jeudi 14 décembre 2017

Cary Grant (1904-1986)


Cary Grant (1904-1986) est un acteur anglo-américain qui, après avoir débuté à Broadway, a poursuivi en 1931 une brillante carrière à Hollywood, excellant dans les screwball comedies (comédies loufoques) ou les drames, sous la direction d’Hitchcock, de Cukor, de Hawks, Walsh, Capra. Arte diffusera le 15 décembre 2017 Personne ne bouge - Cary Grant !


« Tout le monde voudrait être Cary Grant. Moi aussi, je veux être Cary Grant ! », plaisantait Cary Grant, qui pensait être en partie juif.

Né Archibald Alexander Leach, en 1904 à Bristol, Cary Grant « se retrouve à 11 ans pratiquement orphelin quand son père fait interner sa mère sans le lui dire dans une institution psychiatrique et s'en va refaire sa vie ailleurs ». Une mère qui le surprotégeait et fondait de grands espoirs en lui. A 11 ans, Archibald doit se débrouiller seul, sans son père qui l'a confié à sa grand-mère. Archibald découvre émerveillé le monde du spectacles, et âgé de 14 ans rejoint une troupe d'acrobates qui se produit en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis en 1920. En 1922, il décide de demeurer à New York. A la fin des années 1920, il est choisi en fonction de sa beauté pour des comédies musicales. Il passe des vacances en Californie. En 1932, il signe un contrat avec la Paramount, et prend le nom de Cary Grant. Il en espère la "plénitude et la sérénité". Cary Grant apprend à jouer devant la caméra, aux côtés de Mae West et Marlene Dietrich.

Le « futur héros de La mort aux trousses, disparu en 1986, vivra l'absence maternelle comme un abandon qui le suivra la majeure partie de sa vie, au fil des échecs successifs de ses relations amoureuses ».

En 1935, dans Sylvia Scarlett de George Cukor, Cary Grant s'impose. La même année, son père décède de cirrhose aiguë. La première femme de Cary Grant a demandé le divorce.

A Hollywood, il choisit rapidement l’indépendance à l’égard des grands studios, sélectionne les scénarios et réalisateurs avec discernement, et assure des investissements judicieux qui assurent son aisance financière. Il peaufine son personnages dans des comédies loufoques. 

En 1936, Cary Grant découvre que sa mère est en vie, internée depuis 21 ans. Il la fait sortir de l'asile et l'installe à Bristol. Il la verra jusqu'à la fin de sa vie.




Conscient des enjeux de la Deuxième Guerre mondiale, il tente de s’engager. Il soutient le moral des troupes tout en travaillant à Hollywood. En 1942, son mariage avec la philanthrope Barbara Hutton se termine mal.

« N'appartenant tout à fait ni à l'Angleterre de ses origines ni à l'Amérique de son succès, l'acteur tente de résoudre ses fêlures identitaires à travers des séances de psychothérapie sous LSD ». Sa troisième épouse Betsy Drake l'y encourage.

Au début des années 1950, Cary Grant songe à quitter le cinéma, mais accepte la proposition de Hitchcock de tourner dans La Main au collet, puis dans La Mort aux trousses.

« Consignés dans une autobiographie jamais publiée, les pensées et les doutes de celui qui fut une icône de l'âge d'or hollywoodien jalonnent le film de Mark Kidel  et mettent en lumière son intimité ». 

« Tout comme les images tournées par l'acteur lui-même : sa manière de cadrer les scènes de rue ou le visage de ses proches révèlent le regard poétique qu'il portait sur le monde et la vie ».

En 1966, Cary Grant quitte le cinéma, et se consacre à l'éducation de sa fille, née de son mariage avec Dyan Cannon.

En 1973, la mère de Cary Grant meurt.

« Cary Grant, de l'autre côté du miroir » (Becoming Cary Grant), documentaire de Mark Kidel est un « émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant (1904-1986). Gentleman affable à l'écran, âme secrètement en souffrance à la ville : derrière la vedette hollywoodienne se cache une personnalité profonde, dévoilée par une autobiographie inédite et des films amateurs personnels ».

« À ses archives personnelles, confiées par Barbara Harris, sa cinquième épouse, et Jennifer Grant, sa fille, se mêlent les extraits des grands films de celui qui fut l'acteur préféré d'Hitchcock, et qui a été sur scène acrobate, héros comique ou tragique et, surtout, homme du monde plein de charme ».

« Structuré par les évocations de ses séances de thérapie, cet émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant, de son enfance blessée à la célébrité, de la souffrance qu'il finit enfin, devenu père, par apprivoiser, à la sérénité ».

Les mots de Cary Grant sont lus par Jonathan Pryce.

Charade
« De retour des sports d’hiver, la jolie traductrice Reggie Lambert découvre son mari assassiné dans leur appartement parisien mis à sac. Peter Joshua, un séduisant divorcé qu’elle a rencontré à Megève, lui propose son aide. Bientôt, les anciens amis du défunt refont surface. Ils sont persuadés que Reggie sait où son mari a caché le magot qu’il a subtilisé à la Résistance française… Une femme enquête sur l'étrange assassinat de son mari avec l'aide d'un séduisant divorcé... »

« Truffée de clins d'oeil à l'histoire du cinéma, de rebondissements et de courses-poursuites, une comédie pétillante de Stanley Donen, servie par un duo de grande classe : Audrey Hepburn et Cary Grant ».

« Réalisée par l’auteur de Chantons sous la pluie, Charade est un pur bonheur. Truffé de clins d’œil à l’histoire du cinéma, de rebondissements, de répliques irrévérencieuses, de courses-poursuites dignes des plus belles chorégraphies, cette comédie policière emballe le spectateur ». 

« Portée par un duo d’acteurs étincelant, elle est surtout le comble du glamour hollywoodien ». 

Habillée par Givenchy, Audrey Hepburn, « plus gracieuse que jamais, illumine le film de son mélange de drôlerie et de fragilité. Quant à Cary Grant, impossible de résister à ses airs narquois de séducteur ». 

« Initialement, l’acteur avait rejeté le projet : il se jugeait trop vieux pour le rôle et soulignait sa grande différence d’âge (trente ans) avec la jeune première. Pour dissiper ses réticences, on rédigea des blagues et des sous-entendus sur le sujet. Ici, c’est la jeune femme qui mène le jeu de la séduction, inversant ainsi l’ordre des choses ».

 Personne ne bouge - Cary Grant !
Arte diffusera le 15 décembre 2017 Personne ne bouge - Cary Grant ! Un "portrait taillé sur mesure de Cary Grant, le plus séduisant des acteurs britanniques d'Hollywood. Avec, en bonus, des images rares du comédien dans son intimité, tournées par son ami Ken Murray. Ancien comédien et animateur de télévision, ce dernier l'a filmé (ainsi que d'autres stars) dans l'intimité et loin des plateaux pendant trois décennies".

"Avant de tourner pour Alfred Hitchcock, Cary Grant a été l'une des grandes stars de l'âge d'or de la comédie hollywoodienne. Patrick Brion et Charlotte Garson explorent ce versant pétillant de sa carrière. Toujours bien habillé, l'acteur portait comme personne à l'écran… la robe de chambre".

"Ce bel homme, qui a fait chavirer le cœur des jeunes filles, a fait scandale en s'affichant dans les années 1930 aux côtés du comédien Randolph Scott. Le critique de cinéma Jean-Marc Lalanne se penche sur "La mort aux trousses", la quatrième et dernière collaboration de l'acteur, né Archibald Leach, avec "Hitch", en 1959. Si tout le monde s'accorde pour le considérer comme le gentleman parfait, qui sont aujourd'hui les nouveaux Cary Grant du cinéma et quelles recettes lui ont-ils empruntées ?"

 Personne ne bouge - Cary Grant !
France, 2017
Sur Arte le 15 décembre 2017 à 22 h 25

« Charade  », par Stanley Donen
Universal Pictures, Stanley Donen Production, 1963, 109 min
Auteur : Peter Stone, Marc Behm
Image : Charles Lang Jr.
Montage : James Clark
Musique : Henry Mancini
Producteur/-trice : Stanley Donen, James Ware
Scénario : Peter Stone
Avec Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau, James Coburn, George Kennedy, Dominique Minot, Ned Glass, Jacques Marin, Paul Bonifas, Thomas Chelimsky 
Sur Arte le 11 juin 2017 à 20 h 55
Visuels 
Audrey Hepburn (Reggie Lambert) et Cary Grant (Peter Joshua)
© NBC/Universal

Yuzu Productions , 2015, 52 min
Sur Arte le 11 juin 2017 à 22 h 45
Visuels
La mère de Cary Grant et une des lettres qu'elle lui a écrit après sa sortie de l'hôpital psychiatrique.
La mère de Cary Grantentourée de deux aide-soignantes de l'hôpital psychiatrique où elle a été enfermée pendant plus de 20 ans
Cary Grant à Venise, années 30
La première épouse de Cary Grant Virginia Cherrill
Image extraite des archives privées de l'acteur, années 1930
Cary Grant dans les années 40
 © Yuzu Productions

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le :
- 9 juin 2017. Arte diffusa « Cary Grant, de l'autre côté du miroir » (Becoming Cary Grant ; Cary Grant - Der smarte Gentleman aus Hollywood), documentaire de Mark Kidel.       

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