Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

mardi 30 avril 2019

« Pauvres poulets - Une géopolitique de l'œuf » par Jens Niehuss et Simone Bogner


Arte diffusera le 30 avril 2019 « Pauvres poulets - Une géopolitique de l'œuf » (Armes Huhn - armer Mensch. Vom Frühstücksei zur Wirtschaftsflucht) par Jens Niehuss et Simone Bogner. « Plus de 90 % des œufs consommés en France et en Allemagne proviennent d’élevages intensifs. Enquête sur le marché européen de l’oeuf et du poulet, tentaculaire, opaque et parfois peu respectueux de l’animal ».


« Nous consommons en moyenne 230 œufs par an ».
        
Judaïsme
« Ce qui provient  d’un animal casher est casher ; ce qui provient d’un animal non-casher n’est pas casher… Ainsi, le lait et les œufs ne sont casher que dans la mesure où ils proviennent d’animaux casher. De plus, les œufs doivent être soigneusement examinés pour s’assurer qu’ils ne présentent pas de taches de sang ».

La « Torah énumère 21 espèces d’oiseaux non-cashes, pratiquement tous des prédateurs ou charognards. Parmi les oiseaux casher se trouvent par exemple les variétés domestiques de poulets, canards, oies, dindes et pigeons ». Ces variétés doivent être tués conformément à la shehita qui réduit efficacement la souffrance animale. 

L’œuf est qualifié d’aliment parvé, c’est-à-dire ni « viande » ni « lait », et peut donc être mangé avec l’une ou l’autre.

Pendant les soirées de Seders de Pessah (Pâque juive), un œuf dur est placé sur le plateau posé sur la table. L’œuf « rappelle  le ‘haguiga sacrifice du jour de fête (yomtov). En choisissant un œuf, les sages ont, en même temps, voulu évoquer la destruction du Temple et le deuil qui en suivit (l'œuf étant un des aliments traditionnels du deuil). Il se trouve d’ailleurs que le jour de la semaine où tombe le premier jour de Pessa’h est le même où tombe le 9 Av, anniversaire de la destruction du temple de Jérusalem) ».

Les Juifs endeuillés consomment des œufs dans les jours suivant l’enterrement du défunt.

Christianisme
L'œuf de Pâques s’avère une tradition chrétienne : les œufs sont décorés pour la fête de Pâques. Il "symbolise la résurrection de Jésus-Christ et sa sortie du tombeau".

Secteur avicole
« Malgré un intérêt déclaré pour le bien-être animal, un grand nombre de personnes optent pour des œufs à bas prix. Si les conditions d’élevage des poules pondeuses restent mal connues, plus de 90 % des œufs consommés en France et en Allemagne proviennent d’élevages intensifs, que ce soit en cage, au sol (dans des hangars sans accès à l’extérieur), en plein air ou même bio ».

« En France, l’élevage en cage – officiellement banni depuis 2012 par Bruxelles – représente encore 69 % de la production, et les conditions d’élevage au sol, polluant et peu respectueux des gallinacés, ne sont guère plus enviables… »

« Alors que le consommateur peut choisir l’origine des œufs en coquille, celle des œufs entrant dans la composition de gâteaux du commerce ou cuisinés, à la cantine ou au restaurant, s’avère plus difficile à contrôler : souvent importés, ils proviennent d’élevages en cage ». 

« Quant aux poules pondeuses, après avoir été abattues et congelées, elles inondent le marché africain à des prix dérisoires, aux côtés de poulets de chair dont on a ôté le blanc, prisé des Européens ». 

« Face à cette concurrence, l’ensemble du secteur avicole a ainsi périclité au Ghana. Législation européenne trop peu contraignante, publicité mensongère, dumping et hygiène douteuse… : de la Lettonie jusqu’en Afrique, ce documentaire coréalisé par Jens Niehuss (Le vrai coût de la viande pas chère) dévoile les secrets d’une industrie opaque, et montre les conditions de vie indignes des poules qui nous nourrissent ».


 « Pauvres poulets - Une géopolitique de l'œuf »  par Jens Niehuss et Simone Bogner
Allemagne, 2019
Sur Arte le 30 avril 2019 à 20 h 50
Visuels : © tvntv

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le documentaire sont d'Arte.

Filmer les camps, John Ford, Samuel Fuller, George Stevens de Hollywood à Nuremberg


Le Scottsdale Community College présente l’exposition Filming the Camps. John Ford, Samuel Fuller and George Stevens from Hollywood to Nuremberg, passionnante et émouvante, sur les circonstances de réalisation des films montrant la découverte des camps de concentration de Dachau et de Falkenau. Rapports de tournages, photographies et archives filmées, souvent inédits, ainsi qu’extraits de films de fiction et d’interviews des trois principaux réalisateurs (John Ford, George Stevens, Samuel Fuller) retracent cet événement majeur dans l’Histoire du monde. 


« War Story, 1995-1996 » de Mikael Levin
« 1945. L'ouverture des camps en Allemagne », par Serge Viallet
« Images de la libération des camps. Chronique d’un film inachevé », par André Singer
Filmer la guerre : les Soviétiques face à la Shoah (1941-1946) 
« Shoah, les oubliés de l’histoire », par Véronique Lagoarde-Ségot 
Cinéma et Shoah, de l’affiche au dossier de presse

En 1945, quand ils découvrent les camps nazis de concentration et d’extermination, les Alliés décident de les filmer, afin d’informer le monde entier et de constituer des témoignages irréfutables, notamment en vue des procès de Nuremberg.

Montrés lors des Actualités cinématographiques, ces films provoquent un choc. C’est la révélation visuelle des horreurs commises par le nazisme.

Exposition itinérante
Après le Mémorial de la Shoah, le château royal de Blois, le Museum of Jewish Heritage, l'Atlanta History Center, le History Museum of Mobile, le Los Angeles Museum of The Holocaust (LAMOTH) a présenté cette exposition.

The History Museum of Mobile "offered the exhibit, Filming the Camps: From Hollywood to Nuremberg, August 29, 2016 – January 16, 2017.  The exhibit is on loan from Mémorial de la Shoah.  It features the stories of three film directors—John Ford, Samuel Fuller, and George Stevens—as they documented Nazi atrocities during WWII.  The exhibit includes 14 LCD screens which display footage shot at the concentration camps, as well as vignettes with the filmmakers who struggle to cope with the impact and meaning of the horrific scenes they encountered.
In conjunction with this exhibition, the Mémorial de la Shoah is organizing a free one-day workshop for teachers and educators: "Films and Archives of WWII and the Holocaust" on Saturday, September 24.  Also, the movie, Filming the Camps: John Ford, Samuel Fuller, George Stevens will be screened on Saturday, September 24 at 7pm followed by questions and answers with Director, Christian Delage.
In connection with the exhibit, the Gulf Coast Center for Holocaust and Human Rights Education plans a number of educational activities.  These include a Conference titled “The Holocaust in Memory and History” hosted by the Center for War and Memory at the University of South Alabama on September 7.  The conference will begin at 9:00 AM at Seaman’s Bethel.  Various local scholars will speak.  This will be followed by a roundtable discussion in the afternoon session, 1:30-3:30.  Keynote speaker will be Dr. Brad Prager beginning at 7:00 PM in the Faculty Club.
Additional activities featured are a lecture by Dr. Dan Puckett, Chair of the Alabama Holocaust Commission on October 18; a film series at Spring Hill College on selected Sunday afternoons; Roger Grunwald’s, The Mitzvah Project, on October 20; Matt Rozell’s, “Photographs from a Train Near Magdeburg” on October 24; and a lecture by Dr. Paul Bartrop on November 15.
The Center thanks SNCF America, Inc. (French National Railways), the principal sponsor of the educational activities.  Other sponsors include the History Museum of Mobile, Mobile Public Library, Mobile Jewish Film Festival, University of South Alabama, Spring Hill College and University of Mobile.
The exhibition, curated by historian and film director Christian Delage, was designed, created, and distributed by the Mémorial de la Shoah (Paris, France), and made possible through the generous support of SNCF".

Le Dallas Holocaust Museum présenta l’exposition Filming the Camps. John Ford, Samuel Fuller and George Stevens from Hollywood to Nuremberg. "The Nuremberg Trials in 1945 used an unprecedented form of evidence—film of the war and the liberation of concentration camps. The raw footage compiled into a documentary titled Nazi Concentration Camps, became crucial evidence, presenting the crimes the Nazis committed in an unflinching and authentic format to the court.

The exhibit, opening February 16, 2017, features the work of three filmmakers: John Ford, Samuel Fuller, and George Stevens. It explores the filmmakers’ experiences during and after World War II, the footage they captured of Nazi atrocities, and the impact the war had on their careers.


John Ford, director of films such as Stagecoach, The Grapes of Wrath, How Green Was My Valley, and The Quiet Man, commanded the Field Photographic Branch and made propaganda films for the U.S. Navy Department. He won back-to-back Academy Awards during this time for his documentaries, The Battle of Midway and December 7th.


George Stevens, known before the war for light-hearted musicals featuring Fred Astaire and Ginger Rogers, joined the U.S. Army Signal Corps during World War II and headed a film unit under General Eisenhower. His unit shot footage documenting D-Day, the liberation of Paris, and horrific scenes of the infamous Dachau concentration camp. Following the war, Stevens’ films gravitated toward more serious subjects. He went on to direct the Academy-Award winning films Shane, Giant, and The Diary of Anne Frank.


Samuel Fuller served as a soldier in the 1st Infantry Division, nicknamed “The Big Red One.” He captured footage of the liberation of Falkenau, a sub-camp of the Flossenbürg concentration camp, under the orders of his captain with a camera Fuller’s mother sent him. After the war, Fuller directed many films including The Big Red One, based on his wartime experiences.


In 1945, Ford created a documentary of the war incorporating Stevens’ images of Dachau. The film, shown first to American audiences, was evidence of Nazi crimes at the International Military Tribunal at Nuremberg. Ford also documented the Nuremberg Trials.


The exhibition contains film and photographs of World War II as well as clips from the filmmakers’ pre-war careers.


The exhibition, curated by historian and film director Christian Delage, was designed, created, and distributed by the Mémorial de la Shoah (Paris, France), and made possible through the generous support of SNCF.


This presentation is sponsored by Visit Dallas, Mémorial de la Shoah (Paris, France), the Consulate General of France in Houston, the Embassy of France in the United States, and SNCF, and is on view at the Dallas Holocaust Museum/Center for Education and Tolerance February 16—August 3, 2017".



Le Los Angeles Museum of The Holocaust (LAMOTH) présenta cette exposition. "Hollywood directors John Ford, George Stevens, and Samuel Fuller entertained audiences with cinema classics like The Grapes of Wrath, Shane, and The Big Red One. But their most important contribution to history may have been their work in the U.S. Armed Forces and Secret Services, filming the realities of war and the liberation of Nazi concentration camps. Their documentation provides an essential visual record of WWII. Combining a wealth of rare material, including private letters and footage from their own personal archives, Filming the Camps: John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, from Hollywood to Nuremberg, explores these filmmakers’ experiences during and after WWII, their confrontation with Nazi atrocities, and the mark that left on them as artists".


"At Los Angeles Museum of the Holocaust, the exhibit includes artifacts on loan from Samuel Fuller's family and from 20th Century Fox's archive".

"The exhibition Filming The Camps: John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, From Hollywood to Nuremberg, curated by historian and film director Christian Delage, was designed, created, and distributed by the Mémorial de la Shoah (Paris, France), and made possible through the generous support of SNCF."


"The exhibit in Los Angeles was made possible through additional support from 20th Century Fox. Communication partners also include the Consulate General of France in Los Angeles, the Embassy of France in the United States, Alliance Française de Los Angeles, Alliance Française de Pasadena, and USC Shoah Foundation."



Organisant sa 7e Semaine de prise de conscience des génocides (15-20 avril 2019), le Scottsdale Community College présente l’exposition Filming the Camps. John Ford, Samuel Fuller and George Stevens from Hollywood to Nuremberg. "Genocide Awareness Week is a series of lectures, exhibits and storytelling by distinguished survivors, scholars, politicians, activists, artists, humanitarians and members of law enforcement. This week-long event seeks to address how we, as a global society, confront violent actions and current and ongoing threats of genocide throughout the world, while also looking to the past for guidance and to honor those affected by genocide. Genocide Awareness Week is hosted by Scottsdale Community College and sponsored in part by local and national organizations, this event is FREE and OPEN TO THE PUBLIC". workshop le 20 avril 2019 de 8h30 à 16h.

Réalisateurs
Cette exposition se limite aux camps de Dachau et de Falkenau (satellite de Flossenbürg).

Elle présente les conditions de réalisations de ces films ainsi que trois de leurs producteurs, des réalisateurs de Hollywood : John Ford (1894-1973), George Stevens (1904-1975) et Samuel Fuller (1912-1997).

D’origine irlandaise, John Ford est le vétéran, célèbre pour ses westerns et drames psychologiques ou sociaux, et activiste anti-nazi.

George Stevens est célèbre pour ses comédies, notamment les comédies musicales avec le couple mythique Fred Astaire et Ginger Rodgers.  

Né dans une famille Juive - père russe, mère polonaise -, Samuel Fuller s’est distingué par son talent de journaliste « crime reporter » dans la presse tabloïd, puis de scénariste. En 1942, il rejoint la première division d’infanterie de l’armée américaine, la célèbre « Big Red One », participe aux débarquements en Afrique du nord et en Sicile sous les ordres de Patton, puis dans le secteur « Easy Red » sur la plage d'Omaha en Normandie le 6 juin 1944 à 6 h 30. En 1994, il confiait à Michael Seiler et Jean-Pierre Catherine : "Les trois heures sur la plage d'Omaha, je ne peux les oublier. Je revois le colonel Taylor nous engueulant après que Streczyk a ouvert la brèche pour pénétrer à l'intérieur des terres : « Get up, Get up ! Levez-vous, levez-vous ! Il y a trop de monde sur la plage. Ceux qui sont morts, ceux qui vont mourir. Allons mourir à l'intérieur ! » Je le dis souvent, à la guerre, il n'y a pas de héros. Il n'y a que des types qui ont peur. Parmi tous ces types, il y a des êtres remarquables, comme le chirurgien en chef de notre régiment, Charles Tegtmeyer. Je l'ai vu sur la plage passer entre les blessés, choisir ceux qu'on pouvait sauver et ceux qui étaient condamnés à mourir. Il les désignait... « Oui, non... cet homme vivra, celui-là  non. » Il prend des bouteilles de plasma tellement froides que le plasma ne coulait plus et les brise, furieux, contre les rochers. Il y a aussi ces filles de la Croix-Rouge. Quand elles ont débarqué sur Omaha, elles pensaient que nous étions déjà à l’intérieur des terres. Elles étaient piégées comme nous. Elles venaient avec du café et des beignets, et pour ramener les blessés sur les navires. C'est une chose terrible de voir toutes ces filles tuées si rapidement. Je leur rends hommage. Hommage aussi à tous ces morts. Le 6 juin, mon régiment de 3 000 hommes a perdu 945 soldats et 56 officiers. Au soir du 6, les Américains avaient 3 500 morts sur la plage, la plupart tués par les mortiers de 88, leurs corps déchiquetés. Les prisonniers allemands étaient chargés de les ramasser, il fallait souvent réunir plusieurs membres n'appartenant pas forcément à la même personne pour reconstituer un corps..." Blessé en août 1944, Samuel Fuller combat dans les Ardennes, poursuit en Allemagne. Il filme la libération du camp de concentration de Falkenau, en Tchécoslovaquie. « Je ne savais pas que j'allais tourner mon premier film », déclare-t-il.

John Ford et George Stevens constituent des équipes composées d’« opérateurs professionnels, reconnus et expérimentés, ou formés spécialement à cette occasion ». Après avoir préparé leurs gestes de médiation, les opérateurs ont commenté de manière circonstanciée leurs prises de vue.

John Ford dirige la Field Photographic Branch (FPB), une unité spéciale chargée de réaliser entre autres ce film, Les Camps de concentration nazis, et de préparer le filmage du procès de Nuremberg. Au début des années 1930, alors réserviste dans la Marine américaine, il y fonde une unité d’opérateurs de prises de vues qui pourraient intervenir « en cas de besoin ». En 1939, la « Field Photo de la 11e Section navale devient opérationnelle ». En novembre 1941, John Ford annonce « avoir formé une soixantaine de techniciens ». Le général Donovan, coordonnateur de l’Information, puis directeur de l’Office of Strategic Services (OSS), agence de renseignement de l’administration américaine, recrute John Ford : ainsi nait la Field Photographic Branch (FPB). Celle-ci produit notamment December 7th sur l’attaque japonaise de Pearl Harbour et The Battle of Midway sur la victoire américaine sur l’amiral Yamamoto le 5 juin 1942. Pour ces deux films, John Ford reçoit l’Oscar du meilleur documentaire ne 1943 et 1944.

Dans la perspective du débarquement des Alliés en Normandie et de la poursuite de l’offensive en Allemagne, les opérateurs de l’OSS « reçoivent des instructions très précises sur ce qu’ils doivent faire s’il leur arrive de découvrir des "preuves de crimes de guerre et d’atrocités". La procédure à suivre pour enregistrer les preuves des atrocités commises prévoit explicitement la possible qualification comme preuve, devant un tribunal, des témoignages recueillis, qu’ils soient écrits, oraux ou filmés ».

A partir de février 1943, au sein du « Signal Corps », service de communication de l’armée américaine, George Stevens couvre la campagne en Afrique du Nord. A Londres, le général Eisenhower lui demande de réunir une équipe de 45 professionnels pour préparer le filmage du débarquement en Normandie. George Stevens dirige une unité spéciale de cameramen, la Special Coverage Unit (SPECOU), qui, est placée sous l’autorité du Supreme Headquarters’ Allied Expeditionary Force (SHAEF). La SPECOU rassemble 45 membres : des écrivains - Ivan Moffat, William Saroyan, Irwin Shaw -, des cameramen - Dick Hoar, Ken Marthey, William Mellor, Jack Muth -, des opérateurs de prise de son - Bill Hamilton, qui vient de la Columbia -, des assistants-réalisateurs, tel Holly Morse, qui a travaillé avec Hal Roach.

La SPECOU filmera la libération du camp de Dachau. Le responsable de chaque unité établit un rapport de prises de vue, un bilan de l’activité du jour. En bas de chaque page, en rubrique « IMPORTANT », le rédacteur doit veiller à « orthographier correctement les noms, identifier toutes les personnes, les lieux, les organisations, les armes, l’équipement ». Complétant le rapport de prises de vues, la « trame narrative » est plus qu’un simple compte-rendu : « C’est un récit documenté et articulé des événements qui ont été filmés. C’est déjà un deuxième regard qui se pose sur les images, après celui des cameramen. Ivan Moffat, ancien élève de la London School of Economics, en est le principal et brillant rédacteur ».

En mai 1945, la Big Red One (première division d’infanterie) de l’armée américaine combat dans les Sudètes (alors en Tchécoslovaquie) et libère le camp de concentration de Falkenau. Avec la caméra envoyée par sa mère, Samuel Fuller, dans les rangs de cette unité, filme cet événement, ainsi que les bourgeois du bourg de Falkenau, qui ont allégué ne pas savoir ce qui se déroulait dans le camp, sont contraints de donner une sépulture aux internés morts. En 1988, Emil Weiss réalisera Falkenau, vision de l’impossible, Samuel Fuller témoigne. Un documentaire passionnant par les commentaires de Samuel Fuller sur son film, sur la réalité des images, la nécessité de transmettre l’histoire aux jeunes générations, etc.

« That Justice Be Done » (Que justice soit faite)
En 1945, les images de Dachau filmées par l’équipe de George Stevens sont intégrées dans un documentaire diffusé aux Etats-Unis, puis projeté à titre de preuve des crimes nazis devant le Tribunal militaire international de Nuremberg.

A peine entré en fonction, Robert H. Jackson, procureur général américain, mandaté par le président Truman d’instituer le Tribunal militaire international (TMI) qui jugera les dignitaires nazis, contacte la FPB afin d’obtenir les images filmées à titre de preuves, de faire filmer le procès et d’en expliquer les enjeux.

Ray Kellogg, John Ford et George Stevens signent un affidavit – déclaration sous serment – affirmant solennellement que les images qui vont être montrées au TMI sont vraies.

La vie de ces trois cinéastes est bouleversée par la découverte des camps, les horreurs du nazisme, la vision empathique des victimes. The Big Red One (1980) de Samuel Fuller est largement inspirée de ses années de guerre dans cette division. Dans George Stevens, A filmmaker’s Journey, documentaire de George Stevens Jr sur la vie de son père, apparaît l’influence de l’engagement dans l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale dans son œuvre, notamment dans son refus du racisme (Géant, 1956) et de l'antisémitisme (Le Journal d'Anne Frank, The Diary of Anne Frank, 1959).

Pour la première fois, les images du camp de Dachau sont présentées dans l’ordre chronologique de leur tournage. Elles sont présentées avec les fiches remplies par les opérateurs et des comptes rendus d’un des écrivains recrutés par George Stevens. Le comédien Mathieu Amalric lit des extraits de ces récits qui commentent des images.

Grâce à la collaboration de l’Academy of Motion Pictures, Arts and Sciences et de la Lilly Library (Université de Bloomington, Indiana), et la participation de Christa Fuller, George Stevens Jr. et Jerry Rudes, le Mémorial montre pour la première fois en France un ensemble souvent inédit de documents d’archives, de films et de photographies qui décrit une « expérience vécue à la première personne, en même temps que transmise en héritage aux générations d’après ».

Interviewés, les trois cinéastes répondent avec modestie sur leur travail, la guerre.

Complétant des images, l’acteur Jean-François Stévenin lit des textes de John Ford et de Joseph Kessel.

Parmi les films projetés dans le cadre de l’exposition, Memory of the camps, documentaire de Sidney Bernstein. Un documentaire réalisé en 1945 à l’initiative du ministère britannique de l’information et du Bureau de renseignements de guerre américain, monté mais alors non distribué. Pour éviter toute contestation des images filmées des camps, le réalisateur Alfred Hitchcock avait donné pour consigne de filmer en panoramique : la caméra pivote sur son axe en un plan-séquence, sans coupure, sans montage. Ce film restauré a été diffusé. Il est le thème de « Images de la libération des camps. Chronique d’un film inachevé » (Night Will Fall ; Hitchcoks Lehrfilm für die Deutschen ), documentaire d'André Singer (2014).

Paris-Match a publié le témoignage de Samuel Fuller sur le débarquement en Normandie du bataillon de la 1ère division d’infanterie américaine dans laquelle il servait.


Histoire diffusa les 21, 25 et 28 novembre, 2, 7, 12 et 15 décembre 2015 De Hollywood à Nuremberg, documentaire de  Christian Delage. "Avant l'entrée en guerre des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, John Ford, réserviste de la Navy, y crée la Field Photographic Branch. Quelques semaines avant Pearl Harbor, Ford a déjà formé une soixantaine de techniciens. Après avoir couvert la campagne nord-africaine, George Stevens se voit confier par le général Eisenhower la mission de rassembler une équipe en vue d'immortaliser le débarquement : ce sera la Special Coverage Unit. John Ford et George Stevens, deux cinéastes confirmés, vont filmer la guerre, de la bataille de Midway à Nuremberg, en passant par la fureur du débarquement de Normandie et l'horreur des camps. Le jeune Samuel Fuller, engagé dans les forces américaines, se fait envoyer une caméra par sa mère. Se souvenant de son premier métier de journaliste, il filme lui aussi".


Du 23 janvier 2019 au 30 avril 2019
Au Scottsdale Community College
9000 E Chaparral Rd. Scottsdale, AZ 85256
Tel.: (480) 423-6000 

Du 27 août 2017 au 30 avril 2018
Au Los Angeles Museum of The Holocaust 
100 S. The Grove Dr. 
Los Angeles, California 90036
T (323) 651-3704 
Du lundi au jeudi de 10 h à 17 h, le vendredi de 10 h à 14 h, les samedis et dimanches de 10 h à 17 h

Du 16 février au 3 août 2017
Au Dallas Holocaust Museum 
211 N. Record St. Suite 100 Dallas, TX 75202-3361
Tel.: (214) 741-7500
Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 17 h. Samedi et dimanche de 11 h à 17 h

Du 29 août 2016 au 16 janvier 2017
111 South Royal Street. Mobile, Alabama 36602
Tel. : 251-208-7569
Du lundi au samedi de 9 h à 17 h. Dimanche de 13 h à 17 h

Du 6 mai au 20 novembre 2015
A l'Atlanta History Center 
130 West Paces Ferry Road NW. Atlanta, GA 30305. USA
Phone: 404.814.4000
Du lundi au samedi de 10 h à 17 h 30, dimanche de 12 h à 17 h 30.

Du 22 mars au 14 octobre 2012
Au Museum of Jewish Heritage
Edmond J. Safra Plaza. 36 Battery Place. New York, NY 10280
Tél. : 646.437.4202 
Du dimanche au mardi, et le jeudi de 10 h à 17 h 45. Le mercredi de 10 h à 20 h. 

Jusqu'au 14 novembre 2010
Au Château Royal de Blois
41000 Blois - FRANCE
Tél. : 02 54 90 33 32

Jusqu’au 31 août 2010
17, rue Geoffroy l'Asnier. 75004 Paris
Tél : 01 42 77 44 72
Tous les jours, sauf le samedi, de 10h à 18h, et le jeudi jusqu'à 22h
Exposition et musée : entrée libre

Visuels de haut en bas :
Photographie de cadavres gisant dans un wagon, prise par un opérateur de la SPECOU, Dachau, 2 mai 1945
© Margaret Herrick Library, Academy of Motion Pictures Arts and Sciences, Beverly Hills, Californie

Photograph shot by the SPECOU at Dachau Camp, May 1945
© Courtesy of the Margaret Herrick Library, Academy of Motion Picture Arts and Sciences, Beverly Hills, California

Le caporal Samuel Fuller, Normandie, 1944
© Chrisam Films

Rapport de prise de vues, « Atrocités », Dachau, 3 mai 1945
© Margaret Herrick Library, Academy of Motion Pictures Arts and Sciences, Beverly Hills, Californie

En 1957, George Stevens à Dachau, 1957
© Academy of Motion Pictures, Los Angeles

John Ford pendant le tournage de That Justice Be Done, été 1945
© National Archives, Washington DC

Trame narrative, “Dachau-Premier service religieux juif“, Ivan Moffat, Dachau, 6 mai 1945
© Margaret Herrick Library, Academy of Motion Pictures Arts and Sciences, Beverly Hills, Californie
Les citations sont extraites du dossier de presse.

Cet article a été publié une première fois le 27 août 2010, republié le :
- 27 octobre 2010 lors de la présentation de l'exposition au château royal de Blois, à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2010 ;
- 27 septembre 2012, 1er octobre et 11 novembre 2013, 14 février et 20 mars 2014 à l'approche de la diffusion du documentaire De Hollywood à Nuremberg sur la chaîne Histoire les 1er, 4, 18, 20 et 22 octobre 2012, 2 et 1er octobre 2013, 12 novembre 2013 à 1 h 20, 16 et 24 février, 20 et 31 mars 2014.POWERFUL VIDEO: The Liberation Of The Dachau Concentration Camp Posted on 1/8/2014 by Eliyokim Cohen
- 9 juin 2014 ;
- 29 avril 2015. Les 29 avril, 1er, 7, 13, 19 et 25 mai 2015, Histoire diffusa De Hollywood à Nuremberg, documentaire de  Christian Delage. "Avant l'entrée en guerre des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, John Ford, réserviste de la Navy, y crée la Field Photographic Branch. Quelques semaines avant Pearl Harbor, Ford a déjà formé une soixantaine de techniciens. Après avoir couvert la campagne nord-africaine, George Stevens se voit confier par le général Eisenhower la mission de rassembler une équipe en vue d'immortaliser le débarquement : ce sera la Special Coverage Unit. John Ford et George Stevens, deux cinéastes confirmés, vont filmer la guerre, de la bataille de Midway à Nuremberg, en passant par la fureur du débarquement de Normandie et l'horreur des camps. Le jeune Samuel Fuller, engagé dans les forces américaines, se fait envoyer une caméra par sa mère. Se souvenant de son premier métier de journaliste, il filme lui aussi" ;
- 20 novembre 2015, 29 août 2016, 17 janvier et 31 juillet 2017, 29 avril et 29 décembre 2018.

lundi 29 avril 2019

« Le résolu » par Giovanni Donfrancesco


Arte diffusera le 30 avril 2019 « Le résolu » (Il Risoluto. Piero, Mussolinis Kindersoldat ; The Resolute), documentaire réalisé par Giovanni Donfrancesco. « Les confessions d’un octogénaire italien qui fut membre, adolescent, d’une milice mussolinienne, « les Résolus », l'une des plus féroces d'Italie. Un documentaire saisissant, présenté à la Mostra de Venise 2017 ».

« Enfant négligé par ses parents, placé à l’Hospice des pauvres puis condamné à travailler en tant que coursier, Piero Bonamico a intégré "les Résolus", l’une des milices fascistes les plus féroces d’Italie, un peu avant ses 15 ans, en 1944 ». 

« Passages à tabac d’ouvriers communistes, pillages des maisons juives de la région génoise, exécutions sommaires, mais aussi convoi d’un mystérieux trésor remis à l’archevêque de Milan peu avant la fin de la guerre… À 87 ans, l’ancien milicien, installé avec son épouse américaine dans les bois épais du Vermont » où il passe ses journées tranquillement, à cuisiner, à jardiner et à lire, « ravive cette mémoire douloureuse face à la caméra du documentariste Giovanni Donfrancesco ».

« Filmé au cours de ses activités quotidiennes et lors d’entretiens captés en clair-obscur, Piero Bonamico livre, dans un mélange d’anglais et d’italien, le récit de son expérience milicienne » d’adolescent-soldat. 

« Entrecoupé de longs silences, de chants à la gloire du Duce [Benito Mussolini], de cabrements et de remords lapidaires (« On était une bande de salauds, rien de plus »), ce témoignage  intime laisse affleurer le traumatisme d’un bourreau qui fut lui-même une victime, enfant perdu dans la folie d’une époque destructrice ».

Du fond de sa retraite dans les bois du Vermont, aux Etats-Unis, un vieil Italien de 87 ans revient sur sa vie. De ses souvenirs de la guerre, resurgit un passé de violence dans les rangs de la Xème MAS, une des milices fascistes les plus sanguinaires

Le film a été sélectionné aux Venice Days à la Mostra de Venise.

      
« Le résolu » par Giovanni Donfrancesco
Italie, France, Altara Films, RAI Cinema, Les Films du poisson, avec le soutien du Fond d’aide à l’innovation du CNC, 2018, 91 min
Sur Arte le 30 avril 2019 à 0 h 10
Visuels : © Donfrancesco

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le documentaire sont d'Arte.

Leonard Bernstein (1918-1990)


Leonard Bernstein (1918-1990) était un célèbre compositeur, chef d’orchestre et enseignant américain Juif sioniste. « Leonard Bernstein. The Making of "West Side Story  » est un documentaire réalisé par Christopher Swann. En 1985, Leonard Bernstein enregistre en studio, avec de célèbres interprètes d’opéras et de jazz, la célèbre comédie musicale, inspirée de Roméo et Juliette de Shakespeare, montée à Broadway, puis filmée par Hollywood. Des moments de fougue et de tension lors des séances d’enregistrement d’un disque best seller. Le musée juif de Vienne présente l'exposition "Leonard Bernstein. A New Yorker in Vienna".


Pianiste, chef d’orchestre plein de vigueur et célèbre dès 1943, professeur à Harvard et pédagogue lors de conférences publiques télévisées sur la musique classique de 1954 à son décès, artiste curieux - il crée des œuvres de musiciens contemporains, tels Poulenc, Messiaen, Copland, Barber -, auteur…

Leonard Bernstein  (1918-1990) était aussi un compositeur américain prolifique d’une œuvre variée (Candide, 1956), spirituelle – Kaddish (1963), Chichester Psalms (1965) - et mêlant jazz (On The Town¸1944), musique populaire, opéra et pop music.

Une réputation mondiale
Leonard Bernstein  nait en 1918 à Lawrence, Massachussetts, dans une famille de Juifs ukrainiens pauvres.

Il étudie la musique à Harvard, puis en 1940 l’orchestration et la direction d’orchestre au Curtis Institute of Music à Philadelphie.

Dans le cadre du groupe The Reviewers, il accompagne des artistes débutants qui deviendront célèbres : Betty Comden et Judy Holliday.

Le 14 novembre 1943, Leonard Bernstein devient célèbre en remplaçant Bruno Walter, grippé, à la direction de l’orchestre philharmonique de New York à Carnegie Hall lors d’un concert radiodiffusé dans toute l’Amérique. Au programme : des œuvres de Schumann, Miklos Rozsa, Wagner, le Don Quichotte de Richard Strauss.

Leonard Bernstein est nommé directeur musical de l’orchestre symphonique de New York (1945-1947), puis de l’orchestre philharmonique (1958-1969).

Sioniste, il se rend en Europe dès 1946, puis à Tel Aviv en 1947. En 1948, lors de la guerre d’Indépendance d’Israël, il dirige un concert en plein désert pour les troupes israéliennes à Beersheba. En 1957, il conduit aussi l’orchestre lors du concert inaugural du Mann Auditorium à Tel Aviv. Lors de la guerre des Six-jours, il dirige un concert sur le mont Scopus pour célébrer la réunification de Jérusalem. Lors de la décennie suivante, il enregistre des symphonies avec l’orchestre philharmonique d’Israël  pour Deutsche Grammophon.

En 1951, il épouse l’actrice Felicia Cohn Montealegre avec laquelle il a trois enfants.

Il poursuit sa carrière tout en enseignant à l’université Brandeis (1951-1956), créant le Creative Arts Festival en 1952, et se produisant en 1953 – premier chef d’orchestre américain invité - à la Scala de Milan où il dirige Maria Callas dans dée. Et fait preuve de sa pédagogie dans des émissions télévisées sur la musique classique.

Il multiplie les collaborations en explorant d’autres voies musicales : ainsi, il dirige l’enregistrement de On The Town, comédie musicale dont il compose la musique (Broadway, 1944), collabore avec Dave Brubeck (1961), dirige l’orchestre lors des représentations du Falstaff de Verdi mis en scène par Franco Zeffirelli (1964) au Metropolitan Opera de New York et de celui de Luchino Visconti (1966) à l’Opéra de Vienne. Dans les années 1970, il dirige d’autres orchestres, dont l’orchestre national de France.

Et il enseigne à Harvard et lors d’émissions télévisées afin de rendre accessibles au plus grand nombre la musique classique.

"West Side Story - Le hit de Leonard Bernstein"
Arte diffusera le 19 août 2018 à 17 h 45 "West Side Story - Le hit de Leonard Bernstein" (West Side Story - Bernsteins Broadway Hit) par Axel Fuhrmann. "Après sa création à New York en 1957, "West Side Story" connaît rapidement un franc succès. Mêlant jazz et musique latino-américaine, l’oeuvre la plus connue de Leonard Bernstein rompt avec les codes de la comédie musicale, non seulement par sa partition contrastée, mais aussi par son propos : une histoire d’amour impossible sur fond de combats entre gangs rivaux."

Pour incarner les Sharks, Leonard Bernstein choisit le mambo, danse pratiquée par les Porto-Ricains et qu'il voit dans les boites new-yorkaises, et non une musique porto-ricaine. Le nom de Jets est une "allusion directe à la menace nucléaire" lors de la Guerre froide. Leonard Bernstein commence à écrire les paroles des chansons, mais le résultat ne s'avère pas assez satisfaisant et le musicien manque de temps. Le choix se fixe rapidement sur Stephen Sondheim, parolier et compositeur.

Les violences urbaines représentent la réalité américaine des années 1950. Le problème occupe une grande place dans la presse. Quand les auteurs travaillent sur la comédie musicale, sort sur les écrans "La Fureur de vivre" avec James Dean. En raison de la rénovation urbaine, l'action de la comédie musicale est située dans le Upper West Side. Tourner en extérieurs, en plein air, constitue un défi pour l'équipe téchnique et les danseurs.

"On tournait quelques mesures, puis d'autres mesures. A la fin, on ne savait plus où on en était. Jérome Robbins lui savait. Il avait l’œil de la mise en scène. On ne pouvait que lui faire confiance", se souvient un des danseurs du film.

"Largement inspirée du Roméo et Juliette de Shakespeare, West Side Story se hisse au rang des comédies musicales les plus jouées au monde. Toutefois, une malédiction plane sur ce succès planétaire : aucune autre œuvre du célèbre compositeur américain, y compris les plus chères à ses yeux, ne parviendra ensuite à dépasser la notoriété de cette tragédie."

En 1968, West Side Story est créé à Vienne. Un succès phénoménal. 'L'oeuvre la plus emblématique' de Leonard Bernstein. "Les mélodies sont si profondes", observe Carol Lawrence.

West Side Story
Vingt-sept ans après la première triomphale de West Side Story  à Broadway en 1957 dans une mise en scène de Jerome Robbins, Leonard Bernstein enregistre en studio, pour l’unique fois, cette œuvre. Une comédie musicale que ce compositeur avait co-écrite avec Arthur Laurents et Stephen Sondheim. West Side Story est devenue célèbre dans le monde entier grâce au film oscarisé réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins, sur un scénario d’Ernest Lehman, avec Natalie Wood, Richard Beymer, Rita Moreno, George Chakiris (1961).

Cet enregistrement de 1985 réunit les meilleurs musiciens new-yorkais de classique et de jazz, notamment Kiri Te Kanawa, José Carreras et Tatiana Troyanos. Malgré des critiques sur la distribution, ce disque connaît un vif succès public.

Le réalisateur britannique Christopher Swann a filmé  « les séances d'enregistrement de l'album, récompensé par un Grammy. La caméra suit l'événement au plus près et capte l'enthousiasme, les moments d'épuisement, les instants de satisfaction artistique, José Carreras au bord de la crise de nerfs, Kiri Te Kanawa aux prises avec la climatisation. Quant à Bernstein, maestro charismatique mais impitoyable, à l'exaltation parfois drolatique, il fait trembler de joie et de peur les artistes et le public ».

Engagements
En 1960, Leonard Bernstein dirige l’orchestre philharmonique de New York pour des concerts au festival Mahler afin de marquer le centenaire de la naissance du compositeur. Veuve de Gustave Mahler, Alma Mahler a assisté à des répétitions du chef d’orchestre.Bien qu’engagé politiquement à gauche dès sa jeunesse, Leonard Berstein n’est pas inquiété par le Comité des activités anti-américaines.

Ce « radical chic » défend de nombreuses causes, dont les Black Panthers.

Il révèle son homosexualité vers 1976, et vit avec l’écrivain Tom Cothran. Il retourne vivre auprès de son épouse atteinte d’un cancer qui l’emporte le 16 juin 1978.

Il continue sa carrière de chef d’orchestre – concert en décembre 1989 à Berlin, après la destruction du mur de Berlin, avec des musiciens des quatre zones d’occupation - jusqu’à sa retraite le 9 octobre 1990.

Il décède peu après.

Il est enterré au cimetière Green-Wood de Brooklyn, à New York, près de son épouse, et avec un exemplaire de la 5e symphonie de Mahler.

Hommages
Le 14 février 2015, la Philharmonie de Paris proposa le concert Roméo et Juliette,  par l'orchestre Les Siècles dirigé par François-Xavier Roth : "un concert en famille présenté par Pierre Charvet" et avec notamment "Mambo", extrait de West Side Story dont la musique est signée par Leonard Bernstein, et le 15 février 2015 We Love Broadway par l'orchestre de Paris qui interpréta en particulier West Side Story et Danses symphoniques de cet artiste.

Les 9 et 10 mai 2015, la Salle des concerts de la Philharmonie 2, à la Cité de la musique a accueilli West Side Story/Star Cross'd Lovers (création), avec les pianistes Katia et Marielle Labèque ainsi que le chorégraphe Yaman Okur. "Les sœurs Labèque s’entourent d’amis musiciens et danseurs pour revisiter West Side Story de Bernstein et Roméo et Juliette, le drame de Shakespeare qui l’a inspiré. Entre les sœurs Labèque et le répertoire américain, c’est une histoire d’amour depuis le premier instant. Enthousiasmé par leur duo, Bernstein lui-même avait demandé à Irwin Kostal, célèbre arrangeur de Broadway, de transcrire pour elles (et pour deux percussionnistes) des extraits de West Side Story, qu’elles interpréteront. En seconde partie, le danseur et chorégraphe Yaman Okur, ancien champion du monde de break-dance dont les chorégraphies et le style unique ont attiré l’attention de stars telle Madonna, revisite le drame shakespearien Roméo et Juliette sur une création musicale de David Chalmin".

Le 17 janvier 2016 à 11 h 30, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) proposa, dans le cadre de Leçon de musique en famille par Stefan CassarLa musique à l’âge d’or de Hollywood. Bernard Herrmann, Leonard Bernstein, Irving Berlin, Max Steiner. "Quelle filiation existe-t-il entre les compositeurs de musiques de films ou de comédies musicales et les musiciens classiques qui les ont inspirés, et qu’ils ont parfois connus ou fréquentés ? Voyage en musique à travers les œuvres de ces héritiers de Debussy, Brahms, Bartók et Rachmaninov, mais aussi de la musique dite « de la rue »...(Irving Berlin, avant de devenir, selon Gershwin, « the best songwriter ever », était chanteur de rue)".

Le 18 juin 2017 à 12 h 30, Arte diffusa Gershwin par Jean-Yves Thibaudet et Philippe Jordan (43 Min). "Sous la baguette de Philippe Jordan, son directeur musical, l'orchestre symphonique de Vienne (Wiener Symphoniker) consacre un concert à deux légendes de la musique américaine du XXe siècle : Leonard Bernstein et George Gershwin".

"Le pianiste Jean-Yves Thibaudet, artiste en résidence au sein de l’orchestre, se joint à l'ensemble pour le "Concerto pour piano en fa majeur" de Gershwin. Depuis plus de quarante ans, l’orchestre symphonique de Vienne célèbre chaque année l’arrivée des beaux jours avec son traditionnel concert de Pâques. Depuis le Konzerthaus de Vienne et sous la baguette de Philippe Jordan, son directeur musical, la formation nous transporte cette année de Paris à New York, avec un programme consacré à deux légendes de la musique américaine du XXe siècle : Leonard Bernstein et George Gershwin". Réalisation d'Agnes Méth.

Week-end Leonard Bernstein
Lors du week-end Leonard Bernstein (4-6 mai 2018), La Cité de la musique Philharmonie de Paris présenta le 4 mai 2018 à 20 h 30 "Bernstein, du shtetl à New-York" par Sirba Octet - Isabelle Georges, et le 6 mai 2018 le ciné-concert On the Waterfronts, d'Elia Kazan.

"Dans un programme mêlant des musiques de comédies musicales américaines et des musiques traditionnelles yiddish que Leonard Bernstein avait connues à New York, le Sirba Octet s’amuse avec les échos entre ces deux styles qui semblent passer du village traditionnel juif de l’Europe de l’Est aux quartiers juifs de la capitale du Nouveau Monde."

"Profondément américain, Leonard Bernstein était aussi très attaché à ses origines juives, en témoignent ses symphonies Jeremiah et Kaddish. À l’occasion de ce concert, ses délectables songs, tels « Take care of this house » (issue de sa comédie musicale de 1976, 1600 Pennsylvania Avenue) ou « Something’s Coming » (extrait de West Side Story, son plus grand triomphe), se mêlent aux musiques traditionnelles yiddish, mélange unique de mélancolie et de franche vitalité. Le Sirba Octet, ensemble français de musique klezmer fondé en 2004 et Isabelle Georges, chanteuse aussi épanouie dans le jazz, la comédie musicale que dans la chanson française, unissent leur talent lors de cette soirée festive."
PROGRAMME
Sirba Octet - Isabelle Georges, Isabelle Georges, chant, claquettes
Répertoire traditionnel yiddish
Le Choffar
Besarabye*
Richard Schmoucler, violon 1
George Gershwin, I gotta right to sing the blues
Laurent Manaud-Pallas, violon 2, Claude Giron, violoncelle
Répertoire traditionnel yiddish
Rozhinkes mit mandlen Abrahm Goldfaden**
Ukrainian Memory**
Bernard Cazauran, contrebasse, David Gaillard, alto, Philippe Berrod , clarinette
Harold Arlen
Happy as the day is long paroles Ted Koehler
If I only had a brain paroles Edgar Yipsel Harburg
Christophe Henry, piano, Iurie Morar, cymbalum
George Gershwin
S'wonderful paroles Ira Gershwin
The man I love paroles Ira Gershwin
Get happy paroles Ted Koehler
Harold Arlen
Stormy Weather* paroles Ted Koehler
Leonard Bernstein
Take Care of this House
Richard Rodgers
My Funny Valentine paroles Lorenz Hart
Jerry Bloch
Tanz : Assidic Dance/Sunrise, Sunset/Bublitchki*
Leonard Bernstein
Spring will come again
Irving Berlin
Alexander's Ragtime band
Répertoire traditionnel yiddish
Fiddle*
Lew Pollack
A Yiddishe Mame**
George Gershwin
I got rythm/Rhapsody in blue paroles Ira Gershwin
Harold Arlen
Over the rainbow** paroles Edgar Yipsel Harburg
Répertoire traditionnel yiddish
Roumania Roumania**
Leonard Bernstein
Something's coming
Sholom Secunda
Bey Mir Bist du Sheyn*
*arrangements Cyrille Lehn/**Yann Ollivo


On The Waterfront
Le 6 mai 2018 à 15 h, a eu lieu le ciné-concert On The Waterfront avec l'Orchestre national d'Île-de-France - Ernst Van Tiel. "On the Waterfront" est un film réalisé par Elia Kazan, avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb et Eva Marie Saint, sur un scénario de Budd Schulberg et une musique de Leonard Bernstein.

"En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de 30 ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, trois ans plus tard. Ce film qui a remporté huit Academys Awards® est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues. Coproduction Orchestre national d'Île-de-France, Philharmonie de Paris. "Academy Award®" is the registered trademark and service mark of the Academy of Motion Picture Arts and Sciences. On the waterfront © 1954, Renewed 1982 Columbia Pictures Industries, INC."

"Leonard Bernstein - Le déchirement d’un génie"
Le 20 août 2018 à 0 h 35, Arte diffusa "Leonard Bernstein - Le déchirement d’un génie" (Leonard Bernstein - Das zerrissene Genie) par Thomas von Steinaecker.

"À la fois compositeur, chef d’orchestre et pianiste, Leonard Bernstein est l’un des plus grands musiciens américains du XXe siècle. Mais derrière ce personnage fascinant, qui aimait faire passer des messages humanistes, se cachait un esprit torturé, pétri de doutes".

"Alors directeur musical de l’Orchestre philharmonique de New York, Leonard Bernstein décida de se consacrer à la composition de ce qui devait être son chef-d’œuvre – un opéra sur l’histoire des États-Unis – mais cette étape nouvelle se transforma en une dramatique quête de soi."

"À travers les témoignages de ses enfants Jamie, Nina et Alexander, de son assistant John Mauceri, ainsi que de Stephen Wadsworth, librettiste de son dernier opéra, qui nous dévoile les coulisses d’une collaboration parfois complexe, ce documentaire interroge les aspects contrastés d’une personnalité déchirée entre le génie et les affres du doute."

"Leonard Bernstein : Young People's Concerts" par Elmar Kruse
Le 20 août 2018 à 1 h 30, Arte diffusa "Leonard Bernstein : Young People's Concerts" par Elmar Kruse.

"Dans les années 1960 aux États-Unis, Leonard Bernstein avait imaginé une série de concerts éducatifs pour les jeunes à la télévision. ARTE diffuse le premier de ces grands moments de génie pédagogique."

"Par amour de la musique et animé par un désir profond de la rendre accessible au grand public, Leonard Bernstein anime entre 1958 et 1972 sa propre émission à la télévision américaine, les Young People’s Concerts. Cette série connaît un énorme succès".

"Pour le premier épisode en couleur de cette émission, Bernstein choisit un sujet complexe : "Qu’est-ce qu’une tonalité ?" C’est sur cette question que l’orchestre, le public et lui-même sont invités à se pencher pendant près d’une heure."

"Pour introduire le sujet, Bernstein n’hésite pas à s’inspirer du quotidien de sa propre famille : sa fille Jamie peine à interpréter une chanson des Beatles avec les grilles de guitare qu’elle maîtrise. Cette anecdote sert de point de départ à un fabuleux voyage à travers l’histoire de la musique".

"James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story
Le 19 août 2018 à 18 h 40, Arte diffusa "James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story" (James Gaffigan feiert 100 Jahre Bernstein), documentaire de Riikka Lehtinen et Antti Lappi.

"Pour fêter le 100e anniversaire de la naissance de Leonard Bersnstein, l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise interprète sous la baguette de James Gaffigan quelques-unes de ses oeuvres les plus emblématiques, dont l’ouverture de "Candide" et les "Danses symphoniques" de "West Side Story".

"Peu de compositeurs ont réussi à mêler jazz, pop, musique latino-américaine et musique classique avec autant de brio que Leonard Bernstein. À l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise lui rend hommage et interprète sous la baguette de James Gaffigan quelques-unes des œuvres les plus emblématiques du compositeur américain, dont l’ouverture de Candide et les Danses symphoniques de West Side Story. Composée en 1961, cette suite pour orchestre qui s’inspire largement de la partition de la célèbre comédie musicale, en comporte les passages les plus marquants, tels que "Somewhere", "Mambo" ou encore "The Rumble".

Pour fêter le centenaire de la naissance de Leonard Bernstein, Google a dédié le 25 août 2018 son Doodle à cet artiste.

"Mass"
Arte diffusa le 7 janvier 2019 à 0 h 55 "Leonard Bernstein : "Mass", oratorio scénique" (Leonard Bernstein: Mass, szenisches Oratorium), réalisé par François-René Martin. "Mass" : une partition "ovniesque" de Leonard Bernstein, portrait de l'Amérique des années 1970, entre happening permanent et génie débridé. Un concert survolté, dirigé avec jubilation par le chef d'orchestre Wayne Marshall."

"Jackie Kennedy en personne lui avait commandé en 1966 ; mais avertis par le FBI du caractère subversif de l'œuvre, ni elle ni le président Nixon n'assisteront à la création de l'œuvre, le 8 juin 1971, pour l'inauguration du Kennedy Center de Washington. C'est que Bernstein a voulu faire de Mass le portrait d'une Amérique en crise, celle de l'assassinat de Martin Luther King et de millions de jeunes hommes enlisés au Vietnam. En résulte l'une des partitions les plus foisonnantes de l'histoire de la musique, qui passe en un clin d'œil de l'expérimentation ludique à la comédie musicale, de la fanfare au gospel : une grande messe qui mêle tous les instruments et tous les styles, donnant l'impression – avec ses vingt-quatre chanteurs solistes et son célébrant, entre baryton lyrique, prédicateur et crooner hollywoodien – d'un happening permanent. Le chef d'orchestre Wayne Marshall conduit cette partition "ovniesque" avec une jubilation constante et une énergie survoltée".

"Leonard Bernstein. A New Yorker in Vienna"
Le musée juif de Vienne présente l'exposition "Leonard Bernstein. A New Yorker in Vienna". "An exhibition to mark the 100th anniversary of the birth of the star conductor and composer that focuses on the New Yorker Bernstein’s relationship with the music city of Vienna, looks at the great artist’s Jewish roots, and also pays homage to his political activities. Curators: Werner Hanak, Adina Seeger"

"Leonard Bernstein, who was introduced to music in the synagogue of his childhood in Boston, studied at Harvard, and was based in New York, had a lifelong relationship with Vienna. From 1966 until his death in 1990 he returned on several occasions to work above all with the Vienna Philharmonic. As a Jew, Bernstein had an ambivalent relationship to this city. He wrote in a letter to his parents in March 1966, twenty-one years after the end of the Shoah:
"I am enjoying Vienna enormously—as much as a Jew can. There are so many sad memories here; one deals with so many ex-Nazis (and maybe still Nazis); and you never know if the public that is screaming bravo for you might contain someone who 25 years ago might have shot me dead. But it’s better to forgive, and if possible, forget. […]
Your Wiener Schnitzel
Lenny"
"He wore a traditional Austrian jacket in Vienna as “therapy against German nationalism,” as he said, reintroduced the Vienna Philharmonic—despite initial resistance—to the suppressed Gustav Mahler, and even played a role in Austrian domestic politics."


Du 17 octobre 2018 au 28 avril 2019
Au Jewish Museum Vienna
Dorotheergasse 11, 1010 Vienna, Austria
Tel.: +43 (1) 535 04 31
Monday to Thursday, 9 a.m. - 5 p.m. Friday, 9 a.m. - 3 p.m.
Visuel :
Image (c) First/Look/picturedesk.com

"Leonard Bernstein : "Mass", oratorio scénique" par François-René Martin
Composition : Leonard Bernstein
Direction musicale : Wayne Marshall
Orchestre : Orchestre de Paris
Direction de chœur : Lionel Sow, Mathieu Romano
Chœur : Ensemble Aedes
Chœur de l'Orchestre de Paris
Chœur d'enfants de l'Orchestre de Paris
France, 2018, 109 min
Sur Arte le 7 janvier 2019 à 0 h 55
Visuel :
The conductor Wayne Marshall leads the orchestra. Direction,Wayne Marshall. Baryton vocal : Jubilant Sykes. Live concert and direct broadcasting on Arte TV concert. Commission for CLC production. Philhamonie, Paris on 20th march 2018. Le chef d'orchestre Wayne Marshall dirige l'orchestre. Direction Wayne Marshall. Voix soliste Bayton : Jubilant Sykes. Concert enregistrement et direct sur Arte TV concert. Commande pour le CLC. Philharmonie, Paris le mardi 20 mars 2018.
MotsCles : culture ; art ; compositeur ; symphonie ; classique ; musique ; orchestre ; captation ; Bernstein ; Mass ; Sykes ; Jubilant ; broadcasting ; direct ; arte ; Marshall conductor ; Wayne ; symphony ; live ; classic ; music ; clc ; orchestra ; hall ; concert ; paris ; Philharmonie ; lê ; cuong ; chau
Credit : Chau-Cuong Lê

Allemagne, 2018
Sur Arte le 19 août 2018 à 17 h 45
Visuels :
La première de "West SideStory" a eu lieu en 1957 au Winter Garden Theatre sur Broadway.
© New York City Library
Leonard Bernstein (joué par Patrick Jaskolka) écrit l'histoire de la comédie musicale avec un tout nouveau mélange de jazz et de musique latino-américaine. Un chef-d'œuvre est créé à partir d'un seul accord : "West SideStory".
© DokFabrik
Une des scènes de danse bien connues de l'adaptation cinématographique de "West Side Story" de 1961, réalisée par Robert Wise et Jerome Robbins.
© MGM
Eddie Verso (à gauche) et Bert Michaels (à droite) faisaient partie de la distribution de la comédie musicale "WestSide Story" de 1961.
© DokFabrik
Leonard Bernstein comme chef d'orchestre (à droite) et Stephen Sondheim au piano (à gauche) lors d'une répétition à Broadway pour "West SideStory" en 1957.
© New York City Library

"James Gaffigan fête les 100 ans de Bernstein" - "Danses symphoniques de "West Side Story" par Riikka Lehtinen et Antti Lappi
Finlande, France, 2018, 34 min
Direction musicale : James Gaffigan
Composition : Leonard Bernstein
Orchestre : Finnish Radio Symphony Orchestra
Sur Arte les 19 août 2018 à 18 h 40 et 28 août 2018 à 5 h
Visuel :
Leonard Bernstein
Credit : © Touko Yrttimaa/YLE

"Leonard Bernstein : Young People's Concerts" par Elmar Kruse
Etats-Unis, 2018
Sur Arte le 20 août 2018 à 1 h 30
Visuels :
Leonard Bernstein
Credit : © Unitel

"Leonard Bernstein - Le déchirement d’un génie" par Thomas von Steinaecker
Allemagne, 2018
Sur Arte le 20 août 2018 à 0 h 35
Visuels :
Leonard Bernstein
Leonard Bernstein et l'Orchestre philharmonique de Londres
Credit : © Yngve Mansvik

"Bernstein, du shtetl à New-York" par Sirba Octet - Isabelle Georges
Le 4 mai 2018 à 20 h 30
A la Cité de la musique Philharmonie de Paris 
Visuels
Du Shtetl à New-York © Alix Laveau
Sirba Octet © Bernard Martinez
Isabelle Georges et le Sirba Octet © Alix Laveau

Sur les quais (On the waterfront) © On The Waterfront © 1954, renewed 1982 Columbia Pictures Industries

Sur les quais (On the waterfront) © Chris Lee

Leonard Bernstein. The Making of "West Side Story", par Christopher Swann
Allemagne, 2010, 53 min
Musique : Leonard Bernstein
Avec Tatiana Troyanos (Anita), Marilyn Horne (Mezzo-soprano), José Carreras (Tony), Kiri Te Kanawa (Maria)
Diffusion le 5 janvier 2014 à 16 h 35


Les citations proviennent du communiqué de presse. Cet article a été publié le 1er janvier 2014, puis le
- 13 février 2015. Le 14 février 2015, la Philharmonie de Paris a proposé le concert Roméo et Juliette,  par l'orchestre Les Siècles dirigé par François-Xavier Roth : "un concert en famille présenté par Pierre Charvet" et avec notamment "Mambo", extrait de West Side Story dont la musique est signée par Leonard Bernstein, et le 15 février 2015 We Love Broadway par l'orchestre de Paris qui interpréta en particulier West Side Story et Danses symphoniques de cet artiste ;
- 8 mai 2015, 14 janvier 2016 et 16 juin 2017, 4 mai et 25 août 2018, 7 janvier et 28 avril 2019.