dimanche 30 avril 2017

« L'assassinat d'Ilan Halimi » de Ben Izaak (5/5)


« L'assassinat d'Ilan Halimi » est un documentaire émouvant écrit et réalisé par Ben Izaak, pseudonyme du producteur Georges Benayoun, avec la collaboration d’Alexandre Levy. Grâce à des interviews, ce film revient « sur une affaire traumatique, à travers sa chronique » d’un échec de la Brigade criminelle - seul à ce jour pour la Crim en matière de kidnapping - à sauver en janvier-février 2006 ce Français Juif séquestré et torturé pendant 24 jours, « pour interroger une société ébranlée dans sa certitude égalitaire et républicaine ». Une néfaste « stratégie du silence », y compris parmi des dirigeants communautaire français. Le 15 février 2017, Jérôme Guedj, conseiller départemental de l'Essonne et alors porte-parole du candidat socialiste Benoit Hamon, a déploré sur Radio J, que le Conseil général de ce département ait cessé de procéder à un appel à projets en 2016 pour le Prix Ilan Halimi contre l'antisémitisme. Alors président de ce Conseil, il avait créé en 2014 ce Prix national, en association avec le Crif, SOS Racisme, l'UEJF et le Mémorial de la Shoah, auquel chercheurs, artistes, associations pouvaient postuler "afin de déconstruire les préjugés antisémites". En 2016, le Prix a été remis à l'Amitié judéo-musulmane. Cet édile s'est indigné que le Prix ait été rebaptisé Prix Ilan Halimi contre l'antisémitisme et pour l'amitié entre les religions : "C'est un changement fondamental. C'est une dilution... Ce Prix soulignait la singularité de l'antisémitisme... Les associations citées n'ont plus été membres du jury du Prix et n'ont pas pu relayer auprès du public l'information sur ce Prix. Seuls deux projets essonniens avaient été adressés pour ce projet !" Le 1er mai 2017, Canal + diffusera Tout tout de suite, réalisé par Richard Berry, avec Marc Ruchmann, Steve Achiepo, Romane Rauss, Richard Berry, Idit Cebula, Pascale Louange, Morgane Nairaud, Edouard Giard, Rabah Nait Oufella, Arnon Ardruber, Hedi Bouchenafa, Idrissa Diabaté. "Février 2006. La police a trouvé le corps d'Ilan Halimi sur le bord d'une route à Sainte-Geneviève-des-Bois, nu, brûlé à 80 %. Kidnappé, il a été séquestré et torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Vendeur travaillant dans un magasin de téléphonie mobile du boulevard Voltaire à Paris, il était juif. Et donc supposé, selon ses ravisseurs, avoir de l'argent. Ilan a été la victime de Youssouf Fofana, antisémite forcené et au casier judiciaire déjà chargé, et de sa bande surnommée le gang des Barbares. Une fois arrêtés, les membres du gang passent aux aveux..."
« En France, il y aura un avant et un après Ilan Halimi », a déclaré l’ancien grand rabbin Joseph Sitruk. 

Des milliers d'articles dans les médias internationaux, six livres, un documentaire - « L'affaire Ilan Halimi, meurtre et préjugé de l'antisémitisme ordinaire », de Lewis Cohen - et deux films de fiction en 2014-2015… « Rarement une affaire, qualifiée à ses débuts de "sordide fait divers", aura provoqué autant de réactions, d'interprétations et de polémiques » : crime antisémite pour la justice, meurtre crapuleux pour certains, « meurtre raciste » pour Pierre Besnainou (Libération, 16 mai 2012), président du Congrès Juif européen (CJE) en 2006 et président du FSJU (Fonds social Juif unifié) en 2012.

« Sous la forme d’une enquête policière, ce film revient sur cet échec, ses conséquences, et sur ce que ce « fait divers », qui a fait ressortir au grand jour les clichés les plus anciens - et les plus tenaces - sur les juifs », dit de notre société. Qu’est-ce qui a empêché à ce point la hiérarchie policière – et par la suite justice et médias – d’envisager – et après les dépositions des ravisseurs, de reconnaître – qu’au-delà du crime crapuleux pourrait s’exprimer une haine viscérale, culturelle, pour ce qu’Ilan représente ? »

Un aspect que le réalisateur Alexandre Arcady, qui avait réalisé au célèbre 36 quai des Orfèvres certaines scènes de son film, 24 jours. La vérité sur l'Affaire Halimi qui sortira en DVD le 4 novembre 2014, n’avait pas souligné, mais qui était patent.

Echec policier
Ce vendredi soir de janvier 2006, après avoir dîné comme chaque chabbat chez sa mère Ruth, Ilan Halimi s’est rendu à un rendez-vous fatal avec une inconnue, un « appât » qui l’avait rencontré dans le magasin de téléphonie où il travaillait. Il est frappé violemment, kidnappé par « quatre gros bras », assommé et caché dans le coffre d’une automobile.

Séquestré et torturé pendant 24 jours à Bagneux, cité de la proche banlieue parisienne,  par ses geôliers dirigés par Youssouf Fofana, ce jeune Français Juif de 24 ans est repéré le 12 févier 2006 au matin, agonisant, bâillonné, menotté, brûlé, près de la gare de Sainte-Geneviève-les-Bois (Essonne). Il décède dans l’ambulance qui le mène à l’hôpital.

« Le processus d’élimination d’Ilan Halimi – il a été douché pour ne pas laisser de traces, il a été tondu - est bouleversant », observe Me Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, qui dresse un parallèle pertinent avec la Shoah. Une sourate islamique prescrit : « Ceux qui ne croient pas à Nos versets, Nous les brûlerons bientôt dans le feu. Chaque fois que leur peaux auront été consumées, nous leur donnerons d'autres peaux en échange afin qu'ils goûtent au châtiment… » (Sourate 4 verset 56),

La « chronique policière se joue alors presque entièrement entre les murs de ce lieu mythique qu'est le 36 quai des Orfèvres. Avec ses rebondissements, son suspens et ses errements parfois, mais avec toujours pour fil rouge la volonté tenace, presque surhumaine, des « meilleurs flics de France », ceux de la Brigade criminelle, de « sortir coûte que coûte » le jeune homme des mains de ses ravisseurs. Ils échoueront, un échec cuisant, inédit, terrible et qui ronge jusqu’à aujourd’hui la vie de limiers de la Crim ».

Héritière des « Brigades du Tigre », la Brigade criminelle a fêté son centenaire en 2012. "Rattachée à la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police, cette brigade centrale est compétente à Paris et en première couronne. Dirigée par un commissaire divisionnaire, elle est composée de trois sections de droit commun, dotées de trois groupes d’enquête chacune, et d’une section anti-terroriste comptant trois groupes d’enquête et un groupe financier. Celle que l'on nomme "La Crim’" offre un chiffre exemplaire de 65% d’affaires résolues. Dans la chaîne pénale, elle est présente du début jusqu’à la fin : de la saisine à la cour d’assises, en passant par l’instruction".

Pour la Brigade criminelle, élite de la Police judiciaire, « la mort d’Ilan est vécue comme un terrible échec, le premier de son histoire pour une affaire d’enlèvement ».

Ce « retour sur l’enquête policière permettra d’essayer de comprendre pourquoi, malgré les moyens très importants déployés pendant trois semaines, la fin tragique d’Ilan n’a pu être évitée. Comment et pourquoi dans cette ville pas vraiment problématique de la banlieue parisienne, une bande de jeunes (et moins jeunes) fédérés par son leader Youssouf Fofana en un gang sauvage et meurtrier s’est jouée des meilleurs professionnels de la police française ».

« Il a fallu nouer des contacts avec les témoins et les acteurs de l’enquête (et tout particulièrement les policiers), libérer une parole, comprendre au jour le jour les pistes suivies par la police, en étroite collaboration avec la famille d’Ilan Halimi, face à des kidnappeurs qui de façon intuitive maîtrisent tous les modes de communication (téléphonique, web, etc.) ».

« On peut s’engager totalement. On peut mettre toute son énergie, toute son expérience, ses moyens. Et puis, ne pas aboutir, ne pas arriver au résultat… Notre conviction est qu’on ne travaille pas bien sous le feu des médias. Les fils sont parfois si ténus qu’il faut en avoir l’exclusivité un temps durant », déclare Jean-Jacques Herlem, directeur adjoint de la police judiciaire de Paris, à Ben Izaak.

Or, la disparition d’un enfant ou d'une joggeuse est signalée par les médias. Leur portrait sont diffusés par la presse et par les télévisions. Des informations sur les circonstances d’un enlèvement sont rendues publiques. Pourquoi avoir exclu toute publicité dans l’enquête policière sur le rapt d'Ilan Halimi ?

« Le mot d’ordre était de ne rien dire. Même les journalistes qui rôdaient au quai des Orfèvres étaient tenus au secret », confie Yaël Halimi, sœur d’Ilan.

Dans son livre, Ruth Halimi, a stigmatisé la stratégie de la police : refus d’admettre le caractère antisémite du rapt, conviction qu’il s’agissait d’une « affaire strictement crapuleuse », non perception de « la haine » et méprise sur le profil des ravisseurs, dysfonctionnements induits par une mauvaise circulation des informations, difficultés à résoudre les problèmes spécifiques de l’enquête, inexpérience de certains policiers, refus de tenir compte des conseils de la famille souhaitant un maximum de publicité autour du rapt, etc.

Longtemps, l'informatique a été perçue comme une orientation professionnelle rapide pour des élèves aux mauvais résultats scolaires. Le Gang des Barbares a bénéficié d'un informaticien qui a mis son talent exceptionnel au service du Mal et qui n'a pas été interpellé à ce jour par la police.

Ajoutons le choix cruel de l’interlocuteur unique des ravisseurs : le père, longtemps quasi-absent de la famille, qui a reçu en 24 jours plus de 600 appels téléphoniques de Fofana. Et dire que la cellule de négociation de la Brigade criminelle disposait d’une psychologue, Frédérique Balland, qui ne semble pas douter du bien-fondé de la stratégie policière et de son action… Alors qu'un ravisseur avait déclamé une sourate du Coran lors d'un appel téléphonique à la famille d'Ilan Halimi, pourquoi la police n'a-t-elle pas recouru à un ethno-psychiatre ou à un psy expert en islam ?

Janvier-février 2006. Nous sommes quelques mois après les émeutes urbaines, fomentées à l’automne 2005 par des jeunes, souvent issus de l’immigration d’Afrique du nord et sub-saharienne, qui ont embrasé de nombreuses « zones de non-droit », quartiers de villes et de banlieues ou « cités » dans toute la France, notamment à Bagneux. Déclaré le 8 novembre 2005, l'état d'urgence a été prolongé pendant trois semaines d’affilée. Dans l’affaire Halimi, environ 100 individus de Bagneux, située dans la banlieue proche de Paris, étaient au courant de l’enlèvement, la séquestration et des tortures infligées à ce jeune Français Juif. Aucun n’a brisé l’omerta. La police n’avait pas d’indicateur dans cette cité !? Ou elle faisait moins peur que les ravisseurs. Ou elle n’existait pas dans la vie quotidienne et le mental de ce gang des Barbares et ses complices ayant obéi à la loi du silence.

En outre, la Crim a mené l’enquête en acceptant d’agir sur le terrain choisi par l’adversaire qui maîtrisait de nouvelles technologies très rapides, alors qu’elle était contrainte au respect de procédures rigides chronophages. Or, c’est la bonne vieille technique du portrait-robot médiatisé qui, 48 heures après diffusion, a amené un appât (Audrey) à se rendre au commissariat de police. Grâce aux informations qu’elle donnait, la police arrêtait le Gang en quelques jours.

Quelle leçon la police en a-t-elle tirée ? « À la suite de cet échec, nous avons noué un dialogue avec les opérateurs et les fournisseurs d'accès à Internet. Ils se sont engagés à améliorer leur système d'exploitation », disait le 29 mai 2009 François Jaspart, directeur de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris lors de l'enquête sur l’enlèvement d’Ilan Halimi.

Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et commissaire de police à la retraite, m’avait confié en février 2006 les écueils à éviter en matière de rapt : « Il ne faut pas laisser le temps courir ni couper le contact avec les kidnappeurs. Le silence a tué : il aurait fallu distribuer tout de suite les portraits-robots ».

Aux Etats-Unis ou en Allemagne, la direction de la Crim et le ministre de l’Intérieur auraient démissionné, ou auraient été démis de leurs fonctions. Mais pas en France.

Le 21 février 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a rencontré place Beauvau la famille d’Ilan Halimi, sa compagne, des dirigeants communautaires français dont le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) . « On aurait dû prendre cette affaire directement en charge », a regretté, sous couvert d'anonymat, un membre du cabinet du ministre de l'Intérieur quelques mois plus tard  », relate le journaliste Alexandre Lévy dans Slate (19 juillet 2009).

« Pendant le procès, Fofana était dans la provocation. Pour lui, Ilan était un trophée… Six ans après, plus de 80% des condamnés sont en liberté. C’est pas cher payé », déplore Yaël Halimi.

L’assassinat d’Ilan Halimi, un crime antisémite ? Avocate du gardien de l’immeuble, Me Françoise Cotta minore l’antisémitisme imprégnant cette affaire, en s’interrogeant sur la barbarie motivant les condamnés. Ainsi que l’explique Me Francis Szpiner, la circonstance aggravante d’antisémitisme ne peut juridiquement s’appliquer qu’au meurtre et à la torture, et pas à l’enlèvement ou au vol. C’est la raison pour laquelle elle n’a visé que deux prévenus.

Annette Lévy-Willard, journaliste à Libération, souligne le cliché antisémite liant les Juifs à l’argent.
A « l’heure où l’actualité se fait l’écho de nouvelles tentations antisémites, un film qui décortique les causes et les effets d’une telle affaire nous semble plus que d’actualité ».

En fin de documentaire : des images de cris « Juif, hors de France. Juif, on n’en veut pas » lors de la manifestation « Jour de colère », le 26 janvier 2014 à Paris. Pourquoi ne pas avoir diffusé les images de la « rue islamique » criant « Mort aux Juifs  » ?

Curieusement, le réalisateur Georges Benayoun omet une autre explication fournie par Me Gilles Antonowicz, avocat de l’appât ayant attiré le jeune Ilan dans le traquenard en janvier 2006, et auteur de L’affaire Halimi, du crime crapuleux au meurtre antisémite : histoire d’une dérive (2014) : l’échange  de prisonniers palestiniens contre des Juifs israéliens morts, un deal approuvé par l’Etat d’Israël, a aussi inspiré Youssouf Fofana.

Le 31 mai 2014, Me Gilles Antonowicz a déclaré à Patricia Jolly, journaliste au Monde
« C’est un crime crapuleux fondé sur des préjugés, des idées reçues et non sur une haine antisémite. L’objectif de Youssouf Fofana était d’obtenir de l’argent. Avant de s’en prendre à Ilan Halimi, il a organisé huit tentatives d’enlèvements dont les victimes étaient musulmans, « Français jambon beurre » comme dirait Morgan Sportès, ou parfois juifs, mais ce n’était alors que le fruit du hasard. Les juifs sont devenus une cible spécifique le jour où Fofana a appris qu’Israël avait libéré plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange de la dépouille de quelques soldats israéliens. Ce fut pour lui une révélation. Il s’est dit alors que la communauté juive était solidaire. Il s’est dit que s’il enlevait un juif, que ce dernier ait ou non de l’argent, la communauté paierait. Il a enlevé Ilan Halimi comme il aurait enlevé le baron Empain ou le petit-fils Peugeot s’il en avait eu les moyens. Son but est exclusivement crapuleux. Youssouf Fofana n’a en cet instant rien contre les juifs en tant que tels, ou, plus exactement, il ne les déteste pas plus que les autres puisque, en vérité, il déteste tout et tout le monde : les Blancs, la France qu’il veut « niquer », l’Europe et, plus généralement, tout le monde occidental… »
Non seulement ces décisions de gouvernements israéliens d’accepter l’échange de prisonniers palestiniens contre des Israéliens, « ces pactes signés avec du sang juif » (Caroline Glick), sont amoraux et n’ont conduit qu’à un nombre accru d’enlèvements de Juifs israéliens et d’attentats antisémites commis par ces prisonniers libérés, mais elles ont incité le chef du gang des Barbares à enlever, à torturer et à tuer un Français Juif qui songeait à faire son aliyah…

Le documentaire se conclut par des images inédites et bouleversantes d’Ilan Halimi heureux. « On a appris à vivre sans Ilan. Un grand vide… C’était une belle personne », se souvient Yaël Halimi, sa soeur.

On ne peut que regretter que ce documentaire ait été diffusé, à deux reprises, lors de chabbat, le vendredi en deuxième partie de soirée. Le 22 octobre 2014, le réalisateur Georges Benayoun a indiqué sur RCJ, radio de la fréquence Juive francilienne soutenue par le FSJU, que les dates et heures correspondaient à la case Documentaire de France 3. Or, celle-ci diffuse aussi des documentaires le lundi vers 23 h 15 et l'a rediffusé le 23 octobre 2015 vers 0 h 30…

Qui savait quoi et quand ?
Ni la police, ni la communauté française Juive institutionnalisée, ni les criminologues, tel Alain Bauer, n’ont analysé l’assassinat antisémite, en 2003, du jeune DJ Sébastien Selam par un voisin musulman en 2003. Et, on peut penser que le traitement policier et communautaire de l’affaire Halimi en a souffert.

Qui savait quoi et quand sur l’enlèvement d’Ilan Halimi parmi les dirigeants de la communauté Juive française institutionnalisée ? C’est une question dérangeante, mais qui taraude.

Un jeune Français Juif est kidnappé, et le ministre de l’Intérieur, alors Nicolas Sarkozy, « ami » de la communauté française Juive, n’aurait pas téléphoné à au moins un des principaux dirigeants communautaires pour assurer qu’il suivait avec attention cette affaire dramatique, et que la Crim avait mis ses plus fins limiers sur les traces des kidnappeurs ?! En début d’enquête, afin de déterminer le profil du jeune homme kidnappé, les policiers de la Crim ont interrogé les amis d’Ilan Halimi, et aucun d’eux n’aurait interrogé des dirigeants du FSJU, employeur de Ruth Halimi ?! Cela semble d’autant plus improbable que Ruth Halimi recevait quotidiennement de très nombreux appels téléphoniques des kidnappeurs, et que la direction du FSJU lui a accordé un congé au début de la période de séquestration d'Ilan.

Immeuble parisien moderne et sécurisé, le siège du FSJU accueille aussi les bureaux d’autres organisations françaises Juives, tel le CRIF, dont les responsables se croisent, dialoguent. Il semble difficile de croire qu’aucun des principaux dirigeants communautaires n’ait été informé d’une affaire aussi grave.

Aucune réunion de dirigeants communautaires au plus haut niveau n’a eu lieu pour fixer la stratégie communautaire : se taire ou parler ?

Si cette hypothèse de leaders communautaires informés s’avérait pertinente, diverses questions se posent : qui savait quoi et quand sur l’enlèvement, la séquestration et les tortures infligées à Ilan Halimi ? Pourquoi ceux qui savaient se sont-ils tus ? Etaient-ils au courant des exhortations de Ruth Halimi en vue d’une réorientation des enquêteurs vers la piste de l’antisémitisme ? Dans l’affirmative, pourquoi ne l’ont-ils pas soutenue ? Pourquoi n’ont-ils pas exprimé la moindre critique de bon sens à l’égard des méthodes policières inefficaces, par exemple, en demandant, en exigeant la diffusion médiatisée du portrait robot de l’appât ? Par une confiance illimitée dans le professionnalisme de la police et en Nicolas Sarkozy, soucieux de lutter contre l’antisémitisme ? Par crainte d’entraver l’enquête de la Crim ? Par ignorance de certains ratés policiers ? Par réflexe républicain ? Par conviction que les intérêts des décideurs, notamment politiques, coïncidaient avec ceux des Français Juifs ? Par habitude ? Par caractère ?

Pourquoi aucun d'entre eux n'a-t-il démissionné après l'assassinat d'Ilan Halimi ?

Ont-ils tiré les leçons de l'affaire Halimi ? On peut en douter en les voyant défendre un "dialogue judéo-musulman" évitant d'aborder l'antisémitisme islamique.

N’oublions pas que la communauté française Juive bénéficiait d’atouts : par exemple, des policiers retraités qui auraient pu dialoguer avec leurs anciens collègues.

A quand un film sur cette thématique ? Ou serait-ce un des sujets tabous communautaires ?

Ajoutons que vers janvier-février 2014, le Café des Psaumes, "café social associatif de l'OSE" (Oeuvre de Secours aux Enfants) dirigée par Patricia Sitruk, a refusé que soient déposés les tracts et collée sur une vitrine du Café l'affiche de la Fraternité judéo-noire (FJN) invitant à se réunir lors de la cérémonie de recueillement à la mémoire d'Ilan Halimi. La raison ? Le refus d'une "affiliation politique" !? "L’ouverture du café par l’OSE a été rendue possible grâce à l’aide de la Ville de Paris et aux généreux donateurs sans qui rien n’aurait été possible. Le Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ont apporté leur soutien précieux en 2011".
         
    
« L’Assassinat d’Ilan Halimi », documentaire écrit et réalisé par Ben Izaak, avec la collaboration d’Alexandre Levy
Seconde Vague Productions -Paul Saadoun, 2014
Image : Jeremy Sahel. Son : Jean-Paul Guirado
Seconde Vague Productions  – Paul Saadoun avec la participation de France 3, 72 minutes
Diffusions sur France 3  les 17 octobre 2014 à 23 h 20 et 24 octobre 2014 à 03 h 0523 octobre 2015 à 0 h 3011 février 2016 à 23 h 10
"Après avoir été séquestré et torturé pendant 24 jours dans une banlieue de Paris, Ilan Halimi est retrouvé le 12 février 2006 au matin, agonisant près d'une voie ferrée, bâillonné, menotté. Ilan meurt dans l'ambulance qui le conduit à l'hôpital. Il avait 24 ans. Pour la police criminelle, la mort d'Ilan est vécue comme un terrible échec, le premier de son histoire pour une affaire d'enlèvement. Ce film revient sur cet échec, ses conséquences, et sur ce que cette affaire dit de la société. Qu'est-ce qui a empêché à ce point la hiérarchie policière, et par la suite justice et médias, d'envisager, et après les dépositions des ravisseurs, de reconnaître qu'au-delà du crime crapuleux pourrait s'exprimer une haine viscérale, culturelle, pour ce qu'Ilan représente ?"

Visuels : © DR, Préfecture de police de Paris
Les citations proviennent du communiqué de presse. Cet article a été publié le 23 octobre 2014, puis le 21 octobre 2015 et le 11 février 2016.

« Hélène Berr, une vie confisquée »

Hélène Berr  (1921-1945) est une Jeune femme cultivée issue de la bourgeoisie française Juive au destin tragique : cette brillante agrégative d’anglais est morte au camp de Bergen-Belsen peu avant sa libération. Sa vie est évoquée par son Journal 1942-1944 (Editions Tallandier) republié en 2013 et lu intégralement par Guila Clara Kessous (CD édité en français par Audiolib et en américain par Audible), l'exposition itinérante Hélène Berr, une vie confisquéeCeci est mon journalpièce de Pierre Tré-Hardy, et Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé, remarquable documentaire de Jérôme Prieur (2013). La Northwest Reno Library accueille l'exposition Hélène Berr, A Stolen Life (1er mars-30 avril 2017). Opening reception: March 9, 2017, 6:00pm - 8:00pm.

En janvier 2008, la publication du Journal 1942-1944 d’Hélène Berr, préfacé par Patrick Modiano, avait été une double révélation : par son « témoignage subtil et éclairé de ce que fut la France et le Paris de l’Occupation » et par sa qualité littéraire. « D’une écriture bouleversante, ce texte mêle l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir ».

Bien accueilli par la presse et le public, ce Journal, « révèle un réel pressentiment de l’inéluctable » : il s’achève par ces mots prononcés par Kurtz, le héros d’Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad : « Horror, Horror, Horror » (« L’horreur, l’horreur, l’horreur »).

Citant le Journal 1942-1944 de cette Parisienne publié en 2008 (Tallandier), l'exposition présente des documents inédits – photographies familiales, cahiers et devoirs scolaires, pages manuscrites du Journal - sur Hélène Berr et son environnement familial et amical. Elle rappelle aussi le contexte historique dramatique des persécutions antisémites sous l’Occupation qui préludent la Shoah.

 On peut regretter que cette exposition didactique soit située en trois lieux, dont le dernier loin des deux premiers. Cette exposition a été montrée au siège de l’UNESCO (24 janvier-1er février 2011) et à celui de l’ONU (24 janvier-28 février 2011).

Nous invitons ceux qui ne peuvent visiter l’exposition à lire ou écouter le Journal d’Hélène Berr, et voir le site Internet de l’exposition. Guila Clara Kessous qui allie une sensibilité fine à une diction parfaite.

Histoire du Journal
Hélène Berr commence son journal intime le 7 avril 1942, après une visite à l’écrivain Paul Valéry qui lui a ainsi dédicacé un de ses livres : « Au réveil, si douce la lumière, et si beau ce bleu vivant ».

Ce journal s’achève le 15 février 1944.

Il est gardé, ainsi que le violon d’Hélène Berr, par Andrée Bardiau, la cuisinière de la famille Berr, qui le remet à la Libération au frère d’Hélène, Jacques Berr.


Conformément au vœu de sa sœur, Jacques Berr remet le manuscrit original au fiancé d’Hélène, Jean Morawiecki, engagé en novembre 1942 dans les Forces françaises libres, à son retour à Paris. La famille Berr en garde une copie dactylographiée par un employé de Kuhlmann, entreprise dont le père d’Hélène avait été le vice-président directeur général.

Pendant 60 ans, le manuscrit du Journal d’Hélène Berr n’a été qu’un « douloureux héritage familial ».

En novembre 1992, la nièce d’Hélène et ancienne libraire, Mariette Job, qui avait lu ce Journal, contacte, par l’intermédiaire du Quai d’Orsay, Jean Morawiecki, diplomate.

En avril 1994, Jean Morawiecki remet le manuscrit original à Mariette Job, et fait de celle-ci sa légataire du Journal.

En 2002, avec l’accord de sa famille, Mariette Job dépose ce manuscrit au Mémorial de la Shoah. Ce manuscrit est placé dans une vitrine de l’exposition permanente.

Karen Taïeb, responsable des Archives au Mémorial, en parle à l’historien Michel Laffitte qui prépare sa thèse sur l’UGIF (Union générale des israélites de France) dont l’une des assistantes sociales bénévoles était Hélène Berr. Dans son livre Juif dans la France allemande (Tallandier, 2006), Michel Laffitte évoque le destin d’Hélène Berr.

Publié par les éditions Tallandier en janvier 2008, ce Journal rencontre un succès immédiat et immense, en France et à l’étranger.

En mars 2009, la Ville de Paris a rendu hommage à Hélène Berr en rebaptisant la médiathèque Picpus du nom de cette étudiante brillante et violoniste, « en raison de l’attachement d’Hélène Berr aux valeurs de dignité humaine et de liberté, de son combat intellectuel pour la mémoire, de la qualité littéraire et de la clairvoyance de son œuvre, mais aussi pour sa passion de la littérature et de la musique ». L'inauguration officielle de la "Médiathèque Hélène Berr" (anciennement bibliothèque Picpus) a eu lieu le 6 mai 2010.

Le 28 janvier 2010, à l’Université de la Sorbonne, le  prix Annie et Charles Corrin 2009 a été remis à la classe de 1ère ES lauréate 2009 du lycée Pierre Bourdieu à Fronton (31) pour le projet « Hélène Berr, une jeune étoile dans le Paris de l'occupation ». Un travail mené par leur professeur d'histoire et géographie Jérôme Pujol.

Cette exposition permet de découvrir des archives familiales déposées par Mariette Job au Mémorial de la Shoah, au Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), ainsi que l’original du manuscrit de ce journal

Une famille française Juive brillante
Hélène Berr est née dans une famille juive de veille souche française, patriote, illustre, brillante. On compte de nombreux savants, ingénieurs dans sa parentèle.

Un aïeul Germain Sée, était un médecin célèbre sous le Second Empire.

Maurice Lévy, son arrière-grand père (1838-1910, X 1856), a été membre de l’Institut. Ce jeune ingénieur des Ponts et Chaussées a fait bénéficier de son savoir l’industrie française de l’armement lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il « fut le premier théoricien français qui comprit et chercha à vulgariser les avantages que présentent les méthodes graphiques pour les calculs de résistance des matériaux ». Professeur de mécanique à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il a présidé l’Académie des sciences. Parmi ses travaux : « la construction du siphon au-dessus du canal Saint-Martin pour le passage de l'égout collecteur de Bercy (1879-1880) » .

Louis Lehmann Berr (1852-1933), grand-père paternel d’Hélène, était juge d’instruction, puis conseiller à la Cour d’appel de Paris.

Frère jumeau du père d’Hélène, Maxime Charles Gustave Berr (1888-1917, X 1907) est mort pour la France : capitaine d’artillerie, il est tué en 1917, et est honoré de cinq citations.

La famille maternelle d’Hélène compte un ingénieur civil des Mines, Jacques Hippolyte Rodrigues-Ely (né en 1901).

Le père d’Hélène, Raymond Berr (1888-1944) est polytechnicien (X 1907) et ingénieur du prestigieux corps des Mines.

Jeune professeur de géologie à l’Ecole des mines de Saint-Etienne, il est blessé lors de la Grande guerre, puis est nommé adjoint du directeur du service de fabrication des munitions pendant la Première Guerre mondiale.

Il fait toute sa carrière de 25 ans à la société Kuhlman (devenue Péchiney) dont il contribue à l’essor : entré à 31 ans comme directeur-général, il en devient le vice-président directeur général. Sa contribution dans le développement de la chimie industrielle en France dans l’entre-deux guerres est essentielle.

Raymond Berr et son épouse Antoinette, fille d'un industriel polytechnicien, ont cinq enfants : Jacqueline (1915-1921), Yvonne (1917-2001), Denise (1919-2011), Hélène (1921-1945) et Jacques (1922-1998).

Yvonne et Daniel Schwartz sont partis dans le Sud avant 1942, et Jacques a été caché en Dorgogne sous une fausse identité. Denise a épousé François Job en 1943.

Raymond Berr est arrêté le 23 juin 1942 au prétexte que son étoile jaune, obligatoire depuis le 8 juin, était agrafée, non cousue. Il est libéré le 22 septembre 1942 après un internement de trois mois au camp de Drancy, et le versement d’une caution par l’entreprise Kuhlmann dirigée alors par René Duchemin. Il est alors contraint de travailler de son domicile.

Il est arrêté lors d’une rafle avec son épouse Antoinette et leur fille Hélène dans leur appartement du 5 avenue Elisée-Reclus (75007), près de la Tour Eiffel, le matin du 8 mars 1944.

Amenés à Drancy, ils font partie du convoi n° 70 du 27 mars 1944 pour le camp d'extermination d'Auschwitz.

Antoinette Berr est gazée le 30 avril 1944. Raymond Berr est assassiné le 27 septembre 1944 : "Il était entré au "revier" pour un phlegmon au genou. Un médecin du camp lui a inoculé un poison", me précise Mariette Job en avril 2013.

Déportée le jour de ses 23 ans, Hélène est « transférée fin octobre d'Auschwitz à Bergen-Belsen début novembre », nous précise Mariette Job. Souffrant de typhus et de mauvais traitements, elle meurt début avril 1945.

Lucidité et sensibilité
Du 7 avril 1942, au 15 février 1944, en s’interrompant du 28 novembre 1942 au 25 août 1943, Hélène relate dans son journal intime, avec peu de ratures, sa vie quotidienne, ses amis, son fiancé Jean, son violon, la Sorbonne, le quartier Latin, son travail de bibliothécaire à la Sorbonne, ses activités sociales dans deux organisations juives, les rafles, les Juifs traqués, « l’engrenage infernal », les rumeurs sur l'élimination des Juifs. Son but :
« Écrire toute la réalité et les choses tragiques que nous vivons, en leur donnant toute leur gravité nue sans déformer par les mots, c’est une tâche très difficile et qui exige un effort constant ».
Hélène Berr écrit « par devoir », et aussi pour Jean.

Elle évoque la douceur d’un Paris magnifique ensoleillé, le bonheur d’un matin à cueillir des fruits dans un verger d'Aubergenville avec le « garçon aux yeux gris » aimé, Jean Morawiecki, les flâneries dans un contexte de solitude, de souffrances, d’exclusions de la communauté nationale, de persécutions, de resserrement inéluctable de l’étau, ce « mauvais rêve ».

Les lois antisémites du régime de Vichy lui interdisent de présenter le concours de l’agrégation.

Sur le port de l’étoile jaune, Hélène Berr hésite. La porter, c’est « une infamie et une preuve d’obéissance aux lois allemandes ». Ne pas le faire, c’est « une lâcheté vis-à-vis de ceux qui le feront ». Hélène Berr décide de la porter fixée par un bouquet tricolore. En juin 1942, elle écrit :
« Mon Dieu, je ne croyais pas que ce serait si dur. J’ai eu beaucoup de courage toute la journée. J’ai porté la tête haute, et j’ai si bien regardé les gens en face qu’ils détournaient les yeux. Mais c’est dur. D’ailleurs, la majorité des gens ne regardent pas. Le plus pénible c’est de rencontrer d’autres gens qui l’ont… Il me semblait brusquement que je n'étais plus moi-même, que tout était changé, que j'étais devenue étrangère, comme si j'étais en plein dans un cauchemar ».

Et ce contrôleur du métro à l’Ecole Militaire qui lui intime de monter dans la « dernière voiture » réservée aux juifs…

Plutôt que de fuir, Hélène Berr s’occupe bénévolement d’enfants juifs. Dès 1941, elle est secrétaire à l’Entraide temporaire (association clandestine où juifs et protestants parviennent à sauver 500 enfants juifs), puis à partir de juillet 1942 elle œuvre comme assistante sociale à l’Union générale des israélites de France (UGIF).

Consciente de la volonté des nazis d’éliminer les Juifs, elle a la prescience de ce qui l’attend, mais veut vivre.

Large diffusion du Journal
Depuis 2013, un amphithéâtre à la Sorbonne porte le nom d'Hélène Berr.

Une série de cinq émissions quotidiennes programmées à 20 h ont été diffusées par la radio télévision suisse (RTS) du 17 au 21 février 2014.

Lors du Festival du printemps du livre de Cassis, le 26 avril 2014, à 17 h 15, Mariette Job donnera une conférence sur l'identité traquée. En 2014, elle a reçu le titre de chevalier des Arts et des Lettres pour "sa contribution et son engagement au service de la culture de notre pays".

Lors du Festival du printemps du livre de Cassis, le 26 avril 2014, à 17 h 15, Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, a donné une conférence sur l'identité traquée. Une lecture-rencontre avec Guila Clara Kessous et Mariette Job a été organisée le 29 avril 2014, à 15 h, à la Maison des seniors et de la culture Bluma Fiszer.

L'exposition itinérante Hélène Berr, une vie confisquée a été présentée à Nancy (20 mai-20 juin 2014).

Sortie en décembre 2013 par Audiolib, la version intégrale audio du Journal d’Hélène Berr lue par Guila Clara Kessous a obtenu les Prix du Livre Audio du Public dans la catégorie Document du Festival du Livre Audio 2014 (22-24 mai), et reste en liste pour la « Plume d’Or".

Le 23 octobre 2014, à la Médiathèque Hélène Berr - 70, rue de Picpus, 75012 Paris -, Marianne Alphant, écrivain et critique littéraire, a remis les insignes de "Chevalier des Arts et des Lettres" à Mariette Job.
Le Ministère de la Culture et de la Communication lui a décerné cette illustre distinction "pour sa contribution et son engagement au service de la culture de notre pays".
Marianne Alphant a loué la "passeuse de mémoire" : "C’est une histoire de livres, au pluriel, qui a été l’occasion de notre rencontre. C’en est une autre au singulier, et même au puissant singulier qui nous réunit ici ce soir.  Je vous ai connue dans les années 80, à la librairie Gallimard du boulevard Raspail. Nous nous sommes rencontrées, et sans doute avec enthousiasme, chaleur, empathie vous m’avez fait acheter Aux âmes sensibles - ce choix de lettres de Stendhal qui, mystérieusement, ne m’a jamais quitté. J’aurais pu dire alors : à Mariette Job : Aux âmes sensibles. Je dirais aujourd’hui, et tous, nous pouvons le dire : à Mariette Job, le Journal d’Hélène Berr qui doit son existence dans nos vies, son actualité, sa résonance tragique, sa singularité, sa dimension universelle, à votre travail d’éditrice. C’est de vous, chère Mariette, qu’il est aujourd’hui question. Et de ce que vous avez fait, parfois contre vents et marées, au prix de bien des difficultés familiales, parfois aussi, heureusement, avec vents et marées, nous, par exemple, et d’autres qui ne sont pas ici ce soir mais qui vous ont aidé".
Mariette Job a évoqué avec tact la "mémoire familiale encryptée, fossilisée", et les obstacles surmontés pour transmettre le Journal ainsi que la mémoire d'Hélène Berr. Un Journal qui "donne un autre message que la tragédie". Elle a exprimé son émotion, notamment que le Prix Nobel de Littérature 2014 ait distingué Patrick Modiano, préfacier du Journal d'Hélène Berr. Elle a annoncé la sortie en décembre 2014 en DVD du documentaire Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé, de Jérôme Prieur. Elle a dédié sa décoration à Hélène Berr, à ses parents, notamment à sa mère Denise, à Jean Morawiecki que sa fiancée Hélène Berr surnommait Lancelot du lac et que Mariette Job appela Merlin l'enchanteur, car il lui a "confié la clé pour franchir l'autre côté du miroir". Elle a conclu par une "expression un peu désuète et que" sa "mère prononçait souvent : "C'est épatant !" Gentiment, Mariette Job a loué mon "site excellent" que j'actualise par les informations qu'elle me communique régulièrement. Je l'en remercie.

Le 2 octobre 2015, une plaque commémorative en hommage à Hélène Berr a été dévoilée sur la façade de l'immeuble sis 5 avenue Elisée Reclus à Paris VIIe. Parmi l'assistance : le grand rabbin de France Haïm Korsia.

Maire (Les Républicains) de cet arrondissement parisien, Rachida Dati a mal lu un discours creux, soulignant la douleur de la famille Berr, et ne mentionnant pas la judéité d'Hélène Berr. Elle a allégué que cette étudiante était morte pour notre liberté. Or, Hélène Berr a été assassinée à Auschwitz où elle a été déportée comme Juive. Mariette Job a évoqué avec dignité le parcours de sa tante. Adjointe communiste à la Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant; Catherine Vieu-Charier a retracé brièvement l'histoire d'Hélène Berr et évoqué la lutte contre la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme.

Le 3 mars 2016, à 20 h 30, invitée par l'Association culturelle juive de Nancy, Mariette Job présenta Le Journal d'Hélène Berr.

L'Holocaust Museum Houston a acceuilli l'exposition Hélène Berr, A Stolen Life (26 août-13 novembre 2016).

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoinele 17 septembre 2016, à 14 h 30, hommage a été rendu à Hélène Berr au Château du Vivier en présence de Mariette Job, nièce et éditrice du Journal, à Aubergenville. Au programme : exposition biographique Hélène Berr, une vie confisquée, réalisée par le Mémorial de la Shoah et visible à la Mairie d'Aubergenville du 17 septembre au 1er octobre 2016, lecture d'extraits du Journal d'Hélène Berr et inauguration d'une plaque commémorative. "Hélène Berr avait 21 ans en 1942. Parisienne, étudiante à la Sorbonne, elle a tenu son journal au jour le jour d’avril 1942 à février 1944. Ce texte, d’une qualité littéraire exceptionnelle, mêle l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. Elle survit presque jusqu’au bout à l’épreuve, succombant à l’épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, cinq jours avant la libération du camp. L’exposition, débordant le cadre stricte du journal et de la personnalité d’Hélène Berr, s’élargit au contexte de l’Occupation et d ela persécution des Juifs en France. Elle offre l’occasion de découvrir l’original du manuscrit de ce journal publié en 2008, ainsi que de nombreuses archives familiales déposées au Mémorial de la Shoah".

Le 18 septembre 2016, Toute l'Histoire diffusa Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé.

La Northwest Reno Library accueille l'exposition Hélène Berr, A Stolen Life (1er mars-30 avril 2017).

CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS  

2007 
20 février : au Mémorial de la Shoah : rencontre autour du livre de Michel Laffitte, présentation du Journal par Mariette Job.

2008
7 février : au Mémorial de la Shoah  présentation du Journal par Mariette Job (MJ) en  présence de Patrick Modiano.

16 mars : au Théâtre du Rond Point (grande salle) lecture d’extraits du Journal par Isabelle Carré et Sophie Neveu

4/ 5 avril : à Bordeaux,  festival «  L’escale du livre ». Présentation du Journal par MJ,  table Lecture pas Ariane Ascaride

6 octobre : au Mémorial de la Shoah, lecture du Journal par Elsa Zylberstein à l’occasion de la sortie du livre audio chez Audiolib

28/29/30/31 octobre : à Londres, parution du Journal en anglais. Interviews et présentations par MJ dans des lieux culturels

16/26 novembre : au Canada (Toronto, Ottawa Halifax) – aux Etats-Unis ( New York, Washington) présentation du Journal et histoire du manuscrit  par MJ dans diverses Universités, ambassades et musées.

2009
24/25 février :  à Londres :  Salon du livre Juif, « Jewish book week », Institut français. Présentation et lecture du Journal par MJ.

29 avril : au Mémorial de la Shoah . Présentation du Journal par MJ à une classe du Lycée Pierre Bourdieu  de Toulouse avec Jérôme Pujol, professeur d’histoire-géographie pour un voyage pédagogique de 3 jours  intitulé « sur les pas d’Hélène Berr ». Travail récompensé en 2010 par le prix Annie et Charles Corrin remis à l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne.

3/4 juin : en Autriche, à Vienne  Institut français, présentation  et lecture du Journal par MJ au lycée français, en présence de Philippe Noble directeur de l’Institut français

6/7/8  juin : « Paris en toutes lettres » :
- concert hommage à HB aux Invalides.
- présentation du Journal par MJ  au Mémorial avec KarenTaïeb, Michel Laffitte, Edouardo Castillo
- lectures en chaine par des amis ou anonymes au Reid Hall, présence et lecture de Simone Veil et Sandrine Kiberlain

10 novembre 2009-avril 2010 : au Mémorial de la Shoah : inauguration de l’exposition « Hélène Berr, une vie confisquée ».

2010
MJ crée une Bourse Hélène Berr pour soutenir des quatuors à corde.
« Quatuor Girard/bourse HB », concerts 2011/2012 à l’hôtel de Soubise et à la médiathèque HB.
« Quatuor Varèse/bourse HB », concerts 2012 à Soubise et à la médiathèque HB

12 /13 janvier : à Lyon CHRD : - en matinée  présentation du Journal par Mariette Job  à des lycéens avec Karen Taieb, responsable des archives au Mémorial de la Shoah à Paris.
- en soirée présentation  du Journal  par Mariette Job et lecture par Sophie Neveu.

28 janvier : à l'Amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, remise du Prix Annie et Charles Corrin au lycée Pierre Bourdieu de Toulouse. Discours de MJ

27 mars : au lycée Léopold Senghor. Magnanville, inauguration en présence de MJ de la nouvelle salle CDI  nommée « Hélène Berr »

6 mai : à Paris : inauguration de la Médiathèque Hélène Berr. En présence de Jacques Fredj, Directeur du Mémorial, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et la Maire du XIIe arr. de Paris. Discours de MJ, lecture du Journal par Sophie Neveu

10 mai : à Paris : 15 émissions  quotidiennes à 20 h sur France Culture, lectures parallèles du Journal d’Hélène Berr et d’Etty Hillesum.

7 septembre : à Paris – Médiathèque Hélène Berr, inauguration de l’exposition « une vie confisquée ». Présentation du Journal par MJ et lecture par GC. Kessous

2011
25 janvier : UNESCO. Soirée inaugurale à la mémoire des "Femmes dans l'Holocauste'=". Exposition "Hélène Berr. Une vie confisquée". Discours de Madame Irina Bokova, directrice de l'UNESCO, qui évoque Hélène Berr et le rôle de Mariette Job.

12 au 17 mars : USA New York
- Inauguration de l’exposition "Une vie confisquée" à l’ONU
- Présentation du Journal par MJ
- Cérémonie de clôture de l’exposition au Consulat de France en présence du Consul de France  et diverses personnalités. Lecture sur table par 5 comédiens dont GC.Kessous

24 juillet : à Avignon, festival off, présentation du Journal  par MJ, lecture  « Ceci est mon Journal » par Guila Clara Kessous.

8 au 10 novembre :  en Autriche, Vienne, exposition « Hélène Berr une vie confisquée » à l’Institut français

30 avril : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à l’hôtel de Soubise

22 juillet : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à l’hôtel de Soubise

5 novembre : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à la médiathèque Hélène Berr

2012
16 janvier : au Théâtre de Neuilly  présentation du Journal par MJ,  lecture « Ceci est mon Journal » par GC.Kessous

1er au 6 mars : USA Washington, inauguration de l’exposition » Hélène Berr, une vie confisquée ». Discours de J.Fredj, Michael Marrus, François Delattre et Mariette Job (Ambassadeur de France à Washington),

22 mars : à Paris - Unesco,  lecture de « Ceci est mon Journal » par GC.Kessous. Présentation de MJ

6 avril : Quatuor Varèse/Bourse Hélène Berr à Soubise.

18 avril : Genève : Théâtre de Carouge pour YomHaShoah: lecture sur table de « Ceci est mon Journal » par  cinq comédiens. Présentation  du Journal et histoire du Manuscrit par MJ .

11 mai : Quatuor Varèse/ Bourse Hélène Berr à Soubise.

16 novembre : Quatuor Varèse/ Bourse Hélène Berr à la médiathèque Hélène Berr

2013
28 février : à l' Amphithéâtre Hélène Berr » à la Sorbonne : inauguration et présentation du Journal par MJ et lecture  de « Ceci est mon Journal » par cinq comédiens dont Guila Clara Kessous

13 mars : au Tribunal de Poitiers, inauguration de l’exposition « Une vie confisquée ». Présentation du Journal par MJ

13 mars : à Paris, théâtre Falguière  - présentation du Journal par MJ et lecture par Guila Kessous.

27 mars : au Mémorial, avant première du film documentaire « Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé ». Présentation  par MJ et Jérôme Prieur, réalisateur

27 mai : à Paris, cinéma Bonaparte (St-Germain des Prés). Projection du film documentaire Présentation par MJ et J. Prieur lors de deux séances consécutives.

29 mai : à Paris la Sorbonne,  projection du film documentaire «  Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé »: présentation MJ et Jérôme Prieur

7 octobre : à Paris, cinéma Publicis Champs Elysées : projection du film documentaire  (400 places). Présentation MJ et J.Prieur

10 octobre : à Marseille, colloque « Entre exil et Shoah », présentation et histoire du manuscrit par MJ , lecture d’extraits par Guila Clara Kessous et Stephane Freiss.

5 novembre : à Orléans,  Cercil, «  Mois du documentaire » projection des films de J. Prieur « Le mur de l’Atlantique » et « Hélène Berr une jeune fille dans Paris occupé ». En présence de MJ et de J. Prieur

10 décembre : à Paris café des psaumes : présentation du Journal et histoire du manuscrit par MJ à l’occasion de la sortie de la version intégrale audio du Journal. Lecture par GC Kessous.
                      Diffusion du film documentaire dans l’émission « Infrarouge » sur France 2

2014-2015
Le dossier du Concours national de la résistance et de la déportation, dont le thème est La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire, évoque Hélène Berr.

2015
14 avril 2015, à 20 h 30 : à la salle des fêtes de la Mairie de Saint-Mandé, Guila Clara Kessous a lu un extrait du Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce de l'auteure, et de Jean-François Fayard, historien universitaire.

Mariette Job a été présente le 31 mai 2015 de 14 h à 18 h, au 8e Salon du Livre de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), à la mairie du Ve arrondissement de Paris.

2016
Le 19  janvier 2016, dans le cadre de la Journée internationale de prévention  des génocides et des crimes contre l’humanité, Ciné Histoire et Yad Layeled France, avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G., invitent à la projection du film de Jérôme Prieur "Hélène Berr. Une jeune fille dans Paris occupé" à l'Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris. A 14 h 30, Nicole Dorra, présidente de Ciné Histoire, introduira la séance, puis à 14 h 45 sera projeté ce documentaire. A 16 h 15, interviendra Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, puis à 16 h 30 Henry Rousso, historien de la Seconde Guerre mondiale, auteur de Vichy, un passé qui ne passe pas (1994) avec Eric Conan et de Le régime de Vichy (2007), ayant participé à la création de l’Institut d’histoire du temps présent qu’il a dirigé de 1994 à 2005, présentera un exposé-vidéo sur la politique de Vichy.
"Basé sur le journal d’Hélène Berr, le film retrace l’année 1942 et les lois antijuives de Vichy qui ont fait basculer sa vie. Hélène Berr a été déportée à Auschwitz, avec ses parents, le jour de son anniversaire le 27 mai 1944. Ecrit « pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu’a été cette époque », ce journal est adapté par  Jérôme Prieur d’une façon bouleversante grâce à des archives rares et des images inconnues. Le réalisateur parvient à restituer à la fois l’innocence d’Hélène et la tragédie qui se construit dans Paris occupé où la jeune fille sent l’étau se resserrer. En 1992, Mariette Job retrouve le manuscrit chez Jean Morawiecki, fiancé d’Hélène et dédicataire du journal".

Le 3 mars 2016, à 20 h 30, invitée par l'Association culturelle juive de Nancy, Mariette Job présenta Le Journal d'Hélène Berr.
"Rien d'étonnant à ce que Patrick Modiano ait été séduit et profondément ému par le Journal d'Hélène Berr. 
D'avril 1942 à février 1944, une jeune fille brillante et faite pour le bonheur prépare l'agrégation d'anglais à la Sorbonne, se nourrit de musique classique, aime un garçon prénommé Jean, avec qui elle se promène dans le Quartier latin.
Il n'y a qu'une seule ombre au tableau : celle de l'étoile jaune qu'elle doit porter sur la poitrine. Bientôt, son père est incarcéré à Drancy. Son fiancé passe en Espagne. Ses amis fuient. Dans le métro, elle n'est autorisée à monter que dans le dernier wagon de la rame. Avant qu'un train ne la conduise à Auschwitz.
Mariette Job est la fille de Denise Job, sœur d'Hélène Berr. Elle est à l'initiative de la publication du Journal de sa tante, Hélène Berr. Elle a été libraire de longues années à la librairie Gallimard".

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoinele 17 septembre 2016, à 14 h 30, hommage a été rendu à Hélène Berr au parc du Château du Vivier en présence de Mariette Job, nièce et éditrice du Journal, à Aubergenville. Au programme : exposition biographique Hélène Berr, une vie confisquée, réalisée par le Mémorial de la Shoah et visible à la Mairie d'Aubergenville du 17 septembre au 1er octobre 2016, lecture d'extraits du Journal d'Hélène Berr et inauguration d'une plaque commémorative.


"HELENE BERR, UNE JEUNE FILLE DANS PARIS OCCUPE"
FILM DOCUMENTAIRE DE JÉRÔME PRIEUR



Un film inédit adapté et réalisé par Jérôme Prieur
D’après l’œuvre littéraire Journal 1942-1944, écrit par Hélène Berr (éditions Tallandier et Points Seuil)
Musique de Marc-Olivier Dupin.
Avec la voix de Céline Sallette.
Produit par Mélisande Films.  Avec la participation de France Télévisions et le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
France, documentaire, 2013, 85 minutes.
Mariette Job a été invitée par l’Institut Français de Tel Aviv et par le Festival du film Juif de Jérusalem du 3 au 7 décembre 2013. Avec Jérôme Prieur, elle a participé à des rencontres, après les projections du documentaire, à la Médiathèque de Jérusalem, et la Médiathèque de Tel Aviv.

Ce documentaire a été distingué par le Prix spécial du jury des Rendez-Vous de l'Histoire de Blois 2013 et par le Prix Etoile de la Scam 2014. Il a été primé comme Meilleur documentaire de télévision 2014, Prix du Syndicat français de la critique de cinéma.

Le DVD bilingue français/anglais, et édité par Mélisande Films, est sorti le 16 décembre 2014.

L'ADAV (Ateliers Diffusion Audiovisuelle) s’occupe plus particulièrement de la diffusion du DVD Hélène Berr pour les lycées, collèges, bibliothèques et organismes culturels et éducatifs. Les organismes éducatifs et/ou culturels peuvent s'adresser à l'ADAV pour acquérir le DVD avec les droits de prêt et de consultation sur place. Ils peuvent adresser leurs demandes à cette adresse : contact@adav-assoc.com ou remplir directement une demande d'inscription sur le site de l'Adav.

Diffusions :
- au CHRD de Lyon le 12 décembre 2014 en présence de Jérôme Prieur et de Mariette Job ;
au Forum des images, Les étoiles de la SCAM (2e partie) le 26 octobre 2014 à 18 h 35. Entrée libre dans la limite des places disponibles
- sur France 2 le 10 décembre 2013 à 22 h 50 et le 15 décembre à 4 h 35 ;
- au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) le 29 janvier 2014 à 19 h 30. La projection sera suivie d’une table ronde animée par Anaïs Kien, chercheuse en sciences humaines, productrice à France Culture,  Avec Mariette Job, nièce d’Hélène Berr, Jérôme Prieur, réalisateur et Henry Rousso, historien.
au Forum des images dans le cadre des étoiles de la SCAM (2e partie) le 26 octobre 2014 à 18 h 30 ;
à l'Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris le 19  janvier 2016, dans le cadre de la Journée internationale de prévention  des génocides et des crimes contre l’humanité. Ciné Histoire et Yad Layeled France, avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G., invitent à la projection du film de Jérôme Prieur "Hélène Berr. Une jeune fille dans Paris occupé" . A 14 h 30, Nicole Dorra, présidente de Ciné Histoire, introduira la séance, puis à 14 h 45 sera projeté ce documentaire. A 16 h 15, interviendra Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, puis à 16 h 30 Henry Rousso, historien de la Seconde Guerre mondiale, auteur de Vichy, un passé qui ne passe pas (1994) avec Eric Conan et de Le régime de Vichy (2007), ayant participé à la création de l’Institut d’histoire du temps présent qu’il a dirigé de 1994 à 2005, présentera un exposé-vidéo sur la politique de Vichy.
  
Le 27 mars 2013 à 19 h 30
Au Mémorial de la Shoah diffusé en avant-première
Auditorium Edmond J. Safra
17, rue Geoffroy-l’Asnier. 75004 Paris
Tél. : 00 33 1 42 77 44 72

 Le 30 mai 2013 à 18 h 30
Au cinéma Le Rex
Place des Arts. 31700 Blagnac
Le 27 mai 2013 au cinéma le Bonaparte et au Publicis Champs Elysées le 7 octobre 2013.

"Hélène Berr : Une jeune fille dans le Paris occupé", de Jérôme Prieur. Anglais/Français. Mélisande Films, 2014. 84 minutes. ASIN: B00OU58SF0. 19,95 euros


"CECI EST MON JOURNAL"
LECTURES DU JOURNAL


Le 29 avril 2014 à 15 h
Lecture rencontre avec Guila Clara Kessous et Mariette Job 
1 ter rue Charles Baudelaire. 75012 Paris

Le 7 avril 2013 à 19 h 45
8, rue Georges-Bernard Shaw. 75015 Paris
Tél. : 01 45 67 97 96

Le 28 février 2013 à 18 h
Au Centre universitaire Clignancourt de l'université Sorbonne
Amphi Hélène Berr
2, rue Francis de Croisset, 75018 Paris
Représentation de Ceci est mon journalCette pièce de Pierre Tré-Hardy est adaptée du Journal d’Hélène Berr, et interprétée par Clara Kessous, artiste de l’UNESCO pour la Paix ; elle est interprétée par Michèle Temime, Salomon Belasiak et Christian Macairet.
Le spectacle sera suivi d'un débat avec Mariette Job, nièce d'Hélène Berr

Le 25 novembre 2012, à 15 h 30
Lecture théâtrale par Pierre Tré-Hardy Ceci est mon journal, d'après le Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr
52, rue René Boulanger, 75010 Paris
Tél. : 01 42 02 17 08

"HELENE BERR, UNE VIE CONFISQUEE" 
("HELENE BERR, A STOLEN LIFE")
EXPOSITION ITINERANTE DU MEMORIAL DE LA SHOAH

Du 1er mars au 30 avril 2017. Opening reception: March 9, 2017, 6:00pm - 8:00pm.
A la Northwest Reno Library
2325 Robb Drive, Reno, NV 89523
Tél. : 775.787-4100

Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 18 h, mercredi de 10 h à 19 h, samedi de 10 h à 17 h

Du 17 septembre au 1er octobre 2016
1, avenue de la Division-Leclerc. 78410 Aubergenville
Tél. : 01 30 90 45 00
Du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, nocturne le mardi jusqu'à 19 h. Et le samedi de 9 h à 12 h

Hélène Berr, A Stolen Life 
Du 26 août au 13 novembre 2016
L'Holocaust Museum Houston 
Morgan Family Center, 5401 Caroline St., Houston, TX 77004-6804,
Tel: 713-942-8000
Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h. Samedi de 10 h à 17 h. Dimanche de 12 h à 17 h.

Du 4 septembre au 20 octobre 2014
A la Highland Park Public Library
 494 Laurel Ave, Highland Park,  IL 60035
 Tel.: +1 (847) 432-0216

Du 20 mai au 20 juin 2014
A l'Hôtel de ville de Nancy 
Grand Hall
1 place Stanislas. 54035 Nancy Cedex
Tél. : 03 83 85 30 00
Du lundi au vendredi de 8 h à 17 h. Vernissage le 19 mai 2014 à 19 h 30

Du 29 octobre 2013 au 7 janvier 2014
A l'Alvin Sherman Library de la Nova Southeastern University
2e étage - Cotilla Gallery
3100 Ray Ferrero, Jr. Blvd.  in Fort Lauderdale, FLORIDA 33314. USA
Tel: 954-262-4613
Du lundi au vendredi de 9 h à 21 h. Le samedi de 9 h à 20 h et le dimanche de 11 h à 21 h.

Du 14 au 18 mai 2012 et 2013
A la Maison familiale horticole
Boulevard des Régents. 44270 Machecoul
Tél. : 02 40 02 39 90
Du 1er au 27 mars 2013
Corner of Calhoun and Coming Streets
205 Calhoun St, Charleston, SC 29401
Téléphone :+1 843-953-5530 

Du 13 au 31 mars 2013
Au Palais de Justice de Poitiers
Place Alphonse Lepetit. 86000 Poitiers

Du 24 janvier au 1er février 2011
Au siège de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture)
Salle Miro
7, place de Fontenoy, 75007
De 9 h à 17 h 30

Du 24 janvier au 28 février 2011
New York, Etats-Unis
Entrée libre

Jusqu'au 25 septembre 2010
70, rue de Picpus, 75012 Paris. Tél. : 01 43 45 87 12

Jusqu’au 13 avril 2010
17, rue Geoffroy-l'Asnier, 75004 Paris. Tél. : 01 53 01 17 26.
Entrée libre – Niveau crypte. Tous les jours, sauf le samedi, de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu’à 22 h.

Hélène Berr, Journal 1942-1944. Préface de Patrick Modiano. Postface Hélène Berr une vie confisquée de Mariette Job. Tallandier, 2008. 301 pages. ISBN : 978-284734-500-1

Hélène Berr, Journal. Livre audio lu  


- Extraits lus par Elsa Zylberstein. Audiolib, 2008. 2 CD audio. 2 h 30. Code EAN : 9782356410368.


- Lecture intégrale par Guila Clara Kessous. Audiolib, 2013. Livre audio 1 CD MP3 et un livret de 12 pages de photographies d'Hélène Berr et de ses proches - 594 Mo. Code EAN : 9782356416391

Sortie en version américaine par Audible le 15 février 2014


Sources et crédits photos
Sur Raymond Berr :

Visuels de haut en bas :
Portrait d’Hélène Berr, vers 1941-1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Dédicace de Paul Valéry à Hélène Berr dans son ouvrage intitulé « Autres Rhumbs » ( Paris, Gallimard, 1934).
L'ouvrage, précieusement conservé par Jean Morawiecki, a été retrouvé par Mariette Job dans les ouvrages qu'il lui a légués.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Portrait de Jean Morawiecki, 1941-1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Pages extraites du manuscrit du Journal d’Hélène Berr
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Aubergenville 1942.
De gauche à droite, Jean Morawiecki, François Job, Hélène Berr et Jean Pineau. 1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job
Partie du Mur des noms au Mémorial de la Shoah à Paris où sont gravés notamment les noms de la famille Berr déportée de France en 1944 « dans le cadre du plan nazi de la destruction des Juifs d'Europe, avec la collaboration du gouvernement de Vichy »
© Véronique Chemla

La 9e ordonnance allemande concernant les mesures contres les Juifs datée du 8 juillet 1942 interdit aux Juifs l’accès aux lieux et établissements publics.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Hélène Berr et Jean Morawiecki, Aubergenville, 1942.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Articles sur ce blog concernant :
Article publié pour la première fois le 11 avril 2010, puis le 11 mai et le :
- 23 novembre 2012 à l'approche de la lecture théâtrale par Pierre Tré-Hardy Ceci est mon journal, d'après le Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, au Centre MEDEM-Arbeter Ring, le 25 novembre 2012, à 15 h 30. Il a été modifié la dernière fois le 16 avril 2012 ;
- 28 février 2013, l'approche de la représentation de Ceci est mon journal le 28 février 2013, à 18 h, au Centre universitaire Clignancourt de l'université Sorbonne, Amphi Hélène Berr, 2, rue Francis de Croisset, 75018 Paris. Le spectacle sera suivi d'un débat avec Mariette Job, nièce d’Hélène Berr ;
- 9 mars 2013 avant la représentation de Ceci est mon journal le 13 mars 2013 à 20 h 30 à l'Aire Falguière, 55 rue de la Procession, 75015 Paris.Cette pièce de Pierre Tré-Hardy est adaptée du Journal d’Hélène Berr, et interprétée par Clara Kessous, artiste de l’UNESCO pour la Paix ; elle est interprétée par Michèle Temime, Salomon Belasiak et Christian Macairet ;
- 24 mars, 12 mai, 6 novembre et 10 décembre 2013 ;
- 28 janvier 2014. Le documentaire a été diffusé au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) le 29 janvier 2014 à 19 h 30 ;
- 27 février, 25 avril, 19 mai, 24 octobre et 16 décembre 2014 ;
- 13 avril, 27 mai et 8 octobre 2015 ;
18 janvier, 2 mars, 16 septembre et 14 novembre 2016, 28 février 2017.
Il est modifié pour la dernière fois le 15 avril 2017.