Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

samedi 29 février 2020

Serge Gainsbourg (1928-1991)



Juif slave, français cultivé, secret et sensible, paradoxal, Serge Gainsbourg (1928-1991) aspire à devenir artiste peintre. Pendant l'Occupation, il porte l'étoile jaune et vit en enfant caché. Pour gagner sa vie, il débute comme pianiste de bar dans les cabarets parisiens. Encouragé par Jacques Canetti, loué par Boris Vian, il peine à s’imposer au public comme auteur-compositeur-interprète ou acteur. Ce dandy sioniste et provocateur connaît la célébrité comme Pygmalion, ciseleur de chansons mélodieuses inspirées de la variété française, de la musique classique et africaine, du jazz au reggae, pour ses muses, dont les actrices-chanteuses telles Brigitte Bardot ou sa compagne Jane Birkin. La Galerie de l’Instant présente l'exposition "Jane B. Tony Frank & Andrew Birkin"Le 27 février 2020, Plon a publié "Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil" de Marie David. 

« Keren Ann au Festival Rudolstadt 2016 » par Axel Ludewig
« Aznavour en concert. Paris 2015 », par Marc di Domenico
Brigitte Bardot
Georges Brassens (1921-1981)
Jacques Canetti. 50 ans de chansons. 50 ans de passion
Lemmy Constantine
« Je suis venu vous dire… Gainsbourg by Ginzburg » par Pierre-Henry Salfati
Le compositeur Norbert Glanzberg (1910-2001)
Joana chante Aznavour
« L’histoire d’Irène » par Damian Pettigrew
Luc Lazza, chanteur et comédien
Yael Naïm et David Donatien
Paris en chansons
« Les chansons du Front populaire », par Yves Riou et Philippe Pouchain
« Chantons la Libération » par Philippe Pouchain et Yves Riou

« J’ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu’elle était doublée de vison… J'écris des chansons difficiles, on dit que je suis un intellectuel, j'écris des chansons faciles, on dit que je sacrifie au commercial. On ne me fiche pas la paix quoi, on me cherche des noises… Je suis à un âge où il faut réussir ou alors abandonner. J'ai fait un calcul très simple, mathématique. Je fais douze titres, moi. Sur un trente-trois tours de prestige, jolie pochette, des titres très élaborés, précieux. Sur ces douze titres, deux passent sur les antennes et les dix autres sont parfaitement ignorés. J'écris douze titres pour douze interprètes différents et les douze sont douze succès.  », a déclaré  un brin provoquant Serge Gainsbourg à Denise Glaser, dans Discorama, le 13 mars 1966.

Il est alors auréolé des succès interprétés par Juliette Gréco - La Javanaise (1963) -, Philippe Clay  - Accordéon -, Petula Clark (La gadoue) et surtout France Gall - Poupée de cire, poupée de son,  primé au Concours de l’Eurovision de la chanson (1965).


Pour cet artiste, la chanson n’est qu’un « art mineur » au regard de la peinture. Ce qui provoquera un clash sur le plateau d’Apostrophes sur France 2, le 26 décembre 1986, face au compositeur-parolier-interprète Guy Béart hostile à cette distinction.


De Ginzburg à Gainsbourg/Gainsbarre

« Je suis venu vous dire… Gainsbourg by Ginzburg » (Serge Gainsbourg, Refrain Eines Lebens) est un documentaire de Pierre-Henry Salfati. Ou plutôt Lucien Ginsburg/Serge Gainsbourg par lui-même, in his own words, grâce à des images d’archives. À partir d’un important florilège “de chansons, d’extraits de films personnels, de photos, d’interviews télévisées et d’un passionnant montage d’entretiens accordés aux radios ou aux télévisions”, des “documents rares, inédits ou très anciens” commentés par l’artiste défunt, Pierre-Henry Salfati laisse Gainsbourg retracer sa vie. De sa naissance à Paris dans une famille juive immigrée de la Russie bolchévique – né en Ukraine, son père Joseph a une formation de pianiste classique, sa mère Olga est une mezzo-soprano -, et ayant perdu un garçon à son enfance dans les quartiers populaires XXe - 35 rue de la Chine - et IXe arrondissements de Paris : 11 bis rue Chaptal. Là, il rencontre la chanteuse réaliste Fréhel. Il suit aussi les cours de peinture à l'Académie de Montmartre (XVIIIe arr.)

Bon élève, Lucien Ginzburg apprend le piano avec "un mouchoir au coin du clavier", car son professeur, son “père musicien de dancing, amoureux des classiques, s'emportait vite et fort”.


Lors de l’Occupation, Lucien Ginzburg est dénaturalisé, porte “l’étoile du shérif”, comme il le chuchotera avec pudeur lors d’une émission télévisée à Claude Lelouch, fuit en famille en zone libre et doit survivre avec de faux papiers, comme enfant caché.


A la Libération, la famille s’installe dans le XVIe arrondissement de Paris, au 55 avenue Bugeaud. Lucien Ginzburg arrête sa scolarité avant le Baccalauréat, et espère entrer aux Beaux-arts de Paris en 1947.



Le 5 mars 1947 à l'Académie de Montmartre, il rencontre Élisabeth Levitsky, artiste peintre qu’il épouse le 3 novembre 1951.

Lors de son service militaire à Courbevoie débuté en 1948, il apprend la guitare et débute son addiction à l’alcool. Son insoumission l’amène au trou.


En 1952, le jeune couple vite dans une chambre à la Schola Cantorum de Paris. Dans le placard, une porte donne accès à la salle de concert qui accueille les séances d’enregistrements discographiques de groupes de jazz américains. Ce qui passionne Lucien Ginzburg qui multiplie les boulots, dont professeur de dessin pour des enfants Juifs rescapés de la Shoah.


En 1954, sur l’insistance de son père, il est pianiste dans les casinos de la côte normande, puis dans des cabarets parisiens, telle Madame Arthur au 75 rue des Martyrs (IXe arr.)

Il dépose ses premières chansons à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) sous le pseudonyme Julien Grix.

Le couple se sépare : « J’avais épouse un peintre, pas un musicien », explique Élisabeth Levitsky, qui restera liée à Serge Gainsbourg jusqu’à sa mort.



“Je l’ai connu par hasard chez Milord l’Arsouille (cabaret parisien près du théâtre du Palais-Royal, Nda). J’ai tout de suite été fasciné par l’originalité de ses textes, de son inspiration musicale et par ce personnage à l’opposé de la séduction. En novembre 1958, il débutait aux Trois Baudets dans un spectacle intitulé Opus 109, et il faut avouer que ce fut un désastre. Ce qui prouve que lorsqu’on a du talent, ça finit toujours par arriver. C’est en voyant Boris Vian sur scène, aux Baudets, que Gainsbourg avait compris qu’il est possible de « chanter » autrement, sans forcer l’expression, sans aller « à la pêche » au public. En 1958, son premier 25 cm, « Du chant à la une » est son coup de chance. Il est préfacé par Marcel Aymé et chroniqué par Boris Vian dans Le Canard enchaîné. Ses chansons séduisent Michèle Arnaud, Juliette Gréco et Catherine Sauvage, les grandes dames toujours à l’affût du talent. Les contacts personnels que j’ai eus avec Serge Gainsbourg m’ont souvent persuadé que son agressivité, son désir de choquer, sa recherche de l’originalité à tout prix, étaient le masque cachant une grande pudeur dont il se défend. D’ailleurs, pendant des années, il se bornera à être un génial auteur-compositeur et à s’interpréter, sur disque uniquement, dans le confort rassurant des studios », se souvenait Jacques Canetti, directeur des Trois-Baudets, directeur artistique et producteur musical.


“Dandy de la chanson pop française, Serge Gainsbourg nous y livre sa passion pour la musique jazz et celle des compositeurs classiques (Mahler, Debussy, Chopin), sa fascination pour la peinture… Mais ce sont les femmes qui dans le film révèlent le plus justement la complexité et la singularité poétique de Serge Gainsbourg, de Jane Birkin à Catherine Deneuve, de Brigitte Bardot" (Bubble Gum, Harley Davidson, Je t'aime... Moi non plus, Bonnie and Clyde, Comic Strip)" qui lui rendra visite dans son appartement de la Cité internationale des arts au 18 rue de l'Hôtel-de-ville (IVe arr.) en 1966, à Vanessa Paradis”, de à Zizi Jeanmaire (Les Bleus, Elisa, Bloody Jack) à Anna Karina (Sous le soleil exactement) et Marianne Faithfull (Hier ou demain) - ces deux dernières chansons étant interprétées dans la comédie musicale Anna, de Pierre Koralnik (1967), d'Alain Chamfort à Alain Bashung.

Le documentaire « Je suis venu vous dire… Gainsbourg by Ginzburg » occulte ses collaborations avec les compositeurs-arrangeurs Alain Goraguer, avec lequel Serge Gainsbourg signe la musique de L'Eau à la bouche (1960), film de Jacques Doniol-Valcroze, et Jean-Claude Vannier (L'histoire de Melody Nelson).


A Jane Birkin qui songeait à se convertir par amour pour lui, au début de leur union, Gainsbourg lui a confié : “: « Je suis tellement juif, que je n’ai même pas eu besoin d’être circoncis, je suis né comme ça. Mais ne compte pas sur moi pour t’apprendre les règles : je ne les connais pas. Et puis même si tu fais une transfusion totale de ton sang, tu ne seras jamais juive ! ». Le couple vit dans un hôtel particulier au 5 bis rue de Verneuil (VIIe arr.)

Le “documentaire explore le versant intime et les fêlures de Gainsbourg… On glane au passage de précieuses bribes de biographie, encore inconnues : sa mère dont il était le chouchou mais qui ne désirait pas sa naissance, l'entrée en alcoolisme à l'issue du service militaire, le choix du prénom Serge par "nostalgie de la Russie". Un rapprochement audacieux montre des cavaliers de l'armée russe, tandis que Gainsbourg évoque, avec une ironie protectrice, la sévérité de son père, concluant sobrement : "C'était un cosaque". Retranché derrière son éblouissant sens de la formule, le chanteur se confie, souvent sans se livrer tout à fait, s'avouant divisé entre "l'homme intègre et le showman" qui lui colle de plus en plus à la peau à mesure qu'il vieillit. Depuis sa première étoile jaune, "à côté du cœur", Gainsbourg a enfoui ses fragilités sous des tonnes de gouaille, d'arrogance et d'esbroufe. Cette invocation les exhume au cours d'un troublant et émouvant tête-à-tête”.

Le Sable et le soldat

Un pan méconnu du documentaire : le sionisme de Serge Gainsbourg. Lors de la guerre des Six-jours, à la demande de l’ambassade d’Israël en France, il écrit Le Sable et le soldat  :
Oui, je défendrai le sable d’Israël, La terre d’Israël, les enfants d’Israël;
Quitte à mourir pour le sable d’Israël, La terre d’Israël, les enfants d’Israël;
Je défendrai contre tout ennemi, Le sable et la terre, qui m’étaient promis
Je défendrai le sable d’Israël, Les villes d’Israël, le pays d’Israël;
Quitte à mourir pour le sable d’Israël, Les villes d’Israël, le pays d’Israël;
Tous les Goliaths venus des pyramides, Reculeront devant l’étoile de David.
Je défendrai le sable d’Israël, La terre d’Israël, les enfants d’Israël;
Quitte à mourir pour le sable d’Israël,
La terre d’Israël, les enfants d’Israël;
Quitte à mourir pour le sable d’Israël, La terre d’Israël, les enfants d’Israël ».


Gainsbourg (Vie héroïque)
France 4 a diffusé les 18 et 26 mars 2015 Gainsbourg (Vie héroïque), de Joann Sfar (2010), avec Eric Elmosnino. Numéro 23 diffusa le 20 novembre 2016 Gainsbourg, (Vie héroïque), de Joann Sfar (2010) avec avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Doug Jones. "C’est l’histoire, drôle et fantastique, de Serge Gainsbourg et de sa fameuse gueule. Où un petit garçon juif fanfaronne dans un Paris occupé par les Allemands où un jeune poète timide laisse sa peinture et sa chambre sous les toits pour éblouir les cabarets transformistes des Swinging Sixties. C’est une vie héroïque où les créatures de son esprit prennent corps à l’écran et sa verve se marie aux amours scandaleuses. De là est née une oeuvre subversive avec en vedette un citoyen fidèle et insoumis qui fera vibrer la planète entière".

Canal + Emotions diffusa les 11, 14 et 17 février 2018 Gainsbourg (Vie héroïque), film réalisé par Joann Sfar, avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Mylène Jampanoï, Anna Mouglalis, Philippe Katerine, Yolande Moreau, Sara Forestier, Razvan Vasilescu, Dinara Drukarova, Kacey Mottet Klein, Doug Jones. "Dans le Paris occupé des années 40, le père du jeune Lucien Ginsburg apprend le piano classique à son fils, qu'il familiarise également au monde de la peinture. Mais les années de guerre sont difficiles pour la famille, qui finit par quitter Paris. De retour dans la capitale après la Libération, Lucien est en échec scolaire. Il ne passera d'ailleurs jamais son bac. Il s'inscrit alors aux Beaux-Arts, qu'il abandonne. A 30 ans, il vit encore grâce à des petits boulots de professeur de chant, de dessin ou de surveillant, alors qu'il se rêve en génie de la peinture. En entendant Boris Vian interpréter ses textes provocateurs et cyniques, il a un déclic..."


Hommages

L'exposition Paris Magnum (12 décembre 2014-25 avril 2015) a présenté notamment un portrait de Serge Gainsbourg.

Le 8 mai 1945, à 23 h 20, France 3 diffusa Gainsbourg, l'homme qui aimait les femmesdocumentaire de Didier Varrod et Pascal Forneri (1 h 45) : "En 1984, alors qu'il faisait ses débuts comme journaliste, Didier Varrod, devenu auteur et documentariste, a croisé le chemin de Serge Gainsbourg. Une rencontre qu'il n'a jamais oubliée et qui a marqué sa carrière. Il est aussi témoin de la dernière apparition à la télévision de l'artiste, en décembre 1990. Pour les vingt ans de la disparition de Serge Gainsbourg, il lui rend hommage et retrace sa vie et son oeuvre, dressant le portrait d'un mythe de la chanson française. Il est allé à la rencontre de ces nombreuses femmes qui ont tant compté pour lui et l'ont si souvent inspiré : Jane Birkin, Juliette Gréco, Vanessa Paradis, Bambou, Brigitte Bardot, Françoise Hardy ou sa fille Charlotte". "Selon Françoise Hardy, Serge Gainsbourg « était quelqu’un de sentimental, mélancolique et doux qui s’était construit une personnalité cynique et dure ». Raconté en voix off par les femmes qu’il a aimées et pour qui il a écrit les plus belles chansons (Bardot, Birkin, Bambou) et celles pour qui il a été un véritable Pygmalion (France Gall, Juliette Gréco, Régine, Vanessa Paradis, Isabelle Adjani...), l’homme à la tête de chou était à la fois un artiste génial et un homme complexe tour à tour provocateur, misogyne, amoureux mais aussi blessé et incompris..."



Le 6 novembre 2015, la chanteuse française Juliette Gréco, dont le nom est lié à Saint-Germain-des-Prés, a déclaré le vol, à son domicile, d'un tableau signé Serge Gainsbourg, qui le lui avait offert dans les années 1960. « Je suis très malheureuse, j’ai l’impression qu’on m’a arraché un petit morceau de ma vie. Pour l’instant, je ne porte pas plainte. Je donne quelques jours à mes voleurs pour le remettre là où ils l’ont trouvé, après je lance la machine de guerre, je ne peux pas laisser passer ça », a annoncé Juliette Gréco.


Arte diffusa les 24, 27 et 30 janvier 2016 Personne ne bouge ! Spécial Gainsbourg. "Au sommaire : *Story : Retour sur un parcours musical hors norme* *Garde-robe : La chemise en jean* *Scandale : «Je t'aime... moi non plus», hymne érotique* *Clipologie : «Pull marine» d'Isabelle Adjani* *Star system : La méthode Gainsbourg pour devenir célèbre* *Story : Les femmes qui ont inspiré Gainsbourg* *Perle rare : En mai 1973, Jane Birkin et Serge Gansbourg à Bruxelles par la RTBF*

Le 10 mars 2016, Delphine Bürkli, maire du IXe arrondissement de Paris, Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg ont dévoilé la plaque commémorative en mémoire de Gainsbourg apposée sur l'immeuble du 11 bis rue Chaptal à Paris (IXe), près du musée de la vie romantique. Là, Serge Gainsbourg passa son enfance, de quatre à dix-neuf ans. "L’artiste fréquenta les bancs de l’école élémentaire de la rue Blanche avant d’entrer au prestigieux lycée Condorcet et de prendre des cours à l’académie de dessin de Montmartre. C’est aussi dans cet arrondissement que Gainsbourg, dont on commémore les 25 ans de la mort, trouva ses premières inspirations musicales. Il monta sur scène pour la première fois de sa vie rue des Martyrs, au cabaret Madame Arthur."

La Galerie de l'Instant présenta l'exposition "Serge Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil. Photographies de Tony Frank". "Derrière cette célèbre adresse du 5 bis rue de Verneuil se cache le refuge de Serge Gainsbourg. Il y vécut de 1969 jusqu’à sa disparition en 1991… Des débuts de son histoire avec Jane Birkin, en passant par la naissance de Charlotte, sa rencontre avec Bambou, et la naissance de son fils Lulu…"


"Héritage de sa fille Charlotte, cette maison n’a pas changé depuis la mort de Serge Gainsbourg, rien n’a bougé. Comme dans un conte, on y trouve encore le cendrier plein de gitanes, le frigo est rempli, les bouteilles de vin entamées…"

"Tony Frank a eu le privilège de fréquenter ces lieux en compagnie de son ami Gainsbourg, qu’il photographia à plusieurs reprises dans son décor favori, dès les débuts de leur rencontre à la fin des années 60."

"Plus de 25 ans après la mort de l’artiste, au printemps 2017, il est revenu, non sans émotion, dans cette demeure si riche en souvenirs, et se fit le témoin de l’ombre de Serge. On découvre avec surprise qu’il admirait Marilyn Monroe, on croise l’immense portrait de Bardot, qui lui brisa le cœur avant sa rencontre avec Jane… On reconnait le manuscrit original de La Marseillaise qu’il acheta aux enchères en 1981, l’Homme à la tête de choux de Claude Lalanne… et pour un instant on imaginerait presque connaître ce lieu fameux, porteur de tant de fantasmes et de légendes, non pas en visiteur mais en ami de ce personnage extraordinaire qu’est toujours Serge Gainsbourg dans nos cœurs."

"Nous avons choisi de présenter une sélection de ces images, mais en incluant l’artiste, photographié, déjà par Tony Frank, réalisant ainsi une série de diptyques mêlant le passé et le présent, le musicien et son absence."

"Tout est vrai (ou presque)"

Le 21 janvier 2019 à 20 h 49, Arte diffusa, dans le cadre de "Tout est vrai (ou presque)" ((Fast) die ganze Wahrheit), "Serge Gainsbourg" par Nicolas Rendu. "Toujours aussi jubilatoire, "Tout est vrai (ou presque)" revient en force. Aujourd’hui : Serge Gainsbourg a voulu se consacrer à la peinture, art majeur... mais peu rémunérateur. Il s’est donc rabattu sur un art "mineur" (selon lui) qui lui a plutôt bien réussi."

"Tony Frank & Andrew Birkin"
La Galerie de l’Instant présente l'exposition "Jane B. Tony Frank & Andrew Birkin""Pour nous, les Français, Jane Birkin c’est « Jane » ! Serge Gainsbourg, c’est « Gainsbourg ». Et Jane B. est comme un membre de la famille ; nous la fréquentons depuis la fin des années 60, autant dire qu’elle fait partie de notre inconscient collectif !"

"Nous connaissons sa vie, son style, ses amours, ses succès, ses chagrins, ses engagements, son sourire et cet accent…"

"Il y a quelques années, Jane Birkin était venue à la Galerie lors d’un précédent vernissage, elle semblait assez fragile au milieu de la foule présente, je voulais la protéger des sollicitations et autres selfies… Inutile ! Le public était si heureux de sa présence et si bienveillant… Ce fut un très beau moment, très doux, inoubliable…Tous ces mots tendres, ces sourires et ce respect, naturel et délicat."


"L’effet Jane Birkin : familiarité, amour et respect !"

"Par la suite d’un heureux hasard, j’ai réalisé que notre photographe Tony Frank était présent chez Régine près de Deauville en 1969, lors d’un déjeuner avec Serge et Jane, et que Andrew, le grand frère de Jane était là lui aussi avec son appareil photo. J’ai trouvé amusant de comparer les deux séries, et de confronter leurs points de vue sur cette journée. Puis en regardant les autres images d’Andrew, j’ai souhaité mettre en parallèle les œuvres de ces deux photographes, témoins à leur façon de moments uniques de ce couple inoubliable."

"Tony, complice des meilleures années de Gainsbourg, et Andrew, partenaire de la vie de Jane, qui nous permet d’accéder, par sa générosité, à des moments de vie de ces deux artistes qui ont tant marqués nos esprits."


"Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil"
Le 27 février 2020, Plon a publié "Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil" de Marie David. 

"Une biographie intime de Serge Gainsbourg à travers son antre du 5 bis rue de Verneuil. Rien n’a bougé au 5 bis, rue de Verneuil, depuis la mort de son illustre propriétaire, Serge Gainsbourg. Ses objets fétiches, ses cendriers, ses disques d’or et ses pianos sont toujours là. Tout ici raconte le vrai Gainsbourg, un homme raffiné, méticuleux et soigné. C’est au 5 bis de la rue de Verneuil que Serge Gainsbourg a vécu dix ans de bonheur avec Jane Birkin, Charlotte et Kate. C’est ici qu’il a composé ses plus belles mélodies et façonné son double, Gainsbarre, ici qu’il est décédé, il y a près de trente ans, dans la plus grande solitude, au milieu d’une collection de souvenirs hétéroclites. À travers sa mythique demeure, la réalisatrice Marie David pénètre l’intimité de cet immense artiste."


Du 13 décembre 2019 au 1er mars 2020
A la Galerie de l’Instant

46, rue de Poitou. 75003 Paris

Tél. : 01 44 54 94 09

Le lundi de 14 h à 19 h. Du mardi au samedi de 11 h à 19 h. Le dimanche de 14 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 12 décembre 2019 à 19 h en présence des photographes
Visuels :
FOIRE DU TRÔNE, PARIS, 1970 – TONY FRANK
CHEZ REGINE, NORMANDIE, 1969 – ANDREW BIRKIN

CHEZ REGINE, PARIS, 1968 – TONY FRANK

"Serge Gainsbourg" par Nicolas Rendu
Auteurs : Udner - Nicolas Rendu et Vincent Brunner
France, 2018, 3 min
Sur Arte le 21 janvier 2019 à 20 h 49

Du 29 mars au 29 juillet 2018. Vernissage en présence de Tony Frank le 28 mars à 19 h
A la Galerie de l'Instant 
46, rue de Poitou. 75003 Paris
Tél. 01 44 54 94 09
Le lundi de 14 h à 19 h. Du mardi au samedi de 11 h à 19 h. Le dimanche de 14 h 30 à 18 h 30
Visuels de Tony Franck :
LA CUISINE La cuisine est éclairée par un lustre en bronze doré à riche décor de fleurs et feuilles de liseron en pâte de verre de Murano datant du XIXe. C’est Serge qui avait imaginé ce réfrigérateur dont la porte est en verre. Il trouvait ridicule d’avoir à l’ouvrir sans cesse...
Serge Gainsbourg chez lui le 15 Avril 1982.

« Je suis venu vous dire… Gainsbourg by Ginzburg » par Pierre-Henry Salfati
2011, 97 min
Diffusions sur Arte les 1er octobre à 20 h 50 et 4 octobre 2014 à 1 h 50
Visuels : © INA
Serge Gainsbourg et sa statue de cire au musée Grévin, 1981.
© Guy Le Querrec / Magnum Photos

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English
Les citations proviennent d'Arte.
Cet article a été publié le 1er octobre 2014, puis les 18 mars, 7 mai et 12 novembre 2015, 21 janvier et 2 mars 2016 - ce jour marquait le 25e anniversaire du décès de Serge Gainsbourg - et 19 novembre 2016, 19 mai 2017, 12 février et 10 juin 2018, 21 janvier 2019

vendredi 28 février 2020

Les scouts d'al-Mahdi


Affilié au mouvement scout international, mouvement de jeunesse du Hezbollah, les scouts d'al-Mahdi, comptent 45 000 membres, filles et garçons. Le 16 février 2020, le Daily Mail a révélé que le mouvement scout international enquêtait pour savoir si les scouts d'al-Mahdi entraînent des enfants dès l'âge de 4 ans à devenir des terroristes islamiques. « Les scouts d'al-Mahdi » est un documentaire partial franco-libanais réalisé par Bruno Ulmer qui l'a coécrit avec Alain Gresh (2010). Un film sur l'incitation au jihad et l'endoctrinement à la haine des Juifs/Israéliens martelés à des enfants et adolescents libanais embrigadés par le mouvement scout de l'imam al-Mahdi lié au mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah. La quasi-absence de commentaire, l'omission de contrepoint honnête, l'occultation du contexte historique, le choix de traductions "édulcorant" certaines phrases et le financement public du film choquent.  

Boko Haram « Les scouts d'al-Mahdi » de Bruno Ulmer
Le Hezbollah refuse de répondre à un journaliste israélien à Paris. La plupart des journalistes l’acceptent !

Les Gardes de la révolution iranienne ont été  impliqués dans la création des scouts d'al-Mahdi en mai 1985 après le retrait d'Israël de la zone de sécurité au Sud Liban. 

Cette association est le mouvement de jeunesse du mouvement terroriste islamiste chiite Hezbollah au Liban. 

Il est affilié à la fédération scout libanaise et au Mouvement scout international. Son logo inclut la "fleur de lis adoptée par  Lord Baden-Powell, l'officier de l'Armée britannique qui a fondé le mouvement scout en 1908, et ses membres portent les uniformes et foulards traditionnels. Avec ses poignards, il est éloquent. 

Les scouts d'al-Mahdi sont au nombre d'environ 45 000 membres, filles et garçons qui subissent un entrainement physique et un endoctrinement idéologique visant, conformément au concept iranien du Wilayat al-Faqih ou Velayat-e faqih, à imposer la tutelle d'un clerc juriste-théologien chiite sur la communauté. L'objectif consiste à créer une nouvelle génération d'exécutants formés par l'idéologie de Khomeini, destinés à rejoindre les rangs du Hezbollah, participer à la lutte violente contre Israël, et contribuer à établir le Hezbollah parmi la communauté chiite au Liban. 

« Les scouts d'al-Mahdi »
« Les scouts d'al-Mahdi » est un documentaire partial franco-libanais réalisé par Bruno Ulmer qui l'a coécrit avec Alain Gresh (2010).

A première vue, ce film est une ode au Hezbollah qui s’occupe des personnes isolées et pauvres, leur fournit une aide matérielle (nourriture, vêtements, meubles), veille aux jeunes générations qu'il scolarise et encadre dans son mouvement scout de l'imam al-Mahdi.


Rien ne vient rappeler ou expliquer ce qu'est le Hezbollah, sa guerre visant à détruire l'Etat Juif, ses attaques incessantes contre les civils israéliens, sa vision eschatologique du monde, ses liens avec l'Iran et la Syrie, son financement, etc.


Ce film est scandé par des incantations au "retour du Mahdi, fils d'Hassan" présenté comme un sauveur, des exhortations au "martyr", et des discours de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah. Saturé des drapeaux du Hezbollah dont les couleurs - jaune et vert - sont déclinés en bandeau, casquette, foulard, etc. Jusqu'au coucher de soleil qui rappelle le rouge du d'islamistes libanais ou ce fond d'affiche représentant un cheval surplombé par la coupole dorée de Jérusalem. L'ensemble exsude la haine des Israéliens/Juifs.


Les traducteurs - Wissam Charaf, Omeyya Seddik et Michel Tabet - adoucissent, édulcorent ou transforment les mots : par exemple, jihad est traduit en combat, al-Qods en Jérusalem. Le mot martyr est systématiquement utilisé à la place de terroriste.


En file indienne - adultes hommes, enfants scouts, puis femmes -, des Libanais chiites du Hezbollah se rendent au couvent de la Sainte-Famille maronite Ebrine-Rachkida pour souhaiter un joyeux Noël. Le dialogue est quasi-surréaliste : les sœurs recourent à des mots qui n'ont pas le même sens pour leurs interlocuteurs musulmans qui parlent le "mentir vrai" ("On apprend aux enfants à être de bons citoyens").

Malgré les précautions des auteurs qui ont remercié le service d'information du Hezbollah, le Hezbollah apparaît pour ce qu'il est : un mouvement totalitaire qui mobilise toute une population autour d'un but belliciste et haineux, qui l'embrigade toute, quels que soient l'âge et le sexe, en politisant toute activité - jeux, dessins, théâtre - et en multipliant les liens de dépendance, voire d'allégeance, qui bafoue les principes du scoutisme, qui endoctrine par la répétition de slogans haineux - un lavage de cerveaux et des enfances volées avec l'accord des parents qui vivent de subsides du Hezbollah -, etc. Il est dès lors difficile de distinguer un soldat du Hezbollah d'un civil libanais proche du Hezbollah.


"Comme tous les scouts, ces scouts suivent les préceptes du fondateur du mouvement mondial fondé par Baden Powell", selon les auteurs du film. Or, le scoutisme vise à contribuer à former la personnalité de jeunes par des activités et des valeurs, et non par un embrigadement politisé et haineux. Les choix des deux auteurs sont aberrants : exceptionnelle voix off, pas d'informations historiques, successions de discours répétitifs des enfants, des adolescents et des adultes comme s'ils exprimaient la réalité historique, absence d'esprit critique.


Les auteurs de cette coproduction franco-libanaise remercient notamment Walid Charara, "chercheur en relations internationales" - mais où ? Mystère - et... le bureau d'information du Hezbollah. No comment.

On ne peut qu'être surpris que de l'argent public ait financé ce film.


CCG
"Les Etats du CCG ont décidé de classer organisation terroriste la milice du Hezbollah, y compris tous ses dirigeants, factions et associations", a annoncé en mars 2016 Abdellatif Zayani, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), groupement régional formé de l'Arabie saoudite, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït, des Emirats arabes unis et d'Oman. La raison : "la poursuite des actions hostiles de cette milice qui recrute les jeunes (du Golfe) pour perpétrer des actes terroristes". Abdellatif Zayani accusé le Hezbollah de "trafic d'armes et d'explosifs, de sédition et d'incitation au chaos et à la violence, ce qui constitue une flagrante violation de la souveraineté et de la sécurité" des monarchies arabes.


APF
Le 16 mars 2019, la chaîne Al-Manar [Liban] "a diffusé un reportage sur la récente visite d’une délégation de l’Alliance pour la paix et la liberté (APF), mouvement politique européen d’extrême droite. La délégation, composée de députés, d’eurodéputés, de militants et de politiciens de pays tels que la Grande-Bretagne, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne et la Croatie, a été reçue par le chef de la diplomatie du Hezbollah, Ammar Al-Moussawi. Des membres de la délégation, au nombre desquels figuraient le président de l’APF et ancien député et eurodéputé italien Roberto Fiore, l’eurodéputé et député du NDP allemand Udo Voigt et le militant politique belge Hervé Van Laetham ont exprimé leur soutien au Hezbollah et à sa lutte « contre Israël, le terrorisme et l’impérialisme ». La délégation s’est également rendue au jardin du souvenir des « martyrs » du Hezbollah à Dahieh, Beyrouth, et a déposé une gerbe sur les tombes." (Source : MEMRI)

Allemagne
Le 6 juin 2019, le Bundestag allemand a rejeté une proposition de loi visant à interdire le Hezbollah. Ce texte avait été rédigé par le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD). Les partis Union chrétienne démocrate, Union sociale chrétienne, La gauche, Les Verts et les Démocrates libres ont voté Contre. La semaine précédant ce vote, le Conseil central des Juifs en Allemagne avait exhorté à interdire le Hezbollah. Le 31 mai 2019, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait demandé au gouvernement "de la chancelière Angela Merkel de proscrire le Hezbollah en tant qu'entité terroriste. L'Allemagne et l'Union européenne ont interdit la "branche militaire" du Hezbollah en 2013.  Les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Ligue Arabe, Israël, le Kosovo et les Pays-Bas ont classé l'ensemble du Hezbollah parmi les organisations terroristes.

Le 5 juillet 2019, le Jerusalem Post a révélé qu'un rapport de 363 pages des services de renseignements allemands publié en mai par l'État de Rhénanie-du-Nord–Westphalie, Etat le plus peuplé d'Allemagne, affirmait que le nombre de membres et de sympathisants du Hezbollah avait crû de 105 en 2017 à 110 en 2018 en Allemagne... Le Centre islamique (Imam-Mahdi-Zentrum) à Münster a été une plateforme et un lieu de rencontres pour les soutiens du Hezbollah en Rhénanie-du-Nord–Westphalie et dans l'Ouest de l'Allemagne. Autres points focaux : Essen/Bottrop, Dortmund et Bad Oeynhausen. Le Hezbollah a des centres à Hamburg, Berlin et Münster". Le rapport souligne que le but du Hezbollah perdure : la destruction de l'Etat d'Israël et la domination islamique à Jérusalem. Il rappelle que le Hezbollah "va à l'encontre des relations internationales de l'Allemagne. Les associations affiliées au Hezbollah célèbrent en Allemagne le 25 mai 2018 comme une fête particulière : le 18e anniversaire du retrait unilatéral d'Israël du Sud Liban". Selon ce rapport, il y a  950 membres et soutiens du Hezbollah en Allemagne. Un renseignement émanant de l'Etat de Basse-Saxe évalue leur nombre à 950 en 2017 et 1 050 in 2018.

Argent, terroristes et tactiques
Les sévères sanctions économiques imposées par le Président américain Donald Trump à l'égard de l'Iran ont eu pour effet notamment de réduire la manne financière allouée par le régime des ayatollahs à son supplétif au Liban, le Hezbollah. L'Iran, principal pourvoyeur de fonds du Hezbollah, alloue à ce mouvement terroriste islamiste 600 000 $, contre un milliard de dollars auparavant.

En 2019, le Hezbollah dispose de 40 000 soldats , dont 15 000 réservistes, et d'un arsenal militaire de 150 000 missiles et roquettes. Une armée entraînée en vue d'un nouveau conflit avec l'Etat d'Israël.

En août 2019, Channel 12 a diffusé un reportage montrant que le Hezbollah imite les tactiques du Hamas : incendies criminels près de la ligne de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. "On peut voir des membres du Hezbollah allumer des feux près de la frontière. Des vents violents ont rapidement attisé les flammes et ont permis au feu de traverser la frontière et de se propager vers une base de l’armée ainsi que la communauté de Margaliot, un village proche de la frontière libanaise, dans le nord d'Israël. Par ailleurs, dans la vidéo, on voit des soldats de la paix de l'ONU patrouiller près des incendies, sans rien faire pour empêcher les hommes du Hezbollah de les allumer. Les pompiers locaux ont mis plusieurs heures à éteindre le feu, effort entravé par l'incapacité d'utiliser des avions de lutte contre les incendies en raison de la proximité avec la frontière libanaise."Tout le monde sait que la partie libanaise est responsable de ces provocations. Ils nous testent", a déclaré un responsable local, Yoram Mahluf, à Channel 12. Selon la presse, des responsables pensent que le Hezbollah continuera à allumer des incendies le long de la frontière. La tactique semble imiter celle des terroristes palestiniens à Gaza qui ont envoyé des milliers de ballons incendiaires en Israël avec des effets dévastateurs" sur la vie quotidienne, les exploitations agricoles, la faune et la flore dans l'Etat Juif.

Enquête
Le 16 février 2020, le Daily Mail a révélé que le mouvement scout international enquêtait pour savoir si les scouts d'al-Mahdi entraînent des enfants dès l'âge de 4 ans à devenir des terroristes islamiques. "La nuit dernière, l'Organisation mondiale du mouvement scout (WOSM) a annoncé qu'il avait lancé une investigation. Son porte-parole David Venn a déclaré : 'La WOSM désapprouve des pratiques qui misuse le programme Scout pour impliquer des enfants et la jeunesse dans un recrutement politique ou en utilisant ce programme pour l'affiliation avec un parti politique.' La Conférence du mouvement scout international, organe dirigeant du mouvement, doit se rencontrer en Egypte en fin d'année, et ses délégués pourraient considérer l'avenir des scouts d'Al-Mahdi Scouts et de la Fédération scout libanaise. Lors d'une conférence en 1999, les délégués ont voté l'interdiction de l'Iran du World Scouting.

Les Scouts d'al-Mahdi "ont fourni des "gardes d'honneur" aux funérailles de terroristes connus du Hezbollah, tandis que d'autres membres ont été photographiés posant avec des terroristes armés, portant des uniformes militaires et bandeaux avec des slogans anti-israéliens comme 'Jérusalem – Nous arrivons".

La Grande-Bretagne a inscrit en 2019  le Hezbollah "dans son entièreté" dans sa liste des mouvements terroristes. Auparavant, seule sa branche militaire y figurait.

Le mouvement Scouts d'al-Mahdi "a admis que de nombreux adolescents scouts deviennent des combattants du Hezbollah qui mène une guérilla contre Israël depuis des décennies et combat au côté du régime d'Assad en Syrie. Selon des sources du renseignement, plus de 200 anciens membres des scouts d'Al-Mahdi sont morts en combattant Israël et dans la guerre civile en Syrie".


« Les scouts d'al Mahdi » (2010) de Bruno Ulmer
Co-écrit par Alain Gresh
France/Liban
Coproduction Arte France - Unité de programmes documentaires : Pierrette Ominetti -, Ladybirds Films - Hélène Badinter -, Médian - Frédéric Domont -
Avec la collaboration de la RTBF (télévision belge, Claire Colart), avec la participation du Centre national du cinéma et de l'image animée, et avec le soutien de l'ANGOA et la PROCIREP-Société des producteurs
1 h 20
Sur Arte les 10 juin 2011 à 23 h et 29 juin 2011 à 3 h 20

Articles sur ce blog concernant :
Cet article a été publié le 10 juin 2011, puis le 4 mars 2016, puis le 15 août 2019.