Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

jeudi 18 juillet 2019

Albert Richter (1912-1940), champion cycliste allemand anti-nazi



Albert Richter (1912-1940) est, l’un des plus grands coureurs cyclistes allemands de l'entre-deux-guerres. Ce champion refusa d'incarner le modèle aryen, s’opposa à l’utilisation du sport à des fins de propagande nazie et aida Ernst Berliner, son entraîneur Juif victime des persécutions antisémites du régime hitlérien. Ce qui lui coûta la vie. Un livre et un film diffusé sur Arte ont restitué la haute stature morale de ce champion. Le Tour de France a lieu du 6 au 28 juillet 2019.

Pour les amoureux de la « petite reine », la figure d'Albert Richter est connue et source d’admiration.

Pour les autres, Albert Richter, le champion qui a dit non, documentaire passionnant, riche de photos et de témoignages inédits, réalisé par MichelViotte (2005), diffusé par Arte, a restitué la stature d’un sportif exceptionnel, d’un homme attachant aux qualités physiques et morales – fidélité en amitié, courage, rectitude morale - remarquables.


Renate Franz, Andreas Hupke et Bernd Hempelmann ont également consacré une biographie « Der vergessene Weltmeister, Das rätselhafte Schicksal des Radrennfahrers Albert Richter » (Le Champion du monde oublié, l’énigmatique destin du cycliste Albert Richter) publiée aux éditions Emons (1998, rééditée en 2007 par Covadonga) à ce sportif au destin fulgurant hors du commun.


Une passion précoce
Albert Richter est né en 1912 à Ehrenfeld, « quartier populaire de Cologne, une ville rattachée arbitrairement à la Prusse au XIXe siècle et dirigée par Konrad Adenauer, un homme à l’esprit indépendant ». Il grandit au sein une famille modeste et mélomane. Le père désigne un instrument à chacun de ses trois fils : le saxophone pour Charles, la clarinette pour Josef et la violon pour Albert.

Passionné par le vélo dans une ville qui vibre lors des manifestations sportives, le jeune Albert s’inscrit en cachette dans un club de cyclisme, sport populaire.

A 15 ans, il quitte l’école pour travailler dans une fabrique de figurines d’art et s’entraîne chaque soir, après son travail.


A 16 ans, il dispute des courses sur piste et sur route. Sa carrière débute, fulgurante. A 19 ans, il est déjà un amateur remarqué et prometteur : ses pointes de vitesse impressionnent. « Il dépasse les professionnels à l’entraînement et dans les courses », rappelle Lilo Nitsche, sa nièce. Les photos le montrent grand, blond, les yeux clairs, souriant. Ses proches évoquent son humour, son caractère chaleureux, sympathique et calme, voire un peu naïf, et un sportif très rigoureux dans sa pratique.

En juillet 1932, à l’âge de 20 ans, Albert Richter gagne le Grand Prix de Paris. Pour un photographe, il pose devant un magasin de cycles à Cologne dont la vitrine indique : « Notre Albert Richter a gagné le Grand Prix de Paris ». Le public le surnomme « le canon de Ehrenfeld ».


Ernst Berliner, ancien cycliste devenu entraîneur à Cologne, le remarque alors. « Une relation profonde, respectueuse, fidèle se noue entre le cycliste et son entraîneur, dépassant la différence d’âge et de religion. Berliner lui révèle dès 1932 ses talents de coureur sur piste et de sprinter, et l’aide par ses conseils avisés à atteindre les plus hauts sommets » : champion du monde amateur en 1932, puis champion d’Allemagne professionnel sans discontinuité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

« Mon père se revoyait en Albert. C’est pourquoi il a donné le meilleur de lui-même, pour qu’Albert soit parfait. Il n’a jamais eu de fils et cela lui manquait. Albert était un perfectionniste. Il savait que s’il écoutait mon père, il réussirait. Il passait du temps à la maison. Il aimait la cuisine de ma mère », se souvient Doris Markus, fille d'Ernst Berliner.


En septembre 1932, Albert Richter gagne sa première grande victoire lors du Championnat du monde de vitesse amateur à Rome, comme son compatriote Mathias Engel, médaille d’or en 1927.

Janvier 1933. Hitler arrive au pouvoir et impose en quelques mois sa dictature. Bientôt, Konrad Adenauer est destitué et banni.

Pour aider sa famille, et dans un contexte de grave crise économique, Albert Richter devient professionnel.


Il ne se sent pas d’affinités avec la nouvelle Allemagne qui se construit sur la haine, la violence, la fin de la démocratie et les discriminations.

Sur les conseils de Ernst Berliner, il s’installe à Paris. La France est le pays où « les champions de vitesse gagnent le mieux leur vie : la capitale compte quatre vélodromes et des courses y sont organisées toute l’année  ».

Albert Richter « apprend le français en fréquentant les cinémas et, après des débuts difficiles, triomphe au Vel d’Hiv, le Saint des saints, en remportant le Prix du sprinter étranger. En quelques mois, il devient l’idole du public qui apprécie son style fluide et puissant et le surnomme « la 8-cylindres allemande » ».

Il passe sa vie entre Paris, Cologne où il passe quelques semaines par an pour voir sa famille, et les circuits internationaux où il retrouve ses amis coureurs.

De 1933 à 1939, en six ans, ce champion international de la vitesse sur piste devient un familier des podiums internationaux, sans accéder à la plus haute marche. Il est l’un des « trois Mousquetaires » sprinters, avec le Français Louis Girardin, dit « Toto » et le Belge Jef Sherens.

« La force de caractère de s’opposer au régime »

Son aversion pour le régime hitlérien et sa résistance au nazisme, Albert Richter les manifeste tôt : en juillet 1934, il vient de remporter le championnat d’Allemagne de vitesse à Hanovre. Des spectateurs enthousiasmés affluent auprès de lui. Ils font le salut nazi. Seul, Albert Richter garde ostensiblement sa main droite sur sa cuisse et sa coude gauche posé sur l'épaule de son entraineur Ernst Berliner. Cette image est immortalisée par un photographe et publiée à la Une d’un journal outre-rhin. « Albert ne voulait pas saluer. Il était totalement anti-nazi. Les Nazis ont pris ça comme une gifle en pleine figure », commente Doris Markus.

En août 1934, Albert Richter concourt aux championnats du monde de vitesse à Leipzig en arborant l’ancien maillot sportif décoré de l’aigle impérial, alors que tous les autres membres de l’équipe allemande portent celui officiel à la croix gammée.


Fidèle à l’éthique sportive et à son ami juif, Albert Richter s’oppose au dévoiement qu’opèrent les Nazis. Ces derniers assignent au sport plusieurs missions : « restaurer le prestige de l'Allemagne, embrigader les esprits, former une élite militaire et préparer les Allemands à combattre ».

Cette opposition ferme, déterminée et calme aux Nazis, Albert Richter, protégé un certain temps par sa célébrité, est amené à la modifier sur les conseils de son entraîneur : il nuance ses propos et effectue à contrecœur le salut nazi. La surveillance dont il fait l’objet à partir de 1938, les pressions sur les cyclistes et la nomination d’un officier SS à la direction de la Fédération cycliste l’amènent à s’interroger sur son avenir en Allemagne. Il envisage de changer de nationalité.


Interdit en 1934 d’exercer son métier en raison de sa religion, Ernst Berliner est informé par un ami de son arrestation imminente par la Gestapo. Il parvient à fuir l’Allemagne avec sa femme et leur fille et rejoint en 1937 les Pays-Bas. Albert Richter refuse un entraîneur aryen et lui demeure fidèle. Tous deux se retrouvent dans les compétitions, notamment lors des championnats du monde d’Amsterdam en 1938.

1er septembre 1939. Albert Richter vient de remporter la médaille de bronze aux Championnats du monde de Milan. Pour gagner la médaille d’or, se préparent Jef Scherens et Arie Van Vliet. Soudain, on apprend l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. La compétition est interrompue.

9 décembre 1939, Albert Richter est vainqueur au Grand Prix de Berlin. Ce francophile convaincu pressent que le conflit touchera bientôt la France, un pays qu’il aime et qui l’adule : « Richter, pas Hitler » crient les spectateurs du Vel d’Hiv. Cet homme refuse de combattre : « Je ne peux pas devenir soldat. Je ne peux pas tirer sur des Français, ce sont mes amis ! ».


Conscient que l’étau se resserre autour de lui dans son pays, refusant d’espionner à l’étranger au profit de l’Allemagne nazie, Albert Richter décide de fuir en Suisse par le train, emportant une paire de skis, son vélo et une valise où est cachée une importante somme d’argent destinée à un ami juif réfugié à l’étranger. Bien informés, les douaniers fouillent ses bagages et y découvrent l’argent. Albert Richter est incarcéré.

Trois jours plus tard, la Gestapo annonce le 3 janvier le suicide du champion … par pendaison. Son cercueil est scellé et on en interdit l’ouverture. Les Nazis salissent sa mémoire, et « condamnent au déshonneur et à l’oubli cette idole ». La Fédération allemande de cyclisme (DRV) diffuse alors un communiqué : « En trafiquant des devises pour un Juif, Albert Richter a commis un terrible crime, et le suicide était pour lui le seul geste qui lui restait à faire. Son nom est effacé de nos rangs, de nos mémoires, à jamais ». Malgré l’absence d’annonce du décès, « le cimetière est noir de monde », se souvient Lilo Nitsche, nièce du champion.

Albert Richter avait 27 ans. Le mystère demeure sur les circonstances de sa mort. Ce documentaire suggère qu’un ami cycliste de Albert Richter souhaitait en devenir l’entraîneur et l’aurait dénoncé pour le forcer à se séparer de Ernst Berliner, sans soupçonner l’issue tragique de son acte.

Ernst Berliner ne s’est jamais remis de la mort de son ami. Après-guerre, il vit aux Etats-Unis et se rend à Cologne pour persuader les autorités de mener une enquête afin d’élucider ce mystère et de réhabiliter le nom de son ami. Son action provoque « gêne et colère chez les anciens sportifs ». Ernst Berliner cherche à découvrir « les sportifs qui travaillaient alors pour les Nazis, pour établir la vérité. Quand mon père est revenu, ils ont été surpris de le voir vivant », se souvient sa fille.

A Cologne, un vélodrome porte le nom de ce champion.

Grâce soit rendu au documentaire de Michel Viotte de retracer sa vie trop brève, mais admirable. « Albert Richter est resté fidèle à ses convictions. Il ne s’est jamais renié : il a dit non, contrairement à la majorité des Allemands à l’époque », résume Mme Franz.


Réalisé par Michel Viotte d’après une idée originale de Jean-François Joyet
ARTE France, Gedeon Programmes avec la participation de la RTBF, TSR et Ciel Ecran, France, 2005, 52 mn

Visuels : © DR
Départ de course. Sur la droite : Albert Richter et Ernst Berliner, son manager.
Albert Richter devant un magasin de cycles à Cologne. Sur la vitrine est inscrit : « Notre Albert Richter a gagné la Grand Prix de Paris ».
Les citations sont extraites de ce documentaire.

Articles sur ce blog concernant :

Mon article avait été publié en 2005 par Guysen en une version plus courte et sous le pseudonyme de Ray Archeld. Il a été publié sur ce blog le :
- 15 avril 2012 à l'occasion de l'exposition Des JO de Berlin aux JO de Londres (1936-1948) au Mémorial de la Shoah (Paris) ;
- 2 juillet 2015. Le Tour de France a eu lieu du 4 au 26 juillet 2015 ;
- 5 juillet 2016. Le Tour de France a eu lieu du 2 au 24 juillet 2016 ;
-20 juillet 2017. Le Tour de France a eu lieu du 1er au 23 juillet 2017.
- 26 juillet 2018.

mercredi 17 juillet 2019

« Walt Disney - L'enchanteur », par Sarah Colt


« Walt Disney - L'enchanteur » (Walt Disney - Der Zauberer") est un documentaire en deux volets de Sarah Colt. Un « portrait foisonnant et très documenté » de Walt Disney (1901-1966), père de Mickey, tout à la fois créateur visionnaire », conteur d’histoires, entrepreneur et « figure autoritaire rêvant à un monde idéalisé, qui marqua durablement l’imaginaire occidental », notamment la culture américaine. Le 17 juillet 20149 sort en France "Le Roi Lion", film d'animation 3D de Jon Favreau.


« À travers de multiples archives et entretiens de ses proches, ce film foisonnant détaille brillamment les étapes essentielles du parcours de Disney. Il brosse le portrait définitif de celui qui fut l'un des premiers à mesurer le pouvoir des images (cinéma, publicité, télévision) et à penser une société des loisirs. À la fois génie créatif et visionnaire, et figure autoritaire, Walt Disney aura marqué l'imaginaire occidental comme nul autre, au prix de quelques arrangements avec la réalité de l'Amérique (dont la ségrégation raciale) ».

Mickey
Walt Disney naît en 1901 dans une famille dont un ancêtre était un Français dénommé Robert d’Isigny. Un nom anglicisé en Disney.


Au début des années 1920, le jeune dessinateur publicitaire Walter Elias Disney est animé par deux ambitions : devenir l'exact opposé de son père, qui a collectionné les échecs professionnels, et pouvoir mieux faire que tout ce qu'il voit sur les écrans en matière de cinéma d'animation, alors émergent.

À 20 ans, il fonde sa première société de production.

Au Kansas, Disney réalise un dessin animé intitulé Alice’s Wonderland. Il songe à utiliser cette œuvre comme « pilote » pour vendre la série « Alice Comedies » à un distributeur.


A l’été 1923, Walt Disney arrive en Californie. Le 16 octobre 1923, il est contacté par M. J. Winkler, distributeur new-yorkais, intéressé par cette série. Ainsi débutent les « Alice Comedies » puis le Disney Brothers Cartoon Studio dirigé par Walt Disney et son frère Roy, qui fonde la structure commerciale et financière soutenant l'essor de la firme, et qui devient vite en 1926 le Walt Disney Studio.

En 1925, Walt Disney épouse une ancienne encreuse de son studio.

Il scrute les dessins animés new-yorkais des frères Max et Dave Fleischer et Art Sullivan, créateur de Félix le chat.

En 1927, Disney crée un nouveau personnage, Oswald the Lucky Rabbit (Oswald le lapin chanceux). Les anciens dessinateurs de Kansas City ne comptent pas leurs heures de travail, et Walt Disney s'attribue le mérite de leurs œuvres. Après une première série de 26 épisodes, Walt Disney se rend compte en 1928 que son distributeur avait recruté la plupart de ses animateurs, sauf Ub Iwerks, et détient les droits sur son lapin Oswald dont il entend poursuivre la série. Une expérience douloureuse - perte d'une grande partie de son équipe et de son distributeur, peu d'argents en banque - dont Walt Disney tire des leçons. Désormais, Disney détiendra les droits sur toutes ses créations.

En 1928, après de multiples recherches et essais, avec son chef animateur Ub Iwerks, Disney crée Mickey Mouse : Iwerks dessine le personnage dont le caractère - esprit impertinent, fonceur et combatif en cette période de crise économique - est insufflé par Disney. Avec Steamboat Willie, court métrage au son synchronisé, naît officiellement Mickey Mouse en ce moment d’avènement du cinéma parlant. Il est diffusé sur Broadway. Une réussite phénoménale.

Le « personnage de cette souris futée et batailleuse, en qui beaucoup voient l'alter ego de Disney - celui-ci lui prête sa voix en post-synchronisant les films -, rencontre un immense succès auprès de la jeunesse et génère de lucratifs produits dérivés ». Et devient la coqueluche de Hollywood. Plus d'un million d'enfants sont inscrits dans les clubs Mickey.

Après la fausse couche de son épouse, Disney se renferme sur son travail, et traverse une dépression qu'il surmonte par des vacances à Cuba et la pratique du polo.

Disney assure la fonction éditoriale en recrutant d'excellents dessinateurs. Nouvelle série : les Silly Symphonies, films d'avant-garde combinant adroitement dessins et musique. Les animateurs de Disney évoluent vers des histoires fondées moins sur les gags et l’humour rapide des dessins animés de Mickey que sur l’émotion et des thèmes musicaux. En 1932, Flowers and Trees, première Silly Sympony en couleurs, remporte l’Oscar du meilleur dessin animé.


L'industrie de l'animation prend son essor. Au cours des années 1930, une œuvre de Disney est distinguée chaque année par un Oscar. Près de deux cents personnes travaillent aux studios Disney. Les femmes sont reléguées à la fonction de coloristes mal payées. Les artistes du studio bénéficient de cours sur l'histoire de l'art.

En plus des revenus tirés de l’exploitation en salles de cinéma de ses films, Disney développe le merchandising de ses personnages. Aux stylos, poupées, plats, brosses à dents à l’effigie de Mickey, s’ajoutent en 1930 un livre et un journal sur ce personnage… Une stratégie de marque payante.

Ce trentenaire est père d'une fille, et le couple Disney adopte une autre enfant. Deux enfants choyés par Walt Disney.

La « fortune des studios est assurée mais leur patron, obsessionnel et aventureux, voit déjà plus grand avec, pour la première fois sur les écrans, un long métrage d'animation » de 83 minutes, Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs), d'après le conte des frères Grimm. En 1934, l’enthousiasme de Disney rencontre le scepticisme initial de son équipe d’animateurs et des banquiers. L'enjeu consiste aussi à passer du comique de gags à l'émotion et au réalisme : les animateurs observent une danseuse et des comédiens recrutés et filmés par Disney pour mieux transposer les gestes et expressions humains de manière naturelle. Noël 1937. Clark Gable et son épouse Carole Lombard, Marlene Dietrich et Shirley Temple assistent à la première du film. Merveille de finesse dans l’animation et de subtilités chromatiques aux détails ciselés, ce long métrage conjugue succès public et commercial. Le film rapporte huit millions de dollars la première année, soit cent millions de dollars actuels. Le merchandising décline les personnages en objets attractifs. Sifflez en travaillant (Whistle While You Work), Heigh-Ho, Bluddle-Uddle-Um-Dum (ou The Washing Song), la Tyrolienne des nains (The Silly Song ou The Dwarfs' Yodel Song), Un jour mon prince viendra (Someday My Prince Will Come)... Les chansons du film concourent au charme du film. Some Day My Prince Will Come s'st imposée comme un standard de jazz interprété notamment, par Miles Davis et Barbra Streisand. En France, les chansons ont été enregistré par Élyane Célis (Blanche-Neige), dotée d'une voix de soprano léger, et Ray Ventura et ses Collégiens. En 1989, ce film est inscrit sur le Registre national du film.


Les universités Harvard et Yale décernent à Disney le titre de docteur honoris causa en matière artistique.

Les frères Disney offrent une maison à Los Angeles à leurs parents et filment leurs noces d'or.

Près de 600 personnes travaillent aux studios Disney. A la 11e cérémonie des Oscar, Disney reçoit un Oscar d'honneur pour son travail dans le cinéma d'animation. Un prix de consolation qui révèle le refus de Hollywood de reconnaître l'animation comme du cinéma et un art.

Le programme des studios Disney prévoit un long métrage tous les six mois.

En 1940, les studios Disney sortent Pinocchio, d'après le roman Le avventure di Pinocchio (1881) de Carlo Collodi, une histoire sombre égayée par le personnage de Jiminy Cricket,  Fantasia, film ambitieux, mais inégal, composé de huit parties musicales interprétées par un orchestre dirigé par Leopold Stokowski. Parmi ces huit symphonies classiques : L'apprenti sorcier de Paul Dukas. Parmi les chorégraphes et danseurs venus aux studios Disney : George Balanchine.

Ces films traitent de thèmes profonds, telles la naissance de l'humanité ou la quête d'identité et de vie, ou répondent à des questions, comme : peut-on émouvoir par l'abstraction (Fantasia) ? La presse est dithyrambique sur Pinocchio, mais divisée sur Fantasia.

A Burbank, Disney construit un vaste complexe de bureaux, théâtre, espaces de jeux, station service climatisés pour ses employés.

Ces deux chefs d’œuvres de techniques qui ne peuvent être amortis à l’étranger en raison de la perte de marchés liée à la guerre en Europe. Pour obtenir de l'argent, les studios Disney entrent en Bourse.

Visions d’Amérique

La disparité des salaires est grande. L'ambiance est délétère dans les studios. Disney se retranche dans son bureau protégé par ses secrétaires.

A la fin des années 1930, des syndicats ou guildes négocient de meilleures conditions de travail dans l'industrie cinématographique. Walt Disney s'adresse à son millier d'employés. Animateur talentueux, Art Babbitt a un esprit indépendant, et défie le patron en adhérant au syndicat. Fin 1941, il est licencié. De nombreux employés de Disney font grève, défilent, manifestent.

Walt Disney "connaît la plus grosse désillusion de sa carrière. Mortifié par la grève géante qui touche ses studios, il ne comprend pas que son paternalisme ne suffit plus à satisfaire ses employés mal payés et surexploités". Après un mois de grève, Disney refuse de reconnaître le syndicat fondé dans ses studios et de présenter ses excuses à Art Babbitt. Pour Disney, la cassure est forte avec l'esprit communautaire dont il a toujours rêvé. Disney croit en un complot et exprime sa position dans un encart publié par Variety.

"Désillusion et découragement" frappent Disney qui entreprend une tournée en Amérique du sud et laisse son frère Roy résoudre le problème. Walt Disney est chaleureusement acclamé lors de son voyage. Malgré le décès de son père, il refuse d'abréger son séjour pour assister à l'enterrement. En octobre 1941, au retour de son voyage, il découvre le résultat de la négociation menée par son frère.

Pour compenser les pertes financières de Fantasia, Disney réalise Dumbo (1941, 64 minutes), d'après une histoire d'Helen Aberson,

Une partie du studio est réquisitionnée lors de la Seconde Guerre mondiale.

1942. Après cinq ans de travail, Disney réalise Bambi, d’après le roman de Félix Salten (1869-1945), critique théâtral, rédacteur notamment au Die Welt, journal sioniste de Theodor Herzl, et écrivain Juif à Vienne. Publié en 1923, Bambi. Eine Lebensgeschichte aus dem Walde a été interdit par les Nazis en 1936 qui le percevaient comme une « allégorie politique sur les traitements infligés aux Juifs en Europe ». Un roman qui se prête à des lectures variées : juive, psychologique (passage à l'âge adulte)… Une "extraordinaire peinture de la Nature dans toute sa beauté". Disney se rend compte qu'il a trop investi dans ses longs métrages sans percevoir les profits espérés.

En 1942, 90% des employés de Disney travaillent sur des films éducatifs et de propagande pour l’administration américaine. Disney collabore  à la partie animée de Why We Fight (Pourquoi nous combattons), série de sept films de propagande (1942-1945) commandée par l’administration américaine afin d’expliquer aux soldats américains les raisons de l’engagement de leur pays dans ce conflit et de persuader le grand public de soutenir cette implication. A la demande du Département d’Etat, Disney produit deux films en Amérique du sud, Saludos Amigos et The Three Caballeros.

Après guerre, divers critiques visent Disney, « sans le faire vaciller de son socle idéologique (l'Amérique éternelle et bien-pensante). Accusé de donner une image glorifiée de l'esclavagisme avec Mélodie du Sud (Song of the South, 1946), il n’a pas non plus hésité à lister le nom des meneurs prétendument communistes de la grève de 1941 ». Pour réduire les coûts de ce film, Disney mêle images filmées dans la Nature et celles issues des animateurs de son studio. La trame ? Une "histoire d'outsider, le plus faible finit par triompher" située après la Guerre de Sécession. Un conte folklorique pour lequel il sollicite l'avis de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP). Atlanta (Géorgie) accueille la première du film. James Baskett, qui interprète le rôle de Uncle Remus ne peut y assister, car la salle de cinéma est interdite aux Afroaméricains. La NAACP dénonce une image de l'esclavage, et certaines de ses branches appellent à son boycott. Choqué et démoralisé, Disney est persuadé que son échec est causé par les communistes.

Trois anciens des studios Disney, United Productions of America (UPA) fondent un studio d'animation qui expérimente de nouvelles voies artistiques. Disney le surveille.

Devant le Comité des activités anti-américaines de la Chambre des représentants, Walt Disney s'exprime en tant que "témoin amical". Il livre des noms, dont le leader de la grève en 1941 dans son entreprise. Des studios hollywoodiens se mettent d'accord pour ne pas recruter certains artistes.

En 1948, Disney lance la production de films, dont un documentaire animalier L'île aux phoques, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Les frères Disney s'opposent sur l'avenir du studio. Walt Disney veut se lancer dans la production de films d'animation.Son frère Roy refuse. Walt Disney gagne, mais se sent usé, incapable de dépasser le succès de Blanche-Neige et les sept nains. Il prend des vacances dans l'Illinois et se passionne pour le train électrique.

En 1950, Cinderella (Cendrillon) sort malgré le désintérêt manifesté par Disney qui en voit les imperfections.

"Une telle perfection n'est pas faite pour une maquette", observe Salvador Dali en découvrant le mini-train est son environnement recréés par Disney.

Dans les années 1950, Disney se tourne vers la télévision, notamment pour des émissions spéciales sur Noël et le Mickey Mouse Club.

En 1952, Disney crée une petite société pour concevoir un "village de Mickey", baptisé Disneyland, distinct des fêtes foraines. « Face au réel et à la vie sociale, Walt Disney se prend à rêver à un monde idéalisé et clos sur lui-même : un parc d'attraction thématisé » où parents et enfants s’amuseraient ensemble. Roy trouve l'idée "délirante". Disney veut plonger les gens dans une "aventure en trois dimensions" en utilisant ses décors dessinés en décors réels. Pour financer le projet, Disney signe un contrat avec ABC, chaîne de télévision américaine, pour produire des émissions. Enthousiaste, il s'implique dans tous les aspects de son projet, jusque dans le moindre détail. Un site de 66 hectares est choisi à Anaheim, en Californie. Le chantier emploie 2 500 ouvriers et est achevé in extremis. Le 17 juillet 1955, sous une chaleur torride, les premiers visiteurs découvrent ravis Disneyland et entrent dans l'histoire contée par son concepteur. Et ce, sous les caméras d'ABC qui diffusent en direct. Les talents commerciaux de Disney qui informe les téléspectateurs des avancées de son projet, l'essor économique et le goût pour les loisirs contribuent au succès immédiat de Disneyland. Le parc est conçu comme "une animation vivante". Un pari risqué, mais réussi. Un million de visiteurs se rendent à Disneyland au cours des dix premières semaines suivant l'inauguration. Les monarques et dirigeants politiques ne dédaignent pas de le visiter.

En 1956, Disney retourne à Marceline (Missouri), la ville de son enfance. Il mesure le chemin parcouru : il dirige un empire médiatique, de divertissements et de loisirs. 

Au cinéma avec 20,000 Leagues Under the Sea (20 000 lieues sous les mers) d'après le roman de Jules Verne, et Mary Poppins, à la télévision avec les aventures de Davy Crockett - un quart de la population américaine voit le dernier épisode de la série, les produits dérivés s'arrachent -, symbole de la culture populaire en pleine guerre froide, et de Zorro, Disney propose des films populaires au message clair - donner confiance aux enfants quant à leur opinion - et au succès jamais démenti.


Réalisé par Robert Stevenson, inerprété par Julie Andrews et Dick van Dyke, Mary Poppins (1964) est un projet auquel il pense depuis vingt ans. Les chansons sont signées des Sherman Brothers. Le personnage du père est modifié pour le rendre plus affectueux à l'égard de ses enfants. Treize nominations aux Oscar couronnent le succès du film.

Manifestations d'étudiants, apparition de la musique pop et de la culture hippie, marche vers l'égalité des droits civils des Afro-américains... Les Etats-Unis ont changé. Les critiques assimilent Disney aux "classes moyennes blanches et protestantes", aux "bons sentiments".

Walt Disney se pose en visionnaire en lançant Epcot, son projet de cité idéale située en Floride (11 000 hectares). "Une société planifiée selon ses propres valeurs – à la fois conservatrices (la famille avant tout) et tournées vers le futur – qui devait constituer le point d'orgue de l'irrésistible expansion de son empire ». Disney aurait aimé que les services de recherches des grandes compagnies se fixent dans cette ville-pilote.

Ce grand fumeur décède le 15 décembre 1966 d'un cancer du poumon. Le lendemain, la nouvelle de son décès fait la Une de la presse du monde entier.

En 1966, 240 millions de personnes ont vu un film de Disney, 150 millions ont lu une bande dessinée de Disney, 100 millions ont vu une émission télévisuelle hebdomadaire de Disney, 80 millions ont vu un film pédagogique de Disney, 80 millions ont lu un livre de Disney, 80 millions ont acheté un produit Disney, 50 millions ont écouté un disque de Disney, et près de sept millions ont visité Disneyland.

Roy Disney succède à son frère pendant quelques années. The Jungle Book en 1967 et The Aristocats en 1970 montrent la maîtrise technique des studios Disney qui se lancent en 1969 dans des films éducatifs.

En 1971, année du décès de Roy Disney, s'ouvre à Orlando (Floride) Disney World.

L’équipe dirigeant la firme Disney crée en 1982 Epcot Center en Floride.

La firme crée des Disneyland au Japon en 1983 et en France en 1992, et s’adapte aux mutations du public en créant des filiales spécialisées, telle Touchstone Pictures qui produit Splash en 1984, et la Disney Channel, chaîne télévisuelle payante…

Disney et les Juifs
Walt Disney a été accusé d’antisémitisme et de racisme. Une allégation non fondée selon son biographe, Neal Gabler.

Une réputation qui serait liée à certains faits. En 1938, Disney avait accueilli Leni Riefenstahl à Hollywood pour promouvoir son film Olympia. Et ce, malgré la Nuit de cristal. Plus tard, Disney dira avoir ignoré qui elle était lorsqu’il l’avait invitée. Selon l’animateur Art Babbitt, Disney et son avocat Gunther Lessing auraient assisté à des réunions du German American Bund, organisation pro-nazie, à la fin des années 1930. Ce dont doute Gabler. Réalisateur américain Juif, David Swift a confié à son biographe que, lorsqu’il a informé Disney de son prochain départ des studios Disney pour la Columbia Pictures en 1941, Disney lui a répondu en imitant l’accent yiddish : « Okay, Davy, mon garçon. Vous allez travailler avec ces Juifs. C’est là votre appartenance, avec ces Juifs ». Swift est retourné aux Studios Disney en 1945, puis les a quittés au début des années 1950. Disney lui aurait dit : « Il y a une bougie allumée près de la fenêtre si vous voulez un jour revenir ».

Le Walt Disney Family Museum a admis que Disney avait « des relations difficiles » avec des personnes Juives, dont Babbitt et David Hilberman, et que ses premiers dessins animés illustraient des stéréotypes ethniques courant dans les films des années 1930. Exemples : Three Little Pigs (le Big Bad Wolf frappe à la porte habillé en colporteur juif) et The Opry House (Mickey Mouse est vêtu et danse commel un Juif hassidique).

Cependant, ce musée et Gabler soulignent que Walt Disney figurait parmi les donateurs réguliers d’associations Juives - the Hebrew Orphan Asylum, Yeshiva College, the Jewish Home for the Aged, and the American League for a Free Palestine – et a été désigné « Homme de l’année 1955 » par le B’nai B’rith de Beverly Hills.

L’équipe de Disney comptait de nombreux Juifs – le compositeur Robert B. Sherman, Harry Tytle, le responsable du marketing Herman "Kay" Kamen - qui ne se sont pas plaints de l’antisémitisme de leur patron.

En 2007, le Hamas a diffusé un clip sur  Farfur, un personnage aux allures de Mickey, pour inciter  à la haine les enfants palestiniens.

En février 2014, la firme Disney a licencié Wael Mansour, acteur égyptien qui prêtait sa voix à Donald dans les versions en arabe de dessins animés Disney, car en août 2013 ce comédien avait posté sur son compte Twitter : « Je souhaite sincèrement la destruction d’Israël. Je déteste le sionisme. J’ai tant de haine en moi en raison de chaque enfant qu’ils tuent ou de la terre qu’ils confisquent », « Je ne sais pas pourquoi insulter Israël et le sionisme est « antisémite » ?! Ils ne sont qu’un groupe d’immigrants polonais/éthiopiens vieux d’environ 70 ans ». Ce qui avait suscité l’indignation d’Abigail Disney, petite-nièce de Walt Disney.

Le 4 juin 2016, à 20 h 45, Arte consacra Tout est vrai (ou presque) à Walt Disney.

Arte diffusa le 28 août 2016 Donald Duck - Le vilain petit canard en nous (Das Donald Duck Prinzip), documentaire de Edda Baumann-von Broen et Hasko Baumann (2014).

"Quatre-vingts ans après sa naissance, le canard en tenue de marin marque toujours l'imaginaire des Européens. Malgré son penchant grincheux et colérique, sa personnalité fascine, parce qu'il est celui qui se relève de tous les coups fourrés, de toutes les défaites. Mais, dans notre monde actuel tourné vers la réussite, a-t-il encore sa place ?"

Les "Américains ignorent combien Donald a marqué l'imaginaire européen. Dans les pays scandinaves et en Italie, il est plus populaire que Mickey. À tel point que, partout en Europe, des éditeurs ont même produit leurs propres séries et bandes dessinées mettant en scène le célèbre canard. Malgré son penchant grincheux et colérique, sa personnalité fascine, parce qu'il est celui qui se relève de tous les coups fourrés, de toutes les défaites. Lecteurs et spectateurs retrouvent en lui leurs propres angoisses, faiblesses et incertitudes".

"Jean-Pierre Dionnet, cofondateur de Métal hurlant et des Humanoïdes associés, explique combien lui et son équipe ont adoré le volatile, tout comme le créateur du site Web "Vie de merde", lui aussi fan invétéré. Le peintre autrichien Gottfried Helnwein affirme que Donald Duck lui a "sauvé la vie" tandis que l'écrivain norvégien Øyvind Holen renchérit :"Donald m'a appris le monde." Mais si le héros rassure, a-t-il encore sa place dans notre monde actuel tourné vers la réussite ?"

L’Art des studios d’Animation Walt Disney – Le Mouvement par Nature
Art-Ludique le Musée présenta l’exposition L’Art des studios d’Animation Walt Disney – Le Mouvement par Nature.

"A travers une sélection de près de 400 œuvres d’art majeures, cette exposition, conçue et écrite par l’équipe du Musée Art Ludique en collaboration avec la Walt Disney Animation Research Library, rend hommage à l’incroyable modernité et au talent artistique des studios depuis près d’un siècle".

"De nombreux films d’animation Disney sont devenus de grands classiques du cinéma – du premier long métrage d’animation « Blanche-Neige et les Sept Nains » au récent « La Reine des Neiges », plus gros succès mondial de l’histoire de l’animation. L’exposition montre à quel point la dynamique à l’origine de ces chefs-d’œuvre fut novatrice et visionnaire".

Walt Disney "compte, sans aucun doute, parmi les plus grands artistes de notre temps, utilisant l’écran de cinéma comme la toile d’un peintre dont le dessin prendrait vie.  En 1935, il écrit : « Je sens que nous ne pouvons assurément pas faire de choses merveilleuses, basées sur le réel, à moins de connaître d’abord le réel ».

"La volonté de conférer de l’authenticité à l’animation conduit les animateurs à s’inspirer du monde qui les entoure et à dessiner d’après nature. Grâce à l’organisation de séances de poses de modèles vivants ou la venue d’animaux au sein du studio, les artistes observent démarches et mouvements, qu’ils réinterprètent de manière unique dans les films".

"Dans cette perspective, l’exposition dévoile des dessins d’étude inédits, comme ceux d’un faon pour « Bambi » ou de la marche d’un chien pour « Les 101 Dalmatiens », ainsi que des dessins d’animation des héros emblématiques, de Blanche-Neige à Tarzan en passant par Maléfique, afin de montrer l’importance accordée aux mouvements dans la création de personnages émouvants et attachants".

"Au fil du temps, les films des studios Disney accompagnent naturellement la plupart des grands mouvements artistiques à travers des séquences aux graphismes d’avant-garde, parfois empreintes de surréalisme, de cubisme, ou même d’abstraction. Les visiteurs peuvent s’immerger dans le jaillissement et le développement de l’art de l’animation des années 1920-40, dans le tournant artistique résolument moderne des années 1950, dans le renouveau stylistique de la fin des années 1980 marquant la transition entre les mythiques « Nine Old Men » et une nouvelle génération d’artistes, jusqu’aux réalisations des années 2000 à nos jours, qui offrent une réinterprétation des mythologies contemporaines".

La "double dynamique croisée de l’étude de la vie en mouvement et des mouvements artistiques successifs constitue le cœur de l’exposition « L’Art des studios d’Animation Walt Disney - Le Mouvement par nature ».

"Des œuvres originales historiques issues des tous premiers cartoons de Mickey Mouse, tels « Plane Crazy » (1928) ou « Steamboat Willie » (1928), seront exposées, ainsi que des œuvres issues de nombreux films mythiques des studios Disney : « Blanche-Neige et les Sept Nains » (1937), « Pinocchio » (1940), « Fantasia » (1940), « Dumbo » (1941) « Bambi » (1942), « Saludos Amigos » (1942), « Alice au Pays des Merveilles » (1951), « La Belle et le Clochard » (1955), « La Belle au Bois Dormant » (1959), « Les 101 Dalmatiens » (1961), « Le Livre de la Jungle » (1967), « La Petite Sirène » (1989), « La Belle et la Bête » (1991), « Le Roi Lion » (1994), « Pocahontas » (1995), « Mulan » (1998), « Tarzan » (1999), « Raiponce » (2010), « Les Mondes de Ralph » (2012), « La Reine des Neiges » (2013), « Les Nouveaux Héros » (2014), « Zootopie » (2015), et le nouveau film très attendu des studios d’Animation Walt Disney, « Vaiana, la Légende du Bout du Monde » (2016)".

"L’exposition-événement « L’Art des studios d’Animation Walt Disney - Le Mouvement par nature » est la première en son genre à célébrer l’animation des studios Disney et un exemple remarquable de l’esprit de programmation novateur du premier musée au monde consacré à l’Art contemporain figuratif narratif issu de “l’entertainment” : Art Ludique !" 


« Walt Disney », par Sarah Colt 
Etats-Unis, 2015
Sur Arte :
Premier volet 1901-1941 : les 27 décembre 2015 à 20 h 50 et 1er janvier 2016 à 13 h 35, 29 décembre 2016 à 13 h 35 (113 min)
Second volet 1941 - 1961 : les 27 décembre 2015 à 22 h 45 et 1er janvier 2016 à 15 h 30, 29 décembre 2016 à 15 h 30 (111 min)

Visuels : © Disney © Courtesy of George Hurrell/Disney
Donald : © avanti media/Christopher Rowe

© Disney
Gustaf Tenggren ®Disney
Kelvin Yasuda ®Disney
Walt Peregoy ®Disney
Bill Peet ®Disney
Mary Blair ®Disney
Ryan Lang ®Disney

Les citations sur le documentaire viennent d'Arte et du documentaire. Cet article a été publié le 27 décembre 2015, puis les 2 juin, 26 août et 30 décembre 2016, 5 mars 2017.