dimanche 2 avril 2017

Charlie Chaplin (1889-1977)


Charlie Chaplin (1889-1977), acteur, scénariste, réalisateur, producteur et compositeurs de musique, a créé le personnage complexe de Charlot. Sa carrière née à l'époque du cinéma muet - mélodrames, slapstick (burlesque), etc. -, s'est poursuivie avec le cinéma parlant. Au printemps 2016, a été ouvert au public le "Chaplin's World, by Grévin", musée dédié à Charlie Chaplin et sis au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse), où ont vécu l'artiste et sa famille dès 1953. Le 2 avril 2017, le Forum des Images projettera Le Dictateur de Charlie Chaplin.

Frank Sinatra (1915-1998)
Barbra Streisand

Né à Londres en 1889, Charles Spencer Chaplin sera toujours marqué par son enfance douloureuse - père absent du foyer, mère souffrant de troubles psychiatriques et internée en asile alors qu'il était un adolescent de 14 ans - et misérable. Il n'a jamais confirmé ou infirmé les rumeurs sur son éventuelle judéité.

Pour gagner sa vie, il se produit dans des music-halls : il débute à l'âge de cinq ans en remplaçant sa mère dont la voix s'est brisée alors qu'elle chantait. Le public applaudit l'enfant. Un jeune artiste comme ses parents - son père a connu son heure de gloire avant de sombrer dans l'alcoolisme - et son demi-frère Sydney.

Un enfant de la balle qui doit survivre en exerçant aussi de petits métiers.

Âgé de 19 ans, cet acteur est repéré par le fameux imprésario Fred Karno et part en tournée aux États-Unis en tant qu'acteur principal en 1910. Son copain de chambrée : le futur Stan Laurel qui se souvient d'un Chaplin imprévisible.

En 1913, Chaplin signe un contrat avec la Keystone dirigée par Mack Sennett. Le cinéma est alors un divertissement pour les classes populaires. Triomphe alors le burlesque, avec ses gags visuels et sa poursuite finale.

1914 marque la première apparition de Chaplin au cinéma muet dans Pour gagner sa vie (Making a Living). Son personnage ? Un faux dandy à redingote et haut-de-forme.


Charlot
Le 3 avril 2016, Arte diffusa La naissance de Charlot (2013, 59 min)documentaire de Serge Bromberg et Eric Lange. "Comment, il y a un siècle, un obscur acteur de music-hall anglais devint une star mondiale en réinventant le cinéma. Des archives rares et pleines d'émotion qui révèlent un Charlot juvénile et inconnu".

Dès son deuxième film, Charlie Chaplin crée son personnage complexe de Charlot, vagabond : « Je voulais que tout soit une contradiction : le pantalon ample, la veste étriquée, le chapeau étroit et les chaussures larges… J'ai ajouté une petite moustache qui, selon moi, me vieillirait sans affecter mon expression. Je n'avais aucune idée du personnage mais dès que je fus habillé, les vêtements et le maquillage me firent sentir qui il était. J'ai commencé à le connaître et quand je suis entré sur le plateau, il était entièrement né ».

En moins d'un an, Chaplin  tourne dans une trentaine de films pour Sennett. L'apparition de Charlot "fait l'effet d'une bombe" auprès d'un public enthousiaste. Chaplin apprend la technique du cinéma. Un apprentissage utile quand il deviendra réalisateur de ses films à peine quatre mois après ses débuts chez Sennett. En 1914, il joue dans Charlot mitron. Délaissant les conseils de Sennett, il développe son personnage, son humour. Un succès commercial qui autorise une revalorisation de son salaire et l'évolution vers "l'art comique".

"Le burlesque. L’art de l’échec" (Slapstick! Die Kunst des Scheiterns), documentaire d'Henrike Sandner (2014), compare trois acteurs de ces films burlesques. "À travers le pionnier Max Linder et ses successeurs Charlie Chaplin, Harold Lloyd, acteur de scènes acrobatiques et incroyable cascadeur, Buster Keaton, "grand visage de pierre" qui réalise ses cascades, Laurel et Hardy, "sans oublier Jacques Tati, retour sur plus de cent ans de gags et d’éclats de rire". Grâce aux commentaires et anecdotes de Maud Linder, Serge Bromberg, Jean-Claude Carrière et Jérôme Deschamps, ce documentaire "passe en revue plus d'un siècle d'histoire d'un genre qui continue d'enthousiasmer : le burlesque ou slapstick. Charlot inventant son costume en vingt minutes, Buster Keaton prenant des risques insensés jusqu’à s’accrocher à une horloge..."

Max Linder débute au cinéma en 1905. "La rumeur veut qu’il ait observé le matin les passagers du métro, écrit ses idées sur les manchettes de sa chemise pour les réaliser et les tourner à moindre coût dans un parc. En 1909, il fait fureur partout en Europe et en 1915, il est appelé à Hollywood pour remplacer Chaplin aux studios Essanay. Issu du music-hall, celui-ci reconnaissait volontiers l’influence de Linder, mais le dépassa bientôt en célébrité". "J'ai découvert un homme élégant au comique raffiné. Max Linder, en se suicidant, a tué son oeuvre. J'admire le cinéaste profondément. C'est un des personnages les plus français tout en restant international", confie Maud Linder, la fille de Max Linder. Dans Sept ans de malheur, Max Linder invente le gag du miroir repris à ce jour par d'autres artistes, par des films d'animation, par des gens du cirque...

Acteur, Charlie Chaplin "passe à la réalisation pour les sociétés de production Essanay, Mutual et First National. Le contrat de Chaplin lui accorde un salaire de 10 000 dollars et une prime de 150 000 dollars. Bien qu'étant des comédies de type slapstick, ses films intégraient des éléments de pathos et étaient marqués par les thèmes sociaux et politiques ainsi que par des éléments autobiographiques". Le succès du personnage de Charlot est amplifié par les produits dérivés, tels les bandes dessinées, les concours de sosies dans le monde... "L'imaginaire populaire s'est emparé de Charlot" qui est copié, imité. La durée des films de Charlot augmente, la psychologie du vagabond s'affine.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, en partenariat avec Lobster Films, a programmé les Mutual Comédies, de Charlie Chaplin (18 février-3 mars 2015). Ces "12 « pépites », superbement restaurées, sont aujourd’hui considérées comme le cœur de l’œuvre de Chaplin. C’est en 1916 que Charlie Chaplin signe la réalisation de douze nouvelles comédies avec La Mutual Film Corporation. Tournés entre 1916 et 1917, ces films courts, muets, sont un véritable feu d'artifice d'humour, d'invention et de drôlerie. Parmi ces chefs-d’œuvre du septième art, Charlot Usurier, Charlot Policeman ou L’émigrant sont des joyaux de virtuosité et de sophistication. On les considère même parfois comme les films les plus aboutis de la carrière de Charlie Chaplin. Un siècle après leurs sorties, les Mutual Comedies de Charlie Chaplin n’ont pas pris une ride et le bonheur de les revoir est intact. Le cinéaste disait que tourner les Mutual Comedies « fut le moment le plus heureux de sa carrière ». Cela se sent ! Chaque projection est accompagnée au piano, par les élèves de la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris. Ces films ont été restaurés par Lobster Films et la Fondazione Cineteca di Bologna en collaboration avec Film Preservation Associates, au prix de dix années de recherches et à partir des meilleurs éléments survivants dans le plus grandes archives au monde, parmi lesquelles la Librairie du Congres (Washington), la Cinemathek (Bruxelles), l'Académie des Oscars ® (Los Angeles), le BFI, le MoMA, la Cinémathèque Française et le CNC. Les restaurations ont été soutenues par the Film Foundation, The George Lucas Family Foundation, the Material World Charitable Foundation, Amitabh Bachchan, Michel Hazanavicius et Alexander Payne".

Dans Charlot boxeur (30 min) diffusé par Arte le 25 décembre 2015 à 5 h 55, "flanqué de son bouledogue, Charlot espère gagner un peu d’argent en participant à un combat de boxe. Mais son adversaire, champion sans pitié, envoie tous ses concurrents au tapis... Une pépite de Charlie Chaplin millésime 1915"

Charlot au music-hall (1915, 24 min) permet à Charlot de se dédoubler dans ce court métrage de 1915. "Monsieur Pest, un mondain alcoolisé, se rend au music-hall, où il importune à la fois les clients et les musiciens de l’orchestre. À l’étage, un moustachu encore plus éméché perturbe également le bon déroulement des numéros". Charlot reprend la scène présentée lors de ses numéros au music-hall. Et se souvient de la cruauté de spectateurs.

Dans Mam’zelle Charlot diffusé par Arte le 25 décembre 2015 à 6 h 50 (23 min), Charlot use de subterfuges et déguisements. "Pour écarter des rivaux encombrants et tromper le père de sa petite amie, qui l’a chassé de chez lui, Charlot revient déguisé en femme. Tout le monde n’y voit que du feu, jusqu’au moment où sa robe se déchire... Dans ce court métrage de 1915, Charlot tombe la moustache et affole la gent masculine !"

Diffusé sur Arte le 25 décembre 2015 à 7 h 15, Charlot vagabond (1915, 26 min), montre "Charlot le vagabond sauver une jeune fille des griffes de trois voleurs. Pour le remercier, le père de cette dernière, propriétaire d’une ferme, lui propose un travail. Mais Charlot enchaîne les gaffes et doit faire face au retour des trois malfrats... Un court métrage muet de Charles Chaplin en version restaurée et remasterisée".

Arte diffusa le 25 mars 2016, dès 5 h 15, des courts métrages muets, entièrement restaurés de Charlot (1915-1916), avec une nouvelle musique : Charlot joue CarmenCharlot débuteCharlot cambrioleurCharlot marinet Charlot apprenti. Burlesque, émouvant et jubilatoire !

L'intrigue de Charlot joue Carmen (1915, muet, 30 minutes), une parodie du film Carmen (1915) de Cecil B. de Mille avec Geraldine Farrar, diva des Opéras : "Une jeune gitane, Carmen est chargée de courtiser Darn Hosiery, officier gaffeur afin d'aider ses pairs à faire entrer la marchandise de contrebande dans le village".


C'est l'ultime film de Chaplin pour la société Essanay. En effet, Chaplin va rejoindre la firme Mutual. En réaction à ce départ, la société Essanay monte tous les rushes du film et des scènes réalisées sans Chaplin pour sortir une version longue de Carmen. Furieux, choqué, Chaplin reste alité deux jours. Il initie un procès contre Essanay... et le perd : la justice américaine reconnait la firme Essanay comme seule propriétaire du film, et donc détentrice du final cut (montage final). Grâce aux archives sur ce procès, il a été possible de reconstituer la version de Carmen telle que Chaplin la souhaitait. Et c'est cette version du film restauré qui a été présentée en 2013 à Bologne, en Italie.

Charlot débute (1915, muet, 28 min) montre Charlot s'efforçant de "se faire embaucher pour le tournage d'un film. Il y sera tantôt aide-menuisier, tantôt acteur...

Charlot marin (1915, muet, 26 min) montre un armateur demandant "à son capitaine de faire sauter son bateau en mer pour toucher l'assurance. Charlot se retrouve enrôlé de force à bord..."

Charlot apprenti (1915) montre un Charlot en "apprenti d'un peintre en bâtiment qui l'exploite outrageusement. Ils se rendent dans une maison bourgeoise pour refaire les tapisseries..."

Le 27 novembre 2016, Arte diffusera Charlot à la banque (1915, 25 minutes). "Employé d'une banque en tant qu'homme à tout faire, Charlot ne fait pas toujours preuve d'une grande efficacité quand il nettoie les bureaux. Il est amoureux d'une secrétaire mais celle-ci est attirée par un caissier qui gagne bien mieux sa vie que Charlot".

Le 4 janvier 2017, Arte rediffusera Charlot à la plage. "À la plage, Charlot se bat avec un homme qui attend sa femme. Tout cela pour une broutille. Les deux hommes finissent par se réconcilier. Ils prennent ensemble le cornet de glace de la réconciliation mais se battent à nouveau au moment de payer... Un court métrage de Charlie Chaplin millésime 1915".

Dans Charlot cambrioleur"à peine libéré de prison, Charlot est détroussé par un faux pasteur puis rencontre un ancien codétenu qui l'entraîne cambrioler une maison..."

En 1916, la Mutual Film Corporation signe un contrat très avantageux pour Chaplin, qui vit son rêve américain, et pour elle en raison du succès mondial des futurs films. Chaplin dispose de son studio pour tourner les scènes, pour développer la pellicule, d'une salle de projection, de locaux administratifs... Chaplin débute le tournage d'un film sans scénario. Il cherche les idées jusqu'à ce qu'il les trouve, les met en scène pour les tester... "Vous êtes un danseur", le complimente Nijinsky, après l'avoir observé sur un tournage.

Dans Charlot machiniste (1916), Chaplin intègre l'intrigue dans un milieu qu'il connait bien.  "Dans un studio de cinéma, un drame et une comédie sont en tournage sur deux plateaux voisins. Au programme : "cinéma dans le cinéma" et tartes à la crème... Un des douze petits bijoux tournés par Charles Chaplin en 1916 et 1917 pour la Mutual Film Corporation". Alors actrice préférée et amie de Chaplin, Edna Purviance, ancienne secrétaire dans les studios cinématographiques, y montre son jeu subtil.

L'intrigue de Charlot et le comte (1916) : "Charlot surprend son patron en train de se faire passer pour un comte... Un des douze petits bijoux tournés par Charles Chaplin en 1916 et 1917 pour la Mutual Film Corporation. L'une des scènes clés du film est celle où Charlot danse avec mademoiselle Porte-Monnaie pendant le bal, séquence fameuse en raison du travelling réalisé au ras du sol qui permet de suivre l'évolution des danseurs".

"Vagabond sans le sou, Charlot se lie d'amitié avec une jeune fille enlevée par des gitans..." Charlot musicien est "un des douze petits bijoux tournés par Charles Chaplin en 1916 et 1917 pour la Mutual Film Corporation".

"Dans le personnage d'un gentleman en smoking, Charlot rentre chez lui après une soirée bien arrosée et tente de regagner son lit au premier étage..." Charlot rentre tard (1916) brode sur cette histoire de vaudeville.

Nouveau métier illustré dans ces courts métrages : Charlot Brocanteur (1916). "Charlot est homme à tout faire chez un usurier doté d’une jolie fille. Il courtise celle-ci et sème la pagaille auprès des clients et du personnel".

Charlot chef de rayon ou quand, "dans un grand magasin, au beau milieu de l'escalier mécanique, Charlot se retrouve aux prises avec le détective privé maison - prélude à une belle pagaille..."

Charlot patine ? "Serveur catastrophique dans un grand restaurant, Charlot est un virtuose du patin à roulettes, capable de faire tomber plusieurs personnes d’un coup quand cela s’avère nécessaire. Un régal d’élégance et de comique".

Charlot s'évade ? "Au bord de la mer, Charlot, détenu évadé, tente d'échapper à ses poursuivants... "

Dans Charlot fait une cure (1917), Charlot "est un bon vivant, à la fois sophistiqué et alcoolique. Au cours d'un séjour dans une station thermale, sa malle bourrée d'alcool se renverse dans la source minérale, provoquant des conséquences terribles et hilarantes... Un des douze petits bijoux tournés par Charles Chaplin en 1916 et 1917 pour la Mutual Film Corporation".

Charlot policeman ? "Après avoir assisté à une opération de sauvetage dans le quartier mal famé d'Easy street, où un policier succombe toutes les heures, Charlot a le culot de s'engager..."

Dans Charlot, the Tramp, Chaplin introduit la scène devenue vite culte concluant ses films : le vagabond s'éloigne en marchant sur une route, vers un avenir incertain.

En 1917, les Etats-Unis entrent en guerre. Chaplin est critiqué pour ne pas s'être engagé. Avec ses amis acteur Mary Pickford et Douglas Fairbanks, il promeut l'effort de guerre, et l'emprunt pour la liberté.

A la fin de la Première Guerre mondiale, la célébrité de Chaplin est mondiale, et l'artiste indépendant.

En 1919, Chaplin cofonde la société United Artists. Ce qui lui permet un contrôle total sur ses œuvres, jusqu'au final cut. Parmi ses premiers long-métrages : Le Kid (1921), L'Opinion publique (1923), La Ruée vers l'or (1925) et Le Cirque (1928).

Apparu en 1929, le cinéma sonore lui inspire une profonde méfiance : Charlot pourra-t-il réussir cette transition ?

Chaplin poursuit donc sa production et réalisation de films muets dans les années 1930 comme Les Lumières de la ville (1931) et Les Temps modernes (1936).

Les Temps modernes
Arte a diffusé Les Temps modernes  (Modern Times, 1936) de Charlie Chaplin. Dernier film muet de Chaplin, et dernière apparition de Charlot dans une dénonciation du travail à la chaine et de la misère sociale lors de la Grande dépression consécutive au krach de 1929. Première apparition de Paulette Godard (1910-1990), alors compagne de l’artiste.

En 1936, le cinéma parlant s’est imposé, chassant le cinéma muet qui a contribué à la célébrité mondiale du personnage complexe de Charlot, inventé par Charlie Chaplin.

Quand sort Les Temps modernes après un tournage de près d’un an (1934-1935), la surprise est grande : après des tentatives infructueuses en 1934, Charles Chaplin demeure fidèle au silence, à l’exception d’un bref numéro musical au cours duquel le héros chante Je cherche après Titine, chanson de Léo Daniderff, dans un restaurant en mêlant les langues.

De plus, le film est tourné au rythme de 18 images par seconde. Aussi, quand il est projeté en salles au rythme du film sonore, soit 24 images par seconde, il accentue l’action, les effets comiques et dramatiques.

Chaplin dépeint une société américaine industrialisée, pratiquant un travail à la chaine aliénant.

Il ose également évoquer la drogue, malgré le code Hays.

L’intrigue rebondit grâce à des malentendus qui mènent en prison Charlot, ou l’en libèrent.

Le film prend une tournure romantique quand apparait le personnage incarné par Paulette Goddard, née Marion Goddard Lévy, qui jouera aussi dans Le Dictateur (1940), de Charles Chaplin. Le film se termine par l'image devenue classique du couple avançant le long d'une route vers un avenir qu'on espère meilleur. Paulette Goddard se marient l'année de sortie du film, puis divorceront.

Restent aussi du film la scène où une machine force Charlot à manger, Smile, un standard interprété par Judy Garland, Barbra Streisand, Petula Clark…

A sa sortie en France, le réalisateur René Clair releva une similitude entre sa scène sur le travail à la chaine dans A nous la liberté (1931), et la célèbre scène, un peu onirique, où Charlot, ouvrier si absorbé dans son travail, dérègle toute la ligne de travail, entre dans la machine dont il devient un des rouages. Puis, René Clair a reconnu l’originalité de la scène imaginée et poussée à son extrême logique par Charles Chaplin. Mais la société Tobis a poursuivi Chaplin pour plagiat.

Le Dictateur (The Great Dictator)
Le ton devient politique avec Le Dictateur (1940), "premier film dialogué", dans lequel Chaplin se moque d'Adolf Hitler. Par sa moustache sombre, le Führer tend à ressembler au personnage de Charlot. Aussi, Chaplin incarne le barbier Juif et le dictateur hystérique et mégalomane.

Arte diffusa 1940. Charlie Chaplin tourne "Le dictateur" (2013, 27 minutes). "Le tournage du film "Le dictateur" commence quelques jours après le début de la Seconde Guerre mondiale. Qu’est-ce qui a poussé Charlie Chaplin à réaliser ce film et à le financer lui-même ?"


"Dans un pays imaginaire, à la fin de la Première Guerre mondiale, un soldat", modeste barbier Juif, "devient amnésique après un crash d'avion. Il est envoyé dans un hôpital où il restera vingt ans, ignorant les changements qui s'opèrent autour de lui". Libéré, il retrouve son échoppe dans le ghetto. Il découvre que Adenoide Hynkel, son "parfait sosie, est devenu dictateur de Tomanie et qu'il persécute impitoyablement les Juifs. Bientôt, une rafle se produit dans le ghetto". Aidé par "sa compagne Hannah, le barbier résiste contre les SS qui menacent la petite communauté. Il se trouve rapidement acteur malgré lui de cette tragique mascarade..."

La "caricature du dictateur, où se révèle le génie du mimétisme de Chaplin, est d’une vérité saisissante. Au-delà des vociférations de Hynkel devant le micro, Chaplin stigmatise son hypocrite douceur, ses sourires de commande, ses caresses aux enfants, ses évasions dans la musique et la solitude. Miracle : ce portrait réaliste provoque le rire. Le barbier juif est un lointain cousin de Charlot qui aurait perdu son insouciance et son universalité".

La "tragédie du Dictateur n’est plus existentielle mais politique. Par son sens incroyable de la satire et son ironie mordante, Chaplin montre tout ce qu’il y avait d’artificiel, de vaudevillesque dans l’atroce bouffonnerie de l’Axe, notamment à l’occasion des trois ballets : celui du barbier sur un air de boîte à musique, la danse de Hynkel jonglant avec un monde en baudruche, la séquence chez le barbier".

Réalisé en 1940, Le Dictateur "précède la découverte des camps de concentration. On reprocha pourtant à Chaplin sa dictature à l’eau de rose où les prisonniers dorment sur des couchettes confortables et reçoivent régulièrement leur courrier. C’est oublier que cette parodie-ballet a la pudeur du drame. Ainsi, quand les SS pénètrent dans le ghetto, on devine la peur, les coups, mais l’écran ne montre que deux oiseaux paisibles dans leur cage".

Ce "premier film dialogué représenta un déchirement pour Chaplin, qui n’assume pas encore le parlant. La langue imaginaire vomie par Hynkel s’oppose à l’extrême discrétion d’un barbier étranglé par l’émotion, qui semble toujours s’excuser de ce nouveau don. Sa montée à la tribune, pour l’homélie finale, est le symbole évident de celui qui doit surmonter sa peur du parlant. Sur cette minute angoissante, Chaplin, comme le barbier, jouent leur avenir. La voix qui se détache, limpide, de la tribune, devient celle de l’homme persécuté, par-delà les époques et les régimes, qui crie sa souffrance et appelle à la pitié, invoque Dieu et cite l’Évangile". Certains "y ont vu de la propagande communiste", d'autres ont critiqué la crédulité. Or, ce "laïus émouvant est le sens profond d’une œuvre candide et ingénue. À travers le personnage d'Hannah (Paulette Goddard), Chaplin rend hommage à la mémoire de sa propre mère, Hannah Chaplin".

Frère de réalisateur/acteur, Sydney Chaplin filme une partie du long tournage essentiellement dans ses studios. Un an et demi de travail, un coût de deux millions de dollars, soir le prix de ses studios, étude des images filmées sur Hitler afin de reproduire la gestuelle, le ton, les postures, les regards, les postures du Füher... Un film caractérisé par le souci du détail, la précision de Charlie Chaplin, assurant le respect du timing des scènes comiques, caricaturant Hitler tout en inventant un idiome aux sonorités germaniques. "Oser ridiculiser Hitler montre bien l'engagement de Chaplin", qui a fréquenté les grands personnages du XXe siècle, dont Churchill. Au début des années 1990, "la bobine de film sur ce tournage a été retrouvée par hasard dans... un placard familial".

"Pour aiguiser sa satire du totalitarisme, Chaplin utilise un héros double, qui a deux âmes pour un seul visage. On ne soulignera jamais assez le génie comique de cette trouvaille : Chaplin joue les deux rôles ! Le juif traqué et le dictateur criminel constituent les deux faces d'une même humanité. Le mal absolu incarné par Hitler n'est donc pas inhumain : il est nôtre. Plus de soixante-quinze ans après, il n'est pas sûr que la portée de cette réflexion soit encore assimilée. La caricature du dictateur, où se révèle le génie du mimétisme de Chaplin, est d'une vérité saisissante".

"On reprocha pourtant à Chaplin sa dictature à l'eau de rose où les prisonniers dorment sur des couchettes confortables et reçoivent régulièrement leur courrier. C'est oublier que cette parodie-ballet a la pudeur du drame. Ainsi, quand les SS pénètrent dans le ghetto, on devine la peur, les coups, mais l'écran ne montre que deux oiseaux paisibles dans leur cage. Ce premier film dialogué représenta un déchirement pour Chaplin, qui n'assume pas encore le parlant. La langue imaginaire vomie par Hynkel s'oppose à l'extrême discrétion d'un barbier étranglé par l'émotion, qui semble toujours s'excuser de ce nouveau don. Sa montée à la tribune, pour l'homélie finale, est le symbole évident de celui qui doit surmonter sa peur du parlant. Sur cette minute angoissante, Chaplin, comme le barbier, jouent leur avenir. La voix qui se détache, limpide, de la tribune, devient celle de l'homme persécuté, par-delà les époques et les régimes, qui crie sa souffrance et appelle à la pitié, invoque Dieu et cite l'Évangile. Les réactionnaires y ont vu de la propagande communiste, les radicaux en ont rejeté la naïveté. Or, ce laïus émouvant est le sens profond d'une oeuvre candide et ingénue".

Refuge en Suisse
Des controverses sur sa vie privée - liaisons avec des adolescentes ou de très jeunes filles, brefs mariages conclus par des divorces tumultueux, procès en reconnaissance de paternité - influent sur son image et la réception de ses films.

Plus graves : en pleine Guerre froide, il est soupçonné de sympathies communistes et à la suite d'enquêtes du FBI et du Congrès, il perd son visa. Avec sa jeune épouse Oona, il se fixe en Suisse en 1952.

A la fin des années 1940, il abandonne son personnage de Charlot dans Monsieur Verdoux (1947), Les Feux de la rampe (Limelight, 1952), Un roi à New York (1957) et La Comtesse de Hong-Kong (1967) avec Sofia Loren et Marlon Brando.

Sorti en 1952, le film "Limelight" (Les Feux de la rampe, 137 mn) noue plusieurs intrigues. "En 1914, à Londres, Calvero, un ancien comique de music-hall oublié de tous, désargenté et vieillissant, est devenu alcoolique. Un soir, en rentrant chez lui, il sauve la vie de Terry, une danseuse paralysée des jambes, qui tentait de se suicider. Le vieil artiste redonne peu à peu confiance à la jeune fille et lui réapprend à marcher. Terry lui avoue bientôt son amour pour un jeune compositeur, Neville". Alors qu'elle "devient la vedette du théâtre de l'Empire, Calvero échoue lamentablement à faire rire son public..."

Dans "ce film testament, le langage cinématographique du cinéaste atteint sa plénitude. Du long travelling inaugural, qui fait glisser le regard du spectateur jusqu'à une main crispée sur une fiole de narcotique, au triomphe final de la jeune fille, la caméra fouille les objets, les visages et les âmes avec une rare intensité. Avec, au casting, dans les rôles du clown et du pianiste, les deux fils que Chaplin avait eus avec Lita Grey, et l'autre géant du cinéma burlesque, Buster Keaton, qui, avec cette belle prestation, retrouva les faveurs du public, qui le boudait depuis les débuts du parlant".

Une réflexion sur les grandeurs et difficultés de métiers du spectacle. Buster Keaton, génie du cinéma muet, y apparaît brièvement.

En 1972, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences lui décerne un Oscar d'honneur pour sa contribution inestimable à l'industrie cinématographique et plusieurs de ses films sont considérés comme des chefs d'oeuvre éternels. L'Oscar d'honneur remis à Charlie Chaplin en 1929 a été volé à Paris vers le 7 février 2015.

Charlie Chaplin est mort à la suite d'un AVC (accident vasculaire cérébral) le 25 décembre 1977, à l'âge de 88 ans, dans son manoir suisse. Il a été enterré au cimetière de Corsier-sur-Vevey. Exhumé et volé le 1er mars 1978, son cercueil a été ré-enterré en mai 1978.

Parmi les artistes qu'il a inspirés : le mime Marceau.

Chaplin's World, by Grévin
Au printemps 2016, a été ouvert au public le "Chaplin's World, by Grévin", musée dédié à Charlie Chaplin et sis au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse), où ont vécu l'artiste auteur de 81 films et sa famille après leur départ définitif des Etats-Unis à la suite des soupçons le visant de sympathie à l'égard du communisme, de janvier 1953 à son décès.

Ce musée est exploité par la société française Compagnie des Alpes (CDA), en partenariat avec Genii Capital et Chaplin Museum Development (CMD). Son coût s'élève à "38 millions de francs suisses (25 millions d'euros), à la charge de Genii Capital et CMD, tandis que CDA investira 9,5 millions de francs suisses (7,9 millions d'euros) dans la mise en place des expositions".

Créée en 1989 par la Caisse des dépôts, spécialisée dans la gestion de domaines skiables, du musée Grévin et des parcs de loisirs, dont le Parc Astérix, le Futuroscope ou Walibi, la CDA a enregistré en 2013 un chiffre d'affaires de 678 millions d'euros.



Le 27 novembre 2016, Arte diffusa Charlot à la banque.

Du 18 février au 03 mars 2015
A la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73, avenue des Gobelins. 75013 Paris
Tél. : +33 1 83 79 18 96
Du mardi au vendredi de 13 h à 19 h, et le samedi de 10 h à 19 h. Fermeture dimanche et lundi

Paris Première a consacré sa soirée du 18 décembre 2014 à Charlie Chaplin (1889-1977) en diffusant : à 20 h 40 Le Dictateur (The Great Dictator), puis à 22 h 55 Les feux de la rampe (Limelight). Arte a diffusé une série de films muets de cet acteur, scénariste, réalisateur, producteur et compositeurs de musique, créateur du personnage complexe de Charlot, et dont la carrière née à l'époque du cinéma muet, s'est poursuivie avec le cinéma parlant.

Arte a diffusé des courts métrages muets restaurés de Charlot, réalisés par Chaplin en 1916-1917 pour la Mutual Film Corporation : Charlot et le comte (1916) les 22 et 24 décembre 2014, Charlot musicien (1916) le 23 décembre 2014, Charlot machiniste (1916) le 24 décembre 2014, Charlot rentre tard (1916) le 25 décembre 2014, Charlot Brocanteur (1916), Charlot chef de rayon (1916) le 29 décembre 2014, Charlot patine (1916), Charlot s'évade (1917) le 31 décembre 2014 et Charlot fait une cure (1917) le 1er janvier 2015, Charlot policeman (1917) le 2 janvier 2015.


 Le Dictateur, de Charlie Chaplin
1940, 100 min
Image : Karl Struss, Roland Totheroh
Montage : Willard Nico, Harold Rice
Musique : Charles Chaplin, Meredith Willson
Production : Charles Chaplin Productions
Producteur/-trice : Charles Chaplin, Carter DeHaven
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Jack Oakie, Reginald Gardiner, Billy Gilbert, Henry Daniell
2013, 27 minutes
Sur Arte les 17 novembre et 8 décembre 2015, dans le cadre de Mystères d'archives. 

Etats-Unis, 1915, 25 min
Image : Harry Ensign
Montage : Charles Chaplin
Musique : Robert Israel
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Edna Purviance, Billy Armstrong, Carl Stockdale, Charles Inslee 

Charlot au music-hall
Etats-Unis, 1915, 24 min
Image : Harry Ensign
Montage : Charles Chaplin
Musique : Robert Israel
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Edna Purviance, Phyllis Allen, Lloyd Bacon, Fred Goodwins, John Rand 
Sur Arte les 25 décembre 2015 à 6 h 25 et 28 novembre 2016 à 4 h 20

Charlot à la plage
Etats-Unis; 1915, 14 min
Image : Harry Ensign
Montage : Charles Chaplin
Musique : Eric James
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec Billy Armstrong, Charles Chaplin, Bud Jamison, Margie Reiger, Edna Purviance, 'Snub' Pollard 
Sur Arte les 24 novembre à 4 h 25 et 4 janvier 2017 à 5 h 45

Charlot joue Carmen, de Charlie Chaplin d'après Prosper Mérimée 
1915, muet, 30 minutes 
Image: Roland Totheroh, Harry Ensign
Montage : Herman G. Weinberg
Musique : Timothy Brock
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jess T.Robbins, George K. Spoor
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Edna Purviance, John Rand, Jack Henderson, Leo White, Ben Turpin et May White
Sur Arte le 25 mars à 5 h 15

Charlot débutede Charlie Chaplin
1915, 28 min
Sur Arte les 25 mars à 5 h 45 et 24 avril 2016 à 5 h 05
Montage : Charles Chaplin, Bret Hampton
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : avid Shepard, Jess Robbins
Scénario : Louella Parsons, Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Arthur W. Bates, Charlotte Mineau, Robert Bolder, Frank J. Coleman, Charles Hitchcock et Charles Inslee
Visuel : © Lobster Films 

Charlot marinde Charlie Chaplin
1915, muet, 26 min
Image : Harry Ensign
Montage : Bret Hampton, Charles Chaplin
Musique : Robert Israel
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice  : Jess Robbins
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Edna Purviance, Billy Armstrong, Lawrence A. Bowes, Fred Goodwins, Lee Hill, Wesley Ruggles
Sur Arte le 25 mars 2016 à 6 h 40

Charlot cambrioleurde Charlie Chaplin
1916, 25 min
Image : Harry Ensign, Roland Totheroh
Montage : Harry Ensign
Musique : Robert Israel
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jess Robbins
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Edna Purviance, Wesley Ruggles, John Rand, Billy Armstrong
Visuel : © Lobster Films 
Sur Arte le 25 mars 2016 à 6 h 10

Charlot apprenti
1915, 27 min
Image : Roland Totheroh, Haary Ensign
Montage : Charles Chaplin
Musique : Robert Israel
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jess Robbins
Réalisation : Charles Chaplin
Scénario : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin, Charles Inslee, Edna Purviance, Billy Armstrong, Marta Golden, Leo White
Sur Arte le 25 mars à 7 h 05 
Visuel : © Lobster Films 

Musique : Robert Israel
Réalisation, scénario et montage : Charles Chaplin
Image : Harry Ensign
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Avec : Charles Chaplin, Edna Purviance, Bud Jamison, Leo White

Mam’zelle Charlot
Réalisation, scénario et montage : Charles Chaplin
Image : Harry Ensign
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Musique : Eric James
Avec : Charles Chaplin, Edna Purviance, Charles Inslee, Marta Golden, Billy Armstrong

Charlot vagabond
Musique : Eric James, Robert Israel
Réalisation, scénario et montage : Charles Chaplin
Producteur/-trice : Jesse T. Robbins
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Image : Harry Ensign
Avec : Charles Chaplin, Edna Purviance, Ernest Van Pelt, Lloyd Bacon, Billy Armstrong, Leo White

(Etats-Unis, 1936, 83 mn)
Chef d'orchestre : Alfred Newman
Image : Roland Totheroh, Ira Morgan
Scénario, musique, montage, réalisation : Charles Chaplin
Production : Charles Chaplin Productions, United Artists
Avec : Charles Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman, Allan Garcia, Chester Conklin, Stanley J. Sanford, Stanley Blystone et Sam Stein
Diffusions les 29 décembre 2013 à 20 h 40, 2 janvier 2014 à 13 h 35, 6 janvier 2014 à 13 h 45 et 9 janvier 2014 à 01 h 10

Visuels
Buster Keaton, Jacques Tati et Harold Lloyd
© Les Films de Mon Oncle

Max Linder (à droite) avec Charlie Chaplin (à gauche)
© Maud Linder

The Immigrant (Charlie Chaplin, 1917)
© Lobster Films

Edna Purviance et Charles Chaplin dans le court métrage de Charlie Chaplin.
© Lobster Films

Charlot fait une cure
© Arte

Charlot boxeur, Charlot au music-hallMam’zelle Charlot
© Lobster Films

A lire sur ce blog :
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 Cet article a été publié le 29 décembre 2013, le 13 avril 2014, le :
- 13 mai 2014. France 2 a consacré la soirée du 13 mai 2014 à un hommage à Charlie Chaplin, la légende du siècle constitué par un documentaire et Le Dictateur. Arte a diffusé Chaplin, un ballet de Mario Schröder ;
- 18 décembre 2014, 11 mars, 18 juin 2015. Le 19 juin 2015, Ciné + Classic diffusa Le Dictateur de Charles Chaplin, avec celui-ci et Paulette Goddard : "En 1918, un humble soldat de Tomania devient amnésique après avoir sauvé la vie de Schultz, un aviateur. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il s'enfuit et regagne sa boutique de barbier, dans le ghetto juif. Il ignore tout des événements politiques et s'en prend à des gardes de Hynkel, le dictateur au pouvoir. Hannah, une voisine, le tire d'affaire. Devenu un personnage puissant, Schultz le protège de l'antisémitisme. Pendant ce temps, Hynkel, qui a besoin d'argent, menace les banquiers juifs de les persécuter et décide d'envahir l'Austerlich en s'alliant au dictateur de la Bactérie. Les deux despotes se rencontrent. Le barbier est finalement arrêté avec Schultz, mais il parvient à s'échapper du camp de concentration..."
- 20 septembre, 16 novembre et 24 décembre 2015, 24 mars et 26 novembre 2016.

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