vendredi 9 février 2018

Goscinny et le cinéma. Astérix, Lucky Luke & Cie


La Cinémathèque française présente l’exposition « Goscinny et le cinéma. Astérix, Lucky Luke & Cie ». Cinéphile, admirateur de Walt Disney, dessinateur et scénariste talentueux, René Goscinny (1926-1977) a écrit des scénarios de films pour le cinéma et la télévision, a créé des studios de cinéma d’animation, a initié la formation d’animateurs aux Gobelins promise à un bel avenir, a rédigé des critiques de films, parfois avec gravité. Passionnant, parfois émouvant.

Pour commémorer les quarante ans de la disparition de ce génie, deux expositions passionnantes, et complémentaires, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, et avec un commissaire associé commun - Aymar du Chatenet - sont proposées à Paris.

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le mahJ présente « la première rétrospective consacrée au co-créateur d’Astérix et du Petit Nicolas ». Réunissant « plus de 200 œuvres, dont des planches et scénarios originaux, et de nombreux documents inédits issus des archives Goscinny, conjuguant approches chronologique et thématique, cette exposition retrace le parcours de ce fils d’émigrés juifs originaires de Pologne et d’Ukraine, né à Paris en 1926 ». Un génie qui a excellé dans des registres divers - humour poétique, comique burlesque ou de situation, calembours, etc. -, en observateur ironique, caustique, de la société française des années 1960 et 1970 parcourue de mouvements d'émancipation, du "tout-se-vaut", et visant des publics enfantins, adolescents et adultes. Et en atteignant l'universel comme en témoigne un succès commercial dans quasiment le monde entier.

La Cinémathèque française et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (Angoulême) rendent hommage « en concevant une grande exposition Goscinny et le cinéma consacrée aux influences du cinéma sur son travail, ainsi qu’à sa propre œuvre cinématographique. « 40 ans après la mort de leur démiurge, les personnages de Goscinny continuent de nourrir la culture populaire internationale. Astérix et Obélix, Lucky Luke ou Le Petit Nicolas sont devenus des personnages de cinéma à part entière. Et Goscinny mérite plus que jamais le surnom affectueux que lui avait donné son ami Gotlib : « Walt Goscinny ».

Goscinny et le cinéma « expose les rapports constants et ô combien féconds entre un scénariste de bande dessinée de génie et l’objet de sa rêverie préférée : le cinéma ».

« Avant même de commencer sa carrière de scénariste, le jeune René Goscinny (1926-1977) n’avait qu’un rêve : « J’étais parti aux États-Unis dans l’espoir de travailler chez Walt Disney, mais Walt Disney l’ignorait ». La rencontre ne s’est pas faite mais ce désir de cinéma ne l’a jamais quitté et s’est diffusé dans l’ensemble de son œuvre ».

L’exposition montre « comment le cinéma et ses genres les plus populaires (burlesque, péplum, western…) ont été parodiés et magnifiés par un créateur dont l’originalité se nourrissait de son immense culture cinématographique ».

Avant de se lancer dans l’aventure du cinéma en tant que telle, avec la création des Studios Idéfix en 1974, Goscinny a été gagman pour Bourvil, scénariste de dramatiques télévisuelles avec Jean Rochefort, et finalement scénariste à part entière, avec son ami Pierre Tchernia, de films devenus culte comme Le Viager et Les Gaspards ».

« Avec Les 12 travaux d’Astérix, puis La Ballade des Dalton, les Studios Idéfix ont pleinement participé à la naissance d’une école d’animation française. Seule la mort brutale de René Goscinny, en 1977, viendra interrompre cet élan ».

L’exposition Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke & Cie montre également « comment les personnages mis en scène par René Goscinny et ses complices dessinateurs (Morris, Sempé, Tabary, Uderzo…) ont continué leur carrière cinématographique grâce à des producteurs ou cinéastes désireux de prolonger l’œuvre sur grand écran. Quarante ans après la mort de leur démiurge, les personnages de Goscinny continuent de nourrir la culture populaire internationale. Astérix et Obélix, Lucky Luke, le Petit Nicolas ou Iznogoud sont devenus des personnages de cinéma à part entière. Et Goscinny mérite plus que jamais le surnom affectueux que lui avait donné son ami Gotlib : « Walt Goscinny ».

Coproduite par La Cinémathèque française et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, cette exposition sera présentée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Angoulême, du 22 juin au 9 décembre 2018 puis à l’international.

Jean-Pierre Mercier en est le commissaire général, Frédéric Bonnaud le commissaire associé, Aymar du Chatenet le commissaire associé, Pierre Lambert, commissaire associé pour la séquence des Studios Idéfix. Ils sont assistés de Marie Naudin et Emmanuel Soulier, avec la collaboration de Matthieu Orléan, Olivier Gonord, conseiller scientifique.

A écouter : la dernière réunion à laquelle participait René Goscinny lors du tournage d’un film d’animation sur Lucky Luke. René Goscinny évoque son dernier week-end, le temps, déclare avoir pu se reposer. Avec courtoisie, il critique le dessin de la main d’un Dalton. En souriant, il reproche que le personnage ne semble pas assez abruti. Et au dessinateur, il confie en souriant : « Je connais plein d’abrutis. Je peux vous en montrer… »

A voir : sa parodie des films anciens dont le générique souligne la présence d’un comédien devenu célèbre quelques années après leur réalisation et alors que l’acteur n’était alors qu’un modeste figurant.

Et sa critique ironique, douloureuse de moraliste indigné par l’intrigue du film Portier de nuit (Il Portiere di notte), réalisé par Liliana Cavani (1974) avec Charlotte Rampling et Dirk Bogarde, les relations perverses entre des personnages : une ancienne déportée et son bourreau, ancien officier S.S.

L'exposition souligne l’art de la parodie par Goscinny des genres les plus populaires (burlesque, péplum, western) et propose des focus sous forme de fiches pour les films les plus importants.

Pour les enfants dès 6 ans, sont organisés des visites-ateliers, un parcours-jeu.

Des « étudiants de l’école Méliès dessineront dans l’exposition à la manière des Studios Idéfix tous les samedis après-midis pour expliquer aux visiteurs les différentes étapes de fabrication d’un dessin animé ».

Dans le cadre de la programmation de films, on peut « voir et revoir un certain nombre d’adaptations, en dessin animé ou en tournages réels, des bandes dessinées scénarisées par René Goscinny (1926-1977). En écho à un célèbre album des aventures d’Astérix et Obélix (Astérix et Cléopâtre, 1965), on s’amusera ensuite à montrer différentes versions de la vie de Cléopâtre à travers l’histoire du cinéma, de Cecil B. DeMille à Joseph L. Mankiewicz en passant par Vittorio Cottafavi. Enfin, seront projetés plusieurs classiques du western qui, chacun, ont inspiré un album de Lucky Luke ou sont cités le temps d’une planche, et sera présenté « Moi, j’aime pas Lucky Luke », spectacle de Stéphanie Cléau, Bruno Podalydès et Blutch.

L’enfant qui rêvait d’être Walt Disney 
« J’étais parti aux États-Unis dans l’espoir de travailler chez Walt Disney, mais Walt Disney l’ignorait » racontait avec humour René Goscinny, ajoutant : « J’admire Walt Disney. Ce sont ses réalisations qui m’ont donné envie de faire mon métier ». Astérix, Lucky Luke, Iznogoud et le Petit Nicolas peuvent dire merci à l’Oncle Walt ! » 

Goscinny et Mickey « sont de la même génération. René vient au monde à Paris en 1926 et la petite souris date de 1928. C’est à Buenos Aires, la ville où René grandit entouré de sa famille, qu’il découvre les grands classiques du cinéma américain, en particulier les burlesques : Laurel & Hardy, Charlot et Buster Keaton. « Quand j’étais gosse et que j’avais de bonnes notes, mon père, pour me récompenser, m’emmenait voir Keaton. Et quand je n’étais pas sage, pour m’encourager, il m’emmenait encore voir Keaton. Lui aussi, il lui fallait une excuse pour rire : c’était moi ! ». En 1938, lors de l’un de ses séjours parisiens, le jeune René assiste à la projection du premier long-métrage de Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains dont il dira : « C’est pour moi le sommet de la perfection ». 

« A 15 ans, René Goscinny signe ses premières oeuvres graphiques et réalise une série de gouaches fidèlement inspirées de l’univers de Blanche-Neige et de Pinocchio. Plus tard, au milieu des années 40, il réalisera une série de caricatures de stars hollywoodiennes. Que l’on retrouvera bien plus tard, dans les albums de bandes dessinées qu’il écrit, sous les traits de Gaulois ou de cow-boys. Sa passion du cinéma hollywoodien et de Walt Disney sera une permanente source d’inspiration. Et son rêve deviendra réalité avec la création, en 1973, des Studios Idéfix ». 

« Clin d’oeil de l’histoire, savez-vous que l’une des voies qui mènent à Disneyland Paris s’appelle l’avenue René Goscinny ? Ce n’est donc pas sans raison que ses amis le surnommaient Walt Goscinny ». 

Le petit Nicolas va au ciné 

« Quand je serai grand, je m’achèterai une classe, rien que pour jouer dedans » s’exclame le Petit Nicolas. La salle de classe, le pavillon de banlieue, le terrain vague sont les décors à la Doisneau de cette enfance que René Goscinny décrivait si bien ». 

Goscinny « invente un langage qui, associé au trait poétique de Sempé, fera le succès du célèbre écolier et de son chouette groupe de copains. Le Petit Nicolas se distingue des autres héros de Goscinny : il n’est ni Gaulois, ni vizir, ni cow-boy, et ses aventures sont narrées sous forme de récits illustrés, qui les distinguent de la pure bande dessinée. S’il nous raconte une enfance idéalisée, le Petit Nicolas nous renseigne surtout sur celle des auteurs ». 
« Pas étonnant qu’il ait été le premier des personnages de Goscinny à être adapté. André Michel réalise en 1964, pour la télévision une série intitulée, Tous les enfants du monde. Un pupitre, des bancs, une cour de récréation plantent le décor. Quelques gamins chahuteurs, une maîtresse d’école, le Bouillon et le Directeur restituent des scènes savoureuses, comme celle de la photo de classe. Et dans le rôle des parents de Nicolas, deux comédiens d’exception : Michael Lonsdale et Bernadette Lafont ». 

« Il faudra attendre 2009, cinquante ans après la naissance du personnage (créé la même année qu’Astérix) pour que le célèbre écolier devienne une vedette de cinéma. Le Petit Nicolas puis Les Vacances du Petit Nicolas, réalisés par Laurent Tirard, avec dans le rôle des parents Kad Merad et Valérie Lemercier, sont des succès. Une série animée d’une centaine d’épisodes est diffusée à la télévision française en 2009. Ces différentes adaptations confirment que ce héros des années soixante est indémodable ». 

Astérix, une star est née
« Toujours à la recherche de nouveaux récits et personnages à exploiter, le cinéma s’est très tôt intéressé à Astérix. Né à l’été 1959 des imaginations enfiévrées de René Goscinny et Albert Uderzo, le petit Gaulois explose en 1965, avec Astérix et Cléopâtre. Les compteurs s’affolent, Goscinny lui-même parle d’« hystérie collective » et de « phénomène de société », et l’album se vend à 350 000 exemplaires, vite suivi par les 600 000 exemplaires d’Astérix chez les Bretons. La fusée Astérix est lancée, plus rien ne l’arrêtera… »

« Très sceptique quant à la possibilité d’incarner ses héros en chair et en os au cinéma, Goscinny concocte avec Uderzo et Pierre Tchernia un divertissement télévisuel intitulé Deux Romains en Gaule, avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, et l’ami Lino Ventura qui passait par là… D’abord intitulée Nos ancêtres les Gaulois, cette « gauloiserie » est diffusée le samedi 25 février 1967 sur la première chaîne et Télérama y consacre sa couverture : un petit Astérix animé y sort d’un cahier d’écolier. Ce sera le premier d’une longue série ».

« À la fin de cette même année 67, un très sommaire Astérix le Gaulois sort des Studios Belvision. Même pas informés du projet par leur éditeur Georges Dargaud, Goscinny et Uderzo maugréent mais participent au succès commercial de ce film d’animation. Désormais, rien ne se fera plus sans eux : une adaptation non-autorisée de La Serpe d’or est détruite après réalisation, tandis que leur engagement sur l’adaptation animée d’Astérix et Cléopâtre est la première étape vers l’aventure des Studios Idéfix ».

« Poursuivant son rêve de devenir un Walt Disney français, René Goscinny est devenu scénariste, réalisateur, producteur de dessin animé. Avec une star nommée Astérix ». 

Lucky Luke et la parodie 
« Go West! » Tel est le mot d’ordre de toute la génération de l’après-guerre. C’est à New York au début des années 50 que Maurice de Bevere alias Morris et Goscinny font connaissance. Fascinés par le rêve américain et la conquête de l’Ouest, les deux auteurs ont en commun la passion des westerns, et une véritable fascination pour John Ford et John Wayne ».

« En vingt-cinq ans de collaboration, Morris et Goscinny signeront 37 albums de Lucky Luke, parodie revendiquée des grands classiques hollywoodiens » .

« La première histoire à avoir véritablement été influencée par un film (en l’occurrence Pacific Express de Cecil B. DeMille), c’est Des Rails sur la prairie, qui est aussi le premier scénario de Goscinny » dira Morris. Suivront, entre autres, certains albums cultes comme Le Pied-Tendre inspiré de L’Extravagant Mr. Ruggles de Leo McCarey, Le 20ème de cavalerie et La Diligence inspirés respectivement du Massacre de Fort Apache et de La Chevauchée fantastique de John Ford, un film que Goscinny disait avoir vu une quinzaine de fois ».

« Au fil des albums, Lucky Luke croise de nombreux cow-boys, caricatures d’acteurs de cinéma : David Niven, Wallace Beery, Lee Van Cleef, ou même Mae West… Tandis que le poor lonesome cowboy s’inspire de Gary Cooper dans Le Cavalier du désert (William Wyler, 1940) ». 

Lucky Luke « fait ses premiers pas sur grand écran en 1971 dans le dessin animé des Studios Belvision, Daisy Town. Puis, pour les Studios Idéfix, dans La Ballade des Dalton (sorti en 1978), adaptation ambitieuse et jubilatoire des aventures du cow-boy solitaire qui « tire plus vite que son ombre ». René Goscinny ne se cantonne pas à être le scénariste de ces films : il prêtera même sa voix à Jolly Jumper ! » 

Les Studios Idéfix 
« En 1973, René Goscinny, Albert Uderzo et leur éditeur Georges Dargaud s’associent pour créer leur propre studio de dessin animé baptisé les Studios Idéfix ».

« Entourée d’anciens collaborateurs de Paul Grimault et de jeunes animateurs, l’équipe s’installe dans des locaux situés à Paris ».

René Goscinny « décide d’écrire un scénario original d’Astérix adapté à la narration cinématographique. L’idée du sujet est trouvée par Albert Uderzo : « En prospectant les légendes classiques de l’Antiquité, je m’étais arrêté aux Douze Travaux d’Hercule. René a saisi l’idée au vol car il y voyait la possibilité de douze sketches greffés sur un thème central ».

Pierre Tchernia « participe à l’élaboration du scénario et des dialogues. Uderzo dessine le storyboard ainsi que de nombreuses planches de modèles, représentant anciens et nouveaux personnages ».

« La production des 12 Travaux d’Astérix débute le 1er avril 1974 ».

« Un an plus tard, les locaux étant devenus trop exigus pour les cinquante techniciens et artistes, les Studios déménagent à Neuilly-sur-Seine, dans un immeuble flambant neuf occupé par l’agence de publicité Publiart, propriété de Dargaud ».

Le « film sort en Allemagne au printemps 1976, puis en France pour les fêtes de fin d’année, et cumule plus de 9 millions de spectateurs».

Les Studios « entreprennent alors la production d’un second long-métrage autour du personnage de Lucky Luke, La Ballade des Dalton, sur un scénario original de Goscinny ».

La « disparition brutale de ce dernier, le 5 novembre 1977, entraîne quelques mois plus tard la fermeture définitive des Studios Idéfix ». 

« Un César posthume lui sera remis en 1978 pour l’ensemble de son œuvre cinématographique ». 
La fabrique d'un dessin animé 

« Plonger dans l’histoire des Studios Idéfix, c’est avant tout découvrir les différentes étapes de la réalisation d’un dessin animé dans les années 1970, sans l’ordinateur qui n’existait pas encore et dans une société en profonde mutation (libération des moeurs entre autres, dont on retrouve des échos dans le monde de la bande dessinée, avec la parution du premier numéro de Fluide Glacial en 1975) ». 

« A partir d’un matériel exceptionnel (storyboards, scénarios, photographies, décors, cellulos), les différentes phases de création d’un dessin animé seront décrites, avec de multiples manipulations et animations interactives afin que le public se les approprie : 
Phase 1 : scénario et storyboard 
Phase 2 : musique et enregistrement des voix et des bruitages 
Phase 3 : les modèles de personnages (model-sheet) 
Phase 4 : l’animation 
Phase 5 : les décors 
Phase 6 : le traçage et la mise en couleur sur cellulos 
Phase 7 : la prise de vue 
Phase 8 : le montage de l’image et du son ». 

L’humour à la télé 
« Le fabuleux succès d’Astérix aidant, René Goscinny devient une figure familière de la télévision dès les années 60. L’ORTF s’empare du Petit Nicolas dès 1964 (Tous les enfants du monde) et de l’univers d’Astérix avec Deux Romains en Gaule, en 1967. Comme Goscinny aime faire le clown à ses heures, il y campe un aubergiste gaulois et déclarera : « Ce que j’ai fait aujourd’hui, Hergé ne l’aurait pas fait… Il a bien trop de dignité ! » 

« Bon client », aussi courtois que tiré à quatre épingles, Goscinny devient un habitué des émissions de télévision et il sera même, en novembre 1975, l’invité d’honneur d’Aujourd’hui Madame, l’incontournable et interminable « talk » des après-midis, cauchemar des enfants des années 70 puisqu’il précédait les rares programmes destinés à la jeunesse ». Cette émission d'Armand Jammot ouvrait les téléspectateurs sur des problématiques contemporaines, permettait à des artistes de s'exprimer sur leur oeuvre, leur engagement, etc.  

« Mais c’est avec les 26 épisodes des Minichroniques diffusées pour les fêtes de fin d’année 1976, et produites par TF1 (chaîne encore publique), que Goscinny gagne vraiment ses galons de célébrité télévisuelle. Tel Alfred Hitchcock avant lui, il introduit chaque épisode avec un texte ciselé et une visible jubilation à faire l’acteur ». 

« Comble de tristesse, la deuxième saison des Minichroniques sera diffusée après la mort de leur concepteur, à partir du 19 décembre 1977. Au générique de ce sommet de l’oeuvre télévisuelle de Goscinny, apparaît un certain Pierre Desproges, quinze ans avant La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède, autre chef-d’oeuvre du « programme court ». Il faudra attendre les grandes années des Nuls (1987-1992) pour retrouver à la télévision une veine parodique proprement goscinnienne ». Oh non. Goscinny évitait les gros mots, avait plus de finesse.

Goscinny For Ever ! 
« Comme une boucle qui se referme, la conclusion de cette exposition est centrée autour d’une grande projection. Ici, elle a lieu dans une évocation contemporaine de la salle de cinéma qui met en valeur deux éléments muséographiques : le César décerné à titre posthume à René Goscinny, et un tableau de Peter Klasen en hommage à Goscinny ». 


Du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018 
A la Cinémathèque française 
51, rue de Bercy, 75012 Paris
Tél. : 01 71 19 33 33
Tous les jours (sauf fermeture le mardi) de 12 h à 19 h, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h. Week-ends, vacances zone C : de 11 h à 20 h.

Visuels :
Affiches
Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre Alain Chabat © 2002 PATHE PRODUCTION - CHEZ WAM - Photographie © Etienne George.
D’après l’oeuvre de Goscinny et Uderzo. Dessin Uderzo.

© Lucky Comics 2017 / Il était une fois dans l’Ouest Sergio Leone © Paramount Pictures Corp. All Rights Reserved. D’après l’oeuvre de Goscinny et Morris. Dessin Morris.

René Goscinny et John Wayne dans les bureaux de Pilote, publiée dans Pilote n° 58, 1er décembre 1960
Crédit : Fonds d’archives Institut René Goscinny © Droits réservés

Le Viager de Pierre Tchernia, 1972
Une des premières apparitions de Gérard Depardieu.
© Les Productions Artistes Associés, Dargaud Productions ©Les Productions Artistes Associés. Tous droits réservés. Avec la participation du CNC.

Anne Goscinny et son père sur le tournage du Viager, 1971
Crédit : Fonds d’archives Institut René Goscinny © Droits réservés

La Ballade des Daltons de Goscinny et Morris, 1978.
Co-production DARGAUD Productions/RENÉ GOSCINNY productions / IDEFIX Studio ©Productions Dargaud Films – Paris / René Goscinny / Morris. Tous droits réservés

Aquarelle de René Goscinny représentant Blanche Neige et les Sept Nains vers 1942.
Crédit : © René Goscinny

Clark Gable. Ces caricatures ont été dessinées par René Goscinny entre 1950 et 1954 pour l’hebdomadaire belge Le Moustique. Elles témoignent de sa fascination pour le cinéma américain.
Crédit : © René Goscinny

Fernandel. Ces caricatures ont été dessinées par René Goscinny entre 1950 et 1954 pour l’hebdomadaire belge Le Moustique. Elles témoignent de sa fascination pour le cinéma.
Crédit : © René Goscinny

Jean-Jacques Sempé et René Goscinny, Le Petit Nicolas,
Crédit : © IMAV Éditions / Goscinny-Sempé

Jean-Jacques Sempé et René Goscinny, Le Petit Nicolas, « La Séance de cinéma » dans Pilote no 1, 1959
© IMAV Éditions / Goscinny-Sempé





Astérix et Cléôpatre de René Goscinny et Albert Uderzo. 1968.
Crédit : Dargaud présente un long-métrage de René Goscinny et Albert Uderzo. Une co-production franco-belge : PRODUCTIONS DARGAUD FILMS-PARIS - EDIFILMBRUXELLES. Scénario et adaptation de René Goscinny et Albert Uderzo, avec la participation de Pierre Tchernia. Musique originale de Gérard Calvi. Produit par BELVISION-BRUXELLES. Distribution DARGAUD FILMS. © 1968 DARGAUD FILMS

Albert Uderzo et René Goscinny. Soirée pour la sortie du film Astérix le Gaulois chez Maxim’s le 15 novembre 1967
Crédit : Fonds d’archives Institut René Goscinny © Droits réservés

Crédit : © Lucky comics, 2017

Lucky Luke : Daisy Town. Réalisation : Belvision. Scénario et dialogues : Morris, Goscinny et Pierre Tchernia. 1971.
Crédit : Daisy Town, Co-production DARGAUD Productions/RENÉ GOSCINNY productions / IDEFIX Studio ©Productions Dargaud Films –
Paris / René Goscinny / Morris. Tous droits réservés.

Une case de fin d’un album « I’m a poor lonesome cowboy ». Crédit : © Lucky comics, 2017

Goscinny et Uderzo dans les Studios Idéfix en 1967.
Crédit : Fonds d’archives Institut René Goscinny © Droits réservés

Les 12 travaux d’Astérix de René Goscinny et Albert Uderzo, 1976.
Crédit : René Goscinny, Albert Uderzo et Georges Dargaud présentent une coproduction : DARGAUD FILMS PRODUCTIONS – RENÉ GOSCINNY PRODUCTIONS - STUDIO IDEFIX. Dialogues et adaptations de René Goscinny et Albert Uderzo, avec la participation de Pierre Tchernia. Musique originale de Gérard Calvi. Editeur musical : DARGAUD MUSIC. Réalisé par René Goscinny et Albert Uderzo. Distribution DARGAUD FILMS. © 1976 – Dargaud Films Productions – René Goscinny – Albert Uderzo

Les 12 travaux d’Astérix de René Goscinny et Albert Uderzo, 1976.
Crédit : René Goscinny, Albert Uderzo et Georges Dargaud présentent une coproduction : DARGAUD FILMS PRODUCTIONS – RENÉ
GOSCINNY PRODUCTIONS - STUDIO IDEFIX. Dialogues et adaptations de René Goscinny et Albert Uderzo, avec la participation de Pierre
Tchernia. Musique originale de Gérard Calvi. Editeur musical : DARGAUD MUSIC. Réalisé par René Goscinny et Albert Uderzo. Distribution
DARGAUD FILMS. © 1976 – Dargaud Films Productions – René Goscinny – Albert Uderzo

Les 12 travaux d’Astérix de René Goscinny et Albert Uderzo, 1976.
Crédit : René Goscinny, Albert Uderzo et Georges Dargaud présentent une coproduction : DARGAUD FILMS PRODUCTIONS – RENÉ
GOSCINNY PRODUCTIONS - STUDIO IDEFIX. Dialogues et adaptations de René Goscinny et Albert Uderzo, avec la participation de Pierre
Tchernia. Musique originale de Gérard Calvi. Editeur musical : DARGAUD MUSIC. Réalisé par René Goscinny et Albert Uderzo. Distribution
DARGAUD FILMS. © 1976 – Dargaud Films Productions – René Goscinny – Albert Uderzo

Cellulo. Dans La Ballade des Daltons (le rêve de Joe), en 1978, Goscinny et Morris transposent une scène de Chantons sous la pluie de Stanley Donen, 1952.
Crédit : La Ballade des Daltons, Co-production DARGAUD Productions/RENÉ GOSCINNY productions / IDEFIX Studio ©Productions Dargaud Films – Paris / René Goscinny / Morris. Tous droits réservés.

René Goscinny sur le tournage de Deux Romains en Gaule, 1967.
Crédit : © G. Galmiche / DR

René Goscinny et Pierre Tchernia.
Crédit : Fonds d’archives Institut René Goscinny © Droits réservés

Affiche
© IMAV Éditions / Goscinny-Sempé / Le Petit Nicolas Laurent Tirard © 2009 FIDELITE. D’après l’oeuvre de Goscinny et Sempé. Dessin Sempé.

Les citations sont extraites du dossier de presse.

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