lundi 13 mars 2017

« Ronald Reagan, l'enfance d'un chef » d’Antoine Vitkine


La chaîne franco-allemande Arte a diffusé Ronald Reagan l'enfance d'un chefdocumentaire intéressant d’Antoine Vitkine (2009, 53 minutes). Une biographie centrée sur l’ascension de cet Américain intelligent, acteur, puis gouverneur, et enfin Président républicain des Etats-Unis (1981-1989), et sa bataille victorieuse pour vaincre l’Union soviétique lors de la guerre froide. 2014 marqua le dixième anniversaire de sa mort, le 5 juin 2004 à Los Angeles (Californie). Le 12 mars à 23 h 10, Arte diffusera Ronald Reagan, un président sur mesure (Ronald Reagan - Ein maßgeschneiderter Präsident), documentaire de Julia Kuperberg et Clara Kuperberg (2015, 53 min). 

« Lyndon B. Johnson. Un président méconnu » par Claire Walding
« Le désastre Obama » par Guy Millière 

1988. Moscou. Sur la place Rouge, deux chefs d’Etat, « artisans du monde en train de naître », se promènent : Gorbatchev, « secrétaire général du Parti communiste soviétique, grand réformateur », et Reagan (1911-2004), « grand conservateur ».

C’est par cette image au commentaire off que s’ouvre le documentaire d’Antoine Vitkine, auteur de livres (Mein kampf, histoire d'un livre) et réalisateur de documentaires (Mein Kampf, c’était écrit, Les esclaves oubliés).

Cette phrase illustre et contredit le propos du film. D’une part, elle délimite son sujet : la stratégie du président conservateur Ronald Reagan (1911-2004) pour gagner la guerre froide contre l’Union soviétique. D’autre part, elle occulte les révolutions, notamment économiques, que ce président sympathique a initiées et qui ont bouleversé son pays.

Une évolution idéologique
Ronald Reagan naît en 1911 et grandit à Tampico (Illinois), au sein d’une famille modeste de l’Amérique rurale. C’est un bon élève. Sportif, il étudie l’économie et la sociologie, et joue en amateur dans des pièces de théâtre.

Il débute comme journaliste à la radio, puis, après avoir réussi un essai cinématographique, il signe à 25 ans un contrat à Hollywood où il tourne dans 60 films, essentiellement des séries B où il incarne le bon, le héros.

Il éprouve alors de la sympathie pour les idées progressistes.

En 1940, il épouse l’actrice Jane Wyman, avec laquelle il a deux enfants et adopte un troisième.

A l’entrée en guerre des Etats-Unis (1941), il est réformé pour mauvaise vue. Il tourne alors dans des films de propagande. Au printemps 1945, capitaine, il réalise des films en utilisant les images des camps nazis filmés par l’armée américaine. « Cela l’a profondément changé  ».

Politisé, il dirige le syndicat des acteurs. Il signe des pétitions contre le colonialisme français en Indochine et pour Mao Zedong. Vers 1946-47, il est considéré par le FBI comme communiste.

Sa première désillusion date de 1947, quand il affronte une grève des employés des studios soutenus par le parti communiste. Des ouvriers « tentent de prendre le contrôle du syndicat des acteurs ». Ronald Reagan est alors la cible d'appels téléphoniques menaçants : « On va balancer de l’acide sur ton visage pour que tu ne puisses plus jouer ». Craignant pour sa vie, Ronald Reagan s’arme d’un pistolet. Il considère alors les communistes comme des « gens dangereux et sans règle », et s’inquiète de l’expansionnisme communiste en Europe.

En 1948, il divorce, et épouse en 1952 une jeune actrice, Nancy Davis avec laquelle il a deux enfants.

En cette période de guerre froide et de maccarthysme, il témoigne en exprimant sa position nuancée : favorable à la liberté d’opinion et d’expression, sa foi en la démocratie américaine « assez forte pour résister aux excès de n’importe quelle idéologie », mais si « cette organisation est un argent d’une puissance étrangère ou n’est pas un partit politique légitime, ce que le gouvernement est capable de déterminer », alors, « c’est une autre affaire ». Ronald Reagan « participe en sous-mains à la constitution de listes noires et informe le FBI ».

Avec la détente, sa carrière cinématographique décline. Débute une période d’incertitude.

En 1964, Barry Goldwater, « candidat à la présidence, le remet en jeu. Il incarne l’aile droite du parti républicain ». Ronald Reagan prononce un discours important, expliquant son évolution politique. Agréablement surpris, des hommes d’affaires lui suggèrent de devenir gouverneur de Californie.

En 1966, Ronald Reagan est élu, puis réélu en 1970 à cette fonction jusqu’en 1975. Contre les étudiants contestataires à Berkeley, il envoie la garde nationale.

Grâce à Richard Allen, il rencontre les experts d’un think tank, institut privé réunissant des spécialistes auteurs de rapports sur les politiques publiques, le Committee on Present Danger (Comité du danger immédiat). Parmi eux : Richard Pipes, historien de l'URSS, futur membre du Conseil de sécurité nationale (1981-1982) et le père de l’islamologue et expert en géopolitique Daniel Pipes. Ces « néo-conservateurs » informent Ronald Reagan sur la réalité de l’URSS, sur ses faiblesses.

Après deux échecs aux primaires du parti républicain, Ronald Reagan est le candidat de ce parti aux élections présidentielles en 1980.

L’Amérique a la douloureuse perception de son déclin. Certes le président démocrate sortant Jimmy Carter peut se targuer des accords de Camp David. Mais son mandat est généralement catastrophique : prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran par les Iraniens, échec de la tentative de libération de ces diplomates, deuxième choc pétrolier, crise économique (stagflation, chômage), offensives militaires soviétiques notamment en Afghanistan, etc.

Porteur d’espoirs, Ronald Reagan est élu, à l’âge de 69 ans, président des Etats-Unis en remportant le soutien de 489 grands électeurs contre 49 pour le président Carter.

« America is back ! »
Par ce slogan - « America is back ! », le 40e président américain, qui survit à une tentative d’assassinat (30 mars 1981), signifie sa détermination à replacer les Etats-Unis à leur place de leader du monde libre sur la scène internationale (« Peace through strength »), à gagner la guerre froide, à vaincre l’« Empire du mal », c’est-à-dire l’Union soviétique. Une hypothèse non envisagée par nombre de dirigeants « gérant la guerre froide » et d’experts espérant au mieux des arrangements issus de négociations avec les Soviétiques.

« Nous refusons de nous affaiblir alors que nos ennemis gardent les mêmes visées impérialistes. C’est pourquoi nous sommes très préoccupés par le comportement des Soviétiques. Ils soutiennent des guérillas et des terroristes en Amérique centrale et du Sud, en Afrique, au Moyen-Orient, dans les Caraïbes, en Europe, violent les droits de l’homme et répandent la violence. Mon pays a appris une leçon amère au cours de ce siècle : on n’arrête pas la tyrannie avec des mots », assène le président Reagan à la tribune des Nations unies à New York.

Comment agit-il ? Par des discours de fermeté alliés à des décisions adéquates, tels l’augmentation du budget de la défense (+35%) pour restaurer la puissance militaire américaine, le projet de Guerre des Etoiles pour intercepter les missiles balistiques avant qu’ils n’atteignent le sol des Etats-Unis ou celui de ses alliés, l’installation chez ses alliés européens de missiles Pershing II pointés vers l’Union soviétique, le soutien aux guérillas anti-communistes par la fourniture d’armes modernes (Amérique latine, Afghanistan), la « manipulation du prix du pétrole pour miner l’URSS », etc.

Stupéfaits, les dirigeants soviétiques redoutent cette course aux armements dont ils savent qu’elle leur sera fatale : durement corsetée par le communisme, leur économie périclite et l’argent manque pour relever le défi américain. Alors, ils usent de leurs instruments traditionnels : la propagande, l’instrumentalisation des opinions publiques : « Plutôt rouges que morts » scandent des milliers de manifestants en Europe occidentale.

Mais le président Reagan est soutenu par des dirigeants européens. « Je suis moi aussi contre les euromissiles, seulement je constate que les pacifistes sont à l'Ouest et les euromissiles à l'Est. Je pense qu’il s’agit là d’un rapport inégal », constate le président socialiste François Mitterrand, en 1983.

La tension culmine en novembre 1983 quand les Soviétiques se croient attaqués et sont prêts à riposter.

Vaincue, l’URSS négocie avec les Etats-Unis.

Le président Ronald Reagan a mis fin pacifiquement à la Guerre froide.

Il renforce le « contact humain » pour réduire les tensions, et soutient Gorbatchev dans sa perestroïka qui contribuera à la chute du mur de Berlin, érigé le 13 août 1961, le 9 novembre 1989 et à l’effondrement de l’Union soviétique.

Une image partielle
Ce documentaire, au titre inadéquat et souffrant du manque souvent des noms et qualités des personnes interviewées, offre un portrait honnête d’un homme intelligent doté de bon sens et de fermeté, d’une personnalité complexe, extravertie et solitaire, excellent communiquant et injustement méprisé. « Ronald Reagan a été sous-estimé par tout le monde et, au fond, il considérait ça comme un énorme avantage », estime Richard Allen, ancien conseiller à la Maison-Blanche (1981-1982). « Il a été sous-estimé, et en permanence, par l’opposition démocrate, par Ford, par les médias, par les Soviétiques, et eux ils étaient vraiment largués », surenchérit Lou Cannon, journaliste. Et si l'URSS a perdu la guerre froide, la politique de conquête des esprits des Occidentaux menée depuis près d'un siècle par le KGB a-t-elle échoué ?

Cependant, ce film occulte les années formatrices dans les années 1930, et la déception de Ronald Reagan à l’égard du parti démocrate.

Angle restrictif ? Ce documentaire occulte d’autres actions de la diplomatie américaine (notamment contre le terrorisme) et des faits significatifs - le président Reagan licencie plus de 11 000 contrôleurs aériens en grève -, les autres facettes de la politique de Ronald Reagan – reaganomics -, c’est-à-dire la foi en l’économie de marché, le choix de relancer la croissance par des baisses d’impôts et des diminutions de la dépense publique, de favoriser les entrepreneurs par des mesures incitatives conçues comme inductrices d’investissements et d’emplois, de « déréguler » et de moderniser les marchés intérieurs (financiers)... Une politique de l’offre, à rebours de la théorie keynésienne et de la politique de nationalisations qui prévalent alors dans la France mitterrandienne. Sous l’impulsion de Benyamin Netanyahou, Israël suit une voie économique similaire depuis plus d’une décennie.

A l’heure de la quatrième guerre mondiale, celle contre l’islamisme – la guerre froide ou guerre contre le communisme est la troisième guerre mondiale –, et des choix désastreux de politiques économiques contemporaines, américaine et européennes, surtout française par des pressions fiscales accrues, il aurait été intéressant de brosser un tableau complet du président Reagan, d’évaluer aussi les aspects positifs – à la fin de ses deux mandats, le taux de chômage est divisé par deux (de 10% à 5%, soit presque le taux du chômage structurel) et le taux de croissance a augmenté d’à peine 1% à 5% - et ceux contestés : Irangate, discours tardif sur le SIDA, « nouvelle pauvreté », « bulle financière », etc.

Ronald Reagan incarne des valeurs américaines essentielles – libertés et initiative individuelles, démocratie -, fièrement assumées, fermement défendues et mises en œuvre avec succès.

En cela notamment, le président Barack Hussein Obama est son opposé.

Les 5, 12 et 18 mai 2015, Arte diffusa Le Grand bluff de Ronald Reagan, de Dirk Pohlmann (2014, 53 minutes) : "Avec l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux États-Unis en 1981, l’offensive succède à la stratégie de défense. Sous son mandat, les activités dites de "déception" (autrement dit de leurre) afin de déstabiliser l’URSS (Union soviétique) sont érigées en système. On évoque même un "Comité des opérations de leurre" – organe ultrasecret regroupant le patron de la CIA, le conseiller à la sécurité nationale et des représentants des principaux ministres – qui aurait contribué à la déstabilisation de l’URSS. Contre-espionnage, stratégies informatiques, sabotages en Sibérie et entreprise de mystification en mer de Barents… : tous les coups sont permis. La Suède, pays non aligné qui représente pour Washington une position stratégique, en fait aussi les frais. Premier ministre social-démocrate et progressiste, Olof Palme dérange le camp américain par ses positions hétérodoxes en faveur de la détente. Des intrusions de mystérieux sous-marins vont ébranler le pays : manœuvres soviétiques, bluff américain ou conspiration de l’armée suédoise conservatrice contre son propre gouvernement ? Pour la première fois depuis les événements, des témoins et protagonistes – américains, russes et suédois – reviennent sur cette période trouble de l’histoire de la guerre froide, et soulèvent bien des questions qui restent en suspens. Enquête sur une période trouble de l’Histoire".

Le 5 août 2016, John Hinckley, âgé de 61 ans, a été libéré sous surveillance étroite : le 31 mars 1981, il avait tenté d'assassiner le président Ronald Reagan.

Le 12 mars à 23 h 10, Arte diffusera Ronald Reagan, un président sur mesure (Ronald Reagan - Ein maßgeschneiderter Präsident, Ronald Reagan: A Custom Made President), documentaire de Julia Kuperberg et Clara Kuperberg (2015, 53 min). "Comment Ronald Reagan s'est-il retrouvé au pouvoir ? Cette effarante enquête dévoile les relations étroites du 40e président des États-Unis avec la mafia".

"Derrière le lisse cow-boy hollywoodien, derrière l'icône anticommuniste autoproclamée du camp républicain se cache un personnage retors, aux relations troubles et à l'intelligence longtemps sous-estimée. Commentateur sportif dans l'Iowa à ses débuts, Ronald Reagan décide un jour de tenter sa chance à Hollywood. Grâce à sa débrouillardise, sa prestance et ses talents de cavalier, il obtient vite des petits rôles".

"Son destin bascule le jour où il intègre l'agence d'acteurs MCA" fondée en 1924 par Jules Stein. Fondée avec la bénédiction d'Al Capone, celle-ci a bâti sa fortune en plaçant des musiciens dans des night-clubs. Ses dirigeants ont gardé des liens avec la pègre grâce à l'avocat Sidney Korshak, connu pour "pacifier" les relations entre les studios et les syndicats, contrôlés alors par la mafia de Chicago". A MCA, Lew Wasserman est un agent artistique puissant pendant plusieurs décennies à Hollywood. Parmi les acteurs dont il défend les intérêts : Ronald Reagan.

Pour briser les grèves dans les grands studios, ceux-ci ont recouru selon le documentaire à la mafia. La mafia de Chicago contrôlait les syndicats de camionneurs, d'arts du spectacles, etc. Sidney Korshak aurait été l'intermédiaire entre les grands studios hollywoodiens et la mafia. Il se tient dans le sillage de Reagan.

"Les réalisatrices Clara et Julia Kuperberg se sont inspirées du livre Dark victory – Ronald Reagan, MCA and the mob, fruit d'une courageuse enquête du journaliste d'investigation Dan E. Moldea, conseiller historique de ce documentaire ; "Moldea's investigatory report, ostensibly a history of MCA, the $2-billion Hollywood conglomerate (Universal Pictures, etc.), is especially concerned with the firm's long-standing and, claims Moldea, questionable ties with President Reagan. The resulting tale of "power and manipulation" is so complex, involving Hollywood, mob and political figures as well as government investigations, that it may try the patience of many readers. Recounting MCA's 62-year rise from Chicago dance-band booking agents into the "General Motors of Hollywood," Moldea (The Hoffa Wars charges that Reagan, while Screen Actors Guild president in the early 1950s, helped create the unprecedented deal that made MCA a powerful force in TV. While wrongdoing has never been proven, Reagan has since benefited financially and politically from close links with MCA heads Jules Stein and Lew Wasserman, he charges. Moldea uses government documents to raise serious questions. 50,000 first printing; author tour". Cet auteur procède par un raisonnement déductif : tel connaissait tel, donc... Des liens probables ou évidents ?

Il "retrace les étapes de la carrière du 40e président américain, dont on apprend avec surprise qu'elles ont quasiment toutes reçu l'appui de la mafia. "Errol Flynn de série B", comme il se qualifiait lui-même, Reagan n'a jamais vraiment percé dans le cinéma. Mais il a parfois obtenu des contrats mirobolants et pris en 1947 la tête de la Screen actors guild, le puissant syndicat des acteurs de Hollywood. En retour, il rendra de nombreux "services", comme celui d'obtenir un passe-droit à la MCA, seule firme autorisée à cumuler les métiers d'agent et de producteur. Cela entraînera une baisse des revenus des comédiens, dont Reagan était censé défendre les intérêts".

De 1947 à 1952, Reagan préside la Screen Actors Guild, "syndicat le plus influent de Hollywood" car ayant pour membres notamment des stars, car "c'est un négociateur-né, intelligent, très puissant" selon Anne Edwards. Il succède à l'acteur Robert Montgommery qui voulait se lancer dans une carrière de producteur d'émissions pour la télévision. Deux fonctions inconciliables en raison de conflits d'intérêts entre les fonctions de producteur et de dirigeant de la Screen Actors Guild. Un deal favorable à MCA est signé : les salaires des acteurs ont été baissés, et "MCA a redonné une carrière" à Reagan, "Errol Flynn de séries B". Le documentaire allègue que MCA aurait aidé Reagan lors de périodes financièrement difficiles : contrats dans les casinos de Las Vegas, pour des publicités, pour présenter une émission télévisée populaire (General Electric Theater) lors de l'essor de ce média.

Les plaintes sur le monopole de MCA à Hollywood ? Des célébrités ont comparu devant une commission qui en 1962 exige que MCA opère un choix entre ses activités. MCA ont abandonné leur fonction d'agent artistique, d'acheter Universal Pictures et de se consacrer à la fonction de producteur. Une enquête fédérale anti-trust a été menée, et Reagan a comparu devant un Grand Jury, car il était soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vins de MCA. Loyal, Reagan aurait souffert d'amnésie lors des audiences. Reagan explique avoir voulu favoriser le travail des acteurs. En 1962, Reagan devient conservateur, et se présente en 1966 au poste de gouverneur de Californie. Reagan avait alors des problèmes d'argent. Jules Stein s'arrange pour que Reagan vende sa propriété (120 ha) à la 20th Century Fox qui l'achète... au double du prix. Reagan sera réélu jusqu'en 1975 à ce poste. Après l'élection à la Présidence de Reagan, des enquêtes concernant des mafieux sont closes par les autorités fédérales de la Justice.

"Ce système de renvois d'ascenseur atteindra son apogée quand il deviendra président des États-Unis et fera classer les affaires impliquant le crime organisé. Nourri d'interviews d'auteurs, de journalistes, d'archives, d'extraits de westerns et de bluettes dans lesquels Reagan apparaît toujours fringant et persuasif – "avec lui, ça glisse tout seul", commente l'écrivain James Ellroy dans le film –, ce documentaire décrit les hommes de l'ombre qui l'ont épaulé, et démonte les rouages d'un système corrompu. En racontant l'ascension d'un outsider que rien ne prédestinait à devenir président, cette enquête effarante fait aussi écho à la trajectoire d'un certain Donald Trump…"


Ronald Reagan l'enfance d'un chef d’Antoine Vitkine
2009, 53 minutes
Sur Arte les 18 septembre 2010 à 15 h 55 et 21 septembre 2010 à 10 h 30

Reagan, une idole controversée, documentaire d'Eugene Janecki.
Sur Arte, les  10, 17 et 26 février 2015 

Visuel :
Photo de Ronald Reagan © DR

Ronald Reagan, président de la SAG (Screen Actors Guild) avec Henri Fonda, Gene Kelly
L'agent américain Lew Wasserman
Ronald et Nancy Reagan dans le film "Hellcats on the navy", 1957
Ronald et Nancy remontant Pennsylvania Avenue pour participer aux cérémonies d'investiture du 40e président des États-Unis, 1981
© Wichita Films

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié pour la première fois le 20 septembre 2010, puis le :
- 9 novembre 2011 à l'occasion du centenaire de la naissance de Ronald Reagan et de la diffusion de Ronald Reagan, une idole controverséedocumentaire d'Eugene Jarecki, par Arte ;
- 7 juin et 12 novembre 2014. Le 9 novembre 2014 a été célébré le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin ;
- 10 février et 5 mai 2015, 15 août 2016 et 12 mars 2017.

1 commentaire:

  1. "Nous refusons de nous affaiblir alors que nos ennemis gardent les mêmes visées impérialistes" : l'exact inverse d'un Obama.

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