mardi 2 mai 2017

« Juifs et Arabes de France : dépasser la question israélo-palestinienne »


Le 28 mars 2012, des étudiants de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po), membres du Forum pour la Paix, ont organisé, dans ce prestigieux établissement privé d’enseignement supérieur, la conférence éponyme réunissant journalistes, chercheur et commissaire à la diversité et à l'égalité des chances auprès du Premier ministre. Une soirée animée au cours de laquelle, malgré des hors-sujets significatifs, des amalgames choquants et des tabous liés à l’islam, ont pu être évoquées la désinformation, la terminologie erronée et biaisée de chaines publiques ainsi que la responsabilité et la déontologie des médias, notamment dans l’affaire al-Dura. Compte-rendu, florilège et rétablissement de vérités historiques, géographiques et juridiques. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale a voté en faveur du plan de partage de la Palestine sous mandat britannique. Les Etats Arabes ou/et musulmans, ainsi que les Arabes de la Palestine mandataire ne l'ont pas accepté. Article actualisé. 

Voilà un titre problématique. D’une part, il met en parallèle deux catégories dénaturalisées – les Juifs de France, sont sauf exceptions, Français - et distinctes - « Juifs » (peuple et fidèles du judaïsme)/« Arabes » (groupe composé de musulmans, chrétiens). Et, d’autre part, il cèle les Berbères.

De plus, s’agit-il vraiment d’une question « israélo-palestinienne » ? Ou plutôt d'une "guerre arabe  contre Israël, d'une guerre contre le peuple Juif " (professeur Ruth Wise), d'une guerre religieuse, et non d'un conflit territorial : l'islam refusant tout Etat Juif tout Etat aux dhimmis.


Ces précisions terminologiques liminaires s'avèrent d'autant plus pertinentes que l'enquête menée en avril 2009 par Chloé Yvroux, doctorante à l’université de Montpellier auprès de l'ensemble des étudiants d’étudiants en Licence d’Histoire et Géographie à l'université Paul Valéry de Montpellier, a révélé l'étendue de l'ignorance ou/et de la méconnaissance de ce conflit surmédiatisé.

Les Juifs français, oubliés ou fantasmés
Curieusement, la plupart des orateurs ont usé de termes vagues pour désigner l’attentat antisémite, islamiste, contre l’école Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars 2012 – quatre morts franco-israéliens Juifs dont trois enfants.


Sur cette attaque, quels vocables ont été utilisés par Kader Abderrahim, modérateur, chercheur à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) dirigé par Pascal Boniface, et « membre du Global Finder expert des Nations Unies qui vise à faire des recommandations au secrétaire général de l'ONU sur le dialogue des civilisations » ? Il a évoqué une « tragédie » et s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles un « individu commet des actes aussi odieux ».


Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, a loué « Samuel Sandler… un grand monsieur » qui, à son retour à Versailles, veut « parler avec l’imam de la mosquée ». Il a enchainé sur la couverture médiatique de « l’affaire de Toulouse… On ne couvre plus ce conflit [israélo-palestinien] pour un certain nombre de raisons : ça casse les pieds de la rédaction car il n’y a rien de neuf, il y a également des campagnes – cela a été le cas pour Un œil sur la planète… Les images du conflit existent uniquement sur les chaines satellitaires arabes… La situation a changé… Vous n’êtes pas informés », a déploré Charles Enderlin. D’autant que « la crise iranienne pointe à l’horizon ».


« Ce qui s’est passé à Toulouse est un acte terroriste. Le terrorisme se résume à l’effet de surprise, la déloyauté et la force... Des innocents inoffensifs touchés avec haine et lâcheté », a affirmé l’écrivain Yann Moix. Et d’enchainer, perplexe : « Je voudrais comprendre pourquoi, souvent, quand un acte à caractère antisémite a lieu, on essaie d’effacer le caractère antisémite de cet acte en mettant en avant une réalité qui serait qu’idéologiquement il serait en rapport avec le conflit israélo-palestinien. Dans une société qui adore les « ismes », on adore voir l’antisémitisme partout, mais quand l’acte antisémite est là, on ne veut plus le voir ».


La journaliste Audrey Pulvar rencontre « souvent, en banlieues ou au cœur des villes, des jeunes qui se sentent abandonnés, sans pour autant que tous deviennent des terroristes ». Elle a insisté sur le « problème de l’éducation » de ces « jeunes Français, pro-palestiniens sans connaître la réalité du conflit ». A listé les stéréotypes antisémites véhiculés par ces jeunes : « Le 11 septembre, c’est un complot juif », « Le lobby juif », « Un complot mondial juif contre les Palestiniens, contre les musulmans », « Israël tue les petits enfants avec une bombe. On est là, et on ne fait rien ! » A dénoncé la « ghettoïsation des esprits et géographique » de ces jeunes. A entendu une vingtaine d’individus entonner des chants antisémites à son égard et constaté que « 95% des réactions parmi les gens rencontrés et sur les réseaux sociaux lui ont dit « Mais tu n’es pas juive ! Alors quel est le problème ? » A conclu : « Il faut parler des problèmes réels, concrets des Français, des problèmes d’éducation, du vivre ensemble ». Quant à Mohamed Merah, il « est né en France. Il est français… Je ne suis pas dans la tête de ce terroriste ».


Trois passeports : français, israélien, palestinien. Ces trois identités, Ofer Bronchtein, directeur du Forum pour la Paix [1], les a assumées avec fierté, sans y voir « la moindre contradiction ». Il a été « choqué par un acte terroriste inadmissible, antisémite et raciste. Il a regretté « que la plupart des Juifs de France… interprètent très souvent la critique au gouvernement israélien comme étant des critiques anti-israéliennes, antisionistes et parfois d’être antisémites » et que « beaucoup de Français d’origine musulmane d’origine arabe, sympathisants de la cause palestinienne, souvent critiquent tous les Israéliens, tous les Juifs [qui] contrôlent le monde, à la source de tous les maux sur Terre, et débordent sur l’antisémitisme ». Cet « optimiste pathologique » a espéré en une « dynamique de rapprochement, de dialogue serein » entre Israéliens et Palestiniens, entre communautés en France.


Quant à Samy Cohen, professeur à Sciences Po et chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), il a évoqué le « côté fantasmatique de la vision du conflit israélo-palestinien vu de France et d’Europe », « les préjugés forts », « l’insuffisance de l’information sur ce qui se passe en Israël et en Palestine » par les médias ou les livres, l’association Other voice, qui regroupe des Israéliens vivant « près de la bande de Gaza, harcelés par les menaces des roquettes, des missiles et des mortiers » et ayant écrit « une lettre publique », en 2011, au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour exprimer leur refus d’une « deuxième opération Plomb durci car la solution est le dialogue » avec les Gazaouis, les messages d’amour via Internet d’Israéliens vers les Iraniens qui « ont répondu massivement » à l’identique, une « manifestation à Tel-Aviv le 24 mars au soir avec des centaines de manifestants » hostiles à un bombardement « en Iran. Les héros de l’avenir, ce sont ces gens-là ». Le « terrorisme déstabilise les démocraties » qui « doivent raison garder, ne pas riposter par les mêmes moyens ». Les solutions ? « Les moyens de défense, de solidarité, de mobilisation forte ».


« Ce qui s’est passé la semaine dernière, euh, il y a eu d’autres drames sociaux, euh, il y a forcément des racines sociales comme les [jeunes] fauchées sur l’autoroute. Il y a cet enfant qui a été assassiné par son père et qui avait deux ans. C’est le signe de l’échec d’actions de prévention », a considéré Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chancesauprès du Premier ministre. Et d’enchainer sur la communauté « israélite [qui a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme. La réalité est plus complexe...[Il faut] examiner dans le détail la trajectoire de l’assassin des sept personnes qui ont trouvé la mort la semaine dernière, sa trajectoire sociale, ses motivations. Dire que cela résulte d’une islamisation rampante de la société française me parait une analyse un peu courte. Je crois que c’est plus grave hélas ». Et d’évoquer « l’islamophobie efficace », la manière dont on se sert des « origines de ce Français » pour « stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane de ce pays... On doit se poser la question de l’égalité de traitement, des discriminations ».

Yazid Sabeg est « frappé dans les quartiers par l’acuité dont le conflit israélo-palestinien est vécu, surtout la condition faite aux enfants. C’est vécu comme une injustice profonde… véhiculée au quotidien, de façon permanente, biaisée souvent sur les chaines arabes qu’écoutent de plus en plus les jeunes des quartiers même s’ils ne parlent pas l’arabe… La communauté israélite [a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme ».


Privilégiant le facteur social, ces discours ont évacué toute interrogation sur les motifs religieux de Mohamed Merah qui avait motivé ses actes notamment en raison de la loi sur le foulard islamique. Ont aussi évité toute allusion à l’antisémitisme islamique, au rapport entre pratique religieuse islamique et antisémitisme [2], au lien entre l’islam et l’islamisme. Substitué souvent les musulmans aux victimes Juives de Toulouse, et plus généralement aux Juifs français. Omis d’évoquer la recrudescence d’agressions antisémites en France du 19 au 28 mars 2012 : 28 en 10 jours, soit environ trois agressions antijuives par jour dont un attentat ayant fait quatre morts. Inquiétant. Certains orateurs ont semblé en prendre conscience.

Yann Moix a alors refusé de « remplacer immédiatement l’antisémitisme, qui a muté, par l’islamophobie ». Le « terme « israélite » date du XIXe siècle », a raillé cet écrivain qui s’est interrogé sur l’enterrement des « victimes françaises » hors de France : « On ne peut pas redevenir Algérien et Israélien quand ça vous arrange ». Et de relever : un « sujet n’a pas été abordé ce soir : s’il n’y a pas en germe dans les textes sacrés de l’islam des propos qui pourraient paraître à certains absolument antisémites… Je me demande si l’islamisme n’a pas comme point de départ l’islam ».

Réponse de Kader Abderrahim : inviter à lire le Coran.


Pour Charles Enderlin, « l’extrémisme religieux trouvera toujours dans ses textes sacrés la confirmation, le prétexte de ses actes qu’ils soient juifs, musulmans ou autres. On ne censurera pas les textes religieux ». Le terrorisme ? C’est « un acte individuel pour terroriser une population civile ». Ce journaliste cite une recherche du Shin Beth et les Renseignements militaires selon laquelle les motivations de la majorité des « bombes humaines » palestiniennes, n’auraient pas eu de motifs religieux : « C’était individuel, parfois psychologique, liée à une volonté de vengeance, un problème familial ».

« Il ne s’agit pas de déresponsabiliser Mohamed Merah… Ces jeunes dans les quartiers sensibles se sentent abandonnés… Cela ne veut pas dire qu’ils se considèrent comme des victimes [ou qu’]ils vont devenir des terroristes… des fous furieux comme Mohamed Merah », a précisé AudreyPulvar. Ces jeunes « ont l’impression de ne pas intéresser ceux qui pourraient régler leurs problèmes. Une maman dans une manifestation à Toulouse, à la mémoire des victimes de Mohamed Merah, [le 24 mars, a dit] : « Qui leur parle ? Les intégristes ! ». Audrey Pulvar s’est interrogée sur ces « gamins qui ont refusé de se lever pour la minute de silence à la mémoire des victimes de Mohamed Merah en disant : « Je ne vais pas me lever pour les Juifs parce qu’ils ne se lèvent pas pour les Palestiniens ».

« Pourquoi ceci s’est passé ? », a questionné Yazid Sabeg qui est « un grand républicain… Je suis français et je ne me sens pas tout à fait français… non pas parce que j’ai des racines en Algérie… On ne peut pas être fier d’un pays qui ne vous aime pas… Vous ne pouvez pas demander à ces jeunes d’être fiers d’un pays qui ne les célèbre pas, qui les marginalise, qui les traite d’une façon inégalitaire ». Et de regretter qu’on n’enseigne pas « la diversité du peuplement de la France, notamment depuis un demi-siècle… J’ai appris, parce que je suis un enfant de l’école républicaine, que mes ancêtres étaient des Gaulois. C’est vrai… J’ai d’autres ancêtres… Il faut que la république se réinvente et qu’elle traite de ces sujets objectivement ».


« Faux-tos » et affaire al-Dura

Première question d’un spectateur : « Mohamed Merah a déclaré : « J’ai voulu venger les enfants palestiniens, victimes d’Israël donc. Est-ce que c’est une réalité ou un fantasme ? Est-ce que les Israéliens assassinent délibérément des enfants palestiniens pour le plaisir, par sadisme pur ? Il y a là la responsabilité de la presse. Y a-t-il une propagande malveillante qui oblige les jeunes à se remplir de haine ? » Et de citer la photo d’une petite Gazaouie tweetée le 10 mars 2012 par Khulood Badawi, employée à l’OCHA (Bureau onusien pour la coordination des questions humanitaires), puis le 11 mars 2012 par la journaliste Diana Alzeer : toutes deux ont présenté cette enfant ensanglantée comme ayant été tuée par la frappe israélienne aérienne lors de la nuit précédente. Or, cette photo, qui remonte à 2006, concerne une Gazaouie victime d’un accident de balançoire [3] ! (Applaudissements).


J’ai alors pris la parole, ma voix étant souvent couverte par le brouhaha des réactions du public divisé : « France 2 et France 3 sont des chaines du service public. Le service public est astreint au devoir de neutralité. Es-ce qu’il vous serait possible en tant que journalistes, et je suis journaliste, d’utiliser des mots neutres et des mots adéquats pour décrire la réalité en Israël ? Je prends deux exemples. Vous avez parlé de « colonisation », des territoires que vous appelez Cisjordanie. Or, ces territoires sont appelés Judée et Samarie ». (huées, rires, « On en a marre »). « Le traité de San Remo en 1920 a dit que ces territoires font parties de l’Etat d’Israël, de l’Etat Juif. Donc il ne s’agit pas de « territoires occupés » mais de « territoires disputés ». (Applaudissements).


J’ai ensuite interpellé sur l’affaire al-Dura : « Le 30 septembre 2000, la chaîne publique France 2 a diffusé un reportage de son correspondant Charles Enderlin sur des images de son cameraman palestinien ». (Huées. « Ce n’est pas normal ». « C’est une honte »). « Charles Enderlin a indiqué que les tirs provenaient de la position israélienne. Son cameraman a dit la même chose, puis il a dit : « Je n’ai jamais dit cela ». Ensuite, Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2, a dit » (huées, sifflets) : « On ne saura jamais quelle est l’origine des tirs. Venaient-ils de la positon israélienne ou palestinienne ? » (Huées. « On n’est pas là pour ça, Madame ». Brouhaha. « Provocation à la haine »). J’ai demandé « à chaque orateur de prendre position dans l’affaire al-Dura et à Audrey Pulvar pour quelles raisons elle avait signé la pétition Pour Charles Enderlin en 2008 ».

J’ai aussi ajouté que des Palestiniens désignaient les Israéliens comme des « Yaoud » (Juifs en arabe), donc les téléspectateurs arabophones en France assimilent les Juifs qu’ils rencontrent aux Israéliens, et certains les agressent. « Votre comportement est indigne », m’a chuchoté un spectateur.

« Respectez ceux qui veulent poser des questions », a asséné Ofer Bronchtein pour ramener le calme.

« Je sais que c’est un sujet sensible, mais on n’est pas là pour faire le procès de Charles Enderlin », a affirmé Kader Abderrahim.

« Vous êtes là pour noyer le poisson », lui a rétorqué un spectateur.

Puis un autre spectateur s'est enquis : « Yann Moix a dit que l’antisémitisme avait évolué » en parlant d’un « antisémitisme géopolitique. Considérez-vous qu’être contre ce qui s’est passé entre Israéliens et Palestiniens, est-ce que c’est être contre le peuple israélien ? Est-ce que cela a des répercussions sur le peuple aujourd’hui en France ? »

Pour Yann Moix, « on n’a pas vocation à être pro-israélien ou pro-palestinien… Au sein de l’antisionisme, il y a de l’antisémitisme. [Je refuse de] renvoyer un camp contre l’autre et de choisir un camp ».

« On choisit la vérité », a protesté une spectatrice.

Kader Abderrahim a invité Charles Enderlin et Audrey Pulvar à me répondre. J’ai insisté pour que tous les orateurs répondent. Les autres ont gardé le silence.

Parole à Charles Enderlin : « Le gouvernement israélien a décidé de manière totalement unilatérale que, au contraire de l’usage fait par les Nations unies et euh la, les chancelleries européennes, la Cisjordanie s’appelle la Cisjordanie. Lorsque dans un reportage, quelqu’un dit la Judée-Samarie, je passe ses paroles et j’explique qu’il s’agit de la Cisjordanie. Que vous ayez décidé que ce sont des territoires disputés comme le voudrait le gouvernement israélien, je veux bien, mais euh aussi bien les Nations unies, euh les Etats-Unis, l’Amérique que l’Europe considèrent que ce sont des territoires occupés. Et ce n’est pas en essayant de faire pression sur le service public que vous nous obligerez à changer de langage ». (Applaudissements).


Et de proclamer sur un ton particulièrement ferme : « Je vous garantis d’une chose : si les services de sécurité israéliens avaient le moindre indication qu’il y avait mise en scène ou autre, croyez-bien qu’ils l’auraient sortie. Je vais vous dire également la chose suivante : Talal Abu Rahma, le cameraman de France 2 à Gaza, est autorisé régulièrement à sortir pour se rendre en territoire israélien. Point. Que cette campagne ait lieu en France, cela a lieu en France. M. Karsenty qui en est à l’origine, est aujourd’hui sur le coup d’une condamnation pour diffamation. On verra ce que le nouveau jugement en Cour d’appel dira. Pour le moment, je n’ai aucune intention d’en reparler. J’ai écrit un livre là-dessus. Je vous conseille de le lire. Effectivement, tous les arguments y sont. Et je ne discuterai pas encore une fois… »

« Talal Abu Rahma n’a plus sa carte de presse de journaliste. Il n’est plus accrédité », lui ai-je répliqué sous les applaudissements.

« Ça, c’est vraiment déplacé », a protesté un spectateur. Brouhaha.

Sur un ton calme, Audrey Pulvar a admis : « Effectivement, je fais partie des signataires de la pétition de soutien à Charles Enderlin parce que je considère que le procès en sorcellerie qui lui est fait est un procès indigne. Je considère que, sa modestie dut-elle en souffrir, Charles Enderlin est un exemple pour les journalistes en France et d’autres parties du monde, que c’est quelqu’un qui œuvre à son niveau à la paix entre Israël et les Palestiniens. Et par ailleurs, puisque vous avez noté que j’étais parmi les signataires de la pétition de soutien à Charles Enderlin, vous auriez pu noter aussi les nombreux éditos que j’ai pu faire, puisque j’en fais tous les matins sur France Inter, les prises de position que j’ai pu avoir pour condamner avec la plus grande énergie, avec le plus grand dégoût pour les faits qui avaient été commis, pour condamner l’agression, la torture et la mort d’Ilan Halimi. Vous auriez pu aussi noter à quel point, par exemple, quand j’ai reçu Morgan Sportès pour son livre Tout, tout de suite, j’ai dénoncé l’atrocité des actes commis, dénoncé la propagation de l’antisémitisme dans ces quartiers… »

« Tout journaliste peut se tromper. Moi la première, Charles Enderlin aussi et vous aussi », ai-je dit en l’interrompant. Brouhaha.


« J’ai personnellement, de façon discrète et sans ameuter qui que ce soit, participé à la marche qui avait été organisée après la mort d’Ilan Halimi. J’ai plusieurs fois pris position… au moment de l’agression de la flottille de la paix, j’ai… »

« Mais répondez à ma question, madame. Sur quels éléments, vous… (bruits) Vous avez pris position en faveur de…

« Mais je vous ai répondu… »

« Non, non. C’est hors sujet, madame. Sur quels éléments… »

« C’est hors sujet !? » Rires.

« Je vous ai posé une question : sur quels éléments vous vous êtes fondée pour soutenir Charles Enderlin ? Même France 2, même Arlette Chabot ne soutient pas la position de Charles Enderlin ! », ai-je relancé. Brouhaha.

« Au moment de l’attaque de la fameuse flottille de la paix qui a généré des commentaires encore une fois hyper-caricaturaux en France, je pense que j’ai été la seule journaliste ayant interviewé l’ambassadeur d’Israël en France à l’époque, à donner une parole large dans la petite émission de deux heures que j’animais quotidiennement sur I Télé à l’époque, à donner une version un peu plus raisonnée des évènements. Voilà. C’est tout ce que je voulais dire », a conclu Audrey Pulvar. Applaudissements.

« Répondez à ma question : sur quels éléments vous vous êtes fondée pour soutenir Charles Enderlin ? », ai-je répété. En vain.

Un panorama inquiétant

Lors de cette conférence, les Juifs français apparaissaient fantasmés dans des clichés antisémites de « jeunes de banlieues », parfois dans leur perception des « banlieues » présentée par Yazid Sabeg, rarement dans leur relation au conflit, leurs liens avec l’Etat d’Israël ou leurs inquiétudes face à l’antisionisme, la « politique arabe » de la France ou la propagande palestinienne comme carburant de l’antisémitisme, et jamais comme des êtres humains multidimensionnels : leurs appréhensions de devenir des boucs-émissaires, leur dialogue ardu avec des « Arabes » sur ce conflit car l’Etat d’Israël clive tout comme l’image « al-Dura ».

Paradoxe : Audrey Pulvar a évoqué le cas d’un antisémitisme en France visant des non-Juifs.

Les discours de cette conférence ont donc accordé une place majoritaire, voire quasi-essentielle, aux « jeunes des banlieues », voire à « la manière dont la république doit permettre l’émergence d’un islam en France » (Kader Abderrahim) !

Curieusement, aucun Français Juif rompant le « palestiniennement correct » n’y était invité comme orateur.

Le terrorisme islamiste ainsi que le refus de l’Etat Juif par le monde musulman, obstacles à toute paix, demeurent généralement tabous, surtout par les orateurs musulmans.

Avec assurance, ces orateurs s’en sont généralement tenus à des faits connus, des platitudes – hormis Yann Moix citant Le Léviathan d’Hobbes -, parfois naïves, en les parsemant de rares analyses et d’inexactitudes factuelles et terminologiques, et ont semblé ignorer la recrudescence d’actes antisémites en France depuis le 19 mars 2012.


« Fou » ou « terroriste » selon Audrey Pulvar, Mohamed Merah s’était réislamisé en prison. Quel étonnant silence de ces orateurs sur le lien entre pratique de l’islam et antisémitisme. Pourtant, une étude de Sylvain Brouard et Vincent Tiberj, chercheurs du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po, associé au CNRS depuis 1968), et intitulée « Français comme les autres ? Enquête sur les citoyens d’origine maghrébine, africaine et turque » (2005) a porté sur 1 003 personnes de plus de 18 ans de l’échantillon représentatif. Elle a révélé une corrélation inquiétante entre le degré de pratique de l’islam et les préjugés, notamment antisémites. « 46% des musulmans pratiquants de l'échantillon, 40% des musulmans pratiquants occasionnels et 30% des musulmans non pratiquants manifestent des sentiments antisémites » [4]. « Pour l’antisionisme… plus les personnes interrogées sont jeunes, plus elles sont négatives à l’égard d’Israël », soit 62% des 18-24 ans, 52% des 25-31 ans, 53% des 32-41 ans et 39% des plus de 42 ans [5].

C’était donc une table-ronde plutôt consensuelle, jusque dans son mutisme face aux propos choquants de Yazid Sabeg. Comment le Commissaire à la diversité et à l'égalité des chances a-t-il pu dresser un parallèle entre les victimes Juives ciblées par le djihadiste Mohamed Merah, membre revendiqué d’al-Qaïda, avec des « drames sociaux » : mort d’un enfant battu par l’ex-compagnon de sa mère et accident mortel de trois jeunes sœurs issues de la communauté des Gens du voyage et heurtées par une voiture qui ne pouvait pas les voir sur l’autoroute A7, dans la nuit du 16 au 17 mars 2012, dans la Drôme ?! Quel est le « drame social » de ce moudjahidin franco-algérien qui a mené grand train de vie, amassé un impressionnant arsenal militaire, combattu contre les Infidèles aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, sans que la généreuse France ne s’en aperçoive et ne lui retire les aides sociales qu’elle lui avait allouées ?

Est-il justifié de culpabiliser la France et d’alléguer « On ne peut pas être fier d’un pays qui ne vous aime pas… Il faut que la république se réinvente » ?

Malgré l’affaire Dreyfus, malgré le régime de Vichy, malgré la Shoah, malgré ce rapatriement d’Algérie en 1962, les Juifs, français ou non, ont toujours aimé la France sans rien exiger d’elle en contrepartie, en ont partagé les valeurs, se sont reconnus dans le récit historique national auquel ils ont grandement contribué, et n’ont jamais contraint la République à se « réinventer ».

Ce n’est pas à la République de « se réinventer » en fonction de la diversité de son immigration : c’est aux migrants qu’elle accueille et à leurs (petits-)enfants à accepter cette forme démocratique de gouvernement acquise de la Révolution française (1792) ainsi que l’histoire de la France sans la réduire à la colonisation, et à assimiler ses principes. Ce qu’ont fait les immigrants de Pologne, d’Italie, de Russie, de Belgique, de Hongrie, d’Asie du sud-est, d’Afrique du Nord, Juifs, chrétiens et parfois musulmans, qui se sont reconnus dans cette phrase fondatrice d’un terreau historique commun, « nos ancêtres, les Gaulois ».


Les manuels scolaires français ont éjecté les grands personnages historiques de France (Louis XIV, Napoléon 1er) au profit de civilisations géographiquement éloignées, minoré la dhimmitude, gommé la collaboration avec Hitler de dirigeants musulmans, dont le grand mufti de Jérusalem al-Husseini, le combat de centaines de milliers de musulmans au côté des forces de l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale, la lutte de la Légion ou Brigade nord-africaine (LNA ou BNA) contre les résistants en France, celé l’exode, généralement contraint et dans des circonstances dramatiques, d’environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie et d’Iran au XXe siècle... Ce n’est pas assez ? Les manuels scolaires des Etats d’Afrique du Nord abordent-ils la contribution majeure des Juifs et chrétiens à ces pays ? Sur les hommages rendus par la France à son Outre-mer pour son rôle dans la Seconde Guerre mondiale, on peut voir l’exposition au musée du Général Leclerc de Hauteclocque (Paris).

Il serait utile que le gouvernement dresse le bilan des politiques de discrimination positive en faveur de la diversité, dans tous les secteurs et à tous les niveaux, menées au moins depuis les Présidences de Jacques Chirac. Les Etats-Unis ont dressé des bilans de leur politique d'affirmative action et la Cour suprême a refusé des quotas raciaux à l'université.  Le CV anonyme, rendu obligatoire par une loi française (2006) et promu par Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ? Il a été jugé peu efficace par une étude de Pôle-Emploi (août 2011) et relégué alors par Yazid Sabeg en une « faculté parmi d’autres ». La suppression de l’épreuve de culture générale de certains concours administratifs (2008), de Sciences Po] (2011) ? Selon un intervenant à une table-ronde prélude à la signature par sept médias de la presse écrite (15 000 salariés) de la Charte de la diversité en entreprise (1er mars 2011), cette disparition n’a pas induit une augmentation du nombre de candidats issus de la diversité reçus. Mais le niveau d’exigence a baissé… Devant le Tribunal de Grande instance de Paris (7-8 février 2007), Me Richard Malka avait ironisé devant les organisations musulmanes – UOIF (Union des organisations islamiques de France), Grande mosqué de Paris - qui à la fois poursuivaient Charlie Hebdo pour la publication de caricatures de Mahomet tout en réclamant que l’islam soit traité comme les autres religions en France : il avait exhibé les Unes choquantes que cet hebdomadaire avait publié sur des Papes, le catholicisme, des Juifs religieux, etc. Sous-entendu : « Acceptez un égal traitement par les dessinateurs de presse ! »

« La communauté israélite [a une] vision fantasmée des quartiers, comme foyers extrêmement puissants d’antisémitisme » selon Yazid Sebag. Cependant, la description de l’antisémitisme de jeunes de ces quartiers par Audrey Pulvar démontre que cette vision est fondée. Ce que corroborent de nombreux livres (Les territoires perdus de la république), études (rapport Obin en 2004), l’enlèvement, la séquestration, les tortures et l’assassinat d’Ilan Halimi par le gang des Barbares dans le silence d’une centaine de personnes au courant du rapt et de cette séquestration à Bagneux, etc.

J’ai interrogé le Premier ministre et le Président de la République, qui avait nommé Yazid Sabeg, sur ces déclarations peu conformes aux leurs et je publierai leurs réponses dès réception.


Il est étrange que le professeur Samy Cohen ait soutenu des initiatives écartant l’option militaire contre le mouvement terroriste Hamas ou les sites nucléaires iraniens, alors que l’Iran vise à « gommer Israël de la carte » par l’arme atomique. Face à ces graves menaces existentielles, le dialogue révèle vite ses limites. Et, pour dialoguer, il faut d’abord être vivant.

Curieusement, ce chercheur n’a pas parlé de l’affaire al-Dura qu’il avait expédiée en deux paragraphes vagues (pp.139-140) dans son livre Tsahal à l’épreuve du terrorisme (Seuil, 2009). Une affaire dont il ne semble pas avoir saisi toute la portée.

L’attitude de deux journalistes, Charles Enderlin et d’Audrey Pulvar, éludant les questions d’une collègue intrigue.

Pour tenter de prouver l’absence de mise en scène du reportage controversé (2000), Charles Enderlin a renvoyé à son livre et a évoqué les services israéliens de renseignement. Puisque Talal Abu Rahma jouit de la liberté de circulation, pourquoi ne vient-il pas s’expliquer devant la justice parisienne ? Pourquoi s’est-il parjuré et a-t-il contredit le correspondant de France 2 en niant le caractère intentionel des prétendus tirs israéliens ? Les services de renseignement obéissent au pouvoir politique. Sauf par intermittences, les dirigeants israéliens entretiennent la fiction d’un « partenaire palestinien pour la paix ». Ce qui explique leur longue inaction car ils rechignent à reconnaitre que ledit partenaire a fabriqué le blood libel (Nda : accusation fausse et diffamatoire de meurtre rituel d'un enfant non-Juif par des Juifs) de l’Intifada II lancée par l’Autoritépalestinienne en 2000.


Une icône médiatique antisémite marquante : dans un débat télévisé du 24 mars 2012, alors que Me Gilles-William Goldnadel évoque le terrorisme islamiste en Israël, Rost, artiste-producteur hip-hop togolais ayant grandi à Belleville (Paris), fait allusion spontanément à « l’enfant palestinien qui se fait buter dans les bras de son père devant les caméras ».

De plus, Charles Enderlin a omis d’évoquer la position du service de presse du gouvernement israélien (Government Press Office, GPO) qui délivre les cartes de presse et dépend du Premier ministre israélien. C’est lui qui a profondément délité la crédibilité de Talal Abu Rahma en ne renouvelant pas sa carte de presse depuis fin 2001 [6] et par ses critiques argumentées dudit reportage [7].


Les réponses de l’Etat d’Israël – lettre de Tsahal à Charles Enderlin (10 septembre 2007), déclarations du GPO, soutien du gouvernement de Benjamin Netanyahu au Dr Yehuda David (15 févreier 2012), etc. – n’ont pas suffi pour contraindre France 2 à établir les faits de cet incident. Peut-être par crainte de s’aliéner une chaîne importante et de susciter des réactions corporatistes, les dirigeants israéliens ont refusé toute action ferme. Après consultation du conseiller juridique du gouvernement Menachem Mazuz, Daniel Seaman n’avait pas accédé en 2007 à la demande du cabinet d’avocats Shurat HaDin : il n’avait pas retiré son accréditation à l’équipe de France 2. Une voie à explorer de nouveau, après le diffusion du numéro d’Un œil sur la planète, le refus de facto de France 2 de réunion de la commission d’experts indépendants, etc. ? Force est de constater que l’Etat d’Israël n’a toujours pas adopté les mesures nécessaires pour gagner la bataille de l’information, notamment dans l’emblématique affaire al-Dura.


Quant à Samuel Sandler, il est possible qu’il prenne conscience de l’importance de ce reportage controversé, comme l’a fait le professeur Judea Pearl, père du journaliste américain Juif, Daniel Pearl, égorgé par des islamistes en 2002 au Pakistan. Des islamistes qui avaient incrusté dans une vidéo du jeune Daniel Pearl la scène al-Dura en fond. Judea Pearl avait écrit : « Les médias ne peuvent être entièrement exonérés de leur responsabilité dans la mort de Daniel, ni de celle qu’ils ont dans le « tsunami de haine » qui a déferlé sur le monde et qui continue d’augmenter » (Wall Street Journal, 30 janvier 2008). Le 16 mai 2011, Philippe Karsenty a remis au Président Sarkozy unmessage de Judea Pearl : « Pas un seul jour ne passe sans que j'entende la voix de mon fils, Danny, m'interroger : "Le Président Sarkozy dénoncera-t-il ce blood libel qui m'a ôté la vie ? Ecoutera-t-il l'appel de l'Histoire et rejoindra-t-il les rangs d'Emile Zola, ou laissera-t-il l'affaire al-Dura ternir éternellement les médias français ? »

Audrey Pulvar a tressé des compliments à Charles Enderlin, alors que celui-ci est critiqué par des journalistes de nombreux pays – Caroline Glick, Esther Schapira, Stéphane Juffa, Luc Rosenzweig, Jean-Paul Ney, James Fallows -, dans des festivals journalistiques (Pérouse, 2009), etc. Des historiens – Pierre-André Taguieff, Elie Barnavi, Richard Landes - et éditorialistes – Ivan Rioufol - ont stigmatisé le corporatisme autour de Charles Enderlin.


Cette célèbre journaliste a aussi déploré, sans expliciter, un « procès en sorcellerie indigne », et alors que les incohérences et invraisemblances émaillent le reportage incriminé et les déclarations de Charles Enderlin et de Talal Abu Rahma.

Cette ancienne présentatrice du journal télévisé de France 3 n’a pas non plus justifié son registre lexical sur ce conflit.

Poussée dans ses retranchements, elle a listé ses actes personnels en lien avec Ilan Halimi. So what (Et alors, Ndt) ?

Puis elle a indiqué avoir été peut-être « la seule journaliste » ayant interviewé l’ambassadeur d’Israël lors de « l’attaque de la fameuse flottille de la paix ». Il s’agissait de l’arraisonnement légal d’une flottille - organisée par le mouvement IHH - dont au moins un navire, le Mavi Marmara, avait embarqué des terroristes islamistes, et tentant de forcer un blocus naval légal visant la bande de Gaza. Cette peut-être unique interview relèverait donc d’un « beau geste journalistique », de l’exploit ou de l’exception qui confirme la règle ?! En tout cas, elle révèlerait a contrario les discriminations infligées au diplomate de l’Etat Juif, dont le pays faisait alors la Une des médias. Sans aucune sanction du CSA, etc. Est-ce ainsi que fonctionne le service public astreint aux principes d’égalité et de neutralité ?!

Curieusement, Audrey Pulvar a oublié de citer son « billet » sur France Inter, le 21 mars 2012, intitulé Janus, ni remords ni regrets et centré sur Mohamed Merah, sans mentionner le terrorisme islamiste. Ce qui crée un malaise profond. Extraits : « Qui es-tu Mohamed Merah ?… Ado perdu, perturbé, en mal de repères, qui se cherche… On lit aussi tes crises de violence, ta passion pour les sabres. Tu pouvais rester, révèle l’enquête, des heures enfermées chez toi à regarder des scènes de décapitation. D’ailleurs c’était une de tes sales manies, depuis ton retour d’Afghanistan. Faire monter des jeunes garçons dans ta voiture et les emmener chez toi pour leur infliger, pendant des heures, le visionnage d’horribles scènes de guerre, de femmes molestées, d’hommes décapités… La vérité est que tu dégoûtes ceux que tu prétends défendre et représenter. Que tu as tué des fils ou petits-fils d’immigrés, comme toi. Que tu insultes la mémoire de ces enfants palestiniens dont tu te réclames, en ajoutant à leur mort tragique celle, tout aussi révoltante de Myriam, Arieh et Gabriel ».

Y a-t-il une place, dans le service public, radiophonique ou télévisuel, pour des journalistes qui refuseraient cette terminologie journalistique inexacte et diffamant l’Etat d’Israël ? Un registre lexical partial qui exige du temps et dix, vingt fois plus de mots, pour rétablir la vérité (cf. infra).

Et on s’étonne de la méfiance et désaffection des Français à l’égard des médias ?

Ces journalistes et chercheur ne paraissent pas se rendre compte de la révolution Internet qui permet à tout Internaute d’avoir accès à une information différente du « politiquement correct » et argumentée, et de la diffuser. Ce qui mine l’audience des MSM (Main Stream Media), ces médias majeurs.

A la décharge des orateurs de cette conférence, notons que des médias Juifs, recourent à cette terminologie biaisée, erronée, partiale et partisane [8], reprise de la propagande palestinienne active dans cette « bataille sémantique », cette « bataille des mots » (Kristell Bernaud). Ce qui révèlent la vulnérabilité de Juifs français et la victoire problématique du narratif léthal palestinien même parmi certains milieux Juifs.


Car une guerre se gagne militairement et moralement : les Britanniques ont résisté à la bataille d’Angleterre (Battle of Britain), les Israéliens ont vaincu l’Intifada II pas seulement grâce à la barrière de sécurité et à leurs services de renseignements.

Enfin, des médias français – presse, radio, télévision -, publics ou privés, confortent, par leur terminologie et leurs images, le narratif biaisé de chaines arabes satellitaires.

Pour Yann Moix qui s’étonne que des victimes françaises soient enterrées hors de France, la religion semble s’opposer à tort à la nationalité. Il convient de distinguer l’enterrement au Maroc d’un soldat franco-marocain – dont l’explication n’a pas été fournie -, et celui à Jérusalem de jeunes Franco-israéliens Juifs pieux motivé par des raisons spirituelles, eschatologiques.


Quant au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), il a  sélectionné le 27 mars 2012 six nouvelles chaines en haute définition pour la TNT (Télévision numérique terrestre). Parmi ces six chaines : TVous La Diversité (Société Diversité TV France). Or, cette diversité est déjà largement représentée dans toutes les chaines, dont France Ô, déjà présentes sur la TNT. Selon Le Canard enchaîné citant un membre du CSA, Pascal Houzelot, fondateur de TVous, "a défendu le projet le moins convaincant". 


Dans son livre La TNT, un scandale d'Etat, Didier Maïsto, président et seul actionnaire de Fiducial Medias (Sud Radio, Lyon Capitale), est revenu sur le choix du CSA concernant l'attribution de six chaînes de la TNT en 2012. Interviewé par Le Parisien (28 juin 2015), il a dénoncé "une compétition aux dés pipés, dont on connaissait les lauréats trois mois avant les auditions officielles. J'ai compris, dès novembre 2011, que tout était déjà joué. J'ai rencontré Patrick Buisson et Camille Pascal, conseillers de Nicolas Sarkozy, qui m'ont clairement fait comprendre que tout était déjà organisé au plus haut lieu, à l'Elysée. Et non pas dans le CSA fantoche de l'époque dirigé par Michel Boyon". Patrick Buisson, alors conseiller du Président Nicolas Sarkozy, a déclaré alors à Didier Maïsto : « Ne cherchez pas à comprendre, Houzelot a déjà sa chaîne. C’est fait. C’est comme ça. Il a ses entrées partout. Vous feriez mieux d’arrêter de poser des questions et de fouiner. » Et d'ajouter : « Quand Sarkozy dit quelque chose, le président du CSA écoute », 


Le CSA a donc recalé Guysen TV, ce qui écarte toute diffusion de vérités sur le conflit entre le monde musulman et l’Etat Juif, d’un autre registre lexical conforme à l’histoire et au droit international et qui vienne contrecarrer le « palestiniennement correct ». Ajoutons que, le CSA, organe public contrôlant le respect de la déontologie des journalistes, n’a jamais sanctionné France 2 sur l’affaire al-Dura, ni sur les deux émissions désinformant sur le terroriste Salah Hamouri, ni sur le numéro d’Un Œil sur la planète sur l’Etat palestinien, etc.

Deux Français Juifs dévoués et désintéressés, Guy Senbel et Dominique Fitoussi, ont créé ex-nihilo et financé avec leur argent, sans aucune aide communautaire ou des gouvernements israéliens, et sans aucun gain financier, le groupe médiatique Guysen, dont Guysen TV. Celle-ci s’est rapidement imposée dans le paysage audiovisuel francophone, sur Internet et sur le câble, en présentant d’autres images de l’Etat d’Israël, en faisant entendre d’autres voix sur le conflit au Proche-Orient. Sur la TNT, Guysen TV aurait touché un public élargi.

Ce refus par le CSA de Guysen TV marque un échec cuisant, en terme de communication, vecteur stratégique, pour les Juifs français, pour la communauté Juive institutionnalisée - des organisations Juives ont aidé d’autres médias ou le problématique projet Aladin -, l’Etat d’Israël et les organisations Juives américaines, œuvrant ou non en France.

Ce refus accélère le déclin de la position des Juifs en France et nuit à une information plus équilibrée sur l’Etat d’Israël et sur ce conflit. D’autant que la presse Juive française, hormis Actualité juive hebdo, se réduit en peau de chagrin. Un paradoxe pour le première communauté Juive européenne !


Le 29 mars 2012, Rue89.com a publié l’article Tuerie de Toulouse : à Sciences Po, le débat dérape sur l’affaire al-Dura de Nolwenn Le Blevennec.

Celle-ci omet plusieurs faits importants - propos de Yazid Sabeg -, et aligne des erreurs. Certes, ce sujet « divise, depuis plus de dix ans, des juifs français » - l’inaction de l’UEJF (Union des étudiants Juifs de France) en témoigne depuis 2000 -, mais il oppose aussi les journalistes qui soutiennent Charles Enderlin à ceux qui le critiquent vertement. Et cette affaire intéresse le monde entier à en juger notamment par les journalistes européens, asiatiques, américains, etc. accourus à la conférence de presse du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le 2 juillet 2008.

On peut regretter que Nolwenn Le Blevennec n’ait pas listé les invraisemblances et incohérences qui confortent les partisans de la « mise en scène » dans les images al-Dura. Curieusement, si elle accorde une large place à Charles Enderlin, elle omet de citer mes arguments, notamment sur la terminologie et le non renouvellement de la carte de presse de Talal Abu Rahma.

Emettant « les plus sérieuses réserves quant à » ce compte-rendu, Mayalab, étudiante à l'IEP ayant assisté à la conférence, a commenté le 29 mars 2012 en décrivant « un échange sans concession, mais sans dérapage non plus dans lequel Enderlin s’est retrouvé aux abois et a préféré couper court au dialogue » et a espéré que la vidéo de la conférence sera mise en ligne. Ofer Bronchtein répondait qu’une conférence similaire est prévue le 19 avril 2012 à Aubervilliers. Alors que de nombreuses caméras ont filmé toute la conférence, aucune vidéo n'a été postée sur Internet depuis près d'un an. Pourquoi ?

Le 7 avril 2012, sur son blog, Charles Enderlin a publié son article Lettre à P. Karsenty sur cette conférence.

Il semble peu élégant, voire un peu dédaigneux, de désigner ceux qui l’ont interpellé sur l’affaire al-Dura sous les peu aimables vocables « vos gens » et « l’autre » car je m’étais présentée. C’est aussi nier nos autonomies d’agir et de penser.

On peut regretter que Charles Enderlin n’y ait pas répondu à ma question sur l’incohérence entre d’une part son allégation – les tirs provenaient du côté israélien – et d’autre part celles de Talal Abu Rahma et d’Arlette Chabot.

Et pourquoi associer ma demande de neutralité et de précision terminologiques à la « droite israélienne » - ce qui n’est pas péjoratif, mais infondé -, et non répondre sur mes terrains : le droit international  et la rigueur journalistique ?! Quel aveu, ce refus de donner son « nom biblique à la Cisjordanie » !

Charles Enderlin conclut en apostrophant Philippe Karsenty : « Vous publiez une très grosse inexactitude en affirmant que CNN avait refusé de diffuser les images de la mort de Mohammed Al Dura.. Selon Mike Hana qui était, à l’époque, le chef de bureau de CNN à Jérusalem, c’est tout simplement faux ! La chaine américaine les a bien diffusées. Vous pouvez le vérifier auprès de Hana ».

Précision. Le 30 septembre 2000, Mike Hanna, correspondant de CNN World View en Israël, a refusé les images de Talal Abu Rahma sur les « al-Dura » car il réclamait des vérifications pour être sûr de leur authenticité. Talal Abu Rahma les a alors proposées à France 2 qui les a diffusées dans son JT de 20 h du 30 septembre 2000 et les a communiquées aux autres médias du monde entier. Ce n’est qu’après leur diffusion médiatique internationale, devant l’impact mondial de ces images, que CNN les a montrées le 1er octobre 2000.

Charles Enderlin, « vous pouvez le vérifier auprès de Hana ».

Le 17 janvier 2013, Nolwenn Le Blevennec a allégué que je serais "allé titiller (ou harceler à force) à la demande de Philippe Karsenty" Charles Enderlin lors de cette conférence. Ce qui contredit son compte-rendu de cette conférenceM'étant intéressée à l'affaire al-Dura dès 2000, ayant couvert une grande partie de la controverse pour Guysen, je n'avais pas besoin que M. Karsenty me demandât  d'assister à cette conférence pour la couvrir comme journaliste.

QUELQUES Allégations/précisions


« Aussi bien les Nations unies, euh, les Etats-Unis, l’Amérique que l’Europe considèrent que ce sont des territoires occupés ». (Charles Enderlin)
Composée de pays arabes alliés à des Etats du bloc des non-alignés, la majorité automatique anti-israélienne sévit à l’ONU (Organisation des Nations unies), notamment à son Assemblée générale. Cette Assemblée générale parle de « territoires palestiniens occupés ». Elle vote un nombre disproportionné de résolutions contre l’Etat d’Israël. L'archipel des Falklands/Malvinas (Malouines, en français) figure sous ces deux noms, et dans toutes les langues, dans les documents de l'ONU, notamment dans sa Liste des Territoires non autonomes.
Après l’adoption (22 mars 2012) par le Conseil onusien des droits de l’homme (CDH) d’une résolution initiée par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et exigeant une « première mission d'enquête internationale indépendante sur les conséquences des colonies israéliennes sur le "territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est », l’Etat d’Israël a rompu toute relation avec ce CDH. Benjamin Netanyahu a dénoncé ce “Conseil hypocrite et détaché de la réalité” qui “a rendu à ce jour 91 décisions, dont 39 traitaient d’Israël, trois de la Syrie et une de l’Iran » et qui « a invité un délégué du Hamas, dont l’idéologie est fondée sur le meurtre d’innocents ».

Quant aux Etats-Unis, la Maison Blanche, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la Chambre des représentants et le Sénat utilisent le terme [Israeli] « settlements » (implantations, installations).

Début septembre 2013, deux journalistes anglophones de France 24 ont désigné les habitants des hauteurs du Golan (Israël) comme des "settlers", terminologie neutre.

Comme la Ligue arabe et l’OCI, l’Union européenne (UE) évoque des « territoires occupés ». Curieusement, l’UE recourt aux deux noms, britannique et argentin, des iles Falklands/iles Malouines (Malvinas en espagnol) dont l’appartenance à la Grande-Bretagne est contestée par l’Argentine.

Le terme "territoire occupé" ne s'applique juridiquement qu'au territoire d'un Etat souverain occupé par un autre Etat souverain. Ce qui n'est pas le cas de la Judée et de la Samarie, qui n'étaient pas des Etats souverains avant leur occupation par la (Trans)Jordanie. Et leur occupation par la Jordanie n'a pas été reconnue par l'ONU.

« Colonies » (Charles Enderlin) 

Conformément à la conférence de San Remo (1920) qui a inclus la Judée et la Samarie ainsi que Jérusalem dans le territoire du foyer Juif à fonder, les constructions israéliennes en Judée et en Samarie sont légales.

Le terme « colonisation » est inadéquat aussi faute de « métropole » et d’empire.

L’Etat d’Israël et de nombreux Israéliens utilisent le mot התישבות en hébreu (implantations, localités).

Les Américains évoquent des « Jewish » (Juifs) or « Israeli » (israéliens) « settlements » (implantations).

Les termes adéquats seraient « implantation », « avant-poste » ou « localité ».

« Conflit israélo-palestinien » (Charles Enderlin, Yann Moix, Samy Cohen, Yazid Sabeg)
Le conflit provient du refus du monde arabe, et même musulman, d’un Etat Juif.

L’Autorité palestinienne qualifie ce conflit de religieux et stigmatise l’Etat d’Israël comme « ennemi » existant sur une terre islamique ».


La propagande arabe a réussi à modifier la carte du conflit israélo-arabe – Israël, Etat minuscule du Moyen-Orient - en le présentant comme un conflit israélo-palestinien où les underdogs (faibles, victimes) seraient les Arabes palestiniens dominés par le puissant Etat d’Israël. Un changement d’échelle qui attire la sympathie des dirigeants et des opinions publiques vers ces derniers.


L'expert en géopolitique et islamologue Daniel Pipes a cité une étude de Joseph A. Vandello, Nadav P. Goldschmied et David A.R Richards « L'attrait pour la victime » (The Appeal of the Underdog), dans le Bulletin de la Personnalité et de la Psychologie sociale (2007). Les auteurs ont analysé les avantages à être perçus comme opprimés en fonction de la taille d’Israël, Etat encerclé de pays menaçants au Moyen-Orient, ou dominant des territoires disputés. « La petite taille s'avère être le facteur clef pour être perçu comme le plus faible. Les participants furent interrogés sur la question : quel côté, selon eux, était la victime dans le conflit ? Quand Israël était représenté en grand sur la carte, 70% ont vu les Palestiniens comme les opprimés. En revanche quand Israël était représenté en petit sur la carte, 62,1% ont vu Israël comme l'opprimé. Etre perçu comme opprimé confère effectivement des avantages pour gagner la sympathie politique ».


Les « participants furent aussi interrogés pour savoir quel groupe ils se sentaient enclins à soutenir. Quand Israël était représenté en grand sur la carte, 53, 3% étaient plus portés à soutenir les Palestiniens. A l'inverse, quand Israël était représenté en petit sur la carte, 76, 7% se sentaient plus enclins à soutenir Israël. Cela fait 23 pour cent de différence, ce qui est énorme. Une petite taille, ont-ils découvert, a également un impact significatif sur l'intensité du soutien. On demanda aux participants d'évaluer le degré de sympathie qu'ils ressentaient envers chaque camp du conflit, sur une échelle allant de 1 (aucune sympathie) à 5 (beaucoup de sympathie). Quand Israël était représenté en grand sur la carte, les participants exprimaient légèrement plus de sympathie envers les Palestiniens (3, 77 contre 3, 73) mais quand Israël était présenté comme petit sur la carte les participants exprimaient plus de sympathie envers les Israéliens (4 contre 3, 30) » (Daniel Pipes).

« Des territoires occupés ». (Charles Enderlin)
Les Juifs, et non les "Arabes palestiniens" sont les autochtones en Eretz Israël.

La Bible présente le récit notamment de la création du monde et de l'histoire des Hébreux, du voyage sur injonction de Dieu, d'Abram, patriarche du Judaïsme, vers le pays de Canaan, pays promis par Dieu à la descendance d'Abram, futur Abraham et patriarche biblique.

La Bible relate aussi l'histoire du royaume d'Israël et de ses rois : Saül, David - le roi David a fondé Jérusalem, capitale du royaume unifié d'Israël sur un plateau des montagnes de Judée -, Salomon - fils du roi David, le roi Salomon a fait construire à Jérusalem le Premier Temple -, la scission du royaume unifié en deux royaumes : le royaume d'Israël ou de Samarie au Nord (dix tribus rassemblées) et qui a eu un temps pour capitale Sichem (ou Shechem) - l'actuelle Naplouse est située à quelques kilomètres de cette cité biblique qui est le lieu de sépulture du patriarche Joseph -, et le royaume de Juda (tribus de Juda et de Benjamin).

En 2010, la revue britannique Nature, qui "réunit 21 chercheurs de plusieurs pays", a publié une étude sur les Juifs. "Tout comme pour les populations non juives, les différents groupes de la diaspora juive portent dans leurs gènes des traces précises de leur parcours. L'« avantage » pour la génétique est qu'ils font partie de ces groupes dont les habitudes socioculturelles les individualisent plus, avec un nombre de mariages « mixtes » moins nombreux que dans d'autres populations. Les techniques génétiques modernes permettent de comparer très finement des génomes et d'obtenir des informations sur leurs « ressemblances » plus ou moins grandes. Doron Behar, du Molecular Medecine Laboratory d'Haïfa en Israël, et les autres membres de l'équipe, ont ainsi pu comparer les génomes de 14 communautés juives différentes, d'abord entre eux, puis avec les génomes de 69 populations non juives d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Europe et d'Asie. Les communautés juives étudiées ont été, côté ashkénaze, celles du Caucase (Azerbaïdjan, Géorgie), du Moyen-Orient (Iran, Irak), du Maroc, et côté séfarade, celles de Bulgarie et de Turquie, plus des communautés en Éthiopie et en Inde.
La première conclusion de ce travail confirme ce que d'autres études avaient montré : les communautés juives sont génétiquement plus proches entre elles que des autres populations non juives. À l'exception des communautés d'Éthiopie et d'Inde où un mixage plus important semble avoir eu lieu. « Ces recherches, très sérieuses (je connais certains de ces chercheurs) sont vraiment très intéressantes, estime Axel Kahn, biologiste et généticien, président de l'université Paris-Descartes. Elles permettent de confronter autant que faire se peut le mythe et la réalité ».  L'étude démontre également que toutes ces communautés juives ont des ancêtres communs qui vivaient au Moyen-Orient avant qu'ils ne migrent vers l'Europe et l'Asie. Ainsi, encore actuellement, les populations non-juives dont le génome présente le plus de points communs avec celui des communautés juives sont celles qui vivent au Moyen-Orient".

Conservée au musée du Louvre, la stèle du roi Mesharoi de Moab, commémore sa victoire sur les rois d'Israël de la dynastie d'Omri. Datant de l'Age du Fer (vers 800 avant J.-C.), cette stèle en basalte "livre un des plus importants témoignages directs sur l'histoire du monde de la Bible. Le texte est rédigé à la gloire du souverain dont il célèbre les grandes constructions et les victoires remportées sur le royaume d'Israël au temps d'Achab, descendant d'Omri. La mention écrite d'"Israël" est la plus ancienne occurrence connue. Dhiban, antique Dibôn, où fut découverte la stèle, est la capitale de ce royaume de Moab, installé sur la rive gauche de la mer Morte". C'est "la source documentaire la plus détaillée sur le royaume de Moab et sa rivalité avec le royaume d'Israël depuis l'époque du roi Omri et de ses successeurs, en particulier Achab (voir la Bible, Livre des Rois, II, 3,4). Il livre également le nom du grand dieu de Moab, Kamosh, dont Mesha se dit le "fils" spirituel". 

Après l'invasion du royaume d'Israël par l'Assyrie en 722 avant l'ère commune, sa population est en partie déportée vers diverses régions de l'empire assyrien. Disparaissent ainsi les dix tribus (perdues) d'Israël.


Lors de l'exposition Assyria to Iberia at the Dawn of the Classical Age, le Metropolitan Museum of Art de New York a présenté une pierre datant de près de trois millénaires sur laquelle figurent treize lignes d'un texte. Le roi Hazael d’Aram-Tsova s'y glorifie d’avoir tué 70 rois, dont celui d’Israël et de la « Maison de David ». Datant du VIIe siècle avant l'ère commune, cette pierre provient des « Annales de Sennacherib » et évoque  le siège de Jérusalem indiqué dans la Bible. Une des plus anciennes références non-bibliques au roi David et aux Hébreux.


De 1947 à 1956, Bédouins et archéologues israéliens découvrent « onze grottes contenant des centaines de manuscrits de livres bibliques vieux de plus de 2 000 ans, écrits en hébreu, en araméen et en grec ». Parmi eux, se trouvent des « documents anciens témoignant de l’existence d’une communauté dont les membres respectaient des règles strictes de pureté. Conduits par un énigmatique « Maître de Justice », ils vivaient dans l’attente du Messie et se préparaient pour la fin des temps ». De 1953 à 1960, sont déchiffrés des rouleaux « presque intacts et reconstituer un puzzle gigantesque de centaines de milliers de fragments, en hébreu, en araméen, en grec ».

Au fil des millénaires, les Juifs ont maintenu leur présence en Eretz Israël (terre d'Israël), et exilés ou en diaspora un lien profond avec leur terre.

Passons sur plusieurs siècles de dominations étrangères : perse, grecque, romaine...


Les Romains rasent Jérusalem après la révolte du patriote Juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135. Les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée disparaît dans la région de « Syria Palæstina » (Syrie Palestine). L'accès à Jérusalem est « interdit aux Juifs, et aux chrétiens d'origine juive ».

Au fil des siècles, divers conquérants - Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans, etc. - se sont emparés de ces terres bibliques marquées par la présence multi-millénaire Juive.


A l'été 2014, lors de fouilles archéologiques initiées en 2011 dans le site d'une ancienne synagogue du Ve siècle à Huqoq, village au nord-ouest de la mer de Galilée, l'équipe menée par le professeur Jodi Magness a découvert avec stupéfaction une mosaïque sur le sol représentant notamment un groupe d'éléphants. C'est "la première fois qu'elle révèle une synagogue décorée par une scène à l'histoire non biblique". Huqoq est mentionné "comme cité frontalière pour la tribu de Naphtali dans le Livre de Josué, mais était un village agricole Juif à la fin des ères romaine et byzantine, quand cette synagogue fonctionnait". Cette période est "associée avec le développement des livres de droit juif connus sous le nom de Guémara. Huqoq est cité dans des textes rabbiniques comme foyer d'importants rabbins et produisant de la moutarde". Dans ce site, avait été trouvée un sol en mosaïque avec des scènes illustrant Samson incendiant les champs des Philistins avec l'aide de renards et portant les portes de Gaza (Livre des Juges, 16). Un kibboutz est situé à Huqoq.

En 2015, une mosaïque relatant la rencontre entre Alexandre le Grand et un rabbin a été découverte dans une synagogue de Huqoq (Israël).

L'empire ottoman était divisé en provinces dénommées eyalets, puis vilayets, beylerbeyliks  ou pashaliks, qui étaient divisées en sanjaks, ou livas, composés de plusieurs timars, kadiluks et zeamets (ou ziam).


Sous domination ottomane, la "Palestine ne constituait pas alors une entité autonome. Découpée en trois régions administratives, qui se rattachaient aux pachaliks (provinces) de Sidon et de Damas, elle était l'une des provinces les plus arriérées de l'Empire ottoman. En 1800, ses douze villes principales ne comptaient guère plus de 50.000 habitants. L'insécurité y était générale, les routes inexistantes. A l'exception des biens religieux de main-morte (waqf), la propriété foncière était interdite. Le sultan, seul propriétaire du sol, en concédait l'exploitation sous forme de fiefs militaires à des chefs bédouins, qui levaient l'impôt sur les paysans. Des cheikhs civils et religieux (les Anciens), confirmés dans leur fonction par l'autorité turque, administraient les villages conformément aux coutumes locales. Ces villages se groupaient en confédérations déchirées par des luttes sectaires selon leur appartenance aux clans des Yaman ou des Qays, tribus originaires d'Arabie" (Bat Ye'or).


Et de poursuivre : "Comme partout en terre d'Islam depuis douze siècles, les minorités Juive et chrétienne de Palestine vivent sous le statut inférieur et humiliant de dhimmi  A la fin du XVIIIe siècle, les conflits entre les Yaman basés en Judée, à Bethléem, et les Quays, éparpillés dans de nombreux villages, entretenaient une anarchie qui se maintiendra durant toute cette période. Après l'expédition de Bonaparte (1799), source de désordres supplémentaires - à Safed, le départ des troupes françaises (1799) déclencha une razzia sur le quartier juif avec pillage, massacre et rançon de 50 000 piastres, augmentée en 1810 de 75 000. En 1820, nouvel emprisonnement des notables et exigence d'une rançon qui éleva l'endettement de la communauté de 125 000 à 400 000 piastres -, l'augmentation des taxes exigées par les potentats locaux suscitèrent un état insurrectionnel (1823-1826). L'agitation dans tout le pays s'aggrava (1831-1834) lorsque les troupes égyptiennes, sous Ibrahim Pacha, tentèrent de briser le pouvoir des chefs bédouins régionaux et d'imposer des réformes... Durant les soulèvements contre l'armée égyptienne, des bandes d'insurgés et la populace pillèrent en 1834, les quartiers dhimmis à Jérusalem, Hébron, Tibériade. A Safed, le pillage, le massacre, les viols, les destructions des maisons et la désacralisation des synagogues dans le quartier juif durèrent 33 jours. Réfugiés dans les environs, les juifs n'obtinrent de nourriture qu'après une promesse de remboursement au centuple. Ces mêmes razzias sur le quartier juif de Safed se répétèrent en 1838 et en 1843".


Et de préciser : "Bien que les chrétiens fussent soumis aux mêmes règles humiliantes que les juifs, leur situation toutefois, sur le plan religieux et économique était meilleure. En effet catholiques et grecs orthodoxes bénéficiaient des protections de la France et de la Russie. Forts de ces avantages, les grecs renouvelèrent fréquemment les accusations de crime rituel et les agressions physiques contre les juifs. En 1847, les clergés arménien, latin et grec prétendaient que tout juif passant devant le Saint-Sépulcre pouvait être battu à mort, décès dont l'amende n'aurait excédé dix paras (½ penny)... Au cours des années 1838-1840, l'évolution de la conjoncture internationale modifia la situation en Palestine. En effet, les courants nationalistes qui soulevaient contre le joug ottoman, les chrétiens dhimmis d'Europe nourrissaient les ambitions annexionnistes de l'Autriche et de la Russie. Or, soucieuses de préserver l'équilibre européen, la France et l'Angleterre défendaient l'intégrité territoriale de l'Empire ottoman. Pour éliminer tout prétexte d'intervention militaire, ces puissances tentèrent d'abolir le statut discriminatoire des dhimmis et de moderniser par des réformes, l'Etat ottoman. Cette politique impliquait de multiples transformations, destinées notamment à l'assainissement des finances, au renforcement de l'armée, et à l'établissement de l'égalité juridique des musulmans et des dhimmis. Durant la guerre de Crimée (1853-1856) la Porte mesura à nouveau sa faiblesse face à la Russie et sa dépendance de l'aide militaire franco-anglaise. Le 18 février 1856, le sultan confirmait dans une proclamation solennelle (khatt-i-hümâyûn), son intention de moderniser l'Empire et d'accorder l'égalité juridique aux dhimmis. Après la guerre de Crimée, les puissances occidentales veulent imposer dans l'Empire ottoman l'égalité des droits... Ces deux firmans, parrainés par l'Angleterre, supprimaient un principe fondamental de politique islamique: la discrimination, l'inégalité et l'humiliation dans tous les domaines, des peuples indigènes non-musulmans. Ainsi l'abolition de la discrimination des dhimmis, l'égalité des droits et la modernisation de l'Empire turc devenaient la pierre angulaire de l'équilibre européen. A partir de 1838-1840, des consulats européens s'établirent à Jérusalem. Dès lors se greffèrent sur la situation antérieure, de nouvelles tensions. En effet, l'inclusion de l'émancipation des dhimmis (art. 8) dans le traité de Paris (1856) autorisait les puissances européennes, par consuls interposés, en exiger la réelle application. Or précisément, l'avilissement des dhimmis n'avait jamais été aussi méticuleux que dans les pays arabophones, où il avait été conçu, intégré dans le dogme, institutionalisé et maintenu douze siècles. Aussi, les timides tentatives libérales de la Porte, se heurtaient-elles à l'hostilité des fonctionnaires turcs et au fanatisme de la population arabe. Dans ces affrontements entre les consuls, les fonctionnaires turcs et les masses fanatiques, les dhimmis constituaient un enjeu passif et terrorisé, comme si leur longue expérience de la dhimmitude les amenait à anticiper les massacres de chrétiens en Syrie et au Liban (1853-1860). Sur le corps des victimes s'affrontaient les tendances de rénovation et les forces réactionnaires, qui bouleversaient les provinces arabes". 


En résumé : "En Terre sainte durant la première moitié du 19e siècle, tous les éléments de la dhimmitude se manifestent. Aux impôts légaux payés par les dhimmis, s'ajoutent les extorsions ruineuses exigées comme "droit de protection" par des chefs bédouins régionaux, dont les affrontements exposent les dhimmis à l'insécurité permanente et aux pillages. Ces droits de protection s'avèrent plus écrasants en Palestine qu'ailleurs car, outre le droit à la sécurité, s'y ajoutent ceux pour la protection de leurs lieux saints, les droits d'y accéder, d'y prier, ceux de déplacement et ceux protégeant les cimetières. Tout autant constate-t-on l'avilissement des dhimmis, dont le comportement et la mentalité, confrontés aux défis de l'émancipation, indiquent la psychologie particulière née de cette condition. En Palestine plus qu'ailleurs sévit la judéophobie virulente des Eglises orientales, tandis que les conflits interchrétiens sont exacerbés par le zèle des missionnaires européens. Ces conversions aux Eglises uniates introduisent au sein des communautés chrétiennes, le sectarisme des Eglises européennes et les intérêts économiques et politiques rivaux de leur Etat respectif. De 1838 à 1856 s'ouvre l'ère des réformes et de l'émancipation des dhimmis. Dès lors, les forces politiques se polarisent autour de l'action des consuls pour l'imposer, de la réticence des Turcs et de l'opposition farouche des Arabes. Cette époque de transition, où l'égalité civile et religieuse des dhimmis devient la pierre angulaire de l'équilibre européen et du maintien de l'Empire ottoman, verra aussi les conflits inter-dhimmis s'envenimer par le jeu des protections et des rivalités européennes. Enfin, cette période est aussi celle de la pénétration occidentale avec l'installation du télégraphe à Jérusalem (1865) et l'inauguration de la première route entre Jérusalem et Jaffa (1867). ".

En 1854, selon un article publié par le New York Tribune, les Juifs constituaient les deux tiers des habitants de Jérusalem. L'auteur de cet article ? Karl Marx. "Oui, ce Karl Marx".


Cairo to Constantinople: Early Photographs of the Middle East. Tel est le titre de l'exposition présentée à la Queen's Gallery, à Buckingham Palace (7 novembre 2014-22 février 2015). Le thème : les photographies prises par Francis Bedford (1815-94), premier photographe ayant accompagné un monarque britannique, en l’occurrence et à la demande de la reine Victoria le  Prince de Galles, futur roi Edward VII, en 1862, lors de son périple de quatre mois au Moyen-Orient : Egypte, Eretz Israël, Syrie, Liban, Turquie et Grèce où le prince a rencontré des dirigeants, des politiciens, des figures notables et a voyagé à cheval, en campant dans des tentes. Au retour en Grande-Bretagne, le prince a acheté une série des deux cents clichés saisis, et ceux-ci ont été montrés dans "la plus importante exposition publique". Aucune présence de "Palestiniens" et aucune mosquée dans ces paysages d'une nature laissée à l'abandon. Mais des sites bibliques et à Rasheiya [Rashaya] au Liban les vestiges de maisons chrétiennes brûlées dont les habitants ont été massacrées par des Druzes en 1860. 

Theodor Herzl (1860-1904), de son nom hébreu Binyamin Ze'ev (בנימין זאב), est un journaliste et écrivain Juif austro-hongrois. Marqué par l'affaire Dreyfus qu'il couvre comme correspondant à Paris du Die Neue Freie Presse, et selon Shlomo Avineri par la prescience que les petites nations constituant l'empire austro-hongrois, sauf les Juifs, obtiendront leur pays

Herzl écrit Der Judenstaat (L'État des Juifs ou L'Etat Juif) en 1896. Il fonde le mouvement sioniste politique au premier congrès sioniste à Bâle (Suisse) en 1897 - le douzième congrès sioniste se tient à Carlsbad (Karlovy Vary) en Tchécoslovaquie en 1921 -, et crée le Fonds pour l'implantation Juive pour l'achat de terres en Palestine. 


Le Nouveau dictionnaire de la langue française Larousse en 1884 définit ainsi la "Palestine" : "Contrée de la Turquie d’Asie, habitée autrefois par les Israélites, souvent désignée sous le nom de Terre sainte".

Essayiste, dramaturge, écrivain et journaliste français, Edmond Fleg (1874-1963) assiste au premier congrès sioniste à Bâle (Suisse) en 1897 :
« J’écoutais tant de talents, d’éloquence, de foi. Mais surtout je regardais. Que de contrastes juifs autour de moi : ce Polonais tout blême, avec ses pommettes osseuses. Cet Allemand à lunettes. Ce Russe au regard d’ange. Ce Persan barbu. Ce glabre Américain. Cet Egyptien coiffé du fez et, là, ce fantôme Noir, immense dans son immense caftan, avec son bonnet de fourrure et les boucles pâles qui tombaient de ses tempes ».
Theodor Herzl prône un État autonome, souverain, indépendant Juif. 

En 1902, le KKL achète la terre de la bande de Gaza, alors partie de l'Empire ottoman, établi en 1299.

Jusqu’à la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Judée et la Samarie faisaient parties elles aussi de l’empire Ottoman. Et le KKL et diverses autres organisations et mécènes y achètent des terres.

L'empire Ottoman ne comptait aucune "Palestine". Il était divisé en wilaya (willaya ou vilayet), et en sandjaks, des régions administratives, "tels que les Sanjaks de Jérusalem, de Gaza et de Naplouse", précise Emmanuel Navon.

A l'été 1915, Sharif Hussein ibn Ali de la famille des Hachémites, sharif, un potentat de La Mecque, propose à la Grande-Bretagne de soulever les Arabes de l'Empire ottoman contre cet allié de l'Allemagne. Déclenchée en juin 1916, soutenue par les Britanniques et dans une moindre mesure la France, la "grande révolte arabe" ne parvient guère à entamer la loyauté des sujets Arabes à l'égard de l'empire ottoman.

 Le 16 mai 1916, sont signés à Downing Street les secrets accords Sykes-Picot - Sir Mark Sykes et François Georges-Picot -, avec l'assentiment de l'Italie et de l'empire russe tsariste : la Grande-Bretagne et la France prévoient de se partager le Moyen-Orient après la Première Guerre mondiale et en dépeçant l'empire ottoman, dans une zone allant de la mer Méditerranée à l'Océan indien, via la mer Rouge, la mer Caspienne et la mer Noire.

Qui sont les signataires au nom de la Grande-Bretagne et de la France de ces accords ? Attaché au War Office pour les Affaires du Proche-Orient entre 1915 et 1916, Sir Mark Sykes (1879-1919) est nommé assistant du Secrétaire au War Offic, poste qu'il occupe jusqu'en 1919. François Georges-Picot (1870-1951) est désigné au poste de consul de France à Beyrouth peu avant la Première Guerre mondiale. Lors du déclenchement de ce conflit, il va au Caire d’où il noue des relations avec les maronites du "Liban". Le ministère des Affaires étrangères le rappelle au printemps 1915 à Paris. Membre du Parti colonial français, il est favorable à la « Syrie intégrale » "sous mandat français (d’Alexandrette au Sinaï, et de Mossoul au littoral méditerranéen)". Il est nommé Haut-commissaire en Palestine et en Syrie (1917-1919), ministre plénipotentiaire en 1919.


En 1917, la déclaration de Lord Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) du Royaume-Uni, écrit à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937) vice-président du Board of Jewish Deputies : « Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple Juif, et il emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui porte atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives de Palestine ainsi qu'aux droits et aux statuts politiques dont les Juifs jouissent dans les autres pays ».

Interrompue à diverses reprises, la Conférence de la paix Paris (18 janvier 1919-août 1920) constate la disparition d'empires, dont celui ottoman, et la création ou la réapparition de nouveaux Etats. Les Etats vainqueurs du conflit mondial se partagent des territoires d'Etats vaincus. Au cours de cette conférence, les représentants sionistes présentent une carte de leur futur Etat.

A l'approche de la conférence de Paris, le 3 janvier 1919, un accord est signé entre Chaim Weizmann (1874-1952), qui dirige la Fédération sioniste britannique, et le prince hachémite Fayçal ibn al-Husayn (1885-1933), qui mène la délégation Arabe à cette conférence. Ce mémorandum stipule dans son article IV que :
"Toutes les mesures nécessaires seront prises pour encourager et stimuler l'immigration de Juifs en Palestine à une large échelle, et aussi vite que possible pour établir des immigrants Juifs sur la terre via une implantation plus proche et une agriculture intensive".
Cette déclaration Balfour - la "Magna Carta d'Israël" (Lord Curzon) - a été approuvée par plusieurs gouvernements Alliés, et réaffirmée lors de la Conférence internationale des principales puissances alliées - Grande-Bretagne, France, Italie, Belgique, Grèce, Japon ; les Etats-Unis comme observateurs - à  San Remo, en Italie (19-26 avril 1920), préparatoire aux traités de paix, ainsi que par des résolutions du Congrès américain, notamment par la résolution 322 du 21 septembre 1922.

« Pour bien comprendre la pleine légalité de la souveraineté d’Israël en Palestine, on doit commencer par la Conférence pour la Paix de Paris, en 1919, qui s’est déroulée au Quai d’Orsay, le Ministère français des Affaires étrangères. Autant les Arabes que les Sionistes y ont alors soutenu leur dossier, concernant l’avenir de la Palestine. L’Organisation Sioniste a demandé la reconnaissance « du titre de propriété historique du peuple juif en Palestine et du droit des Juifs d’y reconstituer leur foyer national ». Elle exigeait que les frontières de la Palestine – à propos desquelles ils présentaient une carte détaillée – s’alignent largement sur le territoire défini par la Bible, sur les deux rives du Jourdain. Elle proposait que la question de « la Souveraineté en Palestine soit transférée à la Société des Nations et que sa juridiction soit confiée à la Grande-Bretagne, agissant au titre de Mandataire de la SDN », explique Me Jacques Gauthier, avocat canadien et conseiller juridique pour la France, le Canada, le Mexique, l'Espagne.

Et d'ajouter : « La Conférence de Paris a débouché sur divers traités avec les nations vaincues durant la Première Guerre Mondiale. Elles ont dû transférer la question de nombreux territoires qu’elles avaient perdus au cours de cette guerre, au soin des cinq principaux alliés et puissances associées : les Etats-Unis, l’Empire Britannique, la France, l’Italie et le Japon. La Conférence de Paris s’est poursuivie dans le cadre de la Conférence de San Remo, qui s’est déroulée en avril 1920, à la Villa Devachan ».


Du 19 au 26 avril 1920, les Etats participant à la conférence de San Remo (Ligurie, Italie) - France, Grande-Bretagne, Italie, Grèce, Japon, Belgique ; les Etats-Unis y sont un observateur neutre - se sont prononcés sur le sort de "territoires" appartenant auparavant à l'Empire ottoman. Découpant ce dernier, ils ont créé trois ensembles confiés, sous la forme de mandats, à la France et au Royaume-Uni : "Les mandataires choisis par les principales Puissances alliées sont la France pour la Syrie, et la Grande-Bretagne pour la Mésopotamie et la Palestine" afin de créer un "foyer national pour le peuple Juif" en Palestine mandataire. Chaim Weizmann,  Nahum Sokolow, et Herbert Samuel ont aussi assisté à cette conférence. 

« Le Conseil Suprême des principales puissances a adopté la résolution du 25 avril, concernant la Palestine. Elle déclare que son administration serait confiée à un Mandataire qu’elles choisiraient. Elle dit aussi : « Ce mandataire sera responsable de rendre effective la déclaration faite, à l’origine, le 8 novembre 1917, par le Gouvernement britannique et adoptée par les autres Puissances alliées, en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il est clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits civiques et religieux des communautés non-juives de Palestine, ou les droits et le statut politique dont jouissent les Juifs dans tout autre pays. Cette résolution est le fondement légal des droits, dans le cadre de la Loi des Nations, accordés au peuple Juif, concernant la Palestine », explique Me Jacques Gauthier.

Cette résolution du 25 avril 1920 de la Conférence de San Remo a donc cité la déclaration Balfour et l'article 22 de la Charte de la Société des Nations sur le mandat. Elle intègre cette déclaration dans le mandat britannique en Palestine.


Les Etats participant à cette conférence ont décidé notamment d'inclure la Judée et la Samarie, ainsi que le Golan, dans le futur Etat Juif et dans le mandat à confier au Royaume-Uni afin de mettre en vigueur la Déclaration Balfour.


Le mandat confié à la Grande-Bretagne pour la Palestine précisait « que le Mandataire sera responsable de la création des conditions, visant à « sécuriser l’instauration du Foyer National Juif » et que reconnaissance est donnée « aux liens historiques du Peuple Juif avec la Palestine et aux fondements (légaux) pour y reconstruire leur foyer national dans ce pays ».

"En Loi internationale, une fois que le titre sur la Palestine a été conféré au peuple Juif, il ne peut pas être annulé rétroactivement, comme conséquence de l’introduction de nouveaux principes dans les lois internationales, plusieurs décennies plus tard", explique Me Jacques Gauthier.

Cette résolution a été entérinée par la Société des Nations en 1922. Le 24 juillet 1922, le Conseil de la Société des Nations a reconnu les droits du peuple juif dans son texte fondant le mandat britannique sur la "Palestine"
"Considérant que les principales puissances alliées sont d'accord en vue de donner effet aux dispositions de l'article 22 du Pacte de la Société des nations, pour confier à un mandataire choisi par lesdites puissances l'administration du territoire de la Palestine, qui faisait autrefois partie de l'Empire ottoman, dans des frontières à fixer par lesdites puissances ;
Considérant que les principales puissances alliées ont, en outre, convenu que le mandataire serait responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptée par lesdites puissances, en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, étant bien entendu que rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, non plus qu'aux droits et au statut politique dont jouissent les Juifs dans tout autre pays ;
Considérant que cette déclaration comporte la reconnaissance des liens historiques du peuple juif avec la Palestine et des raisons de la reconstitution de son foyer national en ce pays ;
Considérant que les puissances alliées ont choisi Sa Majesté britannique comme mandataire pour la Palestine  ;
Considérant que les termes du mandat sur la Palestine ont été formulés de la façon suivante et soumis à l'approbation du Conseil de la société.

Article 2.
Le mandataire assumera la responsabilité d'instituer dans le pays un état de choses politique, administratif et économique de nature à assurer l'établissement du foyer national pour le peuple juif, comme il est prévu au préambule, et à assurer également le développement d'institutions de libre gouvernement, ainsi que la sauvegarde des droits civils et religieux de tous les habitants de la Palestine, à quelque race ou religion qu'ils appartiennent

Article 4.
Un organisme juif convenable sera officiellement reconnu et aura le droit de donner des avis à l'administration de la Palestine et de coopérer avec elle dans toutes questions économiques, sociales et autres, susceptibles d'affecter l'établissement du foyer national juif et les intérêts de la population juive en Palestine, et, toujours sous réserve du contrôle de l'administration, d'aider et de participer au développement du pays.
L'Organisation sioniste sera reconnue comme étant l'organisme visé ci-dessus, pour autant que, de l'avis du mandataire, son organisation et sa constitution seront jugées convenables. D'accord avec le gouvernement de Sa Majesté britannique, elle prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la coopération de tous les Juifs disposés à collaborer à la constitution du foyer national juif".  


Après la Première Guerre mondiale et jusqu'en 1920, les Arabes de Palestine ont réclamé leur rattachement à la Syrie. Ainsi, dans la photographie ci-contre, ils défilent à Jérusalem en mars 1920 contre l'immigration juive et pour le "pansyrianisme" : la "Palestine" est alors présentée tactiquement comme une province méridionale de la Syrie. Et ce, afin de lutter contre le sionisme.

Dès fin 1920, après la création du mandat de la France sur la Syrie et déçus par la relative modération des dirigeants syriens à l'égard du sionisme, ces Arabes de Palestine, notamment Mohammed Amin al-Husseinioptent tactiquement pour le séparatisme nationaliste

En 1921, le Royaume-Uni a séparé environ 80% de ce territoire pour fonder la Transjordanie (devenue la Jordanie). Mais, il a gardé la Judée et la Samarie, ainsi que la bande de Gaza, dans le périmètre de la Palestine mandataire. "Ce qui n'existe pas, c'est la Jordanie ou la Transjordanie qui n'ont jamais existé dans l'Histoire. C'est une invention de l'Angleterre pour consoler l'émir Abdallah", a déclaré le président Habib Bourguiba en 1973.

En effet, afin de remercier son allié hachémite, pour cette "Grande révolte arabe" mythifiée par Thomas Edward Lawrence (1888-1935), surnommé Lawrence d'Arabie, la Grande-Bretagne crée en 1921 "l'émirat de Transjordanie (connu plus tard comme royaume de Jordanie), afin de satisfaire les ambition du second fils d'Hussein, Abdullah, tout en fondant la même année l'Etat moderne d'Iraq créé à l'instigation de Faisal, frère cadet d'Abdullah". Quant à Hussein, il devient roi de Hedjaz, région regroupant les villes de Médine et La Mecque, mais, quelques années plus tard, sa famille en est évincée par Abdul Aziz ibn Saud qui conquiert en décembre 1925 cette région et fonde en 1932 le royaume saoudien.

La SDN a entériné cette découpe.

L'article 6 du mandat britannique pour la Palestine stipule que les Juifs ont le droit de s'établir dans toute cette Palestine mandataire, en particulier en Judée et en Samarie ou à "Jérusalem-Est", et que la communauté internationale a le devoir de les y aider. Ces terres bibliques faisaient donc partie de la Palestine confiée au Royaume-Uni par un mandat de la SDN (Société des Nations) du 24 juillet 1922. 

La SDN a alors entériné la Déclaration Balfour et les résolutions adoptées par la conférence de San Remo - 51 Etats ont signé la résolution sur les droits des Juifs adoptée par cette conférence -. Elle a reconnu les droits du peuple Juif en Eretz Israël : « Reconnaissance a été rendue au lien historique entre le peuple Juif et la Palestine et aux raisons pour reconstituer son foyer national dans ce pays ». 

En 1923, le Royaume-Uni a confié le Golan à la France dans le cadre de son mandat sur la Syrie. Sans demander l’autorisation à l’Organisation sioniste mondiale. 


Nommé en 1921 grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini a fomenté des révoltes arabes (1920, 1921, 1929, 1936-1939), des massacres antisémites à Jérusalem, Hebron (24 août 1929) et dans d'autres villes d'Eretz Israel. A la mi-août 1929, à l'instigation du grand mufti de Jérusalem al-Husseini, une rumeur circula alléguant que les Juifs de la Palestine mandataire voulaient reconstruire leur temple sur la mosquée al-Aqsa. Dans Le juif errant est arrivé, Albert Londres  décrit la barbarie des assassins à Hébron ce 24 août 1929 : "Ils coupèrent les mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d'un réchaud, ils pratiquèrent l'énucléation des yeux. (...) Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit tour à tour six étudiants de la Yeshivah [école religieuse juive] et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur".


En 1925, le dictionnaire Larousse définit ainsi la "Palestine" : "Contrée de la Syrie, entre la Phénicie au Nord, la mer Morte au Sud, la Méditerranée à l’Ouest, et le désert de Syrie à l’Est, arrosée par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite, resserrée entre la mer le Liban, et parcourue par le Jourdain, qui s’y jette dans la mer Morte. Elle est appelé aussi, dans l’Ecriture sainte, Terre de Chanaan, Terre promise et Judée. C’est aujourd’hui un Etat juif sous le mandat de l’Angleterre ; 770.000 habitants. Capitale Jérusalem... Entre le début du moyen âge et 1920, la Palestine a suivi le sort du reste de la Syrie. Les accords franco-anglais de mai 1916, ratifiés par le traité de Lausanne de 1923, l’ont placée sous le mandat britannique et, après l’avoir conquise sur les Germano-Turcs en 1917-1918, les Anglais travaillent à y fonder un « foyer juif ».

Dans une lettre reçue le 15 juin 1936, traduite en anglais par l'universitaire israélien Mordechai Kedar et archivée au Quai d'Orsay, Suleiman al-Asad, grand-père du dirigeant syrien alaouite actuel Bachar el-Assad, a écrit au Premier ministre socialiste français Léon Blum :
"La nation alaouite refuse d'être annexée à la Syrie musulmane car on pense que la religion islamique sera la religion officielle du pays, et la nation alaouite est perçue comme hérétique par la religion islamique. Nous vous demandons donc de considérer le destin affreux et terrible qui attend les Alaouites s'ils étaient forcés d'être annexés à la Syrie.
L'esprit étroite et de fanatisme, profondément enraciné dans le cœur des Arabes musulmans à l'égard de tous ceux qui ne sont pas musulmans, est l'esprit qui nourrit continuellement la religion islamique, et il n'y a donc pas d'espoir que la situation change. Si le mandat est annulé, le danger de mort et de destruction menacera les minorités en Syrie...  
Nous voyons comment les résidents musulmans de Damas ont contraint les Juifs vivant sous leurs auspices à signer un document dans lequel il leur était interdit d'envoyer de la nourriture à leurs frères juifs qui souffrent du désastre en Palestine [lors de la grande révolte Arabe], la situation des Juifs en Palestine étant la preuve la plus forte et la plus concrète de l'importance du problème religieux parmi les Arabes musulmans à l'égard de quiconque n'appartient pas à l'islam. Ces bons juifs, qui ont amené aux Arabes musulmans la civilisation et la paix, et ont répandu la richesse et la prospérité dans la terre de Palestine, n'ont fait de mal à personne et n'ont rien pris par la force, et cependant les musulmans leur ont déclaré la guerre sainte et n'ont pas hésité à massacrer leurs enfants et leurs épouses bien que l'Angleterre est en Palestine et la France est en Syrie. Un avenir sombre attend donc les juifs et les autres minorités si les mandat est annulé et la Syrie musulmane est unifiée avec la Palestine musulmane. Cette union est le but ultime des Arabes musulmans".  


En 1936, face à la Grande révolte arabe, la Grande-Bretagne constitue la Commission royale pour la Palestine dite Commission Peel. Dirigée par Lord William Peel, cette commission arrive le 11 novembre 1936 en Palestine mandataire pour y enquêter.
Composée de six membres, la commission Peel y séjourne jusqu'au 18 janvier 1937.

Le 12 janvier 1937, elle auditionne le grand mufti al-Husseini : celui-ci reconnait que les Sionistes ont acheté, sans exercer de menace, les terres à des propriétaires arabes, généralement des Libanais absents de Palestine mandataire, qu'ils ont amélioré les conditions de vie des paysages Arabes ainsi qu'augmenté le nombre d'écoles et d'Arabes et réduit la fiscalité, en Palestine mandataire.


Le 7 juillet 1937, la Commission Peel remet son rapport dans lequel elle suggère la fin du mandat britannique, et prône la partition de la Palestine mandataire en deux Etats - l'un Juif, l'autre Arabe - tout en maintenant un corridor autour de Jérusalem. Les Arabes refusent cette partition. 

En 1938, composée de quatre membres, la Commission Woodhead étudie les détails du plan de la Commission Peel et a pour mission de présenter des recommandations pour une partition de la Palestine mandataire entre Juifs et Arabes. En octobre 1938, elle remet son rapport au Parlement britannique. Elle examine trois plans de partition. En novembre 1938, la conclusion pessimiste de ce rapport est approuvée par le gouvernement de Sa Majesté.

Le 17 mai 1939, le gouvernement britannique publie un troisième "livre blanc", celui de Malcolm MacDonald, secrétaire aux colonies, et réduisant l'immigration Juive en Palestine mandataire à 75 000 personnes sur cinq ans.

En 1939, le dictionnaire Larousse publie les drapeaux des pays. Celui de la "Palestine" arbore l'étoile Juive sur un fond scindé en deux : bleu ciel dans la moitié gauche et blanc dans la moitié droite.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, alors que les Juifs de la Palestine mandataire combattent aux côtés des Alliés, le grand mufti de Jérusalem al-Husseini  collabore avec les Nazis et la majorité des Arabes de Palestine, perméables à la propagande nazie dans le monde arabe, suivent avec enthousiasme la progression de la Deutsches Afrikakorps (DAK) du général allemand Rommel au Proche-Orient.
En juillet et octobre 1942, deux importantes batailles opposent à El Alamein  des divisions italiennes et les divisions blindées allemandes de l'Afrika Korps, dirigées par Rommel, aux forces britanniques du général Montgomery et la 1re Brigade française libre, sous le commandement du général Kœnig. La victoire des Alliés à Al Alamein met un terme à la guerre du désert et au dessin des dirigeants nazis et d'al-Husseini d'assassiner les Juifs notamment en Eretz Israel.

A l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, l’ONU a succédé à la défaillante SDN.

En 1945, la Charte des Nations unies prévoit dans son article 80, dénommé aussi "clause du peuple juif" :
Donc, les droits du peuple Juif accordés lors de la conférence de San Remo, par le mandat britannique en Palestine et même après son expiration les 14-15 mai 1948, perdurent, sont préservés et non affectés par la résolution 181 non contraignante de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947 (Plan de partage).

 L'ONU n'a pas le droit d'allouer la moindre parcelle de ce territoire à la "Palestine". Elle est tenue de respecter le territoire promis au peuple Juif et n'a le droit ni d'interdire ni de condamner l'installation de Juifs en Judée, en Samarie ou dans la bande de Gaza.

La reconnaissance de la "Palestine" par l'Assemblée générale de l'ONU comme Etat non membre observateur (29 novembre 2012) et par l'UNESCO comme Etat membre (31 octobre 2011) - une résolution visant à l'admission de la "Palestine" comme Etat membre de l'UNESCO date du 26 mai 1989 - a donc fait voler en éclat le droit international public en violant la Charte des Nations unies, traité international suprême liant 193 Etats membres.

Revenons à la période avant le vote du plan de partition de la Palestine mandataire en deux Etats, l'un Juif, l'autre Arabe, tout en maintenant un corridor autour de Jérusalem.

Le 18 février 1947, Ernest Bevin, secrétaire britannique aux Affaires étrangères, expliqua aux parlementaires britanniques pourquoi le Royaume-Uni confiait la "question de Palestine", dont il avait la charge, à l'ONU. Il a déclaré : " Le gouvernement de Sa Majesté a affronté un conflit irréconciliable de principes". Il résume l'essence du conflit : " Pour les Juifs, le point essentiel du principe est la création d'un Etat Juif souverain. Pour les Arabes, le point essentiel du principe est de résister jusqu'au dernier à l'établissement d'une souveraineté Juive où que ce soit en Palestine".

Le 11 octobre 1947, Abdul Rahman Azzam Pasha, premier Secrétaire général de la Ligue arabe, a déclaré au quotidien égyptien Akhbar al Yom : “Ce sera une guerre d'extermination et un massacre capital, dont on parlera comme des massacres de Tartares ou des guerres des Croisés... Chaque combattant considère la mort au nom de la Palestine comme le plus court chemin vers le Paradis... Cette guerre sera une opportunité pour de vastes pillages”.


Le 14 novembre 1947,  et dans un discours comminatoire au Comité politique de l’Assemblée générale de l’ONU, Heykal Pasha, délégué égyptien, annonce un exil d'environ un million de Juifs vivant dans le monde musulman :
« Les Nations unies… ne devraient pas perdre de vue le fait que la solution proposée risque de mettre en danger un million de juifs vivant dans les pays musulmans. La partition de la Palestine risque de créer dans ces pays un antisémitisme même plus difficile à extirper que celui que les Alliés étaient en train d’éradiquer en Allemagne… Si les Nations unies votaient pour la partition de la Palestine, elles pourraient être responsables du massacre d’un grand nombre de juifs ».

« Un million de Juifs vivent en paix en Egypte [et dans d’autres pays musulmans] et apprécient tous les droits de la citoyenneté. Ils n’ont aucun désir d’émigrer en Palestine. Cependant, si un Etat juif était créé, nul ne pourrait empêcher des troubles. Des émeutes pourraient éclater en Palestine, se répandre à travers tous les Etats arabes et risquent de mener à une guerre entre deux races ».
Ce qui suppose une coordination entre les pays arabes selon un modèle dégagé par le professeur Shmuel Trigano  : isolement, marginalisation et exclusion juridiques, économiques et politiques par un « statut des juifs », pogroms, expulsions, etc.


Ce "plan de partage avec union économique" des Nations unies  (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947) a divisé la Palestine mandataire en un Etat Juif, en un Etat Arabe et en une zone internationale (corpus separatum) incluant Jérusalem. Seuls 12% de la Palestine mandataire sont donc alloués pour l'Etat Juif.

Cette résolution onusienne n° 181 se réfère à la "frontière de la région accidentée de Samarie et de Judée part au Jourdain".

Cette résolution 181 est adoptée par l'Assemblée générale onusienne par 33 voix contre 12, et dix absentions. Ce plan de partage est accepté par une majorité d’Etats membres de l’Assemblée générale des Nations unies, dont la France, les Etats-Unis, l'Union soviétique et l'Australie. Il est refusé par les pays Arabes, dont l'Egypte, la Syrie, l'Iraq, et l'Arabie saoudite, ainsi que par les Arabes de la Palestine sous mandat britannique.

Le Yichouv est un mot désignant la population Juive en Eretz Israël (terre d'Israël) avant la refondation de l'Etat Juif.

En mai 1948, lors d'une réunion, des dirigeants sionistes ont débattu sur le nom du futur Etat Juif : Sion ? Palestine (ou Falestine) ? Israël ? Après discussions, pour éviter toute confusion avec le nom éventuel du futur Etat arabe, ils décident que l'Etat Juif s'appellera Israël.


Le 14 mai 1948, Ben Gourion lit la déclaration de l'indépendance de l'Etat d'Israël, revêtue d'une trentaine de signatures. Ce qui signifie la renaissance de l'Etat Juif après des siècles de disparition et d'occupations.  

Cette Proclamation établissant l'État d'Israël est signée le 14 mai par les membres du Conseil national, qui "représentaient la communauté juive du futur pays et le mouvement sioniste à l'étranger". Extrait :

"Eretz Israël (Terre d'Israël) a été le lieu où le peuple Juif naquit. Là, son identité spirituelle, religieuse et politique a été façonnée. Là, il atteignit pour la première fois le statut d'Etat, créa des valeurs  culturelles de portée nationale et universelle et donna au monde l'éternel Livre des Livres. 

 Après avoir été exilés de force de leur terre, ce peuple a gardé la foi en cette Terre à travers toute sa dispersion, et n'a jamais cessé de prier et d'espérer en son retour et à la restauration de sa liberté politique dans cette Terre. 

 Mus par cet attachement historique et traditionnel, les Juifs s'efforcèrent, dans chacune des générations successives, de se ré-établir dans leur ancien foyer. Au cours des dernières décennies, ils y retournèrent en masse. Pionniers, relevant des défis et défenseurs, ils firent refleurir le désert, renaître la langue hébraïque, construisirent des villages et des villes, et créé une communauté prospère, contrôlant son économie et sa culture, aimant la paix mais sachant comment se défendre, amenant les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays, et aspirant à l'indépendance nationale
   
En l'an 5657 (1897), à l'initiative du père spirituel de l'Etat Juif, Theodore Herzl, le premier Congrès sioniste s'est réuni et a proclamé le droit du peuple Juifs à sa renaissance nationale dans son propre pays. 

Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé dans le mandat de la Société des nations qui, en particulier, accorda une reconnaissance internationale du lien historique du peuple Juif à Eretz Israël et au droit du peuple Juif à y reconstruire son foyer national. 

 La Shoah qui a récemment frappé le peuple Juif - le massacre de millions de Juifs en Europe - a été une autre démonstration claire de l'urgence de résoudre le problème de son absence de foyer en ré-établissant en Eretz-Israël l'Etat Juif, qui ouvrirait grandes les portes de ce foyer à tous les Juifs et conférerait au peuple Juif le statut de membre prioritaire de la communauté des nations.
(...)
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution exigeant l'établissement d'un Etat Juif en Eretz Israël... Cette reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple Juif à établir son Etat est irrévocable

Ce droit est le droit naturel du peuple Juif à être maître de son propre destin, comme toutes les autres nations, dans son propre Etat souverain.

En conséquence nous, membres du Conseil du Peuple, représentants de la communauté Juive d'Eretz-Israël et du mouvement sioniste, sommes réunis ici le jour de la fin du mandat britannique sur Eretz-Israël et, en vertu de notre droit naturel et historique ainsi que de la force de cette résolution de l'Assemblée générale des Nations unies, par la présente, déclarons l'établissement d'un Etat Juif en Eretz-Israël, qui sera connu comme l'Etat d'Israël. 
(...)
L'Etat d'Israël sera ouvert à l'immigration Juive et pour la réunion des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix ainsi qu'elles furent envisagées par les prophètes d'Israël ; il assurera la complète égalité des droits sociaux et politiques à tous ses habitants sans tenir compte de leur religion, race ou sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, d'éducation et de culture : il sauvegardera les Lieux Saints de toutes les religions, et sera fidèle aux principes de la Charte des Nations unies.
(...)
L'État d'Israël est préparé à coopérer avec les agences et représentants des Nations unies pour appliquer la résolution adoptée par l'Assemblée générale du 29 novembre 1947, et prendra toutes les mesures pour réaliser l'union économique de tout Eretz-Israël. 

Nous appelons les Nations unies à aider le peuple Juif à  construire son Etat et à recevoir l'Etat d'Israël dans la communauté des nations.

Nous appelons - en plein assaut lancé contre nous depuis des mois - les habitants de l'Etat d'Israël à préserver la paix et à participer à la construction de cet Etat sur la base de la citoyenneté pleine et égale et de la représentation due dans toutes ses institutions provisoires et permanentes.

Nous tendons la main à tous les Etats voisins et à leurs peuples dans une offre de paix et de bon voisinage, et les appelons à établir des liens de coopération et d'aide mutuelles avec le peuple Juif souverain établi sans sa propre terre. L'Etat d'Israël est prêt à participer à l'effort commun pour la promotion de tout le Moyen Orient.

 Nous appelons le peuple Juif dans toute la diaspora à rejoindre les Juifs d'Eretz-Israël dans les taches d'immigration et de construction, et à être solidaires d'eux dans le grand combat pour la réalisation du rêve ancestral : la rédemption d'Israël. 

Plaçant notre fois dans le Tout-Puissant, nous apposons nos signatures sur cette proclamation à la session du Conseil provisoire de l'Etat, sur le sol de ce Foyer, dans la cité de Tel-Aviv, en cette veille de chabbat, le 5 du mois d'Iyar 5708 (14 mai 1948)".

Lors de la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël ou première guerre arabo-israélienne (1948-1949), l'Egypte, l'Irak, la (Trans)Jordanie, la Syrie et la Jaysh al-Jihad al-Muqaddas (Armée de la Guerre-sainte) fondée par al-Husseini, ainsi que des volontaires du Liban, d'Arabie saoudite, de l'Armée de libération arabe, des Frères musulmans ont attaqué l'Etat Juif renaissant.


"Les Arabes ont donc violé outrageusement la résolution du 29 novembre 1947 de l'Assemblée générale de l'ONU, l'article 80 de la Charte de l'ONU de 1945. cette Charte (qui inclut le "Mandat de Palestine" qui stipulait un Etat Juif dans toute la zone à l'ouest du fleuve Jourdain), le "Mandate pour la Palestine" du 24 juillet 1922 de la Société des Nations, la Conférence de San Remo d'avril 1920 tenue par les puissances alliées de la Première Guerre mondiale déterminés à établir un foyer national juif sur les deux rives du Jourdain, et la Déclaration Balfour de novembre 1917 qui constitue le fondement pour San Remo", a résumé Yoram Ettinger.

La (Trans)Jordanie a conquis la Judée et la Samarie, et l’Egypte la bande de Gaza.

Combien d'Arabes ont fui la Palestine mandataire lors de cette guerre visant à annihiler l'Etat juif "infidèle" en "terre d'islam" ?

Selon les calculs de l'historien Efraim Karsh, lors de la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël, 583 000-609 000 Arabes palestiniens ont fui leurs foyers, généralement de plein gré et en raison des actions menées par les dirigeants arabes, donc des exilés pour la plupart volontaires. Un nombre de "réfugiés" à comparer avec l’exode, généralement forcé et tragique, d’environ un million de Juifs des pays arabes, d’Iran, de Turquie, de la partie de Jérusalem conquise par la Jordanie, etc. Insister sur le fait que les Arabes de Palestine auraient été "dépossédés" de leur "pays" implique que les Juifs sionistes auraient volé leurs terres. Un thème de la propagande anti-israélienne, et qui reprend un poncif antisémite, celui du Juif voleur.

"Selon les chiffres gonflés du mandat britannique, avant la guerre de 1948-1949, il y avait 800 000 Arabes dans "l'Etat d'Israël d'avant 1967". A la fin de la guerre, 170 000 Arabes sont restés. Sur les 630 000 Arabes qui sont partis, 100 000 ont été absorbés par l'action israélienne de réunification familiale : 100 000 Arabes de la bourgeoisie moyenne et supérieure partis avant la guerre sont allés dans les pays Arabes voisins, 50 000 travailleurs migrants sont retournés dans leurs pays arabes d'origine, 50 000 Bédouins ont rejoint leurs tribus frères en Jordanie et au Sinaï, d'où avaient émigré leurs ancêtres aux XVIIIe et XIXe siècles, et 10 000 ont été des victimes de guerres à comparer aux 6 000 victimes juives. Aussi, le nombre total de réfugiés Arabes palestiniens - résultant d'une guerre lancée par les Arabes - ne pouvaient pas excéder 320 000, dans le contexte de plus de 100 millions de réfugiés globaux. Selopn Elfan Rees, Conseiller sur les questions relatives aux réfugiés des World Council of Churches, lors des années 1950 il y avait 36 millions de réfugiés en Europe, Afrique et Asie. Moins de un pourcent était Arabe. Tous, sauf les Arabes, ont été intégrés dans leurs nouvelles sociétés. En plus, il y avait 90 millions de réfugiés chinois durant la guerre contre le Japon (1937-1945), 15 millions d'Hindous, de Sikhs et de réfugiés musulmans lors de la création en 1947 de l'Inde et du Pakistan, 12 millions de réfugiés allemands de Pologne et Tchécoslovaquie après la Deuxième Guerre mondiale, neuf millions de réfugiés coréens durant la guerre de 1950-1953 war", a rappelé Yoram Ettinger.

Et d'ajouter : "L'ONU a mis en exergue l'histoire de 320 000 réfugiés arabes palestiniens de 1948/49 - leur donnant une spécificité à perpétuité à la différence des autres réfugiés - comme un moyen de délégitimer l'Etat d'Israël. Mais l'ONU a ignoré les 300 000 réfugiés palestiniens du Koweït, les 200 000 réfugiés palestiniens de Syrie et les 50 000 réfugiés palestiniens d'Iraq. En 1948, s'attendant à un assaut arabe contre l'Etat juif rétabli, Alan Cunningham, Haut Commissaire britannique, a exhorté les minorités juives et arabes à évacuer les villes mixtes. Les Arabes ont observé cette exhortation - beaucoup d'entre eux sont revenus dans leurs pays originaires – mais les Juifs sont restés. The London Economist a écrit le 2 octobre 1948 : “Le facteur le plus puissant [déclenchant la fuite arabe] a été l'Exécutif supérieur arabe, exhortant les Arabes à fuir… et que les Arabes qui restaient à haïfa et acceptaient la protection juive seraient regardés comme des renégats”. Cela a été réaffirmé par le Premier ministre syrien Khaled al-Azam, qui a admis dans ses Mémoires en 1973 : “Nous avons amené la destruction sur les réfugiés [de 1948], en leur enjoignant de quitter leurs maisons. Le but de la promotion du mythe des réfugiés arabes palestiniens - qui ne résiste pas au test de la réalité - a été révélé par le ministre égyptien des Affaires étrangères Muhammad Salah al-Din Bey (quotidien égyptien Al Misri, 11 octobre 1949) : “En exigeant le retour des réfugiés palestiniens, le but est d'exterminer l'Etat juif”.

La fuite de ces Arabes de la "Palestine mandataire" en 1948 est à tort appelée "nakba". Un vocable utilisé par la propagande anti-israélienne pour désigner la "catastrophe" constituée par l'échec de cette alliance antisémite à n'avoir pu détruire l'Etat Juif renaissant ni assassiner toute sa population. Un moyen d'occulter l'exil d'environ un million de Juifs des pays Arabes, de Turquie, d'Iran, d'une partie de Jérusalem, etc. L'origine de ce mot "nakba" ? Selon une légende, ce mot aurait figuré dans la bannière brandie par les Palestiniens fuyant, généralement à l'appel de leurs dirigeants, alors leur domicile et montrerait la profondeur du nationalisme palestinien. Quelles sont la véritable origine et la vraie signification du terme "nakba" ? Celui-ci a été inventé non en 1948, mais en 1920 car les "Arabes vivant dans la future Palestine mandataire se voyaient comme syriens et enrageaient d'être séparés de leur foyer syrien". "La source qui fait autorité n'est autre que George Antonius, supposé être le premier historien officiel du nationalisme palestinien. Comme beaucoup de Palestiniens, il n'était pas vraiment palestinien. C'était un Libano-égyptien chrétien qui a vécu un certain temps à Jérusalem, où il a écrit son plaidoyer/histoire officiel(le) du nationalisme Arabe : "The Arab Awakening" (Le Réveil Arabe, Nda). Publié en 1938, ce livre très biaisé a été pendant des années le texte officiel utilisé dans les universités britanniques", indique Steven Plaut, professeur à l'université de Haïfa.

Et cet universitaire de poursuivre : "Antonius était un "représentant officiel palestinien" en Grande Bretagne, tentant de plaider la cause en faveur de la création d'un Etat arabe à la place d'un éventuel foyer promis aux Juifs par la Déclaration Balfour en 1917... Il était étroitement lié au Grand Mufti, principal allié d'Hitler, et aussi avec le régime" pro-nazi "en Iraq au début des années 1940. " 

Steven Plaut explique : "Avant la Première Guerre mondiale, tout le Levant dont l'Etat d'Israël actuel, les "territoires occupés", la Jordanie, le Liban et la Syrie étaient des colonies de l'Empire ottoman. Quand les forces alliées ont chassé les Turcs du Levant, les deux principales puissances, la Grande-Bretagne et la France, se sont partagées les dépouilles de cet Empire. La Grande-Bretagne a eu la Palestine, y compris l'actuelle Jordanie, et la France a eu le Liban et la Syrie. Le problème est que les Arabes palestiniens se voyaient comme syriens, et étaient vus comme tels par les autres Syriens. Les Arabes palestiniens enrageaient devant cette frontière artificielle érigée dans leur foyer syrien par les puissances coloniales infidèles, divisant les Arabes syriens du nord de ceux du sud, ces derniers étant ceux qui ensuite ont été nommés à tort Palestiniens. La plus grande partie des Arabes palestiniens avaient en fait migré en Palestine à partir de la Syrie et du Liban au cours des deux générations précédentes, largement pour bénéficier de conditions améliorées et d'opportunités d'emplois offertes par l'immigration et l'argent sionistes affluant dans cette région. En 1920, ces Arabes syriens, ceux en Syrie et ceux en Palestine, ont manifesté avec violence et dans des émeutes causant des morts. A la page 312 de "The Arab Awakening", Antonius écrit "L'année 1920 a un nom mauvais dans les annales arabes : elle est désignée comme l'Année de la Catastrophe (Am al-Nakba). Elle a vu les premières insurrections armées qui ont surgi en protestation contre l'accord d'après-guerre imposé par les Alliés aux pays Arabes. Cette année-là, de sérieux soulèvements ont eu lieu en Syrie, Palestine et Iraq". Ce mot "nakba" date donc de 1920, et non de 1948. En 1920, il n'y avait pas d'Etat sioniste, pas de souveraineté Juive, ni de localités dans des "territoires occupés", pas de Forces de défense israéliennes, pas de missiles israéliens... La "nakba" n'a dont rien à voir avec les Juifs, ni avec les exigences des Arabes palestiniens à l'auto-détermination, l'indépendance et à un Etat. Au contraire, la "nakba" a tout à voir avec le fait que les Arabes palestiniens se voyaient comme syriens... En 1920, la suggestion même que des Arabes palestiniens constituaient une nationalité ethnique distincte suffisait pour envoyer ces mêmes Arabes dans les rues afin de tuer et piller violemment en signe d'outrage. S'ils insistaient eux-mêmes qu'ils étaient simplement des Syriens qui avaient immigré en Terre d'Israël, par quelle logique ces Arabes palestiniens sont-ils considérés aujourd’hui comme ayant droit à leur propre Etat ?"


Les accords d’armistice signés par l’Etat d’Israël et quatre Etats arabes ont porté sur des lignes de cessez-le-feu (« Ligne verte »), et non sur des frontières. Le terme "frontières" est donc juridiquement, militairement et historiquement erroné.

Le 24 janvier 1949, le royaume jordanien annexe ces territoires qu’il rebaptise en 1950 « West Bank » (rive occidentale), sous-entendu du Jourdain, afin de rompre tout lien avec les Juifs. Progressivement, cette expression est traduite en français par Cisjordanie – pourquoi pas Cisisraël ? En effet, ces terres sont contigües aux deux pays.

Hormis la Grande-Bretagne et le Pakistan - ainsi que "l'Iraq alors sous domination hachémite" -, aucun pays n’a reconnu cette annexion illégale.

De 1948 à 1967, aucun Etat arabe, a fortiori ni l'Egypte ni la Jordanie, n'a réclamé la fondation d'un Etat palestinien dans la bande de Gaza et dans la "Cisjordanie".


Lors de la guerre des Six-jours (juin 1967), conflit d’auto-défense, l’Etat d’Israël libère, prend le contrôle de la partie de Jérusalem, de la Judée et de la Samarie, (en hébreu : איזור יהודה ושומרון, "Eizor Yehouda VéShomron") - une région de 5 860 km² -, sous contrôle antérieur de la Jordanie, du plateau du Golan auparavant sous contrôle syrien, de la péninsule du Sinaï et de la bande de Gaza, sous domination antérieure de l'Egypte.

Il ne s'agit pas de « territoires occupés », car il n’y avait aucune souveraineté légalement reconnue sur ces territoires. Il n’y a jamais eu d’Etat palestinien, ni en Judée et Samarie, ni ailleurs.

La Judée et la Samarie ne sont pas des « territoires palestiniens occupés » - expression de la propagande palestinienne pour gommer leur judéité, obtenir l’application de la 4e convention de Genève (1949) et justifier le terrorisme des Arabes palestiniens - car aucune organisation internationale n’a juridiquement le pouvoir pour les qualifier ainsi. Juridiquement, la 4e convention de Genève est inapplicable car il s'agit de territoires contestés ou disputés, et les personnes qui s'y installent le font volontairement, sans être déportées. Ce qu'a confirmé la Cour d'appel de Versailles le 22 mars 2013, dans une affaire opposant l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) et l'OLP à la société Alstom Transport à propos de la construction du tramway à Jérusalem.

En droit international, l’expression exacte s’avère donc « territoires disputés » (disputed territories) ou « territoires contestés ». Exemples de « territoires disputés » : le Sahara occidental, l'île Abu Musa, le Cachemire, etc.

- Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental figure dans la liste des territoires non autonomes établie par les Nations unies : il est occupé militairement par le Maroc depuis 1975. Pourtant, l'Union européenne et le Maroc ont négocié en 2013 un projet de traité de pêche qui concerne notamment les côtes du Sahara occidental. Soutenu par l'Algérie, le Front Polisario qui représente les Sahraouis - habitants du Sahara occidental -, prône un référendum afin de décider du statut  du Sahara occidental ;

- En juillet 2002, l'Espagne et le Maroc se sont opposés militairement à propos de l'îlot Persil (Isla de Perejil en espagnol et Jazirat Laila en arabe). Cette petite île rocheuse inhabitée est située à 250 mètres des côtes marocaines et à huit kilomètres de l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc ;

- En ce qui concerne le Cachemire, les médias anglo-saxons parlent d'un "disputed territory" ;

- L'île d'Abu Musa est située dans le golfe persique ou golfe arabique, à l'entrée du détroit d'Ormuz. Elle fait partie d'un archipel qui comprend la Petite Tunb et la Grande Tunb. Rattachées à l'Iran, ces trois iles sont revendiquées par les Emirats Arabes Unis (E.A.U.) ;

- Quant au Nagorno-Karabakh, le Washington Times a parlé en avril 2010 d'une région revendiquée par l'Arménie et l'Azerbaïdjan ;

- Le 10 août 2012, la BBC a titré South Korea's Lee Myung-bak visits disputed islands un article sur la visite de Lee Myung-bak, président de la Corée du Sud, dans des « îles aussi revendiquées par le Japon », situées à « équidistance des deux pays » et « qui sont connues sous le nom de Dokdo en Corée du Sud et de Takeshima au Japon ». La Corée du Sud « les contrôle depuis 1954 ». 

Le Monde indique les trois noms de ces îlots dans le texte et dans la carte, ainsi que les deux noms de la mer du Japon/mer de l'Est, constituant son article publié les 12-13 août 2012 : "Les tensions s'avivent entre Tokyo et Séoul après la visite, vendredi 10 août, du président sud-coréen, Lee Myung-bak, sur les îlots appelés Dokdo dans la péninsule coréenne et Takeshima au Japon. Connus également sous le nom de rochers Liancourt, ces îlots de la mer du Japon (mer de l'Est pour les Coréens) alimentent un contentieux ancien entre le Japon et les deux Corées" concernant ces îlots situés dans "une riche zone halieutique, aux fonds présumés riches en gaz". Et ce quotidien d'expliquer : "En Corée, leur annexion en 1905 par l'empire nippon est considérée comme la première étape vers la colonisation de la péninsule. La possession des îlots n'a pas été tranchée après la décolonisation de 1945. Séoul y maintient un détachement de police et un couple de pêcheurs y réside. Au Japon, les îlots sont rattachés depuis 1905 à la préfecture de Shimane; 


- Le 19 août 2012, Le Point a publié l'article Odyssée nationaliste japonaise sur des îlots perdus : « L'archipel appelé Senkaku en japonais et Diaoyu en chinois est administré par le Japon, mais revendiqué par la Chine et Taïwan pour les hydrocarbures qu'il pourrait recéler ».  Le 11 septembre 2012, Le Monde a publié l'article Ces îles qui enveniment les relations entre la Chine et le Japon, sur ces « îles controversées... îlots inhabités de mer de Chine orientale, appelés Senkaku à Tokyo et Diaoyu à Pékin ». Le 24 novembre 2013, l'agence Reuters a évoqué "la réaffirmation par Pékin de ses revendications sur les îles Diaoyu-Senkaku dont la propriété est également revendiquée par le Japon" ;

- L'archipel des Falklands/Malouines (Malvinas) figure sous ces deux noms, et dans toutes les langues, dans les documents de l'Organisation des Nations unies, notamment dans sa Liste des Territoires non autonomes. Revendiquées par l'Argentine, ces deux iles de l'Atlantique sud sont administrées par le Royaume-Uni qui, en 1982, lors de la guerre des Falklands/Malouines, a été soutenue notamment par la France. Le Point écrit le 6 janvier 2013 : « Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré dimanche que la Grande-Bretagne serait prête, si nécessaire, à se battre pour conserver les Malouines, archipel de l'Atlantique sud revendiqué par l'Argentine et objet depuis des mois d'un regain de tensions entre les deux pays... Comme on lui demandait si la Grande-Bretagne se battrait, si besoin, pour conserver ces îles, il a répondu : "Bien sûr, nous avons d'importants moyens de défense sur place, ce qui est primordial, nous avons des chasseurs et des troupes qui stationnent dans les Falklands"  (appellation britannique des Malouines, NDLR)


- en mer de Chine méridionale, l’archipel des Spratleys est constitué d'îlots et de récifs corallien, des écueils sans eau douce. La Chine, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, Taïwan et le sultanat de Brunei revendiquent une souveraineté sur cet archipel et ses eaux afférentes. En 2015, la Chine, "qui revendique des droits sur la quasi-totalité de cette mer, mène depuis un an d’énormes opérations de remblaiement autour de cette centaine d’îlots et de récifs inhabités, accélérant la transformation de récifs coralliens en ports, pistes et infrastructures diverses. Elle considère comme ses eaux territoriales une zone de 12 milles nautiques autour de plateformes qu’elle construit sur des îlots affleurant parfois à peine". Les Etats-Unis, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei "redoutent un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe". Près d'un tiers du commerce mondial y transite. La politique de création d'îles artificielles s'explique aussi par les ressources halieutiques, en pétrole et en gaz dans cette zone. "D’après un rapport du Pentagone datant de cet été [2015], ce sont près de 1 200 hectares de terrains artificiels qui ont été gagnés sur les eaux par la Chine. « La Chine a remblayé 17 fois plus de terres en vingt mois que ce que tous les autres pays » revendiquant l’archipel « ont fait en quarante ans », a calculé le Pentagone. La Chine a notamment construit une piste de 3 000 mètres de long sur le récif de Fiery Cross, qui est désormais surnommé par les analystes « le deuxième porte-avions chinois ». Le Monde évoque 'larchipel contesté des Spratleys " et les "îles artificielles des récifs et des atolls disputés de l’archipel des Spratleys".

Si ces médias précisent les deux noms de ces territoires ou les qualifient de "disputés" voire "contestés", pourquoi ne le font-ils pas pour la Judée et la Samarie ? Curieusement, ces médias oublient la rigueur terminologique et la neutralité quand il s'agit d'évoquer ces territoires bibliques.

Aucun Etat arabe n'a voulu ni ne veut d'un Etat palestinien : la Jordanie n'a pas créé de "Palestine" quand elle occupait la Judée et la Samarie ; l'Egypte n'a pas fondé de "Palestine" dans la bande de Gaza avant 1967. Et la charte nationale palestinienne vise à la destruction de l'Etat juif et précise en son article 1 : "La Palestine est la patrie du peuple arabe palestinien : elle constitue une partie inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien fait partie intégrante de la nation arabe".


Ces territoires disputés conquis en 1967 permettent à l'Etat d'Israël de bénéficier d'un avantage stratégique. Ainsi, le plateau du Golan permet d'éviter que le Nord d'Israël soit la cible de tirs d'artillerie de soldats basés sur ce plateau. Celui-ci contrôle les principales sources d'eau de l'Etat d'Israël. La présence israélienne sur le plateau permet d'assurer une défense en cas d'invasion terrestre.

Dès leur conquête, Israël propose de les donner en échange de la paix.

Réunis à Kartoum (Soudan) du 29 août au 1er septembre 1967, huit Etats de la Ligue arabe participants lèvent le boycott pétrolier arabe contre l'Occident, appellent à la poursuite de la guerre contre Israël et adoptent une résolution proclamant leurs "Trois Non" de Kartoum :  "Non à la reconnaissance d'Israël, non à la négociation avec Israël, non à la paix avec Israël".

D'autres refus de paix par les dirigeants Arabes suivront. 

Les dirigeants palestiniens ont rejeté toutes les offres généreuses d'Israël visant à signer la paix par la création d'un Etat palestinien : lors du sommet de Camp David en 2000 - propositions du Premier ministre Ehud Barak -  et en 2008 - proposition du Premier ministre Ehud Olmert. 

Le sort de ces « territoires disputés » au Proche-Orient sera décidé par des négociations. Les droits de l’Etat d’Israël sur eux émanent du droit international et perdurent.

Que recouvrent les « territoires occupés » ? Les territoires conquis par Tsahal en 1967 ? Non : l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont le logo présente une Palestine incluant l'Etat d'Israël, a été créée en 1964, donc avant que l’Etat d’Israël ne conquiert la Judée et la Samarie. Les « territoires occupés » englobent donc tout l’Etat d’Israël. Ce qu’affirme l’Autorité palestinienne.

Qui qualifierait de « colonies » les « confettis de l’empire » français, dans l’Atlantique (Guadeloupe et dépendances - petit archipel des Saintes, île de Marie-Galante, île de la Désirade -, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Martinique, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), dans l’Océan Indien (la Réunion, Mayotte, îles Éparses), dans l’Océan Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis-et-Futuna, île Clipperton) et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Des DOM-COM ou DROM-COM (Départements et régions d'outre-mer-Collectivités d'outre-mer) où des « revendications indépendantistes » surgissent « périodiquement » ? Le 17 mai 2013, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté par consensus une résolution inscrivant de nouveau la Polynésie française sur la Liste onusienne des territoires non autonomes à décoloniser qui comprend notamment Gibraltar - territoire cédé à la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle et revendiqué par l'Espagne - , le Sahara occidental, les îles Falklands/Malouines, la Nouvelle-Calédonie, les Bermudes, etc. Lors de son périple dans le Pacifique, le Président de la République s'est rendu le 22 février 2016 Polynésie française qui, avec la Nouvelle-Calédonie, figure sur la Liste onusienne des territoires non autonomes à décoloniser. Aucun journaliste ne l'a désignée en "territoire calédonien occupé".

En outre, localisées dans le sud-ouest de l'Océan Indien, les îles Eparses forment un des cinq districts des TAAF. Divers Etats tiers revendiquent ces îles dispersées autour de Madagascar. Utilisée par la météorologie, Tromelin est revendiquée par la République de Maurice. Quant aux autres îles – situées dans le canal du Mozambique, soit l’île Europa, Bassas da India, les îles Glorieuses et l’île Juan de Nova -, elles sont revendiquées par Madagascar.


Notons que toute « occupation » de territoires n’est pas illégale au regard du droit international (cf. occupation de l'Iraq par les troupes alliées dirigées par les Etats-Unis).

Les médias et manuels scolaires de l'Autorité palestinienne estiment que tout l'Etat d'Israël constitue un "territoire occupé".

En avril 2009, le ministère de l'Information de l'AP a organisé un symposium sur la terminologie en culture, politique et médias. En 2012, il a publié un livre intitulé Terminology in Media, Culture and Politics, qui inclut un tableau avec les "termes empoisonnés" destinés à être remplacés par les termes palestiniens. Ce livre reflète les croyances, idéologies et politiques de l'AP depuis des décennies : négation du droit d'Israël à exister, refus d'admettre la légitime défense d'Israël luttant contre le terrorisme palestinien, etc. Ainsi, ce Guide propose de substituer des mots ou expressions palestiniens à ceux israéliens : par exemples, "territoires occupés" à "territoires disputés", "droits palestiniens" à "exigences palestiniennes", "Occupation colonialiste israélienne" à "Israël", "colonies" à "implantations" , "frontières de 1967" à "Ligne verte", "résistance" à "terrorisme", "barrière de séparation raciste" à "barrière de sécurité antiterroriste", "forces israéliennes d'occupation" à "forces israéliennes de défense" (IDF), "Terre de Palestine" à "Terre promise"

Notons le grand nombre de constructions arabes illégales en Judée et en Samarie, sans que cela soulève la moindre indignation ni la moindre condamnation des Nations unies.

En 2013, plus de 560 000 Israéliens vivent dans environ 200 localités en Judée et Samarie, dont 200 000 résident à Jérusalem. "Le droit des Juifs à vivre à Shiloh, Hebron ou Beth El est inaliénable. Ces sites sont les berceaux de la civilisation Juive, la naissance de la culture hébraïque. Nier le droit des Juifs dans ces parties historiques du foyer Juif serait moralement faux", écrit Dani Dayan, ancien président du Conseil de Yesha (Conseil des localités de Judée et Samarie), dans The Guardian (7 juin 2013).

En juin 2014, le gouvernement australien avait indiqué son refus d'utiliser l'expression "Jérusalem occupée" chargée d'une connotation "péjorative, inadéquate et inutile". Devant les menaces de boycotts d'Etats et d'organisations islamiques et arabes, il a déclaré que sa position n'avait pas changé.


En vertu des accords d'Oslo II (1995), les territoires disputés ont été divisés en trois zones A, B et C : les territoires de la zone A sont sous contrôle de l'Autorité palestinienne, ceux de la zone B sous contrôle civil palestinien et contrôle conjoint israélo-palestinien pour la sécurité, et ceux de la zone C sous contrôle israélien total. La zone C représente 60% de la Judée et de la Samarie, et toutes les localités juives israéliennes y sont situées. Les principaux points de peuplement d'Arabes palestiniens se trouvent dans les zones A et B.

Le 30 août 2014, le COGAT (Coordinator of Government Activities in the Territories Unita annoncé qu'au terme d'une procédure de plusieurs années, 1000 acres (environ 400 hectares) près de Gva'ot, localité du Gush Etzion située au sud de Jérusalem, seraient déclarés "terre d'Etat". Une décision considérée à tort par plusieurs Etats comme "illégale". Cette procédure a été accélérée après l'enlèvement suivi de l'assassinat par le Hamas de trois adolescents israéliens (z''l) - Naftali Frenkel, âgé de 16 ans, Gilad Shaer, âgé de 16 ans, et Eyal Yifrach, âgé de 19 ans - kidnappés le 12 juin 2014 vers 22 h, au carrefour du Gush EtZion (Zone C, sous contrôle israélien) près de cette implantation de Judée, alors qu'ils avaient quitté les yeshivot (écoles talmudiques) où ils étudiaient pour rentrer à leur domicile. Tsahal a indiqué qu'il n'y avait aucune revendication de propriété palestinienne sur cette zone. Les parties concernées ont 45 jours pour interjeter appel de cette décision émanant de l'échelon politique à la fin de l'opération Bordure protectrice

Enterrements des victimes françaises hors de France (Yann Moix)
Les quatre victimes Juives étaient croyantes, pratiquantes, et issues de familles pieuses persuadées qu’être enterré en Eretz Israël (terre d’Israël) est bénéfique pour l’âme (neshama, נשמה en hébreu) des défunts et ce, dans une vision messianique.

De plus, les Français Juifs affrontent des problèmes spécifiques : réticences d’autorités politiques, notamment à Paris, à l’égard des « carrés confessionnels » dans les cimetières publics, craintes d’être déterré faute de survivants pour reconduire une concession, etc.


« Il y a dans le Talmud, la mère de Jésus est considérée comme une prostituée. Il y a dans la Bible chez Ezéchiel, chez Saint-Paul, chez Jérémie des choses absolument atroces contre les Juifs ». (Yann Moix)
Les religions « véhiculèrent souvent, l’intolérance, le fanatisme, la violence et des tendances humaines criminogènes et pathologiques. Ces aspects cependant ne doivent pas dissimuler les principes universels enseignés par la Bible : l’égalité des êtres humains (Lévitique), la sacralité et l’intangibilité de la vie (les Dix Commandements), la liberté de l’homme (Exode), le libre-arbitre et ses corollaires : le choix, la responsabilité et le repentir- la liberté de pensée et la contestation sociale, l’amour du prochain et l’aide aux démunis (Lévitique), les bénédictions sur l’humanité (Isaïe), l’acceptation des différences religieuses (lois noachides), la justice non conditionnée par un monopole exclusif idéologique et représentée universellement dans les diverses nations par leurs Justes, la séparation de la religion et de la politique, l’indépendance de la justice, le compagnonnage et l’association de Dieu et de l’homme dans l’œuvre de perfectionnement de l’humanité, le repos hebdomadaire, etc. L’ancrage du christianisme dans la Bible et l’histoire d’Israël a rendu ces principes universels » (Bat Ye’or, Riposte laïque, 2 avril 2012).

« Il n’y a pas d’autres moyens que les moyens de défense, de solidarité, de mobilisation forte comme celles qui ont eu lieu il y a quelques jours de toutes les communautés, descendre dans la rue pour protester contre le terrorisme de l’ETA, et cela a porté ses fruits » (Samy Cohen)
L’Euskadi Ta Askatasuna (E.T.A., « Pays basque et liberté » en basque) n’a jamais revendiqué Madrid comme capitale du Pays basque indépendant (Euskal Herria) auquel cette organisation terroriste aspire.


Le Président de l’AP a « officiellement exprimé ses regrets au Président de la République française : ils en ont marre qu’au nom de la cause palestinienne, des actes de terrorisme, de gangstérisme, de barbarie soient commis. La position de l’Autorité palestinienne est claire et nette » (Ofer Bronchtein)

Mahmoud Abbas (Abou Mazen) n’a plus de mandat de président de l’Autorité palestinienne depuis 2009. Aucune élection n’a eu lieu depuis cette date.

Le 19 mars 2012, Mahmoud Abbas a « insisté sur son opposition à la violence contre des civils ».

Depuis des années, il rend hommage aux terroristes, encourage l’éducation à la haine des Juifs, etc.

Il refuse d’accepter l’Etat Juif dont il prône la destruction. Il veut un Etat palestinien sans Juif. Ce qu’est déjà la bande de Gaza dirigée par le mouvement terroriste Hamas.


« On commence par nous seriner depuis huit jours que Mohamed Merah est un Français d’origine algérienne. Mohamed Merah est né en France. Il est français. » (Audrey Pulvar)
Conformément au droit algérien, Mohamed Benalel Merah a transmis la nationalité algérienne à ses enfants, dont le terroriste islamiste Mohamed Merah.

Mohamed Benalel Merah a déclaré le 26 mars 2012 : « Mohamed (Merah) a un passeport algérien et est inscrit au consulat de Toulouse depuis sa naissanceLors de son dernier séjour en Algérie en 2010, il (Mohamed Merah) avait un passeport algérien comme mes cinq enfants qui ont la double nationalité (algérienne et française)».

Le droit du sol ne fabrique pas toujours des Français pacifiques aimant la France ».


« Palestiniens » (Charles Enderlin, Audrey Pulvar)
La « Palestine » comme Etat indépendant n’a jamais existé, ni au Proche-Orient ni ailleurs.

En Judée, les Romains rasent Jérusalem après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135. Les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée disparaît dans la région de "Syria Palæstina" (Syrie Palestine). L'accès à Jérusalem est "interdit aux Juifs, et aux chrétiens d'origine juive".


Avi Goldrech a trouvé en 2007 un témoignage historique indiscutable écrit par Adrien Relandi (1676-1718) en 1695 à la fin du XVIIe siècle et lisible sur Google. Son titre : Palaestina, ex monumentis veteribus illustrata.

Relandi était un universitaire, géographe, philologue et cartographe polyglotte (hébreu, arabe, ancien grec, langues européennes) hollandais. Cet orientaliste est aussi l’auteur de et Antiquitates sacrae veterum Hebraeorum.


Ecrit en latin par Adrien Relandi, Palaestina, ex monumentis veteribus illustrata a été publié en 1714, à Utrecht, par G. Brodelet.

En 1695, Relandi séjourne en Palestina, où il se rend dans environ 2500 lieux mentionnés par la Bible ou la Mishna (compilation écrite de lois orales juives). Il dessine la carte de la Terre d’Israël, et selon la source, il mentionne le nom hébraïque et le verset l’évoquant ou son équivalent en latin et grec ancien. Il effectue aussi un recensement de la population dans les localités visitées.

Il constate :

- aucun lieu d’Eretz Israël n’a un nom d’origine arabe. La plupart des noms de lieux ont une origine hébraïque, grecque, latine ou langues romanes, et n’ont pas un nom arabe originel. Ce qui est encore vrai actuellement. Il n’y a pas de significations en arabe à Acco (Saint-Jean d’Acre), Haïfa, Jaffa, Naplouse (Shehem), Gaza ou Jenine. Des villes comme Ramallah, El Halil et El Kuds (Jerusalem) manquent de racines historiques ou de philologie arabe. En 1695, Ramallah est appelée Bet’allah (de l’hébreu Beit El). Quant à Hebron  (Hevron), la cité portait le même nom ;

- la plupart de la terre est vide, désolée. La population, numériquement faible, est composée pour la plupart de Juifs, puis de chrétiens.


Elle est surtout concentrée dans quelques villes : Jérusalem - 5 000 personnes, généralement Juives, et quelques chrétiennes -, Tzfat (Safed, Nda), Acco, Jaffa, Tibériade, Gaza. A Gaza, environ 550 personnes dont 50% juives, les autres essentiellement chrétiennes ; les Juifs vivaient dans des vignobles, oliveraies et champs de blé, et les chrétiens dans le commerce et transport de produits..

Tibériade et Safed étaient quasi-uniquement peuplées de Juifs, et la seule mention d’activité est la pêche au lac Kinneret, une activité traditionnelle.

Um el-Phahem était un village de dix familles, environ 50 personnes, tous chrétiennes avec une église maronite. Nazareth (Galilée) ville chrétienne avec 700 âmes. 

Il y a peu de musulmans. La plupart sont nomades et l’auteur les appelle « Bédouins » arrivés dans la région comme ouvriers agricoles et dans la construction, et comme des ouvriers saisonniers. De manière exceptionnelle, Naplouse (Shehem) compte 120 membres de la famille musulmans des Natsha et environ 70 Samaritains ;

- ce livre contredit la théorie d’un « patrimoine palestinien » ou d’une « nation palestinienne ». Il souligne le lien de cette Terre avec la Bible et les Juifs, et non avec un « peuple palestinien ».


Google Books propose d'effectuer via Ngram Viewer des recherches sur l'occurrence de termes dans les livres publiés en différentes langues de 1500 à nos jours. 

Une recherche par "peuple palestinien", "Etat palestinien", "Palestinian people", "Palestinian State", ne révèle aucune occurrence dans les livres publiés en français ou en anglais  avant au mieux le milieu du XIXe siècle, plus précisément après 1960 : la courbe se redresse à partir de 1963.

Philippe Assouline a effectué une recherche par Ngram Viewer en associant "Palestinian people, Palestinian State,Six day War" : le terme "Palestinian people" napparaîtqu'après la guerre des Six-jours. La propagande arabe a donc créé un "peuple palestinien" pour susciter la sympathie de la communauté internationale, asseoir "historiquement" des exigences visant à délégitimer et éradiquer l'Etat d'Israël, ainsi qu'à commettre un génocide à l'encontre des Juifs.   


Dans Google Books, par Ngram Viewer, une recherche comparative par "Jewish People" et "Palestinian People" de 1800 à 2010 révèle le contraste entre l'antériorité et la permanence de l'expression "Jewish People" (tracé rouge) et l'apparition tardive, à partir des années 1960, de  l'expression "Palestinian People".

En décembre 2014, pour Dreuz, Alain Léger a effectué une recherche avec ces deux mots "Palestinian People" dans la bibliothèque numérisée de l'ONU, de l'origine jusqu'au 31 décembre 1962. Résultat : 0 occurrence. Le 1er janvier 2015, une recherche par  ces mots clés "peuple palestinien" ne donne aucun résultat dans cette bibliothèque.


Alain Léger a effectué une recherche par "palestinien" dans la Bibliothèque numérique mondiale. Résultats : deux occurrences, dont l'une concerne le mandat britannique sur la Palestine - ce vocable "palestinien" concerne à chaque fois les Juifs - et l'autre un "juriste érudit" ‘Umar ibn Raslān al-Bulqīnī "issu d'une célèbre famille de savants égyptiens d'origine palestinienne". Dans le texte du mandat britannique sur la Palestine, le mot "peuple" y est associé à "juif". 

Alain Léger a recherché dans le livre Explication du tableau chronologique de l'histoire générale des peuples et de leurs cultes d'Arnault Robert, "membre de plusieurs sociétés savantes" (2e édition, 1831). Point de "peuple palestinien". Par contre, Arnault Robert consacre un chapitre aux Hébreux.


Aucun visiteur en Terre sainte – ChateaubriandLamartineMark Twain, etc. – n’a évoqué de « Palestiniens ». Tous ont déploré que cette Terre Sainte, jadis fertile, soit désolée, vide de population hormis Jérusalem et quelques villages.

Mark Twain écrit :
"We traversed some miles of desolate country, a silent, mournful expanse; a desolation is here that not even imagination can grace with the pomp of life and action. We never saw a human being on the whole route. The further we went, the more repulsive and dreary the landscape became...
The population of Jerusalem is composed of Moslems, Jews, Greeks, Latins, Armenians, Syrians, Copts, Abyssinians, Greek Catholics, and a handful of Protestants. It seems to me that all the races and colors and tongues of the earth must be represented among the fourteen thousand souls that dwell in Jerusalem.
Rags, wretchedness, poverty and dirt, those signs and symbols that indicate the presence of Moslem rule more surely than the crescent-flag itself, abound. Lepers, cripples, the blind, and the idiotic, assail you on every hand. To see the numbers of maimed, malformed and diseased humanity that throng the holy places and obstruct the gates, one might suppose that the ancient days had come again, and that the angel of the Lord was expected to descend at any moment to stir the waters of Bethesda. Jerusalem is mournful, and dreary, and lifeless. I would not desire to live here. It is a hopeless, dreary, heartbroken land…. Palestine sits in sackcloth and ashes.” (The Innocents Abroad, 1869) 
La plupart des Arabes établis dans la Palestine mandataire descendaient d’immigrés musulmans, dont une partie illégale, arrivés dans cette partie de l’Empire ottoman (1845-1947) en provenance du Soudan, d’Egypte, du Liban, de Syrie, ainsi que d’Iraq, d’Arabie saoudite, du Bahreïn, du Yémen, de Libye, d’Algérie, du Maroc, de Bosnie, du Caucase, du Turkmenistan, du Kurdistan, d’Inde, d’Afghanistan et du Balouchistan... 


Légalement ou illégalement, ils ont migré pour des raisons économiques – construire des infrastructures ferroviaires ou portuaires -, et attirés par l’essor induit par l’immigration Juive dès 1882.

"Cette diversité démographique Arabe/musulmane inhabituelle est prouvée par les noms patronymiques des Israéliens arabes populaires, qui dérivent de leurs pays d'origine : Al-Masri (Egypte), Al-Obeidi (Soudan), Al-Lubnani (Liban), Halabi (Syrie), Al-Mughrabi (Maroc), Al-Djazair (Algérie), Al-Yamani (Yémen), Al-Afghani (Afghanistan), Al-Hindi (Indie), Al-Hijazi (Arabie saoudite), Al-Baghdadi (Iraq), Bushnak (Bosnie), Khamis (Bahreïn), Turki (Turquie), etc.", a écrit Yoram Ettinger.


Niant les liens bibliques, spirituels, historiques, géographiques, juridiques, etc. entre le peuple Juif et Eretz Israël, la propagande arabe s'efforce de trouver un lien historique entre Eretz Israël et les "Palestiniens". Début février 2014, Saeb Erekat négociateur de l'Autorité palestinienne né à Abu Dis, a allégué à tort qu'il serait "le fils fier des Cananéens qui étaient là 5 500 ans avant que Josué bin Nun ne brûle la cité de Jéricho ", donc que ses ancêtres y auraient vécu depuis environ 9 000 ans !? Or, sa famille est originaire du nord-ouest de la péninsule arabique.

Lors de la Palestine mandataire, le terme « Palestinien » désignait généralement les habitants Juifs. Quelques exemples.

Le 22 septembre 2011, le site Al-Jazeera a imprudemment publié l'image du timbre "palestinien" ci-contre dans un article sur les signes (monnaie) de "l'identité palestinienne". Mal lui en a pris. Le 26 novembre 2014, blog Elder of Zion a enquêté et a relaté l'histoire de ce timbre émis lors du mandat britannique en Palestine et qui décline "Palestine" en anglais, hébreu et arabe. En hébreu, ce timbre ajoute deux lettres "א.י." (E.I.), pour Eretz Israel, la Terre d'Israël, dénomination par laquelle les Juifs ont toujours appelée cette région.

En 1925, les dirigeants Arabes de Palestine étaient très inquiets à propos de ces deux initiales, et se sont pourvus en justice. Ce que relate The Palestine Bulletin (13 octobre 1925). 

Les plaignants se sont donc tournés vers la justice, en se fondant sur l'article 22 du Mandat britannique pour la Palestine qui affirme que toute inscription en une langue officielle doit être traduite dans les deux autres langues. Parmi ces plaignants : Jamal Husseini, un des fomenteurs des massacres de Juifs en 1929, principal leader Arabe de la Palestine mandataire jusqu'aux années 1940, qui considérait que, pour que les choses demeurent égales, les Arabes devaient pouvoir utiliser légalement leur propre appellation de la Palestine comme les Juifs recouraient à Eretz Israel. Le juge (Chief Justice) a demandé à l'avocat des plaignants s'ils accepteraient que ces deux initiales "E.I." soient traduites en arabe et en anglais. L'avocat des plaignants a répondu "Non". Leurs Honneurs (magistrats) alors ont relevé que ces initiales traduisaient "Palestine". L'avocat a déclaré que ces initiales "E.I." signifiaient "La Terre des Juifs", a ajouté que "Palestine" figurait déjà sur le timbre, et que ces initiales étaient tautologiques.  Il pensait que leur association constituait un point politique afin de prouver que cette terre était celle des Juifs. Il considérait que les Philistins et les Juifs étaient deux nations distinctes, existant à des époques différentes, et la signification de l'une ne s'appliquait pas à l'autre. Il a donc réclamé à la Cour que soient supprimées ces deux initiales des timbres et autres documents officiels en Palestine, ou que soit ordonnée l'inscription des mots "Suria El Jenobia" (Syria du sud), cognomen, surnom arabe de la Palestine. 

Elder of Zion souligne : "Ce qui prouve qu'aux yeux de ces Arabes de Palestine, celle-ci constituait la province méridionale de la Syrie. Et ce, plusieurs années après que les leaders Arabes aient abandonné officiellement leur désir d'intégrer la Palestine à la Syrie. Cela révèle aussi que les masses Arabes pensaient clairement que la Palestine devait être un élément d'une nation Arabe, et non une nation distincte". Elder of Zion remarque aussi que Husseini présentait alors les Arabes de Palestine comme descendants des Philistins, et non des Cananéens comme le prétendent les dirigeants Arabes actuels, et qu'il admettait que le peuple Juif était une nation, ce que nient ces dirigeants Arabes palestiniens actuels. Elder of Zion insiste sur cet épisode qui démontre que "le nationalisme palestinien est une fiction, qui existe seulement comme un moyen de détruire le nationalisme Juif, que, sans le sionisme, il n'y aurait eu jamais un désir de la part des Arabes d'avoir un Etat palestinien indépendant, et que les Arabes palestiniens ont changé leur prétendue histoire en tant que peuple en réaction au climat politique contemporain, au zeitgeist (esprit du temps, Nda)".

Depuis sa création à Londres en 1920, le Keren Hayessod-Appel unifié pour Israël (Fonds de fondation) "est à l'avant-garde de la croissance et du progrès d'Israël. Son histoire est inextricablement mêlée à celle de l'Etat d'Israël et du Mouvement sioniste. A ses débuts, avec l'aide de de dons recueillis à travers le monde juif, le Keren Hayessod a acheminé en Eretz Israël des dizaines de milliers de Juifs fuyant l'Europe, contribué à leur intégration, fondé plus de 900 localités urbaines et rurales, fournissant aux nouveaux venus maisons et emplois et développant le cadre économique éducatif et culturel de l'Etat en devenir". En hébreu et en anglais, ses affiches invitaient à contribuer financièrement à ses actions. Ainsi, "en 1921, Haïm Weizmann et Albert Einstein se rendirent aux Etats-Unis dans le cadre des efforts de création de l'Université hébraïque de Jérusalem, menés avec le soutien du Keren Hayessod. En 1925, cette université devint une réalité". Après la création de l'Etat, le Keren Hayessod-AUI est devenu l'une des "institutions nationales" d'Israël. Un statut entériné par une loi de la Knesset en 1956.

En 1920, sous l’impulsion d’Amin al-Husseini, des Arabes palestiniens ont manifesté pour être rattachés à… la Syrie. 

En 1926, le président du Conseil Joseph Paul-Boncour et le ministre Justin Godart fondent l'association France-Palestine placée sous le haut patronage du Président de la République, alors Gaston Doumergue. En 1948, cette association a pris le nom de France-Israël.

Fondé en 1932, The Jerusalem Post avait pour titre The Palestine Post jusqu'en 1948.

La Bank Leumi L’Israel s’appela à sa création l'“Anglo-Palestine Bank,” une firme Juive.

Bras du mouvement sioniste depuis 1929 intéressé dans les implantations Juives, l'Agence Juive s'appelait à l'origine l'Agence Juive pour la Palestine.

Violoniste Juif d’origine polonaise ayant fui Vienne (Autriche), Bronislaw Huberman (1882-1947) forme l'« Orchestre de Palestine » en 1936 et composé d'environ 70 Juifs palestiniens. A la refondation de l'Etat d'Israël, cet orchestre prend le nom  d’Orchestre philharmonique d’Israël.

Le football a été introduit dans cette région par l'armée britannique à la fin de la Première Guerre mondiale. Les Arabes refusaient de pratiquer un sport occidental. Les Juifs européens installés en Palestine mandataire ont favorisé l'essor du football. Créée en 1928, l'équipe de "Palestine mandataire" entre à la FIFA en 1929. Elle s'est qualifiée pour les coupes du monde de football en 1934 et 1938. Elle a joué cinq matches internationaux. L'équipe de football de Palestine a rencontré son homologue australienne en 1939. Pathé Journal a filmé la rencontre entre les deux équipes. L'équipe de "Palestine" arbore un maillot frappé de l'étoile de David. Après 1948, elle devient l'équipe de l'Etat d'Israël refondé.

Et les gastronomes se souviennent des vignettes du chocolat Pupier - en 1860, Jean-Louis Pupier installe à Saint-Etienne la première chocolaterie entièrement à vapeur - sur cette "Palestine" Juive sioniste.

Le 4 décembre 1945, le New York Times titre "Arabs to boycott Palestinian Goods".  Ce quotidien américain indique que les sept membres de la Ligue Arabe vont boycotter les produits Juifs de la Palestine mandataire à compter du 1er janvier 1946. La raison avancée ?  "L'industrie Juive en Palestine est financée par des fonds sionistes" visant la création d'un "foyer national et d'un Etat Juifs en Palestine".

En 1946, Philip Hitti (1886-1978), professeur de littérature sémitique à l'université de Princeton, et auteur de The History of the Arabs, a témoigné en faveur de la cause Arabe, et a déclaré à l'Anglo-American Committee of Inquiry on Palestine : “Il n'y a aucune ‘Palestine’ dans l'Histoire".

Le 4 mai 1947, l'équipe de football Hapoel de "Palestine" a vaincu à New York l'équipe all-star américaine par 2 à 0, devant le plus large public pour un match de football : 55 237 personnes ont vu ce match au Yankee Stadium et observé, avec les sportifs, une minute de silence en mémoire des six millions de Juifs assassinés en Europe. Les deux buts de l'Hapoel ont été marqués par Itzhak Fried et Herbert Meitner. Agé de 18 ans, Jacob Chodorov était le gardien de but de l'Hapoel. 

L’expression la plus appropriée actuellement serait "Arabes palestiniens", et comme l'a déclaré à plusieurs reprises le roi Hussein de Jordanie, la Jordanie est la Palestine. En effet, environ les trois quarts des habitants de ce royaume sont des Arabes palestiniens. Cette part s'est accrue avec l'afflux des Palestiniens ayant quitté l'Iraq, etc.

L'INA (Institut national de l'audiovisuel) a publié sur son site Internet un reportage de Michel Honorin du 30 juin 1967. Ce journaliste interroge, dans un camp de Naplouse, des réfugiés Arabes palestiniens qui unanimement se définissent comme Jordaniens, expriment leur vœu de "vivre seulement dans un pays Arabe", de "vivre toujours avec des Arabes", de retourner "en Jordanie" dont "ils ont la nationalité" et se définissent comme "Jordaniens" et "un territoire de la Jordanie". L'un deux déclare : "Ce qui est normal avec [les Israélites] c'est qu'on vit avec eux comme "un peuple conquis, occupé". Filmé de dos, un clerc chrétien confie sur un ton doux : "Il y a une grande différence entre l'attitude des chrétiens et des musulmans. De fait, les chrétiens  peut-être se sentent plus à l'aise sous un gouvernement israélite que sous un gouvernement musulman... La plupart d'entre eux préfèrent, mais ils n'osent pas expliciter cela... à cause de la crainte de représailles".

Pour prouver l’ancienneté des Arabes palestiniens en Eretz Israël, certains ont enfoncé en 2010 des dizaines, voire des centaines de fausses pierres tombales dans des cimetières, notamment à Jérusalem (cimetière Mamilla), sans aucun mort au-dessous. Le but : fonder des revendications de terres du domaine public à placer sous autorité musulmane (Waqf), islamiser la capitale d’Israël. Un projet financé parfois par de riches musulmans du Golfe.


Le 31 mars 1977, Zuheir Mohsen, membre du comité exécutif de l'OLP, a déclaré au journal néerlandais Trouw :
"Entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais, il n'y a pas de différence. Nous faisons tous parties d'UN peuple, la nation Arabe. J'ai des membres de ma famille ayant la nationalité palestinienne, libanaise, jordanienne et syrienne. Nous sommes UN seul peuple. Ce n'est que pour des raisons politiques que nous souscrivons à notre identité palestinienne. Car il est de l'intérêt national des Arabes de promouvoir l'existence des Palestiniens pour contrebalancer le sionisme. L'existence d'une identité palestinienne séparée existe uniquement pour des raisons tactiques... 
Le peuple palestinien n'existe pas. La création d'un Etat palestinien est seulement un moyen nouveau pour continuer la lutte contre l'Etat d'Israël et pour note unité arabe. En réalité, aujourd'hui, il n'y a pas de différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais... Ce n'est que pour des raisons politiques et tactiques que nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien, car les intérêts arabes nationaux exigent que nous mettions en place l'existence d'un "peuple palestinien" distinct pour l'opposer au sionisme.

Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un Etat souveraux aux frontières définies, ne peut pas réclamer Haïfa et Jaffa, alors qu'en tant que Palestinien, je peux sans aucun doute exiger Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Cependant, quand nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons pas même une minute pour unir la Palestine et la Jordanie ".

"Je ne pense pas qu'il existe une nation paelstinienne Je pense qu'il existe une nation Arabe. Je l'ai toujours pensé... Je pense que c'est une invention colonialiste - une nation palestinienne. Quand y avait-il eu des Palestiniens ?", a déclaré Azmi Bishara,  fondateur du parti Balad, sur la chaîne 2, en 1996.

Enfin, il est impossible que les Arabes "palestiniens" se soient appelés "Palestiniens" car la langue arabe ne connait pas le "p". Ils s'appellent "Filastiniyun" pour se rattacher historiquement et fictivement aux Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). Et ils se sentent plus soudés par des "liens claniques, tribus et familiaux au sens mafieux du terme famille", que par l'appartenance à une "entité nationale". D'autant qu'ils sont divisés par des gouvernants distincts : Fatah en Judée et Samarie, Hamas dans la bande de Gaza, etc.

Ce qui rend illusoire la thèse de la "solutions à deux Etats : un pour le peuple Juif, un pour le peuple palestinien". D'autant plus quand l'Etat islamique (ISIS) redessine la carte du Moyen-Orient, bouleversant le tracé des frontières par la France et la Grande-Bretagne lors de la Première Guerre mondiale.

Enfin, dernier fait prouvant le mythe de la "Palestine" des "Palestiniens" : le  son "P" n'existe pas en langue arabe. Les Arabes parlent en arabe de "Falastine". Comment des "Palestiniens" auraient-ils pu être citoyens d'un pays dont ils ne peuvent pas prononcer le nom "Palestine" ?

« Passeport palestinien » (Ofer Bronchtein)
Cet « Etat Palestinien » ayant accordé ce passeport inclut-il l’Etat Juif dans son périmètre ?

C’est ainsi que l’Autorité palestinien, et Mahmoud Abbas (Abu Mazen)  montre la Palestine, notamment quand il honore une terroriste.


Le terrorisme, c’est « un acte individuel pour terroriser une population civile ». (Charles Enderlin)
L’Autorité palestinien et les mouvements terroristes - Hamas, Brigades des martyrs al-Aqsa, etc. - endoctrinent les Arabes palestiniens dès leur plus jeune âge à la haine des Juifs et des Croisés ainsi qu'au terrorisme, forment au terrorisme, entrainent des enfants-soldats... Et ce afin d'organiser des attentats contre les Israéliens, civils et militaires.


Les terroristes arabes palestsiniens  et leur famille perçoivent des sommes importantes de l'Autorité palestinienne et de divers Etats arabes.


« Un million et demi de Palestiniens enfermés à Gaza, ce qui n’est pas normal, et 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie vivent encore sous l’occupation, ce qui n’est pas normal  » (Ofer Bronchtein).
Justin McCarthy, historien specialisé dans la démographie à l’Université de Louisville, « remarque que le recensement par Israël en 1967 de la population de la bande de Gaza était le premier en plus de 35 ans. Auparavant, les procédures n’étaient pas rigoureuses », écrit Yakov Faitelson, auteur de Demographic Trends in the Land of Israel, 1800-2007 (Israeli Institute for Zionist Strategies (IZS), 2008). Au mieux, Mc Carthy relève que le décompte des Arabes palestiniens avant 1967 était une « estimation », bien que les recensements menés par les Israéliens étaient scientifique et objectifs.


En 2006, dans leur étude publiée par le Begin-Sadat (BESA) Center for Strategic Studies et intitulée  The Million Person Gap: A Critical Look at Palestinian Demography, Bennett Zimmerman, Roberta Seid and Michael L. Wise avaient révélé que le nombre d’Arabes vivant en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza avait été augmenté par les Arabes et que les statistiques et prévisions du Bureau central palestinien de statistiques (PCBS) n’étaient pas fiables. En 1997, Hassan Abu Libdeh, directeur du PCBS, avait déclaré que le recensement était une  « Intifada civile palestinienne ».


Ils prouvaient que la population arabe de Judée, Samarie et de la bande de Gaza s’élevait à 2,5 millions et non à 3,8 millions comme l’alléguaient les Arabes. En effet, l’étude de 1997 du PCBS avait augmenté le nombre en y incluant 300 000 Arabes vivant à l’étranger et en comptant deux fois 200 000 Arabes de Jérusalem déjà inclus dans le recensement de la population d’Israël.

Des documents postérieurs du PCBS ont inclus des prévisions de natalité qui ne se sont pas réalisées, d’immigration de masse arabe qui ne sont jamais survenus et ont écarté l’émigration significative arabe hors des territoires et en direction d’Israël et des pays arabes avoisinant. Par conséquent, le rapport du PCBS pour 2004 a augmenté la taille de la population arabe en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza de plus de 50%.

Selon des données publiées en décembre 2011 par le PCBS, 2,6 millions d’Arabes vivraient en Judée et Samarie, et 1,6 million d’Arabes dans la bande de Gaza, soit un total de 4,2 millions d’Arabes.

Selon Yoram Ettinger, en 2011, 1,6 million d’Arabes résidaient en Judée et en Samarie et 1,3 million d’Arabes vivaient dans la bande de Gaza, soit un total de 2,9 millions d’Arabes.

« Il y a un défi démographique, mais pas de bombe démographique et pas de couteau démographique contre la gorge de l’Etat Juif. Minoritaire en 1900 (8%) et 1947 (33%) à l’Ouest du fleuve Jourdain (bande de Gaza exclue), la population Juive y est devenue majoritaire (66%). La poursuite de ces tendances démographiques actuelles, renforcées par une aliyah puissante et des politiques démographiques, qui sont reportées depuis longtemps, pourrait faire passer cette majorité Juive de 66% à 80% d’ici à 2035 », écrit Yoram Ettinger le 28 décembre 2011 dans Israel Hayom.

Et de préciser le 5 avril 2013 : "Le taux de fertilité Juive d'Israël de trois naissances par femme est plus élevé que celui des pays arabes, à l'exception du Yémen, de l'Iraq et de la Jordanie".

Dans une vidéo publiée le 18 avril 2014, Guy Bechor souligne la vigueur du taux de fécondité des Israéliens, et celui faible des "Palestiniens", et plus généralement du monde arabe. Une famille israélienne a en moyenne plus de trois enfants, et les couples de sabras ont en moyenne 3,4 enfants. Si les immigrants de l'Union soviétique avaient à leur arrivée 1,5 enfant, ils ont maintenant trois enfants. Les Juifs israéliens laïcs ont au moins quatre enfants, et ceux nationaux religieux ont cinq enfants. Les Israéliens Juifs vivant en  Judée Samarie – 400 000 Juifs, et à  "Jérusalem-Est" 300 000 - ont six enfants par famille. En Israël, la population Juive et arabe augmente d'environ un million de personnes tous les sept ans.  En mai 1948, l'Etat Juif renaissant comptait 806 000 habitants. En 1973, Israël avait quatre millions d'habitants, dont 2,7 millions de Juifs. En mai 2014, 8,180 millions d'habitants vivent en Israël, dont 6,135 millions Juifs (75,1%) ; les musulmans représentent 17,4%, les chrétiens 2% et les Druzes 1,6% de la population en Israël. Dans 14  ans, la population israélienne devrait s'élever à dix millions. Guy Bechor préconise de construire des villes pour accueillir ces futurs citoyens.

En 2015, Ettinger estimait qu'en 2016 la population palestinienne en Judée et Samarie s'élèverait à 1,7 million d'habitants et dans la bande de Gaza à 1,4 million d'habitants.

Par contre, au Moyen-Orient, les familles ont moins de deux enfants - l'Arabie saoudite comptait en 2003 plus de six enfants par femme, et en 2013 2,2 enfants - , et celles de l'Union européenne 1,1-1,3 enfant (France : 1,9 enfant). En 2003, l'Autorité palestinienne recensait plus de cinq enfants par femme, et en 2013 2,7 enfants, avec une population citadine à 75%. De 10 000 à 17 000 jeunes Palestiniens émigrent chaque année.

Les mêmes facteurs - augmentation du nombre de femmes dans la vie active, de l'âge du mariage dans le secteur arabe et dans l'Autorité palestinienne - induisent des effets opposés en terme de taux de fécondité en Israël et dans le monde arabe ainsi que dans l'Autorité palestinienne. Les femmes israéliennes font plus d'enfants que celles du monde arabe, alors qu'elles exercent une profession. 

Le 14 juillet 2014, David P. Goldman réitère cette analyse dans Tablet : "Israël est la seule exception à la baisse du taux de fertilité de l'Afrique du nord à l'Iran". Un mouvement qui va s'accentuer avec l'émigration arabe nette et l'immigration Juive nette en Israël. Et comme Caroline Glick l'observe dans son livre The Israeli Solution publié en 2014, "les Juifs constitueront une majorité de 60% entre le fleuve Jourdain et la mer, et “certains anticipent qu'en raison essentiellement de l'immigration Juive les Juifs pourraient représenter une majorité de 80% dans les lignes d'armistices de 1949 et en Judée et en Samarie d'ici à 2035”.

Après avoir déclaré l’Indépendance, Ben-Gourion déclara : « Un gouvernement juif qui ne donne pas la priorité à l’Aliya et à la conquête de la terre trahirait sa responsabilité suprême et compromettrait la grande réalisation historique de notre génération. »


Diffusée en partie par la propagande palestinienne, la « bombe démographique » sert à convaincre/contraindre l’opinion publique et les dirigeants israéliens de l’urgence à accepter de « douloureuses concessions » au détriment des intérêts de l’Etat d’Israël et au bénéfice de l’Autorité palestinienne. 

Et à occulter les dangers de "la paix contre les territoires" et les menaces terroristes du Hamas, du Fatah, du Hezbollah contre l'Etat Juif.


Quant au blocus de la bande de Gaza, il est conforme au droit international, notamment au droit maritime. Depuis le "printemps arabe" et la démission du président Hosni Moubarak (11 février 2011), la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza n'est plus surveillée du côté égyptien. Des centaines de milliers d'Israéliens vivent au Sud de l'Etat Juif ciblé par les tirs des terroristes gazaouis.


Ce blocus n'a pas empêché l'aide humanitaire aux Gazaouis - délivrance de médicaments, patients autorisés à suivre un traitement médical en Israël - ni l'essor économique de la bande de Gaza : croissance urbaine, plusieurs centres commerciaux inaugurés en 2010 et en 2011, hôtels particulièrement luxueuxGrand palace hôtel -, restaurants tendance - café-restaurant avec salle de billard et espaces jeux et Internet Carino's -, contrebandes via les tunnels, etc.


[1] Ofer Bronchtein est aussi signataire de l’Appel pour la raison de JCall (2010) exhortant à des pressions sur le seul Etat d’Israël et ancien conseiller du Premier ministre socialiste espagnol Zapatero pour les relations avec Israël.
Lors du 7e congrès du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) à Rabat (Maroc) en juillet 2012, Ofer Bronchtein a salué Khaled Mechaal, un des principaux dirigeants du Hamas, mouvement terroriste islamiste, et section palestinienne des Frères musulmans ,dont la charte vise la destruction de l'Etat d'Israël. 
[2] Vincent Tiberj et Sylvain Brouard, Français comme les autres ? Enquête sur les Français issusde l’immigration africaine et turque, Paris, Presses de Sciences Po, 2005.
[3]  Ajoutons que déjà, à l’époque, la propagande arabe palestinienne attribuait cette mort à une frappe aérienne israélienne et que, 18 le mars 2012, l’ONU a lancé une enquête internationale surd’éventuelles sanctions à l’égard de Mme Badawi.
[4] Opus cité, p. 104.
[5] Opus cité, p.107
[6] Daniel Seaman, alors responsable du GPO, a déclaré à Guysen-Paris, le 3 mars 2008 : « Quand nous avons pris conscience de l'implication de Talal Abu Rahma dans la mise en scène d'évènements dans la bande de Gaza, nous n'avons pas renouvelé sa carte de presse qui a expiré en 2001 ».
[7] Daniel Seaman, alors responsable du GPO, a affirmé fin septembre 2007 à l’association israélienne d’avocats Shurat HaDin :
« Les faits ne se sont pas produits comme Charles Enderlin les a décrits car la version de ce dernier contredit les lois de la physique. Il était impossible [aux soldats israéliens] de toucher [les al-Dura] qui se cachaient… Le cameraman Talal Abu Rahma a mis en scène tout l’incident... La création du mythe Mohamed al-Dura a causé un grand préjudice à l’Etat d’Israël et enflammé le monde arabe. [Cette] accusation contemporaine de meurtre rituel (blood libel) portée contre cet Etat a causé des dizaines de morts en Israël et dans le monde ». Daniel Seaman a estimé aussi que France 2 a « manqué de professionnalisme… Aucune vérification sur [la] crédibilité [des images de l’incident al-Dura] n'a été faite avant leur diffusion ».
[8] Dans le n° 1201 (8 mars 2012) d’Actualité juive, Eric Keslassy a écrit : « Force est de constater que le droit international n’est pas favorable à Israël. Jérusalem-Est est considéré comme un « territoire palestinien occupé » par l’ONU – s’appuyant notamment sur la résolution 242 qui réclame « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés «  suite à la guerre des Six-jours ».
Le n°1202 (15 mars 2012) de cet hebdomadaire a publié une « Mise au point » de Meyer Dadi, vice-président de SIONA, et la réponse d’Eric Keslassy. Meyer David regrettait qu’Eric Keslassy soit « tombé involontairement dans le piège de la désinformation qui nous entoure ». Et de poursuivre : « La traduction est volontairement tendancieuse, alors que la version anglaise qui est celle qui a été votée et qui dit : « Withdrawal of Israel armed forces from territories occupied in the recent conflict » parle de « retrait de territoires »... Il est inapproprié de parler de droit international concernant Jérusalem puisque pour le droit international, toutes les frontières supposée ne sont que des lignes d’armistice, donc provisoires en attendant un règlement définitif. Par ailleurs, cette résolution parle de retrait des forces armées israéliennes et non de céder la souveraineté des territoires ».
Eric Keslassy lui a répondu : « Le français est l’une des six langues officielles utilisées par l’ONU… C’est le texte de la résolution 58/292 adoptée par l’Assemblée générales des Nations unies le 14 mai 2004 qui fait état de Jérusalem-Est comme un « territoire palestinien occupé ».
Or :
1. Les rédacteurs et promoteurs - professeur Eugene Rostow, alors sous-secrétaire des Etats-Unis pour les Affaires politiques, Lord Caradon, alors ambassadeur du Royaume-Uni auprès des Nations unies, George Brown, alors ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur J. Goldberg, ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies en 1967 - de cette résolution (22 novembre 1967) du conseil de sécurité de l'ONU ont clairement indiqué que « Withdrawal of Israel armed forces from territories occupied in the recent conflict » signifiait le retrait « de territoires », et non « des » ou « de tous les territoires ». La version en anglais fait donc seule foi. Israel’s Right in the Disputed Territories par Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères d'Israël, 30 décembre 2009 ; http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703421204576329373006279638.html
2. Pour Arthur Goldberg, ambassadeur américain aux Nations Unies, la résolution 242 ne fait pas obstacle à la réunification israélienne de Jérusalem.
3. Composée de pays arabes alliés à des Etats du bloc des non-alignés, la majorité automatique anti-israélienne sévit à l’ONU, notamment à son Assemblée générale.
4. « Jérusalem-Est » est repris de la propagande palestinienne. « Jérusalem-Est’n’existe pas en tant qu’entité administrative. Ce terme regroupe l’ensemble des quartiers et espaces de Jérusalem situés à l’est de la « ligne verte », l’ancienne ligne de cessez-le-feu israélo-jordanienne en vigueur de 1949 à 1967. Rattachés à la Jérusalem israélienne (« Jérusalem-Ouest») en juin 1967, au lendemain de la guerre des Six Jours, ils se situent en fait au nord, à l’est et au sud de celle-ci. Leur superficie est de 64 kilomètres carrés, sur un total de 125 kilomètres carrés pour l’ensemble de la municipalité « unifiée » de Jérusalem ». Les Arabes de « Jérusalem-Est » préfèrent majoritairement vivre dans l’Etat d’Israël
5. « Suite à » est un anglicisme, vraisemblablement traduit de « following to ». « A la suite de » est correct.

 Visuels :
Quasiment toutes les cartes proviennent du site du ministère israélien des Affaires étrangères.
 Les photographies en noir et blanc proviennent du site Israeldailypicture
Celles des journaux de Dreuzz, Akhsah.


Articles sur ce blog concernant :
Affaire al-Dura/Israël
Aviation/Mode/Sports
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Publié le 9 avril 2012, cet article a été modifié pour la dernière fois le 22 juin 2016.
Il a été republié le :
- 9 juillet 2012 à l'occasion de la remise au Premier ministre Binyamin Netanyahu d'un rapport important de trois juges, dont le juge Edmund Lévy qui a siégé à la Cour suprême. Ce rapport estime que la Judée et la Samarie sont des territoires disputés, et non occupés par l'Etat d'Israël. Les implantations et avant-postes Juifs dans ces deux régions sont conformes au droit international. Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a annoncé qu'il étudiera ce rapport ;
- 19 septembre 2012 alors que des médias français évoquent avec neutralité des ilots que se disputent la Chine et le Japon, et donnent leurs deux noms : Senkaku et Diaoyu ;
- 3 janvier 2013 alors que des statistiques palestiniennes allèguaient à tort que le nombres d'Arabes palestiniens égalerait celui des Israéliens Juifs en 2016, puis le dépasserait ;
- 17 janvier 2013 alors que Nolwenn Le Blevennec a allégué que je serais "allé titiller (ou harceler à force) à la demande de Philippe Karsenty" Charles Enderlin lors de cette conférence. Ma réponse est dans l'article ;
- 11 février et 11 mai 2013 à l'approche de la diffusion le 13 mai 2013, à 4 h 20, sur la chaine Histoire, d'un documentaire la renaissance de l'Etat d'Israël en 1948 ;
- 18 mai 2013 et 17 juillet 2013 alors que l'Union européenne a adopté une directive, entrant en vigueur en 2014, interdisant à ses institutions certaines coopérations avec les Israéliens vivant dans les territoires disputés, administrés par l'Etat d'Israël après sa victoire lors de la guerre des Six-jours ;
- 10 août 2013 alors que des négociations ont repris entre l'Etat d'Israël et l'Autorité palestinienne, après la diffusion de l'émission Ecrivains dans la guerre consacrée à Joseph Kessel (1898-1979) retournant en Eretz Israel couvrir la guerre d'Indépendance de l'Etat Juif, et après les déclarations de l'acteur-chanteur Patrick Bruel sur i24news : "En ce qui me concerne, je suis un pacifiste, et j'ai toujours prôné la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël (...) Je pense à ces Palestiniens malheureux, désœuvrés et parfois humiliés qui ont envie de relever la tête avec un Etat. Je crois plus en un Israël ''grand'' capable de s'ouvrir sur le monde qu'au Grand Israël". L'"humiliation" des "Palestiniens" - cliché de la propagande arabe - ne consiste-t-elle pas dans leur refus de la refondation de l'Etat Juif, pays souverain, par les anciens dhimmis ?
- 9 septembre 2013 ;
- 19 novembre 2013. Arte a diffusé Dans tes yeux... Palestine les 20 et 27 novembre 2013. Accompagnée de son chie, la journaliste aveugle Sophie Massieu se rend notamment à "Bethléem, au cœur des territoires palestiniens". Ridicule, ignorance, gnan-gnan ;
- 10 février 2014 ;
- 12 avril 2014. Arte diffuse des documentaires biaisés, partiaux et émaillés d'erreurs historiques lors de Jérusalem 24 h.
- 5 mai 2014. Le 6 mai 2014 est Yom Ha'atzma'out (Jour de l'indépendance) de l'Etat d'Israël qui le 14 mai 1948 a proclamé son indépendance, restaurée après 2 000 ans, et fête en 2014 ses 66 ans. En raison du chabbat, la date du calendrier hébraïque de ce Jour d'Indépendance, soit le 5 Iyar, a été reportée d'un jour ;
- 4 septembre 2014. Le 30 août 2014, le COGAT (Coordinator of Government Activities in the Territories Unita annoncé qu'au terme d'une procédure de plusieurs années, 1000 acres (environ 400 hectares) près de Gva'ot, localité du Gush Etzion située au sud de Jérusalem, seraient déclarés "terre d'Etat". Une décision considérée à tort par plusieurs Etats comme "illégale", voire par JStreet comme "illégitime". Cette procédure a été accélérée après l'enlèvement suivi de l'assassinat par le Hamas de trois adolescents israéliens (z''l) - Naftali Frenkel, âgé de 16 ans, Gilad Shaer, âgé de 16 ans, et Eyal Yifrach, âgé de 19 ans - kidnappés le 12 juin 2014 vers 22 h, au carrefour du Gush EtZion (Zone C, sous contrôle israélien) près de cette implantation de Judée, alors qu'ils avaient quitté les yeshivot (écoles talmudiques) où ils étudiaient pour rentrer à leur domicile. Tsahal a indiqué qu'il n'y avait aucune revendication de propriété palestinienne sur cette zone. Les parties concernées ont 45 jours pour interjeter appel de cette décision émanant de l'échelon politique à la fin de l'opération Bordure protectrice ;
- 2 décembre 2014. Le 2 décembre 2014, sur Radio J, François Pupponi, député-maire socialiste de Sarcelles, a déclaré : "La communauté Juive et les responsables israéliens ne font plus le travail d'explication qu'il pouvaient faire  il y a quelques années pour expliquer quelle est la situation réelle" ;
- 19 avril 2015. Les 20, 25 et 28 avril 2015, Histoire a diffusé 1913 : les graines de la colère (1913, Seeds of Conflict),  documentaire de Ben Loeterman "1913 : l’empire Ottoman, en plein bouleversement, doit faire face à la naissance de mouvements nationalistes dans son territoire de Palestine. Cette société multiculturelle où juifs, chrétiens et arabes ont vécu ensemble des siècles durant, est au bord de l’éclatement. Influences d’Europe et d’Amérique, prônant la création d’états indépendants juifs et arabes, génèrent des mécanismes dont la région subit les conséquences encore aujourd’hui"Dans une lettre rendue publique par Haaretz le 16 avril 2015, les ministres des Affaires étrangères de 15 pays européens - Royaume-Uni, Belgique, France, Italie, Espagne, Danemark, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Croatie, Portugal, Suède, Slovénie,  Luxembourg et Malte -, et Sebastian Kurz, ministre fédéral de l’Intégration, des Affaires européennes et internationales ont écrit à Federica Mogherini, dirigeante de la diplomatie de l’Union européenne (EU), afin qu'elle demande à la Commission de hâter la mise en vigueur du système d'étiquetage des articles produits en Judée et en Samarie ;

- 9 octobre 2015. Le 18e Rendez-vous de l'Histoire à Blois propose le 9 octobre 2015, de 16 h à 17 h 30 à l'Université, Amphi 3, sur le thème L’état palestinien a-t-il encore une chance d’exister ? "Chaque année la SCAM (principale société de perception et de répartition des droits d'auteur dans le domaine de l'écrit) confronte un historien et un journaliste à une même question d'actualité. Après la Syrie puis l'Ukraine, en 2015 : la Palestine". Modérée par Pascal ORY, Professeur d’histoire contemporaine, cette table-ronde a pour intervenants Jean-Pierre FILIU, ancien Conseiller des Affaires étrangères au Quai d'Orsay, Professeur à Sciences Po, et Alain FRACHON, ancien correspondant du Monde à Jérusalem (1987-1991). samedi 10 octobre, 11h30 - 12h30  Château royal de Blois, Salle des États Généraux. Dans le cadre du 18e Rendez-vous de l'Histoire à Blois, le 10 octobre 2015, à la Salle des États Généraux du Château royal de Blois, Benjamin Stora, historien, professeur, inspecteur général de l'Éducation nationale, Univ Paris-XIII, évoquera Juifs et musulmans, la grande séparation ? La conférence "traite des circonstances historiques de séparations entre communautés juive et musulmane, tout au long des XIXe et XXe siècle. De la pénétration européenne en terre d'islam, au conflit actuel israélo-palestinien, Benjamin Stora s'efforcera d'identifier les seuils de ruptures intervenus sur la longue durée et traitera des points de passerelles qui subsistent toujours dans cette histoire compliquée" ;

- 23 février et 30 novembre 2016. 

13 commentaires:

  1. Excellent article, tout y est et devrait être largement diffusé (pourquoi ne l'est-il pas ?)

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  2. Eh bien ! Vous prenez les choses au sérieux, et vous examinez les faits avec minutie. Félicitations.

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  3. Une juste retranscription de la médiocrité du milieu intellectuel et journalistique français en matière de relations internationales, suivi d'un rappel historique extrêmement bien documenté.
    C'est le meilleur article que j'ai lu depuis très longtemps sur ce sujet, bravo.

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  4. Par contre, si On écouté les militaires de breaking the silence ainsi que les citations des
    Créateurs de l Israël c est un tout autre son de cloche,
    Votre propagande est usée et ne réconforte que vous même

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  5. Je ne comprends pas votre anonymat.
    Je constate votre absence d'arguments contre mes rappels de l'histoire et du droit international.
    Quant à Breaking the silence, c'est une association qui ne vit que de fonds étrangers très importants payés notamment par les contribuables européens : http://www.ngo-monitor.org/article/breaking_the_silence_shovirm_shtika_
    Amos Harel dans Ha’aretz a écrit : “Breaking the Silence...has a clear political agenda, and can no longer be classed as a ‘human rights organization.’ Any organization whose website includes the claim by members to expose the ‘corruption which permeates the military system’ is not a neutral observer. The organization has a clear agenda: to expose the consequences of IDF troops serving in the West Bank and Gaza. This seems more of interest to its members than seeking justice for specific injustices.” (July 17, 2009)

    Quels "Créateurs de l Israël" ?

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  6. excellent article. existe-t-il en anglais pour une audience anglophone qui devrait le lire attentivement?

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  7. Merci Richard.
    Par manque de temps, je n'ai pas traduit mon article en anglais.
    J'y ajoute des réflexions au fil de l'actualité.
    La rédaction de cet article m'a pris beaucoup de temps : recherches documentaires, travail d'analyse et de synthèse, etc. Il est curieux que toute mon argumentation ne figure dans aucun document, imprimé ou électronique, officiel israélien - hormis la cartographie - ou de la communauté française Juive institutionnalisée. Est-ce normal que j'assure seule ce travail d'information ?
    Plusieurs caméras ont filmé cette conférence. Curieusement, aucune vidéo n'a été diffusée sur Internet. Pourquoi ?
    Signe révélateur de l'intérêt pour les problèmes soulevés ainsi que les informations et réflexions présentées : c'est un des articles les plus lus de mon blog.

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  8. Merci Véronique Chemla,
    Tout me monde sait que: "Vous prenez les choses au sérieux, et vous examinez les faits avec minutie".
    Vos précédents reportages sur le procès étaient tous remarquables.
    L’impatience me démange.
    Cela nous changera de la boue de rue 89 .
    Encore bravo et meilleurs vœux pour 2013.

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  9. IL N Y A PAS DE WESTERN SAHARA !!!!!!!!!!! C'EST LE TERRITOIRE MAROCAAAAAAAIN !!!!!

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  10. Ce territoire est dénommé "Sahara occidental" en particulier par la France - http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/defense-et-securite/crises-et-conflits/sahara-occidental/article/sahara-q-r-extrait-du-point-de - et l'Organisation des Nations unies - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/CS10234.doc.htm -.

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  11. Bonjour
    Travail sérieux et documenté
    Il n'y a rien sur le statut des goys (juifs ou musulmans) en Israel pourrait-on en savoir davantage , y-a-t-il un parallèle à faire avec celui des dhimmis? Quals sont les liens entre religion et nationalité en Israel? Comment y vivent les non juifs? Il y a tt un mythe de l'arabo musulman maltraité et qu'on chasse de ses maisons pour les "coloniser" est-ce vrai ou un mythe? Dur de se faire une opinion meme votre blog n'evoque pas ces problemes?

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  12. Bonjour,
    Je vous remercie pour votre appréciation de mon travail.
    Mon article n'est pas une somme sur l'Etat d'Israël.
    Il rappelle certaines vérités historiques, juridiques, etc. en lien avec les propos des orateurs.
    Les juifs ne sont pas des "goys".
    Les dhimmis sont les juifs, chrétiens, etc. sous domination islamique : http://www.veroniquechemla.info/2010/01/interview-de-bat-yeor-sur-la-dhimmitude.html
    La nationalité israélienne est celle de juifs, de chrétiens, de musulmans, etc. en Israël.
    Les non-juifs ont les mêmes droits que les juifs en Israël, et accèdent à des postes élevés : membre de la Cour suprême, etc.
    Il s'agit du mythe du "vol des terres palestiniennes". Propagande anti-israélienne. Fin XIXe siècle, les organisations sionistes ont acheté des terres arides, dangereuses (malaria), laissées à l'abandon, etc. et dont les propriétaires se trouvaient souvent à Beyrouth.

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  13. La plupart des agents de police essaient, sans doute, de faire leur devoir, de façon consciencieuse. Il n’en reste pas moins vrai que les policiers qui étaient déjà dans l’immeuble quand l’assassin de Madame Halimi était en train de la rouer de coups, avant de la défenestrer, non seulement ne faisaient rien pour la sauver, mais empêchaient ceux des voisins qui voulaient intervenir d’aider celle-ci. Je recommande la lecture des testes suivants - http://jforum.fr/non-assistance-a-sarah-lucie-halimi-zl.html et, surtout, http://www.tabletmag.com/jewish-news-and-politics/230893/terror-anti-semitism-france.

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