale - doivent se manifester auprès du chef du groupe d'experts, le Dr Ingeborg Berggreen-Merkel, Geschwister-Scholl-Str. 6 10117 Berlin, (tél.: 49 (0) 30 2061 487 10. office@taskforce-kunstfund.de)".

Uta Werner, cousine de Cornelius Gurlit âgée de 86 ans, a réclamé en justice l'héritage légué par cet octogénaire à ce musée.  Elle a décidé de faire valoir « ses droits sur l'héritage du collectionneur d'art Cornelius Gurlitt devant le tribunal des successions de Munich », selon l'agence de communication qui la représente.

Mme Werner considère "que le rapport d'un expert psychiatre, mandaté par elle-même et sa famille et rendu public cette semaine, est susceptible de remettre en cause la validité du testament au profit du musée de Berne car, au moment de sa rédaction, M. Gurlitt aurait souffert « d'obsessions paranoïaques ». Elle avance "un risque juridique, qu'elle prétend lever grâce à la procédure qu'elle engage. Par ailleurs, la famille s'engage, en cas de succès de sa démarche, à la « restitution sans conditions » aux ayants droit, des œuvres dont il serait démontré qu'elles sont issues de spoliations".

Le 24 mars 2015, Monika Grütters, ministre allemande de la Culture, a signé avec les ayants-droit du galeriste français Juif Paul Rosenberg, un accord permettant de leur restituer La Femme assise, de Matisse, peinture dérobée en 1940 à ce galeriste. « L'accord doit encore être approuvé par un tribunal des successions avant qu'une date ne soit fixée pour la restitution du tableau », a déclaré l'avocat des ayants-droit.

En mai 2015, ce tableau de Matisse a été restitué aux ayants-droit du galeriste Paul Rosenberg, dont la journaliste française Anne Sinclair.

Le 10 décembre 2015, à 23 h 35, France 3 diffusa Les marchands d'Hitler, documentaire de Stéphane Bentura, et dont le texte est lu par Stéphane Freiss. "En mai 2014, un vieux collectionneur est enterré dans le plus grand secret à Düsseldorf : Cornelius Gurlitt, l'ermite aux 1500 toiles du trésor nazi. C'est par cette scène que démarre le documentaire de Stéphane Bentura : sur cette collection secrète, retrouvée par hasard dans l'appartement de Cornelius Gurlitt en plein Munich, 70 ans après la guerre.  Ce trésor maudit, Cornelius le tenait de son père, Hildebrand Gurlitt. Il est la preuve que Gurlitt père, mort en 1956 en notable honorable, était un des plus grands profiteurs de guerre du régime nazi.  Pourvoyeur du musée d'Hitler et spoliateur de juifs, la vie d'Hildebrand Gurlitt nous entraîne, de Dresde à Berlin avant la guerre, en passant par Paris pendant l'Occupation allemande, dans les coulisses des spoliations et de la collaboration du marché de l'art français.  Pourtant en 1945, Hildebrand Gurlitt a failli être démasqué : capturé par les "Monuments Men", l'unité américaine chargée des pillages, Gurlitt joua une admirable partie de poker menteur et s'en sort. Son fils Cornelius vivra caché avec ce trésor, et poursuivra le sale commerce de son père. A travers le roman noir des Gurlitt, c'est une facette méconnue du nazisme, et de la collaboration dans le marché de l'art à Paris, que ce film nous fait découvrir".

En 2016, les 13, 19 et 23 avril 2017, Histoire diffusa A la recherche de l'art perdu. Le marchand d'art d'Hitler, documentaire de Cal Saville. "Cette série revient sur l’histoire passionnante et étonnante de la disparition des plus grandes œuvres d’art. Certaines ont été retrouvées, mais d’autres manquent encore à l’appel. Ce premier épisode s'intéresse à la plus grande collection de biens spoliés de tous les temps. Mars 2012, à Münich, la police fait une descente au domicile du collectionneur allemand Cornelius Gurrlit. Cela remet sur le devant de la scène une affaire oubliée pendant soixante ans, impliquant le trésor de guerre des nazis, l'Art dégénéré et la collection privée d'Hitler. Menant une vie de reclus, Cornelius Gurlitt conservait un millier d’œuvres signées de peintres de renom comme Matisse, Chagall, Degas, Picasso... dont certaines n'ont jamais été vues. Quand elle est révélée par un magazine allemand, l'affaire frappe le monde entier. Qui est donc Cornelius Gurlitt ? Comment a-t-il réussi à passer inaperçu pendant si longtemps ? D'où viennent toutes ces œuvres d'art ? Pour répondre à ces questions, nous remontons aux années 30 dans l'est de l'Allemagne, dans la ville natale du père de Cornelius, l'historien et marchand d’art Hildebrand Gurlitt. Ce dernier officiait au service de différents musées allemands et cotôyait les artistes allemand d'avant-garde et les expressionnistes contemporains. A l'arrivée des nazis au pouvoir, il devint rapidement un des plus grands marchands d'art à la solde du régime et un acteur clé dans la lutte contre l'Art dégénéré..."

A la recherche de l'art perdu. Le marchand d'art d'Hitler, de Cal Saville
Sur Histoire les 5 février à 15h40, 7 février À 11h55, 11 février à 15h35, 17 février à 15h45, 19 février à 23h10, 23 février à 15h40, 29 février 2016 à 15h35

Monsieur Gurlitt et le secret du trésor nazi” (Der seltsame Herr Gurlitt), de Maurice Philip Remy
ZDF, 2014, 51 min
Diffusion le 19 mars 2014 à 22 h 25

© DR 
                   
Articles sur ce blog concernant :
Les citations proviennent du dossier de presse.
Publié le 19 mars 2014, cet article a été modifié le 17 mai 2015.
Il a été republié les :
- 22 juin, 15 octobre et 26 novembre 2014. Histoire a diffusé Le marchand d'art d'Hitler : "cette série revient sur l'histoire passionnante et étonnante de la disparition des plus grandes œuvres d'art. Certaines ont été retrouvées, mais d'autres manquent encore à l'appel. Ce premier épisode s'intéresse à la plus grande collection de biens spoliés de tous les temps. Mars 2012, à Münich, la police fait une descente au domicile du collectionneur allemand Cornelius Gurrlit. Cela remet sur le devant de la scène une affaire oubliée pendant soixante ans, impliquant le trésor de guerre des nazis, l'Art dégénéré et la collection privée d'Hitler. Menant une vie de reclus, Cornelius Gurlitt conservait un millier d'œuvres signées de peintres de renom comme Matisse, Chagall, Degas, Picasso... dont certaines n'ont jamais été vues. Quand elle est révélée par un magazine allemand, l'affaire frappe le monde entier. Qui est donc Cornelius Gurlitt ? Comment a-t-il réussi à passer inaperçu pendant si longtemps ? D'où viennent toutes ces oeuvres d'art ? Pour répondre à ces questions, nous remontons aux... "
- 26 mars, 19 mai et 9 décembre 2015, 5 février 2016, 14 avril 2017.

L’Ermitage, la naissance du musée impérial – Les Romanov, tsars collectionneurs


La Pinacothèque de Paris a présenté l’exposition éponyme réunissant un « ensemble rare d’une centaine d’œuvres du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg ». En deux siècles, les Romanov « ont élaboré l’une des plus belles collections du monde et construit un musée moderne, ouvert au grand public dès 1805 ». « Une histoire du collectionnisme et du goût au sein des élites européennes les plus brillantes de leur temps », résume Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque de Paris. Le 21 octobre 2017 à 14 h 40, Arte diffusera "Le musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg" (Die Eremitage. Ein Palast für die Kunst), réalisé par Margy Kinmonth (Royaume-Uni, 2014, 52 min). 

Pour l’inauguration de son nouveau lieu près de la place de la Madeleine, la Pinacothèque de Paris s’intéresse à la naissance du musée russe de l'Hermitage, enrichi par des dons et surtout les acquisitions sélectives de souverains russes curieux, au goût affiné, en résonance parfois à des évènements historiques et à des fins de prestige politique.

Constituées à partir de la fin du XVIIe siècle, les collections impériales russes comptent vite parmi les plus importantes d’Europe et sont admirées notamment par les étrangers.

« Grand curieux et collectionneur averti », Pierre le Grand (1672-1725) envoie ses agents dans toute l’Europe pour rapporter peintures et sculptures à Saint-Pétersbourg. Prisant particulièrement l’art hollandais, Pierre Ier achète sur le marché de l’art d’Amsterdam des sujets bibliques, comme le magnifique David et Jonathan de Rembrandt, et « des scènes de genre d’une grande qualité », tel Le Contrat de Mariage de Jan Steen, ou encore des marines. L’école italienne ? Elle est illustrée par la superbe Mise au Tombeau de Garofalo, « alors attribuée à Raphaël, cadeau du cardinal Pietro Ottoboni ».

« Souveraine éclairée imprégnée de la philosophie des Lumières », Catherine II (1729-1796) enrichit les collections et édifie le premier espace affecté à leur présentation : le Petit Ermitage, construit près du Palais d’Hiver de 1764 à 1775. Ce bâtiment s’avère rapidement insuffisant pour réunir un nombre d’œuvres en hausse continue et le Grand ou Vieil Ermitage est édifié de 1771 à 1787. Catherine II confère à la « collection un caractère encyclopédique et voit le moyen d’affirmer son prestige politique ». A Paris, Catherine II « effectue ses principales acquisitions, par l’intermédiaire de correspondants aussi prestigieux que Diderot ou le Baron Grimm ». Dans la collection de Jean de Julienne, elle choisit notamemnt La malade et le médecin de Gabriel Metsu. Son coup le plus fabuleux : l’acquisition de la collection du banquier et mécène Pierre Crozat : le Portrait d’acteur de Domenico Fetti, l’esquisse pour L’Entrée de Marie de Médicis à Lyon de Rubens, les Amours à la chasse et la Vénus, Faune et Putti de Poussin, L’incrédulité de Saint Thomas de Van Dyck et le Portrait de jeune homme au chapeau de Greuze entrent alors dans les collections impériales. C’est à Paris qu’elle achète aussi le cabinet du comte Baudouin où les œuvres de Van Dyck rivalisent avec celles de Rembrandt, Rubens ou encore Ruysdael. Des achats qui suscitent l’ire et de l’opinion parisienne hostile à l’exportation de chefs-d’œuvre vers la Russie. Et qui rehaussent le prestige de Catherine II. À son décès, plus de 4000 tableaux composent la galerie.

Petit-fils de Catherine II, Alexandre Ier (1777-1825) imprime sa marque dans les collections impériales : il dote en particulier l’Ermitage d’une « superbe collection de maîtres espagnols. Durant les guerres napoléoniennes, les Russes agressés s’identifient aux héroïques Espagnols qui résistent aux troupes françaises. L’acquisition de la collection Coesvelt fait entrer les grands noms du siècle d’or espagnol dans la galerie impériale ». Citons Le Portrait du comte-duc Olivares de Vélasquez et la mystique Annonciation de Murillo. « À l’impératrice répudiée Joséphine de Beauharnais, Alexandre Ier achète 38 tableaux dont l’exquis Petit-déjeuner de Gabriel Metsu ».

Sous le règne de Nicolas Ier (1796-1855), est construit le Nouvel Ermitage (1842-1852), après l’incendie du Palais d’Hiver (1837). Nait le musée moderne, à l’instar de ceux qui se multiplient en Europe, du Louvre au British Museum, via les musées de Berlin et Munich. En 1855, Nicolas Ier cède plus de 1200 œuvres jugées médiocres. Mais il enrichit la galerie de tableaux italiens de la Renaissance : Mise au tombeau de Francesco Francia et plusieurs Titien avec la collection Barbarigo. Les Primitifs Flamands entrent à l’Ermitage « pendant la vente posthume de la collection de Guillaume II, roi des Pays-Bas ».

Les 24 janvier à 6 h 55, 27 janvier 2016 à 2 h 30, Histoire diffusa Les Romanov, Histoire d'une dynastie. Paul 1er et Alexandre 1er, documentaire de Maksim Bespaly. "A la mort de Catherine II, son fils Paul, surnommé le "Hamlet russe", devint empereur. Quatre ans plus tard, à la mort de Paul Ier, son fils Alexandre, marié sur préconisation de sa grand-mère à l'âge de 16 ans, lui succèda. Même s'il avait tous les attributs d'un empereur, Alexandre n'éprouvait pas de désir à régner".

Arte diffusa les 26 mars à 20 h 50 et 27 mars 2016 à 14 h 30 Gloire et chute des Tsars de Russie, documentaire d'Eva Gerberding, André Schäfer (ZDF, 2013, 52 min) : "Historiens et créateurs revisitent le parcours des Romanov, dynastie née il y a plus de quatre siècles, des hauts lieux qu'ils ont marqués de leur empreinte à leur influence sur la Russie contemporaine. Issu d'une famille de boyards moscovites, Michel Fedorovitch Romanov n'a que 17 ans lorsqu'il est couronné tsar en juillet 1613. Son nom n'est pas resté dans l'histoire, contrairement à ceux de Pierre le Grand (1672-1725) et de Catherine II (1729-1796). Ces deux souverains ont instauré un pouvoir central très fort en s'efforçant de moderniser leur immense empire. Tous deux se sont ouverts sur l'Europe occidentale, alors que la plupart des tsars ont maintenu les archaïsmes et favorisé l'hégémonie de l'Église orthodoxe. Autres figures de la dynastie : Alexandre II, qui abolit le servage en 1861, et sera assassiné par des révolutionnaires en 1881 ; et Nicolas II, le dernier tsar de Russie, exécuté avec sa famille en 1918 à Ekaterinbourg. Il ne voulait pas gouverner et ne fut jamais à l'écoute de son peuple... Visite des hauts lieux de leur règne, à Saint-Pétersbourg et Moscou, archives inédites, entretiens (avec les historiens Irina Scherbakova et Viktor Erofeev, un descendant des Romanov, Paul Koulikovsky, le cinéaste Alexandre Sokourov, la styliste Tatyana Parfionova) retracent l'histoire des Romanov et ses résonances dans la Russie contemporaine".

Les 10 septembre à 17 h 35  et 21 octobre 2017 à 14 h 40, Arte diffusera "Le musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg" (Die Eremitage. Ein Palast für die Kunst), réalisé par Margy Kinmonth (Royaume-Uni, 2014, 52 min). "Malgré les guerres et les révolutions, le musée de l'Ermitage a su préserver ses collections. Voyage dans l'un des plus grands et anciens musées du monde, microcosme de l'histoire russe. Bien plus qu'un musée national, le labyrinthique Ermitage incarne l'âme de la Russie. Créé en 1764 sous l'impulsion de Catherine II, "impératrice et autocrate de toutes les Russies", il abrite aujourd'hui 3,6 millions d'œuvres et emploie plus de conservateurs que n'importe quelle institution culturelle au monde. Ses fonds sont d’une richesse inouïe : le musée possède aussi bien des Rembrandt que de l’art russe, des objets préhistoriques, la collection personnelle de pierres précieuses de Catherine II, un chef-d’œuvre de Michel-Ange, des œuvres majeures de Matisse et quantités d’autres joyaux".

"Tourné en 2014, à l'occasion du 250e anniversaire du musée, ce documentaire embarque les téléspectateurs dans un voyage passionnant qui retrace l'histoire tumultueuse de l'Ermitage, du palais impérial à sa reconversion en musée national. Son directeur a exceptionnellement accepté d’ouvrir les portes du musée aux caméras et de les y guider. Sont montrés à l’écran pour la première fois des collections spéciales et des lieux auxquels le public n’a, d’ordinaire, jamais accès. Margy Kinmonth raconte l'histoire du lieu et de ses collections, grâce aux images d'archives – dont la fameuse reconstitution par Eisenstein de l'invasion du palais par la foule lors de la Révolution de 1917 – et aux témoignages pleins de vivacité des conservateurs du musée, actuels ou anciens. Une promenade parmi les trésors les plus précieux, les plus anciens et les plus rares de la Russie".


Jusqu’au 15 septembre 2011
28, place de la Madeleine, 75008 Paris
Tél. : 01 42 68 02 01
Tous les jours de 10 h 30 à 19 h 30

Visuels de haut en bas :
Affiche
Jean-Baptiste Greuze
Portrait de jeune homme au chapeau
c. 1750
Huile sur toile
61 x 50 cm
Inv. no. GE-1256
Provenance : 1772, collection Louis-Antoine Crozat, baron de Thiers (Paris). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Pavel Demidov

Nicolas Lancret
Concert au parc. 1738
Huile sur toile
61 x 51,5 cm (ovale)
INV. N° GE 1621
Provenance : 1772, collection Louis-Antoine Crozat, baron de Thiers (Paris)
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Vladimir Terebenin, Leonard Kheifets, Yuri Molodkovets

Rembrandt (Harmensz Van Rij, dit)
David et Jonathan
1642
Huile sur panneau de bois (parquetage)
73 x 61,5 cmINV. N° GE 713 Provenance : 1882, Palais de Monplaisir à Peterhof. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Pavel Demidov

 Domenico Fetti
Portrait d’acteur (Tristan Martinelli ?)
c. 1620
Huile sur toile
105,5 x 81 cm
INV. N° GE 153
Provenance : 1772, collection Louis-Antoine Crozat, baron de Thiers (Paris)
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Vladimir Terebenin, Leonard Kheifets, Yuri Molodkovets

Diego Velasquez de Silva
Portrait de don Gaspar de Guzmán, comte-duc d'Olivares
c.1638
Huile sur toile
67 x 54,5 cm
INV. N° GE 300
Provenance : 1815, collection Coesvelt, Amsterdam.
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Alexander Koksharov, Leonard Kheifets

Jan Steen
Le Contrat de mariage
c. 1850
Huile sur toile
65 x 83 cm
INV. N° GE 795
Provenance : 1882, Palais de Monplaisir, Peterhof.
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Photographe © Musée de l'Ermitage. Photo de Pavel Demidov

Articles sur ce blog concernant :
- Judaïsme/Juifs
Cet article a été publié le 1er septembre 2011, puis les 21 janvier et 26 mars 2016.