samedi 11 février 2017

Paris en chansons



La Galerie des bibliothèques de la Ville de Paris a présenté un parcours musical évoquant la capitale française et ses divers quartiers tels que les ont décrits des artistes du XVIe au XXIe siècles. Avec pour marraine Juliette Gréco et 400 chansons en écoute, cette exposition livre un parcours sonore et un kaléidoscope d’images de Paris, « ville lumière », Paname réel, disparu ou rêvé, célébrée par le travailleur ou le flâneur, source éternelle d’inspiration au fil de ses métamorphoses. Arte diffuse Il est minuit, Paris s'éveille, documentaire de Yves Jeuland.

« Aznavour en concert. Paris 2015 », par Marc di Domenico

« Il n’y a que deux sujets de chansons possibles : Paris et l’amour », résumait George Gershwin, auteur notamment du poème symphonique Un Américain à Paris.

Deux sujets souvent conjugués.

Un genre historique
« La chanson de Paris » est devenu « le prisme de l’histoire de la chanson française », un genre auquel les auteurs, compositeurs ou interprètes ont été tentés de marquer de leur personnalité, d’y exprimer des sentiments divers - tristesse ou joie, amour et désillusion, ironie et nostalgie – avec retenue, lyrisme ou poésie.


Du XVIe au XXIe siècles, les chansons sur Paris constituent un corpus de plusieurs milliers de titres. Et véhiculent des images d’une réalité mutant selon les époques, selon les habitants, selon les rythmes musicaux et selon les artistes, leur imaginaire et leur créativité.

« S’inscrivant dans une tradition littéraire du XIXe siècle, la chanson nous propose une physiologie des Parisiens, souvent moqueuse, parfois contestataire : le gamin de Paris, la Parisienne, mais aussi les filles perdues, les marginaux ou les exclus. Enfin, la vie quotidienne à Paris, des moyens de transport, en particulier le métro » - de Serge Gainsbourg (Le poinçonneur des Lilas) à Pierre Perret, via Keziah Jones -, aux « plaisirs nocturnes, est une source d’inspiration privilégiée ».

« Si le thème parisien s’exprime déjà dans la chanson de Clément Janequin, Les cris de Paris (vers 1520), il connaît un essor considérable et multiforme à partir du XIXe siècle et demeure, encore aujourd’hui, un sujet de prédilection pour des artistes très divers. Certaines chansons se font l’expression de l’amour porté à la ville, patrie d’origine ou d’adoption – J’ai deux amours…-, ou de la nostalgie d’un Paris perdu – Où est-il donc ? – voire disparu. On célèbre le ciel de Paris, ses saisons, ses heures, de l’aube à la nuit. Paris est d’évidence la ville des amours, naissantes, meurtries ou défuntes ».

Fleuve traversant Paris, la « Seine, les quais et les ponts sont chantés pour leur beauté, leur histoire, leur romantisme, tour à tour lieux sentimentaux par excellence, lieux de la misère humaine » et espace invitant à la rêverie poétique.

Certains thèmes s’avèrent permanents ou récurrents : un fil conducteur invisible relie Paris à cinq heures du matin, écrit par Marc-Antoine Désaugiers en 1802, à Il est cinq heures, Paris s’éveille chanté par Jacques Dutronc en 1968 sur des paroles de Jacques Lanzmann et Anne Segalen.

Romances sentimentales, chansons réalistes, poétiques, engagées ou chansons comiques, parfois très drôles… La variété des types de chansons ainsi que « leurs qualités littéraires et mélodiques, sont à la mesure de ce thème parisien qui a inspiré, à toutes les époques, les plus grandes personnalités ».

Une cartographie musicale de Paris

Quasiment tous les quartiers de Paris ont été « le sujet ou le cadre » d’une chanson, selon une tradition initiée à la fin du XIXe siècle par Aristide Bruant – À Grenelle, À Batignolles, À la Bastille, etc.-. Les « chansons dressent une véritable cartographie des rues de la capitale, qu’il s’agisse d’exprimer l’esprit d’un lieu ou simplement de localiser une aventure ».

« L’omniprésence des quartiers à forte identité culturelle ou sociale, Montmartre, Pigalle, la Bastille, Saint-Germain-des-Prés, n’exclut pas les rues moins typiques, du cœur de la cité à sa périphérie. Et parfois, par une imprégnation durable de la mémoire collective, la chanson contribue à entretenir l’image mythique de certains quartiers de Paris, rue de Lappe ou Pigalle par exemple, en décalage avec leurs évolutions actuelles ». Des quartiers populaires devenus souvent des aires embourgeoisés par les « Bobos » et dont le passé perdure plus par des chansons que par les métiers – ébénistes de la rue du faubourg Saint-Antoine - et bals où « à petits pas on dansait la java » (Francis Lemarque, Rue de Lappe).


Des chansons populaires

Organisée par deux bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris, la Médiathèque musicale de Paris et la Bibliothèque historique, cette exposition associe documents sonores, iconographiques et audiovisuels - collections de microsillons, des enregistrements rares qui voisinent avec les « standards » incontournables, « petits formats », partitions, pochettes de disques, photographies, affiches, estampes, manuscrits, cartes et plan -, dont certains des collections de l’agence Roger-Viollet.

Tirées de films – La Complainte de la butte écrite par Jean Renoir (paroles) et Georges Van Parys (musique) pour le film de Jean Renoir, French Cancan (1955), Sous le ciel de Paris aux paroles signées de Jean Dréjac et la musique d’Hubert Giraud pour le film inventif et à sketches réalisé par Julien Duvivier (1951) -, destinées à être interprétées dans la rue ou en concerts notamment dans des cabarets-tremplins, comme Les trois baudets longtemps dirigés par Jacques Canetti, enregistrées longtemps en présence d’orchestre dans des studios d’enregistrements de disques, ces chansons ont façonné des images de Paris propres à y attirer les amoureux d’Europe, d’Amérique et d’ailleurs…


À « travers une approche inédite de l’univers des chansons à l’éloge de la capitale » - Paname composée par Norbert Glanzberg (Padam Padam, Les grands boulevards, une plongée toute en images et en mélodies au cœur des atmosphères qui, selon les époques et les quartiers, ont contribué au foisonnement du mythe de Paris ».

L’exposition « associe aux documents sonores des documents iconographiques et écrits qui établissent des correspondances entre l’histoire de Paris et sa perception, réaliste, mythique ou imaginaire, par la chanson française ».

Elle invite le visiteur à un parcours sonore et visuel.

Organisé en neuf points d’écoute individuelle, le parcours sonore permet de découvrir les thèmes majeurs et récurrents – célébration de Paris ; Eloge de la rue ; La Seine, les quais, les ponts ; Dans Paris à pied, en voiture, en métro ; Les Parisiens ; Les heures de Paris ; L’amour à Paris ; Paris est une fête ; Paris perdu - qui « modèlent le visage de Paris en chansons, et d’écouter à loisir plus de 200 chansons localisées avec précision dans les rues et quartiers de la ville ».

Les neuf sections du parcours visuel – Aux origines (XVIe-XVIIIe siècles), Aristide Bruant, Le long des rues de Paris (Du « Vieux Paris » au Paris disparu, Montmartre, Pigalle, Saint-Germain-des-Prés, la Seine, la Tour Eiffel), Dans Paris à pied, en voiture, en métro, les Parisiens, Paris est une fête (les heures de Paris, la chanson dans la rue, Paris s’amuse), la chanson de Paris au cinéma, Des artistes de légende -, sont illustrées de documents audiovisuels : scopitones, vidéo-clips, extraits d’émissions de télévision, de films de fiction), et éclairées par des textes de chansons.

Le site internet de l’exposition propose une cartographie sonore de Paris avec près de 200 chansons à écouter (en extraits), que les internautes pourront retrouver par arrondissement, par rue, par interprète ou par décennie de création des œuvres.

Curieusement, ce patrimoine français, pluricentenaire – des chansons révolutionnaires à Renaud, Marc Lavoine, Camille et Pigalle en passant par Edith Piaf et Georges Brassens, musical et littéraire – chansons narratives –, est largement ignoré par la plupart des radios et télévisions françaises. 

Le 27 mars 2015 à 20 h 30, la Philharmonie de Paris présenta un concert, notamment avec des extraits d'Un Américain à Paris, de George Gershwin, interprétées par l'Orchestre National de Lyon dirigé par Leonard Slatkin, avec Stefano Bollani, piano, et Vincent Warnier, orgue : "George Gershwin vouait une grande admiration à son contemporain Maurice Ravel, sentiment qui devint réciproque après que le compositeur français assista à une représentation du premier aux États-Unis. Le chef américain Leonard Slatkin et son Orchestre National de Lyon, avec au piano Stefano Bollani, rendent hommage à cette amitié le temps d’une soirée. Divertissement : c’est ainsi que s’intitulait à l’origine le Concerto en sol de Ravel, œuvre de pur plaisir, dont quelques traits jazzy égaient les mouvements extrêmes. Quant au bouleversant adagio, il prend la forme d’une très longue mélodie telle que les affectionnait le compositeur français. Ombre plus inquiétante, Gaspard de la Nuit (donné ici dans l’orchestration réalisée en 1990 par Marius Constant) côtoie les contrées du merveilleux, du macabre et de l’épouvante. George Gershwin, autodidacte toujours désireux d’améliorer sa technique, avait voulu prendre des leçons avec Ravel, qui lui conseilla sagement de rester  lui-même. La joie sans mélange et l’énergie affriolante d’Un Américain  à Paris et de la Rhapsody in Blue en font les classiques par excellence de la musique américaine" ;


Il est minuit, Paris s'éveille
Arte rediffusa le 3 janvier 2015  à 22 h 40 et le 11 février 2017 Il est minuit, Paris s'éveille (Es ist Mitternacht, Paris erwacht), documentaire de Yves Jeuland (92 min) : "Barbara, Brel, Aznavour, Ferré, Gréco, Ferrat, les Frères Jacques, Mouloudji, Ferrat, Bo2011, bby Lapointe, ou Gainsbourg ont débuté sur ces petites scènes d'avant-garde. En archives, interviews et chansons, ce documentaire nous transporte dans l'effervescence des cabarets de la rive gauche de l'après-guerre". 

"Dans l’euphorie de l’après-guerre fleurit une flopée de petits cabarets où une jeunesse avide de nouveauté et de liberté s’entasse avec délices pour écouter ses chanteurs préférés. Transformant ses caves et ses arrière-salles en minuscules scènes, Saint-Germain-des-Prés devient le point de ralliement. Une nouvelle génération d’interprètes émerge. Ils ne sont ni apprêtés, comme Juliette Gréco qui se produit en "noir de travail", ni grands ni beaux, comme Aznavour, qui mettra dix ans à percer. Ils chantent avec leur sensibilité et leurs aspérités des textes poétiques, fantaisistes ou libertaires, et cela plaît. S'ils aiment ces gargotes bohèmes où un public d'avant-garde goûte leurs jeux de mots, beaucoup d'entre eux vont cachetonner rive droite où le public des restaurants est plus guindé. De l'autre côté de la Seine se trouvent aussi les music-halls comme l'Olympia ou l'Alhambra qui en font rêver plus d'un. "Je ne pensais qu'à ça", confie Serge Lama, qui a fait ses débuts sur la scène lilliputienne de L'Écluse".

 "Le Milord l'Arsouille, Le Tabou, L'Écluse, Le Vieux Colombier, L'Échelle de Jacob… : entre 1945 et 1968, plus de deux cents cabarets ouvrent à Paris, à Saint-Germain-des-Prés, puis dans le quartier de la Contrescarpe.  S'il ne s'est jamais produit dans les cabarets de la rive gauche, Brassens en a été le grand inspirateur. Orchestrant des archives foisonnantes (chansons, reportages, entretiens), ce documentaire fait revivre cette période effervescente. Tout en se dandinant d'un pied sur l'autre, un Gainsbourg intimidé explique qu'il est "plus facile d'attaquer que d'encaisser". Barbara se défend d'être un auteur-compositeur ou un poète : "Je fais juste des p'tits zinzins qui me vont." Une Anne Sylvestre aux yeux de biche s'agace d'une carrière qui met du temps à démarrer. Le film comporte aussi de nombreuses interviews d'artistes comme Juliette Gréco, Jean Rochefort, particulièrement en verve, Charles Aznavour, Pierre Perret, Serge Lama, Anne Sylvestre, Paul Tourenne des Frères Jacques ou le parolier Henri Gougaud, conseiller sur ce film. Ils témoignent avec chaleur et humour de l'ambiance rive gauche, de la course d'un estaminet à l'autre, des succès des uns, des déboires des autres, de leur béguin ou de leur admiration pour tel artiste. Balayée par la vague yéyé, la chanson de cette époque entrera en disgrâce dans les années 1960, avant de renaître trente ans plus tard, élevée au rang de mythe par une nouvelle génération nostalgique".

Yves Montand
"C’est à Marseille, en 1942, que j’ai vu Yves Montand sur scène pour la première fois. Six ans plus tard je le retrouvais au Théâtre de l’Étoile, dans un tour de chant triomphal réglé avec le concours d’Édith Piaf. Elle nous présenta l’un à l’autre dans sa loge. Sourires, compliments, banalités. Bien entendu, j’ai glissé à Yves mon désir de l’enregistrer, au moins dans les chansons de Pré­vert. Son contrat avec la firme Odéon l’en empêchait. Les choses prirent leur temps. Son silence dura jusqu’en 1958", se souvenait Jacques Canetti.

Et il ajoutait : "En février, Bob Castella, pianiste et homme de confiance d’Yves Montand, m’appela : « Yves voudrait vous voir… Il y a du nouveau…  Le contrat d’Yves avec Odéon vient à expiration. » Nous nous sommes alors rencontrés à plusieurs reprises et un jour, Yves me proposa de me charger de ses récitals. De septembre 1958 à la fin 1968, j’organisai plus de 500 présentations d’Yves Montand à travers toute la France, mais aussi dans le monde et entre autres ses récitals à New-York, au Henry Miller Theater et sa tournée au Japon. Le premier disque que nous avons fait ensemble fut le premier enregistrement public réalisé au Théâtre de l’Etoile en 1958. Quant au plus beau disque que nous ayons enregistré, je pense qu’il s’agit de Montand chante Prévert. Montand m’a fait découvrir la véritable signification du mot « clan ». C’est en effet à un « clan » d’auteurs et de compositeurs auxquels il s’adressait quand il recherchait de nouvelles chansons : Francis Lemarque, Eddy Marnay, Jean Dréjac, René Rouzeaud, Philippe Mareuil, Philippe-Gérard, Georges Lieferman, Norbert Glantzberg, Émile Stern et bien entendu, Jacques Prévert. Il discutait longtemps les textes, dont il a souvent donné le « départ ». Quelle que soit l’in­fluence de son entourage : c’est toujours lui qui décidait en dernière analyse. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la plupart des chansons qu’il a créées sont devenues des classiques, car il a eu l’intelligence et l’instinct de choisir des thèmes qui ne se démodent pas". (Extrait du livre et du coffret « Mes 50 ans de chansons françaises »)

Arte diffusa les 15 mai à 22 h 50 et 12 juin 2016 à 17 h 30 Yves Montand, l'ombre au tableau (Yves Montand. Charme, Chanson und Schauspiel), documentaire de 60 minutes. dimanche 15 mai à 22 h 50 (2015, 60 min).  "Vingt-cinq ans après sa mort, Karl Zéro et Daisy d'Errata offrent un portrait fouillé et touchant d'Yves Montand, interrogeant les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star".

Le "timbre profond des "Feuilles mortes", l'air d'enfant vieilli de César et Rosalie, le cabotin sublime du Milliardaire... : dans la chanson comme au cinéma, Yves Montand a été immensément populaire, dépassant son statut de saltimbanque pour devenir, au côté de sa femme Simone Signoret, l'icône de toute une génération. Pourtant, rien n'aura été facile pour l'acteur, né Ivo Livi, disparu il y a un peu moins de 25 ans, le 9 novembre 1991, à l'âge de 70 ans. Celui qui a débuté au cabaret, repéré puis épaulé par Édith Piaf, aura passé sa vie à frôler le scandale amoureux tout en fonçant tête baissée dans tous les combats de son temps, quitte à se fourvoyer, du communisme encore stalinien au libéralisme bon teint".

"Pour ce deuxième opus de leur collection après Charles Trenet, l'ombre au tableau, Karl Zéro et Daisy d'Errata interrogent les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star Yves Montand. Le couple de réalisateurs met en évidence les grandes lignes de fuite d'une existence et d'une personnalité complexes, que la célébrité a longtemps dérobées aux regards, à travers de nombreuses archives, pour certaines inédites ou oubliées, mais aussi des entretiens approfondis avec ses proches : Jean-Louis Livi, son neveu, le cinéaste Costa-Gavras, qui lui a donné ses rôles politiques les plus marquants, de L'aveu à Z, Bernard Kouchner, qui fut à la fois un compagnon politique et un ami, et l'animateur Benjamin Castaldi, fils de Catherine Allégret. Il évoque les attouchements dont cette dernière, fille de Simone Signoret, a dit avoir été victime, toute petite, de la part de son beau-père. Entre ombres et lumière, un portrait sans concession et pourtant émouvant".

LES INTERPRÈTES PRÉSENTS DANS L’EXPOSITION

A
Alibert
Anvers Joseph (d’)
Arletty
Arti Louis

B
Bach
Baker Joséphine
Barbara
Bardot Brigitte
Baugé André
Béart Guy
Belle Marie-Paule
Béranger François
Biolay Benjamin
Blondin Fred
Bolling Claude
Bourvil
Boyer Lucien
Brassens Georges
Brel Jacques
Bruant Aristide
Buhler Michel

C
Calogéro
Camille
Caussimon Jean-Roger
Charco Louis
Chelon Georges
Chevalier Maurice
Claudel Francine
Claveau André
Clay Philippe
Constantin Jean
Courson Hugues (de)

D
Daho Etienne
Damia
Danno Jacqueline
Darrieux Danielle
Dassin Joe
Dauberson Dany
Debronckart Jacques
Delavault Hélène
Delpech Michel
Delyle Lucienne
Derval René
Didier Romain
Dimey Bernard
D.
Doré Julien
Doriaan Pierre
Double Six
Dranem
Dudan Pierre
Duteil Yves
Dutronc Jacques
Dutronc Thomas

E
Erseng Carine
Esposito Giani
Fanon Maurice
Fernandel
Ferrat Jean
Ferré Léo
Fersen Thomas

F
Fils de joie (Les)
Flore Anny
Florelle
Fournier
Fragson
François Jacqueline
Fréhel
Frères Jacques (Les)

G
Gainsbourg Serge
Garat Henri
Garçons bouchers (Les)
Gauty Lys
Georgel
Georgius
Gesky
Gilberto Astrud
Gilles et Urfer
Glenmor
Godewarsvelde Raoul (de)
Golmann Stéphane
Gotainer Richard
Gougaud Henri
Gouin Fred
Grande Sophie (La)
Gréco Juliette
Guétary Georges
Guidoni Jean

H
Hélian Jacques
Hess Johnny

J
Java
Jean-Loup

K
Kana
Kitt Eartha

L
La Putaragne Félix
Labrecque Jacques
Laffaille Gilbert
Lafforgue René-Louis
Lamy Renée
Laverne Henry
Lavilliers Bernard
Lavoine Marc
Lebas Renée
Legrand Michel
Lemarque Francis
Liébel Emma
Loris Fabien
Louise Attaque
Louvier Nicole

M
Macias Enrico
Marc et André
Mariano Luis
Marna Roberte
Marten Félix
Martin Hélène
Massi Souad
Mathieu Mireille
Mayol
Meige Pierre
Meyer Philippe
Micheyl Mick
Mickey 3D
Milton George
Mistinguett
Mitchell Eddy
Montand Yves
Montero Germaine
Moreau Jeanne
Morelli Monique
Mouloudji

O
Ogres de Barbak (Les)

P
Pagny Florent
Paradis Vanessa
Parisiennes (Les)
Pascal Jean-Claude
Patachou
Péquicho Sylvie
Perret Pierre
Piaf Edith
Piero Jean
Pierpoljak
Pigalle
Préjean Albert
Pritchard Bill

R
Raiter Léon
Reggiani Serge
Renard Colette
Renaud
Rita Mitsouko

S
Sablon Jean
Salvador Henri
Sauvage Catherine
Service Public
Sèvres Christine
Simon Yves
Solidor Suzy
Solleville Francesca
Solo Mano
Souchon Alain
Stello
Sylva Berthe
Sylvestre Anne

T
Tabet Georges
Téléphone
Tenas Germinal Floréal
Thill Georges
Tordue (La)
Tranchant Jean
Trenet Charles

V
Valente Caterina
Valroger Suzanne
Vaucaire Cora
Viala Line
Visse Dominique

Z
Zedess

EXTRAITS DE CHANSONS SUR PARIS

« Paris, reine du monde
Paris, c'est une blonde
Le nez retroussé, l'air moqueur
Des yeux toujours rieurs
Tous ceux qui te connaissent
Grisés par tes caresses
S'en vont mais revienn'nt toujours
Paris, à tes amours ! »
Mistinguett, Ça, c'est Paris, 1926. Paroles de Lucien Boyer et Jacques-Charles, Musique de José Padilla.

« On t’a chanté sur tous les tons
Ya plein de paroles dans tes chansons »
Léo Ferré, Paname, 1960

« Moi j’suis amoureux de Paname
Du béton et du macadam
Sous les pavés, ouais, c’est la plage,
Le bitume c’est mon paysage. »
Renaud, Amoureux de Paname, 1975

« Elle regardait ses escarpins serrant
contre elle son sac à main
Elle aurait voulu entendre dans les
couloirs le cataclop d’un cheval blanc
Une histoire qu’elle pourrait croire
illuminée d’un bel amant
Mais pas de bol, on est dans le métro,
c’est interdit les animaux »
Mano Solo, Métro, 2000

Paris en chansons. Préface de Philippe Meyer. Texte de Christian Marcadet. Éditions Paris bibliothèques. 2012. 200 illustrations couleurs. Double CD inclus. Diffusion Actes Sud. 208 pages. 34 euros.

Jusqu’au 29 juillet 2012
22, rue Malher. 75004
Du mardi au dimanche de 11 h à 19 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h

Visuels :
Musiciens des rues, marchands de chansons. Paris (XIVème arr.), place Denfert-Rochereau, 1938.
© Roger-Viollet


Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec (1864-1901) ; Imprimerie Bourgerie et Cie. "Eldorado, Aristide Bruant dans son Cabaret". Affiche. Lithographie couleur. 1892. Paris, musée Carnavalet. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet


Barbara (1930-1997), auteur-compositeur et chanteuse française au Bar de l'Ecluse. Paris, vers 1958.

Il est minuit, Paris s'éveille
© Zadig Productions

 

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Cet article a été publié le 22 juillet 2012, puis les 25 mars 2015,3 janvier et 15 mai 2016

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