Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

dimanche 28 avril 2019

Marlon Brando (1924-2004)


Comédien génial oscarisé, militant de la cause des Amérindiens et des Afroaméricains, doté d’une personnalité complexe et souvent insaisissable, Marlon Brando (1924-2004) a popularisé la méthode Stanislavsky ou « méthode de l’Actor’s Studio. Il a soutenu la recréation de l’Etat d’Israël. Arte diffusera le 29 avril 2019 à 22 h 45 "Sur les quais" (Die Faust im Nacken) réalisé par Elia Kazan et rediffusera le 30 avril 2019 « Marlon Brando, un acteur nommé Désir » (Marlon Brando - Der Harte Und Der Zarte), par Philippe Kohly.  



« Je trouve le métier d'acteur détestable, désagréable ». 

L'affirmation peut sembler incongrue dans la bouche d'un monstre sacré du septième art.


« Avec sa présence irradiante et son phrasé unique, Marlon Brando a marqué le cinéma d'une empreinte indélébile ». 

Marlon Brando « a pourtant poussé la porte d'une école d'art dramatique presque par hasard. Débarqué à New York à l'âge de 19 ans, le petit paysan du Nebraska, dyslexique et solitaire, se forme à la méthode Stanislavski, basée sur la vérité des émotions, sous la houlette de Stella Adler ».  Le "choc de la grande ville". Brando vit à Greenwich village, avec ses deux sœurs mariées. "Marlon Brando ne savait pas qu'il voulait faire l'acteur, mais il est entrée dans une école d'art dramatique. Ma mère l'adorait. Il était espiègle. Il avait un tel humour... Marlon Brando était une figure tragique", se souvient Ellen Adler, compagne de Marlon Brando.

"Stella Adler sa muse. Marlon Brando est l'une des personnes les plus drôles que j'ai rencontrées... James Dean était obsédé par Brando. Il s'habillait comme lui", confie  Sondra Lee, amie de Marlon Brando. Celui-ci pratique la boxe, intègre la compagnie de Martha Graham. Fréquente la communauté haïtienne de Harlem. Les grands agents de New York repère cet acteur magnétique.

Sa « présence chargée d'électricité, sa beauté animale teintée de fragilité, alliées à sa capacité innée à vivre une scène plutôt qu'à l'incarner, suscitent immédiatement l'engouement ».

En 1949, Brando se rend en France. Il rencontre l'acteur Christian Marquand. Un coup de foudre.

En quatre ans, d'« Un tramway nommé désir » (1951) à la comédie musicale « Blanches colombes et vilains messieurs » (1955) en passant par « L'équipée sauvage », « Sur les quais » (qui lui vaut l'Oscar du meilleur acteur) ou « Jules César », Marlon Brando précipite la fin de règne des grands acteurs britanniques shakespeariens et bouscule les codes de l'Amérique puritaine, en se forgeant une image de sex-symbol au tempérament rebelle ».

Lors de l’unique rencontre entre Audrey Hepburn et Marlon Brando, pendant un repas du Syndicat des acteurs, Audrey Hepburn dit à son voisin de table un timide « Bonjour », mais l’acteur débutant à Hollywood demeure silencieux. Pendant 40 ans, Audrey Heburn a cru qu’il voulait l’éviter. Mais, lorsqu’elle était hospitalisée à la fin de sa vie, elle a reçu une lettre de Brando. Celui-ci lui expliquait qu’il avait éprouvé un tel respect admiratif pour elle qu’il était demeuré sans voix.  Il n’avait pas trouvé un seul mot à lui dire.

« Sex-symbol à la puissance de jeu incontestée, Marlon Brando a bousculé lignes et codes dans les très puritaines années 50. Sacré roi des voyous, l'icône » d'« Un tramway nommé désir » s’engage la décennie suivante en faveur des droits des Noirs et des Indiens, « avant d'embraser d'une lumière crépusculaire « Le Dernier Tango à Paris » ou « Apocalypse Now ».  "C'est un acteur qui ne voulait pas apprendre par cœur ses répliques", déclare Bernardo Bertolucci.

"Tout était naturel chez lui. Il savait contrôler le silence", précise Patricia Bosworth, biographe de Marlon Brando, acteur instinctif.

"On The Waterfront"
Arte diffusera le 29 avril 2019 à 22 h 45 "Sur les quais" (Die Faust im Nacken ; On The Waterfront) réalisé par Elia Kazan. Apprenant qu'Elia Kazan, son "père spirituel", a, "tel un mouchard", livré les noms d'artistes communistes, Marlon Brando pleure. Il tourne Sur les Quais, produit par Sam Spiegel et réalisé par Elia Kazan.

Marlon Brando "y joue un salaud et un traître", résume le réalisateur qui réalise un plaidoyer en sa faveur. Le film s'achève sur Marlon Brando en "figure christique suivant un chemin de croix, par sa rédemption". L'interprétation remarquable vaut à Marlon Brando un Oscar."L’éveil moral, au contact de l’amour, d’un jeune docker face aux méthodes criminelles d’un syndicat mafieux... Par Elia Kazan, un film social infusé de poésie, porté par les performances éblouissantes de Marlon Brando, Eva Marie Saint et Karl Malden."

"Sur les quais, la règle c’est S. et M. Sourd et muet." Parce qu’il a parlé à la police, Joey Doyle a été liquidé par les hommes de main du syndicat des dockers, dirigé par le mafieux Johnny Friendly. Terry Malloy, l’un de ses protégés, ancien boxeur devenu ouvrier portuaire, a attiré la victime dans ce piège sans se douter qu’il serait mortel. Tandis que le père Barry tente d’organiser la révolte des dockers rackettés et opprimés, Terry se rapproche de la sœur de Joey, Edie, qui le supplie de dénoncer les crimes de Friendly devant une commission d’enquête. Lorsque son propre frère, avocat du syndicat, est supprimé à son tour pour l’avoir protégé, le jeune homme est forcé de choisir son camp…"

"En 1952, Elia Kazan, pris dans les griffes du maccarthysme, livre les noms d’anciens militants communistes devant la commission des activités antiaméricaines. Deux ans plus tard, s’inspirant de faits réels révélés par la presse (l’exploitation des dockers de Big Apple par un syndicat mafieux), le cinéaste transpose le dilemme de la dénonciation sur les quais miséreux et embrumés du port de New York. Présentée par certains critiques comme une vaine tentative de justification, cette œuvre multiprimée a éclipsé la polémique par ses qualités intrinsèques : transcendé par la partition expressive de Leonard Bernstein et la photographie en noir et blanc, aux nuances évocatrices, de Boris Kaufman, ce film de gangsters atmosphérique dépeint la condition ouvrière avec un réalisme innervé de poésie". 
"Dans des décors naturels où la grisaille des docks contraste avec la clarté rêveuse et protectrice des toits – où Terry veille sur un pigeonnier et une poignée d’apprentis boxeurs –, Kazan capte le sinueux cheminement moral d’un jeune rustre individualiste vers la justice et la dignité. Dictée par l’amour de la délicate et intègre Edie, remarquablement campée par Eva Marie Saint, et les prêches enflammés du père Barry (Karl Malden), cette transfiguration aux accents christiques est magistralement servie par Marlon Brando, dont l’aura chargée de sensualité et de vulnérabilité subjugue une fois encore.

Le 6 mai 2018 à 15 h, a eu lieu le ciné-concert On The Waterfront avec l'Orchestre national d'Île-de-France - Ernst Van Tiel. "On the Waterfront" est un film réalisé par Elia Kazan, avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb et Eva Marie Saint, sur un scénario de Budd Schulberg et une musique de Leonard Bernstein.

"En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de 30 ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, trois ans plus tard. Ce film qui a remporté huit Academys Awards® est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues. Coproduction Orchestre national d'Île-de-France, Philharmonie de Paris." 

Engagements politiques
La mort de sa mère anéantit Marlon Brando... Il suit une psychanalyse.

Rita Moreno est "foudroyée" en rencontrant cet homme si charismatique. Elle vit une "passion sexuelle" pendant dix ans avec Marlon Brando. "Le problème, c'est trop de fantasmes... Un fois, j'ai été vraiment en colère. Il m'avait promis d'être fidèle. Il m'avait trompé. Je suis sortie avec Elvis Presley, mais cela n'a pas marché : c'était un petit paysan. Marlon Brando était un penseur original", conclut-elle. "Je suis incapable d'aimer" par manque de confiance dans les femmes, confie l'acteur à Truman Capote. Il craignait aussi d'être pris pour un "fils à maman".

Marlon Brando délaisse Hollywood pour ses engagements comme délégué pour l'UNICEF, fonds des Nations unies pour l'enfance, ou pour les droits civiques auprès de Martin Luther King lors de la Marche à Washington.

« La poursuite impitoyable »
Marlon Brando s'investit dans son personnage dans The Chase (La Poursuite impitoyable), d'Arthur Penn. Un fiasco commercial.

Arte diffusera les 11, 12 et 27 septembre 2020 « La poursuite impitoyable » (Ein Mann wird gejagt ; The Chase) d’Arthur Penn. « Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Leur cavale déchaîne les passions... Avec Jane Fonda et Robert Redford, mais dominé par l’interprétation d’un Marlon Brando au sommet de son art, un puissant réquisitoire contre le racisme, qui n’a rien perdu de sa force. »

« Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Une cavale qui déchaîne les passions, les habitants redoutant le retour de Bubber, l’enfant du pays. Le shérif Calder s’emploie, quant à lui, à protéger le fuyard d’un lynchage annoncé... »

« Tourné par Arthur Penn dans les années 1960 avant l’emblématique Bonnie and Clyde, alors que le sud des États-Unis restait obstinément sourd au mouvement des droits civiques, La poursuite impitoyable met en scène une communauté blanche décadente, en proie aux démons de la corruption, de l’alcoolisme et du racisme ».

« Entre Val Rogers, le magnat local sans foi ni loi qui prétend jouer les philanthropes, ou cette autre famille de notables, dont les membres s’en prennent violemment aux Noirs par désœuvrement, le cinéaste dépeint une bourgeoisie américaine à bout de souffle. Même ses enfants – la génération Happy Days – se révèlent monstrueux, en particulier lors de la scène chaotique du lynchage collectif, certainement l’une des plus saisissantes du film ».



« En shérif justicier, roué de coups pour avoir voulu défendre le fuyard, Marlon Brando, le visage tuméfié, y montre une fois encore toute la démesure de son talent et de son jeu physique. Une manière aussi, à travers lui, de mettre l’Amérique face à sa (mauvaise) conscience ». 

"Au milieu des années 60 l’étoile de Marlon Brando est déjà sur le déclin depuis une série de titres médiocres et le désastre commercial de la superproduction Les Révoltés du Bounty en 1962. Durant le tournage de ce remake signé Lewis Milestone les excentricités et la mauvaise humeur de l’acteur ont atteint des proportions extraordinaires et ont largement contribué au fiasco du film", a écrit Olivier Père.

Et de poursuivre : "Néanmoins la réputation de Brando n’est pas encore à son nadir quand il est choisi par le producteur Sam Spiegel (Sur les quais, Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie) et le réalisateur Arthur Penn pour interpréter le shérif Calder dans La Poursuite impitoyable, entouré d’une brillante distribution regroupant plusieurs nouveaux talents de Hollywood: Robert Redford, Jane Fonda, Angie Dickinson, Robert Duvall, James Fox… La Poursuite impitoyable est une chronique provinciale qui met en scène une flambée de violence collective dans une petite bourgade du Texas à l’annonce de l’évasion d’un jeune prisonnier blanc dont plusieurs notables de la ville ont de bonnes raisons de craindre le retour et la vengeance. Le shérif Calder, désigné comme la seule personne honnête d’une communauté rongée par la haine et la corruption, sera incapable d’apaiser un climat d’hystérie et de lynchage attisé par l’alcool et la peur. La Poursuite impitoyable dresse un portrait féroce de la haute bourgeoisie sudiste prête à toutes les vilenies pour protéger la respectabilité et les privilèges de sa caste, avec la complicité d’une population abrutie et ivre chaque fin de semaine. La violence explosive du film anticipe celle du long métrage suivant de Penn, réalisé un an plus tard, et qui obtiendra un immense succès : Bonnie et Clyde. L’atmosphère décadente et paroxystique de La Poursuite impitoyable vaudra au film de Penn des critiques assassines au moment de sa sortie. Il sera ensuite réhabilité puis considéré comme un classique des années 60. Les spectateurs américains n’étaient sans doute pas prêts à endurer un film aussi critique qui n’hésitait pas à dénoncer la lâcheté et la monstruosité d’une ville prospère avec une galerie de personnages irrécupérables et pourtant désespérément « normaux ».

Et Olivier Père d'analyser : "Vers la fin de son film Arthur Penn reproduit quasiment à l’identique lors d’une scène dramatique réunissant les principaux protagonistes le meurtre survenu le 24 novembre 1963 de Lee Harvey Oswald, suspect principal dans l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, par Jack Ruby moins de quarante-huit heures après son arrestation, interrompant toute forme de procès et même d’instruction judiciaire. La transposition à peine trois ans plus tard d’un épisode encore dans toutes les mémoires de l’histoire contemporaine des Etats-Unis dans un contexte fictionnel choqua beaucoup à l’époque du film. Cette séquence constitue l’une des premières occurrences de l’affaire Kennedy dans une production hollywoodienne et marque plus largement l’intrusion de la violence réelle retransmise par les actualités télévisées dans le cinéma américain. A partir de la fin des années 60 et dans les années 70 on ne comptera plus les allusions plus ou moins directes aux assassinats de John Fitzgerald et Robert Kennedy, au Watergate et à la guerre du Vietnam dans les films des nouveaux cinéastes américains en prise directe avec les traumatismes récents de leur pays."

Et de conclure : "Et Marlon Brando dans La Poursuite impitoyable ? Magnifique quoique déjà un peu boudiné dans sa tenue de shérif avec une dégaine nonchalante et une manière inimitable de mâchouiller ses dialogues avec un fort accent sudiste, il livre une composition géniale et ajoute un chapitre important à sa mythologie personnelle. Cinq ans plus tôt dans son unique réalisation le western baroque La Vengeance aux deux visages il se faisait longuement fouetter par Karl Malden ; dans le film de Penn il est victime d’un interminable passage à tabac qui le laisse défiguré et couvert de sang. Ces deux films contribuèrent à la légende du sadomasochisme de Brando à l’écran. L’acteur prendra en effet dans les années 60 et 70 un malin plaisir à incarner des personnages négatifs – sur le plan humain et politique – ou des antihéros suppliciés dans des films trop bizarres, ratés ou dérangeants pour séduire le grand public, en attendant sa brève résurrection artistique et commerciale en 1972 avec les triomphes consécutifs du Parrain et du Dernier Tango à Paris."

Carrière en dents de scie
Après avoir soutenu les Black Panthers, il s'en éloigne. En sept ans, il accumule dix échecs commerciaux.

Sa « gloire absolue » ? Il « s'emploiera à la saboter dans les décennies suivantes, jusqu'à devenir une caricature de lui-même : plus concerné par ses engagements » politiques « que par les feux d'Hollywood, il enchaîne les échecs commerciaux au cours d'un lent suicide artistique, néanmoins ponctué de sublimes résurrections (Le parrain de Coppola, Le dernier tango à Paris de Bertolucci, Apocalypse now) ». Une jeune génération d'acteurs, tel Pacino, l'adule.

En 1973, c'est une Amérindienne qui vient chercher l'Oscar qui lui est décerné. Marlon Brando vit alors à Tétiaroa, près de Tahiti.

"Il est devenu une caricature de lui-même. Méchant. Sans amour", déplore Sondra Lee.

Marlon vit dans sa maison avec sa famille élargie. Et affronte les tragédies.

Philippe Kohly « explore les multiples facettes de ce génie torturé, disparu il y a dix ans, dans un passionnant portrait intime ».

De « son enfance dévastée - entre un père violent", alcoolique, coureur, ayant le souci des apparences et représentant en produits chimiques, "et une mère alcoolique mais vénérée », actrice et professeur de comédie d’Henry Fonda - « à sa vieillesse  recluse, Philippe Kohly (Gary/Ajar - Le roman du double) plonge dans les méandres d'une existence chaotique.

Convoquant ses proches (amis, amantes) et égrenant sa filmographie légendaire, éclairée par les commentaires de Robert Duvall - "Brando était l'acteur le plus singulier que j'ai connu. Quand je l'ai vu, c'était perturbant, mais bien" - et Elia Kazan - "Brando était un mélange de douceur et de mécontentement violent, parfois dangereux" -, ce film aux riches archives tisse un portrait intime de l'insaisissable Marlon Brando, séducteur compulsif et génie d'un art qu'il n'a cessé de dénigrer ».

Juifs/Israël
A Broadway, à l’aube d’une carrière prometteuse, Marlon Brando joue en 1946 dans A Flag is Born, pièce sioniste de Ben Hecht interprétée aussi par Paul Muni et Celia Adler, et sur une musique de Kurt Weill. 

Il interprétait le rôle d’un survifant du camp de Treblinka prénommé David et souhaitant se rendre en Palestine sous mandat britannique. La « Palestine » de l’affiche désigne donc l’Etat juif. Ben Hecht stigmatisait l’indifférence du monde lors de la Deuxième Guerre mondiale à l’égard de la Shoah. Hecht et Adler militaient au sein de l’American League for a Free Palestine ou Groupe Bergson, qui a produit la pièce de théâtre. Marlon Brando a participé à de nombreuses manifestations du groupe Bergson. Lors de réunions, il a évoqué la triste condition des survivants de la Shoah dans des camps de personnes déplacées en Europe et le besoin d’un Etat juif.

Brando a donné son salaire – il avait accepté le minimum syndical -dans cette pièce à l’Irgoun, groupe militaire sioniste créé en 1931 dans la Palestine sous mandat britannique.

En 1979 dans Playboy et en 1996 dans le Larry King Live, Brando a évoqué les Juifs d’une manière ayant suscité une polémique. Il a réitéré alors son admiration pour les Juifs et nié tout antisémitisme de sa part.


"Sur les quais" par Elia Kazan
Scénario : Budd Schulberg
Production : Columbia Pictures Corporation, Horizon Pictures
Producteur/-trice : Sam Spiegel
Image : Boris Kaufman
Montage : Gene Milford
Musique : Leonard Bernstein
Avec Lee J. Cobb (Michael J. Skelly), Marlon Brando (Terry Malloy), Karl Malden (Father Barry), Rod Steiger (Charley Malloy), Eva Marie Saint (Edie Doyle)
Auteur : Budd Schulberg
Etats-Unis, 1954
Sur Arte les 29 avril 2019 à 22 h 45 et 6 mai 2019 à 13 h 30
Visuels : : © Boris Kaufman/Columbia Pictures

« La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn
Etats-Unis, 1966
Auteur : Horton Foote
Scénario : Lillian Hellman
Production : Horizon Pictures, Columbia Pictures Corporation
Producteur/-trice : Sam Spiegel
Image : Joseph LaShelle
Montage : Gene Milford
Musique : John Barry
Avec Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford, E. G. Marshall, Angie Dickinson, Janice Rule, Miriam Hopkins
Sur Arte les 6 septembre 2020 à 20 h 55,  11 septembre 2020 à 15 h 45, 12 septembre 2020 à 5 h 50, 27 septembre 2020 à 6 h 25

« Marlon Brando, un acteur nommé Désir  », par Philippe Kohly 
Roche productions, ARTE France, Angoa-Agicoa, Avro (Pays-Bas), Ciné +, CNC, Procirep,RTS (Radio Télévision Suisse), SBS Australia, 2013, 90 min
Sur Arte les 7 août à 23 h 10, 16 août 13 h 35, 25 août 2016 à 0 h 55, 9 mai 2019 à 1 h 30, 16 mai 2019 à 13 h 35, 18 mai 2019 à 6 h 45

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English
Les citations sont extraites du site d'Arte. Cet article a été publié le 7 août 2016.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire