mardi 31 mars 2015

« La Bible d’Alexandrie » de Pierre-Henry Salfaty (2/2)


Dans le cadre de la série télévisuelle L’invention de l’Occident, Arte rediffusera le 2 avril à 2 h 05 La Bible d’Alexandrie, second volet, après « Jérusalem et Athènes », documentaire de Pierre-Henry Salfaty. La Bible, le Livre le plus lu, le plus distribué, qui a tant donné à l'Humanité...



D’où viennent les concepts fondateurs des valeurs de l'Occident qui ont gagné à leur cause l’ensemble de la planète ? Ils sont le fruit des cultures nées et disparues autour de la Méditerranée depuis près de trois mille ans. Deux d'entre elles ont particulièrement résisté au choc de l’histoire : les civilisations juive et grecque ».

« Les valeurs occidentales prennent leur source au confluent des cultures grecque et juive. Cette captivante fresque retrace le dialogue entre ces deux civilisations, à l'origine d'idées comme les droits de l'homme ».

Composé d’interviews d’hellénistes et d’historiens des religions - Nicholas de Lange, Tessa Rajak, Sylvie Honigman, Gilles Dorival -, d’après un sujet de Jacques Attali et de Pierre-Henry Salfati, auteur d'un remarquable film sur Mahler, ce documentaire « en deux parties narre cette genèse, ce continuel dialogue judéo-grec sur lequel s'est fondée notre modernité ».

A Alexandrie, le « dialogue judéo-grec prend sa dimension la plus impressionnante. Trois siècles avant l’invention du christianisme, les Juifs d’Alexandrie « inventent » la Bible : ils traduisent la Tora en grec. Cet événement de taille a lieu dans l’indifférence générale alors que toute notre civilisation, pour le meilleur et pour le pire, y trouve sa source. Cette nouvelle hybridation conduit à une doctrine nouvelle : le christianisme. Au même moment, Euclide met au point ses Éléments, second best-seller de l’humanité jusqu'à nos jours. À Alexandrie, une grande part de la sagesse juive se convertit à la science grecque ».
Cette « fusion judéo-grecque conduit à une vision de la raison scientifique qui va à l'encontre du paganisme et la religiosité monothéiste qui gagne les consciences. En même temps, Alexandrie engendre la mondialisation du marché. Curieusement, les derniers avatars de cette double mixité judéo-grecque, née à Alexandrie, se nomment aujourd’hui, laïcité et économie de marché ».
Situé au pied du mont Sinaï ou mont Horeb (désert du Sinaï, « terre biblique ») où, dans la Bible hébraïque, Moïse a reçu les Tables de la Loi, le monastère grec de Sainte-Catherine est construit au VIe siècle à l’initiative de l’empereur et prêtre grec de Byzance, Justinien, qui se présente comme « l’élu de Dieu ». Un monastère inscrit en 2002 sur la liste du Patrimoine mondial  de l’Unesco (Organisation des Nations-unies pour l’Education, les Sciences et la Culture).

Ce monastère abritait la plus ancienne Bible grecque, dite la Septante. En 1853, le comte Constantin von Tischendorf (1815-1874), philologue, helléniste et paléographe protestant, « l’aurait empruntée pour 15 jours » afin de réaliser une copie, et ne l’a jamais rendue aux moines grecs orthodoxes de ce monastère… Une Bible datée du IVe siècle de l'ère vulgaire, lue en grec à Alexandrie. Dès la fondation de cette cité, les Juifs y étaient établis, et y représentaient une partie importante de la population. Admiratifs, ils découvrent la civilisation grecque et aspirent à adopter l'hellénisme. Sous la direction de Demetrios, une magnifique bibliothèque est construite dans cette Cité du Savoir rêvée. Ptolémée y invite philosophes, savants. Euripide, Eschyle, Epicure, Aristote... Les grands auteurs y sont représentés. "L'entreprise culturelle sert à asseoir le pouvoir politique de Ptolémée". Démétrios demande la traduction en grec du Livre des Juifs. A Alexandrie, la Torah devient la Bible. Cette Bible grecque originale d'Alexandrie inspire la quête du comte Constantin von Tischendorf, au nom du roi de Prusse : le comte l'appelle Codex Sinaiticus. En 303, l'empereur ordonne de faire disparaitre les textes bibliques. Chrétien, l'empereur Constantin ordonne la traduction en grec de la Bible. Soixante-dix ou soixante-douze traducteurs effectuent ce travail. Mais cette Bible n'intéresse pas alors les Grecs, et les Romains, de l'Antiquité. Peut-être par hellénocentrisme et car c'était le Livre d'une des communautés de la Cité. Certains soulignent l'influence de la Bible sur la philosophie grecque. Philon d'Alexandrie met la philosophie grecque au service de la Bible pour "actualiser la Bible". Au "1er siècle, Alexandrie devient la capitale du polythéisme païen". Les chrétiens de cette cité utilisent la Septante, qui à un moment donné est abandonnée par les Juifs. Pour certains, le christianisme est l'interprétation héllénistique de la Bible. En l'an 66, l'empereur ordonne le massacre et la spoliation des Juifs d'Alexandrie. "Cette Bible a forgé la conscience europénne pendant des siècles".

« La Bible d’Alexandrie  » de Pierre-Henry Salfaty
Sequoia Films/Arte (France), 2012, 54 minutes
Diffusions le 12 juin à 23 h 30
 
A lire sur ce blog :
 Cet article a été publié le 12 juin 2013. Les citations proviennent d'Arte.

lundi 30 mars 2015

« Jérusalem et Athènes », de Pierre-Henry Salfaty (1/2)

Dans le cadre de la série télévisuelle L’invention de l’Occident, Arte rediffusera le 2 avril à 01 h 10 Jérusalem et Athènes, premier volet, avant « La Bible d'Alexandrie », de la série documentaire L'invention de l'Occident de Pierre-Henry Salfaty. Une mise en parallèle et un dialogue entre deux textes fondateurs - la Bible, et la somme d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée – l’un pour le peuple Juif, monothéiste, l’autre pour le peuple Grec polythéiste. Les relations complexes, d’attraction, parfois de « fusion », entre ces deux peuples à l’origine de la civilisation occidentale.

Les « valeurs occidentales prennent leur source au confluent des cultures grecque et juive. Cette captivante fresque retrace le dialogue entre ces deux civilisations, entre deux langues, dont l’hébreu, « langue divine ».
Cette « captivante fresque interroge des historiens pour souligner cette origine d'idées tels les droits de l'homme ou l'économie de marché.

« D’où viennent les concepts fondateurs des valeurs de l'Occident qui ont gagné à leur cause l’ensemble de la planète ? Ils sont le fruit des cultures nées et disparues autour de la Méditerranée depuis près de trois mille ans. Deux d'entre elles ont particulièrement résisté au choc de l’histoire : les civilisations juive et grecque ».

Composé d’interviews d’hellénistes et d’historiens des religions - Marcel Detienne, Bernard Legras -, d’après un sujet de Jacques Attali et de Pierre-Henry Salfati, auteur d'un remarquable film sur Mahler, ce documentaire « en deux parties narre cette genèse, ce continuel dialogue judéo-grec sur lequel s'est fondée notre modernité ».

Moïse et Homère
« Trois récits monumentaux, la Tora, l’Iliade et l’Odyssée, au-delà de leurs singularités, expriment en fait la même chose: la prééminence de la liberté parmi toutes les valeurs humaines ».

A Babel, évoquée par la Bible – nom grec -, « L’Eternel brouilla le langage de toute la Terre » et « dispersa » les peuples « sur toutes la surface de la Terre ».

Listant les similitudes entre les deux civilisations - Noé et le Déluge, les sacrifices d'Iphigénie ou du fils d'Abraham - et différences - les dieux de l'Olympe se mêlent aux hommes, L'Eternel donne les Commandements à Moïse qui est monté sur le mont Sinaï -, « le film montre que cet idéal commun s'est élaboré plus tôt qu’on ne le pense, bien en amont de la fondation d’Alexandrie, haut-lieu de la fusion judéo-grecque ou même de l’apogée d’Athènes : au moment où la légende fait de la sortie des juifs d’Égypte un événement contemporain du voyage des Grecs vers la ville de Troie ». La « sortie d’Égypte débouche sur la libération d’un peuple et par là même de tous les peuples ». Quand à L’Iliade, ce roman accouche de l’Odyssée, qui accouche d’Ulysse, prototype du héros grec en homme libre ».

La loi est divine chez les Juifs : elle exprime la volonté de Dieu. La "Torah est la loi unique et universelle, alors qu'il n'existe aucun texte unique dans le monde grec" polythéiste. A Jérusalem, le Temple de Salomon protège la Loi : celle-ci avait été brisée par les Hébreux, qui de plus la relisent continûment. Chez Homère, la justice, les lois, ont une origine divine grecque, et les Dieux sanctionnent leur transgression. La "légende de Minos semble se calquer sur celle de Moïse... Les Grecs ont inventé le politique, la loi, la liberté..." Athènes "a voulu être la cité qui réunit toutes les cités, la loi qui rassemble toutes les lois". Vers le IIIe siècle, le "nomos renvoie à la loi humaine". Solon est décrit comme le fondateur de la démocratie occidentale. Les Révolutionnaires français cherchent à s'inspirer des lois de Minos.

Réalisée à la demande du roi grec Ptolémée II, la « Septante, première traduction grecque de la Bible » (Tanakh) au IIe siècle avant l’ère commune, « semble être la conclusion d'un long dialogue entre la Bible et la pensée grecque, ainsi qu'elle est le point d'origine du monde moderne... »

On peut regretter l’oubli de Rome…


« Jérusalem et Athènes  » de Pierre-Henry Salfaty
Sequoia Films/Arte (France), 2012, 54 minutes
Diffusions le 12 juin 2013 à 22 h 35 et 2 avril 2015

A lire sur ce blog :
 Cet article a été publié le 11 juin 2013. Les citations proviennent d'Arte.

mardi 24 mars 2015

Big Brother. L’artiste face aux tyrans


Le Palais des arts et du festival de Dinard, station balnéaire (Bretagne), a accueilli l’exposition éponyme et problématique d’art contemporain faisant référence au roman 1984 de George Orwell (1949). Cinq « œuvres artistiques » de Claude Lévêque , Kendell Geers, Marc Séguin et et Joana Vasconcelos  banalisent la Shoah, stigmatisent le sionisme et le judaïsme, et suscitent la méfiance quant à la réalité des attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) a alerté le commissaire de l’exposition, Ashok Adicéam, qui bénéficie du soutien de Sylvie Mallet, maire de Dinard. Les 24 et 30 mars, ainsi que le 7 avril 2015, Arte diffusera Un œil sur vous. Citoyens sous surveillance.


C’est la galeriste Francine Szapiro qui, le 28 août 2011, a révélé sur la radio Judaïques FM cette exposition estivale présentant plusieurs œuvres choquantes dans une ville non épargnée par les déportations.

« Une volonté délibérée de troubler, d’influencer les esprits de visiteurs » (Francine Szapiro)
Située près de Saint-Malo et du Mont Saint-Michel, Dinard a été fréquentée notamment par le romancier israélien David Shahar, le poète Juif de langue française Edmond Jabès. Depuis une douzaine d’années, elle développe une politique culturelle jalonnée par des rétrospectives Picasso, Foujita. Et s'oriente depuis quelques ans vers l’art moderne. Pourquoi pas ?

La scénographie de l’exposition distingue six « sections s’appuyant sur la pensée critique contemporaine » :  L’Empire des Signes/Roland Barthes, Les Origines du totalitarisme/Hanna Arendt (Acte I), La Société du Spectacle/Guy Debord (Acte II), L’homme révolté/Albert Camus (Acte III), Le Journal de Moscou/Walter Benjamin (Acte IV) et Oedipe Roi/Sophocle (Acte V). Seule l’ignorance peut ranger Sophocle, auteur de tragédies du Ve siècle avant l’ère commune, dans la « pensée critique contemporaine ». Le placer en fin de parcours – « un dénouement dans l’apothéose » (sic) - semble curieux et contraire à la chronologie. De plus, la place de telle ou telle œuvre dans certaines sections parait peu compréhensible.

Pour cette exposition, 33 artistes ont été sélectionnés. Sur quelle base ? Mystère.

Sur les 58 œuvres – peintures, photos, sculptures, installation, etc. - montrées, cinq (environ 11 %) sont particulièrement problématiques. Et c’est un euphémisme.

Décrivons ces œuvres choquantes :
-            Una Dirección/One way (2003) de Joana Vasconcelos née en 1971. « Dès l’entrée, ce que j’avais pris pour un cordon de guidance est en fait une suite de nattes de cheveux tressés [Nda : synthétiques, blonds, bruns et noirs]. Or, le seul endroit que je connaisse où l’on ait ainsi utilisé les cheveux des victimes pour fabriquer précisément des objets utilitaires, c’est Auschwitz. Rien ne le rappelle dans la notice de cette œuvre ».  Le catalogue indique que ces cordons « évoquent à la fois la façon dont les femmes sont socialement assignées à des places et à des conduites bien déterminées, ainsi que le rôle jouée par les idéals de beauté dans ce système oppressif ». Il est des raccourcis pour le moins gênant.

-            Arbeit Macht Frei (1992) de Claude Lévêque né en 1953. Un néon blanc en forme de Mickey désigne de sa main gauche l’inscription, en métal rouillé, « Arbeit Macht Frei » (Le travail rend libre) tristement célèbre pour être celle du fronton de l’entrée du camp d’Auschwitz (Pologne). « Devant moi, le commissaire de l’exposition expliquait, le jour du vernissage, que cette « œuvre » de Claude Lévêque symbolisait l’aliénation de l’individu par le travail, quel que soit le camp », se souvient Francine Szapiro. Et d’ajouter : « J’ai essayé alors de réagir à cette banalisation outrancière de l’expérience concentrationnaire (qui confinerait presque à une forme de négationnisme). J’ai essayé d’expliquer à ce commissaire et à ceux qui l’entouraient qu’Auschwitz n’était pas un camp de travail mais un camp d’extermination. Le commissaire n’a rien répondu et, lors d’une visite guidée ultérieure, une guide a déclaré que chacun pouvait voir dans cette œuvre ce qu’il voulait ! » Selon le catalogue, « l’artiste plonge dans son histoire – son grand-père fut déporté politique durant la Seconde Guerre mondiale. La pièce évoque selon l’artiste la question de l’amnésie ainsi qu’il l’explique : « La façon dont l’oubli peut être manipulé par des univers comme ceux développés dans Disneyland, où les gens baignent dans un environnement de rêve, de magie, de sorte qu’ils ne perçoivent plus de la même manière  la réalité. Pour moi, cet univers est du décervelage ». Quel rapport avec le complexe concentrationnaire d’Auschwitz ?

-           German Expres-sionism (2011) de Marc Séguin né en 1970. Un portrait d’Hitler sur lequel l’artiste a peint et dessiné : il a transformé une mèche en coulée descendant le long du côté droit du visage du Führer. « Ce trait d’union séparant les syllabes Express et Sionism, isolant ce dernier mot comme pour relier visuellement le sionisme et Hitler, comme pour créer une parenté non formulée, subliminale mais bien présente, entre les deux. Interrogé à ce sujet, le commissaire de l’exposition a déclaré, ce qui paraît incroyable, « qu’il n’avait pas remarqué le trait d’union ! » Le catalogue qualifie l’œuvre de « troublante » et définit l’expressionnisme : d’abord un « mouvement artistique fondamental des années 1920 » que les nazis ont réprimé en Allemagne, puis un terme « accolé à l’abstraction américaine de l’après-guerre ». Il s’interroge doctement : « L’art abstrait sera-t-il capable de « recouvrir » l’image de Hitler, finalement toujours reconnaissable malgré les atteintes des coups de pinceau ? C’est peut-être toutes ces concomitances que discute ici Marc Séguin ». Ah bon ! La place du trait d’union est problématique : pourquoi ne pas l’avoir placé par exemple après « ex » ?

-           Signs Taken for Wonders (102) de Kendell Geers (2007). Vingt-quatre matraques noires formant un Maguen David de deux mètres de haut se détachent d'un mur blanc. L’œuvre est placée sur le même mur que le Mickey montrant Auschwitz, entre le visage de Ben Laden au-dessus d'une robe du soir (Usama Bin Laden de Marc Séguin, 2005) et une photo en couleurs où des jeunes cagoulés jettent des pierres (Visions of the World, Grèce, été 2006, de Claire Fontaine, collectif de deux artistes le Britannique James Thornhill né en 1967 et la philosophe italienne Fulvia Carnevale née en 1975). « Vingt-quatre matraques noires qui sont comme autant d’accusations de brutalité adressées au peuple Juif tout entier, et pas seulement à l’Etat d’Israël. Avant d’être un des emblèmes de l’Etat d’Israël, l’étoile de David est un des symboles du judaïsme dans sa globalité. Cette présentation est d’autant plus malsaine et visiblement orientée que les jeunes de la photo jettent leurs pierres en direction du Maguen David, ce qui ne peut que renvoyer le visiteur à l’Intifada. Or, en s’approchant de tout près pour lire la légende, on découvre au contraire que la photo a été en réalité prise en Grèce ! La juxtaposition induit ici un amalgame particulièrement pernicieux, un amalgame qu’il est difficile de croire involontaire », précise Francine Szapiro.

-           The Treason of the Images (2001) de Kendell Geers. Huit photos en couleurs des Twin Towers de New York en feu, de destructions, de voitures entourées de flammes, de drapeau américain brûlant, de débris calcinés. Et sur chaque photo, est écrit en une police cursive blanche : « Ceci n’est pas une pipe ». Une allusion à La Trahison des images (1929), célèbre tableau de René Magritte qui a représenté une pipe légendée : « Ceci n’est pas une pipe ». N’est pas Magritte qui veut… De plus, Kendell Geers allègue que les images sont mensongères ou/et trahissent. Ce qui rappelle les rumeurs niant les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Hasard ? Cette exposition s'est achevée le 11 septembre 2011.

« Un coup de colère » (Francine Szapiro)
A lire les observations inscrites sur le Livre d’or, la colère de Francine Szapiro est partagée par nombre de visiteurs.

« Je me suis un moment demandée si l’agence de communication de cette exposition, qui est aussi l’agence de communication du Mémorial de la Shoah [Heymann RenoultAssociées, Nda], avait vraiment eu en mains, avant de se charger de cette mission, toutes les pièces du dossier », s’interroge Francine Szapiro. Et d’ajouter : Ashok Adicéam, « commissaire de cette exposition Big Brother, a refusé d’être interviewé sur une des radios de la communauté juive. L’association EuroPalestine, particulièrement active à Saint-Malo", [agit] parfois sur Dinard. Le Conseil régional de Bretagne a soutenu et subventionné avec l’argent des contribuables la flottille française [voulant forcer le blocus de] Gaza. Depuis deux ans, la ville de Dinard multiplie les manifestations sur et autour de Céline… »

J’ai demandé à cette agence la possibilité d’interviewer le commissaire de l’exposition et d’avoir le catalogue. Sans obtenir la moindre réponse. Hasard ? Le dossier de presse omet de montrer les œuvres les plus choquantes.

L’implication de Sylvie Mallet, maire de Dinard, est manifeste : elle préface le luxueux catalogue de l’exposition, coédité par la ville de Dinard. Commissaire de l’exposition, Ashok Adicéam y a écrit un texte confus, émaillé de citations, mêlant le nazisme, le fascisme, « l’impérialisme américain face à la guerre en Irak » et le 11 septembre 2011 – qui est le tyran ? -, et héroïsant l’artiste face au tyran. A la lecture de l’avant-propos d’Ashok Adicéam, on peine à comprendre les visées de l’exposition.

Le 9 septembre 2011, Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), a écrit à Ashok Adicéam. Il lui a fait part de son attachement à la liberté d’expression, et a alerté sur « ce qui se met en place : une intervention militante et idéologique qui conduit à essentialiser une certaine population. Vous remarquerez qu’aucun autre pays au monde en dehors de l’Etat d’Israël n’est essentialisé sous cette forme alors que des exactions incomparablement plus lourdes et plus dramatiques ont lieu dans d’autres pays. Nous pensons que la représentation d’Israël comme responsable de tous les maux est une forme d’antisémitisme sous le masque neuf de l’antisionisme. Pour votre information, nous recensons pour l’année 2010 466 actes antisémites commis sur le territoire national. Nous pensons que la diabolisation d’Israël est aujourd’hui la cause la plus importante de ces actes. Favoriser cette diabolisation c’est assumer l’inflation de ces actions contre les Juifs dans notre pays. Je ne crois pas que cela soit une attitude responsable »

Une lettre restée sans réponse.

Le 10 novembre 2011, Martina Craveia-Schütz, conseillère municipale de l'opposition, s'est indignée dans une Lettre ouverte aux Dinardais publiée dans Le Pays Malouin. Elle dresse le bilan de cette exposition de juin à septembre 2011 :
"Coût : 450 000 euros au bas mot, pour une fréquentation qui reste à démontrer Une telle exposition n'a pas laissé indifférent dans sa façon de banaliser le racisme, la violence, et de transformer la haine de l'autre en chose courante. Etait-ce le but recherché sous un alibi « culturel » ? Ce qu'il faut dire et porter à la connaissance de tous, comme je le fais sur mon blog www.dinard-demain.org ce sont les protestations qu'a générées cette exposition : indignation d'une galeriste, membre du jury du prix Rozan et du syndicat de la presse artistique Française lors d'une émission de radio, des mails de contestations envoyées à France 2 à propos de l'émission du matin, une lettre de protestation du Président du CRIF envoyée au commissaire de l'expo, ce dernier s'étant empressé de déclarer que l'expo avait été voulue comme telle par Mme Mallet, Véronique Chemla, journaliste indépendante qui exprime son désaccord sur son blog, et surtout les nombreux avis négatifs inscrits sur le livre d'or par les visiteurs, qui, bien sûr, ne sont pas montrés par Mme le Maire !... A nouveau, Louis Ferdinand Céline, le chantre de l'extrême-droite est au programme !... André Malraux disait très justement que « la culture n'a pas de prix, mais elle a un coût ». J'ajouterais que jamais ce coût ne doit aller jusqu'à transformer l'intolérable en acceptable, ni l'extrémisme en banalité".

On ne sait ce qui est le plus désolant : les messages politiques véhiculés par cette exposition ? Le soutien de l’édile de Dinard à cette manifestation ? La pédanterie de certains textes ? L'utilisation d'éminents écrivains ? Les visions partiales d’artistes ? Des politiques ou militants se présentant comme des artistes ?


Sous la direction de Sylvie Mallet, maire de Dinard, et de Ashok Adiceam, commissaire, Big Brother, l’artiste face aux tyrans. Préface de Jean-Jacques Aillagon. Ville de Dinard-Flammarion/Skira, 2011. 160 pages. 29 €. ISBN : 9782081264502. 

Du 11 juin au 11 septembre 2011
Au Palais des arts et du festival
2, boulevard Wilson. 35801 Dinard
Tél. : +33 2 99 16 30 63
Du mardi au dimanche de 11 h à 19h. Nocturne le vendredi jusqu’à 21 h

Articles sur ce blog concernant :
France
Shoah (Holocaust)
Cet article a été publié le 26 septembre 2011.

lundi 23 mars 2015

Dieu(x), Modes d’emploi



Le Petit Palais a présenté l’exposition éponyme, consensuelle, superficielle et décevante qu’il montrait en association avec Tempora/Musée de l’Europe. Un « panorama des pratiques religieuses dans le monde d’aujourd’hui au travers de thématiques : « Divinités », « Cultes », « Passages », « Intercesseurs », « Corps », « Conflits et coexistence », « Voix », « Lieux », « Cycles », « Au-delà » ». Le 23 mars 2015, à 19 h 30, à l’occasion de la parution de son ouvrage Quand les dieux sont en guerre (La Découverte, 2015), Tobie Nathan conversera avec Victor Malka, journaliste et écrivain, au MAHJ (Musée d'art et d'histoire du Judaïsme) : "Une idéologie humaniste, née au XIXe siècle, a installé l’idée que toutes les divinités ne sont que l’expression d’une même idée de dieu. C’est cette proposition que Tobie Nathan entend réfuter. Selon lui, il faut accepter l’hétérogénéité des dieux, malgré leurs ressemblances, malgré leurs prétentions, et même malgré l’influence qu’ils ont pu exercer les uns sur les autres. Pour l’auteur, ce principe est la condition même d’une possibilité de paix". Tobie Nathan, professeur émérite de psychologie à l’université de Paris VIII, "est le principal représentant de l’ethnopsychiatrie. Auteur de très nombreux essais, il a aussi publié des romans. Il a reçu le prix Femina essai 2012 pour Ethno-Roman (Grasset)".


« Un voyage à travers les religions d’aujourd’hui, pratiquées aux quatre coins du globe et à Paris. On y croise les trois religions du Livre (judaïsme, christianisme et islam), les religions asiatiques (bouddhisme, hindouisme, taôisme…) et l’animisme, de l’Afrique à l’Océanie en passant par les Amériques. Comment l’homme se représente-t-il le divin dans ces différents systèmes de croyance ? Comment communique-t-il avec lui et dans quel but ? Comment organise-t-il l’espace et le temps pour faire place au sacré ? Quel est l’impact de la religion dans les activités sociales – rites de passages, contrôle du corps ? Quel rôle la religion joue-t-elle dans certains des conflits qui embrasent le monde ? Autant de questions qu’aborde l’exposition en un spectaculaire parcours confrontant art sacré et anthropologie ».

L’ambition est grande. La réalisation moins que médiocre. Peut-être est-ce du à ce qui semble la volonté de gommer des aspérités, de faire comme si les mots - paix, etc. - avaient le même sens dans toutes les religions. Comme si le jihad n'existait pas, et ne menaçait pas le monde.

Pourtant les commissaires de l’exposition sont érudits : pour le Petit Palais, Raphaëlle Ziadé et chez Tempora SA/Musée de l’Europe Elie Barnavi, Isabelle Benoit, Benoît Remiche.

En effet, que d’amalgames ! Judaïsme, christianisme et islam, « trois religions du Livre. Oui, mais pas le même : la Bible hébraïque est commune au judaïsme et au christianisme, le Coran est « parole incréée d’Allah, révélée à Mahomet par l’ange Gabriel ». La Bible, « considérée comme une falsification de la vérité coranique, n’est nullement respectée ». (Bat Ye’or)

Et le  bouddhisme : religion ou philosophie ? Les commissaires de l'exposition ont tranché, mais sans expliquer leur choix. Comme si cela allait de soi !

« Des caricatures de Plantu permettent de parcourir le thème, replongeant le visiteur dans l’actualité des dernières années : par exemple, montée de l’intégrisme islamique, guerres incluant des facteurs religieux comme la guerre civile du Liban, poids des intégristes dans le conflit israélo-arabe ». Vraiment ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’un conflit né du refus du monde musulman d’un Etat Juif ? Une guerre civile au Liban… mais à laquelle ont concouru des Arabes palestiniens. Quant aux dessins de Plantu, ils sont peu éclairants. Surtout celui sur la réaction ministérielle à l'attentat contre la synagogue de Marseille.

Les lieux  de ces religions ? « Dix maquettes de projet d’architecture récents complètent le propos en voulant donner à voir la façon dont les architectes d’aujourd’hui répondent à la question de construire un édifice cultuel, en France, en Allemagne ou au Japon ». Mais pourquoi occulter la signification de la hauteur des minarets ? Et les débats sur la construction de mosquée : financement, formation des imams, etc.

On a l'impression d'une exposition "hors contexte" comme il existe des cultures "hors sol". Finalement, tout "se vaudrait", tout "se ressemblerait"...

Des parallèles entre religions existent. Mais pourquoi dissimuler les différences ?

« 160 chefs d’œuvre issus du patrimoine spirituel de l’Humanité seront ainsi prêtés par les plus grands musées. Sculptures, objets d’art, peintures, manuscrits côtoient maquettes, photos, films et bornes interactives pour tenter d’éclairer la variété des croyances et des cultes dans le monde ».


A voir sur le judaïsme : le Rideau d’arche sainte et son lambrequin du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Dieu donnant les tables de la Loi à Moïse de Chagall (dessin, Musée d’Israël), le « tableau de NicolasPoussin, La destruction du Temple de Jérusalem (Musée d’Israël), événement symbolique où les ambitions politiques du pouvoir romain s’attaquèrent au cœur de l’institution judaïque qu’était le Temple de Jérusalem, lieu du Saint des Saints, détruit en 70 par Titus ».

Le plus impressionnant se trouve en fin d’exposition : des masques et costumes africains, dont trois venus du musée national du Burkina Faso, portés lors de fêtes.

Jusqu’au 3 février 2013
Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill. 75008 Paris
Tel : 01 53 43 40 00
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 20 h

Visuel :
Chandelier de Hanouca
© RMN / Jean-Gilles Berizzi

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié le 2 février 2013.

samedi 21 mars 2015

« Le cœur en dehors » par Samuel Benchetrit


Charles, dit Charly, Traoré est le héros du roman Le coeur en dehors  de Samuel Benchetrit, dramaturge, cinéaste et romancier, invité de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce 21 mars 2015.

Agé de dix ans, Charly vit dans la tour Rimbaud d’une cité banlieusarde sans couleur, avec sa mère Joséphine, femme de ménage et cuisinière non déclarée d’un couple âgé, les Roland, et son frère aîné Henry, drogué.

Son père a quitté le foyer peu après sa naissance, emportant tous les papiers, dont la carte de séjour, de son épouse malienne.

Un matin, Charly voit sa mère embarquée par la police…

Respectant la règle des trois unités, l’auteur a construit son roman sur cette journée majeure dans la vie de ce collégien curieux, drôle, sensible, débrouillard, sprinter et épris de littérature, ainsi que sur l’amour partagé - amour pour sa mère, pour son frère, pour Mélanie Renoir -, et l’amitié avec ses copains Yéyé, Karim, Brice et Freddy.

Le « chemin autobiographique » que ce collégien parcourt en une journée, c’est une voie parsemée de révélations et où il déploie son adaptabilité.

Samuel Benchetrit a écrit ce livre à la première personne du singulier, en un style oral « enfantin », « banlieusard » et élaboré.

Avec humour et sensibilité, Charly raconte sa vie, livre ses réflexions, interpelle le lecteur, fait ses digressions et flashbacks. Et le lecteur rit, est ému, admiratif.

Samuel Benchetrit évoque la banlieue de bandes, transformée et égayée le jour de Carnaval, avec sa « ville fantôme » Saint-Ex, son magasin Carrefour, ses centres commerciaux désertés, des familles éclatées, isolées et solidaires, vivant dans un paysage urbain désolé où des tours portent le nom de poètes (tour Rimbaud), les écoles ceux de philosophes, la clinique celui d’un compositeur de musique (Chopin)...

Une France des sans-papiers pour laquelle l’auteur éprouve de la sympathie, de l’empathie.

Samuel Benchetrit, Le cœur en dehors. Grasset, 2009. 297 pages. 18 euros. ISBN / EAN : 9782246731818
Un chapitre est en libre lecture.
 Commandé par L'Arche, cet article n'y a pas été publié.

Articles sur ce blog concernant :
Affaire al-Dura/Israël
Aviation/Mode/Sports
Chrétiens
Culture
France
Il ou elle a dit...
Judaïsme/Juifs
Monde arabe/Islam
Shoah (Holocaust)
Articles in English

Cet article a été publié le 11 février 2013.

vendredi 20 mars 2015

Yaacov Agam, peintre et sculpteur

   Des œuvres de Yaacov Agam, qui a créé l’art cinétique, sont présentées par la galerie Denise René Espace Marais dans l'exposition collective Editions et multiplesCet artiste israélien est célèbre pour ses orchestrations ou « polyphonies colorées », c'est-à-dire « l’art de changer, modifier et rythmer les motifs et couleurs dans l’espace-temps ». Des œuvres d'Yaacov Agam seront à Art Bruxelles (25-27 avril 2015).  

Yaacov Agam est né en 1928 à Rishon le-Zion (alors en Palestine mandataire, actuel Etat d’Israël).

Il étudie à l’Ecole d’art Bezalel de Jérusalem, puis à Zurich auprès de Johannes Itten, ancien professeur du Bauhaus. Sa formation inclut l’histoire de l’art, l’architecture et la composition musicale.

Yaacov Agam est recruté comme graphiste par des agences de publicité.

Orchestration visuelle
Il arrive à Paris en 1951 et étudie dans l’atelier d'art abstrait de Jean Dewasne. Là, il rencontre Auguste Herbin et se consacre à l’art cinétique.

Un de ses « tableaux transformables » le fait remarquer.

C’est à Paris qu’en octobre 1953 la galerie Craven présente Tableaux transformables première exposition personnelle cet artiste âgé de 25 ans et qui innove en « introduisant la quatrième dimension, celle du temps, de l’espace » et du spirituel picturaux. Yaacov Agam rencontre Brancusi, Fernand Léger, André Breton et Max Ernst.


La galerie Denise René le repère et le présente en 1955 dans l'exposition Art cinétiqueLe Mouvement, et expose régulièrement cet article "s’imposant ainsi comme une des figures centrales de l’art cinétique". En 2003, la Galerie Denise René Rive gauche, qui avait présenté en 1955 ses œuvres dans l’exposition collective d’Art cinétique, Le Mouvement, a célébré cet anniversaire, quelques 50 ans après.

Alors que dans les œuvres des artistes cinétiques, les éléments mobiles induisent le mouvement, dans celles de Yaacov Agam, c’est le déplacement du spectateur par rapport à l’œuvre qui génère ce mouvement. Les tableaux de cet artiste sont souvent construits à partir de prismes triangulaires : une face est fixée sur la surface plane de la toile, les deux autres sont peintes avec des motifs géométriques qui créent des effets visuels variés selon l’angle de vision aléatoire du visiteur de l’exposition. Ce qui place aussi celui-ci en état de contributeur à la création artistique.
En 1956, Yaacov Agam participe au Festival d’art d’avant-garde de Marseille et, en 1965, à l’exposition The Responsive Eye au MoMA de New York.
Affectionnant les œuvres monumentales, cet artiste explore l’art cinétique en peinture modulaire, sculpture et architecture, et reçoit nombre de commandes. Citons le mur de la Paix au Parlement du Conseil de l’Europe à Strasbourg, la Faculté des Sciences à Montpellier, la « Fontaine du feu et de l’eau » à Tel Aviv, une façade pour « Torre Bosques Building » à Mexico ou celles colorées pour des immeubles KOC à Prague.
En 1971, Yaacov Agam réalise le salon de l’Elysée, une commande de l’Etat sous la présidence de Georges Pompidou. Il aménage l’antichambre des appartements privés du Palais de l’Elysée. Cet espace dit le Salon Agam est exposé au Centre Pompidou, à Paris.
En 1988, ce plasticien crée la Fontaine Monumentale de la Défense, intégrant sculpture, lumière et orchestration musicale de jets d’eau.
Parmi les premiers en France à utiliser la vidéo comme medium, Yaacov Agam innove au début des années 1980 en une installation d’écrans de télévision diffusant ses œuvres en renouvellement constant en raison de l’image électronique mobile.
Yaacov Agam expose et est honoré de prix fameux aux Etats-Unis, au Japon...
Parallèlement, ce plasticien s’illustre dans d’autres disciplines artistiques : la musique, la littérature - il écrit des contes pour enfants -, le cinéma et le théâtre.
En 1996, cet amateur de jeux de mots, plutôt de lettres, a reçu le Prix Comenius de l’UNESCO pour l’invention pédagogique la plus novatrice : une méthode de langage non verbal par une « grammaire visuelle ». De nombreux jardins d’enfants de l’Education nationale et l’institut de Sciences Weizman de Rehovot recourent à son programme.
Ce fils du rabbin Yehoshua Gibstein respecte l’interdiction de toute image gravée de la réalité. « Les formes et les couleurs apparaissent, fusionnent ou disparaissent selon l’évolution de l’orchestration visuelle. Partant d’une image « minimaliste » j’aboutis à une expression « maximaliste », ce qui ne peut être fait avec une œuvre statique en deux dimensions », explique Yaacov Agam.
La réalité est au-delà du visible. Selon l’angle de vision de l’œuvre, celle-ci change complètement. Comme la vie, chaque composition riche de potentialités est en constant devenir (« Sensibilité »), parfois illustrant des thèmes graves (« Guerre et paix »).
Agam invite à s’interroger sur le présent, le passé dans une démarche où le temps semble aboli.
L’imprégnation juive ? L’arc-en-ciel symbolise l’accord entre Dieu et l’homme. On retrouve ses couleurs ou sa forme dans maints tableaux en relief.
En symétrie de cet arc-en-ciel biblique, c’est la ménorah que l’on devine (« Amitié »). « Orchestration formes, structure, couleur » comprend 18 carrés blancs, le nombre de la vie (« Haï »)...

En 2011,  la galerie Meyer Zafra et le château de Lagarde, deux expositions collectives ont présenté les œuvres de cet artiste israélien qui a créé l’art cinétique.

Au printemps 2012, dans le cadre de l'exposition collective Green Spring, la galerie Meyer Zafra a présenté Espace Double (2010) et la galerie Denise René Espace Marais, l'exposition collective Réflexion Forme Lumière avec notamment les œuvres de cet artiste israélien.

En 2013, la galerie Denise René Espace Marais a présenté dans le cadre de l'exposition #passion art (cinétique - numérique) ; if (art) then {cinétique}, notamment des œuvres de cet artiste israélien, et l'Espace Meyer Zafra a montré des œuvres de Yaacov Agam à Pinta-London, salon d’art moderne et contemporain d’Amérique latine (5-7 juin 2013) et Pinta-New York, salon d’art moderne et contemporain d’Amérique latine (14-17 novembre 2013).

En octobre 2013, la fontaine Feu et eau conçue par Yaacov Agam et placée en 1986 au centre de la place Dizengoff à Tel-Aviv a été restaurée. Une "célébration de la vie" selon Ron Agam, fils de l'artiste.

Des œuvres de Yaacov Agam ont été présentées au stand D19 de l'Espace Meyer Zafra lors de Art Paris Art Fair (27-30 mars 2014) au Grand Palais, et lors de Art Silicon Valley/San Francisco (Art SV/SF), situé entre la Silicon Valley et San Francisco, du 9 au 12 octobre 2014

Des œuvres de Yaacov Agam ont été présentées au stand SV44 de l'Espace Meyer Zafra lors de Art Silicon Valley/San Francisco (Art SV/SF), situé entre la Silicon Valley et San Francisco, du 9 au 12 octobre 2014. 

Cet artiste figure sur la liste 2014 des 100 personnalités qui influent positivement sur la vie Juive établie par le média américain Juif The Algemeiner. Il "infuse un sens Juif mystique dans son art, obtenant un large respect pour le judaïsme et ses messages universels. L'une de ses oeuvres les plus connues est la ménorah gigantesque située à New York. Guinness-record, sa structure, sponsorisée par la Lubavitch Youth Organization, se tient à 32 pieds de haut. Agam, fier de son ascendance Juive mystique et leader innovant dans l'art kinétique et optique, a été pionnier dans une nouvelle forme d'art qui souligne le changement et le mouvement". Ses œuvres "se trouvent dans des espaces publics du monde entier, notamment à Paris et Tel Aviv, et dans les collections du Museum of Modern Art. 


En mai 2014, son oeuvre "Faith – Visual Pray” a été donnée au pape François par David Maimon, président de la compagnie aérienne El Al Israel. Cette pièce comprend un arc-en-ciel et des symboles significatifs du judaïsme et du christianisme". Agam y a "intégré des symboles significatifs du judaïsme - l'étoile de David et la Ménorah, qui ne symbolise pas seulement le Temple Saint de Jérusalem, mais aussi la lumière des sept églises de la chrétienté. Le message sous-jacent de cette oeuvre est que des symbolismes variés se fondent ensemble, créant l'harmonie parfaite".

Des œuvres de Yaacov Agam sont présentées par la galerie Denise René Espace Marais dans l'exposition collective Editions et multiples

Yaacov Agam figure sur la liste 2014 des 100 personnalités qui influent positivement sur la vie Juive établie par le média américain Juif The Algemeiner

Du 20 mars au 23 mai 2015
A la galerie Denise René Espace Marais
22, rue Charlot. 75003 Paris
Tél. : 01 48 87 73 94 


Du 9 au 12 octobre 2014
Art Silicon Valley/San Francisco (Art SV/SF)
Stand SV44 de l'Espace Meyer Zafra 
San Mateo County Event Center
Expo Hall
1346 Saratoga Drive
San Mateo, CA 94403
Le 10 octobre de 11 h à 21 h, le 11 octobre de 11 h à 20 h et le 12 octobre de 11 h ) 18 h. Vernissage le 9 octobre 2014 dès 18 h. 

Du 27 mars au 13 mai 2014
A la galerie Denise André Rive Gauche
196, bd Saint-Germain. 75007 Paris
Tél. : + 33 1 42 22 77 57

Du 27 au 30 mars 2014
Art Paris Art Fair
Espace Meyer Zafra. Stand D19
Au Grand Palais
Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Téléphone : 01 56 26 52 00
De 11 h 30 à 20 h. Vendredi nocturne jusqu'à 22 h

Du 3 au 8 décembre 2013
Art Miami
The Art Miami Pavilion Midtown
Wynwood Arts District 3101 NE 1st Avenue Miami, FL 33137
Vernissage le 3 décembre de 17 h 30 à 22 h. Les 4, 5 et 7décembre de 11 h à 19 h, le 6 décembre de 11 h à 20 h, le 8 décembre de 11 h à 18 h

Du 14 au 17 novembre 2013
Pinta-New York
82 MERCER.  New York, NY 10012.  USA
Tel: 917.639.5850
Le 14 novembre de 18 h à 21 h sur invitation. Les 15 et 16 novembre de 12 h à 20 h,. Le 17 novembre de 12 h à 19 h

Du 24 au 28 octobre 2013
A la 4e édition de Design Elysées  
Pavillon sur l’avenue des Champs-Élysées, le long du Grand Palais 75008 Paris
De 11 h à 20 h. Vendredi 25 octobre de 20 h à 22 h

Du 5 au 7 juin 2013
A L'Espace Meyer Zafra à Pinta-London, salon d’art moderne et contemporain d’Amérique latine. Booth A-01, de 14 h à 21 h les 5 et 6 juin, de 14 h à 19 h le 7 juin
Du 15 au 18 novembre 2012. La galerie Meyer Zafra à Pinta, salon d’art moderne et contemporain d’Amérique latine. Vernissage le 15 novembre 2012 de 18 h à 21 h.
Du 25 avril au 20 juin 2013
Du 10 mai au 30 juin 2012
22, rue Charlot, 75003 Paris
Tél. : + 33 1 48 87 73 94
Vernissage le 25 avril 2013 de 19 h à 21 h

Du 15 au 18 novembre 2012
7 West 34th Street, at 5th Avenue, New York, NY 10001
Vernissage le 15 novembre 2012 de 18 h à 21 h.

Jusqu'au 15 avril 2012
Jusqu’au 11 septembre 2011
A la galerie Meyer Zafra
4, rue Mahler. 75004 Paris
Tél. : + 33 (1) 42 77 05 34
Du lundi au samedi de 11 h à 19 h
Dimanche de 15 h à 19 h
Vernissage le jeudi 8 mars 2012 à partir de 18 h 30
Jusqu’au 2 octobre 2011
Au château de Lagarde
84480 Lagarde
Tél. : 04 90 75 93 12
Du mardi au dimanche de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h
  
Visuels de haut en bas :
Espace Double
2010
109 x 53 x 45 cm
oeuvre originale.
Courtesy Espace Meyer Zafra, photographe Karim Borjas
Message de paix
1980
Timbre
De la 2e à la 4e dimension (3 vues)
1975
64 x 90 cm
Sérigraphie sur plastique en relief rehaussée à la main
© Atelier Agam
Ten/Carpa
1970
Acier inoxydable
174 x 174 x 153 cm
Atelier Agam

Fontaine
Courtesy Ministère des Affaires étrangères d'Israël

Articles sur ce blog concernant :
France
Cet article a été publié pour la première fois le 25 août 2012, republié les 10 mai et 12 novembre 2012, 24 avril, 4 juin, 24 octobre, 14 novembre et 2 décembre 2013, 26 mars et 7 octobre 2014, 17 février 2015. Il a été modifié le 25 novembre 2013.