Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 1 décembre 2022

Le château de Chambord

Situé dans le Val de Loire, le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. Construit au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques. Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord), documentaire passionnant de Marc Jampolsky. Quatre nouvelles salles enrichissent le parcours de visite sur ce thème abordant une période historique contemporaine cruciale : « Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde ».

« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre 

Le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. 

Edifié au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques.

Il est l'écrin dans lequel ont été tournées des scènes du film Peau d'âne de Jacques Demy sur une musique de Michel Legrand.

En 1981, il a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« Le château des énigmes »
« Chambord, l'un des onze châteaux érigés par François Ier, est loin d’avoir livré tous ses secrets, comme en témoigne un documentaire de Marc Jampolski. Visite guidée avec Luc Forlivesi, conservateur général du domaine. Propos recueillis par Christine Guillemeau ».

« Ce qui rend Chambord unique ? "Son architecture conceptuelle, assure Luc Forlivesi. De l’escalier central à double révolution à la duplication selon un plan giratoire d’appartements de superficies identiques, Chambord procède par concentration d’innovations." Inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, le château, en plus de ses hardiesses architecturales et techniques, est investi d’une portée symbolique. "Avec ce projet, poursuit le conservateur général du domaine national de Chambord, François Ier manifeste en majesté, par la pierre, sa puissance politique, dynastique et spirituelle. " Avec ses 5 500 hectares clos de 32 kilomètres de murs depuis 1660, une superficie quasi égale à celle de Paris intra-muros, le domaine royal constitue en outre "un cas d’école", au cœur des forêts giboyeuses du Val de Loire. »

« Mais Chambord, c’est également une avalanche de questions. Même si l’esprit du génial Léonard de Vinci, mort avant les premiers coups de pioche en 1519, plane assurément sur certains éléments de la demeure royale, le nom de son architecte reste inconnu. De même, on en sait peu sur ses différentes phases de construction au fil des siècles, sur son réseau hydrologique ou encore  sur l’histoire des paysages et des peuplements du site. "Il reste beaucoup à trouver, rappelle Luc Forlivesi. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une dynamique passionnante de recherches interdisciplinaires." Terrain de chasse pour plus d’une cinquantaine de chercheurs (historiens, historiens de l’art ou de l’architecture de la Renaissance, archéologues et scientifiques), Chambord attire chaque année quelque 780 000 visiteurs. Pour partager leurs découvertes académiques, le domaine développe de nombreuses actions de médiation culturelle. "Cette année, qui marque le 500e anniversaire du couronnement de François Ier, précise Luc Forlivesi, nous avons par exemple mis à la disposition du public un outil de visite inédit : l’HistoPad Chambord. Grâce à la réalité augmentée, chacun peut ainsi découvrir, sur tablette numérique, plusieurs pièces du château comme elles l’étaient à l’origine." Une innovation, elle aussi, royale. »

« Chambord - Le château, le roi et l’architecte »
Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord) de Marc Jampolsky.

« Du projet d’un pavillon de chasse imaginé par le jeune François Ier au rôle mystérieux joué par Léonard de Vinci, une enquête captivante sur l’énigme Chambord et sur son commanditaire, couronné il y a un peu plus de 500 ans. »

« Sans rival, Chambord demeure une énigme sur laquelle les chercheurs se penchent depuis des générations. Qui en fut l’architecte ? Quel sens son créateur et commanditaire, François Ier, a-t-il voulu lui donner, et quelle fut l’influence de son maître et ami Léonard de Vinci ? »

« Imaginé par un jeune monarque épris de chasse et de chevalerie, ce "rêve de pierre" n’en finit pas de susciter la perplexité cinq siècles après sa construction, d’autant qu’aucun plan du projet initial n’a été retrouvé ». 

« Pourquoi le souverain entreprend-il ce chantier titanesque au milieu des marécages, en 1519 ? Et comment a été élaborée cette œuvre de génie à l’allure féerique, qui mêle références aux forteresses médiévales et élégance de la Renaissance, influence italienne et savoir-faire des maçons locaux, autour de son fascinant escalier central aux deux montées entrelacées et de sa (presque) parfaite géométrie en croix ? »

« Aujourd’hui, fouilles archéologiques, numérisation et modélisation en 3D du château, prospection géophysique des sous-sols et retour aux sources manuscrites fournissent de précieux indices ». 

« Plongeant tout à la fois dans le règne tourmenté de François Ier et dans les dédales du monument, avec ses quatre tours, ses soixante-dix-sept escaliers et ses quatre cents pièces, cette investigation captivante assemble peu à peu le puzzle de sa mystérieuse architecture ».

« De sobres évocations historiques ponctuent ce voyage dans le temps, qui nous emmène à la recherche du projet d’origine, sur la piste de Léonard de Vinci, de Florence à Romorantin. Repartant aussi du concept initial pour expliquer le château que nous connaissons, le réalisateur enquête sur la réalité de sa construction et le passionnant destin de son fondateur. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin.

« Linda Lorin nous emmène à la découverte de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. À Chambord, un palais peut en cacher un autre. »

« Le château de Chambord évoque une cité idéale et incarne l’affirmation du pouvoir royal de François Ier. Au début du XVIe siècle pourtant, c’est un tout autre palais qui devait être construit pour le roi par un grand maître italien... » 

« Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde »
« Trésors sauvés en temps de guerre »… Chambord consacre quatre nouvelles salles permanentes à ce thème qui a marqué son histoire ». 

« Chambord explore le destin des œuvres d’art en temps de conflit à travers un nouveau parcours de visite permanent dédié à la vie du monument pendant la Seconde Guerre mondiale, un pan de son histoire aussi méconnu que saisissant ». 

« Simultanément, pour prendre la pleine mesure de la résonance actuelle de cette thématique, Chambord présenta Déplacements, une exposition temporaire réunissant les travaux récents de l’artiste canadienne Dominique Blain sur la représentation et la protection des œuvres d’art ».
 
« En 1939, afin de les préserver des bombardements et de la convoitise des nazis, des milliers d’œuvres sont expédiées par convois vers onze châteaux et abbayes du Centre et de l’Ouest de la France dont Chambord ». 

« Le château, fermé au public, va abriter des milliers d’oeuvres d’art, majoritairement issues des collections publiques françaises. Chambord deviendra ainsi le plus grand dépôt de France. Des oeuvres iconiques, telles que La Joconde de Léonard de Vinci, La Liberté guidant le peuple de Delacroix ou encore La Dame à la licorne, ont été cachées à Chambord ». 

« Ce nouvel espace, accessible depuis les terrasses du château, souligne le rôle joué par le monument dans la préservation des trésors de l’humanité, dans l’esprit de l’Unesco qui l’inscrira sur sa liste du patrimoine mondial en 1981. Grâce à une médiation innovante, la visite, qui lèvera le voile sur un épisode de la vie de Chambord jusque-là inexploré, parle à tous les publics, y compris aux plus jeunes ». 

« La question du sort des oeuvres d’art en temps de conflit constitue un enjeu terriblement actuel, au cœur de la réflexion de Dominique Blain. L’artiste canadienne rend hommage au rôle des citoyens et des citoyennes dans la protection du patrimoine de l’humanité. Organisée en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, cette exposition permet au public de s’interroger sur ce que représentent pour chacun de nous les œuvres d’art. Que sommes-nous prêts à faire pour protéger nos chefs - d’oeuvre en temps de guerre, de crises, face à la répression et aux atteintes à la liberté d’expression ? »

« En ouvrant simultanément le nouveau parcours permanent consacré au rôle du château pendant la Seconde Guerre mondiale et l’exposition temporaire de Dominique Blain, Chambord propose aux visiteurs d’entrer dans toute la richesse du dialogue entre l’Histoire et la réflexion contemporaine sur la question majeure et toujours actuelle de la préservation de notre patrimoine en temps de guerre. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin 
France, 2021, 45 min
Coproduction : ARTE France, Éléphant Doc
Émission présentée par Linda Lorin 
Sur arte.tv du 03/11/2022 au 08/01/2023

France, 2015, 91 min
Coproduction : ARTE France, Gedeon Programmes, CNRS Images, Inrap, Domaine national de Chambord
Sur Arte les 3 décembre 2022 à 13 h 30, 21 décembre 2022 à 9 h 25, 29 décembre 2022 à 1 h 20
Sur arte.tv du 26/11/2022 au 31/01/2023
Visuels :
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Guillaume Perrin

Articles sur ce blog concernant :
Les citations viennent d'Arte et du dossier de presse de Chambord.

Marie Vassilieff (1884-1957)


Marie Vassilieff (1884-1957) est une artiste peintre et sculpteur russe juive, éminente figure de l’Ecole de Paris dans le quartier de Montparnasse où se trouvait son atelier. La Galerie Françoise Livinec présente l’exposition "Marie Vassilieff - Les années cubistes". Vu son succès public, l’exposition sera reprise pour un mois à compter du 17 janvier 2023". Benoit Noël, historien d'art, présentera l’exposition le dimanche 11 décembre 2022 à 15 h.


« Une journée avec Marie Vassilieff » a été un « hommage à cette artiste sous la forme d’une exposition en deux parties » : l’une à Paris, l’autre à Nogent-sur-Marne.

« La Fondation des Artistes et la Villa Vassilieff s’assocaiient pour rendre hommage à Marie Vassilieff qui installa son atelier au 21 avenue du Maine au début des années 1910 et choisit de passer les dernières années de sa vie, de 1953 à 1957, à la Maison nationale des artistes à Nogent‑sur‑Marne. »

« Une journée avec Marie Vassilieff emprunte son titre à A Day with Picasso (1997), un ouvrage de l’historien de l’art et ingénieur Billy Klüver dans lequel ce dernier tente de retracer, grâce à une série de photographies prises par Jean Cocteau, le parcours d’une après-midi de promenades de Pablo Picasso dans les rues de Montparnasse en compagnie, notamment, de Marie Vassilieff. Dans cette exposition, il s’agit de rendre hommage à la méthodologie de Klüver tout en décentrant notre regard, s’éloigner de Picasso pour s’attarder sur une figure presque située dans le hors-champ de l’histoire de l’art classique : Marie Vassilieff. »

« Marie Vassilieff fut une artiste centrale du Montparnasse de la première moitié du XXe siècle : par son travail plastique et par son rôle charismatique de médiatrice entre artistes, intellectuel•le•s et critiques du Paris artistique des années 1910-1930. La vie et l’oeuvre de Marie Vassilieff sont notamment caractérisées par une volonté de décloisonnement permanent, entre l’espace domestique et l’espace public (elle transforme son atelier en académie puis en cantine) et entre beaux-arts et arts appliqués (elle traite avec le même soin son travail pictural et sa fabrication de poupées, de décors de théâtre ou de cache-bouteilles). Artiste, femme, apatride, Marie Vassilieff est, par ses recherches, sa démarche artistique et sa vie, résolument contemporaine. » Une artiste juive.

« C’est sur cette artiste rassembleuse, à l’art méconnu, qu’est porté un regard contemporain. Pour ce faire, l’auteure Émilie Notéris a écrit un texte la replaçant dans une histoire de l’art féministe. Son essai sert ainsi de fil conducteur au parcours de l’exposition où une douzaine d’artistes contemporain•e•s - Mercedes Azpilicueta, Carlotta Bailly-Borg, Yto Barrada, Michel François, Christian Hidaka, Laura Lamiel, Mohamed Larbi Rahhali, Anne Le Troter, Flora Moscovici, Émilie Notéris, Liv Schulman, Thu-Van Tran - ont été invité•e•s à dialoguer avec l’oeuvre de Marie Vassilieff en imageant des rencontres fictives avec l’artiste russe ou en faisant écho à sa pratique artistique. »

« Interventions artistiques contemporaines et oeuvres de Marie Vassilieff empruntées à son collectionneur passionné Claude Bernès accompagnent notre déambulation dans les espaces de la Fondation des Artistes à Nogent-sur-Marne qui, dans un format inédit, les réserve dans leur ensemble à l’exposition, y compris la Bibliothèque Smith-Lesouëf récemment rénovée qui rouvre ses portes à cette occasion ; ainsi que dans ceux de la Villa Vassilieff située au coeur de Montparnasse. »

 On ne peut que regretter l'intrusion de "l'écriture inclusive" et l'omission de la judéité de l'artiste dans ce dossier de presse.

On peine à distinguer le lien entre les œuvres de ces artistes contemporains et Marie Vassilieff. Il eût été préférable de rendre hommage à cette artiste majeure en présentant ses œuvres - tableaux, sculptures - et celles d'autres artistes influencés par elle. 

Galerie Françoise Livinec
"À l'automne 2022, la Galerie Françoise Livinec a ouvert son nouvel espace parisien situé au 30 rue de Penthièvre, à quelques mètres de la galerie fondée en 2015 dans la même rue (n° 24). Françoise Livinec rend hommage à Marie Vassilieff (1884-1957) en lui consacrant son exposition inaugurale "Marie Vassilieff - Les années cubistes" jusqu'au 17 décembre 2022. "Vu son succès public, l’exposition sera reprise pour un mois à compter mardi du 17 janvier 2023". Benoit Noël, historien d'art, présentera l’exposition le dimanche 11 décembre 2022 à 15 h.

"Marie Vassilieff compose avec une science voluptueuse des portraits de jeunes femmes aux yeux subtils, aux gestes félins, où l'acidité des coloris modernes met un charme qui rachète parfois la brutalité des formes." (Guillaume Apollinaire)

"La réhabilitation actuelle des femmes artistes dans l'histoire de l'art permet de découvrir la place décisive qu'occupait Marie Vassilieff dans la période des avant-gardes. Son oeuvre singulière se place dans les grands mouvements artistiques de la modernité et offre un regard sur l'École de Paris et la communauté artistique de Montparnasse", a écrit Benoit Noël.

"Née dans la ville russe de Smolensk en 1884, Marie Vassilieff entreprend d'abord des études de médecine à Saint-Pétersbourg auxquelles elle met rapidement un terme pour se consacrer à l'art. Elle intègre l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg en 1903. À cette époque où l'Europe est perçue comme un modèle de développement et d'innovation artistique, l'oeuvre de Marie Vassilieff est fortement marquée de la culture européenne. La même année, elle part voyager en Europe et s'imprègne des différentes scènes artistiques du continent", a rappelé Benoit Noël.

Et Benoit Noël de poursuivre : "Elle s'installe à Paris en 1907 où elle s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts, et elle suit une formation plutôt classique au sein de l'établissement. En parallèle, elle prend des cours de peinture aux côtés d'Henri Matisse. Dans l'atelier du peintre, elle s'initie notamment au fauvisme, au cubisme et se familiarise avec les nouvelles techniques avant-gardistes."

"À partir de 1910, elle participe régulièrement au Salon d'automne et au Salon des Indépendants. Après le cubisme, l'art de Marie Vassilieff évolue vers une forme d'art primitif. Dans les années 1920, l'artiste arrondit les formes et atténue les couleurs de ses compositions", a souligné Benoit Noël.

"C'est au sein de la communauté artistique de Montparnasse, alors à son paroxysme, que s'impose Marie Vassilieff. D'abord cofondatrice de l'Académie russe de peinture et de sculpture située avenue du Maine, elle crée ensuite son propre atelier quelques pas plus loin. L'Atelier Marie Vassilieff devient rapidement un lieu artistique majeur, où sont organisées des rencontres entre artistes, intellectuels et élèves. En 1915, elle adjoint une cantine à son atelier, qui s'illustre comme un espace de réconfort et de gaîté au cœur des tempêtes de la Grande Guerre", a observé Benoit Noël.

"La porosité entre les genres et les figures de l'atelier témoigne d'une volonté nouvelle de décloisonnement permanent, entre l'espace privé et l'espace public, comme entre les Beaux-Arts et les arts appliqués. Au cœur de la vie artistique parisienne et mondiale de son époque, Marie Vassilieff demeure l'un des centres de gravité autour duquel évoluent les artistes les plus novateurs de l'époque", a constaté Benoit Noël.

Et Benoit Noël de continuer : "Dans la première moitié du XXème siècle, Marie Vassilieff se révèle être une artiste inclassable, que l'innovation et l'ingéniosité la placent au-devant de la scène artistique contemporaine. Son oeuvre relève d'un style particulier, influencé par les courants contemporains, le cubisme ou l'avant-garde, mais teinté de références à l'histoire de l'art européen et à l'art populaire de son pays natal. La diversité des genres qu'elle manipule (peinture, textile, décors et costumes de théâtre, photographie) vient nourrir son vaste répertoire."

"Ses projets, ses inspirations et ses créations témoignent d'une volonté de vivre et d'expérimenter propre à un monde traumatisé par un conflit d'une violence extrême. Femme pionnière, elle incarne un genre nouveau d'artiste. Son parcours atypique est guidé par un besoin perpétuel de renouvellement, au regard de formes d'art diverses et déjà établies. La spontanéité de ses travaux et la frénésie de son énergie créatrice lui ont valu le surnom de « cigale des steppes ». De la furtivité de ses idées naît une oeuvre décisive pour l'histoire de l'art", a conclu Benoit Noël.

BIOGRAPHIE DE MARIE VASSILIEFF

12 février 1884 : naissance de Marie Vassilieff à Smolensk (Russie).
1905 : grâce à une bourse de la Tsarine, elle part en voyage d’étude à Paris, après un passage à Munich, en Italie et en Espagne. Elle s’installe à la Grande Chaumière et commence à étudier à la Palette.
1908 : après avoir exposé à Saint-Pétersbourg, elle revient à Paris et suit les cours d’Henri Matisse dans sa nouvelle Académie. Elle se lie d’amitié avec la communauté artistique de Montparnasse.
1912 : elle devient directrice de l’Académie russe de peinture et de sculpture au 54, avenue du Maine (Paris XVe).
Forcée de démissionner, elle ouvre ensuite sa propre Académie au 21 de la même avenue.
Février 1915 : ouverture de la cantine au 21 avenue du Maine pour les artistes, modèles et soldats en permission.
14 janvier 1917 : « Banquet Braque », un événement marquant pour tous les participants, en l’honneur de Georges Braque revenu blessé du front.
1920 : Marie Vassilieff s’intéresse de plus en plus aux arts décoratifs. Elle dirige l’atelier des Ballets Suédois de Rolf de Maré jusqu’en 1925.
1932 : Marie Vassilieff déclare liquider ses œuvres et arrêter sa carrière pour devenir « Bonne à tout faire ».
1938-1946 : elle vit à Cagnes-sur-Mer, avant de revenir à Paris. Elle imagine plusieurs couvertures pour ses Mémoires, titrées La Bohême du XXe siècle.
1949 : collaboration avec l’Atelier de céramique Lafourcade. Marc Vaux organise dans son Foyer d’Entr’aide aux Artistes et Intellectuels de Montparnasse sa première rétrospective : Hommage à Marie Vassilieff - Peintre de la grande époque de Montparnasse - Peintures - Masques - Dessins - Céramiques.
1er avril 1952 : elle prend sa retraite à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne, où elle continue à peindre et à façonner des poupées.
14 mai 1957 : mort de Marie Vassilieff.

Extraits de ses Mémoires

« Oui, c’est moi, Marie Vassiliev, toute petite, toute blonde, toute ronde, les yeux très gris, les cheveux très courts et qui vit, depuis vingt ans déjà, dans cet enfer, ce paradis unique qui est Paris. (folio 1)

Je cherchais toujours mon professeur. Pour cela il fallait … Revoir tous les Salons. Me voilà au grand palais au Salon d’Automne. J’entre, je regarde toutes ces toiles immenses … mon oeil s’arrête sur des fleurs, avec des poissons dorés … Dans une vasque ronde très grande, très colorée … Etait le genre de peinture que je cherchais …, nette, et très naïve surtout. Je regarde le (nom) … Je vais au bureau de renseignements, je demande l’adresse … me donne le prix du tableau « Mais, non, dis-je, je cherche un professeur pour me donner quelques petites leçons de peinture «… me répond le brave homme, Henri Matisse en ce moment a une … Ecole Boulevard des Invalides, 33, tout à fait Moderne ». (folio 4)

J’avais remarqué à quel point les artistes étaient malheureux : plus de travail, les théâtres supprimés, plus d’argent : une vie très misérable. Je décidai d’organiser une petite cantine très bon marché pour les artistes : pour 60 centimes on pourrait manger une soupe, un plat de viande et un dessert, et pour 2 sous boire un verre de vin. Chacun à son tour m’aidait à faire la cuisine et la vaisselle. Tous les samedi, il y avait une soirée avec musique et poésie, chaque artiste pouvant à l’improviste faire un numéro original. Ce fût chaque fois très bien. Ma cantine eut un grand succès et fût connue dans tout Paris. (folio 41&42)

A ce moment revenait du front un artiste très connu : Braque, blessé et réformé. J’eus envie de lui organiser un banquet dans mon atelier. Et le comité fut formé par Matisse, Picasso, Max Jacob et Galverssème. Je pus avoir 35 couverts et avec Jacob nous fîmes la liste des invités ; le comité d’abord, Braque et sa femme, rois de la fête, Friesz, Lhota, Dufy (…). Et je pus faire très bonne chère à tout le monde pour 6 francs par personne, vin et champagne compris. J’avais préparé des couronnes d’or sur des coussins noirs pour couronner les héros de la fête. Puis tout le monde a commencé à chanter et j’ai posé les couronnes dorées sur la tête de Braque et de sa femme. 
(folio 69&70)
Il y a vingt ans que je vis en France, venue de la grande Russie, directement de Petrograd, où j’ai reçu mon éducation artistique et mes premières récompenses. J’ai traversé l’Europe entière, en pensant enrichir les sensations d’artiste. Roulée comme une boule sur la route des catastrophes, je suis connue, j’ai obtenu le luxe en travaillant beaucoup. J’ai créé la poupée qui a joué un si grand rôle à l’époque du Moyen Age. Elle a été oubliée et perdue dans les boutiques d’antiquités. Je lui donnai un renouveau, en tant qu’objet d’art moderne. Dans ma peinture religieuse, je donne l’image de l’art chrétien de notre époque. J’ai créé ma religion pour exprimer l’état de mon âme, égorgée dans les catacombes des cafés de Montparnasse, où l’on est poursuivi par les vrais Satans (ce sont les marchands de natures mortes). »


Du 17 novembre au 17 décembre 2022 et du 17 janvier au 17 février 2023
24 et 30, rue Penthièvre. 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 40 07 58 09
Du mardi au samedi de 11 h à 19 h

Du 17 mai au 20 juillet 2019 
21 avenue du Maine. 75015 Paris
Tél. : 01 43 25 88 32
Du mardi au samedi de 11h à 19h
Entrée libre

Du 16 mai au 21 juillet 2019 
A la Fondation des Artistes
16 rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
Tél. : 01 48 71 90 07
Les jours de semaine de 13h à 18h. Les samedis et dimanches de 12h à 18h. Fermeture les mardis et les jours fériés
Entrée libre

14 rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
t : 01 48 71 28 08
https://www.fondationdesartistes.fr/lieu/maison-nationale-des-artistes/
Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée libre

Bibliothèque Smith-Lesouëf
14 bis rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
Les jours de semaine de 13h à 18h. Les samedis et dimanches de 12h à 18h. Fermeture les mardis et les jours fériés
Entrée libre
Accès MABA, Maison nationale des artistes, Bibliothèque Smith-Lesouëf

Visuels :
Affiche
Marie Vassilieff
Costume Arlequine pour le Bal banal, 1924
Photographie Pierre Delbo
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Marie Vassilieff dans son atelier du 21 avenue du Maine, 1922
Photographie agence Trampus
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Jean Börlin de dos en costume de « crabe » conçu par Marie Vassilieff pour le Bal Olympique, 1924
Photographie Isabey
Droits réservés
Musée de la Danse de Stockholm
et collection Claude Bernès

Marie Vassilieff et Jean Börlin costumés pour le Bal Olympique, 1924
Photographie Isabey
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Articles sur ce blog concernant :
Les citations proviennent du dossier de presse. Cet article a été publié le 12 juillet 2019.

mercredi 30 novembre 2022

Le Jourdain

Le Jourdain (
Yarad, en hébreu) est un fleuve biblique qui coule sur 360 km du mont Hermon à la mer Morte, via les lacs Houlé et de Tibériade (Israël). Arte rediffusera le 1er décembre 2022, dans le cadre de Planète d’eau (Wasser ist Zukunft), « Le Jourdain : fleuve de la paix ? » (Der Jordan - Fluss des Friedens?), documentaire partial réalisé par Michael R. Gärtner. 
  
Le Jourdain, ou Yarad en hébreu, coule sur 360 km du mont Hermon à la mer Morte, via les lacs Houlé et de Tibériade. Un de ses affluents, le Yarmouk, sépare la Jordanie de la Syrie.

Il sépare la Samarie de la Jordanie.

Le Jourdain est un fleuve biblique. Il est mentionné dans la Bible hébraïque. Le prophète Moïse contemple la Terre de Canaan du haut du mont Nébo, mais n'y entrera pas. Il décède sur la rive orientale du Jourdain. Son successeur, Josué, traverse le fleuve en menant les Hébreux vers cette Terre promise.

D'abord, Josué obtient que les prêtres cohanim cheminent en portant l'Arche d'Alliance devant les Hébreux. Le Jourdain suspend miraculeusement son cours. C'est ainsi que les Hébreux peuvent le traverser et conquièrent la Terre de Canaan : d'abord Jéricho, puis Aï... Une fois la Terre Promise entièrement conquise, Josué procède à son partage entre les douze tribus. Les terres attribuées aux tribus de Gad et Ruben et la demie tribu de Manassé ? Celles à l'est du Jourdain. Des faits omis par le documentaire.

C'est aussi dans le Jourdain que Jean le Baptiste a baptisé Jésus.

La série en cinq volets Planète d’eau (Wasser ist Zukunft) « suit le cours des initiatives novatrices qui améliorent la gestion de l'eau dans le monde ».

« Le Jourdain : fleuve de la paix ? » (Der Jordan - Fluss des Friedens?), documentaire partial réalisé par Michael R. Gärtner suit le tracé du Jourdain, d'une zone verdoyante à une aire où le débit diminue considérablement.

« Dans la vallée du Jourdain, grenier et potager d’Israël, de la Palestine et de la Jordanie, l’agriculture intensive et la croissance démographique font des ravages ». Qu'est-ce que la "Palestine" ?

« Seul un mince filet d’eau se jette désormais dans la mer Morte ». 

Les « habitants du Proche-Orient se mobilisent pour sauver le fleuve sacré ».

« Ainsi, en 1994, le défenseur de l’environnement israélien Gidon Bromberg a-t-il créé avec des partenaires palestiniens et jordaniens l’ONG EcoPeace, afin de lutter contre l’assèchement de la partie sud du Jourdain ».

La Jordanie affronte des rationnements d'eau potable : celle-ci est livrée une fois par semaine, et les Jordaniens qui, malgré une utilisation parcimonieuse de leur stock dans des réservoirs placés sur les toits des maisons, ont besoin d'eau avant la prochaine livraison, doivent payer à une firme privée une eau au prix huit fois plus élevé. Grâce à US Aid et à EcoPeace, des ingénieurs jordaniens réhabilitent d'anciens canaux d'irrigation, et créent des oasis verdoyantes et "un embryon de forêt". Ils enseignent aussi à des familles comment réutiliser, par filtrage, les eaux usées domestiques.

Quant aux Palestiniens, leurs dirigeants préfèrent utiliser la manne financière internationale considérable pour financer le terrorisme afin de détruire l'Etat Juif. De nombreuses nappes phréatiques sont contaminées...

« Parallèlement, d’autres projets utilisant des technologies de pointe démontrent qu’il est possible de protéger le fleuve tout en préservant la paix dans la région ».

A certains endroits en Israël, le fleuve est pollué par des eaux usées provenant d'exploitations agricoles, de fermes piscicoles – "l'élevage intensif engloutit des masses d’eau considérables, en grande partie prélevées directement dans le fleuve" -, etc.

Une ferme de maraîchage expérimentale recourt à "des techniques de pointe efficaces. Ainsi, l'irrigation automatisée subvient aux besoins des variétés enregistrées par des capteurs. Les agriculteurs suivent la maturation des fruits, la croissance du tronc, la sensibilité au stress des feuilles... Toutes les informations alimentent le système informatique qui pilote l’irrigation : la plante communique avec l'ordinateur. Des données météorologiques sont ajoutées, ce qui permet d'économiser l'eau."


« Le Jourdain : fleuve de la paix ? » par Michael R. Gärtner
2017, 44 min
Sur Arte les 10 novembre 2017 à 19 h, 16 novembre 2018 à 18 h 05, 11 décembre 2018 à 10 h 15

Visuels
Dans la vallée du Jourdain, grenier et potager d’Israël, de la Palestine et de la Jordanie, l’agriculture intensive et la croissance démographique font des ravages. Seul un mince filet d’eau se jette désormais dans la mer Morte. Les habitants du Proche-Orient se mobilisent pour sauver le fleuve sacré.
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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 9 novembre 2017, puis le 14 novembre 2018.

« Frédéric II - La splendeur du Saint-Empire » par Markus Augé

Arte diffuse sur son site Internet « Frédéric II - La splendeur du Saint-Empire » (Friedrich II. - Der Staufer Der ewige Kampf mit dem Papst) par Markus Augé. « Portrait de l’empereur Frédéric II, dont le règne marque un tournant dans l’histoire du Saint Empire romain germanique. »
« Les chevaliers Teutoniques » de Krzysztof Talczewski 
« Frédéric II - La splendeur du Saint-Empire » par Markus Augé 


Le Saint-Empire romain était un regroupement politique de territoires localisés dans l'Europe occidentale et centrale au Moyen Âge. A sa tête : un monarque dénommé « empereur des Romains ». De sa création en 962 à son démantèlement en 1806 par Napoléon, il se situait dans le prolongement de l’empire d’Occident des Carolingiens et même de l’Empire romain. Le qualificatif "Saint" fut ajouté durant le règne de Frédéric Barberousse afin de conférer une légitimation "divine" ou "sacrée" au pouvoir.

Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250), « régna sur le Saint Empire romain germanique de 1220 à 1250". Il fut roi de Germanie, roi de Sicile, roi de Provence-Bourgogne (ou d'Arles), et roi de Jérusalem depuis 1229.

Petit-fils de Frédéric Barberousse, ultime empereur de la dynastie des Hohenstaufen, il "fut une figure historique hors norme ».  

« Né en Sicile, ce grand réformateur et promoteur des sciences est considéré par certains comme le premier souverain "moderne". Il est surnommé de son vivant "Stupor Mundi" (la « Stupeur du monde ») et « prodigieux transformateur des choses »,

Il dirigea la sixième croisade, pacifique, et fut le second, après Godefroy de Bouillon, à reconquérir les lieux saints de la chrétienté. 

Des différends l'opposèrent à la papauté. Frédéric a été à plusieurs reprises excommunié. Le pape Grégoire IX le surnommait « l'Antéchrist ». 

Polyglotte, « empereur cultivé, épris de beauté, Frédéric II se révéla pourtant un homme de pouvoir brutal, qui n’hésita pas à jeter en prison son propre fils pour défendre son trône ». 

« Retour sur la destinée de cet empereur du Moyen Âge, qui, en raison de son hégémonie, s'attira de nombreux conflits avec les papes qui se succédèrent au cours de son règne ainsi que deux excommunications ».

Juifs
« Nul ne subira de violence pour la raison qu'il est juif ou sarrasin.» Ainsi en disposent les constitutions de Melfi, édictées en 1231 par Frédéric II de Hohenstaufen, l'un des personnages les plus originaux et les plus contrastés de son siècle. Si elles conservent une bonne part d'inégalités – le sang d'un juif ou d'un sarrasin y vaut la moitié de celui d'un chrétien – les constitutions de Melfi sont la première tentative, au Moyen Age, de substituer un Etat laïque, organisé sur la loi et fondé sur un corps de fonctionnaires, à l'instabilité des allégeances féodales."

Ernst Hartwig Kantorowicz (1895-1963) était un historien allemand naturalisé américain, spécialisé dans l'étude des idées politiques médiévales. En 1927, il publie une biographie de l'empereur Frédéric II. Critiquée par certains historiens, cette oeuvre a été appréciée des nazis : le führer Hitler déclarait l'avoir lue plusieurs fois, et Göring en offrit un exemplaire au Duce Mussolini. 


Légendes
En 2015, les éditions Perrin ont publié "Frédéric II. Un empereur de légendes" de Sylvain Gouguenheim. « Frédéric II Staufen (1194-1250), l’empereur qui stupéfia le monde, selon les mots d’un chroniqueur contemporain, exerça son pouvoir dans une époque riche en mutations. Au cours d’un règne tumultueux, il déploya des qualités qui le placent parmi les souverains les plus fascinants de toute l’histoire médiévale occidentale. Héritier des rois normands de Sicile et des souverains germaniques, ce monarque réformateur et d’une volonté de fer apparaît comme l’une des figures majeures du Saint Empire. Dominant l’Allemagne, l’Italie et le royaume de Jérusalem, son objectif fut partout et toujours le même : exercer et défendre les droits royaux et impériaux, en usant avec souplesse des possibilités offertes par les situations locales. Les réussites, réelles, du règne ne masquent pourtant pas ses difficultés et ses échecs. Frédéric II se heurta à la révolte de son premier fils, Henri. En butte à l’opposition radicale de la papauté, il fut excommunié, puis, déclaré parjure et hérétique, il fut déposé par le pape Innocent IV. Par ce travail basé sur des archives aussi bien allemandes qu’italiennes et françaises, et en délaissant le mythe comme la psychologie supposée du personnage, mais en s’attachant à étudier le règne, sans a priori ni anachronisme, Sylvain Gouguenheim dresse le portrait renouvelé d’une figure médiévale d’exception ».

"Gouvernant l’Allemagne de loin, puisqu’il a passé l’essentiel de sa vie en Sicile et en Italie du Sud, Frédéric II représente « une pensée politique traduite en actes ». Le souverain, souligne Gouguenheim, s’attacha à construire un Etat puissant en exerçant les droits royaux et impériaux. Cette ambition, à l’instar de ses prédécesseurs, le fit entrer en conflit avec la papauté. Excommunié, déclaré parjure et hérétique, l’empereur finit par être déposé par le pape Innocent IV. S’il protégea les juifs, il combattit avec ardeur les hérétiques : contrairement à ce qui se dit, il ne fut nullement un apôtre de la tolérance, concept inconnu en son temps. De même ne fut-il pas un adepte du multiculturalisme, puisqu’il fit une guerre sans merci aux dernières poches musulmanes de Sicile. « Même délivré des mythes et des légendes qui le rendent multiforme et intemporel, voire opaque, conclut Gouguenheim, Frédéric II demeure un personnage étonnant, en aucun cas un souverain médiocre. » Une belle leçon d’histoire", a analysé Jean Sévillia.


« Frédéric II - La splendeur du Saint-Empire » par Markus Augé 

Allemagne, 2018
Sur Arte le 16 novembre 2019 à 21 h 45
Sur arte.tv du 02/11/2022 au 27/01/2023
Visuels : © Markus Augé

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 14 novembre 2019.