Citations

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« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

mercredi 24 juillet 2019

« The Operative » par Yuval Adler


« The Operative » est un film réalisé par Yuval Adler, avec Diane Kruger, Martin Freeman et Cas Anvar,  d’après « The English Teacher », best seller d’Yiftach Reicher Atir. « Une agent du Mossad infiltrée en Iran a disparu. Son agent traitant la recherche ». Sortie en France le 24 juillet 2019.

« Mossad : des agents israéliens parlent » par Duki Dror

Yuval Adler « a étudié les mathématiques à l’Université de Tel-Aviv, puis a obtenu un doctorat en philosophie de l’Université Columbia à New York, où il a également étudié la sculpture et la photographie. Apres avoir exposé dans plusieurs galeries, il décide de se consacrer entièrement au cinéma » comme scénariste et réalisateur.

En 2013, « son premier long métrage, Bethleem, a été présenté au Festival international du film de Venise ou il a remporté le prix Venice Days du meilleur film. Il a également remporté six Ophirs (équivalent des César israéliens) et a été sélectionné pour représenter son pays aux Oscars. The Operative est son deuxième long métrage ».

Jusqu'à fin 2005, l'Iran avait une seule usine, située à Ispahah, pour enrichir l'uranium dans le cadre de son programme nucléaire militaire. Alors ministre de Finances, Benjamin Netanyahu avait vainement tenté de convaincre le Premier ministre Ariel Sharon de préparer une opération de Tsahal pour détruire cette usine. En 2006, l'expert David Albright révélait l'existence des installations souterraines de Nantaz. L'Iran essaimait alors sur tout son territoire les lieux de fabrication de son arme nucléaire visant à éliminer l'Etat d'Israël, à s'affirmer en puissance régionale au Moyen-Orient, et à intimider tout Etat via son programme de développement de ses missiles balistiques afin qu'ils puissent transporter une charge nucléaire et augmenter leur rayon d'action.


« A la fin des années 2000, alors que le monde craint que l’Iran ne se dote de l’arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparait sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée. » 

« The Operative » décrit avec une exactitude remarquable le métier d’espion tel qu’il se pratique aujourd’hui, tout en évoquant les conséquences émotionnelles connexes à une existence secrète de long terme. L’action se déroule à Téhéran, Cologne, Leipzig et Jérusalem. »

Le « scénario est adapté du roman The English Teacher, best-seller de l’ancien agent de renseignement israélien Yiftach Reicher Atir, qui a tiré la matière de son récit de sa propre expérience, ainsi que de témoignages d’agentes du Mossad. Le livre a été fortement censuré en Israël, mais il a reçu un bon accueil critique aux Etats-Unis. Le Washington Post l’a qualifié de l’un des meilleurs thrillers de 2016, offrant une vision étonnante du métier d’espion au Moyen-Orienté ».

Le film a été présenté en avant-première à la Berlinale 2019.

NOTE D’INTENTION DU RÉALISATEUR YUVAL ADLER

« En dépit de la popularité des récits d’espionnage, tant réels que fictionnels, on a rarement idee des rouages et des individus qui se cachent derrière des opérations aussi complexes.

Lorsque j’ai lu The English Teacher de Yiftach Reicher Atir, ex-agent du Mossad devenu romancier, j’ai été captivé. Son soin à décrire les conséquences psychologiques du travail de l’espion, son extrême souci du détail et son exploration de l’aspect personnel du renseignement d’origine humaine m’ont fasciné. Le roman s’inspire de véritables agents et de faits réels, si bien qu’il a été fortement censuré à sa parution en Israël.

Le travail d’un espion ne s’arrête pas à des fusillades et des poursuites en voiture.

Il s’agit d’endosser une identité et de l’assumer pleinement durant une longue période. Simuler un quotidien, se mettre en danger, renoncer à une vie normale, cacher sans cesse la vérité à son entourage… Qui peut avoir envie de ça ?

Quelle structure mentale amène quelqu’un à choisir cette vie-la ?

Rachel est une femme sans racines, qui a grandi partout et nulle part. C’est une personne sans attache particulière à aucun pays, aucune cause, qui s’est retrouvée en Israël presque par hasard. Mais malgré ça, ou peut-être à cause de ça, elle rejoint le Mossad et devient l’une des meilleures espionnes occidentales en Iran. C’est quelqu’un qui trouve un sens dans le rôle qu’elle endosse et se libère grâce au masque qu’elle porte. Le film explore son parcours et ses relations complexes avec Thomas, son officier traitant, ainsi qu’avec Farhad Razavi, sa source à Téhéran, un homme d’affaires iranien qui ne se doute de rien.

Thomas, un Juif anglais vivant à Berlin, est lui-même une pièce rapportée au sein du Mossad. Il est le seul contact de Rachel à l’Ouest. Le rapport officier-agent me fascine profondément. C’est une relation sur laquelle je me suis déjà penché dans mon précédent film Bethleem. Un officier traitant utilise des émotions réelles, une empathie véritable et une affection sincère afin de contrôler et de manipuler. C’est une fonction contradictoire dans laquelle l’officier traitant est à la fois caché et exposé.

Les rapports entre Thomas et Rachel se compliquent du fait de la relation de cette dernière avec Farhad, sa source iranienne – une relation inattendue tant pour le Mossad que pour Rachel elle-même. Du point de vue du Mossad, cela fait d’elle un électron libre, un élément difficile à contrôler. Mais la qualité des renseignements provenant de Farhad balaye leurs réserves concernant l’intimité et la sécurité de Rachel. Il appartient désormais a Thomas de s’assurer que Rachel accomplisse les plans du Mossad, tout en gérant les sentiments qu’il a pour elle.

Sortie du cadre de l’espionnage, l’histoire relève d’un récit triangulaire classique.

Avec Thomas, Rachel entretient une relation complexe de confiance, de dépendance, de ressentiment et de manipulation réciproque. Avec Farhad, elle est plus ouverte, tant émotionnellement que sexuellement, précisément parce qu’elle lui cache tout et qu’elle lui ment constamment.

The Operative est à mes yeux un drame intime qui sonde les rapports de force entre le professionnel et la vie privée. Au-delà des scènes d’action complexes et des complots internationaux, ma priorité, dans ce thriller stylisé, est avant tout le visage des personnages et l’exploration de leur monde intérieur. »


Au cinéma le 24 juillet 2019
« The Operative » par Yuval Adler
Allemagne / Israel / France – Match Factory Productions, Spiro Films et Le Pacte, 2019 - 5.1 – Scope, 1 h 56
Producteur délégué : Jean Labadie
Producteurs étrangers : Eitan Mansuri, Anne Carey, Jonathan Doweck, Viola Fügen, Michael Webber, Yuval Adler, Michel Merkt, Dietmar Güntsche, Martin Rohé, Meike Savarin, Jamal Zeinal Zade, Dan Wechsler, Jim Stark
Directeur de la photo : Kolja Brandt
Décoratrice : Yoel Herzberg
Costumiers : Hamada Atalla, Verena Reuter-Züll
Ingénieurs du son : Michael Kaczmarek, Franck Schubert, Miroslav Babic
Monteur : Hansjörg Weissbrich
Auteur de la musique : Frank Ilfman
Avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvar, Johanan Herson
Visuels : © DR

Les citations sont extraites du dossier de presse.

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