lundi 2 janvier 2017

Au royaume d’Alexandre le Grand. La Macédoine antique



Le musée du Louvre a présenté l’exposition éponyme magnifique et dense. Environ 500 œuvres mises à jour depuis les 30 dernières années lors de fouilles archéologiques, parfois inédites, retracent « l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à la Rome impériale », de l’époque mycénienne à la fin de l’Antiquité. La découverte de la richesse du patrimoine artistique de la Grèce du Nord, encore méconnu du grand public. Le 1er janvier 2017, Arte diffusa un documentaire sur Alexandre le Grand.



« Portée par l’intelligence politique de ses souverains, dont le plus célèbre reste Alexandre le Grand, la Macédoine antique a pu s’imposer en tant que royaume et s’opposer ainsi à la Grèce des cités. C’est l’histoire de ce royaume au passé glorieux, à l’apogée impressionnante, que dévoile l’exposition. C’est également une mise en lumière de ce qu’étaient en leur temps les tombes de la Grèce du Nord ». Ces trésors constituent un témoignage « unique de la virtuosité des artistes de l’époque » : objets d’orfèvrerie « d’une virtuosité technique impressionnante, peintures témoignant très tôt d’une grande maîtrise (fusion optique des couleurs, clair-obscur, perspective »).


De la fin de l’âge du bronze jusqu’à la domination romaine, 500 chefs d’œuvre – bijoux, statues, mosaïques, sarcophage, etc. - découverts depuis 1977, année où ont été mises au jour trois tombes royales par l’archéologue grec Manolis Andronikos dont la tombe de Philippe II, inviolée, invitent à redécouvrir l’histoire de la Macédoine. Une région de la Grèce qui a longtemps inspiré l’indifférence à l’Europe cultivée attirée par les vestiges de l’Attique, du Péloponnèse, de l’Asie Mineure (Turquie actuelle), de la Sicile et de l’Italie méridionale, et restituer l’importance du patrimoine archéologique de la Grèce du Nord.


« Les textes antiques… offraient deux visions contraires des Macédoniens : au regard hostile de Démosthène s’opposait l’approche positive d’Isocrate et d’Eschine. On en venait à oublier que les plus grands artistes – Pindare, Euripide, Zeuxis, Lysippe, Apelle – avaient répondu à l’invitation des rois de Macédoine, et qu’Aristote avait été le précepteur du jeune Alexandre. Les découvertes en Grèce du Nord confèrent au royaume de Macédoine un statut archéologique désormais comparable à ceux de l’Attique et du Péloponnèse. Elles renouvellent la connaissance de la civilisation grecque antique par la virtuosité et l’état de préservation exceptionnel des œuvres mises au jour… Si le jeune conquérant grec [Alexandre le Grand] a marqué les esprits par la fulgurance de son destin, par son charisme et par des qualités de stratège qui lui ont permis de bouleverser en l’espace de onze années l’équilibre géopolitique du monde antique, la Macédoine, berceau de la dynastie royale des Téménides, qu’il a quittée à vingt-deux ans pour n’y plus revenir, a longtemps été oubliée et minorée. Des textes antiques hostiles à Philippe II, son père, et des vestiges architecturaux peu lisibles sur le terrain détournaient en effet les érudits de la Macédoine. Pourtant, sans son éducation de prince macédonien, à la personnalité forgée à la fois par l’enseignement d’Aristote et par un entraînement physique intense qui s’exprimait au cours de chasses royales mais qui l’autorisa très tôt à tenir son rang sur les champs de bataille, Alexandre n’aurait pu mener à bien la mission que Philippe II, brutalement assassiné, s’était assignée : venger, à la tête des puissances grecques réunies, l’affront perse des guerres médiques », écrit Henri Loyrette, président-directeur du musée du Louvre.


Les récentes découvertes archéologiques ont révélé des aspects inconnus de la Macédoine : puissance militaire, Etat à l’organisation politique originale et centre de création de culture grecque très actif.


Cette exposition s’articule autour de sections thématiques principales : l’architecture et la ville, les objets de la vie terrestre, les objets funéraires.


La découverte de la Macédoine antique

Longtemps, la Grèce du Nord n’a guère suscité l’intérêt des érudits, car ses vestiges y étaient le plus souvent ensevelis.


À la fin du XVIIIe siècle et dans la première moitié du XIXe siècle, les découvertes archéologiques en Macédoine s’avèrent fortuites. Citons le sarcophage de marbre fabriqué en Attique complètement préservé datant de la fin du IIe siècle après J.-C (Sarcophage attique, musée du Louvre). Ce sarcophage « monumental représente un lit funéraire sur lequel on peut voir les défunts. Le combat légendaire des Grecs contre les Amazones illustre la façade de la cuve, le revers est orné de guirlandes et de griffons ».


Les fouilles grecques du XXe siècle, notamment celles de Vergina, nom actuel du site de Palatitza, identifié en 1968 comme étant celui d’Aigai, la première capitale de la Macédoine antique, révèlent l’extraordinaire importance de cette région.


Alerté par des experts ayant voyagé en Macédoine avant la Première Guerre mondiale, le général Maurice Sarrail crée, en décembre 1915, le Service archéologique de l’armée d’Orient, institué officiellement le 20 mai 1916. Parmi ses collaborateurs : des archéologues, anciens membres de l’École française d’Athènes, des historiens, des architectes et des peintres ayant endossé l’uniforme militaire. Les œuvres que ce Service a exhumées ont été réparties entre le musée du Louvre et le musée archéologique de Thessalonique.



La Macédoine, des légendes fondatrices à l’émergence du royaume des Téménides

Les premiers Macédoniens étaient des bergers transhumants.


Le roi mythique Karanos avait fondé Aigai, première capitale. « L’ancêtre de la dynastie des Téménides était Héraklès, dont l’un des fils se prénommait Téménos. Selon Hérodote, trois frères de la descendance de Téménos s’étaient enfuis d’Argos pour le pays des Illyriens puis pour la haute Macédoine où ils servaient chez un roi, l’un gardant les chevaux, l’autre les bœufs, le troisième, Perdiccas, le menu bétail ».


Si « l’économie macédonienne demeura fondée sur l’élevage et l’agriculture », la région bénéficiait de terres fertiles, d’abondantes ressources en eau (sources, lacs, fleuves, rivières) et en bois, d’un fleuve aurifère, l’Echédoros (actuel Gallikos) et de mines d’or et d’argent.


A la différence du reste de la Grèce, les Macédoniens n’ont pas participé au mouvement de colonisation antique. Sur leurs côtes, s’implantèrent des colonies fondées par différentes cités, en particulier eubéennes.


Ce n’est qu’à la fin du VIe siècle avant J.-C., où sous le règne d’Amyntas Ier, la menace perse contraignit la Macédoine à sortir de son isolement.


A « la fin de l’âge du bronze et durant l’âge du fer, les mouvements de population ont conduit à l’émergence de dynasties royales, parmi lesquelles celle des Téménides. La Macédoine était particulièrement riche, comme en témoignent les nécropoles de Sindos, près de Thessalonique, et d’Archontiko, près de Pella, qui renferment des trésors incomparables. Les défunts étaient inhumés avec leurs armes, leurs ustensiles, leurs bijoux d’or et d’argent décorés selon des techniques très maîtrisées du filigrane et de la granulation ».

Montée en puissance du royaume des Téménides
Le premier noyau du royaume de Macédoine se trouvait au sud de l’Haliakmon, fleuve pérenne, dans la plaine fertile de Piérie. Une importante population y avait fait souche à Aigai dès la première phase de l’âge du fer (XIe-VIIIe siècle avant J.-C.) ; une aristocratie guerrière y avait émergé.

Puis, le royaume s’est étendu à l’est vers le fleuve Axios franchi au VIe siècle avant J.-C.

Sont apparues aussi d’autres dynasties royales qui reconnaîtront la suzeraineté des Téménides.

Les élites étaient extrêmement riches.


Le royaume des Téménides aux Ve et IVe siècles avant J.-C., d’Alexandre Ier à Philippe II
Aux Ve et IVe siècle avant l’ère vulgaire, des cités grecques fondèrent des colonies sur les côtes de la Macédoine. Les échanges commerciaux s’intensifièrent. En témoignent les vases attiques, chiotes, corinthiens, ou d’Asie Mineure retrouvés dans des nécropoles et cités de Macédoine.

L’histoire de la Macédoine ? Une succession de périodes de puissance et de fragilité.

Alexandre Ier (498-454 av. J.C.) a traversé « le conflit des guerres médiques, donnant aux Perses des gages de son allégeance tout en aidant Athènes ».

À « la fin du Ve siècle, Archélaos (413-399), roi bâtisseur, invita à sa cour les plus grands artistes, parmi lesquels le peintre Zeuxis, qui décora son palais dans la nouvelle capitale de Pella, et Euripide qui composa les Bacchantes et une tragédie perdue, Archélaos ».

La « première moitié du IVe siècle fut une période troublée par des conflits dynastiques, des velléités d’indépendance des royaumes de haute Macédoine, des menaces d’invasions barbares, les visées expansionnistes d’Athènes, l’opposition de la ligue chalcidienne et les ambitions hégémoniques de Thèbes : Philippe, le troisième fils d’Amyntas III (394-369) fut, adolescent, otage en Béotie ».

En 359, au décès « sur le champ de bataille de son frère Perdiccas III, Philippe II (-382 - -336) héritait à 22 ans d’un royaume fragile ».

Roi réformateur, Philippe II créa, sur le modèle béotien qu’il avait observé jeune otage à Thèbes, « la phalange macédonienne, un corps de fantassins dont la principale arme offensive était la sarisse, une lance de plus de 4,50 m de long ».

En un an, il « restaura l’armée macédonienne, sécurisa les frontières, domina les royaumes de haute Macédoine. La prise d’Amphipolis lui assura la mainmise sur les mines du mont Pangée ».

En 348, « la destruction d’Olynthe sanctionnant la fin de l’opposition des cités chalcidiennes, Philippe put se tourner vers la Grèce méridionale ». En 337, toutes les cités grecques, sauf Sparte, « le reconnaissaient comme leur commandant suprême, celui qui allait leur permettre de venger l’affront de l’invasion perse ».

Les vestiges du palais d’Aigai sont découverts en 1855 lors de fouilles menées par Léon Heuzey (1831-1922) aidé en 1861 par l’architecte Honoré Daumet (1826-1911) sous l’égide de l’empereur Napoléon III. Ce grand édifice couvrant environ 12 500 m² est considéré comme le palais construit par Philippe II après le milieu du IVe siècle avant l’ère commune. Edifié sur un plateau surplombant la cité, il « se distingue par une vaste cour péristyle, accessible à l’est par un propylon monumental encadré de portiques. Cette cour était conçue comme un lieu dans lequel le roi pouvait rencontrer son peuple. Trois mille cinq cents personnes y tenaient assises. Le péristyle était bordé d’une quinzaine de salles de banquet, équipées de lits pour accueillir près de cinq cents symposiastes. Parmi ses innovations architecturales, le pilier à deux demi-colonnes ioniques adossées apparaît ici pour la première fois et connaîtra une grande postérité. Il convenait parfaitement aux baies des salles, dont il monumentalisait l’accès ».

Philippe II accueillit à la cour de Macédoine de célèbres artistes. « Après Euripide ou Zeuxis, à la fin du Ve siècle av. J.-C., Apelle ou Lysippe de Sicyone répondront à l’appel de Philippe et d’Alexandre : ils seront les portraitistes officiels d’Alexandre, comme en témoigne l’Alexandre à la lance évoqué dans l’exposition par une statuette ».

Philippe II fut assassiné en 336 avant l’ère vulgaire.

Agé de 20 ans, Alexandre III (-356 - -323) reprit à son compte la mission de son père Philippe II, roi de Macédoine.

L’expédition d’Alexandre le Grand
Alexandre est né en juillet 356 av. J.-C. à la cour royale de Pella.

Aristote a prodigué à cet adolescent de 13 ans « l’enseignement sur les conceptions politiques et les sociétés humaines, sur les caractéristiques essentielles du souverain idéal, sur les contrées lointaines et les différents peuples ».

A Miéza, Alexandre suivit avec les fils des hétairoi royaux, ses compagnons d’enfance qui deviendront ses généraux célèbres, l’enseignement de philosophes : Ptolémée, Héphaistion...

Selon les auteurs antiques, Alexandre aimait passionnément la musique. En Macédoine et « jusque dans ses campagnes les plus lointaines, il appela auprès de lui la fine fleur des musiciens, chanteurs, aulètes, citharistes et compositeurs ». Des papyrus musicaux grecs témoignent des œuvres de compositeurs appréciés de Philippe de Macédoine, puis d’Alexandre et de ses successeurs.

L’assassinat de son père Philippe, en 336 av. J.-C., « lui ouvrit le chemin du trône de Macédoine, sur lequel il monta grâce au soutien actif de l’armée ».

Avec le royaume, Alexandre « héritait de son père le commandement d’une expédition panhellénique » décidée au Conseil de Corinthe. Son but : « neutraliser complètement le danger perse qui menaçait constamment la Grèce depuis plus de 150 ans ».

Pour « un jeune souverain ambitieux, qu’enchantaient les héros de la guerre de Troie tandis qu’il lisait avec passion les poèmes épiques d’Homère, l’expédition d’Asie offrait l’occasion unique de devenir un nouvel Achille ».

Agé de 22 ans, Alexandre III part à la conquête de l’Orient. Malgré une armée moins nombreuse, Alexandre fut le premier à renverser l’empire des Perses. Alexandre le Grand fit rayonner la culture hellénique de façon durable, de l’Egypte à l’Inde, et forgea l’ascension de la Macédoine en « puissance hégémonique du monde grec grâce à un instrument militaire incomparable forgé par ses rois ». Ces conquêtes d’Alexandre ont induit un afflux « considérable de richesses en Macédoine, sensible notamment dans les sépultures du dernier quart du IVe siècle et du début du IIIe siècle » avant l’ère commune.

Son expédition « bouleversa l’équilibre géopolitique du monde antique. Menée jusqu’aux confins de l’Indus, elle avait pour but non seulement la conquête de l’Orient mais également l’exploration scientifique des contrées traversées : le jeune roi s’était entouré de spécialistes qui devaient consigner les coutumes des populations rencontrées, observer la faune et la flore. Les Arpenteurs (Bématistes) avaient la charge de mesurer avec leur pas (béma) les distances parcourues. L’expédition d’Alexandre s’inscrivait dans les limites alors connues de la terre habitée, celles que lui avaient enseignées Aristote : « La zone habitée est beaucoup plus longue que large. En effet, la ligne qui va des Colonnes d’Héraklès [détroit de Gibraltar] à l’Inde est plus longue dans le rapport de cinq à trois que celle qui s’étend de l’Éthiopie au Palus Méotide [mer d’Azov] et aux régions extrêmes de la Scythie […] Quant aux zones au-delà de l’Inde et en dehors des Colonnes d’Héraklès, elles ne semblent pas, à cause de la mer, se rejoindre de façon à former, par une suite continue, un ensemble de terres habitées. » (Météorologiques, II, 5.) »

Des jeux furent organisés en l’honneur d’Alexandre au IIIe siècle après J.-C. (Médaillon d’or des jeux de Béroia, en l’honneur d’Alexandre et de sa famille, Musée archéologique de Thessalonique).


Genèse antique de la légende d’Alexandre
Après sa mort, ses compagnons et héritiers comprirent l’intérêt à entretenir les histoires qui embellissaient les aventures qu’ils avaient vécues avec lui au long de son périple conquérant. Un mythe cultivé au fil des siècles… « Héros pour les uns, mégalomane pour les autres et ce dès l'Antiquité, le plus connu des rois macédoniens a tant servi de référence au cours des siècles que son histoire s’est effacée devant la légende ».

La renommée d’Alexandre l’éleva de son vivant au rang de héros, de dieu. En témoignent les portraits d’Alexandre par les plus grands artistes, comme Lysippe. Alexandre y est représenté en conquérant, la main gauche entourant une lance et la main droite serrant alors une épée, aujourd’hui perdue.

Le « charisme du jeune roi de Macédoine », à qui succède Cassandre (358 - 297 av. J.-C.), explique les légendes nées de son vivant ».

Alexandre III « descendait doublement de Zeus, par son père Philippe, et par sa mère Olympias. Il fut vénéré en Égypte avant la fin du IVe siècle av. J.-C. comme le héros fondateur de la ville – Alexandre Ktistès – mais aussi comme un dieu à part entière près de son tombeau, le Sèma. À l’époque romaine impériale, le culte du conquérant et de sa famille demeurait très présent en Macédoine, particulièrement à Thessalonique : une inscription du IIe siècle après J.-C. atteste qu’il était qualifié de « Grand ».

Dans les premières décennies du IIIe siècle, les empereurs Caracalla et Alexandre Sévère prirent Alexandre comme modèle, induisant la rédaction de nombreux poèmes épiques.

Toute « une littérature fabuleuse, déjà rassemblée à la fin du IIe siècle avant J.-C., prit une ampleur nouvelle sous la forme d’un texte composite à la fin du IIIe ou au IVe siècle » de l’ère vulgaire. « Attribué au Pseudo-Callisthène, c’est le Roman d’Alexandre qui, traduit et adapté, fut largement diffusé auprès de différents peuples et dans de nombreux pays ».

Comme tous les personnages morts jeunes, Alexandre, qui contrôlait son image, fut l’objet de biographies teintées de légende.

« Cinq biographies sont parvenues jusqu’à nous : trois en grec, de Diodore de Sicile, de Plutarque et d’Arrien ; deux en latin, de Quinte-Curce et de Justin. Ces auteurs s’inspiraient de textes plus anciens, dont ne sont conservées que des bribes. Nombreux furent en effet les récits de l’expédition en Orient : parmi les premiers historiens d’Alexandre, certains appartenaient au clan aristocratique des Compagnons, les Hétairoi éduqués avec lui, tels Néarque de Crète, navarque de sa flotte, et Ptolémée, l’un de ses généraux les plus brillants, devenu par la suite le premier pharaon grec d’Égypte. L’historiographe officiel d’Alexandre était Callisthène d’Olynthe, neveu d’Aristote. Il fut exécuté en 327 avant J.-C. pour avoir été impliqué dans un complot contre le roi ».


La société macédonienne
L’éducation de l’esprit était très importante chez les Macédoniens (Ecritoire en bronze, (Musée archéologique de Thessalonique).

Alors qu’aux « époques archaïque et classique la femme macédonienne a vécu cloîtrée dans le gynécée, les conquêtes d’Alexandre, qui favorisent l’avènement d’un monde nouveau, lui permettent de paraître plus souvent dans les lieux publics et de s’impliquer davantage dans l’organisation des cultes et des rituels funéraires. Vêtue d’une longue tunique (chiton) de laine ou de lin ceinturée haut sous la poitrine et d’un manteau (himation) dans lequel elle s’enveloppe parfois étroitement, elle se pare de bijoux d’or, d’argent, parfois mêlés de pierres semi-précieuses, se maquille et se parfume. Mais l’univers féminin demeure distinct dans les pratiques quotidiennes de celui des hommes. La femme continue à vivre dans la partie privée de la maison, pourvoit à l’éducation des filles jusqu’à leur mariage et à celle des garçons jusqu’à l’âge de sept ans ».

La vie sociale importante de l’homme « justifie la présence dans sa demeure d’une ou de plusieurs pièces de réception. L’andron est le lieu du banquet (symposion), rituel social qui mêle consommation de vin, repas et divertissement. Les convives sont le plus souvent à demi-couchés sur des lits (klinés) disposés le long des murs. Le décor d’or, d’ivoire et de verre transparent des modèles les plus riches de la seconde moitié du Ive siècle avant J.-C. cèdent bientôt le pas à des appliques de bronze qui garnissent pieds, traverses horizontales et chevets inclinés. Le service de banquet comprend des vases à boire – calices, canthares –, une louche et une passoire en bronze ou en argent doré ».

La production artistique aux époques classique et hellénistique
Selon des sources textuelles antiques, les rois de Macédoine ont attiré à leur cour les plus célèbres artistes de leur époque.

À « la fin du Ve siècle avant J.-C., le roi Archélaos invite le peintre Zeuxis pour décorer son palais dans la nouvelle capitale de Pella. Euripide compose en Macédoine Les Bacchantes, Iphigénie à Aulis et une tragédie perdue Archélaos, dont le protagoniste était un ancêtre mythique du roi. Le peintre Apelle et le sculpteur Lysippe sont, dans le troisième quart du IVe siècle avant J.-C., portraitistes officiels d’Alexandre le Grand ».

Dans « tous les domaines artistiques – du bronze, de l’orfèvrerie, de la terre cuite, du verre, de la peinture, de la mosaïque –, les œuvres élaborées pour des rois et pour l’élite de la cour sont des créations virtuoses : elles représentent le plus haut degré de la commande. Le verre incolore transparent inventé à l’époque de Philippe II est présent non seulement dans la vaisselle de table mais également dans le décor des lits de banquet chryséléphantins (d’or et d’ivoire). Préservées durant des siècles par les terres qui recouvraient les sépultures, ces œuvres ont conservé souvent intacte leur apparence originelle, notamment leur polychromie. Ailleurs en Grèce, offertes aux dieux dans les sanctuaires, elles ont disparu ».

Ce haut degré de virtuosité de l’art grec est attesté par la tradition funéraire macédonienne aux époques classique et hellénistique (Ve-Ier siècle avant J.-C.).

La religion et la mort
La religion occupait une place très importante dans la société macédonienne.

Les « textes antiques, les inscriptions, les vestiges des sanctuaires et les offrandes votives ou funéraires témoignent de la multiplicité des cultes » en Macédoine.

Des sépultures récemment découvertes ont permis de comprendre l’organisation spatiale des tombes. Celles-ci « ressemblent à des temples fermés, aux façades ornées de chapiteaux, de demi-colonnes doriques ou ioniques, de frises et de corniches dont certaines présentent un décor polychrome qui a conservé toute sa palette chromatique. Elles donnent une idée de la décoration des monuments de la Grèce des cités, comme ceux de l’Acropole d’Athènes qui étaient peints. L’intérieur de la tombe est constitué parfois d’un vestibule et d’une chambre ».

On « retrouve les grands Olympiens, souvent vénérés avec une épiclèse (épithète) qui ajoute une spécificité locale à leur culte. À Pella, Aphrodite joue un rôle particulièrement important comme protectrice des défunts ; Athéna porte sur son casque des cornes bovines. Des dieux étrangers égyptiens et orientaux – Sérapis, Isis, Attis – ont été progressivement accueillis. On honore également des divinités secondaires – Eukléia à Aigai, Darron à Pella – et des héros. Héraklès occupe une place privilégiée comme ancêtre de la dynastie des Téménides ».

Les « Macédoniens sont souvent initiés aux cultes à mystères dans l’espoir d’une renaissance après la mort. Au IVe siècle avant J.-C., l’élite adopte la crémation, modèle des funérailles homériques : les ossements du défunt, recueillis sur le bûcher, sont déposés dans un coffret (larnax) de bois, d’argent ou d’or, parfois également dans une hydrie ». Des couronnes, données lors des banquets ou en récompense peuvent également accompagner le défunt.

Les « offrandes funéraires sont nombreuses. Elles sont parfois accrochées à des clous ou imitées en trompe-l’œil sur les parois des sépultures. Elles peuvent être liées à un rituel pratiqué au moment des funérailles (phiales volontairement écrasées après la libation ; têtes de terre cuite qui évoquent les divinités chtoniennes du monde des Enfers) ».

Les sépultures « les plus riches sont appareillées : elles sont à ciste (en forme de coffre) ou à chambre voûtée et façade aux portes de marbre (tombes « macédoniennes ») ».

L’élite macédonienne aspire à se garantir le passage vers l’au-delà, en se faisant « initier » à un dieu ou une déesse (comme Perséphone) afin d’apprendre les secrets du passage vers la mort. Les « divinités sont souvent présentées dans les tombes sous forme de figurines (Buste de divinité féminine en terre cuite polychrome, Musée archéologique d’Amphipolis).

Les objets de la vie du défunt l’accompagnent dans la mort. Le défunt est enterré avec une splendide vaisselle en argent : gobelets dont le décor intérieur est rehaussé d’or, passoire, louche.

Curieusement, l’exposition ne mentionne pas les relations entre Alexandre le Grand et le judaïsme ni le rapport des Juifs de son empire avec l’hellénisation ni la déclinaison du mythe d'Alexandre le Grand dans le monde Juif. Or, le Talmud et la Haggadah mentionnent Alexandre le Grand qui, dans ses rêves précédant les batailles, voyait une figure de Grand prêtre du Temple de Jérusalem. A Jérusalem, Alexandre le Grand reconnait dans le Grand prêtre du Temple Simon le Juste la figure de son rêve et s'incline devant lui. Une rencontre à Jérusalem entre Alexandre le Grand et Simon le Juste qui a suscité de nombreux écrits au Moyen-âge.

En 2015, une mosaïque relatant la rencontre entre Alexandre le Grand et un rabbin a été découverte dans une synagogue de Huqoq (Israël).

L’Incantada
« L’Incantada » ou « Las Incantadas » (Les Enchantées). Ainsi est dénommée « une colonnade antique décorée de piliers sculptés, dont une partie subsistait au cœur du quartier Juif de Thessalonique.

« Les enchantées » se réfèrent à « une ancienne légende locale : les piliers montreraient le roi de Thrace, son épouse et ses suivantes pétrifiés par un sortilège, que le roi avait initialement destiné à Alexandre le Grand ».

Le monument est généralement mis en rapport avec l’agora romaine de Thessalonique. « Plutôt que d’un portique, il devait en fait s’agir d’une colonnade à claire-voie, visible des deux côtés. Elle fournissait peut-être un passage monumental entre différents édifices ».

Des thèmes variés, issus de la mythologie grecque, caractérisent les deux faces des piliers de la colonnade de Thessalonique. Le « cortège bachique est bien représenté : Dionysos est entouré d’Ariane et d’une ménade jouant de la double flûte. Sur les deux faces du même pilier, les amours de Zeus sont illustrées par l’épisode de Léda et le cygne et par celui de l’enlèvement de Ganymède ».

Il semble que prime la « volonté de mettre en œuvre un système décoratif » sur « celle d’organiser un programme allégorique cohérent ». Comme n’est conservé qu’un seul segment de la colonnade, la prudence est conseillée quant à l’interprétation de l’ensemble.

Les reliefs des piliers sont caractéristiques des « productions des ateliers de Grèce et d’Asie Mineure actifs à l’époque impériale, toujours très empreints de tradition hellénique... La stylisation des drapés comme des plumages et le matériau, du marbre de Thasos, suggèreraient une production locale du premier tiers du IIIe siècle après J.-C… Certaines comparaisons avec les monuments du forum de Philippes permettent d’envisager une datation plus ancienne, au troisième quart du IIe siècle après J.-C ».

La Macédoine antique sous domination romaine
Le dernier roi, Persée, est vaincu en 168 avant J.-C. à Pydna. La Macédoine devient une province romaine.

Les Romains construisent la Via Egnatia, qui traverse le nord de la Grèce d’ouest en est, afin de faciliter les échanges commerciaux et les déplacements de troupes.

De nouveaux dieux sont désormais vénérés en Macédoine, les déesses Rome, Sérapis et Isis. Un important sanctuaire de Sérapis et Isis a été retrouvé à Thessalonique. La ville devient le siège influent de la province romaine de Macédoine.



Le 23 août 2015, la chaîne Histoire diffusa le premier épisode, Sur les mers de l'Antiquité, du Monde perdu d'Alexandre : "Dans cette série spectaculaire, David Adams nous emmène en Asie centrale sur les traces d'Alexandre le Grand et nous fait découvrir les civilisations qui ont influencé le jeune conquérant. Dans cet épisode, Adams marche sur les traces des premiers explorateurs grecs. Il met ainsi à l'épreuve la fameuse légende de l'expédition des Argonautes en embarquant lui-même en Grèce à bord d'une réplique de l'Argo. En Russie, il remonte le fleuve Phase jusqu'à la terre de la toison d'or et atteint la mer Caspienne qu'Alexandre souhaitait relier à la mer Noire. Puis, guidé par les cavaliers du désert, il pénètre dans le monde perdu d'Alexandre à la recherche de la mystérieuse rivière Oxus. Dans les étendues aujourd'hui désertiques du Turkménistan, David Adams découvre ainsi les ruines d'une ville datant de 4 000 ans… telle que les récits des Grecs de l'Antiquité le suggéraient".

Jusqu’au 16 janvier 2012
Au musée du Louvre
Hall Napoléon
Tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 17 h45, les mercredi et vendredi jusqu’à 21 h 45.
Tél. : 01 40 20 53 17

 Visuels de haut en bas :
Affiche
Cat. 96.1 – Section 2
Casque de type illyrien en bronze et masque en or
Vers 520 av. J.-C.
Sindos, tombe 115
Bronze et or
H. 22 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund



Cat. 1 - Introduction
Mosaïque de la chasse au lion
325 av. J.-C.
Pella, Maison de Dionysos
(original)
Galets enduits
H. 1,845 m, L.3,39 m
Pella, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism /
Archaeological Receipts Fund


Cat. 158.2 – Section 3
OEnochoé d’argent
Vers 350-336 av. J.-C.
Vergina, Tombe de Philippe II
Argent
H. 24,4 cm, D. max. 15,4 cm
Vergina, musée du Grand Tumulus
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund



Cat. 113 – Section 2
Calice chiote : sphinx affrontés
575-550 av. J.-C.
Agia Paraskevi, nécropole, tombe 83
Terre cuite
H. 18,6 cm, D. base 9,2 cm, D. embouchure 19, 5 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat.14.1 - Section 1
Sarcophage attique
Thessalonique, sarcophage contenant deux urnes et des bijoux
Dernier quart du IIe s. ap. J.-C. (vers 180 ap. J.-C.)
Marbre
H. 2,30 m ; L. 2,81m ; l. 1,12 m
Paris, musée du Louvre
© RMN / René-Gabriel Ojéda

Cat. 410 – Section 9
Statuette en bronze : Alexandre à la lance
Hellénistique
Egypte (Basse Egypte)
Bronze
H. 16,5 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Stéphane Maréchalle

Cat. 149 – Section 3
Portrait d'Alexandre IIIe siècle av. J.-C.
Pella (aux environs de)
Marbre
H. 30 cm, l. 27 cm, ép. 27 cm
Pella, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat.415 – Section 9

Médaillon d’or des jeux de Véroia, en l’honneur d’Alexandre et de sa famille
225-250 ap. J.-C.
Egypte, Aboukir
Or
D. 5,8 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat. 145 – Section 3
Statère d'or d'Alexandre III
IVe s. av. J.-C.
Apollonia
Or
D. 1,65 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat. 234 – Section 5
Figurine féminine en terre cuite
Fin du IVe s. av. J.-C.
Néa Potidaia (Potidée), lieu-dit Pétriotika, sarcophage D
Terre cuite
H. 21,9 cm, l. 7,2 cm, ép. 6,8 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat.411 – Section 9
Portrait d’Alexandre dit Hermès Azara, réplique romaine de l’Alexandre à la lance de Lysippe
Tivoli, Villa des Pisons
Epoque romaine impériale (IIe siècle ap. J.-C.)
Marbre
H. max 68 cm ; H. tête 25 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Hervé Lewandowski

Cat. 2 – Section 1
Couronne de feuilles de chêne en or
Deuxième moitié du IVe s. avant J.-C.
Vergina (Aiga), sanctuaire d’Eukleia
Or
D. 18,5 et 16,5 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Fouilles Université Aristote, Thessalonique

Cat. 37.1-4 – Section 1

Ensemble funéraire de la tombe masculine III (C) de
Karabournaki : casque de type illyrien, anneau et cratère à colonnettes
Karabournaki, Tombe III (C)
Premier quart du Ve s. av. J.-C.
Bronze, or et terre cuite
Casque : H. 22 cm, anneau : D. 2,6 cm ; cratère : H. 24 cm, D. 20,8 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Hervé Lewandowsk

 Cat. 364.1 – Section 8
Portique des Incantadas, pilier sculpté (Face A : Dionysos, Face B : Brise)
Thessalonique, Portique des Incantadas
Deuxième quart du IIIe s. ap. J.-C.
Marbre
H.2,06 m ; L ; 75 cm ; l. 75 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Hervé Lewandowski


Cat. 364.4 – Section 8

Portique des Incantadas, pilier sculpté
(Face A : Léda et le cygne, Face B : Enlèvement de Ganymède)
Thessalonique, Portique des Incantadas
Deuxième quart du IIIe s. ap. J.-C.
Marbre
H. 2,06 m ; L. 75 cm ; l. 75cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Hervé Lewandowski

Cat. 364.2 – Section 8
Portique des Incantadas, pilier sculpté
(Face A : Ariane, Face B : Dioscure)
Thessalonique, Portique des Incantadas
Deuxième quart du IIIe s. ap. J.-C.
Marbre
H.2,06m ; L ; 75 cm ; l. 75 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN / Hervé Lewandowski

Cat. 294 – Section 6
Bracelet à têtes de bouquetin
Première moitié du IIIe s. av. J.-C.
Evropos, Kilkis
Or
D. 8 cm
Kilkis, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Cat. 269 – Section 6
Décor de char : médaillon avec buste d’Athéna coiffée de la tête de Méduse
Fin du IIe - début du Ier s. av. J.-C.
Thessalonique, Place Dioikitiriou
Bronze
D. 27 cm
Thessalonique, musée archéologique
© Hellenic Ministry of Culture and Tourism / Archaeological Receipts Fund

Les citations sont extraites du dossier de presse.

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Cet article a été publié le 12 janvier 2012, puis le :
- 18 décembre 2013. Histoire a diffusé la  série Le monde perdu d'Alexandre ;
- 9 mai 2014. Le  premier volet de la série De l'orient à l'Occident réalisée par John Fothergill, diffusé par Arte le 10 mai 2014, a évoqué Alexandre le Grand ;
- 22 octobre 2014 et 28 avril 2016. Arte a diffusé les 30 avril, 1er et 12 mai 2016 "Alexandre le Grand. De l’histoire au mythe(Alexander Der Grosse. Kampf und Vision), de Christian Twente et Martin Carazo Mendez (ZDF, 2014, 92 min), les 25 octobre à 20 h 45 et 11 novembre 2014 à 15 h 45 : "Derrière le mythe d’Alexandre le Grand, romancé par des siècles d’histoire, la réalité du personnage tend à s’effacer. Relecture du parcours d’un conquérant aux multiples facettes. Deuxième fils du roi de Macédoine Philippe II, Alexandre va devenir, au IVe siècle avant notre ère, le plus illustre conquérant de l’Antiquité. Dès sa naissance, sa vie est bercée par les mythes. Alors qu’on le dit descendant de Zeus, il ambitionne d’inscrire son règne dans la continuité héroïque d’Hercule ou d’Achille. Dans un monde pétri de culture hellénistique, il reçoit une éducation grecque auprès d’Aristote, son illustre précepteur. Meneur d’armée dès l’adolescence et couronné à seulement 20 ans, l’histoire garde de lui l’image d’un fin stratège et d'un monarque ambitieux qui parvint, en un peu plus d’une décennie, à rassembler un empire immense allant de la Grèce à l’Inde. Son image oscille également entre celle du libérateur des cités tombées aux mains des Perses et celle d’un souverain tyrannique, voire impulsif, peu soucieux d’épargner les vies humaines. Difficile de retracer le véritable parcours du personnage, tant les légendes et la réalité historique se mélangent allègrement. Somptueuses reconstitutions à l’appui, ce documentaire revient sur la biographie contrastée de ce "grand homme", des campagnes militaires contre le puissant roi Darius jusqu’aux belles cités qu’il a laissées à la postérité" ;
- 19 février 2015. La chaîne Histoire a diffusé cette semaine la série documentaire Le monde perdu d'Alexandre ;
- 23 juillet et 22 août 2015. 

1 commentaire:

  1. Bonjour
    J'ai cru comprendre de nos cours que le sarcophage que vous mentionné avec les deux époux défunts sur le couvercle, est mixte dans sa conception : commencé en attique avec la fresque et de facture très aboutie, et terminé en italie, pour ce qui est des deux personnages, de facture plus grossière
    (si j'ai moi même bien compris et juste pour partager cette information ni plus ni moins) :)
    www.histoiredelantiquite.net

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