Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

samedi 21 décembre 2019

Cary Grant (1904-1986)


Cary Grant (1904-1986) est un élégant acteur anglo-américain qui, après avoir débuté à Broadway, a poursuivi en 1931 une brillante carrière à Hollywood, excellant dans les screwball comedies (comédies loufoques) ou les drames, sous la direction d’Hitchcock, de Cukor, de Hawks, Walsh, Capra. Il a manifesté sa remarquable intelligence dans le choix pertinent de ses films et dans ses investissements financiers judicieux. Arte diffusera le 24 décembre 2019 "La péniche du bonheurpar Melville Shavelson, le 30 décembre 2019 "Allez coucher ailleurspar Howard Hawks et le 6 janvier 2020 "Indiscret" par Stanley Donen



« Tout le monde voudrait être Cary Grant. Moi aussi, je veux être Cary Grant ! », plaisantait Cary Grant, qui pensait être en partie juif.

Né Archibald Alexander Leach, en 1904 à Bristol, Cary Grant « se retrouve à 11 ans pratiquement orphelin quand son père fait interner sa mère sans le lui dire dans une institution psychiatrique et s'en va refaire sa vie ailleurs ». Une mère qui le surprotégeait et fondait de grands espoirs en lui. A 11 ans, Archibald doit se débrouiller seul, sans son père qui l'a confié à sa grand-mère. Archibald découvre émerveillé le monde du spectacles, et âgé de 14 ans rejoint une troupe d'acrobates qui se produit en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis en 1920. En 1922, il décide de demeurer à New York. A la fin des années 1920, il est choisi en fonction de sa beauté pour des comédies musicales. Il passe des vacances en Californie. En 1932, il signe un contrat avec la Paramount, et prend le nom de Cary Grant. Il en espère la "plénitude et la sérénité". Cary Grant apprend à jouer devant la caméra, aux côtés de Mae West et Marlene Dietrich.

Le « futur héros de La mort aux trousses, disparu en 1986, vivra l'absence maternelle comme un abandon qui le suivra la majeure partie de sa vie, au fil des échecs successifs de ses relations amoureuses ».

En 1935, dans Sylvia Scarlett de George Cukor, Cary Grant s'impose. La même année, son père décède de cirrhose aiguë. La première femme de Cary Grant a demandé le divorce.

A Hollywood, Cary Grant choisit rapidement l’indépendance à l’égard des grands studios, sélectionne les scénarios et réalisateurs avec discernement, et opère des investissements judicieux qui assurent son aisance financière. Il peaufine son personnages dans des comédies loufoques (screwball comedies). 


En 1936, Cary Grant découvre que sa mère est en vie, internée depuis 21 ans à la demande de son père. Il la fait sortir de l'asile et l'installe à Bristol. Il la verra jusqu'à la fin de sa vie.



Conscient des enjeux de la Deuxième Guerre mondiale, il tente de s’engager. Il soutient le moral des troupes tout en travaillant à Hollywood. En 1942, son mariage avec la philanthrope Barbara Hutton prend fin.

« N'appartenant tout à fait ni à l'Angleterre de ses origines ni à l'Amérique de son succès, l'acteur tente de résoudre ses fêlures identitaires à travers des séances de psychothérapie sous LSD ». Sa troisième épouse Betsy Drake l'y encourage.

"La justice des hommes

"La justice des hommes" (Zeuge der Anklage) est réalisé par George Stevens (1942). "Un ouvrier injustement accusé rallie un juriste à sa cause pour prouver son innocence... "La justice des hommes" (The Talk of the Town) est une délicieuse comédie policière de George Stevens ("Géant"), avec Cary Grant et Jean Arthur."

 "Accusé par Andrew Holmes d'avoir incendié son usine et causé la mort d'un homme, Leopold Dilg, un ouvrier contestataire, est arrêté. Après s'être évadé de prison au beau milieu de son procès, Leopold trouve refuge dans la maison de Nora. Cette dernière, professeure de lycée, a loué pour les vacances une partie de sa demeure à Michael Lightcap, un éminent spécialiste du droit pénal. Après avoir passé la nuit dans le grenier, le fugitif s'aventure au petit matin dans le jardin où le professeur prend son petit déjeuner. Lorsque les deux hommes confrontent vivement leurs points de vue sur la justice, Nora fait passer Leopold pour son jardinier…"

"De joutes verbales en parties d'échecs, le prolétaire en cavale (Cary Grant) et le juriste pétri de savoir livresque (Ronald Colman) apprennent à s'apprécier, couvés par leur hôtesse (Jean Arthur), qui tricote, assure l'intendance et apporte son grain de sel aux conversations. Autour de ce drôle de ménage à trois, George Stevens (Une place au soleil, Géant…) dirige une délicieuse comédie policière, où les échanges en pyjama et les quiproquos en rafale accompagnent les coups de griffe contre des élites malhonnêtes ou corrompues (représentants de l'institution judiciaire, policiers, patrons…) et l'enquête pour faire éclater la vérité. Nommé en 1943 aux Oscars dans sept catégories, dont celles du meilleur film et du meilleur scénario, un film à redécouvrir, ne serait-ce que pour le plaisir de voir Cary Grant cabotiner."

Au début des années 1950, Cary Grant songe à quitter le cinéma, mais accepte la proposition de Hitchcock de tourner dans La Main au collet, puis dans La Mort aux trousses.

"Allez coucher ailleurs
"Allez coucher ailleurs" (Ich war eine männliche Kriegsbraut ; I Was a Male War Bride) est réalisé par Howard Hawks. "En 1945, un officier français se fait passer pour une "épouse de guerre" pour suivre sa belle en Amérique... Une savoureuse comédie de Howard Hawks, avec Cary Grant et Ann Sheridan".

"Dans l’immédiat après-guerre, en Allemagne, le capitaine français Henri Rochard et le lieutenant américain Catherine Gates, qui ont déjà fait équipe lors de précédentes opérations, sont envoyés à Bad Nauheim pour convaincre un ingénieur de se mettre au service de la France. À l’issue de cette mission mouvementée, ils s’avouent leur amour et décident de se marier. Mais en vertu de règlements militaires absurdes, Henri se voit contraint d'adopter le statut d’"épouse de guerre" pour obtenir le droit de suivre sa femme aux États-Unis…"


"Cette comédie méconnue de Hawks constitue un divertissement des plus réjouissants : aux prises de bec incessantes du duo, qui dissimule son attirance mutuelle sous un déluge de bravades, succède une série d'abracadabrantes péripéties bureaucratiques. Gentiment martyrisé par la pétulante Ann Sheridan, Cary Grant, partagé entre révolte et autodérision, affronte les situations les plus cocasses, jusqu’à son improbable travestissement en infirmière. Ainsi doit-il répéter "je suis une épouse de soldat en route pour les USA selon la loi 271 du Congrès" à tout bout de champ à une pléiade de militaires aussi bornés que médusés. Avec gags et dialogues savoureux – dont certains plus ou moins subtilement connotés, les deux époux se retrouvant privés de nuit de noces par le rapatriement inopiné de l’unité de Catherine –, un régal de comédie romantique."

"Chérie, je me sens rajeunir"
Le 21 février 2018 à 13 h 35, Arte diffusa "Chérie, je me sens rajeunir" de Howard Hawks (1952). "Cary Grant joue les savants fous en compagnie de Ginger Rogers et Marilyn Monroe dans un classique de la comédie américaine. Une véritable potion magique concoctée par Howard Hawks !"

"Le professeur Barnaby Fulton travaille à l’élaboration d’une formule pour rajeunir. Sa femme, Edwina, accepte avec tendresse ses éternels oublis et sa distraction. Dans le laboratoire de Barnaby, un singe renverse une préparation dans la fontaine à eau. Après avoir avalé un verre d’eau, le professeur rajeunit miraculeusement. Mais cette cure de jouvence engendre quelques problèmes dans son couple…"

"Dans cette comédie du remariage, un couple gagné par la routine va être sauvé par un véritable coup de jeune, dans tous les sens du terme. Le film abonde en clins d’œil et sous-entendus sexuels qui font, aujourd’hui encore, tout le sel du genre et le délice des spectateurs. La plastique impressionnante de Marilyn Monroe, secrétaire sans orthographe mais non sans qualités, ajoute du piment à l’affaire. Pour se retrouver, le couple vedette va devoir rajeunir, sans effets spéciaux ni maquillage, mais avec l’abattage irrésistible de deux monstres sacrés de l’écran, Cary Grant et Ginger Rogers".


"La main au collet"

"La main au collet" (1955) d'Alfred Hitchcock réunit Cary Grant et Grace Kelly. "Accusé à tort d’une série de cambriolages, "le chat" décide de mener sa propre enquête... Hitchcock s'amuse : sur fond de Côte d’Azur, une aventure enlevée, avec l'impeccable Cary Grant et la sublime Grace Kelly, image parfaite du fantasme hitchcockien".

"John Robie, alias "le chat", a renoncé aux vols de bijoux qui l’ont rendu célèbre avant la guerre. Profitant de l’amnistie que lui a valu son engagement dans la Résistance, il mène une retraite paisible au bord de la Méditerranée. Son passé resurgit pourtant brusquement lorsque de riches vacanciers de la Côte d’Azur sont victimes d’une vague de cambriolages portant sa signature. Accusé par tous, poursuivi par la police, "le chat" prend la fuite et part à la recherche du véritable criminel. Il fait rapidement la connaissance d’une cible idéale pour son usurpateur, une riche héritière américaine chaperonnée par sa mère…"

"La main au collet est une private joke en forme de conte de fées", écrivaient Rohmer et Chabrol. Mineur mais savoureux, ce film d'Hitchcock n’a d’autre ambition que de divertir et de réjouir les sens. L’intrigue, vaguement policière, n’a d’ailleurs aucune importance. Facétieux, le cinéaste propose l’histoire de deux captures sous le soleil méditerranéen : celle du voleur par Robie et celle de ce dernier par... une riche héritière. La fausse ingénue finit, à force de persévérance, par rattraper le félin par l’échine et lui mettre "la main au collet". Un hymen béni par belle-maman, qui viendra s’installer chez eux, un épilogue tragi-comique qui assombrit à peine une œuvre en tous points chatoyante. Le film est composé comme un poème mondain où les couleurs et les formes mènent la danse, dévoilant au passage un baiser, un chat courant sur un toit, un curieux bal masqué."

"La péniche du bonheur"
Réalisé en 1958 par Melville Shavelson, "La péniche du bonheur(Hausboot ; Houseboat) réunit Cary Grant et Sophia Loren. "Dépassé par les événements, un veuf engage une jolie Italienne pour s'occuper de ses trois enfants… Avec Cary Grant et Sophia Loren, une comédie familiale pleine de fantaisie."

"Séparé de sa femme, l'avocat Tom Winters s'est éloigné de ses jeunes enfants : David, Elizabeth et Robert. Après le décès brutal de son épouse, il refuse pourtant de voir la fratrie être éclatée entre ses beaux-parents et la famille de sa belle-sœur Carolyn. Emmenant avec lui ses trois bambins à Washington, où il travaille, Tom affronte leur ressentiment et se montre vite débordé par les questions d'intendance. Un soir, Robert échappe à sa surveillance et disparaît au milieu d'une fête foraine. Gina Zaccardi, la fille d'un prestigieux chef d'orchestre italien en tournée aux États-Unis, retrouve le petit garçon et le reconduit chez son père. D'emblée, la progéniture exige que Tom embauche Gina comme nounou…"

"Emberlificoté dans des événements qui le dépassent, Tom gère comme il peut les situations cocasses qui s'abattent sur sa petite famille, désormais installée sur une péniche. Les enfants alignent les réparties comiques tandis que Gina, élevée dans les meilleurs pensionnats européens, se révèle incapable de leur cuire un œuf. Nommé aux Oscars dans deux catégories (scénario et musique), La péniche du bonheur réunit pour la première fois Cary Grant et la jeune Sophia Loren, qui venait d'entamer sa carrière à Hollywood. Pleine de charme, leur romance à l'écran (et à la ville) pimente de fantaisie une adorable comédie familiale."

"Indiscret"
"Indiscret" (Indiskret ; Indiscreet) est une comédie réalisée par Stanley Donen (1958). "Au premier regard, une comédienne succombe au charme d'un expert financier. Mais celui-ci lui annonce qu'il est marié... Réunissant Ingrid Bergman et Cary Grant dans un duo de charme, une élégante comédie sentimentale mise en scène par Stanley Donen, maître du genre."

"Après avoir abrégé des vacances aux Baléares, Anna Kalman, comédienne de théâtre à la gloire désenchantée, est de retour chez elle à Londres. Ayant perdu toute illusion sur les hommes, la belle célibataire rencontre alors, grâce à sa sœur et à son beau-frère, Philip Adams, un irrésistible expert financier au charme duquel elle succombe au premier regard. Le parti idéal n’a qu’une faiblesse : il est marié et dans l’incapacité de divorcer. Bravant avec panache les conventions, le couple entame une liaison sans nuages, jusqu’au jour où Anna apprend que Philip lui a menti…"

"Impeccable fluidité de la mise en scène, audaces formelles dans une économie de lieux et subterfuges visuels empruntés au théâtre… : à partir du scénario de Norman Krasna adapté de sa pièce à succès et sur un très étroit fil narratif, Stanley Donen (Chantons sous la pluie) brode une délicieuse comédie et explore avec élégance la complexité du couple et de ses petits arrangements. Épris d’Anna, Philip, maladivement rétif à l’engagement, se retranche derrière un statut fictif d’homme marié pour éviter, avec elle comme avec ses conquêtes antérieures, l’invasion conjugale, tandis qu’elle s’égare avec volupté dans le rêve romantique de l’amour impossible. C’est cette partition délicate et à fleurets mouchetés qu’interprètent Cary Grant et Ingrid Bergman, stars assumant le flamboyant crépuscule de leur carrière, et qui se retrouvent à l’écran douze ans après avoir été réunis au sommet par Hitchcock dans Les enchaînés. Un duo de charme dont la classe souveraine infuse le film, discrète et subtile variation sur la guerre des sexes."

"La mort aux trousses"
"La mort aux trousses" (Der unsichtbare Dritte) est un film réalisé par Alfred Hitchcock (1959) avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason et Martin Landau. "La course effrénée de Roger Thornhill (l'immense Cary Grant) pour sauver sa peau... Perfection du suspense, ironie jubilatoire, érotisme discret : une mécanique de haute précision signée Alfred Hitchcock. Un très grand cru."

"Roger Thornhill, flegmatique publicitaire new-yorkais, est enlevé par deux hommes qui tentent de le tuer. Parvenant à leur échapper, il se rend au siège des Nations unies, à la suite d'un certain Townsend, qu’il prend pour l’un de ses ravisseurs. Mais ce dernier est assassiné et tout accuse Thornhill, qui doit désormais déjouer à la fois la police et les espions lancés à ses trousses. Sautant dans un train pour Chicago, il tombe sous le charme d’une blonde voyageuse, Eve Kendall, qui l’aide à se cacher. Mais se trouve-t-elle vraiment là par hasard ?"

"Seul en rase campagne, Cary Grant voit surgir un petit avion… Devenue séquence d’anthologie, sa course désespérée dans les plants de maïs a fini par résumer à elle seule la maestria du film. Mais, sur un tempo d’enfer qui ne s’apaise qu’à l’ultime minute, Cary Grant, inusable marathonien, passe pourtant d’un morceau de bravoure à l’autre, Alfred Hitchcock ayant demandé à son scénariste, Ernest Lehman, d’échafauder aussi une course-poursuite autour de deux lieux spectaculaires : le siège des Nations unies et le mont Rushmore, célèbre pour ses effigies de quatre présidents américains sculptées dans la roche. Les deux compères ont monté une mécanique jubilatoire millimétrée, où les ingrédients du plaisir hitchcockien – suspense, érotisme, humour et brio – s’articulent à la perfection. Un très grand cru."

Opération jupons
« 1941. Une énième attaque japonaise vient de saborder le sous-marin Tigre des mers, que son capitaine tient à relancer de toute urgence dans la bataille. Un jeune lieutenant, dandy et escroc hors pair, vient à sa rescousse, flanqué de cinq auxiliaires... féminines ».

Ce « premier opus hollywoodien de Blake Edwards, le maître américain de l'absurde, est un pastiche jubilatoire des films de guerre des années 1950. Le capitaine affiche une détermination farouche et son beau lieutenant (Tony Curtis dans un rôle taillé sur mesure), une effronterie sans égale. Mais la situation sombre très vite dans la loufoquerie la plus totale. Les vains efforts de Cary Grant pour garder à bord de son submersible un semblant de conformisme militaire sont délicieusement jouissifs. Détournant les codes de virilité et d'héroïsme en vigueur, le réalisateur de The party évite l'écueil de la farce sexiste et développe ce qui deviendra sa marque : le génie du choc situationnel ».



Tony Curtis confiait avoir quasiment tout appris comme spectateur de films américains : les règles de la courtoisie et de galanterie à l’égard des femmes, un savoir-être, l’élégance vestimentaire, etc. Et Cary Grant a personnifié pour le jeune new yorkais cette quintessence masculine. Ce film de Blake Edwards réunit Cary Grant et l’étoile montante qui l’avait gentiment parodié  dans Some Like it Hot de Billy Wilder.


"Charade"

En 1963, « Charade  », réalisé par Stanley Donen, offre à Cary Grant et à Audrey Hepburn l'occasion de briller dans une comédie policière sophistiquée dont l'action se situe notamment à Paris.

« De retour des sports d’hiver, la jolie traductrice Reggie Lambert découvre son mari assassiné dans leur appartement parisien mis à sac. Peter Joshua, un séduisant divorcé qu’elle a rencontré à Megève, lui propose son aide. Bientôt, les anciens amis du défunt refont surface. Ils sont persuadés que Reggie sait où son mari a caché le magot qu’il a subtilisé à la Résistance française… Une femme enquête sur l'étrange assassinat de son mari avec l'aide d'un séduisant divorcé... »

« Truffée de clins d’œil à l'histoire du cinéma, de rebondissements et de courses-poursuites, une comédie pétillante de Stanley Donen, servie par un duo de grande classe : Audrey Hepburn et Cary Grant ».

« Réalisée par l’auteur de Chantons sous la pluieCharade est un pur bonheur. Truffé de clins d’œil à l’histoire du cinéma, de rebondissements, de répliques irrévérencieuses, de courses-poursuites dignes des plus belles chorégraphies, cette comédie policière emballe le spectateur ». 

« Portée par un duo d’acteurs étincelant, elle est surtout le comble du glamour hollywoodien ». 

Habillée par Givenchy, Audrey Hepburn, « plus gracieuse que jamais, illumine le film de son mélange de drôlerie et de fragilité. Quant à Cary Grant, impossible de résister à ses airs narquois de séducteur ». 

« Initialement, l’acteur avait rejeté le projet : il se jugeait trop vieux pour le rôle et soulignait sa grande différence d’âge (trente ans) avec la jeune première. Pour dissiper ses réticences, on rédigea des blagues et des sous-entendus sur le sujet. Ici, c’est la jeune femme qui mène le jeu de la séduction, inversant ainsi l’ordre des choses ».

Autobiographie
« Consignés dans une autobiographie jamais publiée, les pensées et les doutes de celui qui fut une icône de l'âge d'or hollywoodien jalonnent le film de Mark Kidel  et mettent en lumière son intimité ». 

« Tout comme les images tournées par l'acteur lui-même : sa manière de cadrer les scènes de rue ou le visage de ses proches révèlent le regard poétique qu'il portait sur le monde et la vie ».

En 1966, Cary Grant quitte le cinéma, et se consacre à l'éducation de sa fille Jennifer, née de son mariage avec l'actrice Dyan Cannon.

En 1973, la mère de Cary Grant meurt.

« Cary Grant, de l'autre côté du miroir » (Becoming Cary Grant), documentaire de Mark Kidel est un « émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant (1904-1986). Gentleman affable à l'écran, âme secrètement en souffrance à la ville : derrière la vedette hollywoodienne se cache une personnalité profonde, dévoilée par une autobiographie inédite et des films amateurs personnels ».

« À ses archives personnelles, confiées par Barbara Harris, sa cinquième épouse, et Jennifer Grant, sa fille, se mêlent les extraits des grands films de celui qui fut l'acteur préféré d'Hitchcock, et qui a été sur scène acrobate, héros comique ou tragique et, surtout, homme du monde plein de charme ». Etudiante brillante en histoire et en sciences politiques, Jennifer Grant se lance après le décès de son père dans une carrière d'actrice, notamment dans des séries télévisées.

« Structuré par les évocations de ses séances de thérapie, cet émouvant portrait voyage à travers les mondes de Cary Grant, de son enfance blessée à la célébrité, de la souffrance qu'il finit enfin, devenu père, par apprivoiser, à la sérénité ».

Dans Becoming Cary Grant, les mots de Cary Grant sont lus par Jonathan Pryce.

Arte diffusa le 15 décembre 2017 Personne ne bouge - Cary Grant ! Un "portrait taillé sur mesure de Cary Grant, le plus séduisant des acteurs britanniques d'Hollywood. Avec, en bonus, des images rares du comédien dans son intimité, tournées par son ami Ken Murray. Ancien comédien et animateur de télévision, ce dernier l'a filmé (ainsi que d'autres stars) dans l'intimité et loin des plateaux pendant trois décennies".

"Avant de tourner pour Alfred Hitchcock, Cary Grant a été l'une des grandes stars de l'âge d'or de la comédie hollywoodienne. Patrick Brion et Charlotte Garson explorent ce versant pétillant de sa carrière. Toujours bien habillé, l'acteur portait comme personne à l'écran… la robe de chambre".


"Ce bel homme, qui a fait chavirer le cœur des jeunes filles, a fait scandale en s'affichant dans les années 1930 aux côtés du comédien Randolph Scott. Le critique de cinéma Jean-Marc Lalanne se penche sur "La mort aux trousses", la quatrième et dernière collaboration de l'acteur, né Archibald Leach, avec "Hitch", en 1959. Si tout le monde s'accorde pour le considérer comme le gentleman parfait, qui sont aujourd'hui les nouveaux Cary Grant du cinéma et quelles recettes lui ont-ils empruntées ?"


 Personne ne bouge - Cary Grant !
France, 2017
Sur Arte le 15 décembre 2017 à 22 h 25


"La justice des hommespar George Stevens
Etats-Unis, 1942
Scénario : Irwin Shaw, Sidney Buchman, Dale Van Every
Production : Columbia Pictures
Producteur/-trice : Fred Guiol, George Stevens
Image : Ted Tetzlaff
Montage : Otto Meyer
Musique : Friedrich Hollaender
Avec Cary Grant, Jean Arthur, Ronald Colman, Edgar Buchanan, Glenda Farrell, Charles Dingle, Emma Dunn
Auteur : Sidney Harmon
Sur Arte les 8 avril 2019 à 22 h 25 et 24 avril 2019 à 13 h 35
Visuels : © 1942, renewed 1970 Columbia Pictures Industries, Inc./All rights reserved

"Allez coucher ailleurs" par Howard Hawks
Etats-Unis, 1949
Auteur : Henri Rochard
Scénario : Leonard Spigelgass, Charles Lederer, Hagar Wilde
Production : 20th Century Fox
Producteur/-trice : Sol C. Siegel
Image : Osmond Borradaile, Norbert Brodine
Montage : James B. Clark
Musique :Cyril J. Mockridge
Avec Cary Grant (Henri Rochard), Marion Marshall (Kitty Lawrence), Ann Sheridan (Catherine Gates), Randy Stuart, William Neff, Eugene Gericke
Sur Arte le 30 décembre 2019 à 22 h 35
Visuels : © Twentieth Century Fox Film Corp.

"Chérie, je me sens rajeunir" de Howard Hawks
Etats-Unis, 1952
Image : Milton R. Krasner
Montage : William B. Murphy
Musique : Leigh Harline
Production : Twentieth Century Fox
Producteur/-trice : Sol C. Siegel
Scénario : Ben Hecht, Charles Lederer
Acteurs : Cary Grant, Ginger Rogers, Charles Coburn, Marilyn Monroe, Hugh Marlowe, Henri Letondal
Auteur : Harry Segall

"La main au collet" par Alfred Hitchcock
Etats-Unis, 1955
Scénario : John Michael Hayes
Production : Paramount Pictures
Producteur/-trice : Alfred Hitchcock
Image : Robert Burks
Montage : George Tomasini
Musique : Lyn Murray
Auteur : David Dodge
Costumes : Edith Head
Avec Cary Grant, Grace Kelly, Jessie Royce Landis, John Williams, Charles Vanel, Brigitte Auber
Sur Arte le 7 avril 2019 à 20 h 55
Visuels :
Cary Grant (John Robie) et Grace Kelly (Frances Stevens)
Jessie R. Landes (Jessie Stevens) et Grace Kelly (Frances Stevens)
© ZDF/Paramount Pictures

"La péniche du bonheurpar Melville Shavelson
Etats-Unis, 1958
Scénario : Melville Shavelson, Jack Rose
Production : Paramount Pictures
Producteur/-trice : Jack Rose
Image : Ray June
Montage : Frank Bracht
Musique : George Duning
Avec Cary Grant, Sophia Loren, Martha Hyer, Harry Guardino, Mimi Gibson, Paul Petersen, Charles Herbert, Eduardo Ciannelli
Sur Arte le 24 décembre 2019 à 20 h 50
Visuels : © Paramount Pictures

"Indiscret" par Stanley Donen
Royaume-Uni, Etats-Unis, 1958
Auteur :  Norman Krasna
Scénario : Norman Krasna
Production : Warner Bros., Grandon Productions
Producteur/-trice : Stanley Donen
Image : Freddie Young
Montage : Jack Harris
Musique : Ken Jones, Richard R. Bennett
Avec Cary Grant, Ingrid Bergman, Cecil Parker, Phyllis Calvert, David Kossoff, Megs Jenkins
Sur Arte le 6 janvier 2020 à 20 h 55
Visuels : © 2019 by Paramount Pictures Corporation

"La mort aux trousses" par Alfred Hitchcock
Etats-Unis, 1959
Scénario : Ernest Lehman
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Producteur/-trice : Alfred Hitchcock, Herbert Coleman
Image : Robert Burks
Montage : George Tomasini
Musique : Bernard Herrmann
Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Leo G. Carroll, Josephine Hutchinson, Philip Ober, Martin Landau, Adam Williams, Edward Platt, Robert Ellenstein, Les Tremayne, Philip Coolidge, Patrick McVey, Ed Binns, Ken Lynch
Sur Arte les  27 décembre 2018 à 20 h 55, 31 décembre 2018 à 13 h 10
Visuels :
Cary Grant (Roger Thornhill) et Eva Marie Saint (Eve Kendall)
James Mason (Philip Vandamm)
Credit : © Metro-Goldwyn-Mayer

« Opération Jupons » de Blake Edwards
Universal International Pictures, Granart Company, 1959, 77 min
Auteur : Paul King, Joseph Stone
Image : Russel Harlan
Montage : Frank Gross, Ted J.Kent
Musique : David Rose, Henry Mancini
Producteur/-trice : Robert Arthur, Cary Grant
Scénario : Stanley Shapiro, Maurice Richlin
Avec Cary Grant, Tony Curtis, Joan O'Brien, Dina Merrill, Gene Evans, Dick Sargent, Virginia Gregg


Sur Arte les 21 mars à 20 h 55 et 23 mars 2016 à 13 h 35, 27 avril 2020 à 21 h

« Charade  », par Stanley Donen
Universal Pictures, Stanley Donen Production, 1963, 109 min
Auteur : Peter Stone, Marc Behm
Image : Charles Lang Jr.
Montage : James Clark
Musique : Henry Mancini
Producteur/-trice : Stanley Donen, James Ware
Scénario : Peter Stone
Avec Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau, James Coburn, George Kennedy, Dominique Minot, Ned Glass, Jacques Marin, Paul Bonifas, Thomas Chelimsky 
Sur Arte le 11 juin 2017 à 20 h 55
Visuels 
Audrey Hepburn (Reggie Lambert) et Cary Grant (Peter Joshua)
© NBC/Universal

Yuzu Productions , 2015, 52 min
Sur Arte les 11 juin 2017 à 22 h 45, 2 juillet 2018 à 0 h 05, 21 juillet 2018 à 16 h 40
Visuels
La mère de Cary Grant et une des lettres qu'elle lui a écrit après sa sortie de l'hôpital psychiatrique.
La mère de Cary Grantentourée de deux aide-soignantes de l'hôpital psychiatrique où elle a été enfermée pendant plus de 20 ans
Cary Grant à Venise, années 30
La première épouse de Cary Grant Virginia Cherrill
Image extraite des archives privées de l'acteur, années 1930
Cary Grant dans les années 40
 © Yuzu Productions

A lire sur ce blog :
Articles in English
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le :
- 9 juin 2017. Arte diffusa « Cary Grant, de l'autre côté du miroir » (Becoming Cary Grant ; Cary Grant - Der smarte Gentleman aus Hollywood), documentaire de Mark Kidel ;
- 14 décembre 2017, 20 février, 2 juillet et 27 décembre 2018, 21 décembre 2019.

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