Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 29 septembre 2022

Le Brésil

Le Brésil est un "pays-continent". Ancienne colonie portugaise, il accède à l'indépendance en 1824. Cet Etat fédéral - vingt-six États et un district fédéral - a un régime présidentiel : le Président est élu au suffrage universel. Cette puissance régionale est, avec la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, membre du BRICS créé en 2011. Arte diffusera le 4 octobre 2022 à 22 h 25 « Bolsonaro-Lula, le choc des titans » (Lula oder Bolsonaro, das Duell) d’Ingrid Piponiot et de Laetitia Rossi, puis à 23 h 15 « Le Brésil et le cas Lula da Silva. Radiographie d’un scandale politique » (Brasilien und der Fall Lula da Silva. Anatomie eines Politskandals) de Maria Ramos


Découvert par les Portugais en 1500, le Brésil était habité par deux millions d'Amérindiens divisés en groupes ethnico-linguistiques.

Ancienne colonie portugaise, ce "pays-continent" accède à l'indépendance en 1824. 

Cet Etat fédéral - vingt-six États et un district fédéral - a un régime présidentiel : le Président est élu au suffrage universel et assume aussi les pouvoirs de Premier ministre.
 
Avec la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, cette puissance régionale est membre du BRICS créé en 2011.

En 2021, le Brésil a 213 445 417 habitants.

Juifs
La communauté juive la plus ancienne dans les Amériques a été établie au Brésil où les Sépharades ont construit la première synagogue, dénommée Kahal Zur Israel, à Recife en 1636. Kahal Zur Israel était située au 197 de la Rua do Bom Jesus (rue du bon Jésus). La synagogue a été transformée en musée. 

En effet, dès le XVIe siècle, les juifs de la péninsule ibérique, composée des royaumes d'Espagne et du Portugal, fuient les persécutions antisémites. Demeurés juifs ou nouveaux chrétiens, conversos, voire marranes, ils vont se diriger vers d'autres pays européens, vers l'Afrique, vers l'empire Ottoman et vers l'Amérique latine récemment découverte.

Certains s'enrichissent par le commerce du sucre. D'autres s'illustrent pas leurs activités médicale, artisanale, agricoles, etc.

Lors de l'occupation néerlandaise du Pernambouc (1630-1654) situé au nord-est du Brésil, les juifs bénéficient d'une tolérance religieuse.

Autre étape importante : la liberté religieuse est garantie par la Constitution de l'Empire du Brésil, et par le traité commercial de 1810 signé entre le Portugal et l'Angleterre. Affluent alors des Juifs britanniques et français, marocains - descendants de Sépharades -. Ces derniers s'installent à Pernambouc, à Bahia et en Amazonie vers 1810. 

A la fin du XIXe siècle, arrivent des Juifs ashkénazes fuyant les pogroms de l'empire russe.

Dans l'entre-deux-guerres du XXe siècle, des Juifs fuient l'ancien empire ottoman démembré et la Grèce en espérant un avenir meilleur.

L'arrivée au pouvoir du nazi Hitler en Allemagne induit une immigration de Juifs allemands.

Dès 1935, les conditions d'immigration imposées aux Juifs réduisent leur immigration au Brésil.

Parmi les Juifs fuyant le nazisme : Stefan Zweig, auteur viennois de Brésil, terre d'avenir. "En 1940, fuyant le désastre de l’Europe, l’auteur du Joueur d’échecs s’installe au Brésil, découvert quelques années plus tôt. Très vite, ce pays va le fasciner. Par sa beauté et son immensité, certes ; mais aussi et surtout par la vitalité avec laquelle il lui semble inventer une nouvelle forme de civilisation. Indiens, Portugais, descendants des conquérants, Noirs issus de l’esclavage, Italiens ou Allemands d’immigration récente : à Rio, à Bahia ou à São Paulo, l’écrivain autrichien s’enthousiasme de voir comment des citoyens de toutes races, de toutes confessions, loin de s’ancrer dans l’identitarisme, entreprennent ensemble de construire un pays neuf, qui, malgré sa puissance, ne vise à exercer aucun impérialisme. Idéalise-t-il ce pays ? Peut-être. Mais c’est parce qu’il y trouve des raisons d’espérer. La clairvoyance de ses notations, l’actualité des thèmes et des questions qu’il traite ont fasciné la critique lors de la réédition du livre, initialement publié en 1941." Zweig se suicide avec sa femme à Petrópolis, au Brésil en 1942.

A São Paulo, vivent 60 % des 120 000 Juifs brésiliens.

Depuis 2010, le pro-palestinisme de présidents brésiliens induit un antisémitisme et fragilise les Juifs brésiliens dont une partie fait son aliyah. 

Sous la présidence de Jair Bolsonaro, les relations avec l'Etat d'Israël se renforcent.

Arte politique
Arte réunit des documentaires dans son dossier « Qui sera le prochain président du Brésil ? » « Le Brésil est en ébullition à l'approche de la présidentielle du 2 octobre, qui opposera l'actuel chef de l'État Jair Bolsonaro (extrême droite) à l'ex-président Lula (gauche). Le second est en avance dans les sondages, tandis que le premier a annoncé qu'il pourrait ne pas reconnaître les résultats en cas de défaite. Lula a dirigé le Brésil de 2003 à 2010. Huit ans plus tard, il a été incarcéré pour corruption et blanchiment d'argent. ARTE tire le portrait des deux candidats. »

« Bolsonaro-Lula, le choc des titans »
Arte diffusera le 4 octobre 2022 à 22 h 25 « Bolsonaro-Lula, le choc des titans » (Lula oder Bolsonaro, das Duell), documentaire partial d’Ingrid Piponiot et de Laetitia Rossi.

« L'ancien président de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva (2003-2010) revient au combat contre l'actuel chef d'État, le populiste de droite Jair Bolsonaro. Filmé pendant les quatre mois précédant l’élection présidentielle au Brésil, le décryptage d’un duel sous haute tension qui tient le pays et le monde en haleine. » 

« Alors que l’ancien président Lula était en prison, accusé de corruption, le scrutin de 2018 avait porté au pouvoir Jair Bolsonaro, candidat populiste de droite, élu en grande partie grâce aux voix des évangéliques, des militaires et des grands propriétaires terriens ». 

« Blanchi par la Cour suprême, Lula repart au combat. Donné favori de la présidentielle 2022 par les sondages, il est aussi le candidat le plus menacé ». 

« Convoitant, lui, un second mandat, Bolsonaro inquiète. Il multiplie les attaques contre les institutions, en laissant entendre que les élections seront truquées. »

« L'ombre d'un scénario à la Trump plane sur le Brésil… » 

« Quel choix se présente aux électeurs, notamment aux 40 millions de pauvres du Nordeste qui ont cru un temps sortir de la misère quand, grâce aux réformes de Lula, leurs enfants ont eu accès à l’université, et dont le déclassement, amplifié par la crise liée au Covid, a depuis été brutal ? »

« S'ils redoutent, pour leurs affaires, les conséquences de la politique environnementale de Bolsonaro, les riches industriels, eux, haïssent Lula, et ne lui pardonnent pas, entre autres, sa politique sociale ». 

« Et quelle attitude vont adopter les évangéliques, les militaires et les 20% de Brésiliens radicalisés ? Faut-il prendre la menace de ces derniers au sérieux ? »

« Durant les quatre mois précédant l'élection, dont le premier tour a lieu le 2 octobre, Laetitia Rossi et Ingrid Piponot ont suivi les campagnes des candidats aux côtés de leurs proches conseillers. Elles reviennent sur le parcours de deux hommes aux visions radicalement opposées, qui incarnent deux histoires du pays : celle du combat de la classe ouvrière pour Lula, et celle des Blancs nostalgiques de la dictature pour Bolsonaro ». 

« Décryptant les enjeux de cette élection hors norme, le film donne notamment la parole au politologue Marcos Nobre, au sociologue Tulio Custódio et à la journaliste politique Thais Bilenky, qui racontent un Brésil polarisé, fracturé, dont le système démocratique est aujourd’hui gravement fragilisé. » 

« Le Brésil et le cas Lula da Silva. Radiographie d’un scandale politique »

« Pour quels sombres motifs Lula a-t-il été emprisonné en 2018 ? À l’occasion de l’élection présidentielle au Brésil, retour sur le procès anticorruption “Lava Jato”, manipulé pour discréditer la gauche et son leader trop charismatique. »  

« Le 2 octobre se tiendra au Brésil le premier tour d’une élection présidentielle sous très haute tension, opposant le populiste de droite au pouvoir Jair Bolsonaro et l'ex-président de gauche Lula da Silva : une confrontation qui aurait déjà dû avoir lieu lors du scrutin de 2018 si Lula n'avait pas été condamné et emprisonné peu avant ». 

« Entré dans l'histoire sous le nom d'opération "Lava Jato" ("lavage express"), le procès anticorruption qui a fait tomber l’ancien président aux deux mandats a mis le pays sens dessus dessous, de 2014 à 2021 ». 

« Mais en 2019, alors que de nombreux hauts responsables politiques et économiques sont placés sur le gril, des révélations explosives du site d'investigation The Intercept Brasil renversent la vapeur. Elles démontrent, de manière irréfutable, que "Lava Jato" a été un procès anticorruption... intrinsèquement corrompu, aujourd’hui considéré comme un vrai scandale judiciaire. »

« S'appuyant sur les recherches de journalistes, la réalisatrice brésilienne Maria Ramos reconstitue minutieusement la mécanique de cette enquête judiciaire, surtout destinée à aider l'extrême droite de Bolsonaro à accéder au pouvoir et à discréditer ses adversaires politiques, dont Lula da Silva ». 

« Leandro Demori, rédacteur en chef de The Intercept Brasil, Carla Jimenez et Regiane Oliveira (El País) s'entretiennent avec des acteurs de haut rang du procès "Lava Jato" ainsi qu’avec des avocats, des juristes, des juges de la Cour suprême et des représentants des entreprises impliquées dans ce scandale, comme Petrobras et Odebrecht, géant du BTP ». 

« Un tour d’horizon essentiel pour comprendre la réalité des enjeux de cette élection, annoncée comme explosive. » 


« Bolsonaro-Lula, le choc des titans » d’Ingrid Piponiot et de Laetitia Rossi
France, 2022, 52 min
Coproduction : ARTE France, Babel Doc
Sur Arte le 4 octobre 2022 à 22 h 25
Disponible du 27/09/2022 au 04/05/2023

Allemagne, Brésil, 2022
Production : Nofoco Filmes, Gebrüder Beetz Filmproduktion, Docmakers, Vitrine Film, ZDF, en association avec ARTE
Sur Arte le 4 octobre 2022 à 23 h 15


Bertolt Brecht (1898-1956)


Bertolt Brecht (1898-1956), dramaturge, metteur en scène, critique théâtral, romancier, poète antinazi déchu de sa nationalité allemande en 1935, exilé aux Etats-Unis, fondateur en 1949 en RDA (République démocratique allemande) du Berliner Ensemble et naturalisé autrichien en 1950. Arte rediffusera le 29 septembre 2022 à 17 h 25, dans le cadre d'"Invitation au voyage" (Stadt Land Kunst), "Berlin, la jungle de Bertolt Brecht" (Berlin: Bertolt Brechts Großstadtdschungel).


« Chez ce petit homme d'apparence insignifiante battait le pouls de notre époque », a dit de Bertold Brecht son ami, l’Autrichien Arnolt Bronnen.

En 2019, Arte lui rendit hommage en diffusant le 22 mars 2019 la série en deux parties « Brecht » par Heinrich Breloer, puis le 23 mars 2019 « Brecht et le Berliner Ensemble. La création d’un nouveau théâtre » par Heinrich Breloer. 

« Brecht » par Heinrich Breloer
ARTE « propose un passionnant diptyque réalisé par Heinrich Breloer et consacré au grand homme du théâtre allemand Bertolt Brecht, avec Tom Schilling et Burghart Klaussner dans le rôle-titre ».

« Figure emblématique et polémique de la littérature allemande, Bertolt Brecht – né en 1898 – se revendique très tôt comme un penseur dans la tradition de Goethe et de Schiller. En 1920, sa pièce Tambours dans la nuit signe avec éclat l'entrée dans le monde du théâtre de celui qui est aussi poète et essayiste ».

« Auteur notamment des séries Thomas Mann et les siens (2001) et Les Buddenbrooks (2009), toutes deux diffusées par ARTE, Heinrich Breloer a rencontré dès 1977 le premier amour de Brecht, Paula Banholzer, ainsi que plusieurs de ses amis de jeunesse, réalisant avec eux un documentaire sur les débuts de l'écrivain, à Augsburg ». 

« Par la suite, il a retrouvé nombre de ses collaborateurs au sein du Berliner Ensemble. Leurs récits ont nourri ce diptyque hybride, dans lequel les éléments documentaires, selon un procédé de distanciation lointainement inspiré du théâtre brechtien, ponctuent le fil de la fiction, invitant le spectateur à interroger le récit qu'on lui propose ». 

« Brecht, explique le réalisateur, dissimulait délibérément sa vie privée, son personnage. Il ne voulait être perçu qu'au travers de son travail. J'ai cherché à restituer la vie dans laquelle s'est forgé son héritage. Le génie que tout le monde vénère descend de son piédestal et se tient devant nous. Il s'agit d'un homme constamment productif, mais aussi extrêmement exigeant vis-à-vis de ses proches, en particulier de ses maîtresses ».

Présenté à la Berlinale et porté par d'excellents interprètes, Tom Schilling en tête (lui-même ancien membre du prestigieux Berliner Ensemble), ce passionnant travail, dans lequel le romanesque n'occulte jamais la réflexion sur l'œuvre, montre combien les questions posées par l'écrivain, comme le résume encore Breloer, « n'ont rien perdu de leur pertinence soixante-trois ans après sa mort ».

« Des prémices de sa vocation à l’avènement du nazisme, en passant par le succès énorme de L'opéra de quat'sous (1928), le premier épisode L’amour dure ou ne dure pas (Die Liebe dauert oder dauert nicht) se concentre notamment sur la vie amoureuse mouvementée de celui que la lumineuse Regine Lutz, l'une des femmes méconnues de sa vie, évoque tout à la fois, dans un entretien, comme un monstre et comme un sauveur ».

Bertold Brecht épouse Marianne Zoff (1922-1927) avec laquelle il a une fille, Hanne Hiob.

En 1923, Brecht rencontre Hélène Weigel (1900-1971), comédienne juive viennoise, avec laquelle il a en 1924 un fils, Stefan. En 1929, le couple se marie, et l’année suivante nait leur fille Barbara.

Le second épisode « Une chose simple, difficile à faire » (Das Einfache, das schwer zu machen ist) « retrace le retour d’exil de Brecht, accueilli en RDA après un long périple en Europe et aux États-Unis, de 1933 à 1948, et évoque le théâtre novateur du Berliner Ensemble qu'il fonde en 1949 avec son épouse, l'actrice Helene Weigel. Mais l'écrivain s'aliène le régime par des critiques sans ambiguïté, notamment après l’insurrection ouvrière de juin 1953, violemment réprimée. Disgracié à l'Est et boycotté à l'Ouest, Brecht, protégé par son prestige international, n'en approfondit pas moins jusqu'à sa mort, en 1956, sa vision d'un théâtre épique. »

"Berlin, la jungle de Bertolt Brecht"
Arte rediffusera le 29 septembre 2022 à 17 h 25, dans le cadre d'"Invitation au voyage" (Stadt Land Kunst), "Berlin, la jungle de Bertolt Brecht" (Berlin: Bertolt Brechts Großstadtdschungel).

"Dans les années 1920, Berlin se remet des affres de la Première Guerre mondiale et entame ses “années folles”. 

"Bertolt Brecht, jeune dramaturge bavarois s’y installe et s’engouffre dans sa jungle urbaine. Plongé dans le milieu intellectuel berlinois, il écrit des pièces pacifistes destinées à un public populaire, et voit le théâtre comme un lieu d’élaboration d’un regard critique sur le monde". Il fustige dans certaines pièces le capitalisme.

Après la Deuxième Guerre mondiale, il se fixe à Berlin, côté soviétique, en RDA (République démocratique allemande). En juin 1953, il critique l'écrasement de l'insurrection à Berlin-Est et dans d'autres parties de la RDA. 

En 1954, il obtient cependant le Berliner Ensemble.

« Brecht et le Berliner Ensemble. La création d’un nouveau théâtre »
« Brecht et le Berliner Ensemble. La création d’un nouveau théâtre » (Brecht und das Berliner Ensemble. Erinnerungen an einen Traum) est réalisé par Heinrich Breloer.

« À son retour en Allemagne, en 1948, après quinze années d'exil, Bertolt Brecht, accueilli par la RDA (République démocratique allemande) est prêt à révolutionner le théâtre, et ce bien au-delà des frontières allemandes.

Il « fonde alors avec son épouse Helene Weigel le Berliner Ensemble, parvenant en quelques années à peine à retrouver le succès public qui fut le sien avant le nazisme, et une aura internationale de part et d'autre du rideau de fer ».

« Au moyen des archives du théâtre, et de nombreux témoignages (notamment de l’actrice suisse Regine Lutz, de l’essayiste Werner Hecht, spécialiste de Brecht, ou encore de l’écrivain Peter Voigt, maintes fois récompensé en RDA), Heinrich Breloer prolonge la réflexion ouverte dans son documentaire-fiction, Brecht ».

« Un nouvel éclairage, plus classique, sur la figure de proue du théâtre épique et sur la manière dont le Berliner Ensemble, toujours actif, a perpétué l’œuvre de son fondateur. »
Ce « documentaire donne la mesure de cette révolution artistique. »

En mai 1990, des graffitis antisémites ont été inscrits sur les tombes de Bertold Brecht et d’Helene Weigel.

"La complainte de Mackie" 
Arte diffusa le 3 janvier 2020 "La complainte de Mackie" (Mackie Messer - Brechts Dreigroschenfilm) par Joachim A. Lang. 

"Dans le Berlin frénétique des Années folles, Bertolt Brecht (incarné par Lars Eidinger) bataille pour garder la maîtrise d'un film tiré de son "Opéra de quat'sous". Une comédie musicale enlevée, librement inspirée de faits réels."

"Berlin, 31 août 1928. Au Theater am Schiffbauerdamm (futur siège du Berliner Ensemble), la première de Die Dreigroschenoper, nouvelle comédie musicale de Bertolt Brecht et Kurt Weill, remporte, contre toute attente, un véritable triomphe. Dans les mois qui suivent, les refrains iconoclastes en sont repris dans tous les cabarets de la ville. Les auteurs et acteurs, devenus de véritables stars – autour du chef de bande Brecht, son épouse, l'actrice Helene Weigel, sa maîtresse Elisabeth Hauptmann, sans laquelle  l’adaptation d'une œuvre anglaise du XVIIIe siècle, The Beggar's Opera, n’aurait pas vu le jour, les chanteuses Carola Neher et Lotte Lenya, ainsi que Kurt Weill, marié à cette dernière –, sont approchés par un producteur, Seymour Nebenzahl, qui souhaite porter à l'écran le succès du moment. Brecht, qui tient l'industrie naissante du cinéma pour un divertissement au service du grand capital, destiné à abêtir les masses, accepte néanmoins, espérant imposer un scénario plus révolutionnaire encore que son œuvre scénique. Un conflit s'ouvre avec le studio, qu'il porte sur la place publique par voie de presse, puis en justice…"

"L'opéra de quat' sous a bien été porté à l'écran en 1931 par Georg Wilhelm Pabst, simultanément en France et en Allemagne, avec des distributions différentes, mais dans une version désavouée par Brecht à l'issue d'un procès perdu. Grand connaisseur de ce dernier, Joachim A. Lang ressuscite sur un rythme trépidant un combat artistique que le nazisme allait bientôt balayer, en l'entrecoupant de séquences chantées et dansées représentant le film dont le dramaturge aurait rêvé. Cette Complainte fait ainsi résonner la verve et la beauté d'une œuvre qu'on ne se lasse jamais de redécouvrir, comme la folle modernité de l'époque frénétique qui l'a vue naître, il y a presque cent ans. Une réussite garantie notamment par l'excellence du casting, dans le jeu comme au chant, et la jubilation manifeste de Lars Eidinger (star de la Schaubüne devenu star tout court) à camper, avec la distanciation de rigueur, l'intraitable monument national allemand."


France, 2021, 14 min
Sur Arte les 7 avril 2021 à 5 h, 29 septembre 2022 à 17 h 25
Disponible du 07/04/2021 au 07/04/2023, du 22/09/2022 au 27/11/2022

"La complainte de Mackie" par Joachim A. Lang
Allemagne, Belgique, 2018
Auteurs : Bertolt Brecht, Kurt Weill
Scénario : Joachim A. Lang
Production : Zeitsprung Pictures GmbH, Velvet Films, SWR, ARTE
Producteur/-trice : Michael Souvignier, Till Derenbach
Image : David Slama
Montage : Alexander Dittner
Musique : Walter Mair, Kurt Schwertsik
Costumes : Lucia Faust
Décors de film : Benedikt Herforth
Chargé(e) de programme : Sandra Maria Dujmovic, Andreas Schreitmüller
Son : Eric Rueff
Avec Lars Eidinger (Bertolt Brecht), Tobias Moretti (Macheath), Hannah Herzsprung (Carola Neher/Polly), Joachim Krόl (Peachum), Claudia Michelsen (Mme Peachum), Britta Hammelstein (Lotte Lenya/Jenny), Robert Stadlober (Kurt Weill), Christian Redl (Tiger Brown), Godehard Giese (Seymour Nebenzahl), Peri Baumeister (Elisabeth Hauptmann), Meike Droste (Helene Weigel)
Sur Arte le 3 janvier 2020 à 20 h 55. Disponible du 03/01/2020 au 01/02/2020
Visuels : © SWR/Wild Bunch Germany/Stephan Pick

« Brecht » par Heinrich Breloer
Allemagne, 2018, 91 min
Scénario : Heinrich Breloer
Production : Bavaria Filmproduktion GmbH, Satel Film GmbH, WDR, BR, SWR, NDR, ARTE
Producteur/-trice : Corinna Eich, Jan S. Kaiser
Image : Gernot Roll
Montage : Claudia Wolscht
Musique : Hans P. Ströer
Avec Tom Schilling (Bertolt Brecht 1916-1933), Burghart Klaußner (Bertolt Brecht 1944-1956), Lou Strenger (Helene Weigel 1920-1933), Adele Neuhauser (Helene Weigel 1944-1966), Manuel Zschunke (Arnolt Bronnen), Mala Emde (Paula Banholzer)
Costumes : Ute Paffendorf
Décors de film : Christoph Kanter
Chargé(e) de programme : Barbara Buhl, Cornelia Ackers, Sandra Maria Dujmovic, Christian Granderath, Andreas Schreitmüller
Son : Miroslav Pibil
Sur Arte :
« L’amour dure ou ne dure pas » : le 22 mars 2019 à 20 h 55
« Une chose simple, difficile à faire  » : le 22 mars 2019 à 22 h 30
Visuel :
© WDR/Nik Konietzny

Allemagne, 2018, 53 min
Avec Regine Lutz, Werner Hecht, B.K. Tragelehn, Peter Voigt, Charly Weber, Uta Birnbaum
Sur Arte les 23 mars 2019 à 0 h 00 et 24 mars 2019 à 6 h 05
Visuels : © Jan Betke/Bavaria Fiction

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 20 mars 2019, puis les 2 janvier 2020, 7 avril 2021.

mardi 27 septembre 2022

« The Other Side of the River » d’Antonia Kilian

Arte diffusera le 4 octobre 2022 à 00 h 45 « The Other Side of the River », documentaire d’Antonia Kilian. « Hala, une Syrienne de 19 ans, lutte avec véhémence contre l’organisation terroriste État islamique et le schéma traditionnel patriarcal de son pays. Portrait d’une jeune âme révoltée. »

« Hala, une Syrienne de 19 ans, a quitté sa famille pro-Daech afin d’échapper à un mariage forcé ». 

« Elle raconte comment elle a traversé l’Euphrate et intégré une unité féminine de l’armée kurde ». 

« Après sa formation militaire, elle est retournée à Minbij, le village de ses parents situé dans le Rojava, une région autonome depuis que l’armée kurde a libéré la population locale de l’organisation État islamique il y a dix ans ». 

« Devenue policière, Hala, qui fait partie d’une fratrie de dix filles et deux garçons, tente de sauver ses sœurs cadettes de mariages arrangés ». 

« Pour elles comme pour toutes les femmes des environs, les islamistes ne constituent pas les seuls ennemis à combattre : la société patriarcale traditionnelle exerce aussi sur elles une violente oppression ».
 
« Après le départ de l’EI, Hala et ses compagnes d’armes développent l’ambition d’opérer une véritable révolution féministe, si nécessaire par la force ». 

« Le portrait d’une jeune âme révoltée, mue par une détermination hors norme dans sa quête d’émancipation et de liberté. » 

Allemagne, Finlande, 2021, 92 min
Production : Doppelplusultra Filmproduktion, Pink Shadow Films, finnische Koproduzentin, Greenlit OY 
Sur Arte les 4 octobre 2022 à 00 h 45, 18 octobre 2022 à 2 h 15
Sur arte.tv du 03/10/2022 au 16/11/2022
Visuels : © Antonia Kilian

L'Afghanistan

Situé en Asie centrale, quasi-Judenrein, l'Afghanistan est devenu fin août 2021, après le retrait effectué d'une manière catastrophique, en termes stratégiques, militaires et d'image, sous la Présidence Biden, un Etat musulman terroriste dirigé par les Talibans, et abritant des mouvements djihadistes. 
Arte diffuse le 27 septembre 2022 dès 20 h 55 « Août 2021 - Fuir Kaboul » (Kabul Airport - Flucht aus Afghanistan), documentaire de Jamie Roberts, puis « Sous la loi des talibans » de Pedro Brito Da Fonseca et Patrick Saint-Exupéry.


Situé en Asie centrale, l'Afghanistan a des frontières avec l'Ouzbékistan au nord, la Chine et le Tadjikistan au nord-est, le Pakistan à l'est-sud-est, l’Iran à l'ouest et le Turkménistan au nord-ouest.

Dès l'Antiquité, l'Afghanistan était une étape majeure de la route de la soie et pour les dirigeants visant la conquête de l'Inde : Cyrus le Grand, Alexandre le Grand, Gengis Khan, l'empereur Babur, etc. 

Ce territoire a été celui de l'Empire bactrien, l'Empire kouchan ou l'Empire ghaznévide. 

Dès la fin du VIIe siècle, l'islam a débuté son essor dans cette région. Après l'effondrement du royaume perse afcharide, l'Afghanistan accède à la souveraineté en 1747, sous le férule du général Ahmad Shah Durrani, premier padichah du pays.

Après la seconde guerre anglo-afghane, les Britanniques s'emparent de territoires, "mais s'engagent à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de la partie restante". De 1879 à 1919, "le pays devient ainsi un État tampon, demeurant indépendant sur le plan de la politique intérieure". 

En 1919, après la victorieuse troisième guerre anglo-afghane, le pays reprend la maîtrise de sa diplomatie avec le traité (armistice) de Rawalpindi, bataille perdue par les armées britanniques. En 1921, il devient membre de la Société des Nations (SDN). 

En 1979,  dans le cadre des accords de défense mutuelle entre l'URSS et l'État afghan, les troupes de l'Union soviétique interviennent à l'appel du parti communiste au pouvoir, menacé par une rébellion armée. Elles sont combattues par des djihadistes armés par les États-Unis, et devront quitter le pays en 1989.

A l'issue d'une guerre civile, le gouvernement islamiste des talibans s'empare du pouvoir en 1996, sans  contrôler tout le territoire. Il abrite des mouvements terroristes islamiques aspirant au djihad mondial. Il détruit en 2001 les deux statues de Bouddha dans la province de Bamiyan. 

Après les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, il refuse d'en livrer le fomenteur, Oussama ben Laden, chef d'Al-Qaïda. Sous la houlette des Etats-Unis, une coalition internationale vainc les talibans.

En 2004, l'Afghanistan devient une « république islamique » dirigée par un président aux larges pouvoirs, sous le contrôle d'un parlement bicaméral. 

En 2017, l'industrie minière menace le site bouddhiste de Mes Aynak.

En août 2021, après une offensive des talibans dans le pays, le départ du président afghan, le gouvernement soutenu militairement par les États-Unis s'effondre.

Le 15 août 2021, les Talibans s'emparent aisément du pouvoir à Kaboul, vingt ans après leur défaite militaire.

Le Président démocrate Joe Biden ordonne le retrait des soldats américains d'Afghanistan, en laissant en Afghanistan des armes sophistiquées et coûteuses, et des milliers de civils américains otages d'un régime dictatorial d'un pays-sanctuaire du terrorisme islamiste. 

Des Etats européens, dont la France, tentent d'exfiltrer les Afghans ayant travaillé pour eux : traducteurs, gardes du corps, chauffeurs, cuisiniers, etc. 

Six ans après l'accueil de plus d'un million de "migrants", majoritairement musulmans et masculins, dans l'Union européenne - principalement en Allemagne, France, Belgique - et insuffisamment intégrés dans leurs pays d'accueil, l'arrivée d'exilés Afghans s'avère problématique. 

L'Afghanistan dispose de plomb, de zinc, d'aluminium, de molybdène, de tungstène, de chrome, de baryum, de lithium, d'étain, de tantale, de fer et de cuivre, des gisements de gaz naturel, des réserves de pétrole ainsi que des pierres précieuses. Il produit des tapis et exporte de l'opium.

L'Afghanistan n'est pas un Etat-nation, mais rassemble des ethnies et provient d'un mot ethnonyme désignant les Pachtounes, ethnie majoritaire (environ 42%) ayant créé l’Afghanistan contemporain. Parlent le dari les Tadjiks (27 %) et les Hazaras (9 %) qui habitent la partie centrale du pays. Les Ouzbeks représentent 9 % des Afghans. 

Coexistent des tribus : les Aimak (4 %), les Turkmènes (3 %), les Baloutches (< 2 %), les Pashayis ou Nouristanis, les Arabes, les Kirghizes... Le bilinguisme est fréquent. Le pendjabi est parlé par les sikhs et des hindous.

La population de l'Afghanistan - plus de 34 millions d'habitants en 2018 - est jeune. Elle est musulmane à 99 %. Près de 80 % des musulmans sont sunnites. Les minorités - 20 000 hindous, 5 000 à 10 000 zoroastriens, yézidis, sikhs, baha'is, chrétiens - un grand nombre a choisi l'exil - et bouddhistes ont les persécutions des talibans entre 1996 et 2002. Des hindous et sikhs, souvent commerçants étaient revenus en Afghanistan.

La présence juive en Afghanistan remonte à environ 1500 ans, voire 2500 ans. La conquête islamique a aggravé la situation des Juifs. Au XIIe siècle, Benjamin de Tudèle évalue à 80 000 le nombre de Juifs. En 1839, ce nombre croît en raison de l'arrivée de réfugiés juifs persans, et atteint 40 000 âmes. Les Juifs exerçaient des métiers de commerçants (cuir, karakul), propriétaires terriens, prêt d'argent.

Dans les années 1930, sous la férule du roi Mohammed Nadir Shah, puis de son fils, Mohammed Zahir Shah, sont persécutés - expulsions, spoliations, mesures de dhimmitude - les Juifs afghans et les réfugiés soviétiques accusés d'espionnage et de diffuser la propagande communiste. En 1935, un pogrom éclate à Herat : pillages, viols, rapts, conversions forcées à l'islam, mariages contraints, exil...

De 1935 à 1941, sous le Premier ministre Mohammad Hashim Khan, oncle du roi, l'Allemagne nazie bénéficiait d'une situation privilégiée en Afghanistan : pour les nazis, les Afghans étaient perçus, de même que les Iraniens, comme des Aryens. En 1938, une seule profession était autorisée aux Juifs : cireurs de chaussures. Ce qui était particulièrement infamant. 

Durant les années 1940, les Juifs ayant réussi à fuir clandestinement vers l'Inde sous domination britannique y étaient mal accueillis.

En 1948, environ 5 000 Juifs vivaient en Afghanistan. Ils ont émigré essentiellement vers Israël - autorisation en 1951 - et parfois vers les Etats-Unis, et sont 300 en 1969. La quasi-totalité fuit après l'invasion soviétique de 1979. Subsistent alors quelques dizaines de Juifs en Afghanistan, seulement à Kaboul. Ce nombre chute à dix en 1996, la plupart d'entre eux à Kaboul. 

En  2004, ne vivaient à Kaboul que deux Juifs : Zebulon Simentov, propriétaire jusqu'en 2001 d'une boutique de tapis et bijoux, et Isaac Levy (né aux environs de 1920). Ils se présentaient comme veillant sur la synagogue délabrée de la ville, et propriétaires de son Sefer Torah. Leur animosité médiatisée après l'intervention américaine les a incités à accuser l'autre de vol et d'imposture ; ils ont fini par être détenus en prison. Les Talibans ses sont emparés du Sefer Torah. Josh Greenfeld s'est inspiré de leur relation dans sa pièce de théâtre « The Last Two Jews of Kabul » (Les deux derniers Juifs de Kaboul) jouée à New York en 2002. Isaac Levy est décédé en janvier 2005. Zebulon Simentov a essayé de récupérer le Sefer Torah confisqué, en alléguant que le voleur serait interné au camp de Guantánamo. 

Seul un Juif demeurait en Afghanistan début 2021 : s'occupant d'une synagogue, Zebulon Simantov refusait depuis plus de vingt ans de remettre le guet (divorce religieux) à son épouse vivant en Israël. "Zébulon est né à la fin des années 1950, sous le règne de Mohammed Zaher Chah. À plus de 60 ans, il a été le témoin des bouleversements qui ont ensanglanté l'Afghanistan depuis : de la royauté à l'émirat islamique, il a vécu la révolution, la république, l'invasion soviétique, la guerre civile et l'arrivée au pouvoir des talibans, la guerre et l'occupation américaine, et enfin, le retour des talibans. « J'ai résisté. J'ai rendu la religion de Moïse fière ici », confiait-il à l'AFP." Son départ en avion d'Afghanistan a été annoncé début septembre 2021.

"Soucieux de faire bonne figure et de donner des gages à la communauté internationale, les talibans ont pourtant assuré garantir sa sécurité. Suhail Shaheen, porte-parole des talibans, a déclaré à la chaîne de télévision Kan News – dont il ne savait pas qu'elle était israélienne – que le groupe islamiste respecterait les droits des minorités en Afghanistan, y compris ceux du dernier juif du pays."

En septembre 2021, Zebulon Simantov a finalement fui l'Afghanistan dirigé par les Talibans pour les Etats-Unis "avec l'aide d'un intermédiaire ultra-orthodoxe de Brooklyn et d'un homme d'affaires israélo-américain".

Il a aussi accordé le divorce à son épouse. "Le guet a été accordé par le Beth Din de Sydney, dirigé par le rabbin Yehoram Ulman, selon le journaliste Zvika Klein du Makor Rishon

Klein a publié une capture d’écran d’une conversation sur Zoom à laquelle participaient également le rabbin Mendy Chitrik, basé à Istanbul, et l’homme d’affaires Moti Kahana, qui a fait pression pour que M. Simantov accorde le divorce depuis sa fuite périlleuse d’Afghanistan au début du mois. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les rabbins orthodoxes ont donné leur accord à des procédures de divorce tenues sur Zoom dans les cas où un guet était refusé. Plusieurs procédures similaires ont eu lieu en Israël, ce qui signifie que le divorce de Simantov sera probablement reconnu comme valide par les autorités religieuses."

En 2011, la guéniza afghane, ensemble de fragments de manuscrits en hébreu, araméen, judéo-arabe et judéo-perse du XIe siècle, a été découverte dans des grottes en Afghanistan. En 2013, environ 29 pages ces archives ont été acquises par la Bibliothèque nationale d'Israël. 

Plus de 10 000 Juifs d'origine afghane vivent en Israël. Plus de 200 familles de Juifs afghans habitent à New York, et plus de 100 Juifs d'origine afghane à Londres. 

« Afghanistan : un pays "accidenté" »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre de la série « Le Dessous des cartes » (Mit offenen Karten), « Afghanistan : un pays "accidenté" » (Afghanistan - Ein zerklüftetes).

« Bienvenue en Afghanistan, pays du commandant Massoud et des montagnes infranchissables, dont celles de l’Hindou Koush qui occupent une grande partie du territoire. Cette géographie "accidentée" est centrale pour expliquer la diversité tribale et ethnique et la volonté farouche d’indépendance du pays. »

« L'histoire afghane se caractérise par un état de guerre quasi permanent : rivalité coloniale entre Angleterre et Russie, invasion soviétique, intervention américaine après le 11-Septembre, sans oublier les relations tortueuses avec le Pakistan voisin, le rôle destructeur des taliban et, aujourd’hui, la présence de Daech. »

« Les intérêts complexes des voisins de l'Afghanistan »

La prise de pouvoir des talibans en Afghanistan le 15 août place les voisins du pays face à de nouveaux défis. Entre intérêts économiques et peur que l'Afghanistan devienne un nouveau bastion du terrorisme, les pays limitrophes tentent de dialoguer avec le groupe islamiste.

« Afghanistan. Pays meurtri par la guerre »
Arte diffusa le 1er septembre 2021 « Afghanistan. Pays meurtri par la guerre » (Afghanistan. Das verwundete Land ; Afghanistan: The Wounded Land), série documentaire en quatre parties de Mayte Carrasco et Marcel Mettelsiefen.

« Vingt ans après avoir été chassés du pouvoir, les Talibans sont de retour à la tête de l'Afghanistan ». 

« Alors que la fin du retrait des troupes américaines est imminente, un double attentat terroriste près de l'aéroport de Kaboul a fait de nombreuses victimes et alimente le chaos dans lequel s'effectuent les dernières évacuations de ressortissants et de civils ». 

« Cette série documentaire primée revient sur l'histoire d'un pays aussi beau que maudit. Comment et pourquoi tout cela a-t-il commencé ? »

« Depuis l’invasion soviétique de Kaboul en 1979, la guerre n’a laissé aucun répit à la population afghane. Archives et témoignages à l’appui, cette captivante fresque déroule et décrypte plus de quarante années d’un cycle infernal de violence. »

« Cette série documentaire exceptionnelle décrypte en quatre épisodes l’implacable engrenage qui a conduit le pays à s’enfoncer dans une poudrière inextricable ». 

« Au moyen de nombreuses archives et de précieux témoignages (Hekmatyar, le rival du commandant Massoud, Sima Samar, ministre de la Condition féminine afghane de 2001 à 2003, mais aussi un taliban, un ex-agent de la CIA ou un major de l’ex-Armée rouge), elle montre comment la population s’est retrouvée piégée, d’espoirs en désillusions, par les luttes de pouvoir entre les deux puissances de la guerre froide, les batailles d’ego des moudjahidine – héros des années 1980 mais impitoyables seigneurs de guerre des années 1990 – et le fondamentalisme taliban ». 

« Jusqu’à très récemment, face à la complexité du terrain et des structures politiques locales, les négociations avaient échoué à apporter une réponse de paix durable ». 

« Le 29 février dernier, Américains et taliban ont conclu un accord historique. Mais rien ne dit que cet arrangement améliorera le sort de la population afghane ». 

« Quelques jours plus tard, la Cour pénale internationale annonçait l'ouverture d'une enquête sur les crimes commis en Afghanistan depuis 2003 ».


1ère partie : « Le royaume » (Das Königreich)
« Années 1960. Dirigé par le roi Mohammed Zaher, chah depuis 1933, le pays connaît sa plus longue période de stabilité. » 

« Il bénéficie du soutien des deux superpuissances de la guerre froide, les États-Unis et l’URSS. »  

« Mais à l’inverse de Kaboul, où vit l’élite afghane occidentalisée, les campagnes, qui regroupent 80 % de la population, ne bénéficient pas des efforts de modernisation du pays. »  

« Entre espoir socialiste et révolution islamique, les étudiants de l’université de Kaboul commencent à nourrir des rêves contestataires. »  

« Le 17 juillet 1973, appuyé par l’Union soviétique, Mohammed Daoud khan, le cousin du roi, fomente un coup d’État. »  

« Il est renversé cinq ans plus tard, pour s’être retourné contre les leaders communistes, et remplacé manu militari par Mohammed Taraki. »  

« Interdiction de la religion, extermination des opposants : la politique radicale de ce dernier provoque l’ire des islamistes qui prennent les armes. »  

« Le 27 décembre 1979, Moscou envoie ses troupes à Kaboul pour restaurer l’ordre ».

« Ce deuxième volet retrace les dix ans de guerre entre l'armée soviétique et la rébellion afghane. » 

« Face à l’avancée de l’Armée rouge, de nombreux Afghans rejoignent l’appel au djihad lancé par les combattants islamistes. »  

« La résistance de ces moudjahidine – "guerriers saints" – attire aussi des étrangers. Parmi eux, le Saoudien Oussama ben Laden. » 

« Peu familières du terrain, les troupes de l’URSS se retrouvent piégées. »  

« Les Américains saisissent l’opportunité de donner l’estocade à l’ennemi soviétique en armant la rébellion afghane. »  

« Approvisionnée par l’Occident et le monde arabe, soutenue par la population, qui ploie sous le joug d'un pouvoir communiste intransigeant, la guérilla pousse Moscou à battre en retraite. »  

« Le 15 février 1989, Mikhaïl Gorbatchev achève l’évacuation de ses soldats. Les dix ans de guerre laissent le pays exsangue. »  

« Plus d’un million de civils ont été tués et cinq millions ont traversé la frontière pour se réfugier au Pakistan et en Iran. »

« Depuis l’invasion soviétique de Kaboul en 1979, la guerre n’a laissé aucun répit à la population afghane. Archives et témoignages à l’appui, cette captivante fresque décrypte plus de quarante années d’un cycle infernal de violence. Troisième volet. De la guerre civile qui a suivi le départ de l'armée soviétique, une nouvelle force a émergé : les taliban. »

« Pendant le conflit, le communiste Mohammed Najiboullah s’est hissé à la tête du pays. Ses tentatives de réconciliation nationale restent vaines face aux ambitions des moudjahidine d’installer une République islamique. Mais le front combattant pâtit de sa désunion. Les commandants Massoud et Hekmatyar se livrent un combat féroce qui mène à la guerre civile ». 

« Au milieu du chaos, une nouvelle force émerge : les taliban. Formés dans les écoles coraniques pakistanaises après avoir fui le conflit afghan dans les années 1980, ils gagnent le soutien de la population en promettant l’ordre et la justice. Au pouvoir à partir de 1996, ils font du pays un terreau fertile pour le développement du terrorisme islamiste. Ainsi, l’organisation Al-Qaïda menée par Oussama ben Laden y a développé son idéologie meurtrière. » 

« Le 11 septembre 2001, malgré l'avertissement du commandant Massoud aux Américains, elle réussit à mettre à exécution son plan : frapper en plein cœur les États-Unis. »

« Dernier épisode : suite aux attentats du 11 septembre 2001, les Américains dirigent la coalition internationale pour capturer Oussama ben Laden et renverser les taliban. Les moudjahidine se joignent aux troupes de l’Otan ».

« Les Américains dirigent la coalition internationale pour capturer Oussama ben Laden et renverser les taliban. Les moudjahidine se joignent aux troupes de l’Otan. En novembre 2001, le régime fondamentaliste s'effondre mais Ben Laden reste introuvable ». 

« Malgré tout, un vent d’espoir souffle sur la population : la démocratie émerge et le port de la burqa n’est plus obligatoire ». 

« Mais l’extrême pauvreté et la corruption généralisée minent peu à peu le pays. Les taliban, qui avaient réussi à se fondre dans la société après leur débâcle, regagnent du terrain ». 

« Le 2 mai 2011, Ben Laden est abattu par les GI au Pakistan. Pour les États-Unis, le but initial est accompli ». 

« Mais pour l’Afghanistan, théâtre de nombreux attentats-suicides, le chemin vers la paix reste semé d’embûches. Les taliban s’opposent au gouvernement local et à l’armée américaine, la dernière sur le terrain depuis le retrait des forces de l’Otan en 2014 ».

"Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix"
"De Femmes grands reporters (2009) à Femmes en politique – La relève (2012) en passant par Avortement Les croisés contre-attaquent (2017), la journaliste indépendante Alexandra Jousset a mis les femmes et leurs luttes au cœur de ses documentaires. Mais cette enquêtrice acharnée, qui n'a pas froid aux yeux, a aussi exploré d'autres terrains avec Crimes de guerre au Yémen – Les complicités européennes, Prix du jury Jeunes au Figra 2020. Férue d'art – elle a collaboré à l'œuvre de l'artiste américaine Taryn Simon, A Polite Fiction, exposée à la Fondation Louis-Vuitton –, la reporter s’est aussi essayée à la fiction avec #illusion, un court métrage coréalisé avec Teodora Berglund, sur les chimères véhiculées par les réseaux sociaux", a écrit Guillemette Hervé. 

Et Guillemette Hervé de conclure : "Diffusé par ARTE, son dernier documentaire, Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix, dresse le portrait d'une population exsangue après des années de guerre".

Arte diffusa le 7 septembre 2021 "Les Afghans, sacrifiés au nom de la paix" (Afghanistan - Opfer im Namen des Friedens), documentaire d'Alexandra Jousset.

"En négociant avec les taliban leur désengagement après dix-neuf ans de conflit, les Américains ont sacrifié les droits d'une population afghane exsangue. Le bilan éloquent d'une guerre pour rien."

"Le 15 août 2021, Kaboul est tombée aux mains des talibans : une victoire éclair des islamistes, mais aussi un échec cuisant des Américains". 

"En 2020, la réalisatrice Alexandra Jousset a réalisé ce documentaire, qui dresse le bilan éloquent d’une guerre pour rien."

"Ce poignant voyage dans une terre ravagée par dix-neuf ans de guerre commence aux portes de Kaboul, dans le Wardak, à la rencontre des miliciens taliban qui tiennent la zone. "

"Après avoir contraint Donald Trump, en février 2020, à négocier un accord de désengagement militaire, les combattants islamistes, qui contrôlent de fait une large partie du territoire, espèrent bientôt reprendre la totalité du pouvoir en Afghanistan." 

"Après 250 000 morts, des centaines de milliers de blessés, des déplacements de population massifs, que sont devenues les promesses brandies par George W. Bush quand, au lendemain du 11 septembre 2001, il a lancé l'offensive qui allait chasser Al-Qaïda du pays sans jamais venir à bout de la résistance de ses alliés locaux ?"

"De la capitale ceinturée par les campements de réfugiés aux environs de Djalalabad, où le taux de malnutrition ne cesse de grimper, Alexandra Jousset (Avortement, les croisés contre-attaquent) capte le dénuement et l'amertume d'une population exsangue, tout en disséquant les termes d'un accord qui n'a prévu aucune garantie pour préserver les fragiles acquis de deux décennies de présence occidentale." 

"Alternant entretiens officiels (avec l'ancien président Hamid Karzaï, le porte-parole des taliban au Qatar Suhail Shaheen, le très critique inspecteur général américain pour la reconstruction de l'Afghanistan John Sopko…) et éloquentes rencontres de terrain, elle dresse un bilan sans ambiguïtés de ce faux accord de paix, auquel le peuple afghan, une fois de plus, a été sacrifié". 

"Une enquête aussi fouillée que sensible, portée par de splendides images, dont les photographies de la reporter Véronique de Viguerie."

Collection documentaire d'Arte
Arte réunit sur son site Internet des documentaires dans le dossier : "Afghanistan : un an après la prise de pouvoir par les talibans". Certains sont diffusés le 27 septembre 2022 dès 20 h 55.

"Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en le 15 août 2021, ils ont fermé plusieurs institutions de protection des libertés fondamentales. Par ailleurs, les filles n'ont plus accès à l'éducation, en dehors des écoles primaires. L'Afghanistan est aussi un pays, aujourd'hui, qui dépend presque entièrement de l'aide étrangère, confronté également à une grave crise humanitaire. Dans ce dossier, des documentaires et des reportages vous permettront de mieux comprendre la situation actuelle de ce pays en crise."

« Août 2021 - Fuir Kaboul »
Arte diffuse « Août 2021 - Fuir Kaboul » (Kabul Airport - Flucht aus Afghanistan), documentaire de Jamie Roberts.

« À la mi-août 2021, le monde a les yeux rivés sur l’aéroport de Kaboul où se déroule une évacuation menée en catastrophe avant le départ des troupes alliées et alors que les talibans ont repris la capitale. Récit en immersion au cœur du chaos par ceux qui ont pu fuir et ceux qui ont choisi de rester. »

« Février 2020. Les États-Unis et leurs alliés décident de se retirer d’Afghanistan, après dix-huit ans de guerre ». Au lieu d'évacuer d'abord les civils afghans alliés - traducteurs, etc. - puis les soldats américains, le Président américain Joe Biden procède à l'évacuation d'abord des soldats américains, ce qui laisse ces alliés dans une détresse et à la proie des cruels talibans.

« Quinze jours avant le départ, fixé au 31 août 2021, deux compagnies américaines de marines se déploient à l’aéroport de Kaboul, pour évacuer les citoyens américains et les Afghans considérés comme "à risque", car ayant aidé les alliés pendant la guerre ». 

« En effectif réduit, les soldats américains pensent que la sécurité sera assurée à l’extérieur de l’aéroport par leurs homologues afghans ». 

Or, deux jours après leur arrivée, le 15 août, les talibans prennent Kaboul par surprise, sans rencontrer de résistance, et sèment la terreur parmi la population ». 

« Craignant pour leur sécurité ou leur liberté, des centaines de milliers d’Afghans affluent vers l’aéroport, leur dernière possibilité de fuite. »

« Commencent des journées terribles, inhumaines ». 

« Soldats débordés, marée humaine sur le tarmac bloquant tout décollage, familles jetées contre des barbelés, bébés piétinés, foules massées dans un canal d’égout devant la sinistre Abbey Gate – la porte donnant accès au compte-goutte à l’intérieur de l’aéroport –, tirs sur les civils, attentat-suicide… : comment en est-on arrivé à un tel chaos ? » 

« Les causes ont été identifiées, notamment la sous-estimation de ce qu’impliquait ce retrait des troupes ». 

« Le Pentagone a déclaré avoir suggéré en vain au gouvernement Biden de laisser 2 500 militaires américains en place quelque temps pour éviter l’effondrement du gouvernement afghan face aux talibans, ce qui aurait facilité l’évacuation ». 

« Le documentaire de Jamie Roberts (Murdoch, le grand manipulateur des médias) documente avec force ces dix-huit jours apocalyptiques, cette course contre la montre et l’horreur ». 

« Grâce à un récit, qui mêle les témoignages de ceux qui ont participé à l’évacuation – GI, civils afghans en fuite, chefs de guerre talibans –, à des archives personnelles, des images d’actualité et de vidéosurveillance, on vit jour après jour, de l’intérieur, le déroulement de cet événement traumatique, au plus près du pragmatisme désespéré des officiers américains, de la jubilation des talibans et de la détresse d’une population prise en étau ». 

« Épisode final d’une histoire complexe et tragique, le Kabul Airlift (évacuation par les airs) est à la fois un terrible échec et l’une des plus grosses opérations internationales de sauvetage qui a permis d’exfiltrer quelque 124 000 personnes. »





« Dans Août 2021 – Fuir Kaboul, le Britannique Jamie Roberts (Murdoch, le grand manipulateur des médias) fait raconter par ceux qui l’ont vécu le chaos de l’évacuation alliée, lors de la prise de la capitale afghane par les talibans. Retour sur les coulisses de la réalisation de son film. Propos recueillis par Benoît Hervieu-Léger. »

« Pourquoi avoir choisi de revenir si tôt sur l’évacuation de l’aéroport de Kaboul ?
Jamie Roberts : D’une part, la situation en Afghanistan a disparu de l’actualité dès qu’a débuté l’invasion russe en Ukraine. D’autre part, mon équipe et moi voulions reconstituer au plus près ce qui s’était passé à Kaboul en août 2021 à travers les personnes qui l’avaient vécu. Nous avions sous la main beaucoup de matière produite par des journalistes ou analystes mais quasiment aucune des protagonistes eux-mêmes, civils afghans, talibans ou forces américaines des marines. Pour l’obtenir et réaliser des entretiens, je me suis rendu deux mois à Kaboul, de janvier à mars 2022, puis un autre aux États-Unis. J’avais besoin d’images : les militaires américains fournissent rarement leurs propres films. Avec les talibans, la mise en relation a pris du temps.

Comment êtes-vous parvenus à dialoguer avec les nouveaux maîtres du pays ?
Les talibans ne constituent pas une organisation unifiée et il n’y a pas de canal officiel pour atteindre leur superstructure. Il faut donc user de patience et de persévérance pour les approcher, selon les bonnes vieilles méthodes du journalisme traditionnel. En travaillant avec une équipe afghane et en passant du temps dans des cafés, des restaurants ou des endroits fréquentés, je me suis fait connaître et le lien s’est établi. Cela dit, les talibans n’ont guère de mal à évoquer un contexte dont ils se perçoivent comme les vainqueurs. Les marines, au contraire, éprouvent un profond traumatisme et aucun de ceux interrogés n’estime avoir agi dans le sens souhaité.

Pourquoi ne pas avoir donné la parole à d’autres militaires de la coalition occidentale ?
Les Britanniques, Français, Allemands et Italiens n’étaient pas en première ligne au même titre que les Américains. Outre 200 civils, l’attentat-suicide du 26 août 2021 près de l'Abbey Gate, qui donne accès aux pistes, a tué 13 marines et aucun autre soldat étranger. Les Américains seuls faisaient face à la foule et aux talibans à l’entrée des terminaux. C’est à leur actif que revient le bilan de 124 000 personnes évacuées lors de cette opération humanitaire, la plus importante jamais menée par l’armée américaine. Ce chiffre repose sur les sources les plus fiables, mais reste à affiner.

Avez-vous des nouvelles des Afghans que vous avez interrogés, exilés ou non ?   
Je garde, bien sûr, le contact. La plupart de ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir se disent heureux d’être aujourd’hui en sécurité, malgré des conditions de vie précaires et une alimentation à laquelle ils ne sont pas habitués. Pour les autres, la situation est tragique. Le régime taliban se montre chaque jour plus répressif. Surtout, l’Afghanistan subit aujourd’hui une crise économique telle que sa population se préoccupe avant tout de sa propre survie. La famine menace plus de 65 % des Afghans. C’est la question avec laquelle nous laissons le spectateur, à la fin du documentaire : que va devenir ce pays ?

« Sous la loi des talibans »
Arte diffuse « Sous la loi des talibans » (Das Gesetz der Taliban), documentaire de Pedro Brito Da Fonseca et Patrick Saint-Exupéry.

« Un an après la prise de pouvoir des talibans, retour sur l’effondrement de l’Afghanistan et ses conséquences sur une population enserrée et appauvrie. Dans ce nouvel émirat islamique qui n’a pas fini d’effrayer l’Occident, Patrick de Saint-Exupéry et Pedro Brito da Fonseca ont eu accès à des témoignages inédits. »

« Le 15 août 2021, l'Afghanistan sombre dans le chaos ». 

« En une journée, l’achèvement du retrait des forces occidentales précipite la débâcle du régime en place : l’armée se volatilise, les responsables déguerpissent et les talibans prennent Kaboul sans combattre ». 

Le grand pays d’Asie centrale ouvre un nouveau chapitre de son histoire tragique, vingt ans après la "guerre au terrorisme" lancée par George W. Bush en réplique aux attentats du 11 septembre 2001 ». 

« Maîtres incontestés de 40 millions d’Afghans pris au piège, les "étudiants en religion" sont de retour et savourent leur revanche en se posant en vainqueurs des États-Unis ». 

« Leur programme ne surprendra personne : restaurer l'émirat islamique et mettre en place la "vraie" charia. Le rêve d’un retour à un monde parfait, pur, scandé de chants religieux et de commandements divins appliqués à la lettre comme au temps du prophète ». 

« Peu à peu, l’étau se resserre sur une population civile dont le mode de vie est désormais assimilé à un "ancien monde", et notamment sur les femmes ». 
« Les rares mouvements de contestation sont étouffés à feu doux et réprimés dans la discrétion ». 

« Vingt ans d'espoirs et de reconstruction sociale sont anéantis. »

"Une défaite sans rémission, une victoire sans avenir." Pendant l'année 2021, le réalisateur Pedro Brito da Fonseca et le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry ont arpenté l'Afghanistan à de multiples reprises, avant, pendant et après l'arrivée des talibans ». 

« Placés en première ligne, ils documentent l’effondrement de tout un pays et témoignent des bouleversements qui n’ont pas manqué de survenir. Parcourant différentes régions, ils questionnent des Afghans frappés de misère et rencontrent aussi les talibans, simples maillons ou chefs politiques ». 

« L'avenir promis par les nouveaux seigneurs au pouvoir ? "Allah y pourvoira", promet Khalil Haqqani, le nouveau ministre des Réfugiés, dont la tête est mise à prix 5 millions de dollars par le FBI pour son association avec Al Qaïda ». 

« Le documentaire s’intéresse aussi au sort des femmes et donne la parole à de courageuses militantes, qui ont décidé de ne pas baisser les bras ». 

« Réunions secrètes, manuels scolaires sauvegardés coûte que coûte et tracts distribués à la volée constituent le panel parfois dérisoire des actions séditieuses de ces résistantes constamment menacées, qui promettent pourtant de tout mettre en œuvre pour que leur liberté, mais aussi plus généralement celle de leur pays, ne soit rayée de la carte. »


« Août 2021 - Fuir Kaboul »  de Jamie Roberts
 
France, Etats-Unis, 2022, 74 min
Production : Amos Pictures, HBO Documentary Film, BBC, en association avec ARTE France
Sur Arte le 27 septembre 2022 à 20 h 55
Disponible du 22/09/2022 au 26/03/2023

« Sous la loi des talibans » de Pedro Brito Da Fonseca et Patrick Saint-Exupéry
France, 2022, 53 min
Sur Arte le 27 septembre 2022 à 22 h 10
Disponible du 20/09/2022 au 24/01/2023

France, 2020, 53 min
Sur Arte le 7 septembre2021 à 23 h 20
Disponible du 17/08/2021 au 05/11/2021
Visuels :
Femme dans la région du Wardak, domaine des Talibans en Afghanistan
En turban noir, le commandant Haji Zaker commande les combattants Taliban du district d' Asad
Taliban faisant la prière, Région du Wardak, Afghanistan
Enfant dans l' école du Région du Wardak, Afghanistan
Hamid Karzai, ancien président de l' Afghanistan
Omaid Sharifi fondateur de Art Lords vérifie que le dessin de son œuvre initiale est bien respecté. le groupe des " Art Lords" (Seigneurs de l' Art), des artistes ont décidé de reprendre l' espace urbain pour distribuer des messages de paix Ici leur dernière oeuvre inspirée d' un poème
© Véronique de Viguerie

France, 2019, 12 min
Présentation : Emilie Aubry
Disponible du 18/08/2021 au 18/11/2021

France, 2021, 5 min
Montage : J. Saccani
Journaliste : S. Hofmeier
Documentaliste : M. Nougueret
Graphiste web : Y. Brua
Disponible du 19/08/2021 au 21/08/2022

« Afghanistan. Pays meurtri par la guerre » de Mayte Carrasco et Marcel Mettelsiefen
Allemagne, 2019, 53 min x 4
Sur Arte 
Visuels :
© DR
© Russian State Archive/Krasnogorsk

1ère partie : les 1er septembre 2021 à 0 h 40 et 4 novembre 2021 à 23 h 26
Visuels :
© Library of Congress
© Dr. Bill Podlich

2e partie : le 1er septembre 2021 à 01 h 30 et 5 novembre 2021 à 0 h 18
Visuels :
© Russian State Archive/Krasnogorsk
© US National Archives
© Russian State Archive/Krasnogorsk
© LOOKSfilm

3e partie : les 1 septembre 2021 à 2 h 25 et 5 novembre 2021 à 1 h 10 
Visuels :
© United States Agency for International Development
© LOOKSfilm

4e partie : : le 1er septembre 2021 à 03 h 15 et 5 novembre 2021 à 2 h 03
Visuels :
© US Department of Defense
© Library of Congress
© LOOKSfilm

Disponible du 13/08/2021 au 11/09/2021

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Les  citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 31 août 2021.