samedi 19 juillet 2014

Le keffieh, c’est tendance !

Pour Balenciaga (1), Nicolas Ghesquière a mis à la mode un keffieh palestinien agrémenté de « franges argentées, médailles et breloques colorées », au prix de... 1 500 €. Depuis, la keffieh mania s’est emparée de stylistes, d’enseignes de mode plus abordables et de médias, atténuant souvent sa signification politique. Emblème de terroristes islamistes, de leurs sympathisants et de bobos, elle instrumentalise aussi Anne Frank. Lors de la manifestation interdite du 19 juillet 2014 "de solidarité avec le peuple palestinien", des jeunes issus de l'immigration musulmane  ont reproduit place de Barbès (Paris) des scènes d'Intifada : dissimulant leur visage par un keffieh, ils ont enlevé le revêtement des trottoirs, se sont emparés des pavés et les ont jetés, ainsi que d'autres projectiles, contre les forces de l'ordre, ont tenté de mettre le feu à des bennes d'ordures, ont vandalisé des magasins principalement non-musulmans, etc. Qui les avait provoqués ? (C'est de l'ironie) En voyant leur violence déchaînée, on peut imaginer celle décuplée qu'ils ont déployée en attaquant les Juifs notamment rue de la Roquette le 13 juillet 2014. Article actualisé.

La mode de l’automne/hiver 2007-2008 s’est entichée du keffieh palestinien.

Après le béret Che Guevara, les vestes cols Mao, la casquette de Fidel Castro, le sac Zara décoré d’un symbole ressemblant au swastika (2), voilà que le keffieh palestinien est « partout ». Relooké. Customisé. « Avec un effet baba-cool (Isabel Marant), une touche hippie glam’ (Etro) ou un côté Rock Attitude (Et Vous) » (3).

« Un foulard toujours dans le coup » (4)
Que de journaux, sites Internet et blogs, féminins ou de mode, ont craqué pour ce keffieh ! Jusqu'à Lucie, une candidate de la Star Academy...

Sur plusieurs numéros en moins d’un mois, l’hebdomadaire Elle consacre dossier, débat (« Keffieh vs Chèche surtitré Keffieh : mode d'emploi (5) »), Mode Pass et forum à ce « foulard star ».

C’est déjà le « It » accessory d’icônes de mode : Heidi Klum, Diane Kruger, Nicole Ritchie, Mary-Kate Olsen…

Certains médias contextualisent le keffieh : ils rappellent de manière allusive qu’il a été porté par Arafat, « un leader palestinien ».

Mais ce ne doit guère être très vendeur.

Donc, on le banalise par un langage soft. On le désigne simplement : le keffieh, un « foulard », voire une « nouvelle écharpe ».

Plus intelligemment, on insiste sur son côté bohême chic et rebelle :
« Selon Tiphaine Beaurpere, du bureau de style Nelly Rodi, si le keffieh d’aujourd’hui est moins marqué politiquement, il reste cependant assez connoté : « Cette mode s’inscrit dans un phénomène important : l’envie de mixer les cultures librement, un esprit « new bohème », multiculture et multi ethnies ». Il reste donc finalement le symbole des anticonformistes et des esprits libres » (4).
Certains ont « flairé le filon ». A l’approche des soldes, et en pleine période de rabais pour attirer les clients, un message implicite est adressé aux modeuses : « Faîtes le bon shopping : ayez le détail qui change tout, chères fashionistas ».

Une quasi-injonction aux fashion victims pressés de porter le « Must-have absolu ». Eh oui, vous êtes aussi visés, Messieurs les accros de la mode. Le catalogue printemps d'Urban Outfitters, chaîne américaine populaire de vêtements, l'a présenté comme un «  châle tissé anti-guerre ». Pas moins. Quant au chanteur Sting, il  a porté un keffieh décliné en rouge et le footballer David Beckham le préférait bleui.

Les enfants constituent, eux aussi, un segment ciblé.

Vous verrez, dans quelques décennies, on risque de nous faire le coup du vintage (6) !

Un accessoire neutre ?
Autant de pages pour le keffieh, c’est une opération marketing réussie ou un air du temps perturbant. Comment analyser cet engouement ? Goût pour la mode ethnique ? Vogue inspirée du batik (7) ? Désir d’exotisme ? Naïveté ? Epoque du tout se vaut ?

Le keffieh palestinien est devenu un code vestimentaire et culturel.

On le voit depuis des décennies autour du cou de jeunes influençables et parfois déculturés, l’arborant par mimétisme, par ignorance (8), comme signe d’appartenance à une communauté ou de sympathie pour la Cause palestinienne, pour parfaire un look révolutionnaire, musical (punk) ou pour compléter la panoplie du bobo. Ou chez les fanas du « ska » (9). Car ces jeunes sont le cœur de cible (10).

De nombreuses adolescentes et jeunes filles de cités sont contraintes de porter des vêtements amples, laids, dissimulant leur silhouette. La mode, sous la forme d’une robe simple ou d’une jupe seyante, légèrement au-dessus du genou, leur est interdite souvent par des jeunes portant… le keffieh palestinien, comme le révèlent maints reportages télévisés.

L’hebdomadaire Elle offre un
« petit rappel historique : coiffe traditionnelle des paysans et des Bédouins de la péninsule arabique, [le keffieh] était initialement destiné à protéger du sable et du vent du désert. Il prend une connotation politique à partir de 1936, lorsque les révolutionnaires palestiniens, opposés à l’occupation britannique, le portent, histoire de passer incognito. A l’époque, il en voit déjà de toutes les couleurs, passant du blanc au vert ou au rouge selon la faction d’appartenance : Hamas, FPLP, Fatah… Et voilà comment un simple bout de tissu devient un symbole politique. Il reste d’ailleurs éternellement associé au leader palestinien Yasser Arafat » (4).
Ces « révolutionnaires » ne s’opposaient-ils pas aussi aux Palestiniens juifs qui luttaient pour la recréation de l’Etat d’Israël ?

On voit mal comment « à l’époque, à partir de 1936 », le keffieh pouvait changer de couleurs selon « la faction d’appartenance : Hamas, FPLP, Fatah » - ah ! Cet euphémisme pour éviter le mot terroriste ! – alors que ces mouvements ont été créés respectivement en 1987, 1968 et 1959, bien après la fin du mandat britannique sur la Palestine (11).

« Un accessoire chargé symboliquement »
Les mots ont un sens, les vêtements ont un signifiant. Si certains jeunes écervelés portent le keffieh palestinien sans y mettre la moindre connotation politique, le styliste Ramdane Touhami en use sciemment :
« Pour moi, utiliser le keffieh dans la mode était clairement un message politique. Le keffieh est le symbole de la résistance palestinienne. A l’époque, même moi, je n’osais pas en porter dans la rue de peur de me faire traiter d’antisémite... J’ai arrêté de vendre ma veste en France, mais elle continue à faire un carton au Japon et aux Etats-Unis, notamment auprès des rappeurs comme Talib Kweli ou Mos Def, qui assument le message rebelle, anti-Bush, qu’elle véhicule pour eux » (12).
Qu’entend Ramdane Touhami par « résistance palestinienne » ?

Ce styliste « ex-skater » avait décrit sa « griffe politique » à L’Express (13 septembre 2004) :
« Dans ma première ligne, Résistance, on trouve des vestes à l'imprimé keffieh… vendues dans un espace où s'affichent des freedom fighters, mes héros : Malcolm X, Yasser Arafat, Itzhak Rabin ».
Il déplorait que dans « le milieu de la mode, la conscience politique est proche du degré zéro ». Il allait reverser « 5% des bénéfices à des associations de défense des enfants [et entamer] un tour du monde des conflits pour repérer celles [qu’il allait] soutenir ».

Des controverses
La chaîne américaine de vêtements Urban Outfitters avait retenu en couverture de son catalogue Early Spring 2007 un jeune homme portant négligemment un « keffieh tissé anti-guerre » (20 dollars).

Devant la réaction offusquée de StandWithUs, association juive pro-israélienne, Urban Outfitters expliquait n’éprouver « aucune sympathie pour ou de soutien aux terroristes ou au terrorisme » en ayant mis en vente des keffiehs et présentait des excuses aux personnes involontairement blessées par cette présentation. Prenant conscience de la connotation de cet article, cette enseigne le retirait vers la mi-janvier 2007 de sa collection.

Début 2007, deux Israéliens, le sculpteur Ben Haim et le designer industriel Moshe Harel ont conçu un keffieh israélien, décoré d’étoiles de David bleu et blanc et de rayures à l’instar de celles du drapeau israélien.

Le 14 janvier 2008, Boomerang, site Internet de cartes, présentait une carte montrant la photo en noir et blanc Anne Frank souriante portant un keffieh palestinien rouge et blanc.

Le 22 janvier 2008, CIDI (Centre de documentation et d’information sur Israël) a condamné la distribution de cette carte de Boomerang :
« C’est une falsification de l’histoire. Boomerang, la société qui l’a publiée, la décrit comme « une image idyllique de la paix » ! L’image, dont l’auteur est T., a suggéré que les Palestiniens ont été persécutés comme les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Israël et les Palestiniens sont engagés dans un conflit. Les Palestiniens ne sont pas persécutés, il n’y a pas de camps d’extermination et il n’y a pas de génocide ».
Le 24 janvier 2008, Boomerang récusait une quelconque falsification de l'histoire et avançait une interprétation artistique. CIDI a appelé les cinémas, cafés et autres à refuser les cartes postales gratuites distribuées aux Pays-Bas avec cette photo trafiquée.

Le compte Twitter de BDS (Boycott désinvestissement sanction) Amsterdam a intégré dans sa photo de profil celle d'Anne Frank, jeune allemande Juive ayant fui l'Allemagne nazie pour se réfugier aux Pays-Bas, d'où elle fut déportée vers le camp nazi Auschwitz, au keffieh rouge. Et ce mouvement hostile à l'Etat Juif reprend pour chaque Tweet ce portrait d'Anne Frank au keffieh rouge !

En mai 2008, Dunkin’Donuts, chaîne américaine de petits-déjeuners rapides, lançait une pub dans laquelle la chef Rachael Ray arborait un châle ressemblant à un keffieh. Ce qui suscitait l’ire de Michelle Malkin fustigeant ce keffieh, symbolisant le « jihad palestinien meurtrier ». La société niait que ce fut un keffieh, et retirait sa publicité.

Sur Facebook, des groupes dénoncent l'instrumentalisation ou la banalisation du keffieh en accessoire de mode.

Une réponse Juive vestimentaire est alors apparue. En 2010, c'est le keffieh d'Erez Safar, directeur et fondateur de Shemspeed, un label de musique juive et un site Internet marchand : un keffieh orné d’étoiles juives et d’inscriptions en hébreu « Am Israel Haï » ("Le peuple Juif est vivant" en hébreu).

Erez Safar est aussi connu par son nom de DJ (Disc-jockey)/producteur Diwon. Sa famille est originaire d'une part du Yémen, et d'autre part d'Eretz Israël. "Les Juifs indigènes, comme ma famille, ont porté diverses variations du kefyah (kippa) et du keffieh (écharpes pour la tête et la nuque) pendant des milliers d'années", a déclaré Erez Safar au Jerusalem Post en janvier 2010 pour justifier son keffieh israélien qui "illustre la promesse divine que le peuple Juif est éternel", mais est critiqué parmi les Juifs et les musulmans.
Une création dont l'idée revient au designer Baruch Chertok de la firme américaine d'accessoires de prêt-à-porter Dveykus, qui la dénomme le "keffieh sémite".

La réponse palestinienne n'a pas tardé. En février 2010, Siham Barghouthi, ministre de la Culture de l'Autorité palestinienne, a annoncé le lancement d'une enquête sur le "vol par Israël du patrimoine palestinien". Et d'ajouter à la radio Ma'an : "La culture palestinienne doit être préservée en organisant des événements et festivals pour montrer que le patrimoine revendiqué par Israël est en fait palestinien".

Puis, un "kollektif parisien" a proposé l'i-kef, ou "keffieh juif".  Les trois créateurs assurent que le keffieh, "accessoire bimillénaire", est "porté par les nomades de toutes les religions". Et de poursuivre : "Après les avoir protégés de la rudesse du désert et accompagnés dans l'accomplissement de leurs projets les plus fous, il est aujourd'hui revisité et porté par les nouveaux nomades urbains". Deux préceptes sont brodés en hébreu dans chacun de ces i-kefs : "Salom" et "ImTirtzou ein zo Agada" (Si vous le désirez, ce ne sera pas un rêve) de Theodor Herzl. Et ces designers de conclure : Kef in touch !

Le 31 mai 2010, les keffiehs côtoyaient les armes à bord du navire turc Mavi Marmara, un des bateaux de la flottille, organisée par l'IHH (Turkish Insani Yardim Vakfi) lié au Hamas et le Free Gaza Movement lié à ISM, voulant briser le blocus naval de la bande de Gaza et arrêté par la marine israélienne.

Le 21 juin 2013, à Beyrouth (Liban), le jeune chanteur gazaoui Mohammad Assaf a remporté le télé-crochet "Arab Idol" en interprétant la chanson nationaliste "Ally el-Kofiya" ("Brandis le keffieh"). Né à Misrata (Libye), cet ancien élève d'écoles de l'UNRWA a dédidé sa victoires aux "martyrs", i.e. terroristes islamistes, et aux prisonniers palestiniens. Cet habitant à Khan Younès a suscité l'enthousiasme des Palestiniens. Abu Mazen (Mahmoud Abbas) a déclaré qu'il donnera un passeport diplomatique à Mohammad Assaf, considéré comme un "ambassadeur de bonne volonté". Le 19 avril 2013, Mohammad Assaf a chanté "Ya Teir al-Tayir" (Oh, oiseau volant) : il s'adresse au volatile de cette chanson arabe palestinienne  pour lui exprimer son amour pour son "beau pays, Palestine", dont il cite des localités qui sont en droit et en fait... israéliennes (Tibériade, Safed, Acco, Haïfa, la Galilée etc.). Il demande à cet oiseau de parler "à Beit Shean du retour de son peuple".

Le 25 mai 2014, le pape François a célébré la messe devant la basilique de la Nativité à Bethléem devant un gigantesque tableau représentant Jésus en bébé langé d'un keffieh. Et, en fond sonore, l'appel du muezzin : "Allah Aqbar" ("Allah est le plus grand").

Lors de la manifestation interdite du 19 juillet 2014 "de solidarité avec le peuple palestinien", des jeunes issus de l'immigration musulmane  ont reproduit place de Barbès (Paris) des scènes d'Intifada : dissimulant leur visage par un keffieh, ils ont enlevé le revêtement des trottoirs, se sont emparés des pavés et les ont jetés, ainsi que d'autres projectiles, contre les forces de l'ordre, ont tenté de mettre le feu à des bennes d'ordures, ont vandalisé des magasins principalement non-musulmans, etc. Qui les avait provoqués ? (C'est de l'ironie, Nda) En voyant leur violence déchaînée, on peut imaginer celle décuplée qu'ils ont déployée en attaquant les Juifs notamment rue de la Roquette le 13 juillet 2014.

Le 21 juillet 2014 au soir, la chambre 23-2 du  Tribunal correctionnel de Paris a prononcé trois peines de prison avec sursis et une relaxe lors des premiers procès de quatre prévenus interpellés lors de la manifestation interdite du 19 juillet 2014 à Paris et jugés en comparution immédiate, une procédure accélérée. Un de ces individus," informaticien de 33 ans et père de trois enfants, a écopé de 4 mois de prison avec sursis pour les mêmes délits ainsi que celui de dissimulation de son visage par un keffieh lors de la manifestation. Il a également été condamné à verser 1 150 euros à un policier, blessé à la suite de son interpellation et ayant eu quatre points de suture sur le nez et trois jours d’ITT (incapacité temporaire de travail. Le procureur avait requis quatre mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, à son encontre".

A suivre...

Le keffieh d’Arafat
« Le keffieh, pourquoi pas ? Ce n’est pas grave », diront certains.

« Il y a eu les Tee-shirts frappés du logo du FPLP », s’effrayeront les autres (13).

Mais le keffieh palestinien, c’est plus qu’un symbole ou un emblème : c’est un programme. Regardez l’affiche présentée par le Fatah, fin décembre 2007, à l’occasion de son 43e anniversaire et qui représente l’Etat d’Israël recouvert d’un keffieh palestinien bariolé. L’objectif d’élimination de l’Etat juif est dessiné par ce keffieh palestinien.

Le keffieh palestinien n’est pas un accessoire neutre, mais un basic partial (14).

Yasser Arafat nouait son keffieh palestinien de manière à lui donner la forme de sa Palestine qui englobait l’Etat d’Israël. Son keffieh palestinien était un « produit dérivé » du djihad islamiste.

Le quotidien Libération s’interroge doctement :
« Yasser Arafat a expliqué le savant pliage de son couvre-chef. Sur la partie qui retombait à droite de son visage figurait une carte aux contours de la Palestine du temps du mandat britannique, soit de la mer Méditerranée jusqu’au Jourdain. A tout engloutir, mâcher et recracher, la mode éradiquerait-elle toute symbolique, y compris politique ? Certains s’offusquent de cette dépolitisation du keffieh. N’est-ce pas trahir la cause palestinienne que d’en faire aujourd’hui un futile accessoire de mode ? D’autres, au contraire, ne comprennent pas cette mise en avant du foulard du vieux chef palestinien » (15).
Trahir la Cause palestinienne en [transformant le keffieh] en futile accessoire de mode : quelle offense ! Et détruire l’Etat d’Israël, qui s’en offusque ?

Et ce journal poursuit :
« Quelle bonne idée de promouvoir le port du keffieh sous prétexte que c’est à la mode !, dit cette internaute. A quand le ceinturon d’explosifs ? Trop in’ peut-être ? ». Au moins, en le réinterprétant avec couleurs et petits grigris, Nicolas Ghesquière a pacifié le brûlant morceau de tissus » (sic).
Voire…

Le keffieh palestinien reste associé à Arafat, « le vieux chef palestinien ». Disons plutôt Arafat, le terroriste « chic » avant l’heure.

Arafat, le révolutionnaire d’une Cause qui a fait des milliers de morts et blessés israéliens (16).

Arafat, le cupide qui a amassé sa fortune en laissant son peuple dans la misère.

Arafat, l’islamiste qui encourageait au djihad ainsi qu’à l’éducation à la haine des « juifs et des Croisés » et au shahid.

Arafat, le pro de la comm’ qui a composé son look de vrai terroriste et de faux militaire au treillis kaki médaillé. En août 1956, lors de la réunion de l'Union internationale des étudiants à Prague (Tchécoslovaquie), il arbore « un keffieh blanc pour la première fois en tant que symbole politique. En 1957, le keffieh coiffait les têtes de ses collègues palestiniens lors de la réunion estudiantine. Du blanc, il passa au damier noir et blanc » (17).

Le 21 juin 2013, à Beyrouth (Liban), le jeune chanteur gazaoui Mohammad Assaf a remporté le télé-crochet "Arab Idol" en interprétant la chanson nationaliste "Ally el-Kofiya" ("Brandis le keffieh"). Né à Misrata (Libye), cet ancien élève d'écoles de l'UNRWA a dédidé sa victoires aux "martyrs", i.e. terroristes islamistes, et aux prisonniers palestiniens. Cet habitant à Khan Younès a suscité l'enthousiasme des Palestiniens. Abu Mazen (Mahmoud Abbas) a déclaré qu'il donnera un passeport diplomatique à Mohammad Assaf, considéré comme un "ambassadeur de bonne volonté". Le 19 avril 2013, Mohammad Assaf a chanté "Ya Teir al-Tayir" (Oh, oiseau volant) : il s'adressait au volatile de cette chanson arabe palestinienne pour lui exprimer son amour pour son "beau pays, Palestine", dont il cite des localités qui sont en droit et en fait... israéliennes (Tibériade, Safed, Acco, Haïfa, la Galilée etc.). Il demande à cet oiseau de parler "à Beit Shean du retour de son peuple".
Paradoxe : la mode occidentale se toque du keffieh alors que les dirigeants palestiniens ont opté pour le costume-cravate occidental si rassurant pour les Occidentaux qui estiment à tort :
« Les dirigeants palestiniens ont changé : ils sont vêtus comme nous, ils sont comme nous, ils pensent comme nous ».
Et, finalement, malgré cette mode pour le keffieh, la production palestinienne de cet article a périclité, en raison de la rivalité de fabricants essentiellement chinois, aux tarifs défiant toute concurrence.
  
N’en déplaise aux faiseurs de mode et à leurs diktats, moi, je garde mon goût pour mon écharpe ordinaire ou mon foulard banal.



(2) Saisie par le Centre Simon Wiesenthal (CSW) en septembre 2007, la firme Inditex-Zara a retiré de la vente en septembre 2007 le sac sur lequel était brodé un symbole en forme de croix gammée, ainsi que tous les sacs de cette collection à motifs indiens. Elle a présenté des excuses. Elle aide les handicapés israéliens.

(3) Géraldine Couvreur, Comment porter le keffieh, Obstyles, 11 janvier 2008

(4) Maud Gabrielson, Keffieh : mode d’emploi, 7 janvier 2008 et Ce mortel ennui, 8 janvier 2008

(5) Le chèche est une « longue écharpe, le plus souvent unie ».

(6) On qualifie de vintage un vêtement ancien d’un couturier célèbre.

(7) Décoration d’un tissu teint par des dessins géométriques, des motifs animaliers ou floraux.

(8) Aude Sérès, Un rapport pointe le niveau médiocre en histoire-géo, Le Figaro, 27 décembre 2007

(9) Le ska est un rythme musical à deux temps.

(10) Géraldine Dormoy, Je vois des foulards partout, 15 mai 2007

(11) Véronique Chemla, Mythes et réalités du «processus de paix» : le roc des refus palestiniens, Guysen, 10 janvier 2008

(12) Elle, 24 décembre 2007.

(13) Le 13 décembre 2007, un tribunal de Copenhague (Danemark) a relaxé la société Fighters and Lovers (Combattants et amoureux) poursuivie pour soutien à des groupes terroristes : FARC (Forces armées de Colombie) et FPLP (Front populaire de libération de la Palestine). Il a estimé que cette société n’avait pas visé à déstabiliser la société. Par « solidarité », cette société s’engageait à verser 6 dollars sur les 35 dollars du prix de vente unitaire de T-shirts arborant les logos des FARC et du FPLP à ces groupes « combattants de la liberté ». La police avait saisi 6 000 dollars sur le compte bancaire de cette société qui a déclaré défendre la « liberté d’expression ». Le FPLP est l’auteur d’attentats, notamment contre le ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi (z’’l) en 2001.

(14) Le 20 juillet 2006, l’ADL (Ligue anti-diffamation) a fermement condamné la déclaration à Alicante du Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero accusant Israël d'user d'une « force abusive » dans le cadre de ses opérations militaires. M. Zapatero avait « ensuite posé pour des photographes en portant un keffieh palestinien orné du drapeau palestinien ».

(15) Cécile Daumas, C’est quoi ce keffieh ?, Libération, 18 décembre 2007


Visuels : © DR, IDF 
Articles sur ce blog concernant :
- Affaire al-Dura/Israël
France
Articles in English

Article publié en janvier 2008 par Guysen et sur ce blog le 19 juin 2011, puis le :
- 9 novembre 2012 alors qu'est annoncé le départ de Nicolas Ghesquière de Balenciaga, maison rachetée en 2001 par le groupe PPR dirigé par François Pinault, le 24 juin 2013 et le 3 janvier 2014 ;
- 28 mai 2014.
Il a été mis à jour au 20 juillet 2014.

19 commentaires:

  1. "De nombreuses adolescentes et jeunes filles de cités sont contraintes de porter des vêtements amples, laids, dissimulant leur silhouette. La mode, sous la forme d’une robe simple ou d’une jupe seyante, légèrement au-dessus du genou, leur est interdite souvent par des jeunes portant… le keffieh palestinien." - Article pathétique, extrêmement mal documenté. Cette phrase montre à quel point votre réflexion est absurde. Honnêtement, évitez de polluer la toile avec des bêtises pareilles. C'est dommage de tenir un aussi beau blog mais d'avoir des réflexions aussi pauvres. - Une étudiante de Sciences Po.

    RépondreSupprimer
  2. C'est au contraire un article très interressant . On peut aujourd'hui ajouter que le keffieh a été porté au Mali par les rebelles qui ont tenté de mettre au place la shria islamique . Il était porté par des enfants enrôlés dans leur armée , des enfants que l'on a parfois drogué pour aller se faire massacrer ... des kamikazes ! Le keffieh restera intimemant lié au terrorisme comme la svastika au nazisme . C'est ainsi .
    Christine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...25 octobre 2013 21:25

      Oups, dans mon commentaire précédent celui-ci sur ce site, j'avais mis plus d'espace que je ne souhaitais en mettre, entre le premier guillemet, précédent la citation de l'extrait de l'article de Wikipédia mentionné, et le début de cet extrait! :-)

      Supprimer
  3. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...25 octobre 2013 17:11

    Bonjour! Vous les publiez mes commentaires ou quoi?

    RépondreSupprimer
  4. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...25 octobre 2013 21:05

    Ah, et voici aussi un extrait d'un article de Wikipédia selon lequel des militaires Occidentaux et dans l'exercice de leurs fonctions (et donc officiellement), ont aussi porté et portent encore des Keffieh :

    « De même que le chèche pour les troupes françaises, le keffieh est porté par les forces armées de l'Empire britannique stationnées au Proche-Orient depuis presque un siècle. Mais c'est durant la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement durant la Campagne en Afrique du Nord que son usage s'est généralisé dans les troupes déployés dans des zones aux températures élevées. Il conserve sa fonction première de protection contre le soleil et la poussière.

    À l'heure actuelle, de nombreuses troupes de l'OTAN le portent sous l'appellation shemagh en Afghanistan ou en Irak, même s'il n'est fourni systématiquement qu'à certaines troupes du Commonwealth. Il est particulièrement prisé dans des troupes embarquées qui sont constamment exposées aux projections de sable et de poussière causées par le mouvement des véhicules.

    Les couleurs de ceux utilisés par les militaires varient et vont de sable (pour ceux qui équipent les soldats britanniques), à vert olive (pour les soldats irlandais) en passant par le brun ainsi que d'autres agencements de couleurs traditionnelles.»

    Donc encore une fois, il est je pense injuste de s'en prendre à de tels foulards et qui sont bel et bien des foulards de costumes généraux!

    RépondreSupprimer
  5. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...26 octobre 2013 09:34

    Bonjour! Bon bah vous les publiez mes commentaires ou quoi?

    RépondreSupprimer
  6. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...26 octobre 2013 21:46

    Bonsoir!
    Merci pour avoir au moins publié certains de mes commentaires, mais j'aurais bien aimé que soient aussi publiés mes premiers commentaires sur ce site...
    Je vais donc les écrire à nouveau en gros ici!

    RépondreSupprimer
  7. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...26 octobre 2013 22:30

    Merci donc d'avance de bien vouloir publier aussi, tous les commentaires que je viens de poster ici (et qui se suivent), et dans leur intégralité!

    David...

    RépondreSupprimer
  8. Je ne publierai pas vos autres commentaires qui défendent la svastika. Depuis son utilisation par les nazis (croix gammée), la svastika ne peut plus être présentée comme un signe neutre, même si vous citez des utilisations antérieures à l'ère nazie.

    RépondreSupprimer
  9. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...27 octobre 2013 09:07

    Alors veuillez publier au moins cela, concernant notamment des Keffieh [...]!

    Shalom!

    Je pense que c'est injuste de chercher à s'en prendre à des foulards historiques comme des Keffieh ou encore à des symboles historiques comme des images de [...] traditionnels et plus que millénaires (je ne parle donc pas de tentatives de récupérations de [...] par des mouvements racistes et antisémites...)!

    Concernant les keffieh, je suis en général tout à fait d'accord avec Erez Safar (je pense que beaucoup de Juifs ont des origines Arabes et ont portés de tels foulards durant bien longtemps et en portent encore...) et avec les autres Juifs en général (y compris Israéliens...) qui soutiennent des ports de keffieh pour des Juifs... De tels foulards étaient je crois déjà portés par des nomades et semi-nomades depuis relativement bien longtemps... Ce fut je crois le cas de beaucoup d'Arabes (y compris je pense, d'Arabes Animistes Arabiques, d'Arabes Juifs (oui, d'Arabes Juifs, même si beaucoup d'entre eux avaient aussi des origines Cananéennes Israélites soit Hébraïques...) et d'Arabes Chrétiens de temps dits pré-islamiques, et d'Arabes Juifs, d'Arabes Chrétiens et d'Arabes Musulmans par la suite...), et ce fut je pense aussi le cas auparavant encore, de plusieurs Arabes Animistes Arabiques et de plusieurs anciens Cananéens en général dont de plusieurs anciens Cananéens Israélites dont Judéens...

    Pour ma part, il m'arrive donc sans aucun complexe de porter de tels foulards (et d'un modèle ou d'un autre...) ou encore des foulards de types Chechia ou Chèches (types de foulards de Berbères...)...

    RépondreSupprimer
  10. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...27 octobre 2013 11:00

    Alors ça va quoi! Vous me semblez vouloir imposer votre avis (et des fermetures d'esprit je pense...) mais ne pas vouloir certains avis opposés... Si on vous dit : «Oui oui, vous avez raison, vous avez toujours raison [...]», là vous êtes contente? :-) Je ne propage pourtant aucune haine raciste, aucune haine gratuite, et votre attitude à mon égard est donc je crois injustifiée!

    RépondreSupprimer
  11. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...27 octobre 2013 12:53

    Et je porte parfois aussi différents types de keffieh... Actuellement j'en ai un violet et noir et un rose foncé et noir, et je pense aussi à m'en procurer un Israélien bleu et blanc... :-)

    Et si ça vous dérange que je porte parfois un keffieh, et voir même plus encore, que je porte souvent en pendentif un symbole de Svastika, et bien vous pouvez toujours tenter de porter plainte contre moi, vous savez mon nom (Juif Ashkénaze...)! Je suis fière de défendre des diffusions de savoirs et de vérités! :-)

    RépondreSupprimer
  12. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...27 octobre 2013 13:04

    Et donc des vérités vous font peur, si vous refusez de publier des commentaires de moi qui en révèlent? Car rien ne vous empêcherait de les publier, et même si vous y teniez, de tenter de les contredire ensuite en me disant n'importe quoi, si vous teniez à ne pas reconnaître de telles vérités... :-)

    RépondreSupprimer
  13. Cet article porte sur le keffieh, et non sur les svastikas.

    RépondreSupprimer
  14. David, Régis Julien, Celtillos BETTELHEIM...29 octobre 2013 08:51

    Bonjour!

    Comme vous n'avez toujours pas publié mes autres commentaires ici, et que dans mon précédent commentaire ici qui suivait le commentaire qui le précédait, j'avais écrit sans le vouloir, avec le clavier tactile sur l'écran de mon téléphone, «la religion Islamiste», alors que je voulais écrire «la religion Islamique», je poste à nouveau ici ces deux commentaires qui se suivent! :-)

    Vous cherchez à changer de discours maintenant ou quoi? :-)

    Vous évoquez dans votre article, des sacs avec un ou des motif(s) de Svastika... et un individu a laissé sur cet article, un commentaire évoquant un symbole de type Svastika, et avec des propos accusateurs envers les keffieh en général et envers les symboles de types dits parfois Svastika en général, propos qui je pense montrent de grandes inepties... Et ce n'est pas pour rien que j'ai eu l'idée de parler ici de symboles de types dits parfois Svastika, en plus de parler ici de Keffieh...

    Vous laissez des propos d'inepties sur cet article concernant des symboles de types dits parfois Svastika (et concernant des keffieh bien sûr...), mais vous censurez sur cet article, des propos de quelqu'un qui révèlent des vérités concernant de tels symboles, en ne publiant pas tous les commentaires de ce quelqu'un... Est-ce très honnête selon vous comme attitude? Car je pense qu'au fond vous vous en doutez bien que je dis des vérités concernant de tels symboles, mais que cela vous gène que de telles vérités soient révélées sur cet article... Comment appeler alors une telle attitude? Ne traduit-elle pas alors une volonté de maintenir des gens dans des ignorances?

    Et évidemment, je ne compte pas me soumettre à des censures dites parfois «politiquement correctes» et propageant des inepties contre un type de symbole qui compte aussi entre autres, parmi des patrimoines Israélites, et ce, même si un tribunal quelconque me demandait une telle soumission, soyez-en sûre et certaine! :-) Mais je doute fort qu'un tribunal quelconque me demande aujourd'hui une telle soumission, même si je pense que plusieurs individus soutiennent de telles censures et propagandes... :-)

    Et concernant de tels symboles dans les Synagogues de Maoz Haim et de Ein Gedi en Israël Canaan, on peut si vous voulez, parier par exemple 3000 euros (ou même plus...) qu'ils y figurent bel et bien, car je suis sûr et certain de ce que je dis là, et encore une fois, je peux même vous envoyez des liens menant vers des photos de ces images dans ces Synagogues si vous le souhaitez, mais je pense que vous vous doutez bien que je ne me trompe pas en disant cela... :-)

    RépondreSupprimer
  15. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...29 octobre 2013 14:32

    Et voici le lien menant vers le site sur internet où j'ai vu l'image de cette stèle Juive Alsacienne : «http://judaisme.sdv.fr/synagog/basrhin/r-z/rosenwill/solaire.htm»!

    RépondreSupprimer
  16. J'ai écrit : "Après le béret Che Guevara, les vestes cols Mao, la casquette de Fidel Castro, le sac Zara décoré d’un symbole ressemblant au swastika (2), voilà que le keffieh palestinien est « partout ». Vous conviendrez que j'ai évoqué, en quelques mots, un symbole qui ressemble au ou à la svastika.
    En outre, le site http://judaisme.sdv.fr/synagog/basrhin/r-z/rosenwill/solaire.htm montre des signes qui évoquent vaguement des "svastikas courbes", aux formes arrondies.

    RépondreSupprimer
  17. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...5 novembre 2013 09:30

    Et bien sûr, aucune publication ne serait-ce que d'une seule de mes réponses à votre commentaire ci-dessus... Vous appréciez le fait de pratiquer encore et encore des censures sur votre blog il me semble, et alors que vous vous réservez pour vous-même le droit de publier des réponses de vous à des commentaires que vous censurez (commentaires de moi en l'occurrence)... Peut-être qu'au moins, cela montre que nombre de mes commentaires ont du poids... Enfin je pense... Des libertés et des vérités ont souvent fait peur et font souvent peur je pense... :-)

    RépondreSupprimer
  18. David, Régis, Julien, Celtillos BETTELHEIM...5 novembre 2013 09:33

    Il me semble que des vérités vous font peur, et/ou que vous cherchez à les masquer...

    RépondreSupprimer