mardi 9 août 2016

« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand


Arte rediffusera les 9 et 12 août 2016 « Cheikh Zayed, une légende arabe » (Unser Reichtum sind die Menschen. Scheich Zayed und die Golfstaaten), documentaire partial de Frédéric Mitterrand (2014). Une ode à Zayed bin Sultan al-Nahyane (1918-2004), célèbre sous le nom de cheikh Zayed, présenté à tort comme « homme de paix ». Ce fondateur en 1971 des Emirats arabes unis (EAU) - Abou Dhabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah, Oumm al Qaïwaïn -, riches en gisements de pétrole, membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), régna pendant trente-trois ans en dictateur imposant un régime tribal violant les droits de l’homme, distillant son idéologie antisémite et anti-américaine via ses investissements financiers, notamment par le soft-power – dons à de prestigieuses universités, projets culturels -, le Centre Zayed, etc.  Aucun de ces émirats n'a accueilli les "migrants". Fils aîné de l’émir de Dubaï, le cheikh Rashid ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 33 ans, a déclaré le 19 septembre 2015 l’agence officielle émiratie WAM. 





Situés au Moyen-Orient, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, les territoires qui deviendront en 1971 les Emirats arabes unis (EAU), fédération d’Etats musulmans sunnites, bien que désertiques, ont été longtemps peuplés de marins, de pêcheurs, de marchands – vente de perles, commerce d’esclaves – et de pirates.

« Côte des pirates »
Bénéficiant d’atouts géostratégiques, la zone actuellement connue sous le nom d’EAU est surnommée aux XVIIIe siècle la « côte des pirates ».

« Entre 1740 et 1763, l’Angleterre se substituait à la France dans l’ensemble indien. Très vite les compagnies commerciales anglaises en Inde attachent de l’importance à deux axes : la voie du golfe Persique avec la route Bassora-Méditerranée, et la voie de la mer Rouge avec la route à travers l’isthme de Suez », écrit François-Georges Dreyfus. En effet, la France contrôle la route maritime contournant l’Afrique, en disposant d’îles relais : l’île de la Réunion (ex-Ile Bourbon), l’île Maurice (ex-Isle de France), et l’archipel des Seychelles. Quant aux Provinces unies (actuels Pays-Bas), elles se sont implantées dans la colonie du Cap (Afrique du sud).

Les guerres de la Révolution et napoléoniennes (campagne d’Egypte, 1798-1801) ont aiguisé la prise de conscience par la monarchie britannique de l’importance de la Méditerranée.

Pour mettre un terme au piratage attaquant ses navires - en 1797, des pirates saisissent le Bassein Snow -, et protéger la route des Indes, la monarchie britannique combat les pirates en 1809.

En 1819, elle remporte une victoire sur ces pirates, notamment sur la tribu de Qawasim ou al-Qasimi.

Dès 1820, elle signe des accords avec les futurs EAU, Bahreïn, Qatar, Koweït, et les ilots de Tumbs et Abou Moussa près du détroit d’Ormuz, dénommés « Etats de la trêve » (Trucial States). Parmi ces accords : le « traité de la Trêve », traité maritime général.

Cette trêve s’avère imparfaitement respectée par les pirates.

En 1853, l’empire britannique signe avec ces « Etats de la trêve » une trêve maritime perpétuelle.

En 1847, 1856, et 1873 des traités abolissent le commerce d’esclaves dans les divers émirats.

L’intérêt géostratégique de la monarchie britannique augmente avec l’ouverture du canal de Suez en 1969.

En 1892, voulant affermir sa domination dans la région face aux désirs d’expansion de la France et de la Russie, voire de l’Empire ottoman, l’empire britannique signe des traités de protectorat, des « accords exclusifs », avec les Etats de la Trêve, membres désormais de son empire colonial et prospères grâce à l’industrie perlière.

Pétrole et avantage géostratégique
Dirigé depuis 1928 par le cheikh Chakhbout, l'émirat d’Abu Dhabi est en 1966 un « petit village de pêcheurs. Plus enclin à guerroyer avec les tribus voisines », ce cheikh « serre les freins de la modernisation, au grand dam des compagnies pétrolières » Esso, Shell, British Petroleum...

Des pêcheurs de perles aux conditions de travail éprouvantes, similaires à celles décrites par le journaliste Albert Londres évoquant ceux de Djibouti. Au commerce des perles, s'ajoute celui du sel.

L’exploitation pétrolière débute dans les années 1960 dans les futurs EAU qui détiennent plus de 10% des réserves mondiales de pétrole. Un pétrole indispensable à la croissance occidentale.

"Abou Dhabi était un modeste village de pêcheurs", se souvient un dirigeant émirati qui n'imaginait pas vivre un futur changement. Une révolution économique et dans les paysages.

« Gouverneur énergique de l'oasis d’Al-Aïn depuis 1948 » - il a freiné la désertification de l'oasis en réhabilitant les canaux, ce qui attire les Bédouins et incite Oman à empiéter sur ce territoire -, le cheikh Zayed succède à son frère, le cheikh Chakhbout, en 1966 lors d’une révolution de palais, vraisemblablement agréé par le "protecteur britannique", et initie un développement rapide, fondé sur l'exploitation du pétrole, de cet émirat. Un essor à l'instar de celui de l'Arabie saoudite et de l'Iran.

Le chekh Zayed associait "la vision stratégique et le réalisme politique", résume Bernard Poletti, ambassadeur de France en Iran. Il "renégocie les contrats pétroliers et le montant des royalties".

A la fin des années 1960, le Royaume-Uni souhaite mettre un terme aux accords le liant aux petits émirats du golfe arabique/persan.

Des Etats voisins puissants, tels l’Arabie saoudite, l’Iran et le sultanat d’Oman, convoitent « ces territoires richissimes, mais minuscules et désunis ».

En novembre 1971, l’Iran s’empare de trois îles du détroit d’Ormuz. Un détroit majeur de la voie maritime reliant rapidement l’Europe, l’Afrique et l’Asie.

A l’initiative de Zayed, sept émirs signent le 2 décembre 1971 l’acte de naissance des Émirats arabes unis (EAU), fédération réunissant Abou Dhabi, Ajman, Charjah, émirat dirigé par les al-Qasimi, Dubaï dirigé par le cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum au sens pratique développé, Fujaïrah, Oumm al Qaïwaïn. La ville d'Abou Dhabi est la capitale de cet Etat fédéral. Seuls le Qatar  et Bahreïn refusent cette union en raison de "surenchères pétrolières et vieilles rancunes". Le sheikh Zayed  en est élu le président. Il dirige les EAU, "un Etat dans les limbes, une nation à  construire", avec le cheikh Walid ibn Jilali al Great Khali.Le cheikh Rashid ben Saeed Al Maktoum est le Premier ministre des EAU.

Le 11 février 1972, Ras el Khaïmah devient le septième émirat des EAU, membres de l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole).

Une OPEP qui dès 1973 a utilisé la "diplomatie du pétrole": triplement du prix du baril, embargo sur le pétrole, boycott de l'Etat d'Israël et de ceux en relations d'affaires avec lui, etc. Valéry Giscard d'Estaing, alors Président de la France, écrit au cheikh Zayed pour lui proposer un prix raisonnable du baril de pétrole. Il obtient du cheikh immédiatement la quantité de pétrole manquant à la France.

"C'était un homme qui respirait le calme, un conciliateur, réservé, observateur", se souvient Valéry Giscard d'Estaing qui a éprouvé considération et amitié pour le sheikh Zayed. Le premier dirigeant des pays du Golfe qu'il reçoit à l'Elysée.

Architecture moderne et lancement d'une chaîne de télévision diffusant des comédies sentimentales accompagnent l'essor des EAU.

Le cheikh Zayed propose au shah d'Iran de l'accueillir dans son exil consécutif à l'arrivée au pouvoir des ayatollahs.

Le chekh Zayed a été "impressionné par le discours à la Knesset du Président François Mitterrand en mars 1982 et par la venue à Paris d'Arafat qui a déclaré caduque la charte de l'OLP", indique Hubert Védrine, ancien secrétaire général de la Présidence sous François Mitterrand.

Allié de Yasser Arafat, le cheikh Zayed "considérait que le territoires palestinien appartenait aux Palestiniens, et voulait redonner aux Palestiniens le territoire qui leur revenait", explique Valéry Giscard d'Estaing. Le cheikh Zayed finance l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), mais "ne cédera pas aux appels à la destruction d'Israël" ni à l'antisémitisme, allègue Frédéric Mitterrand.

Sadate s'avère un ami fidèle du cheikh Zayed, qui lui tend la main après les accords de Camp David.

L'"ami inattendu des derniers jours" ? C'est Jacques Chirac. Le cheikh Zayed aimait revoir les images télévisées du Président Jacques Chirac rudoyant les responsables israéliens chargés de sa sécurité à Jérusalem en 1996. Le président français refuse d'accepter l'idée d'un choc des civilisations, et, après les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001, se rend aux EAU où il rencontre le cheikh Zayed. Il se recueille ensuite sur la tombe du défunt cheikh.

Ce sont des Emiraties en vêtements musulmans noirs (abayas) et la tête couverte du foulard islamique qui présentent à la reine Elisabeth II d'Angleterre l'exposition Faith and Islam, l'amènent voir des fillettes portant des vêtements similaires.

Surnommé le « sage des Arabes », le « légendaire » Zayed bin Sultan al-Nahyane (1918-2004), mieux connu sous le nom de cheikh Zayed, père de 25 fils, « s'attelle à la construction d'un État alors inexistant, notamment en démocratisant l'accès à l'éducation, y compris pour les filles. Très vite, il gagne la confiance et le respect des chefs d'État occidentaux, se lie d'amitié avec le président français Valéry Giscard d'Estaing et dîne à la droite de la reine d'Angleterre. Capable de fédérer tout en honorant ses valeurs bédouines, il régna durant plus de trente ans et suscita respect et admiration des autres grands puissants de ce monde. Symbole de sagesse, il était l'ultime représentant d'une génération de souverains empreints des valeurs du monde bédouin. L'aura de ce Bédouin mondain, homme de paix et de modération, fidèle aux valeurs ancestrales bédouines, est inégalable dans la région. Son règne prend fin à sa mort, le 2 novembre 2004. Pour lui rendre hommage, les dirigeants arabes se pressent à son enterrement. Un deuil national de quarante jours est décrété ».

"Un air de Riviera... Pas de spectacles coquin. Tout est propre et fonctionne parfaitement". C'est ainsi que Frédéric Mitterrand décrit ses images d'un Abu Dhabi moderne, aux femmes musulmanes entièrement couverte sur la plage ou en bicyclette.

« L’idée de réaliser un documentaire sur ce personnage m’est venue en lisant, il y a plus de vingt-cinq ans, Le Désert des déserts, un très beau livre de l’explorateur britannique Wilfred Thesiger, qui a arpenté le monde arabe tout au long de sa vie. Il raconte sa rencontre dans les années 1940 avec le cheikh inconnu d’une oasis perdue, Al Ain. Quatre pages dans lesquelles Thesiger brosse un portrait extraordinaire de cet homme. Il s’agissait bien évidemment de Cheikh Zayed, bien avant qu’il ne devienne émir d’Abou Dhabi en 1966. Depuis, je suis resté marqué par cette description. Ensuite, je l’ai rencontré, de très loin, et j’ai été frappé par son charisme », a expliqué François Mitterrand,

Écrit et conté par Frédéric Mitterrand, écrivain, réalisateur et ancien ministre de la Culture et de la Communication (2009-2012) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ce « documentaire retrace l'ensemble du parcours de Zayed et foisonne d'archives inédites sur les différentes périodes de sa vie. Des vidéos de ses voyages en Europe, notamment à Buckingham, témoignent de sa prestance et de son charisme. D'autres le montrent en train de rabrouer des industriels anglo-saxons, donnant ainsi un aperçu de son caractère bien trempé. Le lyrisme de Frédéric Mitterrand se prête parfaitement à l'évocation de cette légende arabe ». A noter les archives des compagnies pétrolifères.

Arte diffuse ensuite un entretien de onze minutes avec Frédéric Mitterrand interrogé par Emilie Aubry. C'est une "région qui a toujours intrigué sans qu'on la connaisse bien. Ce sont des tribus très différentes les unes des autres, avec des coutumes différentes", a expliqué Frédéric Mitterrand sur Arte.

"Abu Dhabi fonctionne bien. Elle n'a pas été emportée par le gigantesque de Dubaï. Le fils du cheikh Zayed, personnage romanesque, qui a la réputation d'un homme bienveillant y règne, mais il est malade. C'est une oligarchie qui gouverne. Leur problème est de trouver un équilibre entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'est pourquoi l'alliance avec la France est si importante. Les EAU luttent contre le terrorisme, sans ambivalence. Est-ce que tous les princes sont sur cette ligne ? Il est probable qu'il y a des porosités [avec des ONG]. Il y a un héritage Zayed. Mon fils vit là-bas. Les émiriens sont extrêmement aimables, mais assez mystérieux. Ils trouvent qu'on est très différent... Le Louvre, c'est une affaire comme une autre. On ne s'adresse jamais à la bonne personne... Les femmes sont voilées, sont inscrites sur Facebook, et vous expliquent qu'elles sont libres... Vous voyez beaucoup de travailleurs immigrés qui n'ont pas l'air malheureux. On sait qu'on leur a piqué leur passeport, qu'ils sont mal payés. On y vit bien tant qu'on ne pose pas de question. On ne voit pas le pouvoir, ni la police. Tous ces émirats vivaient sur leur arrière-pays désertique, la mer et le commerce avec l'Iran. Bahreïn est convoité par l'Iran", précise Frédéric Mitterrand.

Richissime dictature 
Il convient de démythifier ce portrait partiel brossé par Arte et Frédéric Mitterrand.

Environ 10% des émiriens sont citoyens de ces Etats. En 2005, les trois quarts de la population des EAU étaient musulmans - environ 85% sunnites, et 15% chiites -, et neuf pourcent chrétiens.

L’islam est la religion officielle des EAU dont la constitution interdit aux musulmans de se convertir à une autre religion et tout prosélytisme à l’égard des musulmans.

Amnesty International et d’autres ONG (Caritas Pakistan) ont souvent épinglé le sheikh Zayed pour des châtiments corporels infligés aux prisonniers, l’enlèvement ou l’achat de milliers d’enfants, âgés de trois à dix ans, du Pakistan, d’Inde, du Bangladesh, du Soudan, ou de Mauritanie pour en faire des jockeys de courses populaires, mais parfois mortelles, de dromadaires, etc.

Affamés pour peser moins de vingt kilos, ces enfants jockeys subissent des traitements médicaux limitant leur croissance, sont battus s’ils perdent ou commettent des erreurs...

En 2005, une loi des EAU a interdit la traite des mineurs de moins de 18 ans destinés à ces courses. Les EAU ont indemnisé les victimes qui ont pu rejoindre leur pays natal.

Cependant, des ONG et l’OIT ont constaté que le système des enfants jockeys de courses privées de chameaux, organisées par des tribus puissantes des émirats, persiste.

Une cruauté dont ne sont pas exempts certains descendants du sheikh Zayed.

Les EAU développent les services afin d’assurer une transition positive dans l’après-pétrole et gaz. Leurs fonds souverains s’avère un instrument de cette mutation économique et de la projection de la puissance financière des EAU. Avec 875 milliards de dollars, le fonds souverain Autorité d’investissement d’Abu Dhabi est le plus important au monde. Les investissements en Occident de fonds souverains, tel celui des EAU, ont suscité maintes inquiétudes : actionnariat d’Abu Dhabi dans un groupe bancaire américain, volonté d’acquérir l’aéroport d’Auckland (Nouvelle Zélande) par Dubai, d’acheter la compagnie britannique P & O qui opérait dans six ports principaux de la côte est des Etats-Unis… Dans ce dernier cas, c’est Idan Ofer, dirigeant de la compagnie maritime israélienne ZIM, qui a défendu en 2006 la Dubaï Ports (DP) World. M. Ofer a écrit  à Hillary Clinton, alors sénatrice : « DP World est un leader industriel en sécurité et travaille étroitement avec nous afin de maintenir les critères les plus élevés de sécurités dans tous les terminaux du monde ».

Centre Zayed
A la tête d’une fortune de 23 milliards de dollars le rangeant parmi les dix hommes les plus riches au monde, le sheikh Zayed a créé en 1999 le Centre Zayed, think tank de la Ligue arabe, organisation regroupant 22 Etats et la « Palestine ». En 2011, la Syrie a été suspendue de la Ligue arabe.

Proposé lors d’un symposium de la Ligue arabe soucieuse de « promouvoir les causes Arabes à l’étranger et de renforcer les relations inter-Arabes dans les champs politiques, économiques, culturels et sociaux », le Centre Zayed a été approuvé comme organisme affilié à la Ligue arabe par le Conseil de cette Ligue qui réunit les ministres des Affaires étrangères des Etats membres, puis il a été créé par décret du sheikh Zayed en 1999.

Ce Centre Zayed  réalisait la « vision du président des EAU », dont l’épouse a donné 50 000 dollars en 1998 pour défendre le négationniste Roger Garaudy lors d’un procès intenté contre ce négationniste.

A Abu Dhabi, le Centre Zayed, devenu le Zayed International Centre for Coordination (ZICCF) a émis un communiqué de presse alléguant que les « Sionistes sont ceux qui ont tué les Juifs d’Europe ». Selon le Los Angeles Times (août 2002), son directeur a déclaré : « Les Juifs sont les ennemis de toutes les nations ».

Le Centre Zayed a reçu des orateurs occidentaux tels les anciens présidents Jimmy Carter, qui a accepté un don du Centre Zayed, Bill Clinton et Jacques Chirac, l’ancien secrétaire d’Etat James Baker, Neal Bush, Kurt Waldheim, officier de renseignement de la Wehrmacht, secrétaire général des Nations unies (1972-1981) et président de la République d'Autriche (1986-1992), Louis Michel, ancien vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique (1999-2004), Lyndon LaRouche, Richard Murphy, Michael Collins Piper, Thierry Meyssan…

Via ses conférenciers, colloques et publications mensongères (Jenin: Massacre against Humanity), il a promu le négationnisme (The Zionist Movement and its Animosity to Jews, Those Who Challenged Israel), l’antisémitisme, les théories du complot Juif (Policy of Domination and Contemporary World Tensions), de la conspiration américaine sur les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 (traduction en arabe en juillet 2002 de L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan), etc. S’est ingénié à délégitimer l’Etat d’Israël en niant les liens religieux et historiques entre Israël et Jérusalem. A invité des orateurs qualifiant les Juifs d’« ennemis des toutes les nations », accusant Israël de tenter de stériliser les enfants palestiniens en mettant des produits chimiques dans les eaux utilisées dans des écoles palestiniennes, etc.

Des faits niés par le Centre Zayed qui a allégué avoir reçu en août 2003 les lettres de soutien de 160 journalistes arabes. Il a fermé en août 2003.

Universités
En 1999, l’université britannique de Lincolnshire et Humberside a interdit les auteurs Juifs et les livres mentionnant les Juifs sur son campus aux EAU. Ce qu’avait approuvé le British Council…

Le cheikh Zayed a aussi recouru au soft power en particulier via des dons à des universités. Ainsi, il a soutenu le Centre d’Etudes arabes contemporaines de l’université de Georgetown.

En juillet 2000, le sheikh Zayed a versé 2,5 millions de dollars afin de créer une chaire d’Etudes islamiques à la Harvard Divinity School (HDS). But : « promouvoir une meilleure compréhension de l’islam parmi les non-musulmans dans le monde et renforcer le dialogue entre les grands religions mondiales ». Un don d’autant plus bienvenu que la HDS, la plus ancienne école de la prestigieuse université américaine Harvard, disposait de la plus faible dotation de Harvard. Mais un don prévoyait la création d’un « officier de liaison » entre la HDS et les EAU.

Etudiante à la HDS, Rachel Fish a œuvré en 2002 à contrer le « désinvestissement » (divestment) d’entreprises israéliennes et de firmes en relations d’affaires avec l’Etat Juif promu par des dirigeants et étudiants de Harvard. Un désinvestisement combattu par Lawrence H. Summers, alors président de cette université. Cofondatrice de HUGFI (Harvard University Graduate-Students Friends of Israel). En 2003-2004, elle a révélé le résultat de son enquête sur ce don : notamment dans le site Morality Not Money, elle a listé les nombreuses violations des droits de l’homme du sheikh Zayed, notamment le travail des enfants esclaves, et son indulgence à l’égard de la propagande antisémite.

Bien que la « Harvard Divinity School, dont de nombreux universitaires et étudiants Juifs, n’ont pas aidé Rachel Fish et ont préféré la cécité sur les connotations de ces fonds, un scandale a éclaté, et a induit la suspension par la prestigieuse université Harvard de ce financement pour de longues investigations, et le retrait de cette donation par le sheikh Zayed ». Ce don aurait été transféré vers une autre université américaine…

Quant à l’université Columbia, elle a décidé de garder le don de 200 000 dollars des EAU visant la création de la chaire Edward Said d’études modernes Arabes, occupée actuellement par Rashid Khalidi, ancien porte-parole de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), soutien au terrorisme et proche de Barack Hussein Obama.

L’Université Paris IV Sorbonne s’est implantée à Abou Dhabi  qui accueille le Louvre Abou Dhabi, « premier musée universel dans le monde arabe » créé par un accord intergouvernemental signé le 6 mars 2007.

En mai 2015, l'université Khalifa, dont le vice-président est Sheikh Hamed bin Zayed, a lancé le premier International Robotics Challenge ou Mohamed Bin Zayed International Robotics Challenge (MBZIRC), une compétition internationale visant à "attirer l'attention mondiale sur les EAU, ses capacités et ses programmes éducatifs et pour la jeunesse, encourager les universités régionales pour se focaliser davantage sur les sciences, la technologie et la robotique", stimuler l'industrie robotique émiratie, et combler les retards technologiques des EAU. L'édition inaugurale 2016 comprendra trois épreuves : un véhicule téléguidé aérien (drone), un véhicule terrestre sans pilote, et un ensemble de drones devant collaborer pour localiser et déposer des objets statiques et mobiles. Ce  concours est doté d'un prix de deux millions de dollars pour l'équipe gagnante ; chaque groupe de finalistes recevra 500 000 dollars.

Environnement
L'environnement est aussi un axe privilégié du soft power des EAU, et de peaufiner une image favorable du pays.

Le Prix International Zayed pour l'environnement "créé en 1999 par le Vice-Président des Émirats Arabes Unis,  le Premier Ministre et Gouverneur de Dubaï son Altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum,  en reconnaissance de l'engagement environnemental du regretté Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan. D’une valeur d’un million de dollars, le prix Zayed est le prix international sur l’environnement le plus prestigieux".

Le 7 mai 2015, le prix International Zayed pour l'environnement a récompensé à Dubaï "les plus grands environnementalistes" : Son Altesse sérénissime, le Prince Albert II de Monaco, "écologiste de renom et défenseur des environnements  polaires et marins", le Dr Ashok Khosla (Inde), "fondateur du groupe Development Alternatives dont la mission  est d’aider à l’élaboration de stratégies de développement nationales en Inde plus durables  sur le plan social et environnemental" et le Dr Zakri Abdul Hamid (Malaisie), coprésident en 2005  du rapport de synthèse de l’évaluation des  écosystèmes pour le Millénaire, qui ""a contribué  au développement des principales conclusions du rapport, y compris le fait que les humains ont dégradé les écosystèmes plus rapidement et plus intensément ces 50 dernières années qu'à n'importe quelle autre période de l'histoire de l'humanité". Le prix pour la troisième catégorie a été attribué de façon conjointe  à Paula Caballero Gómez (Colombie), "directrice des Affaires économiques, sociales et environnementales du ministère des Affaires étrangères de la Colombie. Sous sa direction, la Colombie a été l’un des premiers promoteurs des OMD, qui sont par la suite devenus l'un des résultats les plus importants du Sommet de  Rio 20". L'autre récipiendaire est le Dr. Luc Hoffmann (Suisse), "un ornithologue réputé, a été primé pour son  travail philanthropique et pour la conservation des zones humides. Il a dirigé certaines des premières études sur les populations d'oiseaux aquatiques et l'écologie des zones humides".

Les "gagnants précédents pour le leadership global sont : Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, la British Broadcasting Corporation, Mme Gro Harlem Brundtland, ancien Premier ministre norvégien et l’ancien président de la République de Corée Lee Myung-Bak. Les autres gagnants précédents des autres catégories sont : Dr. Badria Al Awadhi, Evaluation des Ecosystemes du millénaire, Mme Angela Cropper, Action pour le développement de l’Environnement dans le Tiers monde, Prof. V. Ramanathan, Prof. Jane Lubchenco, Tierramérica, Dr. Mathis Wackernagel, Sir Partha Dasgupta".

Le Prix Zayed de l’énergie future "récompense la création de solutions dans le domaine des énergies renouvelables et du développement durable. Pour l’édition 2016, il s’ouvre davantage aux candidats européens et dispose d’une enveloppe de 4 millions de dollars pour les lauréats. Depuis sa création en 2008 aux Emirats Arabes Unis, ce prix géré par la ville de Masdar a récompensé 39 projets pour une dotation globale de 22 millions de dollars".

Il récompense les entreprises de toutes tailles - Panasonic a été récompensé -, les établissements d'enseignement secondaire, les ONG et des personnalités.

En 2015, Al Gore a reçu le Prix d'excellence.

Juifs et Israël
A l’époque de Mahomet, des Yaoud (Juifs, en arabe) habitaient dans la peninsule arabique. On connait le tragique destin que le prophète de l’islam leur a réservé.

De 1165 à 1173, le rabbin Benjamin de Tudèle a voyagé dans cette péninsule, et a rencontré une communauté Juive notamment à “Kis”, dans la région de Ras al-Khaimah.

Aucun Juif émirien ne semble habiter aux EAU.

Les médias des EAU - al-Ittihad, al-Bayan - publient des articles et dessins antisémites.

En 2014, le Salon international du livre d’Abu Dhabi (ADIBF), organisé par l’Autorité du tourisme et de la Culture de cet Etat, sous les auspices du Prince Mohammad bin Zayed al Nahyan en coopération avec la foire du livre de Francfort, a présenté des livres tels que Mein Kampf, The International Jew d’Henry Ford, Zionist Terrorism, The Barbarism of the Zionist Entity and The Temple and the Strategic Plans to Judaize Jerusalem, etc. Quelques mois plus tôt, le Salon international de Sharjah avait montré Les Protocoles des Sages de Sion et des livres arabophones véhiculant les théories conspirationnistes.

En sports, les EAU ont refusé en 2009 un visa à la joueuse de tennis israélienne Shahar Peer. En 2013, le joueur de footbal de l’équipe Swansea City Itay Schechter n’avait pas pu assister au stage de formation de son équipe à Dubai. En janvier 2014, l’équipe néerlandaise de football Vitesse a décidé de jouer à Abu Dhbi alors que cet émirat avait refusé l’entrée dans cet Etat à Dan Mori, défenseur israélien de cette équipe…

En 2013, les EAU avaient l’intention d’interdire à l’équipe israélienne de concourir au championnat d’échecs des joueurs de moins de 18 ans. Mais, devant la menace de la Fédération internationale d’échecs (FIDE) d’annuler le tournoi, ils reviennent sur leur décision initiale. Cependant, dans la liste des joueurs publiée par le site Internet de cette compétition, le nom  du pays des joueurs israéliens n’est pas « Israël », mais « FIDE ». Et les EAU ont imposé aux concurrents des jeux d’échecs islamisés : le roi, dont la tête est traditionnellement couronnée d’une croix, portait le croissant et l’étoile musulmanes.

En juin 2013, après des mois de prison, Cyril Karabus, pédiatre oncologue sudafricain retraité âgé de 78 ans, a été innocenté par les EAU des charges pesant pendant neuf mois contre lui, et a pu rentrer chez lui. Il était détenu aux EAU pour homicide d’un enfant atteint de leucémie qu’il avait soigné au Centre médical Sheikh Khalifa d’Abu Dhabi et fraude.

Lors de la 197e session (7-22 octobre 2015) du Conseil exécutif de l'UNESCO, une résolution hostile à l'Etat Juif a été présentée. Le contexte au Proche-Orient était tragique avec un jihad ou une Intifada aux voitures-béliers et aux couteaux causant la mort d'Israéliens et incité, attisé par les propos de Mahmoud Abbas (Abou Mazen) notamment lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU le 30 septembre 2015, et la rumeur infondée, réitérée depuis près d'un siècle, notamment par le grand mufti de Jérusalem al-Husseini qu'Israël attentait à l'intégrité de la mosquée al-Aqsa et allait reconstruire le Temple.

Proposée par l'Algérie, le Koweït, le Maroc, la Tunisie, les Emirats Arabes unis (EAU) et l'Egypte, une résolution visait à nier la judéité du Kotel, vestige du Temple, en alléguant que la place Buraq ferait partie de la mosquée Al Aqsa. Ce qui aurait modifié le statut du Kotel, mur de soutènement du mont du Temple à Jérusalem, datant du Ier siècle avant l'ère commune lors de la construction du Temple d'Hérode à la fin de l'époque du Second Temple. Il a été intégré au VIIe siècle aux murs d'enceinte du Mont du Temple, lors de la construction du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa. Cette mosquée a commencé à être édifiée en 637, par le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, cinq ans après la mort de Mahomet.

Devant l'indignation d'Israël - le 19 octobre, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé la "falsification des faits historiques à Jérusalem" et une "manœuvre sournoise. La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman. Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité" -, d'organisations Juives, dont le CRIF et le Centre Simon Wiesenthal (CSW), le communiqué d'Irina Bokova - "J'en appelle au conseil exécutif à prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain et qui encouragent au respect du caractère sacré des lieux saints" -, ainsi qu'après les pressions des Etats-Unis, cette résolution a été modifiée. Le paragraphe sur Jérusalem a été supprimé dans la nuit du 20 au 31 octobre 2015 afin de parvenir au consensus si cher à l'UNESCO.

Iran et Etat islamique
Depuis des décennies, un contentieux oppose les EAU à l’Iran : il concerne la souveraineté sur trois iles du golfe Persique supposes contenir des gisements pétrolifères : Abu Moussa, la Grande Tunb et la Petite Tunb. Soutenus par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), les EAU revendiquent la souveraineté sur ces trois îlots, « leurs eaux régionales, leur espace aérien, le plateau continental et leur zone économique exclusive ».

Le programme nucléaire militaire iranien inquiète nombre d’Etats sunnites au Moyen-Orient, dont certains, abandonnés par les Etats-Unis, ont trouvé en Israël un allié déterminé.

L’industriel émirien Khalaf Habtoor a résumé la situation : l’administration Obama « traite son « ennemi favori » avec un gant en soie au lieu du poing de fer qu’il mérite ».

Wikileaks a rendu public un mémo de juillet 2009 du prince royal Mohammed bin Zayed, responsable de la Défense des EAU, écrivant : « Ahmadinejad est Hitler ».

En 2014, l’éditeur de Dubai Madarek, dont le propriétaire est Turki bin Abdullah Aldakhil, le journaliste saoudien et directeur général de al Arabiya à Dubai, a publié une traduction en arabe de Saudi Arabia and the New Strategic Landscape de Joshua Teitelbaum, professeur au Begin-Sadat Center for Strategic Studies de Tel Aviv de la Bar Ilan University. M. Teitelbaum encourage les décideurs de la diplomatie américaine de cimenter l’alliance des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite. Il explique que des pays du Conseil de coopération du Golfe tels le Bahreïn, le Kowait, et l’Arabie saoudite, qui ont une part importante de shiite dans leur population, sont nerveux à l’égard de l’Iran chiite. Citant des sources israéliennes, Kalman Sporn, conseiller au Dignitatis Humanae Institute, think tank au Vatican, a indiqué que les EAU ont découvert en 2009 un complot iranien visant à faire exploser le plus haut immeuble au monde, le Burj Dubai, dénommé actuellement le Burj Khalifa.

Le 26 mai 2009, le président Nicolas Sarkozy a inauguré  une base militaire permanente de la France aux EAU. Ce qui renforçait la coopération militaire bilatérale et sert les intérêts français dans l’océan Indien, par le choix d’un lieu près du détroit d’Ormuz par où 40% de la production pétrolière mondiale transitent .

Depuis 2012, les EAU ont expulsé des expatriés libanais résidant sur leur territoire et soupçonnés sans preuve de soutenir le Hezbollah, mouvement terroriste allié du président syrien al-Assad et soutenu par l’Iran chiite.

En janvier 2014, Silvan Shalom, ministre israélien de l’Energie et de l’Eau, devait participer au sommet mondial de l’énergie future à Abu Dhabi (20-22 janvier 2014). C’était la première visite officielle d’un ministre israélien depuis l’assassinat, attribué au Mossad, de Mahmoud al-Mabhouh, dirigeant du mouvement terroriste Hamas, dans un hôtel de Dubai en 2010.

Dans la guerre contre l’Etat islamique/ISIS  - Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou en anglais Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS) -, les EAU ont fermé en février 2015 leur ambassade à Sanaa, capitale du Yémen, pays où s’affrontent des miliciens chiites houthistes, soutenus par l’Iran, et des tribus sunnites liées à al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Ils ont participé aux frappes aériennes en Irak et en Syrie. Ils ont interrompu leur participation à ces frappes en février 2015, après la capture et l’assassinat d’un pilote jordanien en décembre 2014 par ISIS  et réclamé aux Etats-Unis de déployer dans le nord de l’Irak, et non au Koweït des V-22 Osprey, appareils américains de transport mixte empruntant des caractéristique de l’avion de transport militaire et de l’hélicoptère.

Médias
Pourquoi la chaîne franco-allemande Arte a-t-elle produit et diffusera-t-elle en prime time ce documentaire sur un leader Arabe dont les valeurs sont si loin des notres ? Pour faciliter la vente d’avions de combat Rafale  par les EAU, afin de remplacer leurs 60 Mirage 2000-9 ? Un pays où se sont rendus au printemps 2015 Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, ministres respectivement de la Défense et des Affaires étrangères et du Développement international ? Est-ce la déclinaison télévisuelle d'Eurabia ?

Le 26 mai 2015, Frédéric Mitterrand a relevé trois problèmes pour les documentaristes : "Le premier: les chaînes rognent sur les coûts. Le deuxième: la course à l'audience incite les chaînes, soit à diffuser les documentaires à des heures tardives, soit à « survulgariser » et à traiter toujours les mêmes sujets pour attirer le maximum de téléspectateurs. Le troisième enfin : les difficultés que rencontrent les auteurs de documentaires de création pour obtenir le soutien du CNC [Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Nda]. Mais dire que la place du documentaire est limitée à la télévision me semble une erreur. Le documentaire est bien représenté. Il est malheureusement assujetti à de fortes contraintes. Heureusement qu'il y a Arte..." Arte a cependant refusé de diffuser les documentaires de Pierre Rehov notamment sur l'incitation au terrorisme de l'Autorité palestinienne ou l'exode forcé des Juifs de pays musulmans,

"Il m'a semblé intéressant de présenter un personnage positif, ouvert, modéré, vertueux, alors que tant de fantasmes, et tant d'ignorance aussi, courent sur le monde arabe. En particulier en ce moment...", a déclaré Frédéric Mitterrand au Figaro. Sans être contredit.

A lire les critiques du documentaire du Figaro, du Monde, de Télérama ou Focus Vif, force est de constater que le mythe véhiculé par ce documentaire séduit des journalistes.

« L'arrogance et la négligence occidentales font que l'on s'intéresse peu à des personnages dont l'univers culturel diffère du nôtre », pointe très justement Frédéric Mitterrand dans le dossier de presse de ce documentaire, qui réduit un chouia notre ignorance crasse tout en nous permettant d'en prendre la mesure", écrit François Ekchajzer dans Télérama.

"Migrants" non acceptés
Aucun de ces émirats n'a accueilli les "migrants".

Fils aîné de l’émir de Dubaï, le cheikh Rashid ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 33 ans, a déclaré le 19 septembre 2015 l’agence officielle émiratie WAM. Les "autorités dubaïotes ont décrété trois jours de deuil national à la suite de sa disparition. Passionné de sport et grand amateur des courses de chevaux, le cheikh Rashid était le fils aîné de l'émir, le cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum et de sa première épouse cheikha Hind bint Maktoum ben Juma al-Maktoum".


« Cheikh Zayed, une légende arabe », par Frédéric Mitterrand
Arte, 2014, 92 min
Sur Arte les 26 mai à 20 h 50, 28 mai à 8 h 55 et 8 juin 2015 à 8 h 55, 9 août à 22 h 50 et 12 août 2016 à  9 h 25

Visuels : 
Cheikh Zayed : © Electron Libre 
Frédéric Mitterrand : ©  Richard Ying

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Cet article a été publié le 25 mai et 25 septembre 2015.

2 commentaires:

  1. Les femmes ne portent pas le foulard islamique aux Emirats mais un voile laissant voir les cheveux.

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  2. Des images de femmes des EAU lors d'une visite de la reine d'Angleterre - vers 1 h 27 - les montrent le corps et les cheveux dissimulés par des vêtements sombres.

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