Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

dimanche 12 août 2018

Marilyn Monroe (1926-1962)

   
Star glamorous, chanteuse et actrice mythique née Norma Jeane Mortenson, Marilyn Monroe (1926-1962) a brillé dans les comédies et les drames et s'est convertie au judaïsme. Dotée d'une personnalité complexe, cette artiste a dirigé sa carrière en choisissant les réalisateurs les plus talentueux de Hollywood et a suivi les cours de l'Actor's Studio à New York. Elle est décédée le 5 août 1962. Le 12 août 2018, dans le cadre de son « Summer of Lovers », Arte diffusera "Certains l'aiment chaud" (Some like it hot, Manche mögen's heiß) de Billy Wilder, avec Marilyn MonroeTony Curtis et Jack Lemmon, puis le documentaire "Marilyn, the Mortal Goddess". 

Fred Astaire (1899-1987)

Le mythe Marilyn Monroe, « c'est le grand mythe du demi-siècle écoulé. Trois mythes. Le rêve américain de l'ascension d'une pauvre fille devenue la femme la plus célèbre de son temps. De la femme-enfant ou plutôt de l'enfant-femme incarnant à la fois l'innocence sexuelle et la femme absolue. D'un destin où se nouent sexe et pouvoir. Sa mort jeune, dans des circonstances mystérieuses, ajoute au mythe », déclare Michel Schneider, auteur du roman Marilyn, dernières séances publié par Grasset.

Et d’ajouter : « Ravissante blonde idiote? Ravissante, sans doute, blonde, pas vraiment, et idiote, pas du tout. Aujourd'hui, c'est le paradoxe de la postérité de Marilyn. Les 80 % de ses admirateurs ne sont pas des hommes avides d'un sex-appeal vintage, mais de jeunes femmes qui ne l'ont jamais vue dans un film ». Une blondeur proche de celle d’une star des années 1930, Jean Harlow.

Parmi les hommages à cette actrice-chanteuse-danseuse, Arte a diffusé « Marilyn, dernières séances » par Patrick Jeudy les 4 et 12 août 2012 - « portrait totalement inattendu de la star dans sa relation avec le psychanalyste Ralph Greenson » (1960-1962) -, puis « Bert Stern. Objectif Marilyn » (Bert Stern, The man who shot Marilyn), remarquable documentaire de Shannah Laumeister les 5 et 30 août 2012. Le musée Maillol à Banyuls-sur-Mer a présenté l’exposition Marilyn photographiée par Bert Stern avec « 13 photos incontournables de la dernière séance » photographique de la star glamorous.

De Norma Jeane Mortenson à Marilyn Monroe

Marilyn Monroe est née Norma Jeane Mortenson (ou Baker) en 1926, dans un milieu modeste. Elle souffre de l’absence de son père. Sa mère, qui travaille comme monteuse dans un laboratoire cinématographique Hollywood, souffre d’instabilité mentale.

Placée dans des familles d’accueil et des orphelinats, elle se marie en 1942, à l’âge de 16 ans, avec James « Jim » Dougherty, un voisin âgé de 21 ans.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, son mari sert dans la Marine américaine dans le Pacifique, et elle travaille dans une usine d’assemblage d’avions.

Là, en 1945, elle est repérée par un photographe, David Conover, chargé d’effectuer un reportage sur l’engagement des Américaines dans l’effort de guerre. Le reportage photos avec la jeune ouvrière est publié, et vaut un début de célébrité à la jeune femme.

Elle débute comme mannequin et pin-up.

Elle signe en 1946 un contrat avec le studio, la 20th Century Fox confiante en sa ciné-génie. Ce studio la rebaptise Marilyn Monroe, la façonne en blonde platine. L’actrice divorce.


Pour divers studios, elle enchaîne les tournages à Hollywood - L’Extravagante Miss Pilgrim (1947), La pêche au trésor des Marx Brothers - sous la direction de réalisateurs prestigieux. Et s’impose dans les rôles de blonde pulpeuse et de sex-symbol.

Agent d’artistes, Johnny Hyde la représente et lui trouve un premier rôle important et complexe dans The Asphalt Jungle (Quand la ville dort, 1950), de John Huston.

Corée
Le 15 février 1954, Marilyn Monroe "interrompt son voyage de noces au Japon" avec le célèbre et populaire joueur de base-ball Joe DiMaggio "pour aller chanter en Corée auprès des GI. Cette tournée durera quatre jours. Que racontent les images tournées par les cameramen de l’armée américaine ?" Le  couple di Maggio se rend au Japon en raison du contrat signé par le champion retraité pour effectuer des démonstrations de ce sport et des séances d'entrainement de l'équipe japonaise au pays du Soleil levant. Les relations entre Marilyn Monroe et la Fox, dont elle est l'une des vedettes, sont alors tendues. Le 1er février 1954, le couple est accueilli par les fans du champion et de la star à son arrivée à l'aéroport nippon. En raison de la guerre de Corée, plus de 120 000 GI's sont stationnés dans cet Extrême-Orient. A Tokyo, la star se rend auprès de soldats américains soignés dans des hôpitaux à Tokyo : elle est filmée serrant notamment la main de soldats Noirs, mais ces images ne seront pas diffusées aux Etats-Unis.

En pleine Guerre froide, à la demande de l'Armée américaine, Marilyn Monroe se rend à Séoul, capitale de la Corée du sud, à plus de 1000 km du Japon. But : remonter le moral des plus de 100 000 soldats américains, basés pour la plupart au nord de Séoul, dans des camps le long de la frontière avec la Corée du nord : quelques années après la guerre de Corée, 18 divisions américaines et sudcoréennes sont installées le long de la frontière, sur moins de 300 km, de l'autre côté, sept corps des armées chinoises et deux divisions nordcoréennes. L'actrice Betty Hutton en 1952, Joe di Maggio et son ami joueur de baseball Lefty O'Doul l'y avaient précédée pour des tournées militaires.


Délaissant robe et manteau de fourrure, mais gardant de jolies boucles d'oreilles, la star est vêtue d'un uniforme militaire au col largement ouvert  à son arrivée en Corée. Cette tournée réunit la chanteuse et ses amis, des musiciens militaires, une infirmière aux armées. Des hélicoptères amènent l'équipe dans les camps où sont prévus, le jour-même, deux spectacles, dont l'un pour les Marines
.

Pour ces neuf spectacles en quatre jours dans une région montagneuse, elle interprète trois chansons de ses récents films. C'est la première fois, qu'elle chante sur scène. Des hauts-parleurs sont placés pour permettre aux 10 000 Marines d'écouter au mieux les airs hollywoodiniens, dont Diamonds are a Girl's Best Friend. Vêtue d'une robe décolletée à fines bretelles, arborant des créoles aux oreilles, la star enchaine ses succès malgré le froid. L'Armée filme la scène mais leurs caméras n'enregistrent pas les sons, tandis que des soldats prennent des photos. Malgré son inexpérience de la scène, la star enregistre un succès aurpès d'un public composé de plus de 10 000 soldats lors de chaque représentation. Au fil des jours, la fatigue se lit sur le visage de la star, se prêtant toujours souriante aux séances de photos et aux bains de foule, chantant sur une scène non protégée des intempéries (pluie hivernale). Avant son retour à Tokyo, Marilyn Monroe fait une halte à Séoul. Elle souffre d'un début de pneumonie qui nécessitera bientôt son hospitalisation.

Sous le titre Marilyn "Wows 'Em" in Korea!, le reportage filmé en ces quelques jours par Paramount News est diffusé dans les salles de cinéma et dans les télévisions aux Etats-Unis. Joe di Maggio espérait que son épouse abandonnerait le monde du cinéma qu'il déteste. Or, son rêve ne se concrétise pas. Le couple divorce. Marilyn Monroe gagne en respect à Hollywood, assoit sa popularité et s'inscrit dans la liste des stars américaines ayant soutenu l'effort de guerre : dès 1918, le couple Pickford/Fairbanks et Charlie Chaplin invitaient les Américains à contribuer financièrement à la Première Guerre mondiale.


De Hollywood à l'Actor's Studio
All About Eve (Ève, 1950) de Joseph L. Mankiewicz avec Anne Baxter et Bette Davis, Monkey Business (Chérie, je me sens rajeunir, 1952), Clash by Night (Le démon s'éveille la nuit, 1952), Niagara (1953), Gentlemen Prefer Blondes (Les Hommes préfèrent les blondes, 1953), How To Marry A Millionaire (Comment épouser un millionnaire, 1953), River Of No Return (Rivière sans retour, 1954), The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion, 1955), Arrêt d'autobus (Bus Stop, 1956), The Prince and the Showgirl (Le Prince et la Danseuse, 1957), Some Like It Hot (Certains l'aiment chaud, 1959), Let's Make Love (Le Milliardaire, 1960) - sur le tournage, l'actrice a une aventure avec Yves Montand -, The Misfits (Les Désaxés, 1961), Something's Got to Give (1962)… La liste est longue des comédies ou drames incarnées par la talentueuse actrice et chanteuse.

Manque de confiance en elle, souhait d’améliorer son talent d’actrice, curiosité ? Marilyn Monroe quitte Hollywood pour s’installer pendant quelques années à New York dans les années 1950. Là, elle travaille auprès de Lee Strasberg à The Actor’s Studio.

Après un mariage avec Joe Di Maggio, champion américain de base ball, qui s’achève par un divorce en 1954, Marilyn Monroe se convertit au judaïsme et épouse en 1956 le dramaturge Arthur Miller, alors soupçonné de sympathies communistes. Le couple divorce en 1961.


Certains l'aiment chaud
Le 12 août 2018, dans le cadre de son « Summer of Lovers », Arte diffusera "Certains l'aiment chaud" (Some like it hot, Manche mögen's heiß) de Billy Wilder, avec Marilyn MonroeTony Curtis et Jack Lemmon. "Pour échapper à des malfaiteurs, deux compères musiciens se déguisent en femmes et se font engager dans un orchestre exclusivement féminin... Rythme échevelé, dialogues incisifs, mise en scène virtuose signée Billy Wilder et trio génial : Marilyn MonroeTony Curtis, Jack Lemmon. Un pur moment de bonheur."

"Chicago, hiver 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Mais témoins involontaires d’un règlement de comptes entre deux bandes rivales, ils sont pourchassés par les gangsters du parrain victorieux, qui veut leur peau. Travestis tant bien que mal, ils parviennent à se fondre dans un orchestre exclusivement féminin en partance pour la Floride, où ils tombent sous le charme renversant de la chanteuse “Sugar Cane”. Malheureuse en amour, celle-ci est bien décidée à harponner le premier millionnaire venu, mais c'est Jerry qui décroche le pompon, en la personne du vieil et richissime Osgood Fielding, troisième du nom…"

"Personne n'est parfait !" À la fin des années 1950, la libération des mœurs n'est pas encore à l'ordre du jour, mais Billy Wilder concocte déjà une comédie sur la confusion des sentiments et l’ambiguïté des sexes. L’homosexualité latente des deux protagonistes masculins ne fait plus guère de doute. Mais, loin de choquer, le réalisateur obtient avec son film cinq nominations aux Oscars et un succès exceptionnel au box-office. Bien sûr, Wilder a érigé des garde-fous, dont la distance temporelle, mais aussi le rythme. L’excès de vitesse du montage donne un tel tournis que le spectateur n’a pas le temps de saisir l’essence de situations résolument amorales. Enfin, le scénario repose entièrement sur la tromperie et dédouane le public de tout problème de conscience : le comique peut fonctionner. L’inversion des rôles, soulignée par des dialogues à l’équivoque irrésistible, déclenche l’hilarité. Wilder désamorce la suggestion d’homosexualité et en double le pouvoir comique en plaçant aux côtés du couple masculin une déesse à la sensualité fragile, incarnation absolue de la femme : Marilyn Monroe. Un trio inoubliable dans une comédie virtuose."

Arte introduit le film par "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder - Un regard, une minute ("Manche mögen's heiß" von Billy Wilder - Ein Film, eine Minute). "Au-delà de son statut iconique, “Certains l’aiment chaud” repose sur un audacieux mélange des genres. Le film criminel le plus noir dérape vers la comédie la plus délirante. Le réalisateur Billy Wilder est l’héritier cinématographique direct de la peinture vériste allemande des années 20, représentant le grotesque, le burlesque et le pittoresque de la nature humaine."

"Le travestissement est un éternel ressort comique, exploité jusqu’à la corde, avec néanmoins, assez régulièrement, des réussites éclatantes sous la responsabilité d’acteurs et d’auteurs talentueux. Certains l’aiment chaud est l’une de ces réussites, c’est même le titre étalon d’un genre (la « comédie du travestissement »), avec le splendide Victor Victoria de Blake Edwards (1982). Ecrit par Billy Wilder et son fidèle scénariste I.A.L. Diamond, Certains l’aiment chaud est un « remake » inavoué de Fanfare d’amour de Richard Pottier (1935). Billy Wilder avait déjà illustré les thèmes du déguisement et de ambiguïté sexuelle avec le mineur Uniformes et jupons courts (1942) où une jeune femme s’habillait en fillette afin de resquiller dans un train. Certains l’aiment chaud est l’un des triomphes commerciaux de Billy Wilder et aussi un film pivot dans sa carrière, entre les classiques des années 40 et 50 et des films plus délurés et audacieux des années 60 et 70 qui ne rencontreront pas le même écho auprès du public et qui sont peut-être les meilleurs et les plus personnels du cinéaste. Il semblerait que les derniers films de Billy Wilder souffrent encore de la comparaison avec Boulevard du crépuscule ou Certains l’aiment chaud. Sans minimiser les qualités de ces chefs-d’œuvre de noirceur ou d’humour (et parfois les deux à la fois), on est en droit de leur préférer une poignée de films tardifs dans lesquels l’intelligence et la cruauté de Wilder se teintent d’une mélancolie déchirante", a analysé Olivier Père.


Et d'ajouter : "Certains l’aiment chaud, au-delà de son statut iconique, est un film étrange dont le succès et la popularité reposent sur un audacieux mélange des genres : le film criminel le plus noir (l’action débute à Chicago en pleine Prohibition, et nos héros sont mêlés au massacre de la Saint-Valentin) dérape vers la comédie la plus délirante. Les courses poursuites qui parsèment le récit sont un hommage au « slapstick » et aux comédies de Mack Sennett. Le film propose un cocktail de virtuosité et de trivialité, et l’humour irrésistible du couple formé par Jack Lemmon et Tony Curtis est contrebalancé par les à-côtés sordides de l’histoire. Des personnages plutôt sympathiques sont animés de sentiments et de motivations vulgaires comme la cupidité, le mensonge ou la convoitise. On retrouve dans Certains l’aiment chaud, comédie hollywoodienne atypique, l’influence de la peinture vériste allemande des années 20 (Otto Dix par exemple), qui représentait le grotesque, le burlesque et le pittoresque de la nature humaine, et dont Wilder est un héritier cinématographique direct.

The Prince and the Showgirl

En 2012-2013, la National Portrait Gallery a présenté l’exposition Marilyn Monroe: A British Love Affair (Marilyn Monroe : Une histoire d’amour britannique). Magazines sur cette star glamorous de 1947 à 1962, "portraits de l’actrice par des photographes britanniques dont Cecil Beaton, photographies lors du tournage, couvertures, extraits de films soulignent les liens entre la star et ce pays où elle arrive le 14 juillet 1956, avec son époux le dramaturge Arthur Miller, pour y tourner dans le film de Laurence Olivier, d’après la pièce de Terence Rattigan, "The Prince and the Showgirl". Un tournage difficile pour ce film Le Prince et la danseuse coproduit par la star.


"Lors de son séjour de quatre mois, Marilyn Monroe est présentée lors d’une soirée à la reine Elisabeth II". Photographe pour Life, Larry Burrows a été un des nombreux photographes ayant couvert la visite de quatre mois de Marilyn Monroe en Grande-Bretagne dont la conférence de presse pour The Prince and The Showgirl au Savoy Hotel.

"Les désaxés"

 Arthur Miller écrit pour son épouse le scénario du film The Misfits (Les Désaxés) réalisés par John Huston, avec Clark Gable, Montgomery Clift et Eli Wallach. Peu après la fin du tournage à Reno (Nevada), Clark Gable meurt d'un infarctus à l'âge de 59 ans.


Dans sa filmographie, Something's Got to Give demeure marqué par les conflits entre la star et le studio qui, irrité par les retards de Marilyn Monroe, envisage de la licencier et de la remplacer par Lee Remick. Mais, Dean Martin, autre star du film, refuse tout remplacement de Marilyn Monroe. Celle-ci organise une campagne médiatique et juridique pour sa réintégration et la revalorisation de son salaire. Et remporte une victoire ! Le film demeure inachevé en raison du décès de Marilyn Monroe. Demeurent quelques scènes filmées, dont celles avec des enfants acteurs et de la star se baignant nue dans la piscine.

Marilyn, dernières séances de Patrick Jeudy et Michel Schneider brosse "un portrait de Marilyn Monroe totalement inattendu dans sa relation avec le célèbre psychanalyste d’Hollywood, Ralph Greenson. Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l’aider à se lever, de l’aider à jouer au cinéma, de l’aider à aimer, de l’aider à ne pas mourir. Il s’était donné comme mission de l’entourer d’amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l’avoir vue vivante et la première à l’avoir trouvée morte, on l’accusa d’avoir eu sa peau. Cette rencontre de deux stars nous fait revivre les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI)".




Ce n'est qu'à la fin de sa vie, en 2011, que Jerry Lewis a confié avoir une relation intime avec Marilyn Monroe, mais sans préciser l'année et en réponse à une question sur le Président John F. Kennedy et son frère Robert Kennedy. Une passion charnelle qui a duré un mois. « Marilyn Monroe toute nue... Je peux vous dire qu'il fallait avoir la forme pour être son amant. Pendant un mois, je ne pouvais même plus bouger », se souvenait Jerry Lewis.

Le corps inanimé de Marilyn Monroe est retrouvé le 5 août 1962 dans sa maison de Brentwood. Le médecin légiste conclut à une mort par overdose de somnifères de la star âgée de 36 ans.

Suicide ? Assassinat ? Depuis cinquante ans, les rumeurs circulent, extrapolant à partir des tentatives de suicides de la star, de ses fréquentations avec des individus liés à la Mafia, de ses relations avec le président John F. Kennedy et son frère ministre de la Justice, Robert F. Kennedy.

Marilyn Monroe a inspiré de nombreux artistes, dont Madonna, Elton John, Andy Warhol, Lady Gaga.

« With Marilyn An Evening 1961 » par Douglas Kirkland

La galerie Basia Embiricos a présenté l’exposition With Marilyn An Evening 1961 consacrée aux photos de Douglas Kirkland.


Né au Canada, Douglas Kirkland débute sa carrière de photographe pour Looket Life Magazine dans les années 1960-1970, « âge d’or » du photojournalisme, au côté d’Irving Penn.

Il a travaillé sur le tournage d’environ 100 films : Butch Cassidy and The Sundance Kid, 2001, A Space Odyssey, Out of Africa, Titanic de James Cameron, Moulin Rouge, “Australia”, etc.



Ses portraits de Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Angelina Jolie, Kim Basinger et Antonio Banderas sont célèbres.


Ce photographe a été distingué par de nombreux prix.


Pour le numéro de Look célébrant les 25 ans du magazine, Douglas Kirkland, alors âgé de 27 ans, photographiela star en 1961 dans des draps de soie blanche dans un lit défait.


Marilyn Monroe y apparaît spontanée, rieuse, pendant cette séance de séduction réciproque.

En 2002, Douglas Kirkland photographie l’actrice Angelina Jolie lors de son film Life Or Something Like It en blonde posant en Marilyn.


La dernière séance photo

Arte a présenté le portrait de « l'homme qui a immortalisé Marilyn Monroe, six semaines avant sa disparition ».

Né à New York en 1929, Bert Stern débute sa carrière de photographe pendant son service en tant que soldat en Corée.

Il s’oriente ensuite vers la publicité : il lance la campagne "Driest of the dry" pour la vodka Smirnoff. Devenu célèbre dans le monde du cinéma, il photographe les plus belles femmes du monde : Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Liz Taylor lors du tournage de Cléopâtre de Joseph Mankiewicz, etc.

En 1962, Bert Stern propose au célèbre magazine américain Vogue de réaliser des photos, dont peut-être certaines nues, avec Marilyn Monroe. Vogue accepte. Ce serait une première car la star n’a jamais posé nue pour un magazine. Très jeune, elle avait posé nue pour un calendrier.


Lieu des photos : l’hôtel Bel-Air, « l'hôtel le plus secret, le plus protégé, le plus ravissant de Los Angeles » selon Bert Stern.

Jouant avec un voile, Marilyn Monroe se livre totalement à l’objectif de Bert Stern qui prend 2 571 clichés en deux séances.

Vogue s’avère déçue : la star est trop déshabillée, et n’arbore pas assez de vêtements de mode.


A la demande de Bert Stern, Marilyn Monroe accepte de poser en juin 1962, tout de noir vêtue.

Le 5 août 1962, elle décède sans voir la publication de ces photos. Elle avait rayé d’une croix rouge les clichés dont elle refusait la divulgation.

Bert Stern décide de vendre en 1982 sa série Last Sitting (La dernière séance). Léon Constantiner, collectionneur new-yorkais l’acquiert à Sotheby’s.


Cinquante-neuf de ces photos sont présentées en 2006 au musée Maillol à Paris dans l’exposition Marilyn, la dernière séance. Dans la collection de Michaela et Leon Constantiner.

Treize de ces photographies sont montrés dans l’exposition au musée Maillol à Banyuls-sur-Mer sous le titre Marilyn photographiée par Bert Stern.

Curieusement, la collection Marilyn Monroe-Dernière séance n’a pas trouvé preneur lors d’une vente aux enchères à New York le 9 mai 2012. Elle était évaluée entre 18 000 et 25 000 dollars par la maison Bonhams.

Les 6 et 9 mars 2016, Arte diffusa, dans le cadre de Personne ne bouge ! un Spécial Marilyn Monroe


I Wanna Be Loved By You 

L'Hôtel de Caumont-Centre d’Art a présenté l'exposition Marilyn, I Wanna Be Loved By You (22 octobre 2016 - 1er mai 2017).


Marilyn Monroe (1926-1962) "est certainement la star la plus photographiée dans l'histoire du cinéma. André de Dienes, Milton Greene, Philippe Halsman, Eve Arnold, Cecil Beaton, Richard Avedon, Sam Shaw, Ed Feingersh, George Barris, Bert Stern… les meilleurs photographes de son temps l’ont immortalisée, faisant de Marilyn l’icône que tout le monde connaît".

"A travers une soixantaine de tirages photographiques, principalement issus de collections privées, et de nombreux supports multimédia, l’exposition « Marilyn » raconte l’histoire de la relation particulière que Marilyn Monroe a toujours entretenue avec la photographie et les photographes. Une relation centrale dans la construction de son image mythique".

"Plus encore que la caméra, Marilyn aimait l’appareil photo et les photographes le lui rendaient bien. On sait combien Marilyn Monroe s’est prêtée au jeu de la célébrité, renvoyant à chaque paparazzi un sourire éclatant. Très jeune, elle dévore les magazines de cinéma dont les photos idéalisées éveillent son intérêt pour la photographie. Débutant comme modèle puis comme pin-up, elle comprend vite le pouvoir de l’image, dont elle a besoin pour lancer sa carrière cinématographique, et s’en empare. Sa photogénie exceptionnelle et son travail intensif avec les photographes hollywoodiens réputés portent vite leurs fruits et elle apparaît en couverture de nombreux magazines, contribuant au développement de sa popularité comme de son érotisme. C’est sous l’objectif des photographes publicitaires des studios que Norma Jeane Baker, petite fille à l’enfance difficile, devient Marilyn Monroe, la star. Les médias construisent l’image toute faite d’une femme joyeuse, radieuse. Or Marilyn est multiple, complexe. Car l’icône a deux faces : celle, solaire et lumineuse, de la blonde et celle, plus sombre, d’une jeune femme perfectionniste, fragile et vulnérable".

Marilyn "noue un dialogue de confiance avec les photographes, plus qu’avec les journalistes ou même les réalisateurs. Elle initie très régulièrement des séances de photographie pour façonner elle-même son image et se défaire du rôle dans lequel l’enferment les médias et les studios hollywoodiens, la Fox en particulier. Marilyn tient à contrôler chaque image – comme sur ces planches contacts de la « Dernière Séance » de Bert Stern, présentée en fin d’exposition, où elle barre les clichés qui lui déplaisent. C’est cette co-construction de son image, révélant la maîtrise du photographe autant que la sienne, qui est ainsi donnée à voir".

Robe vendue aux enchères

Au fil des enchères - La robe de Marilyn Monroe (Zum Ersten, zum Zweiten, zum Dritten! Das Kleid von Marilyn Monroe) est un documentaire intéressant de Stéphane Carrel (2016, 27 Min).  En novembre 2016, cette robe a atteint le prix de 4,8 millions de dollars lors d'une vente aux enchères, alors qu'elle était estimée entre deux et trois millions de dollars par Julien's Auctions. 

"Le destin de pièces exceptionnelles proposées dans des salles des ventes, qui racontent à elles seules toute une époque. Dans ce volet, nous découvrons la robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté de manière sensuelle "Happy Birthday" au président Kennedy". 


"Ambiance glamour et champagne : pour sa vente consacrée à l’icône éternelle (la plus importante de ces dix dernières années), Julien’s Auction, maison d’enchères californienne spécialisée dans les effets de stars, n’a pas lésiné sur les moyens. La pièce phare est une robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté "Happy Birthday" au président John F. Kennedy. 


La robe a été dessinée par Robert Mackie, alors débutant dans l'atelier de Jean-Louis, célèbre créateur oscarisé de costumes à Hollywood. C'est une robe moulante en tulle, parsemée de petits cristaux qui a coûté 12 000 dollars.

Prix de vente estimé : entre 2 millions et 3 millions de dollars !" La robe a été achetée par Believe It Or Not Museum de Ripley.


Le 12 août 2018 à 22 h 55, Arte diffusera "Marilyn, divine et fragile" (Marilyn Monroe - Eine sterbliche Göttin ; Marilyn:The Mortal Goddess) par Bill Harris. 

"Toute l'histoire de Norma Jean Baker, alias Marilyn : sa jeunesse triste dans les arrière-cours de l'industrie du cinéma, son ascension de top model, sa transmutation en actrice blonde platine à la silhouette parfaite, travaillant avec acharnement. Et en marge de sa carrière, les blessures de l'existence, des trois mariages successifs aux innombrables amants, avant le naufrage final..."

"Depuis des décennies, elle incarne à la fois un emblème de l’Amérique, un sex-symbol et une légende hollywoodienne. Derrière sa gloire cinématographique brille le halo fragile d’une femme peu sûre d’elle, éternellement assoiffée d’amour et de reconnaissance. Disparue à 36 ans, en 1962, dans des circonstances mal éclaircies qui ont encore ajouté à son mystère, l’enfant la plus connue de l’Amérique aurait succombé à une overdose de somnifères, un soir de solitude". 

"Ce documentaire rend hommage à la femme et au mythe, notamment grâce à des interviews de son premier mari James Dougherty, de sa doublure Evelyn Moriarty et d’autres proches tels que la journaliste féministe Gloria Steinem, les comédiens Susan Strasberg (fille de Lee, le fondateur de l’Actors Studio) et Don Murray, son biographe Donald Spoto… Le film raconte ainsi toute l’histoire de Norma Jeane Baker, alias Marilyn : sa jeunesse triste dans les arrière-cours de l’industrie du cinéma, son ascension de top-modèle, sa transmutation en star blonde platine à la beauté parfaite, travaillant avec acharnement. Et en marge de la carrière, les blessures de l’existence, des trois mariages successifs aux innombrables amants, avant le naufrage final."


 "Marilyn, divine et fragile" par Bill Harris
Etats-Unis, 1996, 92 min
Sur Arte les 12 août 2018 à 22 h 55, 19 août 2018 à 16 h 10, 25 août 2018 à 5 h 45
Visuels :
Zur ARTE-Sendung Marilyn Monroe - Eine sterbliche Göttin Marilyn Monroe – wie gewohnt glamourös, perfekt inszeniert © 1996 Twentieth Century Fox Foto: ARTE Honorarfreie Verwendung nur im Zusammenhang mit genannter Sendung und bei folgender Nennung "Bild: Sendeanstalt/Copyright". Andere Verwendungen nur nach vorheriger Absprache: ARTE-Bildredaktion, Silke Wölk Tel.: +33 3 881 422 25, E-Mail: bildredaktion@arte.tv
Credit : © 1996 Twentieth Century Fox
Milton Greene

2016, 27 Min
Sur Arte les 27 août 2017 à 19 h 15 et 23 septembre 2017 à 5 h, 21 janvier 2018 à 11 h 20
Visuels :
La robe emblématique que la star a porté le 19 mai 1962 au Madison Square Garden à New York quand elle a chanté Happy Birthday au président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, a été vendu dans la salle des ventes des stars : Julien’s Auction.
© Gedeon Programmes

Du 22 octobre 2016 au 1er mai 2017
3, rue Joseph Cabassol. 13100 Aix-en-Provence
Tél. : 04 42 20 70 01
Tous les jours : de mai à septembre : 10 h -19 h, d’octobre à avril : 10 h - 18 h

Marilyn, dernières séances, de Patrick Jeudy et Michel Schneider
Sur Arte les 8, 13, 17 mars 2016, 

Jusqu'au 6 avril 2014
Steinenvorstadt 1 | 4051 Basel 
Tél. :  +41 (0)61 225 95 95
Tous les jours de 10 h à 18 h

1954. Marilyn Monroe en Corée, par Serge Viallet 
numéro de la série Mystères d'archives
Diffusion par Arte, les :
- 13 juillet à 18 h 10 et 19 juillet 2013 à 17 h 35 ;
Du 29 septembre 2012 au 24 mars 2013
St Martin’s Place. Londres WC2H 0HE
Du samedi au mercredi de 10 h à 18 h. Le jeudi et le vendredi de 10 h à 21 h

Jusqu’au 28 octobre 2012
Tél. : 04 68 88 57 11
Ouvert toute l’année sauf le lundi et les jours fériés. Du 1er octobre au 30 avril de 10 h à 12 h et de 14 h à 17h, du 2 mai au 30 septembre de 10 h à 12 h et de 16 h à 19 h

Jusqu’au 13 octobre 2012
14, rue des Jardins Saint-Paul. 75004 Paris
Tél. : 01 48 87 00 63
Du mercredi au samedi de 13 h 30 à 18 h 30. Dimanche sur rendez-vous.

« Marilyn, dernières séances » par Patrick Jeudy
France, 2009, 91 minutes
Les Films d’ici
Diffusions sur Arte les 4 août 2012 à 20 h 45 et 12 août 2012 à 10 h 10 ;

« Bert Stern. Objectif Marilyn » de Shannah Laumeister
Etats-Unis, 2011, 93 minutes
Diffusions sur Arte les 5 août 2012 à 17 h et 30 août 2012 à 10 h 20.

Visuels :
© Photos INA, Bert Stern, puis Douglas Kirkland
Affiche de The Prince and The Showgirl, 1957, courtesy Lloyd Ibert Collection

 Sam Shaw, Marilyn Monroe, Amagansett, New-York, 1957. Tirage. 50,8 x 60, 96 cm

Photo by Sam Shaw © Sam Shaw Inc. courtesy Shaw Family Archives, Ltd.

Sam Shaw, Marilyn Monroe with co-star Tom Ewell during the filming of «The Seven Year Itch», New York, NY, 1954.

Photo by Sam Shaw © Sam Shaw Inc. courtesy Shaw Family Archives, Ltd.

Articles sur ce blog concernant :











Cet article a été publié le 5 août, puis les 27 septembre et 14 décembre 2012, le 13 mars et le 10 juillet 2013 à l'approche de la diffusion de 1954. Marilyn Monroe en Corée, numéro de la série Mystères d'archives, par Histoire le 14 mars 2013, ;
- 24 juin 2013 en raison de My week with Marilyn de Simon Curtis sur Canal + Family les 24 et 25 juin, 1er et 3 juillet 2013,
- 8 août 2013 alors que vient d'être publié These Few Precious Days: The Final Year of Jack with Jackie, par Christopher Andersen qui évoque Marilyn Monroe ;
- 16 janvier 2014 : France 5 a diffusé à 21 h 38 Le secret de la dernière malle de Marilyn ;
- 5 février et 3 avril 2014 ;
- 5 août 2014. Arte a rediffusé 1954. Marilyn Monroe en Corée, numéro de la série Mystères d'archives réalisé par Serge VialletStar hollywoodienne mythique,  Marilyn Monroe est une jeune mariée quand elle accepte en 1954 d'interrompre son voyage de noces au Japon pour aller chanter pour les soldats américains en Corée ;
- 20 mai 2015. Les 21, 24, 27 et 31 mai, 2, 12 et 18 juin 2015, Histoire diffusa Marilyn, dernières séancesde Patrick Jeudy. "Un portrait de Marilyn Monroe totalement inattendu dans sa relation avec le célèbre psychanalyste d’Hollywood, Ralph Greenson. Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l’aider à se lever, de l’aider à jouer au cinéma, de l’aider à aimer, de l’aider à ne pas mourir. Il s’était donné comme mission de l’entourer d’amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l’avoir vue vivante et la première à l’avoir trouvée morte, on l’accusa d’avoir eu sa peau. Cette rencontre de deux stars nous fait revivre les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI)" ;
- 5 août et 24 novembre 2015. Dans le cadre de Mystères d'archives, Arte rediffusa les 24 novembre, 1er et 8 décembre 2015 1954. Marilyn Monroe en Corée, par Serge Viallet ;
- 8 août et 21 octobre 2016, 22 avril et 28 août 2017, 18 janvier et 12 août 2018. 
 Il a été modifié le 12 août 2018. Les citations sur les films sont d'Arte.

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