Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

jeudi 22 août 2019

Mike Brant (1947-1975)


Les Israel Design Galleries de Holon présentent l’exposition « “Moshe” – Mike Brant Superstar ». Né à Chypre dans un camp de personnes déplacées (DP) rescapées de la Shoah, chanteur et compositeur juif israélien, patriote, Mike Brant (1947-1975) a joui d'une célébrité fulgurante né d'un malentendu - il aspirait à être un entertainer à l'américaine ainsi qu'à être apprécié pour ses talents de compositeur/interprète/imitateur et était considéré avec dédain comme un « chanteur pour minettes » hurlant -, et a souffert d'être grugé par des individus en qui il avait eu confiance. 


« Mon frère Mike était un lion avec un cœur en cristal », a résumé Zvika Brand.


Dans le cadre de ses expositions d’icônes culturelles, l’Israel Design Galleries of Holon, ville située au sud de Tel Aviv, présente « “Moshe” – Mike Brant Superstar » dont le commissariat est assuré par Ilana Carmeli Lenner et Rafi Vazana. 

Mike Brant (1947-1975) était un séduisant chanteur et compositeur juif israélien à l’ascension rapide vers le vedettariat dans la variété française.

« En Israël, dans les années 1960, alors que dominaient les chansons patriotiques – chansons de la Terre d’Israël pour nourrir les rêves et espoirs des adolescents souhaitant construire leurs foyers et défendre leur patrie -, Mike Brant est apparu avec un répertoire de standards familiers, en anglais et en français, avec pour thème principal le souhait et le rêve de devenir une superstar. »

« Mike Brant » est « le nom de scène choisi par l’artiste pour faciliter sa carrière, principalement à l’international, pour devenir une idole et un modèle d’une personne ayant atteint un succès et une célébrité inédits. » 

« Vivre son rêve », tout en réalisant les rêves des masses et renforçant leur désir d’écouter, de voir et de toucher. »

« Son engagement professionnel, son charisme extraordinaire et son désir de se distinguer l’ont transformé en une star qui a influencé la scène culturelle locale et mondiale, pas seulement musicalement, mais aussi socialement, et l’ont fait entrer dans le Panthéon des stars internationales de l’entertainment (divertissement). »

Le « milieu où est né Mike Brant – fils d’une rescapée de la Shoah, né dans un camp de réfugiés à Chypre, ayant grandi dans un petit appartement à Haïfa et exempté de service militaire au sein de Tsahal (IDF) en raison de problèmes médicaux – constitue une partie intégrale du succès incroyable qu’il a eu et de son statut de superstar perçu comme telle par les médias et le public, en recherche d’idoles en qui s’identifier. Brant a exploité cela et son physique avantageux, parlait franchement durant les interviews et attirait rapidement des fans parmi ceux osant rêver de briser le plafond de verre.

« Dès ses débuts comme membre de l’orchestre « Chocolat » qui se produisait dans des soirées et des cafés à Haïfa et à Tel Aviv, et jusqu’à son récital qui a changé sa vie au légendaire night-club Baccara à Téhéran, après des tournées dans des night-clubs en Israël, aux Etats-Unis, en Afrique du sud, Mike Brant a gardé sa capacité phénoménale à créer des contextes et à être « in the right place at the right time ». 

Mike Brant « était plein de confiance et humble, un aventurier audacieux et un professionnel méticuleux avec une présence sur scène extraordinaire, en raison de son talent vocal, ses chansons émouvantes, son sex appeal et son talent pour imposer des modes. »

L’exposition “Moses” fournit « une rare vision des moments personnels de la superstar au travers d’une collection d’objets originaux qui ont été rassemblés et préservés durant sa vie et après sa mort tragique en 1975, par son frère Zvika Brand et sa nièce Yona Brand. »

Elle « retrace l’histoire de l’ascension fulgurante vers la célébrité d’un artiste déterminé qui, en peu de temps, s’est métamorphosé de chanteur anonyme en une figure renommée et bien-aimée du public à un niveau inédit et qui ne pouvait pas être limité par les frontières d’Israël. »

Elle « s’attache aux étapes importantes dans le processus de l’écriture des chansons, les contextes sociaux et les efforts professionnels qui l’ont aidé à atteindre le statut de star sur les plus grandes scènes en Europe, gagner des compétitions convoitées et devenir un modèle et une idole des masses en Israël et plus généralement dans le monde. »

L'exposition évoque une époque révolue. Celle des pantalons pattes d'éph (pattes d'éléphant) et des paillettes, des émissions télévisées de Guy Lux accueillant Johnny, Sylvie, Claude, Sheila, Joe, Sacha et quelques autres, ainsi que de Philippe Bouvard, des disques matraqués par des stations de radio partenaire de firmes discographiques, d'insouciance rompue par le « choc pétrolier » en 1971 et la guerre du Kippour en 1973 au cours de laquelle Mike Brant s'est rendu en Israël auprès des soldats blessés... 

L’exposition « montre des vêtements conçus pour Mike Brant entre 1970 et 1975 : tailleurs, manteaux, accessoires de mode et chaussures, disques d’or, prix et certificats, photographies inédites provenant de son album personnel, vidéo clips, dont celui de « Laisse-moi t'aimer » miniatures, albums de fans, portraits tout au long de sa carrière, articles de presse et couvertures de magazines internationaux, manuscrits originaux, lettres personnelles, etc. »

« Adolescente dans les années 1970, j’ai grandi avec les chansons de Mike Brant. Mon premier slow avait sa voix en fond sonore. Mike était une idole pour les filles à cette époque – un chanteur israélien qui était un homme très séduisant avec une voix en or. Il a chanté des chansons romantiques, captivé les cœurs des adolescentes et est devenu l’objet de leur amour non partagé. Aujourd’hui, quelques décennies après sa mort tragique, après avoir enquêté et fouillé dans ses biens et albums personnels préservés par sa famille, j’ai découvert le monde entier de Mike, la personne et le chanteur, l’homme et ses chansons adorées par tant de personnes dans le monde à ce jour et ayant préservé sa mémoire vivante pour toujours », a déclaré Ilana Carmeli Lenner, une des deux commissaires de l'exposition.

« Quant j’étais adolescent, j’ai acheté l’album spécial sorti lors du 20e anniversaire de la mort de Mike Brant, et j’ai été captivé par sa voix profonde et sa personnalité me fascine depuis ce jour. Je trouve de nombreuses similarités entre le succès foudroyant de Mike Brant et l’époque contemporaine, avec les réseaux sociaux et les émissions de télé réalité, éléments de l’industrie et de l’arène culturelle qui servent de tremplins vers le succès. Sans son talent exceptionnel et son travail fourni pour réaliser son rêve, Mike Brant n’aurait pas laissé cette marque indélébile », a abondé Rafi Vazana, autre commissaire de l’exposition.


Du 30 mai au 30 août 2019 
A la Meirov Gallery 
31 Hertsfeld Street Holon
Tél. : +972-3-6516851
Du mardi au jeudi de 17 h à 20 h, vendredi et samedi de 10 h à 13 h
Entrée libre
Visuels :
תערוכה מייק ברנט. באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1971 בהופעה באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1974 עם אמא ואח צבי.באדיבות_פביאן_לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1972 בדירתו. באדיבות פביאן לקוברה
תערוכה מייק ברנט. שנת 1971. באדיבות פביאן לקוברה

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Les citations proviennent du communiqué de presse.

« La bombe » par Rushmore Denooyer


« La bombe » (The Bomb) est un documentaire réalisé par Rushmore Denooyer. « Comment vivre avec une invention capable de détruire la planète ? S'appuyant sur de spectaculaires archives récemment restaurées et rendues publiques, une captivante plongée dans l'histoire de la bombe atomique, de sa conception à la manière dont elle a changé le monde. » Les 22 août 2019 à 1 h 56 et 23 août 2019 à 8 h 18, Toute l'Histoire diffusera "Bombe atomique, les secrets d'un compte à rebours". 
« La bombe » par Rushmore Denooyer 

« Tout a commencé assez innocemment. En 1938, deux chimistes allemands découvrent accidentellement la fission nucléaire ». Une révolution technologique.

Physicienne juive née en Autriche, Lise Meitner forge le terme "fission" et publie la découverte dans la revue Nature.

« Comme l'avait pressenti Einstein, ce phénomène physique pourrait s'accompagner d'un colossal dégagement d'énergie. Les physiciens du monde entier en sont certains : grâce à la fission nucléaire, l’arme la plus puissante jamais inventée va pouvoir voir le jour. Mais ils redoutent aussi que les Allemands soient les premiers à la posséder. »

La lettre Einstein–Szilárd a été écrite par Leó Szilárd, physicien, signée par Albert Einstein et adressée au Président américain Franklin D. Roosevelt le 2 août 1939. Szilárd avait consulté les physiciens hongrois Edward Teller et Eugene Wigner. La lettre alerte sur le risque que l'Allemagne puisse développer des bombes atomiques et suggère que les Etats-Unis lancent leur programme nucléaire. Elle a joué un rôle auprès du Président et il en est résulté le projet Manhattan pour développer les premières bombes atomiques.

« Quand les Américains entrent en guerre en 1941, cette menace les pousse à se lancer dans une course effrénée. « Pour la première fois, nous étions maintenant capables de notre propre destruction en tant qu’espèce », rappelle ainsi l’historien américain Richard Rhodes. »

« Avec l’aide du Royaume-Uni et du Canada, les États-Unis initient le projet Manhattan dont ils confient les rênes scientifiques au physicien Robert Oppenheimer » (1904-1967), physicien brillant et polyglotte choisi par le lieutenant-général Leslie Groves, officier au sein du Corps d'ingénieurs de l'US Army. Groves lance une production d'uranium aux Etats-Unis. Mais la quantité obtenue est trop faible. Les Etats-Unis s'orientent vers le plutonium. Mais le temps presse. Les Forces de l'Axe dominent cruellement l'Europe et l'Extrême-Orient.

Robert Oppenheimer, « celui que l'on surnommera « le père de la bombe atomique » va coordonner les efforts de 130 000 collaborateurs, dont le physicien communiste Klaus Fuks, et disposer d'un budget colossal de 2 milliards de dollars pour réaliser une bombe de destruction massive » dans le cadre du Projet Manhattan. Et ce, dans un endroit secret, isolé, entouré de fils barbelés : Los Alamos, au Nouveau Mexique, dans l'Ouest des Etats-Uni. Les préjugés sexistes prévalent : les femmes travaillent comme dactylos, bibliothécaires, etc. La confidentialité est cruciale. On appelle Los Alamos ".la Colline". On développe l'idée d'impulsion, en comprimant une boule de plutonium. Comment utiliser le plutonium ? Tel s'avère en 1944 le défi complexe à relever. Deux milliards de dollars ont été dépensés dans ce projet.

Au décès de Roosevelt, le vice-président devenu président Truman ignore tout du Manhattan Project. Au Pacifique, après la capitulation du IIIe Reich, la guerre continue. L'empire japonais sera donc la cible de la bombe. En juillet 1945, un premier essai a lieu une nuit. Une nouvelle ère débute. Pour écourter la guerre, pour éviter un conflit terrestre contre des Japonais usant de kamikazes, le président Truman envisage la bombe atomique et lance un ultimatum au Japon. Celui-ci refuse et émet des conditions à sa reddition.I

« Quelques jours après la réussite des premiers tests,  le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique, le président Truman donne son feu vert pour utiliser l'arme atomique contre le Japon. Les villes japonaises d'Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9, vont être ravagées par « Little boy » et « Fatman » ainsi que les ont surnommées les équipages des bombardiers qui les ont larguées. Après la capitulation de l’empereur Hirohito, le monde entier découvre les terribles ravages de la puissance de feu atomique ». Pourquoi les autorités japonaises qui avaient détecté l’arrivée de ces bombardiers américains ne les ont-elles pas signalées ou n’ont-elles pas tenté de les abattre ? Parce qu'ils "n'avaient aucune considération pour la vie de leurs citoyens ou leur souffrance".

La Deuxième Guerre mondiale est finie. Les journaux évoquent la bombe atomique. Une invention américaine. Staline veut rattraper le retard scientifique de l'Union soviétique qui a infiltré deux sources indépendantes, dont le physicien allemand Klaus Fuks, à Los Alamos.

« Mais, alors que la bombe A devint le symbole d’une Amérique triomphante, les premiers essais russes en 1949 vont rappeler que les frères ennemis peuvent désormais se menacer mutuellement de destruction totale… »

 Le Dr. Stafford L. Warren est responsable de la santé des personnels œuvrant au Projet Manhattan. Il s'oppose au retour sur leur navire des matelots exposés aux radiations lors des essais atomiques, afin d'éviter des contaminations. L'Opération Crossroad est arrêtée afin de réduire les risques pour leur santé.

Les médias montrent les ravages des bombes nucléaires sur les êtres humains. L'opinion publique américaine est bouleversée par les images des Japonais irradiés.

La bombe devient un élément de la dissuasion géopolitique. Lors de la Guerre froide, les deux superpuissances s'opposant via des intermédiaires. Aux Etats-Unis, au sein de l'Atomic Energy Commission (AEC), Lewis L. Strauss, son président, prône une bombe à hydrogène et combat Oppenheimer.

« C’est une histoire tout à la fois scientifique, politique et culturelle que raconte ce formidable documentaire du cinéaste américain Rushmore DeNooyer (Téléscope Hubble – Une mission à haut risque). Pendant un an et demi, le réalisateur a pu puiser dans les photographies et les films récemment déclassifiés par le Département de la Défense américain afin d'exhumer les documents les plus passionnants ». Quid des archives de l’Union soviétique, de la France et du Japon ?

« Étayé d’impressionnantes images de champignons atomiques au-dessus du désert du Nouveau-Mexique et du Pacifique, mais aussi d’archives poignantes consacrées aux victimes d’Hiroshima et de Nagasaki, son récit convoque également les témoignages d'anciens hommes politiques, d'ingénieurs du projet Manhattan et d'historiens. Ces derniers s’interrogent : comment vivre avec une invention capable de détruire la planète ? »

L’éventuelle détention d’une arme atomique par le régime des ayatollahs iraniens ou par un mouvement terroriste islamiste ne représente-t-elle pas un danger majeur imminent ?

Les 22 août 2019 à 1 h 56 et 23 août 2019 à 8 h 18, Toute l'Histoire diffusera "Bombe atomique, les secrets d'un compte à rebours". "En 1939, le président des Etats-Unis, Franklin Delano Roosevelt, est convaincu qu'Adolf Hitler a des années d'avance en matière atomique. Il décide de déclencher, dans le plus grand secret, une véritable course contre la montre pour mettre au point la première bombe de ce type : c'est le début du « projet Manhattan ».


« La bombe » par Rushmore Denooyer
Etats-Unis, 2015
Sur Arte le 7 août 2018 à 20 h 50

Visuels :
La bombe "Fatman" (bombe A) larguée sur Nagasaki le 9 août 1945 par l'armée américaine.
"Le Gadget" (nom de code pour "la bombe") hissé sur la tour d'essai.
© Courtesy of Jack Aeby/Los Ala

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Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 6 août 2018.

mercredi 21 août 2019

Elvis Presley (1935-1977)


Elvis Presley (1935-1977) était un chanteur et acteur américain aux liens méconnus avec le judaïsme. « The King » a popularisé le rockabilly, a créé ou interprété des standards de rock’n’roll, et a abordé avec talent le country, le blues, la pop et le gospel. Baz Luhrmann réalisera un biopic sur Elvis Presley. Sur Twitter, Toute l'Histoire annonce la diffusion les 21 août 2019 à 20 h 40, 23 août 2019 à 16 h 03, et 24 août 2019 à 9 h 32 du documentaire "Elvis Presly, les dernières 24 heures". Netflix a commandé une série d'espionnage animée pour adultes intitulée Agent King. Elvis Presley y incarnera "un espion âgé de 42 ans au service de l'Amérique, tout en étant rockeur. 

« Si tu savais Elvis… », chantait Diane Dufresne avec la tendre cruauté de la fan déçue quelque peu par l'évolution de son chanteur favori.

Elvis Presley, Judaïsme et Juifs
Elvis Aaron Presley (1935-1977) est né dans une famille fidèle d’une église pentecôtiste de Tupelo (Mississippi). Selon sa biographe Elaine Dundy, Elvis Presley serait hala'hiquement (selon la hala'ha, loi judaïque) juif. Divers cousins de la star font état de racines juives familiales : l’arrière arrière grand-mère maternelle  Nancy Burdine, épouse Tackett, était juive ; sa fille Marthe a donné naissance à Doll Manssell qui a enfanté Gladys Smith, mère de l’artiste. Divers auteurs avancent le fait que sur la tombe originelle de la mère d’Elvis Presley sont gravées une étoile de David et une croix, que le chanteur portait un « Haï » en pendentif notamment lors de concerts à Salt Lake City en 1972.

En 1948, la famille Presley, pauvre, emménage à Memphis. Elle a pour voisins, à l’étage au-dessus de leur appartement, le rabbin orthodoxe et cantor Alfred Fruchter, son épouse Jeannette et leur fils Harold, né en 1952 et futur guitariste et chanteur. Adolescent, Elvis Presley servait occasionnellement de Shabbes goy, Shabbat goy ou Shabbos goy. Cette expression désigne un non-juif effectuant à la place de juifs pratiquants des actes interdits lors du chabbat, par exemple allumer un feu. Le rabbin ignorait la judéité d'Elvis Presley, sinon il ne lui aurait jamais demandé d'enfreindre la sainteté du chabbat. Les Fruchter aidaient parfois financièrement leurs voisins. Elvis Presley appelait Alfred Fruchter "Sir Rabbi".


Jonathan Jeremy “J.J.” Goldberg, rédacteur en chef du magazine newyorkais Forward (2000-2007), s'est rendu à Memphis vers 1995. Directeur du Centre communautaire juif de Memphis, Barrie Weiser lui a confié qu'Elvis Presley était membre à vie du Centre, un donateur généreux aimant venir après minuit au Centre pour y pratiquer le squash. Une plaque rappelle son don honorant la mémoire des parents d'un de ses amis de lycée : Alan Fortas, neveu du membre de la Cour Suprême Abe Fortas. Alan Fortas, décédé en 1992, avait été un actif membre de la synagogue Baron Hirsch, principale congrégation orthodoxe à Memphis. Le don du chanteur a permis l'ouverture d'une salle portant le nom de Meyer et Pauline Fortas. Parmi les membres de la "mafia de Memphis", premier cercle d'amis d'Elvis Presley : Marty Lacker, son ingénieur du son, et Larry Geller, "coiffeur d'Elvis et gourou spirituel dans l'étude du bouddhisme zen et de la Kabbale".

Trois tournants
Sous la férule de son impresario Colonel Tom Parker, sa carrière peut se scinder en au moins trois périodes, qui correspondent à trois silhouettes du « King ». La première consacre le jeune chanteur de rock ’n’ roll en star et s’achève quand Elvis Presley effectue son service militaire en Allemagne. Après 1960, Elvis Presley privilégie le cinéma, sans tourner dans des films marquants. Dès 1968, il revient à la scène avec des concerts, notamment à Las Vegas, et parfois télédiffusés dans le monde comme Aloha from Hawaii (1973).

Parmi les compositeurs de ses chansons : Mort Shuman qui compose la musique de A Mess Of Blues, Viva Las Vegas, His Latest Flame (Marie's the Name) et Suspicion.

Il décède prématurément en raison d’addictions dans sa résidence Graceland.

De son mariage avec Priscilla Beaulieu naît leur fille Lisa en 1968.

« Les sept vies d'Elvis » 
« Avec 85 000 sosies dans le monde, des concerts virtuels et des reprises phares, l'Elvismania ne s'essouffle pas. Plus de cinquante ans après sa mort, le King reste l'une des plus formidables « cash machine » de l'industrie du disque et du merchandising ». 

« Mais il fut surtout un génie qui a marqué durablement l'histoire de la musique. « Avant Elvis, il n'y avait rien », observe John Lennon ». 

« Né en 1935 à Tupelo dans une famille pauvre du Mississippi, le jeune Presley grandit en chantant du blues et du gospel dans l'église pentecôtiste de sa ville natale, majoritairement fréquentée par des Afro-Américains ». 

« C'est là qu'il puise ses influences musicales avant de débarquer à Memphis où il se fait remarquer à 19 ans par le producteur Sam Phillips lors d'une séance d'enregistrement ». Ce cinéphile se coiffe comme son idole, la star Tony Curtis.

Elvis Presley contribue à faire tomber les barrières racistes à la radio.

1956. Elvis Presley sort plusieurs singles qui occupent la première place dans les hits parades.

« Après cette rencontre, les tubes s'enchaînent. Sa voix unique, son charme et son déhanché suggestif électrisent les foules jusqu'en 1958 où il est envoyé en Allemagne de l'Ouest pour son service militaire ». Sa mère décède d'une crise cardiaque. Ce qui le bouleverse.

« À son retour, deux ans plus tard, le soldat le plus connu de la planète déserte la scène pour les plateaux de cinéma ». Il est l'invité du show de Frank Sinatra. Et se révèle un excellent crooner. Il est conscient que la qualité de ses films diminue.

Il est bouleversé par l'assassinat de Martin Luther King Jr à Memphis, sa ville, puis par celui de Robert Kennedy.

Il rencontre les Beatles, qui l'admirent. Et ils chantent ensemble des tubes du rock'n'roll.

En décembre 1968, Elvis Presley relance sa carrière, sa crédibilité, ses ventes de disques, par un show télévisé pour Noël où il renoue avec ses racines musicales.

« Il faudra attendre 1969 pour que le chanteur enflamme de nouveau les fans lors d'une tournée de plus de 600 concerts à Las Vegas », à l'hôtel Hilton. Il "était phénoménal" avec un orchestre important. Chaque an, il donne 167 concerts par an, et enregistre de nouveaux albums.

Il devient bouffi en raison d'une alimentation déséquilibré. « Accro aux médicaments et en surpoids, l'Elvis de cette période devient synonyme de ballades larmoyantes et de peines de cœur ». Il enregistre ses disques chez lui, à Graceland.

« Devenu une caricature de lui-même », l'artiste s'éteint le 16 août 1977, à seulement 42 ans », avant d'entamer une énième tournée.

« Le « King », icône absolue des débuts du rock'n'roll et de pop culture naissante, est raconté par ses plus proches collaborateurs artistiques et par ceux qui l'ont côtoyé directement ». Il a vendu trois fois plus de disques depuis son décès que durant toute sa carrière. Soit un total de plus d'un milliard de disques vendus. Les touristes affluent pour visiter Graceland. Elvis Presley est devenu une "référence transgénérationnelle".

« Entremêlant images d'archives, comme cette émouvante séquence filmée de 1968 où le King ressuscite après des années d'errance en reprenant sur un plateau de télévision son tube « Blue Christmas », et témoignages de ses plus proches collaborateurs artistiques, ce documentaire passionnant célèbre l'homme et le chanteur ».

« En déroulant ses multiples vies, de son enfance misérable dans le Sud jusqu'à sa fin pathétique dans la ville du pêché, le film raconte aussi en filigrane l'Amérique des années 1930 aux années 1970. Passionnant ».

"Elvis : '68 comeback
"Elvis : '68 comeback" ("Elvis: '68 Comeback Special") est un documentaire réalisé par Steve Binder. "Absorbé par sa carrière d'acteur, le King ne s'était pas produit devant un public depuis sept ans. En 1968, Elvis Presley revient à la scène, au cours de ce show télévisé d'anthologie. Il y interprète ses plus grands tubes ("Love me tender", "Blue suede shoes") et plaisante entre deux morceaux, devant un public très féminin."

"Après sept ans d’absence pour cause de carrière au cinéma – et de fameux nanars –, Elvis, 33 ans, revient pour la première fois sur scène en 1968 lors d’un show télévisé resté dans les annales. À l’époque, ses disques se font rares et, à l’heure du succès planétaire d’autres légendes, des Doors à Jimi Hendrix, le King semble appartenir à l’histoire du rock plus qu’à son actualité".


"Alors que le show doit à l’origine célébrer Noël sur NBC, le réalisateur Steve Binder, qui assiste aux répétitions, a l’idée inspirée de capter cet Elvis-là, au plus près de son âme et de sa musique, plutôt que de filmer une prestation cathodique formatée sous une pluie de guirlandes. Ayant réussi à convaincre la production, il enregistre dans la foulée un extraordinaire show intime en studio. Détendu, le rocker au timbre irrésistible s’y livre entièrement, entre retour aux sources – blues, gospel et rock’n’roll – et franche rigolade avec ses comparses musiciens, dont le guitariste Scotty Moore et le batteur D. J. Fontana, qui s’improvise percussionniste. Galvanisé, Elvis revisite son répertoire et, impérial, interprète tous ses tubes ("That’s all Right", "Love Me Tender", "Blue Suede Shoes"…). Un spectacle d’anthologie en forme de renaissance".

« Elvis - Aloha from Hawaii »
« Au faîte de sa gloire, Elvis Presley donne à Honolulu, le 14 janvier 1973, un concert entré dans la légende, « Aloha from Hawaii ». Un événement planétaire et télévisuel ».

« Pour la première fois, un chanteur est vu et entendu par 1,5 milliard de téléspectateurs dans une quarantaine de pays. Retransmis le 14 janvier 1973 depuis le Honolulu International Center Arena à Hawaii, via le satellite Globecam, le concert est d’abord diffusé en Australie, puis dans une bonne partie de l’Asie, avant l’Europe ». 

« Partout, le King explose les records d’audience, dépassant souvent les 50 % de part de marché, alors que les États-Unis ne découvrent le show remonté que le 4 avril sur NBC ».

« Exploit technique pour l’époque, « Aloha from Hawaii » reste à jamais gravé dans les yeux et les oreilles des fans d’Elvis ». Un show réglé au millimètre.

Avec une incroyable sensibilité et un talent mûri, Elvis Presley enchaîne ses chansons et des standards internationaux : What Now My Love, My Way...

« Blow up - Elvis Presley au cinéma »
« Quelles relations le King a-t-il entretenues avec le cinéma ? Un sujet où l’on croisera aussi bien Rainer Fassbinder qu’Yvan Attal, aussi bien Michel Hazanavicius que Francis Ford Coppola ».
 
"Roi Midas du rock"
Le 17 août 2019, Le Point a publié l'article "Elvis Presley, le roi Midas du rock". "Il y a 42 ans, le 16 août 1977, disparaissait le King of Rock. Depuis, tout ce qu'il a touché s'est transformé en or, y compris ses montres... Tout en haut du panthéon du rock, un seul dieu trône : Elvis Presley. Aujourd'hui, tout ce que le King Elvis a touché est devenu objet de culte et se vend à prix d'or. Ses guitares, ses ceintures, ses tenues de scène, du cuir sexy aux franges à paillettes de l'époque Vegas, sa plaque de policier, son arme... et bien sûr ses montres." 

"Entre 1956 et 1969, Elvis a enchaîné pas moins de 31 films, presque tous oubliables. De son côté, cela faisait déjà bien longtemps que la marque Hamilton avait investi les plateaux de tournage et que l'on retrouvait ses montres au poignet des plus grands acteurs d'Hollywood. En 1961, Elvis tourne Blue Hawaii. À l'homme le plus sexy de la planète la production propose logiquement de porter à son poignet la montre la plus moderne du moment : une Hamilton Ventura, remise au goût du jour ces dernières années par la saga des Men in Black. Cette montre sortie en 1957 associait une forme incroyable à une avancée technologique : il s'agissait alors de la première montre électrique. Après l'avoir portée sur le plateau, Elvis ne l'a plus quittée, contrairement aux chemises hawaïennes..." La marque a racheté la montre d'Elvis Presley.

"Dernières 24 heures"
Sur Twitter, Toute l'Histoire annonce la diffusion les 21 août 2019 à 20 h 40, 23 août 2019 à 16 h 03, et 24 août 2019 à 9 h 32 du documentaire "Elvis Presly, les dernières 24 heures". "Le 16 août 1977 : Le monde apprend avec stupéfaction la mort d’Elvis Presley, la star adulée par des millions de fans à travers le monde. Réunis pour la première fois, ses proches amis et sa famille témoignent de ses dernières 24 heures. Ils nous racontent de manière intime et respectueuse les derniers moments du King et les événements qui ont conduit à sa disparition". Sa grille de programmes n'annonce pas ce film.

"Dans l'intimité d'Elvis"
Le 21 août à 22 h 50,  Toute l'Histoire devrait diffuser "Dans l'intimité d'Elvis". "Celui que le King surnommait affectueusement « Diamond » - son ami Joe Esposito - nous emmène dans les coulisses de la vie d'Elvis. Il revient sur les moments qu'ils partagèrent quotidiennement durant près de 20 ans, de leur première rencontre dans l'armée jusqu'au 16 août 1977. Illustré de centaines de photos rares issues de la collection privée de Joe Esposito et d'images d'archives, ce documentaire offre un éclairage riche et émouvant sur Elvis". Le 21 août 2019, la grille de programmes n'annonçait pas ce film.

"Agent King" 
Netflix a commandé une série d'espionnage animée pour adultes intitulée Agent King. Elvis Presley y incarnera "un espion âgé de 42 ans au service de l'Amérique, tout en étant rockeur. Elvis Presley troque sa combinaison blanche pour un réacteur dorsal lorsqu'il est secrètement intégré dans un programme gouvernemental d'espionnage pour aider à combattre les forces obscures qui menacent le pays qu'il aime - tout en continuant à assurer son job quotidien de King of Rock And Roll", indique le synopsis de Netflix, selon Rolling Stone, et repéré par Franceinfo". L'idée a germé dans l'esprit de Priscilla Presley et dans celui du chanteur John Eddie. Au site Deadline, l'ancienne épouse du King a déclaré qu'Elvis avait "toujours rêvé d'être un super-héros combattant le crime et sauvant le monde". John Varvatos dessinera les vêtements de cet espion. Sony Pictures Animation et Sony Pictures Television co-produiront la série.

Streaming
Selon Le Point, "42 ans après sa mort, le King Elvis Presley règne sur le streaming". "À l'occasion de l'anniversaire de la disparition du chanteur, Spotify a dévoilé les statistiques de l'artiste enregistrées sur sa plateforme. Quarante-deux ans après sa disparition, la popularité de l'idole du rock est intacte et le nombre de ses auditeurs n'a pas faibli. C'est ce que constate le leader du streaming musical Spotify dans un article publié sur son site le 13 août 2019 à l'occasion de la « Elvis week », un hommage annuel qui se tient à Graceland, sa villa de Memphis dans le Tennessee. « Plus de 16,5 millions d'heures de streaming de la musique d'Elvis » ont été comptabilisées cette année et « plus de 2,3 millions de listes de lecture basées sur l'artiste » ont été identifiées (« playlists » en anglais), selon les statistiques de plateforme d'écoute en ligne. L'interprète de « Love Me Tender » rassemble chaque mois plus de 9,9 millions d'auditeurs sur Spotify. Ces chiffres le placent loin devant le crooner Frank Sinatra, avec ses 6 525 732 auditeurs par mois, et devant Chuck Berry, un autre monument du rock américain des années 1950 qui comptabilise une audience mensuelle de 3 522 972 personnes. Pour le podium de ses titres les plus écoutés en ligne en 2019, on retrouve « Can't Help Falling in Love », « Jailhouse Rock » et « Suspicious Minds ».

"Le crooner disparu dans les années 70 conserve son caractère intergénérationnel. Selon l'infographie réalisée par Spotify : « Les 18-22 ans écoutent sa musique presque autant que les auditeurs âgés de 45 à 59 ans. » Soit 20 % contre 17 % au cours du dernier mois. Le service de streaming musical relève qu'en 2018 une augmentation de 137 % des écoutes de ses chansons avait été recensée à Memphis à l'occasion de la « semaine Elvis ».

"Le succès d'Elvis ne se mesure pas seulement en millions d'auditeurs mais également en millions de dollars. En 2018, le magazine Forbes publiait son classement annuel des célébrités décédées rapportant le plus d'argent. Le King Presley y figure à la deuxième position et a rapporté 40 millions de dollars derrière Michael Jackson (400 millions de dollars)."

"Forbes précise que le rockeur vend « toujours plus d'un million d'albums chaque année » et que la plus grosse part de ses revenus provient des billets vendus pour visiter Graceland qui propose un « nouveau complexe de divertissement d'une valeur de 45 millions de dollars, appelé Elvis Presley's Memphis. » Cette extension ouverte en 2017 présente une exposition de vêtements, guitares, véhicules ayant appartenu au chanteur et comporte également un cinéma, des restaurants et des magasins. Un lieu de pèlerinage qui pourra alimenter la légende du rock pour des années encore".

Ultime moto
"Il y a 42 ans, le 16 août 1977, mourait Elvis Presley à l'âge de... 42 ans. Certains objets  lui ayant appartenu n'ont pas encore été vendus, comme sa dernière motoune Harley-Davidson FLH 1200 Electra Glide de 1976achetée un an avant sa mort, le 11 août 1976, qui n'affiche que 126 miles (203 km) au compteur. Après l'avoir fait livrer dans sa propriété de Graceland,  Elvis l'avait revendue à un concessionnaire du coin, puis cette Electra Glide FLH 1200 de 1976 entièrement dans son jus a passé plus de 30 ans au musée Pioneer Auto Museum à Murdo (South Dakota), dans un cube de verre, sans que les visiteurs ne puissent jamais la toucher. "La moto est toujours immatriculée au nom d'Elvis", précise la société de vente GWS Auctions qui lancera les enchères en direct le 31 août 2019". Selon Forbes, le prix atteint s'élèverait entre 1,75 million de dollars et 2 millions de dollars.

Biopic
Le 16 juillet 2019, était annoncé que Austin Butler, acteur âgé de 27 ans, interprétera le rôle d'Elvis Presley dans le biopic que réalisera Baz Luhrmann. "De nombreux acteurs étaient en lice pour interpréter le rôle du King, dont Ansel Elgort (Divergente), Miles Teller (Whiplash) ou encore Harry Styles, ex-membres des One Direction". Austin Butler, "à l’affiche du dernier Tarantino, Once upon a Time... in Hollywood, et qui a aussi tourné avec Jim Jarmusch (The Dead Don’t Die), a commencé sa carrière chez Disney Channel en enchaînant les petits rôles. Acteur mais aussi chanteur et danseur c’est par Brodway, avec Le marchand de glace est passé et Garçon perdu, qu’il commencera à se faire connaître. Le choix n’a pas été simple selon le réalisateur qui ne « pouvait pas faire ce film si le casting n’était pas d’une justesse absolue. Nous avons mené des recherches d’envergure pour trouver un comédien capable de reproduire la gestuelle si particulière de cette star incomparable et de faire preuve de ses mêmes qualités vocales, mais aussi d’exprimer la vulnérabilité intrinsèque de l’artiste... Au terme d’innombrables essais et d’ateliers musicaux et de jeu d’acteur, j’ai su sans le moindre doute que j’avais déniché un artiste capable d’incarner l’esprit de l’une des figures musicales les emblématiques au monde », a indiqué Baz Luhrmann dans un communiqué.

Le "scénario coécrit par Baz Luhrmann et Craig Pearce se concentrera vraisemblablement, selon Deadline, sur la montée en puissance du King «à travers le prisme de sa relation complexe de près de deux décennies avec son manager, le colonel Parker». Et c’est Tom Hanks (Seul au Monde) qui a été choisi pour assumer ce second rôle. Le réalisateur du biopic va aussi s’occuper de la production au côté de Catherine Martin avec laquelle il a déjà travaillé sur Moulin rouge. Le tournage débutera l’année prochaine en Australie mais pour le moment rien n’a été dévoilé, pas même le titre du long-métrage".

    
"Elvis : '68 comeback" par Steve Binder
Etats-Unis, 1968,
Sur Arte le 26 octobre 2018 à 22 h 25
Visuels :
Le chanteur Elvis Presley
© Used by permission, Elvis Presley Enterprises, Inc.

« Les sept vies d'Elvis » par David Upshal
Royaume-Uni, 2017, 90 min
Sur Arte les 10 août 2018 à 22 h 40, 15 août 2018 à 9 h 25 et 19 août 2018
Visuels :
Elvis Presley (1935 - 1977) en coulisses lors de la soirée d'ouverture de son retour au Caesar's Palace Hotel à Las Vegas, 1970.
Elvis Presley au cours d'un enregistrement dans un studio RCA Victor en 1956
Elvis Presley lors de son'68 Comeback Special sur NBC
Elvis Presley sur scène en 1956
© Getty Images

« Elvis - Aloha from Hawaii » par Marty Pasetta
Etats-Unis, 1973
Sur Arte le 11 août 2018 à 0 h 15
Visuels :
Elvis, le King of Rock 'n' Roll, pendant son concert au Honolulu International Center Arena en janvier 1973
© EPE, Reg. U.S. Pat & TM Off.

« Blow up - Elvis Presley au cinéma » par Luc Lagier
Camera Lucida Productions, Jean-Stephane Michaux, France, 2018

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Les citations sur les documentaires proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 9 août 2018, puis le 24 octobre 2018.