dimanche 20 mars 2016

« Juifs & musulmans - Si loin, si proches », par Karim Miské

Arte rediffusa « Juifs & musulmans - Si loin, si proches  » (Juden & Muslims. So nah. Und doch so fern !, Jews and Muslims, Intimate Strangers), « série documentaire  » réalisée par Karim Miské. Diffusée en quatre volets, cette série « islamiquement correcte », biaisée, est fondée sur des postulats faux et éculés : la « coexistence harmonieuse entre juifs et musulmans sous domination islamique millénaire pendant plus de mille ans a été rompue notamment par le sionisme politique, la refondation de l’Etat d’Israël en raison de la Shoah ». Quatre parties effarantes d’ignorances et de fautes historiques, de prétention peureuse et de partialité négative à l’égard du Judaïsme, du sionisme, des Juifs et de l’Etat d’Israël. Article actualisé. Le 15 mars 2016, le quotidien israélien Haaretz a publié l'article Before Islam: When Saudi Arabia Was a Jewish Kingdom. Il y évoque la découverte en 2014, près de Bir Hima, à 100 km au nord de Najran, au sud du royaume saoudien, par une équipe d'archéologues français et saoudiens de l'inscription pré-islamique en arabe, vraisemblablement la plus anciennement connue, remontant à environ 470 avant l'ère vulgaire.


« Quatre films pour raconter 14 siècles d’une relation unique entre juifs et musulmans, de la naissance de l’Islam au VIIe siècle en péninsule arabique à la seconde intifada en passant par l’Empire ottoman, l’Andalousie, le Maghreb et bien sûr Jérusalem ». Tel est le but ambitieux de cette série écrite par Karim Miské, Emmanuel Blanchard, maître de conférences de sciences politiques à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, et Nathalie Mars.

Le mythe « al-Andalous »
La thèse véhiculée est clairement indiquée : de la Bagdad abbasside à l’Empire Ottoman via l’Andalousie omeyyade, Juifs et musulmans auraient vécu des « moments d’harmonie », hormis les « épisodes les plus douloureux comme le conflit entre les tribus juives de Médine et le prophète Mohamed ou le massacre des Juifs de Grenade par des musulmans en 1066 ».

Selon cette série réalisée par Karim Miské, documentariste depuis 25 ans et auteur notamment de Musulmans de France, l’« antagonisme entre juifs et musulmans, tel que nous le connaissons aujourd’hui, commence à prendre forme il y a cent cinquante ans à peine. On peut en retracer la généalogie depuis les premiers pas de l’ingérence de l’Occident dans le monde arabe jusqu’au déclenchement de la seconde intifada, en passant par la naissance du sionisme et du nationalisme arabe qui feront tout pour briser les liens unissant depuis si longtemps juifs et musulmans ». Une manière de dissimuler l’horreur de la dhimmitude, ainsi que « l’antisémitisme politique » et «  l’antijudaïsme théologique » de l’islam (Shmuel Trigano). Cet « antagonisme entre juifs et musulmans » rappelle les « tensions intercommunautaires » alléguées, lors de la recrudescence du nombre d’actes antisémites au début de l’Intifada II, par des autorités politiques françaises refusant de dire la vérité : ces agressions venaient généralement de milieux musulmans.

Pour convaincre de la pertinence de cette thèse éculée et infondée, les producteurs ont nourri leur récit par « la parole de 40 experts internationaux : chercheurs, universitaires, historiens » - notamment Adel Rifaat, né Eddy Lévy au Caire (Egypte) et frère aîné du philosophe Benny Lévy (1945-2003) -, dont certains controversés, tel Gilbert Achkar, tout en évitant des spécialistes émérites notamment Bat Ye’or, une essayiste pionnière de la dhimmitude, ou Jeffrey Herf, auteur de Hitler, la propagande et le monde arabe. Les experts arabes interviewés émanent d’universités américaines ou européennes, et non arabes. Pourquoi ? Les relations entre Juifs et musulmans sont un sujet tabou dans le monde islamique ?
Interviewé par Shlomo Malka, directeur d'antenne de RCJ, radio du Fonds Social Juif Unifié (FSJU), le 21 octobre 2013, Karim Miské a déclaré que les auteurs d'Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours (Albin Michel) ont travaillé en bonne entente avec lui et qu'ils lui ont conseillé les noms d'intervenants. Il a ajouté : « Le conflit israélo-palestinien prend en otages les identités des uns et des autres ... On a fait un casting pour choisir les intervenants. On voulait une grande majorité de Juifs et musulmans, de vrais scientifiques ».

Par souci de didactisme et d’originalité, les auteurs ont « illustré leur série documentaire par des animations graphiques » de Jean-Jacques Prunès. « Pour la période contemporaine, photographies et images d’archives prennent le relais et se mêlent à l’animation ».

Malgré son ambition – « série sans concessions et sans partis pris » -, cette œuvre produite par Jean Labib et Anne Labro s’avère « islamiquement correcte ». Ce qui explique les soutiens accordés par l’Alliance des Civilisations (ONU), le Wolf Institute, les services culturels de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en France  et le programme MEDIA de l’Union européenne.

A lire la présentation de la série par Arte, on frémit en notant les euphémismes et les omissions – sourates coraniques, hadiths («  L'heure du Jugement n'interviendra pas tant que vous n'aurez pas combattu les Juifs, et les pierres et les arbres derrière lesquels un Juif se sera caché diront : « Ô musulmans ! Ô serviteur d'Allah, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens et tue-le ») antisémites - révélant en creux des vérités indicibles. On est choqué par des parallèles aberrants, l’Histoire déformée, et la logique horrible : pour revivre ces prétendues relations judéo-musulmanes harmonieuses qui n’ont jamais existé sous joug islamique, il faudrait libérer les Juifs de « leur prison identitaire » Juive/sioniste et instituer un Etat indépendant dénommé « Palestine » citée par Karim Miské comme si elle existait dès l’Antiquité romaine !?

Le documentaire rechigne aussi à informer sur la spécificité de l'islam qui se présente comme la vérité qui remplace le judaïsme et le christianisme. Il cite à tort des points communs entre judaïsme, christianisme et islam. Or, Abraham est un patriarche du peuple Juif, et Ibrahim un prophète de l'islam. Le Jésus biblique diffère de l'Îsâ du Coran, etc

La vision des quatre volets ne rassure pas. A  commencer par le générique qui montre des images stéréotypées de soldats israéliens et d'immeubles bombardés.

Les origines, 610-721 (Gründen, Beginnen)
Gommant plusieurs millénaires d’histoire Juive et omettant de présenter le Judaïsme et ses "messages révolutionnaires", le premier épisode de la série débute par le « récit de la naissance de l’islam et sa conquête en un siècle d’un territoire s’étendant de la Perse à l’Espagne ».

Dans cette société de la péninsule arabique avant l’apparition de l’islam, « les juifs sont alors des Arabes comme les autres » (sic).

Le massacre de la dernière des trois tribus Juives prospères de Médine : les Banu Qaynuqa, "forgerons, fabricants d’armes et orfèvres", les Banu Nadir, détenteurs de palmeraies de dattes, que Mahomet bannit toutes deux, et les Banu QurayUa, négociants en vin ? La série en exonère Mahomet, dont elle ne montre pas le visage, conformément à l’iconographie des espaces culturels arabes.

Comment la série explique-t-elle l’éloignement du Judaïsme de l’islam ? Par des « conflits théologiques avec les rabbins médinois ». En fait, les Juifs ont refusé de reconnaître à la fois Mahomet comme un prophète du judaïsme et que le Coran « corrige » la Bible. Ayant constaté l’échec de sa stratégie visant à convertir et se rallier les Juifs, Mahomet différencie l’islam : jeûne d’un mois à Ramadan et non plus à Kippour, changement de direction de la kibla (prière) de Jérusalem vers La Mecque, etc.

Selon la série, la conquête arabe et musulmane - "le mouvement d'expansion" - est normale. Le nombre de millions de victimes demeure celé. Pourtant, il est élevé : 80 millions d'Indiens tués lors de l'Hindi Kouch entre le XIe et le XVIe siècle en Inde, etc.

« Quelle a été la place des millions de non-musulmans dans cet empire ? Pour les polythéistes, c’est la conversion, pour les peuples du livre, juifs et chrétiens, le statut de « dhimmi », un statut d’infériorité plus ou moins prononcé en fonction des lieux et des époques, mais qui leur permet notamment de pratiquer leur religion ».

Ne pouvant éviter d’évoquer la dhimmitude, les auteurs la minorent dans sa description. C’est à Zvi Ben Dror, de l’université de New York, de définir de manière elliptique la dhimmitude, « vieille tradition arabe de protection… qui infère un statut d’infériorité ».

Or, la dhimmitude, c’est autre chose, et pire. Lisons la description de Bat Ye’or
« La dhimmitude est corrélée au jihad. C’est le statut de soumission des indigènes non-musulmans – juifs, chrétiens, sabéens, zoroastriens, hindous, etc. - régis dans leur pays par la loi islamique. Il est inhérent au fiqh (jurisprudence) et à la charîa (loi islamique). Le pays conquis s’intègre au dar al-islam » - le dar al-islam (maison de la soumission) se distingue du dar al-harb, composé de territoires à conquérir pour les soumettre à l’islam - « sur lequel s’applique la charîa. Celle-ci détermine en fonction des modalités de la conquête les droits et les devoirs des peuples conquis qui gardent leur religion à condition de payer une capitation mentionnée dans le Coran et donc obligatoire. Le Coran précise que cet impôt, dénommé la jizya, doit être perçu avec humiliation (Coran, 9, 29). Les éléments caractéristiques de ces infidèles conquis (dhimmis) sont leur infériorité dans tous les domaines par rapport aux musulmans, un statut d’humiliation et d’insécurité obligatoires et leur exploitation économique. Les dhimmis ne pouvaient construire de nouveaux lieux de culte et la restauration de ces lieux obéissait à des règles très sévères. Ils subissaient un apartheid social qui les obligeait à vivre dans des quartiers séparés, à se différencier des musulmans par des vêtements de couleur et de forme particulière, par leur coiffure, leurs selles en bois, leurs étriers et leurs ânes, seule monture autorisée. Ils étaient astreints à des corvées humiliantes, même les jours de fête, et à des rançons ruineuses extorquées souvent par des supplices. L’incapacité de les payer les condamnait à l’esclavage. Dans les provinces balkaniques de l’Empire ottoman durant quelques siècles, des enfants chrétiens furent pris en esclavage et islamisés. Au Yémen, les enfants juifs orphelins de père étaient enlevés à leur famille et islamisés. Ce système toutefois doit être replacé dans le contexte des mentalités du Moyen Age et de sociétés tribales et guerrières ».
Enfin, les auteurs du documentaire allèguent que la condition juive en Europe chrétienne aurait été pire. Pourtant, les massacres sont toujours, depuis des siècles et des siècles, à sens unique : des musulmans assassinant des juifs. Mais cela n’interpelle pas ces trois auteurs.

L'essayiste Bat Ye'or a écrit un article clair et précis rectifiant les fautes historiques émaillant les deux premiers épisodes. Et le professeur Shmuel Trigano a rédigé une analyse éclairante de l'idéologie véhiculée par cette série.

La place de l’autre, 721-1789
« Sur le continent indo-européen et le pourtour de la Méditerranée, l’islam est religion officielle. Les juifs et les chrétiens constituent des minorités organisées autour d’une même idée : l’obtention du meilleur statut possible au sein de l’empire ». Comme ces dhimmis étaient en position d’agir pour changer de statut !

Le deuxième volet  de la série rappelle le pacte d'Omar instituant la dhimmitude minorée, et refourgue le mythe de l’« âge d’or des sciences arabes, islamiques », à Bagdad et dans la Cordoue gouvernée par les Arabes favorisant la convivenza, tout en précisant que pour les Abbâssides, sciences et religion étant inséparables, il s’agit alors de « renforcer la légitimité de l’islam » par les progrès scientifiques. Sur un millénaire, la série ne cite, et très brièvement, que Maïmonide et Rachi pour évoquer les Juifs brillants, érudits. Choquant.

Quant au déclin du monde musulman ou/et arabe, il n’est pas expliqué.

Et les Croisades sont partialement présentées, en omettant les dangers encourus alors par les pèlerins chrétiens, le fait que la Première croisade, à l’appel du pape Urbain II au concile de Clermont (27 novembre 1095),visait à aider l’empereur byzantin Alexis Ier Comnène ainsi que les chrétiens d’Orient et à libérer la Terre Sainte, etc.

Ce volet montre aussi l’instrumentalisation politique et religieuse par des dirigeants musulmans de Jérusalem, notamment en décidant que le « voyage nocturne du prophète Mahomet de La Mecque vers la destination mystérieuse » serait cette cité.

L’auteur met sur le même plan « les échanges culturels - en témoigne la Maison de la sagesse à Bagdad » et « les épisodes plus tragiques comme la conversion forcée en Andalousie des juifs (et des chrétiens) par les Almohades au XIIe siècle. Au XVe siècle, la Reconquista chasse les juifs et les musulmans d’Espagne et marque la fin d’Al-Andalous ». Comme si les Juifs avaient envahi l’Espagne et régi cruellement des provinces entières !?

La Séparation, 1789-1945
Déjà, le titre est faux : la séparation ne date pas de l’époque contemporaine, car elle a été instituée par l’islam dès son origine, et matérialisée par la dhimmitude, les mellahs, ghettos au Maroc, le port de signes distinctifs visant aussi à humilier les Juifs – en particulier, cloches aux ceintures, chapeau jaune, « autour du cou une figurine en bois en forme de veau lorsque les Juifs se baignent » -, etc.

Résumé de cette partie : l’« Europe chrétienne est un continent marqué par l’intolérance religieuse. La situation des Juifs y est bien plus précaire qu’en terre d’islam ». Comment peut-on alléguer une telle ineptie après la lecture de « L’exil au Maghreb, la condition juive sous l’islam 1148-1912 » de David G. Littman et Paul B. Fenton, anthologie chronologique de récits de témoins oculaires en Algérie et au Maroc publiée par les Presses de l'université Paris-Sorbonne en 2010 ? Et ces deux auteurs n'ont publié qu'une partie des témoignages sur l'horreur de la condition des dhimmis en Algérie et au Maroc sur huit siècles, et ont réuni une documentation aussi considérable sur la condition juive en Tunisie, en Libye, en Egypte, etc.

« C’est en Europe que s’écrit désormais l’histoire. Révolution française, Etats-nations… Les juifs d’Europe, désormais citoyens, deviennent la cible d’un antisémitisme plus affirmé. Mais en intégrant les nouvelles élites nationales, ils s’intéressent au sort des juifs du monde musulman dont ils commencent à se sentir les protecteurs. Sionisme d’un côté, nationalisme arabe de l’autre, la Palestine appelée Syrie Méridionale par les Ottomans, devient un enjeu religieux mais aussi politique ».

A aucun moment, ce troisième volet  de la série n’explique les raisons pour lesquelles les Juifs occidentaux « cultivés, puissants » multiplient les actions en faveur de leurs coreligionnaires en « terre d’islam » : accusation de crime rituel à Damas en 1840, « affaire de Safi » en 1863 qui « a concerné la mort subite du consul espagnol et l’accusation par le sous-consul que le domestique Juif du consul avait empoissonné ce diplomate avec la complicité d’autres Juifs  » (David G. Littman) et a suscité l’intervention notamment de Sir Moses Montefiore (1784-1885), etc.

L'antisémitisme arabo-musulman remonterait à la traduction en arabe du Protocole des Sages de Sion, faux forgé par la police tsariste. Faux.

Par ailleurs, la série omet d’indiquer que ce sont des Juifs européens qui au XIXe siècle créent le mythe  de la « coexistence pacifique entre juifs et musulmans en terre d’islam et sous domination musulmane » afin d’inciter les dirigeants européens à lutter contre l’antisémitisme dans leurs pays. Un mythe  pervers retourné aux XXe et XXIe siècles par les musulmans ou/et les Arabes contre les Juifs et l’Etat d’Israël. Et véhiculé par tant de dirigeants communautaires en diaspora…

Quant à la colonisation européenne, rappelons qu’elle émancipe les Juifs, leur confère des droits (décret Crémieux en Algérie, 1870).

Les images de cette partie révèlent une « Esplanade des mosquées », en fait le mont du Temple, désertée. Curieux pour le « troisième lieu saint de l’islam »...

La série mêle habilement des faits historiques – la déclaration Balfour (1917) – à des litotes et des fautes historiques. Ainsi, elle allègue une cohabitation de plus en plus difficile entre juifs et musulmans en Palestine mandataire en la liant, par un lien de causalité, avec le sionisme politique, sans en donner les raisons, sans citer les massacres  de Juifs à Hébron, Jérusalem, Safed, etc. fomentés par al-Husseini, grand mufti de Jérusalem.

Si l’on voit des images de Juifs arrivant par trains ou travaillant à faire revivre Eretz Israël (terre d’Israël), ils sont présentés comme des immigrés. La série oublie d’informer sur les vagues d'immigration en Eretz Israël, sous l’empire ottoman et durant le mandat britannique, de musulmans venant d’Afrique du Nord et subsaharienne, du Moyen-Orient, du Caucase, etc. Résultat : les Sionistes paraissent des « pièces rapportées » dont on ne perçoit pas le lien avec leur Terre promise, avec Eretz Israël, et les indigènes seraient les « Arabes palestiniens ».


Il faut entendre Karima Dirèche, chercheuse au CNRS Aix-en Provence, et Abdelwahab Meddeb, universitaire, minorer l’adhésion des Arabes ou/et des musulmans au nazisme et les manifestations pronazies : le « nazisme est présenté comme libérateur de leur oppresseur » (Karima Dirèche) ; « l’ennemi de mon ennemi… » (Abdelwahab Meddeb). Les recherches historiques ont pourtant souligné combien cet enthousiasme se fondait sur l’antisémitisme.


Emblématique de ces carences informatives : la présentation d’Haj Amin al-Husseini (1895-1974), « mufti de Hitler », et de son action. Ainsi, la série allègue que son alliance avec les nazis daterait de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’al-Husseini s’enthousiasme pour le nazisme peu après la nomination d’Hitler comme chancelier d’Allemagne, le 30 janvier 1933 : dès avril 1933, le grand mufti demande à l’Allemagne « de ne plus envoyer ses Juifs en Palestine ». Il souhaite « bâtir une alliance durable ».

Quant au farhud, pogrom à Bagdad (Iraq) où s’était réfugié le grand mufti de Jérusalem al-Husseini  en 1941, ce volet évoque les « victimes d’un massacre » sans informer sur l’ampleur du farhud - 175 Juifs tués, mille Juifs blessés, 900 maisons juives détruites, des biens Juifs pillés, etc. -, et ceux qui l’ont commis. Et c’est encore une universitaire Juive d’origine irakienne, Ella Habiba Shohat, qui témoigne de la protection accordée par une famille musulmane irakienne à l’égard de sa famille lors du farhud !

Le nombre de musulmans ayant combattu, à l’appel d’al-Husseini, au côté des forces de l’Axe ? « Quelques milliers, essentiellement bosniaques » selon la série qui contrebalance avec les « centaines de milliers  » ayant rejoint les rangs des Français et des Britanniques. En fait, plus de 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie, dont un grand nombre dans la division SS Handschar en Bosnie. Lauréat du Prix Pulitzer, Ian Johnson évalue de 150 000 à 300 000 le nombre de musulmans soviétiques "ayant combattu pour les puissances de l'Axe lors de la Seconde Guerre mondiale".

Silences embarrassants : la série n’ose pas dire qu’al-Husseini a participé à la Shoah - il a fait pression avec succès pour éviter l’arrivée en Palestine mandataire de milliers d’orphelins Juifs d’Europe centrale qui seront tués à Auschwitz -, a échappé aux inculpations pour crimes de guerre grâce à la France dirigée par de Gaulle qui lui permet en mai 1946 de fuir au Caire (Egypte), a joué un rôle éminent dans le mouvement « arabe palestinien », notamment comme mentor d’Arafat, et sa mémoire est louée  par l’Autorité palestinienne dirigée par Abou Mazen (Mahmoud Abbas), auteur d’une thèse révisionniste.

Sur RCJ, radio du Fonds Social Juif Unifié (FSJU), Shlomo Malka, directeur d'antenne, a interviewé, le 21 octobre 2013, Karim Miské : « Sur la position du mufti de Jérusalem et sur  ses complaisances à l'égard du nazisme, vous ne cachez rien et vous dites tout.  C'est la première fois qu'on va très loin. L'engagement du mufti au coté du nazisme a été très fort. Il ne faut pas le minorer... Il fait le salut nazi  ». Karim Miské a répondu : « C'est un engagement de conviction. [Le grand mufti al-Husseini] voit deux ou trois fois Hitler...  [Il] faisait des discours antisémites enfiévrés à la radio allemande... Le mufti savait que la Solution finale était en route. puisque Himmler le lui avait dit, et il a quand même été partisan du fait d'envoyer les Juifs en  Pologne et il savait très bien ce qu'on leur faisait là-bas. Il ne l'a pas regretté, puisqu'il l'a écrit après la guerre... Il a tenté de recruter des musulmans, surtout des Arabes, pour que les musulmans se battent du côté du Reich. Mais cela n'a pas marché. Le seul corps d'armée qu'ils ont réussi à mettre sur pied, c'est les Bosniaques pour des raisons propres à l'histoire yougoslave... Sinon, dans le reste du monde musulman, les gens se sont battus du côté de leurs puissances coloniales. La propagande nazie n'a pas marché dans ce sens là ». Bref, Karim Miské reconnait sur une radio Juive française ce qu'il omet dans sa série.

Deux mensonges éhontés parmi d’autres dans cette partie : au Maroc, le souverain Mohamed V aurait protégé ses sujets Juifs « dhimmis » des lois raciales antisémites du régime de Vichy - or, le Maroc  est depuis 1912 un protectorat français  – et « les lois françaises ne s’y appliquent pas ». Pourtant, Le Journal du Maroc  évoque alors les discriminations visant les Juifs français, étrangers et marocains édictées au Maroc par quatre dahirs (décrets royaux).

La guerre des mémoires, 1945–2013
Le « monde découvre l’horreur des camps nazis. En 1948, la naissance d’Israël suscite colère et amertume chez les arabes et les musulmans, joie et allégresse dans l’ensemble du monde juif, de New-York à Tel Aviv. Des centaines de milliers de Palestiniens sont expulsés et fuient avec l’espoir d’un possible retour, tandis que la grande majorité des juifs du monde musulman quittent en quelques décennies de gré ou de force l’Irak, l’Egypte, l’Iran, la Syrie, le Maroc, la Tunisie… »

De manière erronée, ce quatrième  volet de la série présente la recréation de l’Etat d’Israël – le passé Juif en Eretz Israël est largement occulté – comme une nécessité après la Shoah. Exeunt le lien entre le peuple Juif et sa terre, les accords pris lors de la conférence de San Remo  (1920), la Société des Nations en 1922, l’article 80 dénommé aussi « clause du peuple juif » de Charte des Nations unies (1945), etc. fondant les droits d’Israël sur sa terre. Quid du négationnisme et du révisionnisme en "terre d'islam", notamment au sein de l'Autorité palestinienne ?

On ne peut comprendre pourquoi, pour des musulmans, l’« idée d’un Etat juif est inacceptable », si l’on ne rappelle pas la dhimmitude. L’islam ne peut pas accepter l’idée de Juifs maîtres de leur destin, faisant refleurir leur terre négligée pendant des siècles par des musulmans Arabes, l'idée de Juifs multipliant les réussites scientifiques, économiques, etc. Cette vision de Juifs, ces anciens dhimmis devenus acteurs de leur histoire et de l’Histoire et concrétisant leur destin collectif dans leur Etat, remet en cause le dogme islamique. La normalisation des relations entre l’Egypte de Sadate et l’Etat d’Israël est alors perçue comme une « trahison » consistant à « renier l’identité arabe et musulmane ».

Avec la recréation de l’Etat d’Israël et sa guerre d’Indépendance, c’est un crépitement d’Israël-bashing : les « rapports se tendent brusquement », « 700 000 Arabes de Palestine quittent [leurs maisons] sans imaginer qu’ils ne les reverront plus. C’est la nakba, une tragédie ». Or, selon les calculs de l’historien Efraim Karsh, lors de la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël, 583 000-609 000 Arabes palestiniens ont fui leurs foyers, généralement de plein gré et en raison des actions menées par les dirigeants arabes. Un nombre à comparer avec l’exode, généralement forcé et tragique, d’environ un million de Juifs des pays arabes, d’Iran, de Turquie, de la partie de Jérusalem conquise par la Jordanie, etc. Cette série insiste sur le fait que les Arabes de Palestine auraient été "dépossédés" de leur "pays". Ce qui implique qu ils auraient vécu dans un Etat indépendant, souverain, et que les Juifs sionistes auraient volé leurs terres. Un cliché de la propagande anti-israélienne, et qui reprend un poncif antisémite, celui du Juif voleur.

Un exil Juif annoncé  le 14 novembre 1947, cinq jours avant le vote du plan de partition de la Palestine mandataire en deux Etats, l'un Juif, l'autre Arabe, tout en maintenant un corridor autour de Jérusalem, par Heykal Pasha, délégué égyptien, dans un discours comminatoire au Comité politique de l’Assemblée générale de l’ONU :
« Les Nations unies… ne devraient pas perdre de vue le fait que la solution proposée risque de mettre en danger un million de juifs vivant dans les pays musulmans. La partition de la Palestine risque de créer dans ces pays un antisémitisme même plus difficile à extirper que celui que les Alliés étaient en train d’éradiquer en Allemagne… Si les Nations unies votaient pour la partition de la Palestine, elles pourraient être responsables du massacre d’un grand nombre de juifs ».
 Heykal Pasha donne alors des détails sur sa menace :
« Un million de Juifs vivent en paix en Egypte [et dans d’autres pays musulmans] et apprécient tous les droits de la citoyenneté. Ils n’ont aucun désir d’émigrer en Palestine. Cependant, si un Etat juif était créé, nul ne pourrait empêcher des troubles. Des émeutes pourraient éclater en Palestine, se répandre à travers tous les Etats arabes et risquent de mener à une guerre entre deux races ».
Ce qui suppose une coordination entre les pays arabes selon un modèle dégagé par le professeur Shmuel Trigano  : isolement, marginalisation et exclusion juridiques, économiques et politiques par un « statut des juifs », pogroms, expulsions, etc.

Cette série va plus loin dans le déni de la réalité historique en alléguant que l'Etat d'Israël, notamment l'Agence Juive, aurait "joué un rôle" dans cet exode massif. Il est invraisemblable que des communautés Juives implantées dans des contrées depuis des millénaires, ou des centaines d'années, bien avant la conquête arabe, aient pu être convaincues de s'exiler, de se déraciner, de fuir dans le plus grand dénuement, sans connaitre ou avoir préparé leur destination, sans ce plan musulman massif, en séries, d'expulsions et de menaces, sans la crainte de l'imposition à venir et redoutée du statut de dhimmi, etc.

Des Etats musulmans et les Arabes de la Palestine sous mandat britannique ont refusé ce plan de partition et mis en œuvre ce plan par lequel ils sont devenus des années 1940 aux années 1970 Judenrein. Et après samedi, dimanche

Les « Palestine » existant de facto – Hamastan dans la bande de Gaza, Autorité palestinienne dans les territoires disputés ou Fatahland, Jordanie - et parfois de jure, sont quasiment toutes Judenrein, sans Juif. Par contre, l’Etat d’Israël abrite 1,67 million de musulmans, soit environ un cinquième de sa population, pourvus de droits.

Quant à l’Etat d’Israël, ce volet souligne l’accueil « différent de celui auquel [les Juifs émigrés des pays musulmans] s’attendaient » : ils « sont aspergés de DTT alors qu’ils avaient revêtus leurs plus beaux costumes », ou étaient arrivés dénués de tout bien. Un fait triste qui n’a pas empêché ces olim d’aimer ce pays et de défendre leur patrie.

Le déchainement contre Israël se poursuit lors de l’évocation de l’Intifada éclatant en 1987 par un registre lexical biaisé : « occupation  israélienne de Gaza et de la Cisjordanie » avec son « lot d’humiliations », « colonisation  de terre palestinienne », « colons israéliens ». L’« Etat hébreu commence à perdre la guerre des images ». Hélas ! Des images d'enfants instrumentalisés lançant des pierres mortelles contre des civils et des soldats.

Selon Karima Dirèche, chercheuse au CNRS Aix-en Provence, la « question israélo-palestinienne fédère la conscience politique arabe ». Pourtant le « printemps arabe » a éclaté sans aucun rapport avec ce conflit.


C’est une « guerre inégale ». Oui, mais Karim Miské n’ose pas préciser cette asymétrie entre un Etat Juif et 57 Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique  (OCI) qui le persécutent dans les enceintes internationales, organisent son boycott et d’autres actions de délégitimation, visent sa destruction par tous moyens, etc.

Et une asymétrie entre un Etat démocratique respectueux du droit et un terrorisme palestinien soutenu par des Etats arabes, dont l'Iraq de Saddam Hussein, et frappant les Juifs en Israël, en France - attentats contre la synagogue rue Copernic (1980), contre le restaurant cacher Goldenberg (2002) - , en Italie, en Allemagne (Jeux Olympiques de Munich en 1972), etc.

« Chacun est bombardé d’images de mort dans son salon ». Oui, des morts de Juifs causées souvent par des islamikazes lors de cette "guerre d'Oslo". Non ratifiés par l'OLP, les accords d’Oslo appliquent la « stratégie par étapes » adoptée en 1974 par l’OLP :
« Les Palestiniens recevront tout territoire qu’Israël leur remettra, puis l’utiliseront comme tremplin pour procéder à d’autres gains territoriaux jusqu’à ce qu’ils obtiennent la « libération totale de la Palestine », la liquidation de l’Etat juif ».
Ce qu’énonce Yasser Arafat dès le 13 septembre 1993 – jour de la signature de la Déclaration de principes à Washington entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Bill Clinton, président des Etats-Unis, et Yasser Arafat, président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) – dans un discours préenregistré et diffusé par la télévision jordanienne, et ce qu’il répète malgré les réactions de colère des dirigeants israéliens.


Et la série se conclut de manière lapidaire à l’égard du sionisme, mouvement de libération nationale du peuple Juif : Juifs et musulmans, « frères ennemis, mais jamais étrangers, [liés par] mille ans d’un passé commun et cent ans d’éloignement et d'affrontements... Condamnés à tourner en rond dans la nuit de leurs prisons identitaires bâties avec une infinie patience par les leaders du sionisme et du nationalisme arabe. Prison mentale en vérité dont les murs n’ont pas plus de réalité que le rêve dont ils le constituent ». Bref, les Juifs seraient aussi victimes d’autres Juifs. Et cette série leur intime, non espère qu'ils se libéreront de leur "prison" juive, sioniste, et que le monde se réveillera du rêve ou du "cauchemar" sioniste. Bref la disparition de l'Etat Juif ? Et les Israéliens ? Éliminés par un génocide ?

Si la thèse de cette série était exacte, pourquoi seuls les Juifs sont-ils agressés essentiellement par des musulmans, contraints de quitter leurs quartiers, leurs villes, leurs pays ? Sans que la réciproque existe.

Mais ce volet final élude la recrudescence de l’antisémitisme en Europe ou en Amérique et ces "rues arabes" haineuses défilant en Occident seulement contre l'Etat d'Israël. Pourtant le reportage Yourope La vie juive en Europe  diffusé sur Arte en 2011 déclarait : l’antisémitisme « est surtout le fait de musulmans et se répand de plus en plus dans les pays scandinaves », notamment à Malmö (Suède) où vivent 700 Juifs suédois, qui ont financé le système de sécurité (vidéosurveillance) de leurs biens - synagogue, etc. - et 50 000 musulmans originaires d’Irak, de Bosnie, de « Palestine » (1/6e de la population) ».


Enfin, ce volet évite la solitude contemporaine des Juifs : où sont les musulmans lors des manifestations contre l’antisémitisme ? Pourquoi ce négationnisme de tant de musulmans pendant les défilés de ces "rues musulmanes" (Richard Landes)?

Les faits sont têtus et démentent cette série faussement idyllique.

Le 19 octobre 2013, le réalisateur Karim Miské a déclaré à Télérama :  « Le nationalisme crée de nouvelles identités, qui ne prennent en compte qu'une partie de l'individu. Un juif du monde musulman va devoir choisir. En fait, il n'a pas tellement le choix. S'il choisit de rester juif arabe, bientôt les Arabes ne voudront plus de lui à cause du projet sioniste et de la création de l'Etat d'Israël. S'il choisit de rallier l'Etat hébreu, il lui est conseillé de laisser sa part arabe à la frontière. Le nationalisme crée des césures à l'intérieur des personnes et fabrique du conflit... Si elle se crée sur une ethnie dominante, la langue ou la religion, la nation exclut de facto les minorités qui n'ont d'autre choix que de partir ou de faire profil bas. Il n'y a pas de place pour une altérité intérieure ». Karim Miské ignore-t-il qu'il n'y a quasiment plus de Juifs dans les pays du "monde musulman", et que ces Juifs ne sont pas Arabes ? L'Etat hébreu n'a pas demandé et ne demande pas à ses olim, Juifs faisant leur aliyah en Israël, de "laisser leur part arabe à la frontière" et sa minorité arabe ou/et musulmane ne songe pas à quitter un Etat qui lui a conféré des droits et une condition qu'elle ne trouverait dans aucun Etat du monde arabe.

Cette stigmatisation du sionisme accusé d’avoir « brisé les liens unissant depuis si longtemps juifs et musulmans » et cette dépréciation du judaïsme sont véhiculées dans une série coproduite  et diffusée par une chaine financée par l’argent public. Elles seront diffusées par une dizaine de chaines de télévision notamment en Europe après l’avoir été au Canada.

Enfin, sort chez Albin Michel un livre numérique, enrichi de textes additionnels, de cartes interactives et d'extraits de cette série documentaire.

Ce qui est curieux est que des médias communautaires ont chroniqué cette série sans en dénoncer la thèse faussée, idéologiquement biaisée. Dans Actualité juive hebdo, David Pouvil a qualifié cette série de "formidable" et "très enrichissant". Étonnant ? Pas vraiment. Cet hebdomadaire incontournable n'avait pas consacré d'article sur deux livres contestant le mythe "al-Andalous", et pourtant incontournables : L’exil au Maghreb, la condition juive sous l’islam 1148-1912 de David G. Littman et Paul B. Fenton et L'Europe et le spectre du califat de Bat Ye'or.

Shlomo Malka, directeur d'antenne de RCJ, radio du Fonds Social Juif Unifié (FSJU), a vu deux épisodes sur quatre. Le 21 octobre 2013, il a interrogé sur RCJ Karim Miské dont il a loué la série sur « un sujet difficile », mais il n'a pas relevé les erreurs historiques et la partialité de cette série. Il n'a pas réagi quand le réalisateur a déclaré : « Le conflit israélo-palestinien prend en otages les identités des uns et des autres...  La langue de culture était l'arabe ». Quid du judéo-arabe ?

Addendum
Le 15 mars 2016, le quotidien israélien Haaretz a publié l'article Before Islam: When Saudi Arabia Was a Jewish Kingdom. Il y évoque la découverte en 2014, près de Bir Hima, à 100 km au nord de Najran, au sud du royaume saoudien, par une équipe d'archéologues français et saoudiens de l'inscription pré-islamique en arabe, vraisemblablement la plus anciennement connue, remontant à environ 470 avant l'ère vulgaire. Une découverte "qui a suscité la consternation en raison de son contexte juif et chrétien". Ces pétroglyphes, qui montrent notamment une croix chrétienne, ont fait l'objet d'une publication par l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres en décembre 2015. Les dirigeants saoudiens ont du être embarrassés par cette découverte qui lie les origines de l'alphabet utilisé pour écrire le Coran à un contexte chrétien environ 150 ans avant la montée de l'islam, et au royaume juif qui jadis a gouverné ce qui est actuellement le Yémen et l'Arabie saoudite. Autre motif de gêne : le Coran et la tradition musulmane ont brossé le tableau d'une péninsule arabique caractérisée par le chaos et l'anarchie, dominée par la jahilliyah – ignorance –, l'absence de droit, l'analphabétisme et des cultes barbares païens. Ce qui semble une métaphore littéraire pour souligner la puissance du message d'unification et de lumière de Mahomet. Les décennies avant le début du calendrier islamique marqué par la "hijra", migration de Mahomet de La Mecque à Médine en 622 ont été marquées par un affaiblissement des sociétés et des Etats centralisés en Europe et au Moyen-Orient, en particulier en raison à l'épidémie de peste et aux guerres incessantes entre les empires byzantin et perse. Des études et découvertes archéologiques amènent à nuancer l'image classique et à redécouvrir l'histoire riche et complexe de la région avant la montée de l'islam.

Dans son article, l'épigraphiste français Christian Robin, qui mène l'expédition à Bir Hima, indique que la plupart des chercheurs s'accordent pour établir que vers 380 de l'ère vulgaire, les élites du royaume de Himyar se sont converties à une forme de judaïsme, car ils ont du voir dans le judaïsme une force potentielle unifiant leur empire culturellement divers et une identité unissant la résistance contre les empiétements des chrétiens byzantins et éthiopiens et de l'empire zoroastrien de la Perse. Au cours du siècle et demi suivant, le royaume Himyarite a étendu son influence en Arabie centrale, dans la région du golfe persique et le Hijaz (région de La Mecque et Médine), ainsi qu'en attestent les inscriptions trouvées à Bir Hima, au nord du Yémen et près de Riyad.

 
« Juifs et musulmans - Si loin, si proches  »
Série documentaire de Karim Miské
Film écrit par Karim Miské, Emmanuel Blanchard et Nathalie Mars
Animation de Jean-Jacques Prunes
Avec la voix de Nathalie Richard
Direction éditoriale : Sylvie Jézéquel
France, 2013, 4 x 52 mn
Coproduction : ARTE France, Compagnie des Phares et Balises, France Télévisions (France 3 Corse Viastella), Vivement Lundi !, Pictanovo
Soutiens : Alliance des Civilisations (ONU), Wolf Institute , services culturels de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en France, Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), programme MEDIA de l’Union européenne, Région Ile-de-France, Région Nord-Pas de Calais, de la Région Bretagne, Agence nationale de la cohésion sociale et l’égalité des chances - L’Acsé – Fond Images de la diversité, de la PROCIREP – Société des Producteurs, ANGOA
Sur Arte les 22 octobre à 22 h 25 et 9 novembre à 10 h 40 - Les origines, 610-721  (1/4) et La place de l’autre, 721-1789  (2/4) - et 29 octobre 2013 à 23 h 15 - La Séparation, 1789-1945  (3/4) et La guerre des mémoires, 1945–2013  (4/4), les 28 juillet et 6 août 2015.
Sur TV5 Monde le 21 mai 2014 

Visuels :
Dessin : © Jean-Jacques Prunes
 Meknès - Musiciens israélites et marocains. © Amar re Ohana, Centre de la Culture Judéo-Marocaine (Bruxelles)

A lire sur ce blog :
Articles in English  

Cet article a été publié les 29 octobre 2013, puis 21 mai 2014 et 28 juillet 2015. Il a été actualisé au 28 juillet 2015.

29 commentaires:

  1. je trouve assez drole le fait que chacun dise qu'il n'est pas partisan et que dans chaque œuvre ( le film comme votre commentaire ci dessus) le soit. La suspicion de l'un envers l'autre ne changera pas d'aussitot.

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  2. Je trouve assez drôle que vous ne donniez pas votre nom et que vous ne présentiez aucun argument à votre allégation selon laquelle mon article serait partisan. J'ai rétabli une partie de la vérité historique.

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    1. le Coran transformé par le Calife qui l'a couché par écrit divise le monde en deux: dar el islam, les pays d'islam et dar el horb les pays de guerre. L''islam se prétend universaliste donc totalitariste politiquement et religieusement (théocratie, califat...) l'épée du drapeau arabe et les prénoms des fils de Kadhafi et de Ribéry : sif el islam signifient "l'épée de l'islam"; à Tunis, les arabes nous disait "bésif alik" avec l'épée nous t'obligeons,
      L'universalisme arabe s'est opposé à l'universalisme chrétien. le christianisme s’écroule en Europe, l'islam s'y insère...LA VÉRITÉ C EST QUE LA GUERRE D ISLAMISATION (djihad) DU MONDE FONDÉE SUR DES VERSETS DU CORAN que je peux vous fournir n'a jamais cessé car le Coran autorise des trêves mais jamais de paix, les infidèles juifs doivent se convertir ou mourir. Plus tard, hors du Coran un responsable musulman créa la situation du dhimmi très bien décrite dans votre article. MAIS NE VOUS Y TROMPEZ pas NOUS VIVONS LA GUERRE DE RELIGION QU'ILS NE POURRONT pas GAGNER CAR AUCUN SYSTÈME TOTALITAIRE NE POURRA JAMAIS RÉGNER SUR LE MONDE;;;

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    2. quelques versets du Coran que vous connaissez peut etre...
      Extraits de la traduction Régis Blachère : « DÉCLARATION DE GUERRE AUX NON - MUSULMANS. CONDAMNATION DU JUDAÏSME ET DU CHRISTIANISME.]
      Sourate IX - 29 « Combattez ceux qui ne croient point en Allah ni au Dernier Jour, [qui] ne
      déclarent pas illicite ce qu'Allah et Son Apôtre ont déclaré illicite, [qui] ne pratiquent point la religion
      de Vérité, parmi ceux ayant reçu l'Écriture ! [Combattez-les] jusqu'à ce qu'ils paient la Jizya,
      directement et alors qu'ils sont humiliés 1. 30 Les Juifs ont dit : " 'Ozaïr est fils d'Allah. " Les
      Chrétiens ont dit : " Le Messie est le fils d'Allah. " Tel est ce qu'ils disent, de leur bouche. Ils imitent
      le dire de ceux qui furent infidèles antérieurement. Qu'Allah les tue 2 ! Combien ils s'écartent [de
      la Vérité] ! »

      Sour. V 37/33 – « La récompense de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Apôtre et qui s'évertuent à [semer le] scandale sur la terre sera seulement d'être tués ou d'être crucifiés, ou d'avoir les mains et pieds opposés tranchés, ou d'être bannis de leur pays. Cela sera pour eux opprobre en la [Vie] Immédiate et, en la [Vie] Dernière, Ils auront un tour­ment immense. »

      « Sour IV ; 93/91- S'ils (les Hypocrites, donc les médinois encore païens) ne se tiennent pas à l'écart de vous, [s'ils ne] se rendent pas à vous à merci et [ne] déposent pas les armes, prenez-les et tuez-les où que vous les acculiez ! Sur ceux là, Nous vous accordons un pouvoir éclatant

      LA TREVE VUE PAR LE CORAN « Sour. IX (traduction R. Blachère)
      … 4 - Exception pour ceux des Infidèles avec qui vous avez conclu un pacte (trêve), [qui] ensuite ne vous ont point fait dommage et n'ont prêté assistance à personne contre vous. Respectez alors pleinement votre trêve-pacte avec eux jusqu'au terme qui les lie!... 5 Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les Infidèles quelque part que vous les trouviez! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades! S'ils reviennent [de leur erreur 1], s'ils font la Prière et donnent l'Aumône (zakat) , laissez-leur le champ libre! Allah est absoluteur et miséricordieux…

      « Sour. 4 - 82/80 Quiconque obéit à l'Apôtre, obéit à Allah. Quiconque tourne le dos [désobéit
      â Allah]. Nous ne t'avons point envoyé comme pro­tecteur pour eux. »

      Le comble de l’esclavage et de la dépendance mentale, religieuse et politique ! La plus extraordinaire forme de totalitarisme : le politico-religieux, celui qui aurait comblé les grands tyrans de l’histoire.
      MAIS OBEIR A L'APOTRE A été DETOURNE PAR LES CALIFES QUI SE SONT AUTO- PROCLAMES LIEUTENANTS DE DIEU pour dominer les populations naïves et incultes et fanatisables au nom de Dieu. Ben voyons; c'est tellement plus facile.
      Les sunnites tuèrent Ali, dont les partisans créèrent le chiisme...
      Qu'ils règlent leurs problèmes et s'aiment entre eux avant de dire que entre juifs et musulmans ce fut une lune de miel...

      « S. IV  80/78 - Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous en des tours puissantes ! »

      Sourate XVII : Vt . 106/104 - et Nous dîmes, après sa mort,(celle de Moïse) aux Fils d'Israël : « Habitez cette terre, et quand viendra [la réalisation de] la promesse de la [Vie] Dernière, Nous vous amènerons en une foule. »)

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  3. La dhimmitude ( protectorat ) des seigneurs de la gaule était - elle meilleure ? Beaucoup mourraient de faim et de maladies à cette époque . Gare à ceux qui se faisaient exclure de la communauté chrétienne également !

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  4. La dhimmitude n'est pas synonyme de protectorat. Elle est spécifique à l'islam. Il faut éviter les anachronismes et les parallèles infondés. Actuellement aussi, beaucoup meurent de faim et de maladies dans le monde... Quel rapport avec la dhimmitude et la Gaule ? Etre exclu de la "communauté chrétienne" - par qui ? - signifie qu'on en a été membre. Or, la dhimmitude vise les non-musulmans.

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  5. Je lis :
    dhimmitude Condition sociale et juridique des dhimmis, en terre d'islam.
    Dhimmi étymologiquement : celui qui est assujetti par un lien d’obligation.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmi

    « Malgré l'élaboration de ce pacte avec les dhimmis, la situation des non-musulmans dans le monde islamique au Moyen Âge et la période ottomane était meilleure que celle des non-chrétiens et hérétiques dans l'Europe médiévale »

    Oui car beaucoup mourraient de faim , de froid et de maladies . Peu avaient de quoi subsister . Par contre les seigneurs féodaux ne manquaient de rien ! Je ne pense pas que la dhimmitude est causée de grandes famines , en tout cas pas plus que sous le système féodal européen .

    Le seul mot qui pourrait correspondre à celui de dhimmitude est celui de servitude en terre chrétienne .

    servitude, nom féminin
    Sens 1 Esclavage, privation de liberté
    Sens 2 Contrainte, obligation.
    Synonymes asservissement, assujettissement, bagne, infériorité, obéissance, servage, subordination, vassalité.

    Je pense avoir été complète et je vous passe le chapitre de l'inquisition qui a suivi . Des bûchers se sont allumés pour les récalcitrants .

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  6. La dhimmitude n'est pas synonyme de la servitude. Un serf est un homme non libre soumis par un contrat à son seigneur. Il devait acheter sa franchise pour être libre. Le dhimmi ne pouvait jamais s'affranchir de sa condition, etc. La dhimmitude n'était pas meilleure que la condition des Juifs en Europe chrétienne. Lisez les livres de Bat Ye'or ou de David G. Littman et Paul B. Fenton : http://www.veroniquechemla.info/2010/11/interview-de-david-g-littman-et-de-paul.html et http://www.veroniquechemla.info/2012/03/lexil-au-maghreb-la-condition-juive.html

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  7. J'ai arrêté cette série au premier épisode, et j'ai lu votre développement jusqu'au bout. Tout est bien expliqué et objectif, il y a des vérités héritées du Talmud qui sont plus explicites concernant la Genèse de l'Islam. Pour ma part, ayant vécu à Alger depuis 1968 et passé mes vacances à La Goulette je peux confirmer que l'entente entre Juifs et Musulmans n'est qu'illusoire. Dès qu'il y a événement en Israël-Palestine les vieilles rancunes Arabes surgissent. Toujours de passage à Alger depuis 45 ans et ayant fait vivre des dizaines de famille, je reste un Juif! Même nos employés crachaient avant de rentrer au bureau travailler, mais ne voulaient pas partir. D'ailleurs Juifs veut dire : méchant, mauvais, diable,...dans leur langage usuel.

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  8. Chère Véronique.

    Toute mon admiration pour cette critique fine, pertinente et parfaitement justifiée, n'en déplaise aux fâcheux. Je regrette seulement qu'on ne puisse pas ni le promouvoir (avec un bouton "J'aime", ni le partager, avec la fonction partager. Mais peut-être n'ai-je pas compris le modus operandi.

    Continuez. Dans cette veine, vous êtes irremplaçable.

    Amicalement.

    Menahem Macina

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  9. Cher Menahem,

    Je vous remercie pour vos louanges. Vous êtes irremplaçable par votre travail de documentation.

    Au-dessous de mon article et juste avant les commentaires, se trouvent les icônes de Facebook, Twitter, etc. En cliquant sur l'une des icônes, vous partagez l'article sur les réseaux sociaux, etc. Je signale mes articles publiés sur mon blog sur Facebook, Twitter, etc. Je viens de vérifier, et cela fonctionne.

    Amicalement,

    Véronique Chemla

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    1. Merci, Chère Véronique. Entre temps, j'avais repéré les icônes dont vous parlez et j'ai recommandé votre article sur FB.
      C'est vous qui êtes irremplaçable! Vos dossiers sont un must de documentation et d'acribie!
      Bonne continuation.
      Amicalement.

      Menahem

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  10. Que puis-je ajouter au commentaire de Menahem?
    Merci,
    Giora

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  11. Veronique Chemla a parle!!!!!!!!elle est la vérité!!!What else? au lieu de voir un documentaire qui resserre les liens entre juifs et arabes,elle y voit la main de l'islamisme,vous ne vous rendez pas compte que vous êtes de ceux et celles qui veulent laisser les portes fermées;vos théories sont ethnocentrees

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  12. Bonjour Anonyme,

    Je n'ai pas la prétention d"'être la vérité".

    Un documentaire doit d'abord dire l'histoire, la vérité. Et ce n'est pas le cas.

    On ne peut pas resserrer les liens entre Juifs et musulmans sur des mensonges. Par contre, on doit œuvrer pour que l'Histoire soit connue.

    Je n'ai pas utilisé le mot "islamisme" dans mon article.

    Mon article est documenté, sans théorie, et vous ne présentez aucun argument à l'appui de vos allégations.

    Véronique Chemla

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  13. Dans le livre de Georges Bensoussan intitulé Juifs en pays arabes chez Tallandier que je lis en ce moment ; j’ai été assez retourné en lisant les premières lignes sur l’extrême misère de cette condition à partir du 13 ème siècle :” Lorsque vous vous promenez dans une ville comme celle-ci, écrit George Orwell à propos des “sujets coloniaux “rencontrés à Marrakech en 1939_ 200 000 habitants dont au moins 20 000 ne possèdent strictement rien d’autre que les haillons_, quand vous voyez comment vivent les gens , plus encore comment ils meurent facilement, il est toujours difficile de croire que vous marchez au milieu d’êtres humains (.....)Ils sortent de la terre ils suent et ont faim pendant quelques années puis ils replongent dans les tas sans nom du cimetière et personne ne remarque qu’ils sont partis . Et même les tombes elles mêmes s’effacent bientôt dans le sol . “ p 21
    René Caillié l’explorateur écrit entre 1824 et 1828 : “ Dans tout le pays d’El Drah et de Tafilet , il y a des juifs qui habitent les mêmes villages que les musulmans ; ils y sont très malheureux , vont presque nus et sont sans cesse insultés par les Maures: ces fanatiques vont jusqu’à les frapper indignement et leur lancent des pierres comme à des chiens “ p 31
    En 1866, un voyageur en Syrie” relève qu’un Juif peut toujours être la cible de jets de pierres (par des enfants qui s’en amusent )qu’on peut impunément lui tirer la barbe ou les papillotes et qu’on lui crache parfois au visage “ p 31

    Quand on connaît toute la propagande sur un prétendu âge d'or des trois religions et qu'on lit ce qui pouvait se passer au Yémen et au Maroc ,il y a moins de 100 ans , rapporté par Charles de Foucault, Max Nordeau (bras droit de Hertzl ) ou même Pierre Loti et plein d'autres, on réalise la condition de malheureux qui , trop pauvres , ne pouvaient pas payer leurs racketteurs, cruels , impitoyables , véritables carnassiers qui les martyrisaient à un point inimaginable et ce jusqu'au tournant du 20 ème siècle et même au delà . C'était vraiment l'enfer . Lisez , chers amis , le premier chapitre. Vous y verrez des traitements , la cruauté d'une immense partie des Arabo-musulmans qui n'avaient rien à "envier " au Nazisme (sauf bien sûr l'extermination ). Quand un Juif essayait de se plaindre chez un caïd ou un fonctionnaire quelconque , il lui fallait un courage , un sens du désespoir extrême car suivant l'humeur du juge , il s'exposait à ne rien avoir rien du tout mais aussi il s'exposait à recevoir , lisez bien .....mille coups de bâton soit un régime pour tuer le supplicié dont beaucoup ne ressortaient pas sinon infirmes à vie .

    Cela , je l'ai lu et relu , je le jure et vous pouvez le vérifier .

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    1. Voici un lien que j’ai découvert qui résume par un exposé de 120 mn cet ouvrage de 900 pages, une somme ,
      Ecoutez cette conférence , je vous en prie , et vous verrez comment nos aïeux étaient traités , en tout cas avant l’arrivée du "colonisateur" qui abolit.... esclavage et polygamie et permit l'amélioration de la condition juive. Aussi , comprenons nous que les Juifs aient fui en masse de tels enfers qui sévissaient, au demeurant , bien avant la naissance de l'Etat d'Israël.

      http://www.akadem.org/sommaire/them...

      Si vous avez écouté cette vidéo remarquable je voudrais faire une précision pour ne pas..... trahir la pensée de l’auteur du livre (qui est celui de l’exposé d’ailleurs ) :
      Les musulmans que nous avons connus NE SONT QUAND MÊME PAS ceux qui ont oppressé nos aïeux, ce sont leurs descendants
      Ce qui n’est pas , soyons honnêtes et rigoureux , la même chose
      Ces descendants n’en sont pas responsables même si , comme nous, ils ont une mémoire collective, la leur.
      Le souci de vérité m’oblige à faire cette vitale distinction .

      Mais , l'islam, lui , est responsable , est même complètement responsable d'une partie du malheur de nos aieux

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  14. Je ne suis pas l'Anonyme qui me précède (je n'arrive pas à entrer mon identifiant) dont je condamne les propos tendancieux

    Il y a 20 ans , j’avais lu le livre excellent de Bat Yeor Le Dhimmi ( Ed. Anthropos ) mais livre d'événements , livre descriptif sur les pogroms ; il ne donnait pas de relation sur la vie quotidienne des juifs dans le monde arabo-musulman . C'est cela l'objet essentiel du livre de Bensoussan : le vécu
    Je viens de trouver un lien inespéré d’une conférence de l’auteur, George Bensoussan , sur son livre , faite au cercle Bernard Lazare à Paris ces derniers mois . Cet exposé dure 120 mn , est édifiant ; écoutez le jusqu’au bout , je vous en prie et si vous avez manqué un court passage, avec votre curseur , revenez car on ne peut ignorer cet aspect immense d’une réalité qui concerne les racines et la mémoire collective d’une partie d’entre nous
    http://lettresdisrael.over-blog.com/article-en-librairie-la-fin-des-juifs-en-terre-d-islam-georges-bensoussan-104700231.html

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  15. (suite)

    - "les Sionistes paraissent des « pièces rapportées » dont on ne perçoit pas le lien avec leur Terre promise" => bien au contraire on comprend très bien, si l'on écoute vraiment, que le sionisme est de culture laïque et généré autant par l'antisémitisme européen que par la fracturation culturelle et panarabique du Moyen-Orient qui éloigne de force des gens leurs pays d'origine (Tunisie, Algérie, Irak, etc) dont ils se sentent pourtant plus proches que d'une identité "israëlienne" alors en totale construction.

    - "Emblématique de ces carences informatives : la présentation d’Haj Amin al-Husseini " => qui pourtant est faite, sans une foultitude de détails il est vrai, mais on n'est pas dans la "carence" ; puis, lorsque vous évoquez Farhud, par la simple mention des chiffres (même si aucune vie et donc aucun meurtre ignomineux n'est à ignorer => http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_massacres ...) on constate que c'est autant le symbole d'une identité juive autochtone niée par la haine raciale dans la société irakienne qui a laissé un traumatisme si profond.

    - "plus de 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie" => Citez vos sources ? Sans détailler le particularisme historique des balkans, les sections Handschar/Kama/Skanderberg/Ostmuselmanische forment un décompte qui tournerait autour de 40 000, tel qu'indiqué par exemple ici pour la première d'environ 20 000 http://www.amazon.fr/Himmlers-Bosnian-Division-Waf... ; alors où en trouvez vous au bas mot 60 000 de plus ?

    - "On ne peut comprendre pourquoi, pour des musulmans, l’« idée d’un Etat juif est inacceptable », si l’on ne rappelle pas la dhimmitude." => c'est précisément expliqué dans ce documentaire ... vous l'êtes vous fait résumer sans le voir pour avoir manqué autant d'informations dont vous déplorez (à tort) l'absence ?

    - "Cette série insiste sur le fait que les Arabes de Palestine auraient été "dépossédés" de leur "pays"." => vos guillemets ne changent rien à ce fait : d'abord par les anglais puis par l'ONU, les palestiniens ont été dépossédés et même trahis par leurs voisins arabes comme expliqué dans la série. Pire, vous ajoutez "Ce qui implique que les Juifs sionistes auraient volé leurs terres (...) un poncif antisémite, celui du Juif voleur.", ce qui est non seulement mensonger pour qui l'a vu mais aussi abusément accusatoire vis à vis des réalisateurs. Ce ne sont pas là les méthodes d'une "analyse" (moi aussi je sais utiliser les guillemets, voyez !) qui vous honorent, très loin de là ...

    - "déni de la réalité historique en alléguant que l'Etat d'Israël, notamment l'Agence Juive, aurait "joué un rôle" dans cet exode massif" => et c'est pourtant le cas, on a entre autres exemples les cas Haavara, Tapis volant, Ezra et Néhémie, etc ... et d'autres alyahs qui furent organisés (souvent à juste titre pour sauver des vies autant que pour augmenter son poids démographique) par l'Etat israëlien naissant via des figures notoires telles Jabotinsky (et ses accords avec l'Ukraine ou la Pologne alors antisémites).

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  16. Je ne comprends pas que vous gardiez l’anonymat. J’ai publié vos commentaires non diffamatoires. Voici mes réponses à vos commentaires, publiés ou non publiés :
    Il n’y avait pas d’unité « culturelle/linguistique » : de nombreux Juifs parlaient le judéo-arabe, le judéo-espagnol, etc. La culture Juive est fondamentalement différente de celle islamique qui refuse l’égalité entre musulmans et non-musulmans, etc.
    La séparation existe dès l’émergence de l’islam et divers témoignages au fil des siècles l’ont décrite. L’Etat d’Israël assure l’égalité de ses citoyens, Juifs, chrétiens, musulmans, Arabes, etc. Quant aux Etats musulmans, ils sont devenus (quasi-)judenrein – l’expulsion des Juifs est le signe d’une séparation géographique définitive, radicale -, ont parfois rétabli ou songent à instituer la sharia, etc.
    Sous protectorat français, le Maroc n’a pas protégé ses citoyens Juifs de l’application du Statut des Juifs. Des Juifs marocains ont été contraints de retourner au mellah, d’aller dans des camps de travaux forcés, etc. Le débarquement des Alliés a empêché leur destruction.
    L’Europe a été marquée, comme l’empire islamique par l’intolérance religieuse. Mais ni ce colonialisme musulman ni cette intolérance religieuse ne sont dits par cette série. L’histoire est écrite par les vainqueurs, et l’histoire des Juifs massacrés sous domination musulmane n’a pas trouvé place dans l’Histoire des pays musulmans.
    A aucun moment, la série n’évoque les accusations de crime rituel contre les Juifs par exemple en Syrie citées dans mon article, et ayant justifié l’action solidaire des Juifs européens et des souverains de pays européens.
    Nul n’a contesté les écrits du professeur Lewis. Vous récusez, sous de vains et faux prétextes, ceux dont les recherches prouvent que vos allégations sont infondées. Quelles sont vos sources ? Mystère.
    Je n’ai pas retrouvé cette citation du professeur Lewis : « Lorsque la puissance musulmane était à son apogée, seule une autre civilisation, la Chine, pouvait se comparer à elle par l’ampleur, la qualité et la diversité de ses réalisations (...) L'Islam, en revanche, avait créé une civilisation mondiale, pluriethnique, multiraciale, internationale, et l’on pourrait même dire transcontinentale ». Je pense que l’Europe médiévale pouvait rivaliser avec cette « puissance musulmane » par « l’ampleur, la qualité et la diversité de ses réalisations ». Ce qui explique la Renaissance, la découverte de l’Amérique par des Européens, etc. « Vous citez cette source quand ça vous arrange ». Si cet empire islamique avait été réellement multiracial et pluriethnique, comment expliquez-vous l’absence actuelle des descendants des millions d’esclaves originaires d’Afrique sub-saharienne par la traite arabo-islamique ?

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  17. Suit de ma réponse.
    Le sionisme a une dimension et un fondement bibliques, religieux.
    Environ un million de Juifs ont quitté, généralement contraints et forcés, en quelques décennies, dans des conditions dramatiques, ces pays musulmans. Qui les a forcés ?
    La participation du grand mufti Amin al-Husseini à la Shoah serait pour vous un « détail ». Je ne partage pas votre avis. http://books.google.fr/books/about/The_Nazi_Connection_to_Islamic_Terrorism.html?id=HGkthBwbNg8C&redir_esc=y
    Le farhud a été causé par l’antisémitisme du grand mufti Amin al-Husseini, d’Arabes irakiens, de Nazis, etc.
    Sur le nombre de musulmans ayant combattu aux côtés des forces de l’Axe : « Entre 150 000 et 300 000 musulmans soviétiques principalement turcophones ont combattu aux côtés de l'Axe8 contre l'Union soviétique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Monde_musulman_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale, http://books.google.fr/books?id=HGkthBwbNg8C&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false, http://fr.danielpipes.org/8419/islamistes-dominer-islam-europeen)
    La présentation de la dhimmitude est édulcorée, succincte, amoindrie par cette série.
    Je vous invite à lire mon article prouvant que le droit international et l’Histoire fondent les droits des Juifs sur Eretz Israel, et qu’ils n’ont pas dépossédés le « peuple palestinien » de sa terre puisque la « Palestine » comme Etat souverain, indépendant n’a jamais existé, ni au Proche-Orient ni nulle part ailleurs. http://www.veroniquechemla.info/2012/04/juifs-et-arabes-de-france-depasser-la.html
    L’Agence Juive n’a pas pu convaincre environ un million de Juifs de se déraciner. Si elle avait « joué un rôle » déterminant dans cet exode massif, l’Etat d’Israël aurait accueilli alors ce million de Juifs. Ce qui n’a pas été le cas : des dizaines de milliers de Juifs ont fui vers la France, vers le Canada, etc.
    Vous feignez de confondre les accords pour sauver les Juifs de la Shoah et le sauvetage des Juifs menacés, persécutés en « terre d’islam ». Jabotinsky est mort en 1940 ; or cet exode a eu lieu essentiellement de la fin des années 1940 aux années 1970.
    L’Etat d’Israël a reconnu avoir mal accueilli ces dizaines de milliers de Juifs arrivant alors qu’il n’avait pas alors les infrastructures, etc. pour les accueillir convenablement. C’est un passage hors sujet dans cette série. L’unique raison de l’avoir mentionné est la volonté de dénigrer l’Etat d’Israël en alléguant qu’il a moins bien traité les Juifs que ne l’ont fait les musulmans.
    Quel Etat musulman a fait son mea culpa à propos des pogroms, de la dhimmitude, des alliances de dirigeants musulmans avec leurs homologues nazis, de cet exil, etc. ?
    Si la réponse israélienne au terrorisme palestinien avait été disproportionnée, comment expliquez-vous la croissance démographique des Arabes palestiniens, les tracts envoyés aux civils libanais pour qu’ils quittent une zone de combat, etc. ?
    Sur la propagande haineuse que vous véhiculez, je vous renvoie à mon article http://www.veroniquechemla.info/2012/04/juifs-et-arabes-de-france-depasser-la.html
    A Chatila, des chrétiens ont tué des musulmans de plusieurs nationalités. Pourquoi n’évoquez-vous par les massacres de chrétiens par des Arabes palestiniens au Liban (Darmour en 1976), et tous les autres ?
    Deir Yassin était une bataille dure lors de la guerre d’Indépendance d’Israël, et c’est un élément de la propagande arabe : http://www.veroniquechemla.info/2012/04/le-serment-promise-de-peter-kosminsky.html

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    1. Bonjour Véronique Chemla ,

      Les commentaires du 1er et du 2 Novembre devraient être signés Redomier et non Anonyme .
      Car je ne suis pas parvenu à entrer mon pseudo

      Merci de corriger.

      En lisant mes commentaires , vous verrez que je partage largement votre vue et non celle du sinistre imposteur qui vous donne une dérisoire contradiction

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    2. Bonjour. Je ne peux pas corriger, ni résoudre ce problème.

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  18. Bonsoir et merci de votre suivi,

    Un débat de fond m'est plus important que la vanité de me l'identifier, d'où mon anonymat d'hier.
    Je comprends que vous n'ayez pas tout publié, même si plusieurs points méritaient réponse.
    Cependant, je m'en tiendrais à revenir sur vos 2 derniers commentaires :

    "La culture Juive est fondamentalement différente de celle islamique qui refuse l’égalité entre musulmans et non-musulmans"
    => Si vous parlez uniquement religion, la culture juive sépare tout autant les juifs et non-juifs - déjà dans les textes sacrés.
    Il ne s'agissait pas de cela, mais d'une relative unité sur les modes de vie, coutumes, habitudes, mots, attachement terrien, etc.

    "L’Etat d’Israël assure l’égalité de ses citoyens, Juifs, chrétiens, musulmans, Arabes, etc."
    => Ce n'est pas ce que déplorent nombre de personnes là-bas, qui dénoncent plusieurs niveaux de citoyenneté et de droits.
    Un exemple de source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/31/les-arabes-d-israel-une-citoyennete-en-conflit_1740023_3232.html

    "Sous protectorat français, le Maroc n’a pas protégé ses citoyens Juifs de l’application du Statut des Juifs"
    => Certes, mais le sultan de l'époque a joué de diplomatie pour préserver ses citoyens "dhimmis" des demandes vichystes de la "Résidence".

    "ni ce colonialisme musulman ni cette intolérance religieuse ne sont dits par cette série"
    => Au contraire et notamment dans le déclin d'Al-Andalous, mais là aussi peut être pas de façon aussi soulignée que VOUS le vouliez.

    "L’histoire est écrite par les vainqueurs"
    => Pas pour un historien qui respecte les faits et qui prend du recul sur les traités et la propagande qui entoure les récits historiques.

    "A aucun moment, la série n’évoque les accusations de crime rituel contre les Juifs par exemple en Syrie"
    => En effet, c'est un manquement d'autant que ce procédé propagandiste est courant, par exemple dans l'amérique de la guerre froide vis à vis du bolchévique.

    "Nul n’a contesté les écrits du professeur Lewis"
    => Il semble que si : par exemple E. Said pourtant très modéré sur la question israëlo-palestinienne ; ou d'autres comme messieurs Ellul, Ternon, Chouraqui, etc.

    "Quelles sont vos sources ? Mystère."
    => Je vous en ai cité plusieurs mais vous n'avez pas jugé bon de les publier. Mais n'inversez pas ainsi les charges de citation, s'il vous plaît ? Merci.

    "Je n’ai pas retrouvé cette citation du professeur Lewis"
    => http://www.amazon.com/What-Went-Wrong-Between-Modernity/dp/0060516054

    "comment expliquez-vous l’absence actuelle des descendants des millions d’esclaves originaires d’Afrique sub-saharienne par la traite arabo-islamique ?"
    => Sans nier cette détestable pratique à l'époque aussi occidentale qu'orientale (y compris chez les juifs notamment andalous), il semble qu'une relative mixité socio-culturelle ait existé un peu partout à divers degrés.
    Il est vrai qu'elle a été souvent détruite comme lors du 20ème siècle (c'est évoqué dans la série) ; mais pour le détail il faudrait prendre pays par pays !

    "Le sionisme a une dimension et un fondement bibliques, religieux."
    => Je vous contredit à nouveau sur ce point, la lecture purement religieuse interdisant tout état de ce type sans certaines conditions messianiques non réunies.
    Un exemple pour illustrer : http://www.lepoint.fr/monde/ces-juifs-ultraorthodoxes-qui-haissent-israel-06-01-2012-1416179_24.php

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  19. Bonjour,
    Indiquer son nom et son prénom signifie assumer ses écrits.
    Si l’on vous suit, alors toute culture sépare. Vous ne citez aucun texte sacré Juif à l’appui de vos allégations.
    Les mots diffèrent dans la mesure où les Juifs ont forgé leur langue (judéo-arabe) ou maintenu leur langue d’origine (judéo-espagnol), et le témoignage d’un Juif ne valait pas celui d’un musulman. Les modes de vie sont différents : les Juifs étaient contraints de porter des couleurs et objets pour être repérés comme Juifs, ils ne pouvaient réhabiliter leurs synagogues, ils devaient veiller à ce que leurs maisons soient de dimension inférieure à celle des musulmans, etc.
    Vous citez une personne partiale - Robert Blecher, directeur du projet Israël/Palestine de l'International Crisis Group (http://www.crisisgroup.org/fr/apropos/Staff/Field%20Offices/Middle%20East%20and%20North%20Africa/blecher-robert.aspx ) -, et à partir d’un fait, vous extrapolez. Ce qui n’est pas probant. (http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/31/les-arabes-d-israel-une-citoyennete-en-conflit_1740023_3232.html). Votre lien renvoie vers une tribune partiale – « citoyens palestiniens d’Israël » -, et non vers un article factuel. L’auteur allègue que les Arabes israéliens seraient « victimes d'inégalités économiques, sociales, culturelles et religieuses », mais ne cite aucune inégalité. Cette tribune émane prouve que l’Etat d’Israël est une démocratie : Salim Joubran, citoyen arabe et juge à la Cour suprême d'Israël, est parvenu à la plus haute fonction judiciaire, et a refusé de chanter l’hymne israélien sans aucune sanction.
    Quelle preuve avez-vous que le « sultan de l'époque a joué de diplomatie pour préserver ses citoyens "dhimmis" des demandes vichystes de la "Résidence » ? Aucune. J’ai publié un article de la presse marocaine sur les dahirs appliquant le Statut des Juifs.
    Citez une seule phrase du documentaire recourant aux termes « colonialisme musulman », « intolérance religieuse » sous domination islamique. Al-Andalous symbolise ces deux faits.
    L’Histoire est écrite par les vainqueurs : les Juifs massacrés n’ont pas eu le temps d’écrire leur Histoire.
    Les historiens contribuant au mythe al-Andalous ne respectent pas les faits.
    Citez des exemples d’accusations de meurtre rituel dans l’Amérique de la Guerre froide vis-à-vis des Bolchéviques.
    E. Saïd est partial (http://www.meforum.org/1811/did-edward-said-really-speak-truth-to-power, http://www.debriefing.org/15657.html, http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/enough-said). Citez ceux qui contestent le professeur Lewis sur la condition Juive sous domination islamique.
    Votre lien http://www.amazon.com/What-Went-Wrong-Between-Modernity/dp/0060516054 ne renvoie pas à votre citation : « Lorsque la puissance musulmane était à son apogée, seule une autre civilisation, la Chine, pouvait se comparer à elle par l’ampleur, la qualité et la diversité de ses réalisations (...) L'Islam, en revanche, avait créé une civilisation mondiale, pluriethnique, multiraciale, internationale, et l’on pourrait même dire transcontinentale ».
    Les esclavagistes occidentaux ne castraient pas les esclaves Noirs. Ainsi, des dizaines de millions d’Afroaméricains peuplent les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil, etc. Où sont les descendants des millions d’esclaves provenant d’Afrique sub-saharienne dans ces pays musulmans où ils ont été amenés dans des conditions inhumaines ? (http://www.herodote.net/622_au_XXe_siecle-synthese-12.php). Je vous invite à entendre l’interview de Tidiane N'Diaye sur son livre "Le génocide voilé" (Gallimard, 2008) : http://www.youtube.com/watch?v=jcIcd3T2BMw)
    Aucune mixité sociale n’est tolérée par la dhimmitude, etc.
    Je cesse ce dialogue asymétrique : vous procédez par des allégations choquantes, et je consacre beaucoup de temps à démontrer, preuves à l’appui, qu’elles sont infondées. Et vous persistez dans cette méthode intellectuellement peu satisfaisante.

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  20. J'ai trouvé que le documentaire était de bonne qualité, avec la participation de nombreux intellectuels et universitaires américains, français, israéliens, allemands... d'origine juive, musulmane et chrétienne. Je n'ai pas perçu une quelquonque partialité. Je ne sais qui est cette Chemla ni qu'est ce qui lui permet d'émettre des propos aussi péremptoires et outranciers. C'ést un bon documentaire, factuel, qui entre autres, explique et dénonce l'antisémitisme musulman, le rôle néfaste du Mufti de Jérusalem et beaucoup d'autres choses. Je ne suis né de la dernière pluie, dans ma longue vie j'ai lu des dizaines de livres sur le sujet, j'ai vu ces documlentaires sans aucun a priori favorable, plutôt le contraire et j'ai été surpris de leur bonne qualité et de leur valeur didactique.

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    1. Je ne sais pas qui est ce Preschel.
      Force est de constater qu'il use de mots agressifs à mon égard, et ne prouve pas que mes arguments seraient infondés.
      Il est trop occupé à parler de lui : "j'ai lu" - quel livres ? - "j'ai vu" - quels films ? -, etc.
      Je vous invite à lire ces documents https://www.facebook.com/notes/rudi-roth/voici-la-liste-de-mes-articles-dans-pardes-n-55/10205690239441104?hc_location=ufi

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  21. Chere Veronique, bravo pour ton excellent article. Je na'i vu qu'un volet, celui qui parle de l'ere du colonialisme. Selon Miske, l'antisemtisme n'a pas existe anterieurement. Voir mon commentaire en bas.http://jewishrefugees.blogspot.co.uk/search?q=miske

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  22. Heureux que ce superbe article revienne à l'ordre du jour. Je l'ai partagé sur ma page FB. Continuez, Véronique: celles et ceux qui cherchent vraiment la vérité ont besoin de vos analyses, solidement documentées, non jargonneuses ni inutilement polémiques, et aussi compétentes que remarquablement claires et convaincantes. (Menahem)

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