jeudi 19 octobre 2017

« Palmyre, patrimoine menacé » par Martin Papirowski


Arte diffusera le 21 octobre 2017 « Palmyre, patrimoine menacé » (Die Rettung Palmyras) par Martin Papirowski. « Une plongée dans le passé, le présent et l’avenir de la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine mondial de l’Unesco et cible de l’État islamique, avant d’en être récemment libérée ».

  
« Entre Orient et Occident, la cité antique de Palmyre était, au temps des Romains, un lieu d’échanges et de commerce ».

Palmyre, ou Tadmor en hébreu et en araméen - tamar, signifie palmier -, se trouve dans le désert de l'actuelle Syrie, une oasis idéalement située sur la voie des anciennes caravanes commerciales - épices, bijoux, parfums, étoffes d'Inde et d'Extrême-Orient ; verre, métal, vin de Rome -, entre la Méditerranée et la Mésopotamie.

Dans la Bible hébraïque, le Premier Livre des Rois indique que le roi Salomon a conquis, organisé et construit dans Tamar (Tadmor).

Aux XIXe et XXe siècles, des archéologues ont découvert une inscription en hébreu - les premiers versets du Shéma Israël - sur la porte en pierre de la cité antique. Une communauté juive a vécu à Palmyre au fil des siècles, mais de manière semble-t-il discontinue. Près d'un temple païen, ont été exhumés des verres portant des dessins de ménorahs, chandelier à sept branches des Hébreux. En 2015, la conquête de Palmyre par l'Etat islamique a suscité les plus vives inquiétudes concernant ces vestiges du passé juif de la ville.

« Symbole de diversité et de tolérance, le site est devenu, lors de la guerre en Syrie, la cible de l’État islamique qui a pillé ses trésors archéologiques et détruit ses édifices emblématiques ». 

« Après la libération de la ville, des chercheurs tentent aujourd’hui de déterminer – à l’aide de mesures précises et d’images en haute résolution – l’étendue des destructions ». 

Le « sauvetage et la reconstruction de la « perle du désert » pourraient, à terme, amorcer le renouveau en Syrie ».


« Palmyre, patrimoine menacé » par Martin Papirowski
Allemagne, 2017, 51 min
Sur Arte le 21 octobre 2017 à 20 h 50

Visuel
Site de Palmyre (République arabe syrienne)
Copyright : © UNESCO
Auteur : Ron Van Oers

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English 
Les citations sur le film sont d'Arte.

Joel Meyerowitz


La Howard Greenberg Gallery présente deux expositions - "Between The Dog And The Wolf" et "Morandi, Cézanne And Mede  Joel Meyerowitz, photographe de rue (street photographer), américain, Juif, spécialisé dans les paysages et les portraits. 


Joel Meyerowitz est « l’archétype du New Yorkais cultivé qui a embrassé son époque avec curiosité et empathie. Par son travail en couleur, il a révolutionné l’histoire de la photographie. à l’instar de William Eggleston ou de Stephen Shore, il a influencé de jeunes générations de photographes et particulièrement l’école allemande de Düsseldorf ».

« Photographe de rue » comme le photographe humaniste français  Henri Cartier-Bresson ou Robert Frank, Joel Meyerowitz se distingue dès le milieu des années 1960 par le choix des couleurs à une époque où le noir et blanc était seul prisé des théoriciens et praticiens professionnels de la photographie, alors dédaigneux ou méfiants à l’égard des pellicules en couleurs qu’ils concédaient aux amateurs ou aux publicitaires.

Des années 1960 aux années 2000, l’œuvre du photographe Joel Meyerowitz  « apparaît comme le chaînon manquant qui permet de mieux comprendre le passage définitif du noir et blanc à la couleur dans l’histoire de la photographie de la deuxième moitié du XXe siècle ».

Précurseur dans la photographie en couleurs
Joel Meyerowitz naît en 1938 dans le Bronx, quartier populaire de New York.

« Mon père “Pop” était le maire officieux de notre pâté d’immeubles, et c’est donc en traînant avec lui et en observant la façon dont les événements se produisaient de manière inattendue que j’ai acquis mon initiation précoce aux comédies et aux tragédies de la vie quotidienne », se souvient Joel Meyerowitz.

Il débute comme directeur artistique dans une agence de publicité, auprès de Harry Gordon.

Premier tournant décisif de sa vie : sa rencontre avec le photographe Robert Frank.

Envoyé par son patron, ce vingtenaire observe dans le centre ville newyorkais Robert Frank « faire des photos de la nouvelle plaquette que j’avais créée. Il s’agissait de très jeunes filles qui faisaient diverses activités après l’école : devoirs à la maison, jeux, maquillage, etc. En quelques minutes, je me suis rendu compte que je n’avais jamais vu quelqu’un bouger ou utiliser un appareil photo de cette manière. Je l’observais pendant toute la scène, et chaque fois que j’entendais le déclic du Leica, je voyais ce moment s’illuminer, l’apogée absolue de cet instant ! J’étais ébahi ! J’avais déjà assisté à des séances de photographie, mais je n’avais jamais vécu une telle expérience ».

A Harry Gordon, il annonce sa démission et explique : « C’était génial, je ne savais pas que l’on pouvait bouger et prendre des photos à la fois ! » Tout ce que je voulais, c’était être dans les rues de New York. Harry m’a prêté son appareil photo. J’ai chargé une pellicule couleur sans me demander s’il y avait une quelconque autre alternative. Et je suis sorti… » (Joel Meyerowitz: Taking My Time).

 En 1962, Joel Meyerowitz parcourt les rues de New York avec un appareil 35 mm. Il se lie d’amitié avec Garry Winogrand, Tony Ray-Jones, Lee Friedlander, Diane Arbus. Dans son Panthéon, figurent Robert Frank et Eugène Atget.

Joel Meyerowitz capte des scènes saugrenues de la Big Apple, le visage d’une petite fille inséré dans une série de cadres. Le visage de la caissière d’un lieu de spectacle dissimulé ou remplacé par un Hygiaphone. Un piéton emportant un grand animal.

Ce photographe alterne le noir et blanc – la magie d’un paysage enneigé éclairé par une étoile - et la couleur qui souligne le contraste entre la proximité d’un bébé et de fusils, les couleurs vives de New York, le duo entre deux New Yorkais différents par l’âge, l’expression du visage, etc.

« Dès mes débuts en tant que photographe – la toute première pellicule, en réalité – j’ai travaillé en couleur et je croyais en son potentiel. Naturellement, à cette époque, j’étais jeune et inexpérimenté, et j’ignorais qu’il y avait une question persistante sur la couleur dans le monde très sérieux de la photographie. On pensait alors que la couleur était trop commerciale, ou que c’était davantage le domaine des amateurs et, finalement, qu’il était quasi impossible de développer des photos couleur soi-même dans sa propre chambre noire  ».

Et d'ajouter : « Vers 1965, j’ai commencé à porter deux appareils photo chaque jour : un avec une pellicule couleur, l’autre avec une pellicule noir et blanc. Je n’avais cependant jamais essayé de comparer côte à côte deux vues presque identiques et, ce faisant, de voir par moi-même laquelle pouvait apporter à la question de la couleur une conclusion avec laquelle je pourrais être à l’aise ».

Vers cette époque, Joel Meyerowitz lit un texte de John Szarkowski. Celui-ci a succédé au célèbre Edward Steichen au poste de conservateur pour la photographie (1962-1991) du MoMA (Musée d’art moderne) de New York.

John Szarkowski a écrit « qu’une photographie décrit simplement ce qui est devant l’appareil photo. Cette affirmation simple m’a fait réfléchir plus sérieusement à l’idée de description et à la façon dont l’accumulation des informations dans la photo constitue son état primaire, indépendamment de tout autre événement décrit dans la photographie. Dans les années 1966-67, j’ai passé un an en Europe, où j’ai eu la possibilité de procéder à des essais pour moi-même, et lorsque je suis rentré chez moi, j’ai pu examiner et analyser ces doublons. J’ai alors constaté que l’image en couleur était plus riche d’informations, qu’il y avait beaucoup plus à voir et à réfléchir, tandis que le noir et blanc réduisait le monde à des nuances de gris. La pellicule couleur était plus exigeante. Le piqué de l’image et sa cohésion m’obligeait à “lire” plus attentivement tout ce qu’il y avait dans le cadre. Ainsi, lorsque j’ai commencé à réfléchir de cette manière, un processus s’est engagé qui est ensuite devenu la façon dont je lisais et comprenais mon travail. J’avais l’impression que les couleurs signifiaient quelque chose pour chacun de nous, dans le passé comme dans le présent. Nous gardons des souvenirs de couleurs tout comme nous créons des souvenirs olfactifs, et ils évoquent des sensations et, à partir de cette reconnaissance, nous élaborons notre propre vocabulaire des réponses aux couleurs ».

La comparaison entre deux photographies, l’une en noir et blanc et l’autre en couleurs, s’avère à cet égard très pertinente : celle en couleurs est plus informative, capte davantage le regard du lecteur, semble de meilleure qualité artistique. De plus, chaque époque se distingue par sa tonalité chromatique : couleurs acidulées des années pop, imprimés imitation panthère d’une ère de combat.

Dans cet émerveillement de Joel Meyerowitz pour les apports des couleurs on retrouve l’enthousiasme de François Truffaut, alors critique de cinéma  pour Arts et Les Cahiers du cinéma, découvrant et s’émerveillant dans le mélodrame de Douglas Sirk, Written on the Wind (Ecrit sur du vent, 1956), devant l’Amérique en couleurs pimpantes, modernes révélées dans ce film.

Dès 1972, Joel Meyerowitz   se consacre uniquement à la couleur, et aux grands formats.

Son premier livre, Cape Light (1979), dans lequel « il explore les variations chromatiques au contact de la lumière, est considéré comme un ouvrage classique de la photographie ». Il a été vendu à plus de 100 000 exemplaires en 30 ans. Seize autres ouvrages suivent.

Cet artiste inaugure comme enseignant le premier cours de photographies en couleurs à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art, établissement prestigieux d’enseignement supérieur de New York.

Utilisant alternativement un appareil 35mm et une chambre Deardorff 20x25, Joel Meyerowitz « développe à travers ces deux formats, qui définissent deux langages différents, une écriture originale. Il capture “l’instant décisif” avec son appareil 35mm, et révèle la beauté du réel en utilisant un temps beaucoup long avec la chambre grand format ». C’est parfois une cacophonie chromatique qu’il impressionne. Ou un moment de poésie : ce couple s’éloignant de dos dans des volutes de fumée…

A l’épure des paysages, ruraux ou maritimes, et de portraits, alternent l’intensité, le rythme, les chocs des villes. Tous soigneusement composés et colorés. Avec des lumières diverses : celle qui fait rougir la peau de la rousse Caroline, à Provincetown, sur un fond de dégradés de bleu, ou celle plus blanche de Paris.

Plus de 350 expositions dans des musées et des galeries ont montré les photographies de cet artiste souvent distingué.

En 1998, Joel Meyerowitz a réalisé son premier film, POP, journal de son voyage de trois semaines avec son père âgé de 87 ans, Hy, et son fils Sasha.

Dans les jours ayant suivi les attentats terroristes islamistes contre le World Trade Center (WTC), à New York, le 11 septembre 2001, Joel Meyerowitz a constitué les archives sur cette destruction et la reconstruction dans et autour de Ground Zero. Plus de 8 000 photographies de ces Archives du WTC ont fait l’objet de 35 expositions organisées par le Département d’Etat, de 2002 à 2005, de Londres à Islamabad, de Rome au Koweït, de Moscou à Jérusalem. Avec ces photos, Joel Meyerowitz a aussi représenté, les Etats-Unis à la Biennale de Venise en 2002.

En 2013, la Maison européenne de la photographie  (MEP) a présenté une rétrospective  de Joel Meyerowitz.

En 2014, la célèbre Howard Greenberg Gallery a présenté deux expositions de Joel Meyerowitz, photographe de rue (street photographer), américain, Juif, spécialisé dans les paysages et les portraits : My European Trip: Photographs from the Car, exposition en 1968 au  MoMA et dont le commissaire était John Szarkowski et  The Effect of France. New Still Lifes, 2012-2013.

Le NRW-Forum à Düsseldorf présenta la première rétrospective de Joel Meyerowitz en Allemagne. Plus de 260 photographies d'une carrière s'étalant sur 50 ans.

La Polka Galerie a présenté Taking my Time - Part II de  Joel Meyerowitz, second volet de exposition « Taking My Time », un cycle rétrospectif en deux tableaux consacré au grand photographe américain Joel Meyerowitz. Autobiographique et méditative, l’exposition plonge dans la mémoire d’un artiste spectateur qui a traversé l’histoire récente de la photographie. La deuxième partie du voyage se consacre aux paysages et à la lumière, laissant les rues de New York de la « Part. I » derrière elle". Des premiers travaux en noir et blanc à son travail précurseur en couleurs, dont les photographies réalisées pendant neuf mois dans les ruines du World Trade Center à New York, après les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001.

"A la  fin des années 1960, l’auteur de Bystanders (1994) interroge les secrets de la couleur, en explorant sa finesse, ses tonalités, ses contrastes et ses saturations veloutées. Le bouleversement sémantique que présuppose l’abandon du noir et blanc conduit Meyerowitz vers le contexte de ses images. Le grand format joue ici un rôle prépondérant. En 1976, l’artiste fait l’acquisition d’une chambre photographique grand format, une Deardorff 8x10. C’est à Cape Cod, où il passe ses vacances, que Meyerowitz l’utilise pour la première fois. Avec sa lumière, ses paysages vides, plats, silencieux voire figés, la presqu’île balnéaire du Massachusetts est à l’exact opposé de l’énergie new-yorkaise qu’il photographie à ses débuts, au 35 mm. Mécaniquement et symboliquement, la vision change. Le dispositif et les règles aussi".

"L’expérience de la chambre photographique permet à Joel Meyerowitz de résoudre un paradoxe esthétique et artistique auquel il s’est confronté dès ses débuts, au moment où la photographie couleur, médium de masse par excellence, gagnait son statut d’œuvre d’art. Là où Fred Herzog ou Stephen Shore, pour s’en libérer, neutralisent les nuances, Meyerowitz fait le contraire, assumant la richesse et la puissance des pigments. La couleur n’est plus seulement un procédé, elle devient un langage. Et la photographie un métabolisme, un théâtre, un lieu de contemplation qui se joue des hors-champs et des harmonies chromatiques. « L’action n’est plus au cœur, elle devient presque accessoire. Mon image a d’autres ambitions. » En 1979, paraît Cape Light, son livre culte, clin d’œil au passé et préfiguration de ses futures séries".

"Après les piscines de Cape Cod viendront d’autres paysages, d’autres formes, d’autres architectures. Des forêts de Toscane aux ruines du World Trade Center en passant par les ateliers du grand peintre italien Giorgio Morandi. Le voyage de Meyerowitz devient alors intérieur".

La Howard Greenberg Gallery présente deux expositions - "Between The Dog And The Wolf" (Entre Chien et loup) et "Morandi, Cézanne And Me" - montrant des photographies, parfois inédites, de  Joel Meyerowitz.

"Two exhibitions of photographs by Joel Meyerowitz will be on view at Howard Greenberg Gallery from September 7 to October 21, 2017. Between the Dog and the Wolf presents images from the 1970s and 80s made in those mysterious moments around dusk. Many of the works will be on display for the first time. Morandi, Cézanne and Me surveys Meyerowitz’s recent still lifes of objects from Paul Cézanne’s studio in Aix-en-Provence and Giorgio Morandi’s in Bologna. The exhibitions will open with a reception on September 7, from 6 to 8 p.m.

Two new books of photographs by Meyerowitz are to be published: Joel Meyerowitz: Cézanne’s Objects (Damiani, October 2017) and Joel Meyerowitz: Where I Find Myself: A Lifetime Retrospective (Laurence King, January 2018).

"The exhibition title Between the Dog and the Wolf is a translation of a common French expression “Entre chien et loup,” which refers to oncoming twilight. As Meyerowitz notes, “It seemed to me that the French liken the twilight to the notion of the tame and the savage, the known and the unknown, where that special moment of the fading of the light offers us an entrance into the place where our senses might fail us slightly, making us vulnerable to the vagaries of our imagination.”

The "majority of the photographs in the exhibition are from a period when Meyerowitz was spending summers on Cape Cod and had just begun working with an 8x10 view camera. “My whole way of seeing was both challenged and refreshed. I found that time became a greater element in my work. The view camera demands longer exposures, and I began looking into the oncoming twilight and seeing things that the small cameras either couldn’t handle or didn’t present in significant enough quality,” Meyerowitz explains. “What seems of more value to me now, 30 years later, is how that devotion to the questions back then taught me to see in a new and simpler way.”

"The exhibition features photographs taken concurrently with Meyerowitz’s iconic series Cape Light, widely recognized for his use of color and appreciation of light. A young woman is perched on a wall that overlooks the Cape Cod Bay in a 1984 print, with the last of the daylight fading into a pink haze. A 1977 view of a dark house with one lit window has a sandy front yard with a sagging badminton net, an abandoned tricycle, and a blue doghouse with peeling paint. In a nearly abstract image from 1984, the viewer can barely see lights from a house on the beach as night falls. Other locations show a view of a serene sky with St. Louis’ Gateway Arch from 1977 and a palm tree in fading blue light in Florida from 1979".

As Meyerowitz notes, “I am grateful that my experience has allowed me to work both as a street photographer and as a view-camera photographer, and that I’m comfortable with both vocabularies. I speak two languages, classical and jazz. Street photography is jazz. The view camera, being so much slower, is more classical, more meditative, it has a different way of showing its content. You can be a jazz musician and play classically, and you can be a classical musician and love the immediacy and improvisation of jazz.”

"Morandi, Cézanne and Me reflects Meyerowitz’s fascination with everyday objects, which also served as inspiration to Paul Cézanne and Giorgio Morandi. He was granted permission to photograph in both artists’ studios in 2013 and 2015".

Meyerowitz "was struck by the grey walls in Cézanne's studio, and how every object in the studio seemed to be absorbed into the grey of the background. He photographed just about every object there – from vases, pitchers, and carafes to a skull and Cézanne's hat. This project spurred him to visit Morandi’s studio to observe the objects that the master still life painter had used as inspiration for over 60 years. Meyerowitz was allowed access to all 275 of Morandi’s famous objects at his home and studio. He worked near the same window, sitting at Morandi’s table, photographing shells, pigment-filled bottles, funnels, watering cans, and other dusty aged objects against the same paper that Morandi had left on the wall, now brittle and yellow with age. Meyerowitz also began to look anew at items he found in Italian flea markets – a dented brass tube, a rusted tin flask, a capped container -- and he photographed them placed in grey corners and against heavy canvas backdrops in his studio in Tuscany".

Says Meyerowitz, “My underlying motive – while, of course doing this for my own pleasure – was to provide a catalogue of the objects these painters used in the course of their lives, and show to scholars and other interested viewers, the actual, and for the most part humble, cast-offs and basic forms that these great painters drew their inspiration from.”

"Joel Meyerowitz (born 1938) is an award-winning photographer whose work has appeared in over 350 exhibitions in museums and galleries throughout the world. After a chance encounter with Robert Frank, the New York native began photographing street scenes in color in 1962, and by the mid-1960s became an early advocate of color photography and was instrumental in the legitimization and growing acceptance of color film. His first book, Cape Light (1979) is considered a classic work of color photography and has sold more than 100,000 copies. He has authored 17 other books, including Legacy: The Preservation of Wilderness in New York City Parks (Aperture, 2009). As the only photographer given official access to Ground Zero in the wake of September 11th, he created the World Trade Center Archive, selections of which have toured around the world. Meyerowitz is a two-time Guggenheim fellow and a recipient of awards from both the NEA and NEH. He is a recent winner of the Royal Photographic Society's Centenary Award, its highest honor. For his 50 years of work in 2012, he received the Lifetime Achievement Award at the Lucie Awards, an annual event honoring the greatest achievements in photography. This January, Meyerowitz was inducted into the Leica Hall of Fame for his contribution to the photographic genre. His work is held in the collections of many museums, including The Museum of Modern Art, New York; the Whitney Museum of American Art, New York; and the Museum of Fine Art, Boston. Meyerowitz lives and works in Tuscany and New York City".


"Between The Dog And The Wolf" et "Morandi, Cézanne And Me"
Du 7 septembre au 21 octobre 2017
A la Howard Greenberg Gallery

Du 14 janvier au 4 mars 2017
A la Polka Galerie 
12, rue Saint-Gilles. 75003 Paris, France
T +33 1 76 21 41 30
Du mardi au samedi de 11 h à 19 h 30 ou sur rendez-vous

Du 27 septembre 2014 au 11 janvier 2015
Au NRW-Forum Kultur und Wirtschaft Düsseldorf
 Ehrenhof 2, 40479 Düsseldorf. Germany
Tel.: +49 (0)211 – 89 266 90
Du mardi au dimanche de 11 h à 20 h

Du 17 avril au 31 mai 2014
A la Howard Greenberg Gallery
The Fuller Building.  41 East 57 Street.  Suite 1406.  New York, NY 10022
Tél.: 212.334.0010
Du mardi au samedi de 10 h à 18 h

Jusqu’au 7 avril 2013
A la Maison européenne de la photographie  (MEP)

5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
Du mercredi au dimanche de 11 h à 20 h

Visuels  de haut en bas :
NYC, 1963
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

NYC, 1965
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

JFK Airport, NYC, 1968
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Mexico, 1963
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

NYC, 1963
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

NYC, 1963
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Roseville Cottages, Truro, Massachusetts, 1976
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Paris, France, 1967
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Florida, 1967
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

NYC, 1978
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

NYC, 1975
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Caroline, Provincetown, Massachusetts, 1983
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Five more found, NYC, 2001
© Joel Meyerowitz
Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City

Provincetown, 1978
Florida, 1978
Heidi, Provincetown, Massachussets, 1981
Quartet, Massachussets, 1983
© Joel Meyerowitz, Courtesy Polka Galerie.

Fort Lauderdale, Florida, 1977
Archival pigment print; printed 2017
18 3/8 x 23 3/8 inches
From an Edition of 20

Affiche
Provincetown, Massachusetts, 1977
Archival pigment print; printed 2017
36 3/4 x 29 3/8 inches
From an Edition of 10

Dusk, New Jersey, 1978
Archival pigment print; printed 2017
18 3/8 x 23 3/8 inches
From an Edition of 20

Fort Lauderdale, Florida, 1977
Archival pigment print; printed 2017
29 1/4 x 37 inches
From an Edition of 10

Truro, Massachusetts, 1977
Archival pigment print; printed 2017
18 3/8 x 23 3/8 inches
From an Edition of 20

Affiche
Cezanne’s Studio, 2013
Archival pigment print; printed later
59 1/2 x 77 1/2 inches
From an edition of 4

Teatrino, 2013
Archival pigment print; printed later
40 x 32 inches
From an edition of 10

Grey Corner, 2014
Archival pigment print; printed later
40 x 30 inches
From an edition of 10

Teatrino Series, Bird Mother, 2017
Archival pigment print; printed later
40 x 30 inches
From an edition of 10


A lire sur ce blog :

Les citations sont extraites du dossier de presse.
Cet article a été publié sur ce blog le 2 avril 2013, puis les 17 avril, 29 mai et 24 septembre 2014, 10 janvier 2015, 15 janvier et 3 mars 2017.

Pierre Mendès France (1907-1982)



Bachelier à quinze ans, diplômé de Sciences Po (1925), avocat, député de l'Eure, maire de Louviers, résistant dans la France aérienne libre, Pierre Isaac Mendès France (1907-18 octobre 1982) a marqué les sept mois et dix-sept jours de sa Présidence du Conseil sous la IVe République par sa rigueur, la paix en Indochine et en Tunisie, la résolution des problèmes sarrois et des comptoirs français en Inde, l'adoption de mesures sociales et une relation régulière, radiophonique, avec ses concitoyens. Vers la fin de sa vie, il pensera favoriser une paix au Proche-Orient en accueillant à son domicile des membres de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine). Sa vie durant, il a cherché et réuni des archives sur sa famille afin d’en retracer l’histoire. Nul doute que les attaques antisémites dont il a été l’objet ont pour partie déterminé cet intérêt. 


Pierre Isaac Mendès France (1907-18 octobre 1982) a profondément marqué les scènes française - plus jeune député (1932) de l'Eure, opposé à la tenue des Jeux Olympiques dans le Berlin de l'Allemagne nazie (1936) plus jeune sous-secrétaire d’Etat radical dans le 2e gouvernement Blum (1938), officier navigateur dans les bombardiers de la France aérienne Libre, ministre de l'Economie du gouvernement provisoire de de Gaulle (1944-1945), Président du conseil et ministre des Affaires étrangères (1954-1955), évolution du Parti radical, dont il est avec Jean Zay l'un des Jeunes Turcs, au Parti socialiste unifié (PSU), illustre représentant d'une "nouvelle gauche" ni communiste ni socialiste -, et mondiale : président des débats lors de la conférence à Bretton Woods (1944) où est défini le système financier international.


Un politicien exigeant et moderne, notamment dans sa communication avec ses concitoyens (causeries radiophoniques du samedi soir). Il rappelait une anecdote qui l'avait marqué. Peu après son élection comme édile local, il avait été invité chez une de ses électrices. Celle-ci avait sorti d'un meuble la profession de foi du candidat Mendès France, et elle y avait coché toutes les mesures que cet élu avait déjà appliquées.

Un homme d'Etat convaincu de la nécessité de moderniser l'économie française, opposant au gaullisme, pourfendeur de la constitution de la Ve République, épris de vertu et récusant le vocable "mendésisme". Un paradoxe politique défini par François Bloch-Lainé : « L'attrait, le rayonnement, le respect [...] et l'échec [...]. L'intelligence, la rigueur, la loyauté du raisonnement entraînent l'adhésion. Mais [...] le rejet de toute ruse utile traduit, semble-t-il, un goût d'avoir raison plus fort que le désir d'aboutir. »

Un Français juif traité de « sale youpin » par le communiste Jacques Duclos et de  « petit juif marchand de tapis » par des députés communistes. Et qui savait que ses positions en faveur de l'indépendance des protectorats français risquaient de le cibler comme « le Juif bradeur d’empire ».


Heureux de la victoire de la gauche incarnée par François Mitterrand en 1981, Pierre Mendès France demeure, avec raison, critique très tôt à l'égard de la politique socialiste.

"Nommé Président du Conseil par le Président de la République René Coty en 1954, Pierre Mendès France restera au pouvoir seulement huit mois. Durant ce si bref mandat, il mettra un terme aux combats en Indochine. Partant de cet épisode historique, le réalisateur Marc Bessou nous propose un portrait de cet homme qui, loin des clivages politiciens, bénéficie encore aujourd’hui d’une aura universelle", indique le communiqué de presse du documentaire Le mystère Mendès France. Le 2 juin 2014, Marc Bessou a relaté une anecdote révélatrice du caractère de Pierre Mendès France. Lors du recrutement d'un collaborateur, il ne réclamait pas son curriculum vitae, mais s'enquérait : "Est-ce un homme d'honneur ?" 


En 1954, Pierre Mendès France, alors Président du Conseil (Premier ministre),  voulait lutter contre la consommation élevée d'alcool et la dénutrition en France : des parents, notamment dans les milieux ruraux pauvre, veillaient à ce que leurs enfants partent à l'école le matin après avoir consommé un verre d'un vin fort. Et sa campagne en faveur du lait a suscité l'hostilité de ceux vivant de la vente du « gros rouge » : betteraviers, propriétaires de cafés, etc. Malgré cette opposition teintée d'antisémitisme, Pierre Mendès France a persévéré en argumentant : « Quels sont les faits ? Aucune population ne consomme plus d'alcool que la population française. Nos hôpitaux psychiatriques ne peuvent abriter toutes les victimes de l'alcool, dont le nombre croît chaque année... Il s'agit de rendre des hommes libres, conscients des dangers qui les menacent, et de les aider à éviter ces dangers... Les sommes annuellement gaspillées, tant pour la production exagérée des boissons alcoolisées que pour le traitement des victimes de l'alcoolisme, atteignent un montant astronomique, des centaines et des centaines de milliards ». Le plan de Pierre Mendès France « est arrêté : les récoltes de betteraves seront prioritairement orientées vers la production de sucre, et non plus d'alcool ; les 3,5 millions de bouilleurs de cru amateurs et professionnels seront surveillés pour que la fraude sur les quantités distillées cesse. Enfin, le lait sera promu et distribué chaque jour aux écoliers de France et de Navarre ». Et aux jeunes effectuant leur service militaire.

Marc Bessou a construit son documentaire en mettant en parallèle l'avis de proches de ce politicien - Michel Rocard, Léone Georges-Picot - et celui critique d'Edouard Balladur. Seule exception à cette règle d'équilibre : l'accueil par Pierre Mendès France à son domicile, dès les années 1970, de représentants de la gauche israélienne et de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont la charte ne reconnait pas, à ce jour, l'Etat d'Israël. Seul André Azoulay, à l'origine de ce rapprochement, dont était informé Shimon Peres, évoque ces réunions qui s'avèrent problématiques. On demeure perplexe et choqué car on ne comprend pas comment un homme intègre, lucide, rigoureux, sioniste et attaché à la sécurité de l'Etat d'Israël, a pu accueillir des membres d'une organisation terroriste visant à ce jour à l'éradication de l'Etat Juif et a pu croire que l'OLP avait changé ou changerait. 

On peut aussi regretter l'insuffisance des interviews de Pierre Mendès France, notamment ses critiques fondées de la Ve République. Le coût élevé des archives explique vraisemblablement ces carences.

Généalogie
Durant toute sa vie, Pierre Mendès France a cherché et réuni des archives sur sa famille Juive séfarade afin d’en retracer l’histoire. 

Ses recherches généalogiques l’ont fait remonter jusqu’à Luis Mendès de França, né en 1641 au Portugal. Victime de l’Inquisition, cet ancêtre trouve refuge à Agen en 1684, avant de se fixer à Bordeaux.

Son fils baptisé, Jean Mardochée, signe vers 1738 un livre en hébreu publié à Amsterdam. A Saint-Domingue, il acquiert un domaine au Petit Goave.

Plus tard, David Mendès France importe le chocolat des Amériques en France…

George Weill, ancien conservateur de la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle (AIU), avait convaincu Pierre Mendès France d’y déposer ses archives à caractère personnel, soit une centaine de boîtes archivées aux dossiers classés et titrés incluant des notes explicatives. Rappelons que des documents se rapportant à la vie, à l’action ou à la pensée politique de PMF sont conservés par l’Institut Pierre Mendès France.

Des archives à caractère personnel sur lesquelles se sont fondés Gérard Boulanger et Eric Roussel, auteurs de deux récentes biographies publiées respectivement chez Calmann-Lévy et Gallimard. Et consultables sur autorisation de Michel Mendès France.

Pour valoriser ce fonds d'archives familiales et à l’occasion du centenaire de la naissance de cet homme politique radical, puis membre du PSU, une exposition a été conçue et réalisée en 2007 à l'AIU par Joan Mendès France, épouse de Michel Mendès France, fils cadet de Pierre Mendès France, Simone Gros, secrétaire de ce dernier, Arie Danan et Jean-Claude Kuperminc.

Photos, arbre généalogique, coupures de presse, fausse carte d’identité au nom de Jean Besson fabriquée par Pierre Mendès France à la prison de Clermont-Ferrand, argumentaire pour sa défense lors du procès de Riom, carnet de vol du navigateur du groupe Lorraine au sein des Forcesfrançaises libres (FFL), correspondances de Robert et Edward Kennedy témoignant de l’estime de leur frère John et du leur, portrait de Jules Isaac Mendès France par Lily Mendès France, première épouse du politicien, etc. Tous ces documents inédits ou peu connus révélant des facettes peu connues.

En octobre 2012, la ville de Louviers a présenté une exposition consacrée à Pierre Mendès France. Celui-ci y avait ouvert son cabinet d'avocat, et y avait été élu maire (1935-1939 et 1953-1958) .

L’association Ciné-Histoire a organisé, avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G., la séance « Français libre, homme libre » du cycle « Ces résistants à ne pas oublier » consacrée à Pierre Mendès France, en présence de Michel Mendès France, le 17 mars 2014 de 14 h 30 à 17 h 30, à l'Auditorium de la Ville de Paris. La projection a été suivie d’une intervention de  Jean-Louis Crémieux-Brilhac. Ont été diffusés des extraits de Juin 1940, le piège du Massilia de Virginie Linhart - "Juin 1940. L'armée française est en déroute et le gouvernement se replie sur Bordeaux. Au sein des instances politiques, un débat oppose ceux qui veulent l'armistice avec l'Allemagne à ceux qui veulent poursuivre la guerre aux côtés de l'Angleterre, avec laquelle la France est liée par un pacte qui exclut toute paix séparée. Il est finalement décidé que le gouvernement français poursuivra la lutte depuis l'Afrique du Nord, et que seul le maréchal Pétain restera en France: le Parlement sera évacué à bord du "Massilia" depuis Bordeaux et le gouvernement rejoindra Perpignan d'où il embarquera pour Alger. Mais cela ne se fera jamais; seuls 27 parlementaires embarquent à Bordeaux le 21 juin 1940 et apprennent, en mer, le 22 juin, que l'armistice a été signé" - et de Pierre Mendès France, l’empreinte  de François Lanzenberg.

Après les 4 août à 21 h et 25 novembre 2015, le 10 juin 2016, TV5 Monde diffusera Accusé Mendès France, téléfilm de Laurent Heynemann (2010, 90') avec Bruno Solo, Jacques Spiesser, Didier Benureau, Jean-Claude Dauphin : "Au printemps 1941, un homme se tient debout, face à son destin, devant ses juges: il comparaît devant un tribunal militaire, aux ordres du gouvernement, qui d'avance a décidé de le condamner. Pierre Mendès France, injustement accusé de désertion, va défendre jusqu'au bout son honneur, son nom et, plus que tout, les principes républicains auxquels il croit tant. Son procès, à Clermont-Ferrand, le confronte à des mensonges, coups tordus, tentatives de déstabilisation et à des témoins manipulés, un juge d'instruction acquis au gouvernement de Vichy. Comment assurer sa défense? Comment rétablir la vérité ? Comment prouver qu'il cherchait à poursuivre le combat contre Hitler, et non à déserter ?"


Le mystère Mendès France, de Marc Bessou
AB Production, 2014, 52 mn
Diffusions sur Toute l'Histoire les 28 et 30 mai, 2 et 4 juin 201413 octobre 2014, 15 avril 201513 juin 2016. 

45, rue La Bruyère, 75009 Paris
Tél. : 01 53 32 88 55

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Cet article a été publié en une version concise par L'Arche. Il a été modifié le 8 juin 2014.
Il a été republié le :
- 11 juillet 2012 à l'occasion de la diffusion par Arte du Chagrin et la pitié, chronique d'une ville française sous l'Occupation de Marcel Ophüls - Pierre Mendès France (1907-1982) y témoigne sur cette période et son action - et du 32e congrès de généalogie Juive à Paris (15-18 juillet 2012). Jean-Claude Kuperminc y présenta les ressources généalogiques de la bibliothèque de l'AIU, notamment les archives personnelles de Pierre Mendès France ;
- 24 octobre 2012, 18 mars, 24 octobre et 1er décembre 2013, 13 mars, 13 mai et 24 juillet 2014 à l'approche de la diffusion par la chaîne Histoire du numéro de la série Histoire de comprendre intitulé Mendès France pouvait-il sauver la IVe république ? et réalisé par Robert Mugnerot les 24 octobre, 15 et 18 novembre 2012, les 19 et 27 mars, 4 et 6 avril 2013, 25 octobre 2013 à 2 h 15, 2 et 20 décembre 2013, 13 et 19 mai 2014, 25 juillet 2014  ;
- 29 mai 2014 et 4 août 2015. Toute l'Histoire a diffusé Le mystère Mendès France, documentaire de Marc Bessou, les 30 mai, 2 et 4 juin 2014, 4 août 2015 ;
- 13 octobre 2014 ;
- 15 avril et 24 novembre 2015. La chaîne Toute l'Histoire rediffusera le 15 avril 2015 Le mystère Mendès France, documentaire de Marc Bessou ;
- 7 juillet 2015. Dans le cadre d'Histoire de comprendre, Histoire diffusa les 8, 16, 28 juillet Mendès France pouvait-il sauver la IVe République ?, réalisé par Robert Mugnerot : "Lorsque Pierre Mendès-France accède à la présidence du Conseil, en juin 1954, la IVe République, impuissante, s'enlise dans le conflit indochinois. Elle ne laissera à l'ancien résistant que le temps de la tirer d'affaire avant de le congédier et de s'embourber dans un autre conflit colonial, en Algérie".
- 13 juin 2016. Le 13 juin 2016, Toute l'Histoire diffusa Le mystère Mendès France.

mercredi 18 octobre 2017

« 1963. la marche sur Washington » par Serge Viallet et Pierre Catalan


Arte diffusera le 21 octobre 2017, dans le cadre de Mystères d'archives (Verschollene Filmschätze), « 1963. La marche sur Washington » (1963. Der Marsch auf Washington, D.C.) par Serge Viallet et Pierre Catalan.


« I have a dream... » A la fin de la présidence du Président John F. Kennedy, le 28 août 1963, lors d’une marche pour l’emploi et la liberté, « plus de deux cent cinquante mille Américains venus de tout le pays réclamer la fin de la ségrégation raciale écoutent » Martin Luther King Jr (1929-1968), pasteur baptiste afro-américain et sioniste, « prononcer son plus célèbre discours, devant le Lincoln Memorial, à Washington ».

Il s'y réfère aux obligations affirmées par la Constitution américaine et à la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis. Il y dénonce les "horreurs des brutalités policières".

Ce rhétoricien recourt à l'anaphore : "We cannot be satisfied as long as...", "Go back to...", "I have a dream that...", "Let freedom ring from..."

Il conclut en citant un Godspel exhortant à l'union "de tous les enfants de Dieu, hommes Noirs et hommes Blancs, Juifs et Gentils, protestants et catholiques" pour chanter ensemble "Free at Last".

Martin Luther King Jr est auréolé du Prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1964 pour sa lutte non-violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Une non-violence qui le distingue d'autres dirigeants afro-américains de mouvements visant l'égalité des droits civils aux Etats-Unis.

« L'événement est commenté et filmé par des centaines de reporters américains et étrangers. Qui a organisé cette marche ? Comment un tel rassemblement, en plein cœur de la capitale, a-t-il été possible ? »
            

« 1963. La marche sur Washington » par Serge Viallet et Pierre Catalan
2015, 27 min
Sur Arte le 21 octobre 2017 à 16 h 55

Visuels
Martin Luther King pendant son discours à Washington, le 28 août 1963.
Mathew Ahmann, Martin Luther King et le Révérend Eugene Carson Blake pendant la Marche à Washington, le 28 août 1963.
Martin Luther King salue le public à Washington, le 28 août 1963.
© INA

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Les citations sur le film sont d'Arte.

Gustav Mahler (1860-1911)


Dans le cadre des manifestations organisées pour le centenaire de la mort de Gustav Mahler le musée d'Orsay a présenté une exposition retraçant la vie de ce "musicien de génie" et "compositeur d'ouvrages symphoniques", ainsi que deux facettes essentielles, mais moins connues, ayant contribué à son art et à son "processus créatif" : la direction de maison d'Opéra et d'orchestres prestigieux mis au service de répertoires variés. Sont réunis des documents souvent exceptionnels : partitions, manuscrits de différentes symphonies, esquisses, projets de programmes, tableaux... Le 19 octobre 2017, à 20 h, à l'Église Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg, en partenariat avec le Consulat général d’Autriche à Strasbourg, le Forum des Voix Étouffées donnera un concert dans le cadre de Mémoires d'exil. Au programme : Gustav Mahler (1860-1911) / Erwin Stein (1885-1958) : Symphonie n°4, 3ème mouvement, Paul Hindemith ( 1895-1963) : Herodiade, Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Suite pour la pièce de Shakespeare Beaucoup de bruit pour rien, et Ernst Toch (1887-1964) : Ouverture de l’opéra L’Eventail.


« Je ne compose que quand je ressens, je ne ressens que quand je compose. »
"Dans la longue tradition musicale viennoise, de Mozart ou Beethoven, qu’il vénère, jusqu’à ses contemporains Brahms, Bruckner et Wolf, dont il se distingue, Mahler occupe une place singulière, à l’orée des bouleversements du XIXe siècle".

C'est en entendant la Symphonie n°4 de Mahler que le visiteur de l'exposition regarde les "peintures, dessins, pastels, sculptures, photographies, enregistrements sonores, manuscrits littéraires et musicaux, etc." évoquant Gustav Mahler, sa "quête de la perfection dans l’interprétation, la mise en scène et la composition". Le nombre élevé de répétitions de Mahler, "ses changements jusqu’à la dernière minute dans la mise en scène, ses corrections sur les partitions résultent justement d’une créativité exubérante".

Ses inspirations
Gustav Mahler est né le 7 juillet 1860 à Kalište (Kalischt) et a grandi à Jihlava (Iglau) (République tchèque), à "mi-distance entre Prague et Vienne, sur les confins du Margraviat de Moravie et du Royaume de Bohême qui font alors partie de l’Empire d’Autriche". Ses parents sont de modestes commerçants Juifs.


"Je suis trois fois apatride : Bohémiens parmi les Autrichiens, Autrichien parmi les Allemands, et Juifs pour tous les peuples du monde", notait Mahler.

Sa prime jeunesse est bercée par les musiques populaires régionales et les airs de l’orchestre d’harmonie d’une caserne militaire avoisinante, et est nourrie par la lecture.

« Je joue de la musique et compose depuis l’âge de quatre ans, avant même d’avoir appris le solfège. » Enfant prodige, Mahler donne à l’âge de 10 ans son premier récital de piano.

Il achève en 1878 ses études brillantes au Conservatoire de Vienne où il a pour condisciple Hugo Wolf. Il commence l'écriture de Das klagende Lied (Le Chant plaintif). Il étudie aussi la littérature et la philosophie : Kant, Goethe, Schiller, Schopenhauer, Dostoïevski, le poète Jean Paul...


La nature ? Un domaine fascinant, beau et mystérieux, aquatique et végétal, une “maison calme et accueillante” qui "ponctue ses choix littéraires, comme par exemple dans le recueil de lieder Des Knaben Wunderhorn (Le cornet merveilleux du garçon)". C'est aussi une source d'inspiration, une clé pour entrer dans son œuvre et un lieu de promenades, de nages et de création artistique : Mahler compose dans des “Komponierhäuschen” (petits cabanons pour composer) lors de ses vacances à Toblach, dans les Dolomites, à Steinbach, dans les Alpes, près du Attersee ou au Wörthersee.

Le chef d’orchestre et directeur d’opéra
C'est à l'âge de 20 ans, en 1880, que Mahler signe son premier engagement comme chef d’orchestre : au Théâtre de Bad Hall.


Il poursuit sa brillante carrière comme directeur musical à Ljubljana (Laibach, Slovénie), à Olomouc (Olmütz, République tchèque), à Kassel et Leipzig (Allemagne), Budapest en 1889 et Hambourg en 1891. Fait des tournées dans l'empire russe et en Pologne.

"Directeur musical de l’orchestre et de l’opéra, Mahler acquiert dans ces différentes maisons un solide métier et constitue son répertoire : Mozart, Beethoven, Weber, l’opéra italien et surtout Wagner".


En 1897, Mahler se convertit au catholicisme et est nommé à la direction de l'Opéra de Vienne, le prestigieux Hofoper. Las ! Il affronte ses supérieurs, des formations et des solistes qui n'ont pas le même degré d'exigence, d'énergie et de perfectionnisme, ainsi que l'antisémitisme. Il recrute des chanteurs talentueux : Leo Slezak, Erik Schmedes ou la soprano Anna von Mildenburg.

"Ne pas faire entendre sa musique comme un indescriptible amas sonore, mais servir l'intention de Beethoven jusque dans ses plus infimes détails, sans être guidé par une quelconque tradition est mon plus haut devoir", écrit Gustav Mahler dans sa Lettre au public sur son intervention dans le dispositif d’orchestre pour une exécution de la 9ème Symphonie de Beethoven, Vienne 1900.


Le 7 novembre 1901, Mahler rencontre la jolie Alma, fille du peintre Emil Jakob Schindler, et compositrice. Il l'épouse le 9 mars 1902. Le couple a deux filles, Maria Anna et Anna Justina, dont l'aînée meurt de diphtérie et de scarlatine en juillet 1907.

Mahler découvre les artistes de la Sécession : Klimt, Moser, Hoffmann, Moll, Orlik et en 1902 le scénographe Alfred Roller.


"Confronté à la rigide tradition de l’Opéra de Vienne", Mahler s'affranchit du classicisme des mises en scène du "pourtant très talentueux Heinrich Lefler entre 1900 et 1903".


Avec Roller, Mahler "s’implique totalement dans un travail sans précédent sur tous les paramètres de la mise en scène. L’exigence par rapport aux musiciens est source de conflit : “Je ne me suis pas ménagé et pouvais donc tout exiger des autres”, dit-il dans son mot d’adieu à l’Opéra de Vienne".

La Cinquième symphonie de Mahler est créée en 1905.

Les ruptures, musicale, scénographiques et esthétique, opérées par Mahler suscitent des critiques parmi la presse qui le caricature et les spectateurs.

Cependant, le 15 octobre 1907, sa dernière représentation viennoise, Fidelio de Beethoven, reçoit un accueil triomphal.

Mahler est nommé directeur musical en 1908 du Metropolitan Opera et en 1909 de l’Orchestre Philharmonique de New York.


En 1910, il rencontre Freud pour résoudre une grave crise conjugale. Un évènement évoqué par l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler, diffusé par Arte et la chaine Histoire. "Ce film est un éclairage original sur la vie et l'œuvre de Mahler, revisitées à travers la mise en scène de son unique rencontre avec Sigmund Freud. "D'un pas mesuré" : telle est l'indication que donne Mahler au début du premier mouvement de sa Symphonie n° 5. Celle-ci s'ouvre par une marche funèbre monumentale. La fanfare de trompettes est sans doute un lointain souvenir de l'époque où Mahler, enfant, entendait les appels de la caserne d'Iglau et assistait aux défilés militaires devant la maison de ses parents. Une maison qu'il fuyait, refusant d'assister aux coups terribles que son père portait à sa mère, jusqu'à l'en faire boiter. Cet insupportable traumatisme, Mahler finira par l'évoquer avec Freud lors d'une rencontre mémorable qui bouleversa sa vie un jour d'août 1910..."



A New York, Mahler donne son dernier concert le 21 février 1911. Atteint d'une maladie cardiaque grave, il retourne en Europe et s'éteint le 18 mai 1911 à Vienne.

Le Lied von der Erde (Chant de la terre) est créé, ainsi qu'en 1912 la Neuvième Symphonie par Bruno Walter à Vienne.

Le compositeur
Le fragment d’un Quatuor avec piano révèle les débuts de Mahler comme compositeur.

Chaque été, dans une cabane, en pleine nature arborée, Mahler conçoit des partitions qui correspondent à des mondes. Ses symphonies sont "des romans et des épopées; ses lieder satisfont son désir de poésie". Mahler mêle "à son univers musical toute une mémoire sonore familière (fanfares militaires, refrains populaires, rengaines juives), soulignant cruellement le conflit entre l’idéal et la réalité, entre la nostalgie de l’enfance et l’effroi devant le temps qui dévore".


"Très tôt, Mahler puise dans son univers littéraire avec Das klagende Lied (Le Chant plaintif) et Des Knaben Wunderhorn (Le Cornet merveilleux du garçon) qui caractérisent la première étape de sa carrière, les années Wunderhorn". Mahler recours à un langage folklorique et populaire dans le texte et dans la musique. Les "effectifs instrumentaux et vocaux qu’il choisit sont impressionnants". Cette "apparente facilité cache cependant un raffinement polyphonique exceptionnel et une très exigeante utilisation de la voix".

Parmi les dix symphonies, la Symphonie n° 4 en sol majeur apparaît comme une des plus accessibles, joyeuses et légères. "Composée au sommet de sa gloire, elle résonne aussi avec une certaine ironie. De facture classique, la progression des quatre mouvements culmine avec l’air de soprano de Das himmliche Leben (La Vie céleste). La partition peut être lue grâce à l’éclairage mouvant qui suit la musique sur la partition".

Avec la Cinquième Symphonie et les Kindertotenlieder (Chants des enfants morts), Mahler surprend par "une nouvelle approche, sévère et tragique". Les "références extra-musicales continuent à lui permettre d’exprimer sa vision du monde, comme par exemple le Veni creator spiritus et le Faust de Goethe dans sa « Symphonie des mille », cette Huitième Symphonie aux effectifs imposants. Sa Dixième Symphonie reste inachevée". « Que Mahler avait-il perçu ? L’existence d’une triple mort : premièrement celle de sa propre fin qu’il devinait et qu’il sentait proche, deuxièmement celle de la disparition de la tonalité qui signifiait pour lui la mort de la musique telle qu’il la connaissait et aimait. Et, enfin, cette troisième vision : la mort de la société, la mort de notre culture faustienne », observe le compositeur et maestro Leonard Bernstein

Gustav Mahler, entre Vienne et Paris
Gustav Mahler a vécu à Vienne de 1875 à 1883, puis de 1897 à 1907. Il incarne un des phares de la vie artistique viennoise brillante au tournant du XIXe et du XXe siècle.

Comme "la famille Strauss, d’origine juive, la plupart de ceux qui ont forgé l’identité culturelle de la Vienne « fin de siècle » était des immigrants, particulièrement sensibles à la nostalgie ambivalente qui pouvait se dégager de la préservation de pratiques musicales « nationales », au mythe d’une continuité entre les Ländler de Schubert et ceux de Brahms. La diffusion de toutes ces musiques fut donc le fait d’hommes qui comme Leo Fall, Johann Nepomuk Nestroy, Franz Lehar, Emmerich Kalman, venaient tous d’ailleurs (Hongrie, Galicie, Moravie, Bohême…)"


La musique est une composante majeure de la vie des Viennois, interprètes, chanteurs, choristes, instrumentistes, etc. Le paysage musical de Vienne composite réunit : de grandes associations musicales, tels le Gesellchaft der Musikfreude, la Singakademie ou le Wiener Männergesangverein, dans chaque quartier des associations musicales amateurs et "la tradition chorale, défendue par des chefs de chœur comme Johan Herbeck, Franz Mair ou Eduard Kremser, diffusant un répertoire fait de chansons populaires, d’hymnes patriotiques ou de musique sacrée".

Dans son œuvre, Mahler confronte deux mondes : celui de la "tradition symphonique savante" et celui des musiques de tradition « populaire » assimilées à l'instinct, à la nature. Il "s’inscrit ainsi, nostalgie et distance en plus, dans la tradition d’un Haydn, issu lui aussi d’un milieu populaire et des marges de l’Empire".


Mahler vient à Paris une première fois comme chef de l’Orchestre philharmonique de Vienne, pour l’exposition internationale de 1900 et dirige alors plusieurs concerts au Trocadéro et au Châtelet. Le programme (Beethoven, Berlioz, Wagner) étonne la critique "par les libertés du chef dans les tempi, l’articulation, l’usage abondant qu’il fait des nuances, sans qu’elle puisse cependant mesurer, à la différence de la critique de langue allemande, les modifications que le chef fait subir aux partitions qu’il dirige".
Directeur de l’Orchestre Philharmonique de New-York, Mahler revient à Paris en 1910 "diriger à la tête des concerts Colonne, pour la première fois en France, l’une de ses œuvres, la deuxième symphonie". Mahler ne suscite pas l'unanimité : professionnels et critiques sont divisés entre « symphonie à la française » et lourdeur « germanique ». Une opposition qui reflète les tensions politiques liées à la « question allemande » et aux "provinces perdues". Ce concert est pourtant un succès public, salué par le Figaro. Selon le Journal d'Alma Mahler, sont sortis de la salle du théâtre du Châtelet Debussy pendant le deuxième mouvement, Paul Dukas et Gabriel Pierné. Pour ces trois compositeurs français, Mahler serait trop « schubertien » et Schubert "trop viennois et trop slave".

La postérité
Si les œuvres de Gustav Mahler sont jouées après sa mort, elles tombent ensuite dans l'oubli, bannies par les nazis dès 1933 en Allemagne, 1938 en Autriche et 1940 en Hollande.

Elles entrent dans le répertoire musical français dans les années 1950.

Une décennie plus tard, grâce à des chercheurs comme Henry Louis de La Grange, auteur d'une biographie (Fayard, 1979-1984), ou de personnalités comme Maurice Fleuret avec le Festival de Lille, l’œuvre de Gustav Mahler est interprétée en France et par des formations françaises. Et choisie par le réalisateur Luchino Visconti pour son film Mort à Venise (1971) inspiré d'une nouvelle de l'écrivain allemand Thomas Mann.

Créée en 1980, l'association Gustav Mahler organise au Musée d’art moderne de Paris en 1985 l'exposition « Gustav Mahler, une œuvre, une époque » qui attire 27.000 visiteurs. Un record européen.

Arte a diffusé le 11 septembre 2011, à 17 h 50, la 2e symphonie dite Résurrection de Mahler par l'orchestre philharmonique de New-York dirigé par Alan Gilbert.

Arte diffusa Mort à Venise, de Luchino Visconti qui a choisi notamment les 3e et 5e symphonies de Mahler en musiques de son film. 

Le 28 juin 2016 à 5 h 10, Arte diffusa le concert de Jean-Claude Casadesus dirigeant la 2e symphonie de Mahler (91 min). 


Le 29 novembre 2016, lors d'une vente chez Sotheby’s à Londres, la partition manuscrite de la « Symphonie no 2 » du compositeur autrichien a été vendue pour 4,54 millions de livres (5,34 millions d’euros). Un record.

Le 19 octobre 2017, à 20 h, à l'Église Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg, en partenariat avec le Consulat général d’Autriche à Strasbourg, le Forum des Voix Étouffées donnera un concert dans le cadre de Mémoires d'exil. Au programme : Gustav Mahler (1860-1911) / Erwin Stein (1885-1958) : Symphonie n°4, 3ème mouvement, Paul Hindemith ( 1895-1963) : Herodiade, Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Suite pour la pièce de Shakespeare Beaucoup de bruit pour rien, et Ernst Toch (1887-1964) : Ouverture de l’opéra L'Éventail.


Jusqu'au 29 mai 2011
Au musée d'Orsay
Niveau médian, salle 67
Entrée par le parvis
1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
Tél. : 01 40 49 48 14
Tous les jours, sauf le lundi, de 9 h 30 à 18 h, le jeudi jusqu'à 21 h 45


Christian Wasselin, avec la participation de Pierre Korzilius, Gustav Malher, la symphonie-monde. Gallimard, Découvertes, Série Arts n° 570, Coédition musée d’Orsay, 2011. 128 pages. 13,20 €. ISBN 978-2-07-044234-8

Les citations proviennent du dossier de presse.

Visuels de haut en bas :
Affiche et dernier visuel
D'après Otto Böhler
Silhouettes de Gustav Mahler dirigeant, vers 1910
Reproduction photographique, R. Lechner, Vienne
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Emil Orlik
Gustav Mahler, vers 1910
Eau-forte
Paris, Médiathèque musicale Mahler (fonds La Grange)
© Médiathèque Musicale Mahler, Paris

E. Bieber
Portrait de Mahler, 1896
Photographie
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Jan Nowopacky
Le Schafberg, vu de Steinbach au matin, extrait de « Alpine Kunstblätter », Prague, non daté
Lithographie
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Gustav Mahler
Troisième Symphonie, non daté
Première édition avec corrections manuscrites
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Anonyme
Licenciement de chanteurs et de chanteuses d’opéra, non daté
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Fritz Spitzer
Alma Mahler, vers 1900
Photographie
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Heinrich Lefler
Esquisse de costume pour une production de l’Opéra de Vienne, non daté
Crayon, gouache
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Anonyme
Mahler devant l’Opéra de Vienne, 1904
Photographie
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Rudolf Herrmann
Gustav Mahler, vers 1910
Eau-forte
Paris, Médiathèque musicale Mahler (fonds La Grange)
© Médiathèque Musicale Mahler, Paris

Gustav Klimt
Rosiers sous les arbres, vers 1905
Huile sur toile
Paris, musée d'Orsay
© Musée d’Orsay (dist. RMN) / Patrice Schmidt

Anonyme
Un jeune talent,1902
Caricature du journal « Floh » (Puce)
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Gustav Mahler
Symphonie n° 7 en mi mineur, 1904-1905
Première édition, couverture
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Éventail avec signatures de Joseph Joachim, Johannes Brahms, Johann Strauss, Julius Epstein, Gustav Mahler, Ernst von Dohnányi, vers 1900
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Anonyme
L’Orchestre philharmonique de Vienne et son chef Gustav Mahler, non daté
Photographie
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Anonyme
Un chef d'orchestre hyper-moderne, Le chef d’orchestre Kappelmann dirige sa Symphonia diabolica , extrait de « Fliegende Blätter », mars 1901
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Anonyme
Le directeur Mahler devant le pupitre et devant l’autel du mariage, non daté
Vienne, Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen
© Gesellschaft der Musikfreunde in Wien. Archiv, Bibliothek und Sammlungen

Cet article a été publié les 25 mai et 6 septembre 2011, et :
- 7 août 2013 à l'approche de la diffusion de l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler par la chaine Histoire les 10 et 14 août 2013.
- 7 novembre 2013. Histoire diffusa Big Alma de Suzanne Freund, les 9 et 10 novembre 2013. "A 17 ans, Alma Schindler épouse le compositeur viennois Gustav Mahler, de vingt ans son aîné. Il est convenu que la jeune femme renoncera à la musique et laissera de côté les lieder qu'elle écrit. En dépit de deux maternités, Alma s'ennuie et prend un amant, Walter Gropius, l'éminent architecte du Bauhaus. A la mort de Mahler, elle épouse Gropius et s'ennuie toujours. Elle entame une liaison avec le peintre Oskar Kokoschka, auquel elle inspire une toile célèbre, puis avec l'écrivain Franz Werfel, qui devient son mari et qui l'accompagne en exil, après l'Anschluss, en France, puis aux Etats-Unis. Alma Mahler meurt en 1964 à New York, entourée des égards dus à une grande figure de la vie culturelle"; 
- 19 mars 2014. Histoire a diffusé l'excellent film de Pierre-Henry Salfati Mahler, d'un pas mesuré, la Cinquième de Mahler les 20 et 25 mars 2014 ;
- 18 mai 2015, 27 juin et 12 décembre 2016.  
Il a été modifié le 9 octobre 2017.