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dimanche 26 avril 2020

« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann


Arte diffusera « Le Temps des ouvriers » (Nicht länger nichts. Geschichte der Arbeiterbewegung), série documentaire en quatre épisodes de Stan Neumann. « Du début du XVIIIe siècle à nos jours, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante tout ce que nos sociétés doivent aux luttes des "damnés de la terre". 

« Ni Dieu ni Maître - Une histoire de l'anarchisme » par Tancrède Ramonet
« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann

"Depuis 300 ans la classe ouvrière a été un moteur dans l'histoire des pays d'Europe, au gré des révolutions, des guerres et des bouleversements sociaux. En 4 épisodes d'une fresque épique la série rappelle ce que nos sociétés doivent aux luttes des "damnés de la terre". Une histoire qui commence au 18e siècle, mais qui d’emblée parle d’aujourd’hui. Cette classe ouvrière, au-delà des idéologies, ce sont ces centaines de millions d'ouvrières et d'ouvriers qui, génération après génération, font tourner les machines de notre monde industriel. Trois siècles de travail et d'espoirs, de combats gagnés et perdus. Et de vie, tout simplement. L'histoire les a changés et ils ont changé l'histoire, transformé notre façon de penser et de vivre ensemble. Nous leurs devons notre prospérité et nos valeurs. Sans eux, ni voyage dans l’espace, ni suffrage universel. Mais quelle est leur place dans ce monde qu'ils ont créé ?"

« La classe ouvrière a-t-elle disparu, ou simplement changé de forme, de nom, de rêve ? »

« Conciliant l’audace et la rigueur historique, l’humour et l’émotion, le détail signifiant et le souffle épique, Stan Neumann (Austerlitz, Lenine, Gorki – La révolution à contre temps) livre une éblouissante relecture de trois cents ans d’histoire ». 

« Le projet s’articule autour de quatre grands thèmes qui traversent cette histoire de bout en bout. Ces thèmes sont traités séparément, film par film, la matière extrêmement riche, le permet. Les quatre thèmes : Corps et machines ; Cultures ouvrières ; L’utopie et ses héros ; Économie, politique, victoires, défaites ? Faisant vibrer la mémoire des lieux et la beauté des archives, il parvient à synthétiser avec fluidité une étonnante quantité d’information ». 

« Les séquences d’animation, ludiques et inventives, et un commentaire dit par la voix de Bernard Lavilliers permettent de passer sans se perdre d’un “temps” à l’autre : celui du travail, celui des grands événements historiques, et celui, enfin, des changements sociaux ou techniques étalés parfois sur plusieurs décennies ». 

« En parallèle, le réalisateur donne la parole à des ouvriers et ouvrières d’aujourd’hui et à une douzaine d’historiens et philosophes (dont Jacques Rancière, Marion Fontaine, Alessandro Portelli, Arthur McIvor, Stefan Berger, Xavier Vigna….) ».

« Cette série documentaire virtuose, où l'expérience intime coexiste avec la mémoire collective, au risque parfois de la contredire, révèle ainsi combien nos sociétés contemporaines ont été façonnées par l’histoire des ouvriers ».

Pour retenir les agriculteurs devenus l'espace d'une saison des ouvriers, des patrons ont conçu des politiques sociales. Certains ont agi en philanthropes (Nathan Strauss).

La politisation du mouvement ouvrier a été un vecteur de socialisation pour des ouvriers et d'intégration pour des immigrés, un laboratoire d'idéologies, une inspiration pour des artistes.

La désindustrialisation et l'aspiration à une société de services, la mécanisation du secteur agricole, la gentrification de quartiers ouvriers, une lourde fiscalité, la hausse des loyers, l'immigration massive utilisée pour faire baisser les salaires... Ces facteurs ont concouru à la disparition des ouvriers en France.

Cette série documentaire occulte le rôle néfaste de certains syndicats qui ont contribuer à affaiblir des entreprises ou des activités économiques locales.

Me Gilles-William Goldnadel invite à la "lecture édifiante de l’article documenté publié par l’association Contribuables Associés le 23 avril et intitulé « Crise du coronavirus: la CGT continue de vouloir mettre la France à terre ». "On y apprend notamment que la fédération CGT (Confédération générale du travail) des services publics a reconduit son appel à la grève, le jeudi 23 avril 2020: « Que ce soit dans le public ou le privé, la CGT n’a de cesse de vouloir stopper l’activité du pays depuis le début la crise du coronavirus.» La CGT des services publics demande le droit à l’accumulation des RTT pendant le chômage partiel, les heures supplémentaires prépayées en attendant la sortie du confinement, et une prime à tous les fonctionnaires qui télé-travaillent."

"Aux frais de la princesse bien entendu. Ce qui est irréaliste car les caisses de l’État sont vides (malgré le taux de prélèvements obligatoires le plus fort des pays développés). Pour rappel, les fonctionnaires et hauts fonctionnaires ont déjà la garantie de toucher l’intégralité de leur traitement – qu’ils travaillent ou non – chose inenvisageable quand on est un salarié du privé."

"Et l’association de poursuivre implacablement:
« depuis le début de la crise du coronavirus, la CGT a également contribué, par exemple:
– au dépôt de bilan de Prestalis, principal distributeur de la presse en France, piloté en sous-main par l’inénarrable CGT du livre. Prestalis renfloué depuis des années grâce à l’argent du contribuable.
– À la non-ouverture des librairies. Le syndicat des libraires d’Île-de-France CGT s’y est opposé.
La perspective de rouvrir les librairies était «inenvisageable» pour l’organisation syndicale.»
"Le reste à l’avenant. Pour Contribuables Associés, Philippe Martinez, dans sa logique idéologique de guerre de tous contre tous ne cesse de réclamer «la fermeture des activités ne contribuant pas aux besoins vitaux ».

Enfin, il est curieux que la CGT consacre du temps, payé par les cotisations de ses membres et de subventions, notamment de l'Etat, à militer pour des causes politiques, en particulier contre l'Etat d'Israël diffamé.

« Le temps de l’usine (1700-1820) »
Episode 1. « Le temps de l’usine (1700-1820) ». « Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie “industrielle et commerciale”, portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants ». 

« Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d’ouvriers ». 

« C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles ». 

« Avec la révolution industrielle de la fin du  XVIIIe siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage. Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte ». 

« Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, elle semble en mesure de faire la révolution ».

"Focus sur l'Angleterre et la Belgique, pionniers de la révolution industrielle. Avec les débuts du "Factory System" vient une nouvelle conception du travail et du temps, que les déracinés devront accepter. Ce choc violent déclenchera une certaine conscience de classe qui fera Histoire..."

« Le temps des barricades (1820-1890) ».
Episode 2. « Le temps des barricades (1820-1890) ». « En Europe continentale seule la Belgique adopte le Factory System et le libéralisme absolu à l’anglaise, devenant ainsi au milieu de XIXe siècle “le paradis des capitalistes” et l’enfer des travailleurs ». 

« La France, elle, accomplit au ralenti sa révolution industrielle, sans grandes usines ni exode rural massif ». 

« Les ouvriers travaillent à une échelle quasi artisanale pour des petites fabriques ». 
« C’est pourtant dans ce milieu que vont naître et se propager toutes les utopies socialistes du siècle ».

«  De 1830 à 1871, cette classe ouvrière atypique se lance dans de grandes insurrections. »

« Toutes échouent ». 

« La dernière, la Commune de Paris, résiste soixante-douze jours avant d’être écrasée ». 

« Sa défaite coïncide avec l’industrialisation à marche forcée de l’Italie et de l’Allemagne, pressées d’affirmer leur modernité ». 

« Tandis que les conditions de vie et de travail, mais aussi les droits syndicaux et politiques progressent lentement, une nouvelle image de la classe ouvrière apparaît : celle de l’armée des travailleurs des temps modernes. »

"La révolution qui aurait dû éclater en Angleterre, ce sont les ouvriers français qui vont tenter de la faire. La barricade est leur arme privilégiée, faite de bric et de broc, urbaine et défensive, elle est à leur image. Retour sur l'émergence des grandes insurrections qui font trembler l'Europe en cette fin de siècle, menant à la construction d'une nouvelle image de la classe ouvrière : celle de l'armée disciplinée des travailleurs des temps modernes."

« Le temps à la chaîne (1880-1935) »

« À la fin du XIXe siècle, les patrons éclairés découvrent que l’ouvrier fait partie lui aussi du capital de l’entreprise ». 

« C’est la naissance de la diététique, de l’ergonomie, de la gymnastique ouvrière ». 

« Toutefois le travail à la chaîne, inventé dès 1871 aux Abattoirs de Chicago, peine à s’imposer ».  

« Ce n’est qu’après la grande boucherie de 1914-1918 que la rationalisation de la production et les techniques de “management scientifique” comme le taylorisme se généralisent malgré une violente résistance du monde ouvrier ». 

« Celui-ci apparaît profondément fracturé, alors que la révolution russe a fait naître l’espoir d’une révolution socialiste mondiale ». 

« En Allemagne, les réformistes sociaux-démocrates ont écrasé dans le sang les tentatives d’insurrection de 1919-1920 ». 

« Les fascistes et les nazis s’engouffrent dans la brèche ». 

« Aidés par les crises et la montée du chômage, ils s’emparent du pouvoir, en Italie dès 1922, en Allemagne en 1933. Prétendant réaliser la synthèse du socialisme et du nationalisme au nom d’un travailleur mythique, ils proclament “la fin de la lutte des classes”.

"L'industrialisation a fait de si grands progrès en Europe que la guerre qui éclate en 1914 est désormais elle-même une activité industrielle. Immersion dans une époque peu banale où les lois du front s'étendent aux usines, et les méthodes américaines de rationalisation viennent faire du "bon ouvrier" un "bon soldat". De la Révolution Russe à la guerre civile espagnole, les revendications de la classe ouvrière se concrétisent.'

« Le temps de la destruction (De 1936 à nos jours) »


« Dans les années 1930, la classe ouvrière semble plus puissante que jamais ». 

« Le succès, en 1936, du Front populaire en France témoigne de cette force ». 

« Pourtant, les ouvriers européens vont de défaite en défaite ». 

« En Espagne, la dictature franquiste, soutenue par Hitler et Mussolini, triomphe en 1939 ». 

« Puis dans l’Europe asservie, l’Allemagne nazie fait des ouvriers des pays vaincus des “esclaves du XXe siècle”: “travail obligatoire” pour les ouvriers de l’Ouest de l’Europe, “extermination par le travail” des Juifs, des Tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques. » 

« Après 1945, la guerre froide génère de nouvelles fractures ». 

« En Occident, on achète la paix sociale en améliorant les conditions de vie et de travail dans la plus pure tradition fordiste ». 

« À l’Est, le pouvoir est confisqué par des partis uniques qui prétendent représenter les ouvriers tout en les privant des libertés syndicales avec le soutien de l’URSS et de ses tanks ». 

« L’espoir renaît dans les années 1970, qui voient fleurir les utopies révolutionnaires, des “Lip” à Solidarnosc ». 

« Mais c’est un chant du cygne. Avec son cortège de misère et de chômage, la désindustrialisation a commencé. »

"Porteuse d'espoir et d'utopies dans des temps de troubles, la classe ouvrière acquiert dans cette seconde moitié de XXe siècle un rayonnement exceptionnel. Aujourd'hui, pourtant, on parle de disparition de la classe ouvrière. Plus d'identité commune, plus de conscience de classe... Comment expliquer l'apparent déclin inéluctable de cette population ?"


"Avec Le temps des ouvriers, fresque virtuose et polyphonique en quatre épisodes, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire ouvrière européenne pour en faire résonner la troublante actualité. Un tour de force aussi riche de questions que d’enseignements.

Est-ce parce qu’elle est derrière nous que vous avez voulu retracer aujourd’hui l’histoire du monde ouvrier ? 
Stan Neumann : La classe ouvrière a-t-elle disparu ? Tout le monde se pose la question, personne n'a la réponse. C'est en partie pour cela que j’ai eu le désir de découvrir ce que cette histoire pouvait nous apprendre et en quoi elle pouvait nous surprendre. Je voulais renouveler le regard convenu que l'on porte sur elle et retrouver ce qu'elle a de vivant, mais je ne m’attendais pas à y trouver des échos aussi forts de la réalité contemporaine.
L’exploitation, en tout cas, n’a pas disparu ; sans doute est-ce la conscience collective que l’on en a qui a reculé, et par là, les moyens de la combattre. Statistiquement, en France, les ouvriers composent toujours un cinquième de la population active. Mais la nature du travail a changé. L’atomisation, l'individualisation ont détruit les anciennes solidarités, l'ancienne culture ouvrière ; du moins ses aspects les plus visibles, car elle continue d’irriguer souterrainement notre conception du "vivre-ensemble".

Pourquoi était-il important de raconter le "temps des ouvriers" à la fois au passé et au présent ? 
Pour "réveiller" le passé, j'ai choisi de le confronter à des témoignages et des situations actuels, comme autant de chocs temporels. Cela remet en cause l'apparente continuité de la narration historique pour souligner combien cette histoire fait sens dans notre présent. Par exemple, quel électeur d’aujourd’hui se souvient que la première revendication des ouvriers anglais à la fin du XVIIIe siècle a été le suffrage universel ? En 1830, les ouvriers français, eux, exigeaient d'être considérés comme des adultes doués de raison, quand leur gouvernement les traitait d’"enfants irresponsables". Comment ne pas penser à l'actualité française récente ? Par ailleurs, la question de savoir qui contrôle le temps, et qui le subit, est consubstantielle à la condition ouvrière, et cela aussi résonne de façon évidente pour chacun aujourd’hui. Pour autant, j’ai tout fait pour éviter de prendre le passé en otage d'un discours sur le présent. Chaque moment historique est unique ; 1830 n'est pas 2020.

Comment avez-vous abordé l’immensité de votre sujet ?  
Parce que je m’aventurais sur un terrain déjà énormément travaillé, et par l’histoire, et par le cinéma, il fallait concilier ce double mouvement de découverte et de relecture. Sans faire table rase de ce passé-là, il était nécessaire de le raconter autrement, en mettant à distance tout ce que l’on croit savoir, d’autant plus que j’appartiens à une génération marquée par le marxisme. Je n’ai cessé de lutter contre les clichés, mais aussi contre la dimension nostalgique et mythique de cette histoire, sans pour autant l’évacuer. Pour cela, j'ai rencontré une dizaine d'historiennes et d'historiens à travers toute l'Europe, avec chacun leur sensibilité, leur approche singulière. J'ai aussi essayé de donner une grande place à des points de vue nouveaux, comme l’histoire orale ou celle de la vie quotidienne.
Mais bien sûr, j’ai pris en compte les repères incontournables : le luddisme anglais, les révolutions françaises de 1830 à la Commune, le Front populaire, l'autogestion ouvrière pendant la guerre d'Espagne, 1968... C'est la dimension épique qui porte cette longue histoire. Mais même là, on peut en parler autrement : en disant, par exemple, que pour Marx, convaincu de la supériorité du prolétariat allemand, l’échec de la Commune de Paris avait un côté positif car le centre de gravité du mouvement ouvrier européen allait se déplacer vers l'Allemagne. La vérité est toujours un peu plus complexe que les images d’Épinal. Lesquelles, bien sûr, deviennent à leur tour partie prenante de l'histoire, comme images agissantes.

C'est d'abord la dimension politique de cet héritage qui structure votre récit...
Oui, mais cette chronologie politique et événementielle dialogue en permanence avec la dimension culturelle, sociale, sociétale, à l'instar de la question de la littérature ouvrière, de la symbolique des vêtements, de la découverte de la fatigue physique, qui date seulement de la fin du XIXe siècle, et de la relation qu'on fait alors entre les lois de la thermodynamique et le travail ouvrier.
Tout cela avec un peu d'ironie. Les films sont ponctués par une trentaine de séquences d'animation qui permettent elles aussi de changer de rythme, par exemple, en traitant en trente secondes l’opposition séculaire entre communisme et anarchisme, qui a été vitale, au sens propre, pour des millions de gens. Cette distance parfois ludique n'empêche jamais l'empathie, l'émotion, une forme de gravité. Comment pourrait-il en être autrement ?
Cette histoire est indissociable de l'idée de révolution. De bout en bout, de génération en génération, la mémoire ouvrière se transmet le récit de l’insurrection, de 1789 à 1985, année de la dernière grande grève des mineurs britanniques, vaincus par Margaret Thatcher quatre ans après l’écrasement de Solidarnosc en Pologne. Toutes ces révolutions ont échoué. Pourtant, dans cette longue succession de défaites, l’énergie ne disparaît jamais. Il y a quelque chose d’indestructible dans ce que racontent cette histoire, toutes ces histoires. Ces valeurs que le monde ouvrier a portées et fait entendre – la solidarité, la justice sociale, l’exigence de traiter tout être humain comme tel... – me paraissent plus indispensables que jamais. Comme le dit Karol Modzelewski [historien polonais et figure de proue du syndicat Solidarnosc, disparu il y a un an, NDLR], à qui j’ai laissé le mot de la fin, ce n’est pas parce que les révolutions demandent l'impossible et finissent toujours mal qu’il faut renoncer à les faire."


« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici, 2020, 4 x 58 mn
Commentaire dit par Bernard Lavilliers
Sur Arte.tv du 21 avril au 26 juin 2020
Episode 1. « Le temps de l’usine (1700-1820) » (Fabrik) : le 28 avril 2020 à 20 h 50
Visuels :
" Le massacre de Peterloo" , 16 août 1819 par Richard Carlile (gravure en couleur)
© Bridgeman Images
" The leader of the Luddites" , 1812, représentant John Ludd dit " Captain Ludd" , ouvrier militant de la fin du XVIIIème siècle utilisé comme symbole de la lutte ouvrière au XIXème siècle
© Les Films D' Ici
Gravure représentant des cheminées d' usines
© Les Films D' Ici

Episode 2. « Le temps des barricades (1820-1890) » (Barrikade) : le 28 avril 2020 à 21 h 55. 
Visuels :
Carte postale montrant le défilé du premier mai dans la petite ville de L' Arbresle
© Les Films d' Ici
Couverture du livre de Cobden " The white slaves of England" (1853) montrant le travail des enfants en Angleterre et la maltraitance qu' ils subissent en usine
© MEPL / Bridgeman Images
Tableau rreporéentant plusieurs manifestations
© Les Films d' Ici
Bidonville d' une rue de Glasgow en Ecosse, photographie de Thomas Annan, 1868-1871
© The British Library Board


Episode 3. « Le temps à la chaîne (1880-1935) » (Fließband) : le 28 avril 2020 à 22 h 55.
Visuels :
Caricature repréentant la lutte entre la grève et le patronat
© Les Films d' Ici
Couverture de " The Red Dawn" , l' organe officiel des écoles et collèges prolétariens, un magazine d' inspiration syndicale pour les jeunes travailleurs
© Courtesy of Glasgow Caledonian
Barricade élevée devant La Fabrique Touze pendant la grève du 15 avril 1905 à Limoges
© Les Films d' Ici
Manufacture de toile de jute en Italie dans la ville de Terni, ouvrières au travail
© Les Films d' Ici

Episode 4. « Le temps de la destruction (De 1936 à nos jours) » (Auflösung) : le 28 avril 2020 à 23 h 55.
Visuels :
Fresque murale représentant les vertus du socialisme du Bundesministerium der Finanzen (Ministère fédéral des Finances) à Berlin
© Alamy
Ouviers sur les docks de la Seine devant la Tour Eiffel
© Les Films d' Ici
Manifestation de mineurs de Burham dans le sud de l' Angleterre
© Les Films d' Ici
Manifestation d' ouvriers Solidarnosc en Pologne
© Les Films d' Ici

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Les citations proviennent d'Arte.

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