Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

dimanche 24 avril 2011

French Justice Scrutinized Jamal Al Dura’s Wounds

On September 30, 2000, France 2 TV aired a report about two Palestinians being caught in an alleged exchange of gunfire in the Gaza Strip. Charles Enderlin, Chief of the France 2 bureau in Jerusalem, commented his Palestinian cameraman Talal Abu Rahma’s images:
« Jamal [Al Dura] and his son Mohammed are the targets of gunshots that have come from the Israeli position... Mohammed is dead and his father seriously wounded ».
Major General Yom Tov Samia, commanding officer in the Southern District, asked physicist Nahum Shahaf to investigate the alleged crime.

On November 27, 2000, after having read Shahaf’s report, Maj.-Gen. Samia concluded that Mohammed Al Dura was likely killed by Palestinian gunfire.

The Al Dura’s image became the mediatic icon of Intifada II. That blood libel vilified Israel.

Shahaf was convinced that the footage was staged.
Some journalists, including Stéphane Juffa, Editor in Chief of Metula News Agency (1), and German film director Esther Shapira, raised doubts about the authenticity of the footage.

On May 21, 2008, Philippe Karsenty, founder of a media watchdog group, who had written that the controversial footage was a forgery, won its trial against France 2 and Enderlin who had sued him for « defamation ».

On September 4 and 25, 2008, the French Jewish weekly magazine Actualité juive (1) published two articles authored by Clément Weill-Raynal, including an interview of Dr. Yehuda David, surgeon at Tal ha Shomer hospital in Tel-Aviv.

Dr. David asserted that Jamal al-Dura had been attacked with axes by Palestinians in 1992. He performed in 1994 a tendon transfer surgery from Jamal Al Dura’s left foot to his paralyzed right hand. Thus, according to the surgeon, Jamal Al Dura’s wound dated back to 1992, and not to 2000.

On September 9, 2008, Professor and Surgeon Raphael Walden wrote a letter listing Jamal Al Dura’s injuries according to a Jordanian medical file.

Jamal Al Dura sued Dr. David, Weill-Raynal and Actualité juive for « defamation ».

On February 8, 2011, the hearing was held before a Parisian Tribunal for about 10 hours.

Weill-Raynal described his in-depth investigation. He also listed Enderlin’s and Abu Rahma’s contradictories allegations, as well as incoherencies and discrepancies in their footage. He noticed that Prof. Walden never examined Jamal Al Dura.

Dr. David described the surgery he performed and why Jamal Al Dura could not medically have been injured by bullets in his foot and in his hand. He added that Jamal Al Dura’s scar in a buttock was the hallmark of a Palestinian punishment inflicted on alleged « collaborators » with Israel.

Journalist Hervé Deguine, who investigated the controversial footage for Reporters Without Borders in 2005, was sure that the Al Dura incident was real, although he never met Abu Rahma and Jamal Al Dura.

The President of the French Jewish umbrella organization, CRIF, Richard Prasquier, said that he had called for the establishment of an “independent investigative commission” on the Al Dura affair on July 2, 2008.

Retired Journalist Luc Rosenzweig spoke about the French state-run TV’s refusal of that commission.

According to Professor in medicine Marcel-Francis Kahn, who based his opinion on x-rays, Jamal Al Dura had been injured by Israeli bullets in 2000. Maître Alain Jacubowicz, Dr. David’s lawyer, ironically replied: « How can you be so sure that those x-rays are Jamal Al Dura’s? They don’t mention any date, any name of patient and hospital ». Maître Gilles-William Goldnadel, Weill-Raynal’s lawyer, recalled that the doctor was also a pro-palestinian militant.

The plaintiff did not attend the trial, and he was defended by Maître Orly Rezlan who stigmatized those who questionned the authenticity of the footage.

The Public Prosecutor Dominique Lefebvre-Ligneul recommended that the three judges drop the charges against the three defendants.

The defendants’ lawyers insisted on their clients’ serious investigations, legitimate questions and reliable sources.

The judges will pronounce their judgment on April 29, 2011.

Originally published  by Ami Magazine
Published in French here

(1) I was journalist for Actualité juive and Metula News Agency


Other articles in English
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dimanche 17 avril 2011

Le sculpteur Lev Stern


La galerie Vallois Sculptures présente une vingtaine de sculptures en bronze, dans des patines vert et vert-gris - de la série « Arbres » et des toiles du sculpteur israélien Lev Stern. A remarquer : sa création la plus récente (2010) sur ce « thème existentiel » pour cet artiste, et ces arbres de type méditerranéen plantés dans la pierre de Jérusalem.


Ce thème récurrent des arbres est « existentiel » pour Lev Stern. Il inspirait ses expositions en 1995 et 2008 à la galerie Vallois sculptures contemporaine. L’arbre était posé sur un bloc cubique formé de couches alternées de pierres et de ciment cachant les racines.

Des arbres symboliques
Les strates géologiques de cette première série des « Arbres » sont à l’image des étapes du parcours de Lev Stern, né en 1945 en Russie.

En 1948, sa famille Juive retourne en Pologne, puis immigre en Israël en 1959.

Lev Stern étudie la peinture et la sculpture.

Diplômé en architecture et urbanisme du Technion (Haïfa) en 1971, il ouvre à Jérusalem un bureau d’architecture et de design. Deux disciplines qu’il enseigne à Bezalel et à l’Israeli Academy of Art.

Entre 1981 et 1983, il séjourne à Paris où il se consacre à la peinture et à la sculpture.

Il vit à Jérusalem et expose en Israël, France et Pologne.

En 2006, Ruth Cheshin, présidente de la Fondation de la Cité, a offert au Dalaï Lama, lors de sa visite à Jérusalem, un de ces arbres. Le chef spirituel tibétain a demandé : « Je me demande si l’arbre se tient droit car il représente la vérité ? »

On retrouvait la structure des sculptures-arbres dans certaines pièces de sa série – sculptures et dessins - Carottes (2002) : la carotte-tronc et les « tiges »-branches.

Des carottes ! Des carottes ? Des carottes. Cette exposition suscite la même réflexion, sur ces trois tons, tant elle intriguait l’être le moins rationnel. Comment et pourquoi un sculpteur s’emparait-il d’un sujet non noble, une carotte, cet aliment banal, méconnu et aux divers modes de consommation ? Pourtant moultes artistes ont peint des fruits. Charles Trénet a chanté Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix ? Alors, des carottes ? Lama lo (« Pourquoi pas », en hébreu) !

Aspect phallique ? Arme ? L’artiste réfutait toute intention autre que relever un défi artistique. Ses carottes étaient des œuvres symboliques certes, mais surtout une déclinaison, une étude des variétés offertes par une forme simple en V - deux lignes qui d’un côté s’éloignent et de l’autre se rejoignent, formant une carotte -, sans fin. Un défi artistique. « Le dessin offre plus de liberté que la sculpture, proche du réel, du concret. Il a un côté magique. Chaque millimètre est un choix, une décision », m’a alors confié cet artiste honoré du Prix international d’art contemporain de Monte-Carlo (1995). Lev Stern étudiait l’équilibre entre la racine/carottes et les « branches » qui en sortaient,

En ce printemps 2011, le matériau de certaines pièces a une signification biblique : la pierre de Jérusalem s’allie au bronze.

Ces petits formats – de 12 cm à 20 cm de haut - sont composés de deux parties : l’arbre sur un socle métallique, souvent mince et présentant des reliefs, ou surmontant des racines hautes, quasi-tentaculaires.

Lev Stern s’intéresse à la dualité, au caché et au visible, au feuillage et à son absence, la stabilité ancrée dans le sol et cette aspiration vers l’élévation, la puissance des racines qui, sans terre, soutiennent et nourrissent la croissance de l’arbre. Des racines qui s’épanchent, se tendent, s’incurvent, se reposent, s’élancent.

Lev Stern représente la force, la vie qui émane des cimes épanouies et de la racine et le mouvement qui semble l’animer, et la solitude de ce végétal ligneux, tel cet arbre de savane au fût gracile. Les arbres « plus anciens, parasols, cyprès longilignes, arbres-personnes aux racines-jambes entrelacées, et disproportionnées, sortent tous à la fois du ventre de la terre-mère ».

Jusqu’au 30 avril 2011
35, rue de Seine, 75006 Paris
Tél. : 01 43 25 17 34
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 19 h


Visuels de haut en bas :
Sans titre, 2010
pierre et bronze
H 16 cm x L 26 cm
Arbre, 1995

bronze et béton
Oeuvre fondue à la fonderie Beit Nykufa
H 23 x L 9 x P 9 cm

Bronze, 2007
H 27 cm x Ø 9 cm
Œuvre unique fondue à la fonderie Beit Nykufa

Carton d'invitation de l’exposition Carottes

Bronze, 2001
H 14 x L 9 x P 9 cm
Œuvre unique fondue à la fonderie Beit Nykufa

Bronze, 1998
H 42 x L 44 x P 35 cm
Œuvre unique fondue à la fonderie Beit Nykufa

Articles sur des expositions de sculpteurs
« Origines » de Nora Herman
Alain Kleinmann, peintre et sculpteur
« Pelles de Yuri Kuper
Hommage à Chana Orloff (1888-1968)
Boris Zaborov, peintre et sculpteur
Cent lumières pour Casale Monferrato - Lampes d’artistes pour Hanouca
La Splendeur des Camondo de Constantinople à Paris (1806-1945)
Les Orientales
Paris, ville rayonnante


Cet article a été publié en une version plus concise en 2008 par L’Arche

mercredi 6 avril 2011

Diatribe anti-israélienne sur le site Internet de l’ambassade d’Israël en France


Article mis à jour au 14 avril 2011 : cette diatribe a disparu de ce site.
Ni courageux(se) – il ou elle se cache derrière l’anonymat -, ni expert(e) en langue française – il ou elle commet des fautes d’orthographe et de grammaire -, mais violent(e) et persifleur, cet(te) Internaute a laissé une réaction choquante du 10 mars 2011 à un texte sur l’aide internationale à la bande de Gaza publié par le site Internet de l'ambassade d'Israël en France le 7 janvier 2011. Un commentaire choquant par sa virulence, ses mensonges, et ses emprunts à des stéréotypes antisémites.

Jugez par ce seul exemple. Les Israéliens y sont traités d’assassins, « de manière diabolique », de « dizaines de milliers de civils innocent » ( sic) palestiniens.

Comment expliquer que ce commentaire d’Internaute ait pu être autorisé par l'ambassade d'Israël ? Analphabétisme d'un membre de cette ambassade dirigée par S.E. Yossi Gal ? Ignorance de la langue française ? Amateurisme ? Laxisme ? Conception aberrante de la liberté d'expression ? Incompétence ? Masochisme ? Assimilation du site de l'ambassade à celui d'un media lambda ? Ou acte d'un espion ?

Et combien d’autres réactions ont été autorisées ? Par qui ?

La guerre contre l’Etat d’Israël est aussi électronique : cyberattaques de sites ciblés, campagnes de buzz avec vidéos, commentaires biaisés des Internautes aux articles sur Israël, etc.

Qu’un membre de l’ambassade d’Israël ait publié ce long message stupéfie. Dès la première ligne, les mots employés ne laissent aucun doute sur la volonté perverse de diffamer l’Etat Juif.

Que nul ne s’en soit rendu compte au sein de cette ambassade depuis près d’un mois est troublant. Qu'une fois alertée, cette ambassade n'ait pas réagi est inquiétant.

Internet est un media indispensable pour la communication de l’Etat d’Israël. Dans cette utilisation de nouvelles technologies électroniques visant à faciliter « l’interactivité » avec et entre les Internautes, des règles élémentaires de bon sens semblent avoir été oubliés.

Déléguer un travail implique aussi exercer un contrôle a posteriori. C’est le B A BA du management.

Une enquête s’impose sur ces dysfonctionnements et cette vulnérabilité de l'ambassade d'Israël en France. Peut-être pas seulement dans cette ambassade...

A noter que moins d’une heure après l'impression de la page écran de ce texte diabolisant l'Etat Juif, l’ambassade de cet Etat a publié une réaction indignée d’un Internaute pro-israélien. Est-ce suffisant, a fortiori après un mea culpa du juge Richard Goldstone, président du groupe auteur du rapport onusien si partial, mensonger et hostile à l'Etat d'Israël ? Et alors que des médias n'ont pas hésité à censurer des commentaires similaires de leurs lecteurs Internautes ou fermer leur forum ?

Ce 7 avril 2011, une quatrième réaction - celle de Terre Promise - a été postée. Il s'agit de la première phrase de mon article.

Le site de Terre Promise a illustré par un visuel de la république française la reprise de mon article. Or, il s'agit du site de l'ambassade d'Israël en France, et non du site de l'ambassade de France en Israël.

Dès le 6 avril 2011, nous avons alerté l’ambassade d’Israël en France dirigée par l’ambassadeur Yossi Gal.

Nous avons aussi signalé ces faits graves au ministère israélien des Affaires étrangères dirigé par Avigdor Lieberman. En effet, celui-ci avait prononcé le 26 décembre 2010 un discours important aux ambassadeurs et consuls israéliens réunis à Jérusalem (Israël). Il avait stigmatisé les diplomates israéliens qui « s'identifiaient avec l'autre partie » (Ndlr : les ennemis d’Israël) et ajouté :

« Le problème de la diplomatie israélienne, c'est qu’elle ne préserve pas suffisamment l'honneur d'Israël à travers le monde… Il ne faut pas être complaisant et hésitant et surtout, il ne faut pas éprouver le besoin de tendre la joue gauche et d’expliquer les positions de l’autre partie ».
L’ambassadeur d’Israël en France,Yossi Gal, a-t-il bien compris le discours de son ministre ?

Le 14 avril 2011, cette réaction d'Internaute diffamant l'Etat d'Israël avait disparu du site Internet de l'ambassade d'Israël en France.


Cet article a été modifié le 14 avril 2011 à 8 h 14

A lire sur ce site concernant Israël
Economie :
Interview de David Arzi, président de l’IEICI en 2009
Le tourisme vers Israël : toujours plus haut !
Ha Cantina bientôt à Tel-Aviv

Politique :
Interview de Shmuel (Sammy) Ravel, ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël à Paris, sur les boycotts d'Israël
Echecs des diplomaties américaine et israélienne à l'UNESCO
Vanessa Paradis a annulé son concert en Israël
« La défense des intérêts de l’Etat d’Israël en France » par Marc Hecker

Histoire
« Le monde d’Albert Kahn. Moyen-Orient : la naissance des nations » de David Okuefuna
Le MAHJ collectionne... la photographie
Izis, Paris des rêves
« Pour Sacha » d’Alexandre Arcady
L’affaire Finaly (1945-1953)
Edmond Fleg (1874-1963), chantre sioniste du judaïsme
« Le rabbin de Salonique » de Michèle Kahn

Armée :
« Tsahal, au cœur de l’action » de Gilles Rivet
« Les otages d’Entebbe - Le combat d’Israël contre le terrorisme » de Thomas Ammann
Le mémorial de Caen a récompensé la diffamation d’Israël
L’ambassade d’Israël a rétabli la vérité au Mémorial de Caen
Peurs sur la ville. Photographies historiques, réelles et imaginaires
La Mairie de Paris a discriminé en faveur de deux journalistes français otages

Culture :
« Menahem Pressler, la note consolatrice » d’Emmanuelle Franc
« Let’s dance ! Israël et la danse contemporaine » de Gabriel Bibliowicz et Efrat Amit
Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l’esquisse au vitrail
Vente de la collection personnelle « Hébraïca-Judaïca » de Francine et d’Elie Szapiro le 23 mars 2011
« Darius Milhaud et sa musique, de la Provence au monde » de Cécile Clairval-Milhaud
« La fanfare de Bangui » de Simha Arom
Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l’esquisse au vitrail
« Poudre, gloire & beauté » d’Ann Carol Grossman et Arnie Reisman