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jeudi 26 avril 2018

Karl Marx (1818-1883)


Arte diffusera, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Karl Marx (1818-1883), trois documentaires sur l’auteur de À propos de la question juive (1843) et du « Capital » (1867) : le 28 avril 2018, « Karl Marx - Penseur visionnaire » (Karl Marx - Der deutsche Prophet) par Christian Twente et « De Marx aux marxistes » (Karl Marx und seine Erben) par Peter Dörfler, et le 2 mai 2018 « Le phénomène Karl Marx » (Fetisch Karl Marx) par Torsten Striegnitz et Simone Dobmeier. 


Le 5 mai 2018, on célèbrera le bicentenaire de la naissance de Karl Marx ».


Juifs, judaïsme et Eretz Israël
Karl Marx est né en 1818 dans une famille allemande d’origine juive.

Né Herschel Marx Levi Mordechai, son père avocat, Heinrich Marx (1777-1838), était d’une lignée de rabbins juifs ashkénazes et de marchands propriétaires de vignobles dans la vallée de la Moselle. 

Grand-père d'Heinrich, Meier Halevi Marx assurait la fonction de rabbin à Trèves en 1723 et ses fils et petit-fils reçurent une éducation séculière.

Pour exercer son métier d'avocat, Heinrich Marx se convertit au protestantisme en 1816 ou 1817, et délaissa son prénom Herschel pour Heinrich. 
Mère de Karl Marx, Henriette Pressburg (1788-1863) venait d’une famille juive hollandaise. Fidèle au judaïsme, elle s’était convertie au luthéranisme en 1825, après le décès de son père, rabbin. Ses petits-neveux sont les frères Gerard Philips et Anton Philips, fondateurs de la société Philips à Eindhoven. 

En 1824, Karl Marx est baptisé dans le luthéranisme, et confirmé à l'église de la Trinité de Trèves en 1834. 

Appliquant la tradition juive, Heinrich Marx a donné à son fils le prénom de son grand-père, Karl Heinrich Mordechai.

En 1843, Karl Marx a écrit l’article « Sur la Question juive » publié en 1844 sous le titre Zur Judenfrage dans la revue Deutsch-Französische Jahrbücher. Une première esquisse de sa conception du matérialisme historique. 

Karl Marx y critique le livre La Question juive et l'article L'aptitude des juifs et chrétiens d'aujourd'hui à être libres de Bruno Bauer (1809-1882), philosophe, historien et disciple de Hegel. Bauer y évoquait les aspirations à l'émancipation politique des juifs de Prusse et prônait l’abolition de la religion afin d’accéder à l’émancipation politique. Prenant en exemple les Etats-Unis, Karl indique que même si ce pays n’a imposé, à la différence de la Prusse, aucune religion d’Etat, la religion y joue un rôle important. Il distingue l’émancipation politique de celle humaine.

Expressions de la « haine de soi » ? Certains passages de « Sur la Question juive » sont empreints de clichés anti-juifs associant les Juifs et l’argent : « Quel est le fond profane du judaïsme? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L’argent. Eh bien, en s’émancipant du trafic et de l’argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même… L'argent est le dieu jaloux d'Israël, devant qui nul autre dieu ne doit subsister ».

Mais pour le professeur Iain Hamphsher-Monk, ce texte de Karl Marx doit être considéré, malgré ses maladresses, comme une défense des Juifs.

Karl Marx a poursuivi son analyse critique du judaïsme dans divers essais.

Karl Marx est né en 1818 dans une famille allemande d’origine juive.

En 1854, selon un article publié par le New York Tribune, les Juifs constituaient les deux tiers des habitants de Jérusalem, en Eretz Israël. L'auteur de cet article ? Karl Marx. "Oui, ce Karl Marx".

« À l'occasion du bicentenaire de la naissance de Karl Marx, ce portrait très documenté donne la parole à plusieurs biographes (notamment Jacques Attali), ainsi qu’à des historiens et à des économistes, qui mettent en perspective sa vie et son œuvre, en pointant les fulgurances mais aussi les contradictions qui émaillent sa pensée ». Un documentaire laudateur.

« Au printemps 1882, un an avant sa mort, Karl Marx bataille entre des voyages, une santé déclinante et la rédaction épuisante du deuxième tome du Capital, qui occupa les deux dernières décennies de sa vie ». 

« C’est ce point de départ qu’adopte ce documentaire-fiction élégamment interprété (avec Mario Adorf dans le rôle-titre), narré par Eleanor, la plus jeune des filles de Marx, qui contribua grandement à transmettre ses œuvres à la postérité ». 

Le « récit est émaillé d’épisodes du long et passionnant parcours du philosophe : il revient sur sa jeunesse romantique, son mariage avec la brillante aristocrate Jenny von Westphalen, sa fructueuse période d’exil à Paris – où il fait la rencontre déterminante de Friedrich Engels, avec qui il rédigera le Manifeste du parti communiste – puis ses années difficiles à Bruxelles et à Londres ». 

« Ce portrait très documenté donne la parole à plusieurs biographes (notamment Jacques Attali), ainsi qu’à des historiens et à des économistes, qui mettent en perspective sa vie et son œuvre, en pointant – avec près d’un siècle et demi de recul – les fulgurances mais aussi les contradictions qui émaillent sa pensée ».

Un « panorama historique du riche héritage de l’œuvre de Marx, à travers le destin des régimes qui se sont revendiqués du communisme (l'Union soviétique de Lénine, la Chine populaire, Cuba ou la RDA) mais aussi les mouvements étudiants de Mai 68 et les foisonnantes réflexions qui ont longtemps agité partis de gauche et organisations syndicales ».

Le « théoricien du capitalisme et de la lutte des classes, qui disait vouloir « transformer le monde », aurait-il pu prévoir à quel point son œuvre allait marquer le XXe siècle – et jusqu’à l’époque contemporaine ? » 

Le « documentariste Peter Dörfler entreprend un voyage de plus d’un siècle à travers les applications diverses des théories marxistes – entre les révolutions qu’elles ont inspirées et leur statut de référence théorique qui perdure jusqu’à nos jours ». 

« D'Athènes à Pékin, en passant par Berlin et Paris, ce panorama évoque le destin des régimes qui se sont revendiqués du communisme – l'Union soviétique de Lénine, la Chine populaire, Cuba ou la RDA – mais aussi les mouvements étudiants de Mai 68 et les foisonnantes réflexions qui ont longtemps agité partis de gauche et organisations syndicales ». 

« À l’ère de la mondialisation et des crises bancaires, les détracteurs du capitalisme financier ont remis au goût du jour les analyses de Marx ». 

« Jusqu'à quel point ses thèses sont-elles applicables au monde actuel ? »

« À l’heure du capitalisme mondialisé, l’auteur du « Capital » nous permet-il d’appréhender les réalités d’aujourd’hui ? Avec les éclairages de l'économiste Thomas Piketty et du philosophe Slavoj Zizek ».

« À l’heure du capitalisme mondialisé, alors même que nos sociétés sont de plus en plus prospères, surviennent de nouvelles formes d’exploitation et d’aliénation, tandis que les écarts de richesse continuent de se creuser ». 

Les « analyses marxistes peuvent-elle nous aider à appréhender la complexité du monde actuel, voire à le réinventer ? » 

« Ne place-t-on pas trop d'espoirs en Karl Marx, devenu aujourd'hui une icône ? » 

Des « économistes, dont Thomas Piketty, et des philosophes, dont le Slovène Slavoj Zizek, nous éclairent sur les conditions sociales qui ont donné naissance au Manifeste du parti communiste et au Capital, et les comparent aux réalités du XXIe siècle ». 

« À la lumière des crises passées du capitalisme, déjà prophétisées par Marx, pourra-t-on anticiper les soubresauts à venir ? »


« Karl Marx - Penseur visionnaire » par Christian Twente
Allemagne, 2018
Sur Arte le 28 avril 2018 à 20 h 50, le 2 mai 2018 à 9 h 25
Visuels : © MF Dobmeier, © Martin Christ

« De Marx aux marxistes » par Peter Dörfler
Allemagne, 2018, 53 minutes
Sur Arte le 28 avril 2018 à 22 h 20, le 2 mai 2018 à 10 h 55
Visuels : © Martin Christ, © Peter Dörfler

« Le phénomène Karl Marx » par Torsten Striegnitz et Simone Dobmeier
Allemagne, 2017, 52 minutes
Sur Arte le 2 mai 2018 à 22 h 20
Visuels : © MF Kerst, © MFF Striegnitz, © MF Dobmeier


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Les citations sont d'Arte.

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