Citations

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« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

jeudi 1 novembre 2018

Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui


La Cité internationale de la bande dessinée et de l'image présente l’exposition itinérante « Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui ». Une exploration, sur différents supports, en des genres variés, d’œuvres de près de 50 auteurs de BD (bande dessinée) « arabe » de dix pays ou entité évoquant, sur le mode individuel ou collectif, leur quotidien, leur intimité…

Vers un « vote halal » en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Israël ? 
« Humoristes et musulmans » de Frank Eggers  
« Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui »
« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama
« Pictures for Peace. La douleur après l’attentat - Hocine Zaourar » par Rémy Burkel
« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand
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L’Arabie saoudite 
Hajj, le pèlerinage à La Mecque
L’Irak, une ex-mosaïque ethnico-religieuse
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Le keffieh, c'est tendance !

Qu’est-ce qu’une « bande dessinée arabe » ? Une bande dessinée publiée dans « le monde arabe » ? Une œuvre dont l’auteur est arabe, voire musulman, berbère ou amazigh ? Ou dont le thème est « arabe » ? Le dossier de presse de l’exposition ne le précise pas. Mais la lecture des auteurs représentés dans l’exposition répond à ces questions. Il s’agit de jeunes auteurs s’exprimant en langues arabes, et publiés dans des pays d’Afrique du nord, du Proche-Orient ainsi que du Moyen-Orient.

« Depuis une quinzaine d’années, les pays du Maghreb et du Levant voient se développer de nouvelles formes de bande dessinée, éloignées de la production qui a prévalu des années 1950 aux années 1980. Partagée entre l’évocation du quotidien des grandes villes, l’expérimentation et les récits de l’intime, une nouvelle génération d’auteurs connectés innove et bouscule ».

L’exposition « présente la "nouvelle scène" de la bande dessinée arabe à travers des planches originales, plusieurs dizaines d’exemplaires de revues, d’albums individuels ou collectifs des nouveaux acteurs et actrices de la bande dessinée arabe par pays, soit une cinquantaine d’auteurs provenant d’Algérie, d’Égypte, d’Irak, de Jordanie, du Liban, de Libye, du Maroc, de Palestine, de Syrie et de Tunisie ». Quèsaco la « Palestine » ? 

« Déployée dans trois salles du musée de la bande dessinée, l’exposition Nouvelle génération la bande dessinée arabe aujourd’hui se présente comme une promenade géographique, à la fois didactique et rêveuse ».

« Elle met en avant les collectifs d’auteurs, fers de lance du renouveau de la bande dessinée arabe contemporaine ».

« Entre papier et palette graphique, cette nouvelle génération ne choisit pas ; l’exposition montre des originaux encadrés aussi bien que des pages consultables sur tablettes et /ou écrans interactifs ».

« La scénographie met en avant les interprétations graphiques des décors dans lesquels les auteurs évoluent, au premier rang desquels les décors urbains, omniprésents dans leurs productions ». « Regroupant les auteurs membres des collectifs, l’exposition permet également de découvrir les créateurs solitaires. »

« Un parcours enfants permet aux plus jeunes de se familiariser avec cette production nouvelle, ouverte à toutes les influences des traditions étrangères, mais aussi des arts de la rue, de la télévision, des jeux vidéo… »

« Désireux de faire connaître la nouvelle bande dessinée arabe, les coproducteurs de cette opération ont souhaité que l’exposition circule partout, dans le monde arabe, et ailleurs dans le monde. C’est ainsi qu’une version itinérante de l’exposition est d’ores et déjà disponible et suscite l’intérêt de nombreuses institutions culturelles de la zone du "monde arabe".

L’exposition est une co-production La Cité internationale de la bande dessinée, the Mu’taz & Rada Sawwaf Arabic Comics Initiative/ToshFesh.com, l’Université américaine de Beyrouth, l’institut français de Paris, en lien avec les Instituts français de la région "monde arabe". Le commissariat est assuré par Lina Ghaibeh et Jean-Pierre Mercier, le conseil scientifique par Lina Ghaibeh, Rym Mokhtari, George Khoury, Enrique Klaus, Jean-Pierre Mercier, Shennawy. 

« Nous sommes heureux de participer à cette exposition de référence dédiée à la bande dessinée du monde arabe à Angoulême 2018. L’exposition « Nouvelle génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui » présente nombre d’artistes talentueux et expose une large sélection de leurs travaux. Elle sera par la suite présentée dans d’autres villes d’Europe, permettant d’élargir le lectorat des bandes dessinées arabes. Nous fêtons cette année sept ans d’efforts continus pour promouvoir, exposer et publier des caricaturistes et auteurs de bande dessinée arabes originaires du Moyen Orient, du Golfe et de l’Afrique du Nord », a écrit Mu’taz Sawwaf, fondateur et éditeur, Sawwaf Arab Comics Initiative à l’université américaine de Beyrouth.

Et d’ajouter : « Nous y sommes arrivés grâce à la Mu’taz and Rada Sawwaf Comics Initiative et l’Université Américaine de Beyrouth, ainsi qu’à la maison d’édition Tosh Fesh. Cette initiative vise à encourager la recherche interdisciplinaire sur la bande dessinée arabe, à promouvoir la production, la formation scolaire et universitaire, mais aussi l’enseignement sur et de la bande dessinée. Elle prévoit de développer un fonds de bandes dessinées arabes et de se charger de sa maintenance, tandis que Tosh Fesh se consacre à la publication d’anthologies de caricaturistes et de auteurs de bande dessinée de la région en vue d’élargir le lectorat d’oeuvres issues de cette zone restée plus ou moins dans l’ombre jusque-là. Certaines bandes dessinées pourront paraître plus intéressantes que d’autres. Certaines parleront aux esprits critiques, d’autres aux coeurs sensibles. Néanmoins, je suis convaincu que toutes et tous les auteurs de bande dessinée feront bonne impression. Ils et elles partageront leur vision du monde arabe, leurs inquiétudes et leurs peurs, ce qui nous fait pleurer, de tristesse ou de joie, voire de rire ! Sourire et rire ensemble des mêmes choses, n’est-ce pas le meilleur moyen de vivre une connivence ? Nous en sommes convaincus, tous ces efforts élèveront la bande dessinée et la caricature au rang de moyen d’expression capable de présenter opinions, croyances et sentiments, dans le monde arabe et au-delà ».

« L’exposition Nouvelle Génération : la bande dessinée arabe d’aujourd’hui est le fruit d’un partenariat intense et fructueux entre la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image et la Mu’taz and Rada Sawwaf Comics Initiative et l’Université Américaine de Beyrouth. Ce partenariat conforte des liens culturels et historiques entre nos deux pays, et approfondit la vocation de la France à rendre compte des évolutions du paysage artistique et culturel du monde arabe qui nous est si proche, nos destins historiques étant inextricablement liés », a analysé Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Et de raconter : « Cette aventure formidable a démarré à l’occasion de plusieurs visites de Jean-Pierre Mercier et moi-même au Caire à l’invitation du festival CairoComix, à Beyrouth pour les Mahmoud Kahil Awards, au Maroc pour le festival de bande dessinée de Tétouan porté par l’Institut National des Beaux Arts, en Tunisie... La découverte des travaux et oeuvres de plusieurs auteurs emblématiques, les échanges avec Mu’taz Sawwaf, Lina Ghaibeh, Shennawy, Jad et bien d’autres, nous ont permis de prendre conscience que quelque chose d’important se passait, d’Alger à Tétouan, du Caire à Beyrouth et jusqu’en Irak et en Syrie dans des conditions que nous pouvons aisément imaginer. Nous avons rapidement constitué une équipe de spécialistes et de passionnés autour de ce projet. Pour nous, il était essentiel de donner à voir l’extraordinaire vitalité de la création du monde arabe en matière de 9ème art, et de manifester notre intérêt et notre soutien à cette création en cours et aux auteurs qui la font vivre, parfois dans des contextes particulièrement difficiles. Les presque cinquante autrices et auteurs exposés, arabophones, anglophones et francophones, de plus de dix pays, témoignent de la diversité des styles graphiques et des modes de narration, inspirés par les mutations et tragédies des sociétés arabes écartelées entre les traditions et les aspirations à l’émancipation et à la liberté. Leurs œuvres échappent à toutes tentatives de contrôle et de censure, la bande dessinée n’étant pas encore un art trop exposé et trop visible. C’est ce qui constitue l’un de ses multiples intérêts et l’une de ses forces. Cette nouvelle bande dessinée surprend par son audace, par la multiplicité de ses influences et par la richesse des thèmes qu’elle aborde. Influences occidentales, japonaises et héritages de la tradition graphique arabe s’entremêlent pour aboutir à des esthétiques singulières. Thèmes intimes, poétiques, politiques, historiques, sociétaux, elle rend compte et permet de mieux décrypter la nouvelle page qui est en train de s’écrire dans une région du monde sujette aux soubresauts de l’Histoire, notamment depuis les Printemps Arabes. C’est à ce regard rétrospectif sur une décennie de littérature graphique que l’exposition invite le visiteur, en proposant un parcours entre les différentes régions et les différents collectifs constitués pour apprécier les multiples talents qui s’y déploient ».

« J’ai grandi entourée de bandes dessinées arabes. Celles que l’on trouvait à l’épicerie du coin, dans les kiosques à journaux ou chez les amis. Des BD de propagande d’État, aux aventures de super-héros traduites et de personnages de Disney en djellaba. J’étais également là lors de l’apparition de la BD pour adultes dans la région. J'y ai d'abord assisté avec fascination, avant d’y participer avec le JAD workshop et, à présent, de l’enseigner. Pourtant, la bande dessinée continue de m’émerveiller : c’est un puits sans fond de questions, de styles et de voix d’artistes qui émanent de la région évoquant les peines et les plaisirs, les luttes quotidiennes et les souffrances qui bouleversent la vie… Tout cela avec intensité, engagement, sensibilité mais aussi avec humour », a observé Lina Ghaibeh, co-commissaire de l’exposition, maître de conférences, responsable de la section graphisme, directrice de la Mu’taz and Rada Arab Comics Initiative de l’université américaine de Beyrouth.

Et d’analyser : « De fait, la BD arabe s’inscrit dans une histoire longue et riche, mais pendant longtemps elle était essentiellement destinée aux enfants. Il est passionnant de voir naître aujourd’hui, après les Printemps Arabes, une nouvelle bande dessinée qui s’adresse à un public adulte, et dont les auteurs, jeunes et audacieux, font découvrir leurs pays avec des voix authentiques et variées. Ces nouveaux talents sont néanmoins peu connus dans le monde. Afin de pallier ce manque - et renouvelant ainsi le lien entre Beyrouth et Angoulême - la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image et la Mu’taz and Rada Sawwaf Arabic Comics Initiative se sont associées. La première a vocation à mettre en lumière de nouveaux domaines et artistes de bande dessinée ; la seconde vise à promouvoir la création, l’étude et la documentation des bandes dessinées des pays arabes. Ensemble, nous avons œuvré pour chercher le meilleur moyen de promouvoir les œuvres provenant de cette région. Mais sans le généreux soutien des Sawwaf, animés par leur intérêt personnel pour la BD et leur volonté de l’encourager, il aurait été difficile de faire naître cette idylle. Afin d’offrir un aperçu de ce monde, nous avons réuni un comité de spécialistes, que je remercie sincèrement pour les perspectives, les précieuses discussions et les contributions qu’ils ont apportées à ce projet. Georges Khoury (JAD), célèbre auteur et dessinateur libanais ; Shennawy, dessinateur égyptien et cofondateur du collectif TokTok ; Rym Mokhtari, dessinatrice algérienne ; Enrique Klaus, spécialiste des médias et du Maghreb et les co-commissaires Jean-Pierre Mercier et moi-même. Nous avons participé collectivement à la conception de l’exposition et au choix des artistes qui incarnent la nouvelle vague de cette dernière décennie. Les artistes sélectionnés peuvent être considérés comme étant les figures de proue de la BD arabe de cette période. Ils ont contribué au bouillonnement local et régional, ils sont parmi les fondateurs des collectifs sur lesquels repose le développement de ce moyen d’expression et grâce auxquels beaucoup d’artistes peuvent aujourd’hui présenter leur travail. Ce sont également eux qui ont tout mis en œuvre - et en toute autonomie – pour atteindre leur but et publier leurs bandes dessinées, suscitant l’intérêt d’éditeurs qui n’avaient jusque-là jamais produit de bandes dessinées. Ils ont osé exister dans un monde où la bande dessinée est raillée, muselée et quasiment jamais rémunérée. Vous allez découvrir une sélection d’une grande diversité de styles, de contenus et de pays, qui vous mènera des rues du Caire ou de Casablanca aux immeubles de Beyrouth et aux ruelles de Bagdad. Ce large éventail vous fera connaître le harcèlement, la guerre ou la solitude des personnes âgées, mais aussi la rencontre avec des sirènes. Nous espérons ainsi vous offrir un aperçu de ce monde foisonnant et vous proposer un point de vue alternatif sur les pays arabes d’aujourd’hui ».

« De la bande dessinée arabe, que connaît le lecteur européen ? Peu de choses. Et pourtant, elle existe. Elle a une histoire, longue et riche, jalonnée de grands classiques, de courants esthétiques, d’écoles. Génération après génération, elle a évolué, s’est adaptée au goût du public, et aussi, selon les pays, à des situations politiques parfois compliquées. De cela, nous qui vivons au nord de la Méditerranée, nous ignorons presque tout. Mais cela peut changer et, à vrai dire, est en train de changer. Car depuis près d’une décennie, de jeunes auteurs, dans cette immense région qui va du Maroc à l’Irak, font bouger les choses. Comme souvent, c’est de la marge qu’ils viennent. Avec une énergie énorme et des moyens réduits, cette nouvelle génération innove et bouscule », a présenté Jean-Pierre Mercier, co-commissaire de l’exposition, conseiller scientifique de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Et de décrire : « Comptant nombre de femmes dans ses rangs, cette vague d’artistes trentenaires est souvent constituée en collectifs (Samandal au Liban, TokTok en Egypte, Skefkef au Maroc, Lab619 en Tunisie…), même si quelques solitaires travaillent aussi dans leur coin. Tous témoignent avec force, humour, acuité et parfois rage de la situation dans chacun de leurs pays. Ils ont tous un autre métier : certains sont peintres, d’autres musiciens, beaucoup travaillent dans la presse, l’édition jeunesse, la publicité… même si le papier reste leur support de référence, ils investissent massivement Internet et les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs là qu’ils se sont d’abord connus et dénombrés, qu’ils échangent entre eux et avec leur public, à partir de leur ancrage local ».

Et de conclure : « On les considère comme une des conséquences des fameux Printemps Arabes. C’est sans doute vrai, bien que quelques auteurs aient précédés ces changements et les aient en quelque sorte annoncés. Certains (Comixs 4 Syria) continuent même d’en témoigner dans des circonstances tragiques et au péril de leurs vies. Eloignés des cercles officiels et des circuits de vente traditionnels (de surcroit très différents selon les pays), ces auteurs évoquent le quotidien des grandes villes en employant les arabes dialectaux plutôt que l’arabe classique, dans une démarche implicitement politique. Ils explorent également les récits de l’intime avec une audace que nous ne soupçonnons pas. Dépeindre des sentiments, montrer la sensualité, c’est aussi prendre des risques. Ils expérimentent dans la forme, mêlant la tradition du dessin arabe aux esthétiques des bandes dessinées occidentales, des mangas, du street art… De cette scène effervescente, l’exposition présente près de cinquante auteurs provenant d’Algérie, Egypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie et Tunisie. Un catalogue multilingue (Alifbata éd.) accompagne et complète cette immersion dans une production qui renouvelle puissamment la manière de faire de la bande dessinée – et de la lire. Nous sommes fiers de mettre en lumière cette "garde montante" de la bande dessinée de langue arabe, loin des préjugés et des clichés rebattus. Nous vous invitons à découvrir une facette nouvelle et fascinante de cet Orient qui nous est si proche… »

Lors de son ouverture, une délégation d’une dizaine d’auteurs ou autrices venus des différents pays représentés proposa des interventions et des rencontres. 

Un colloque, réunissant créateurs, historiens et spécialistes a informé sur « cette nouvelle génération de créateurs, ses influences, ses spécificités, son impact ».

Des « ateliers de médiation pour les scolaires et para scolaires » ont proposé de « mieux comprendre la diversité et la richesse de cette nouvelle vague venue de l’autre côté de la Méditerranée ».

Un « cycle de cinéma compléta la programmation, à travers des films d’actualité et du patrimoine, ainsi que la nouvelle génération du cinéma arabe contemporain ».

Les auteurs présentés

Algérie
Collectif 12 tours : Rym Mokhtari et Kamal Zakour
Mahmoud Benamar et Nawel Louerrad

Egypte
Collectif TokTok : Migo, Mohamad Salah, Shennawy et Mohamad Tawfik
Collectif Garage : Farid Nagy, Twins Cartoon Haytham & Mohamad El Seht, 
Hanan Alkarargy, Magdy al Shafee
Sherif Adel
Qahira web comics : Deena Mohamad
Ahmad Tawfiq

Irak
Collectif Masaha : Hussein Adel et Raed Motar

Jordanie
Flying Dutchman alias Mohamad Al Muti et Hassan Manasrah

Liban
Collectif Samandal : Joseph Kai et Omar Khouri
Lena Merhej, Barrack Rima
Collectif Samandal : 
Jana Traboulsi
Zeina Abirached, Mazen Kerbaj
Fouad Mezher, Jorj Abou Mhaya

Libye
Collectif Habka : Abdullah Hadia

Maroc
Collectif Skefkef : Mehdi Anassi, Normal alias Abid Ayoub, Zineb Benjelloun, Salaheddine Basti
Ramadan Hardcore web comics : Omar Ennaciri, Hicham Habchi
Brahim Raïs, Rebel Spirit alias Mohamed Bellaoui

« Palestine » 
Amer Shomali, né en 1981 au Koweït. Vit à Ramallah. Réalisateur partial de The Wanted 18.

Syrie
Collectif Comics 4 Syria : Salam Alhasan,  dessinateurs anonymes
Abdulrazzak Alsalhani, Hamid Sulaiman

Tunisie
collectif Lab619 : Noha Habaieb, Issam Smiri, Moez Tabia
Othman Selmi, Seif Eddine Nechi


Du 25 janvier au 4 novembre 2018
A la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
121 rue de Bordeaux – Angoulême
Tél. : +33 5 45 38 65 65
Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, samedi, dimanche et jours fériés de 14 h à 18 h

Visuels :
Affiche
Dessin : Jorg Abou Mhaya
Réalisation : Valérie Desnouël


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Les citations proviennent du dossier de presse.

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