Citations

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« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
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« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

vendredi 15 décembre 2017

« Trois villes à la conquête du monde : Amsterdam, Londres, New York » par Frédéric Wilner


Arte diffusera le 16 décembre 2017 « Trois villes à la conquête du monde : Amsterdam, Londres, New York » (Amsterdam, London, New York: Welt-Städte), série documentaire en quatre volets réalisés par Frédéric Wilner. « Comment, en quatre cents ans, la concurrence des trois métropoles pour dominer l'économie mondiale a suscité un nouveau modèle urbain. Frédéric Wilner retrace brillamment cette captivante aventure historique ».

      
« En 1594, Amsterdam, capitale des Provinces-Unies, n'est qu'une prospère petite ville de moins de 30 000 habitants qui s'apprête à braver le monopole portugais sur le commerce des épices asiatiques ». 

« L'esprit d'entreprise de ses marchands et la liberté politique dont ils jouissent, alors exceptionnelle en Europe, vont leur permettre de créer en 1602, avec la Compagnie des Indes orientales, la première multinationale au monde ». 

« Quatre cents ans plus tard, ce geste fondateur, qui inaugure une compétition sans répit pour contrôler le commerce mondial, aura donné naissance à un nouveau modèle de villes ».

« Première bourse aux actions, naissance du bureau, invention de l'ascenseur, aménagement des transports, construction des gratte-ciel… : Amsterdam, sa grande rivale Londres, puis New York, à l'origine un simple comptoir de commerce hollandais fondé en 1624, vont se trouver au cœur d'innovations cruciales, suscitant des formes urbaines et architecturales novatrices ».

« Pour mettre en lumière ces épopées urbaines à la fois concurrentes et connexes, Frédéric Wilner, comme il l'avait fait pour Paris et Berlin, mêle avec virtuosité les outils narratifs : commentaire précis et élégant, récits d'historiens au talent de conteurs, archives foisonnantes, magnifiques prises de vues réelles et usage inspiré de l'animation ». 

« À la fois sous forme de maquettes en mouvement, qui retracent en détail l'évolution des routes maritimes et du tissu urbain, ou de séquences empruntant judicieusement à la peinture d'époque pour faire revivre des personnages clés, ces passages animés contribuent à la fluidité et au dynamisme de ces quatre épisodes ». 

Le documentariste « passe d'une ville à l'autre, de l'histoire collective aux destins individuels, traitant de l'urbanisme comme du design, de l'architecture et des techniques, des rapports de force sociaux et politiques, de l'économie et de l'art, sans jamais sacrifier ni la limpidité ni la richesse de son récit. Un tour de force ».

Commerçants, industriels, les Juifs ont joué un rôle important dans ces trois villes et leur essor.

Un siècle d’or 1585-1650
« À la fin du XVIe siècle, alors qu'on y invente la société par actions, la bourse des valeurs et la production en série de navires de commerce, Amsterdam se développe autour d'un plan d'urbanisme ordonné – une première en Europe ». 

La ville-port « bâtit sa prospérité sur le commerce des épices avec l'Asie et met un pied en Amérique, avec l'expédition de Henry Hudson, un Anglais parti conquérir le monde sous la bannière des Provinces-Unies ».

Avec 100 000 habitants, Amsterdam devient la troisième ville du continent européen.

A la fin du XVIe siècle, Londres est encore une ville médiévale aux habitations souvent en bois, très démodée. La City était contenue dans les murs médiévaux. Elle est autonome du pouvoir royal. Les grandes fortunes y ont établi une résidence. Des entrepreneurs marchands achètent les biens de l'Eglise. Ce qui bouleverse la composition et l'activité de Londres qui peine à rivaliser avec Amsterdam.

Cromwell rappelle les Juifs qui installent à Lombard Street les premiers "bureaux". Des insignes, des logos, sont fixés dans les immeubles de cette rue. En 50 ans, Londres opère sa mutation en place commerciale et financière.

« Entre révolution, guerre civile et restauration, Londres entrepose les fondations d'une prospérité économique qui lui permettra, au siècle suivant, de prendre le dessus sur sa rivale hollandaise ».

Conflits et intérêts – 1650-1800
Au siècle d'or, Amsterdam est la première place commerciale, et achève son plan d'urbanisation. Le grandes familles réclament une architecture sobre, avec des façades en pierres, destinées à durer. Des pilastres soulignent l'harmonie des façades, des proportions des fenêtres.

« En 1664, la Nouvelle-Amsterdam, conquise par les Anglais, se nomme dorénavant New York. Ce n'est pas le premier épisode de la rivalité entre les deux nations. Qui sortira vainqueur de cette compétition sans merci ? » Les noms tel Broadway sont d'origine hollandaise.

« Rien n'est joué quand, en 1666, Londres est détruite par un gigantesque incendie. Mais la ville saisit cette opportunité pour se moderniser ». Le Bill of Rights et l'Habeas Corpus apparaissent lors de la Glorious Revolution (1688–1689).

L'art pictural se démocratise à Amsterdam et représente non un saint, mais un homme banal aux gestes ordinaires. C'est la naissance de l'individu qui veut témoigner de son activité professionnelle, de sa vie. La guerre appauvrit le pays. Vermeer accumule les dettes. Certains joignent Londres et peignent des tableaux d'inspiration marine. « Amsterdam, alors à l'apogée de sa puissance, va sortir victorieuse, mais affaiblie, d'une succession de conflits militaires... » En 1715, les Provinces-nies font défaut sur leur dette.

Le choc de la modernité – 1800-1880
« Explosion de la population, arrivée de l'industrie, du train et du métro, pollution, pauvreté de masse : au tournant du XIXe siècle, Londres et New York sont les premières métropoles à vivre le choc de la modernité, qui les métamorphose ».

Le chemin de fer est à l'époque un bon moyen de faire fortune. Et pour relier deux gares : un chemin de fer souterrain.

Vers 1800, New York a alors deux rivales : Boston et Philadelphie. Les marchands new-yorkais proposent des heures fixes de départ aux bateaux, que les cales soient, totalement ou partiellement, vides ou pleines. Un argument imbattable. La ville aménage une voie vers l'intérieur du pays et ses ressources naturelles. Fourrures, bois, charbon... Tout peut être amené rapidement à New York grâce à un canal inauguré en 1825. Au moment où le plan en damiers est appliqué à New York. L'île de Manhattan fait l'objet d'énormes travaux et divisée en "blocks" divisés en parcelles étroites, profondes, destinées à des petites maisons avec jardins. Au fil des décennies, la ville remonte vers le nord. 

« Cette révolution urbaine, d'une grande violence, donne naissance à l'architecture de demain. La construction préfabriquée, l'ascenseur sécurisé, les prémisses de l'immeuble de hauteur posent les fondations d'une ville nouvelle ».

New York vit son Gilded Age à la fin du XIXe siècle. Les Américains veulent "ramener" d'Europe son histoire en acquérant des tableaux de maîtres européens. Ces amateurs d'art, industriels ou tycoons, lèguent à des musées leurs collections artistiques. 

La course au gigantisme, 1880-2017
« Après 1900 s'ouvre l'ère du gigantisme ». Gigantisme urbain, architectural. Audacieux ponts à base de métal.

« Démesure horizontale à Londres, la plus grande ville du monde, qui s'étend à l'infini ; démesure verticale pour New York, qui fait du gratte-ciel son nouvel horizon et invente la « skyline », la silhouette urbaine ». 

« Deux métropoles de l'extrême qui ouvrent la voie à la ville de demain ».


2017
Première partie « Un siècle d’or 1585-1650 » (1585-1650: Das goldene Zeitalter) : sur Arte le 16 décembre à 20 h 55
Deuxième partie : « Conflits et intérêts 1650-1800 » (1650-1800: Vom Handeln und Kriegeführen) : sur Arte le 16 décembre 2017 à 21 h 50
Troisième partie « Le choc de la modernité 1800-1880 » (1800-1880: Schock der Moderne) : sur Arte le 16 décembre 2017 à 22 h 40
Quatrième partie « La course au gigantisme 1880- 2017 » (1880-2017: Spekulation und Größenwahn) : sur Arte le 16 décembre 2017 à 23 h 35

Visuels :
Les canaux à Amsterdam
La vente des premières actions : c'est à Amsterdam que nait la première société par action - la Compagnie des Indes Orientales - ainsi que la première bourse de commerce.
Elisha Otis invente l'ascenseur sécurisé en 1853.
Empire State
Le port de New York en 1820
Le port d'Amsterdam
Le retour d'Asie. À partir de 1585, Amsterdam se lance dans le commerce des épices avec l'Asie, jusqu'ici contrôlé par le Portugal.
Londres en 1650
La Nouvelle-Amsterdam à ses débuts.
Hôtel de ville d'Amsterdam
Regent's park, Londres, 1850
Le grand damier de New York
Letchworth, première cité jardin
Les trois premiers gratte-ciels de New York
La City de Londres
© Iliade Productions
            
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