jeudi 26 octobre 2017

Brigitte Bardot



Star, comédienne, chanteuse, danseuse, Brigitte Bardot a choqué par son mode de vie libre, manifesté son courage lors de la guerre d'Algérie, et a quitté le show business pour se consacrer à la défense des animaux. Arte a montré le show télévisé Spécial Bardot de François Reichenbach et Eddy Matalon (1968). Brigitte Bardot au sommet de sa célébrité interprète des chansons signées Gainsbourg, Rivière et Bourgeois, et se prête à des mises en scènes imaginatives. Le 28 septembre 2017, pour les 83 ans de la star, Saint-Tropez a dévoilé une statue à son effigie. Le 25 octobre 2017, sort Moi je joue, de Brigitte Bardot avec la collaboration de François Bagnaud.


Au fil du documentaire Bardot, la méprise, apparaît une dame au caractère entier, paradoxale, sincère, lucide sur son passé, refusant toute concession, regrettant son insouciance qui a mené à la fin de ses deux histoires d'amour marquantes avec Jean-Louis Trintignant et Sami Frey, sous-estimant ses talents pour la comédie et le drame, ayant peu confiance en elle et souffrant de la difficulté à prendre une décision.

Arte diffusa les 15 et 18 mai 2016 le numéro de Personne ne bouge ! (Abgedreht!) consacré à Brigitte Bardot : "Et Dieu créa la star. En marge du Festival de Cannes, "Personne ne bouge !" s'incline devant l'actrice la plus incandescente des sixties. Avec une perle rare : Miss Bardot interviewée dans la langue de Shakespeare par la BBC, lors d'un tournage avec Sean Connery en 1968. Si son tailleur est riche, son anglais l'est un peu moins..."

"Avec Roger Vadim, à l'aube des années 1950, "BB" connaît le coup de foudre et le succès. Ils feront cinq films ensemble. Retour sur une histoire d'amour et de cinéma. Ballerines, bandeau, marinière, chignon bicolore, et l'indétrônable robe vichy : Bardot, c'est aussi la réinvention de la mode. 1963. Dans Le mépris, Godard filme la star comme personne, sur fond azur des eaux de Capri. En 1977, Bardot braque l'attention des médias sur le destin terrible des bébés phoques. Scandale ! De Jean-Max Rivière à Serge Gainsbourg, ils lui ont offert leurs chansons et elle en a fait des tubes : "La madrague", "Bonnie & Clyde", "Comic strip"... La méthode Bardot vous apprend à pousser la chansonnette avec élégance. 

Bardot la méprise
Arte a diffusé les 7 et 12 juin 2015 Bardot, la méprise, documentaire de David Teboul (2013). "En 2011, Brigitte Bardot donne son accord pour un projet de documentaire biographique. Quand le réalisateur David Teboul la rencontre pour la première fois, sa réaction est sans appel : elle ne participera pas au film mais lui donne accès à ses archives familiales, une multitude de films réalisés par son père, des premières heures de son existence jusqu’à sa métamorphose en déesse des écrans. Elle l'autorise aussi à filmer librement les lieux de sa vie : les maisons de La Madrague et de La Garrigue à Saint-Tropez, ses refuges à elle. À partir de cette matière infime, précieuse, le cinéaste élabore un portrait intime de l’actrice en forme de déclaration d'amour. Il s'appuie aussi sur des passages d’"Initiales B.B.", l’autobiographie de l'actrice, dits par Bulle Ogier (très émouvante) et sur des extraits de films. De son enfance en milieu bourgeois – auprès d'une mère indifférente, d'un père autoritaire et d'une petite sœur qu'on lui préfère – jusqu’à son retrait du monde il y a trente ans, David Teboul réussit un portrait rare, émouvant, empathique. Il y donne à voir, pour la première fois peut-être, toutes les contradictions d'une femme passionnément amoureuse, mélancolique et sauvage, qui parvenait si mal à distinguer la vie du cinéma qu’elle faillit en mourir". 

"J’ai 7 ans, mes parents m’offrent un album intitulé Brigitte Bardot, amie des animaux (…) C’est comme ça que je vous ai rencontrée. L’enfant que j’étais est tombé amoureux de vous." Avec une délicatesse extrême, David Teboul scrute les images familiales et les extraits de films, s'y arrête parfois pour détecter un indice, un geste, imaginer ce que ressent cette enfant qui, à 15 ans, sera projetée brutalement sous la lumière. "En 1950, je devins mascotte de "Elle" et le destin se mit à marcher contre ma volonté", écrira-t-elle. Roger Vadim, Trintignant, Samy Frey, Gainsbourg… : les passions amoureuses s'enchaînent, les déceptions succèdent aux extases, la mélancolie s'installe toujours. Celle qui "met tous les personnages dans sa peau" tente de se suicider après le tournage de "La vérité", de Clouzot, en 1961. Jusqu'à se retrancher finalement avec ses animaux, comme réfugiée dans une nouvelle enfance, au creux d'une maison dont les murs, pourtant, sont couverts des images de cette gloire qu'elle a tant voulu fuir".


Le père de Brigitte Bardot "aimait le cinéma, et l’a filmée depuis ses premiers jours jusqu’à ses 15 ans. Après avoir cherché à se dérober, Brigitte se tourne vers la caméra vers l’âge de 7 ans pour en  devenir prisonnière. On voit aussi comment la danse lui permet de fuir l’univers familial et de s’émanciper, même si le cinéma la rattrape à travers son désir pour Vadim. Et ce gourou, dont elle est amoureuse et qui la désinhibe, réalise Et Dieu créa la femme, un accident qui deviendra le phénomène que l’on sait... Après un premier rendez-vous manqué, j’ai été extrêmement bouleversé quand je l’ai rencontrée, une seule fois, à Saint-Tropez. Elle s’est alors beaucoup protégée et il a fallu la convaincre. Mais elle m’a dit quelque chose d’extraordinaire : « En ne voulant pas être dans votre film, je vous fais un cadeau. » J’ai compris qu’il fallait que je construise le récit sur cette absence. Elle m’a, en revanche, laissé libre accès à ses maisons de La Madrague et de La Garrigue, comme à toutes les archives de son père. Et dans ce décor qu’est son intérieur, j’ai  eu le sentiment de replonger dans les années 1960, avec une sorte d’étrangeté. Le tout constituait la matière cinématographique d’un film sur un fantôme vivant, sur le présent d’un passé. La tension du film repose sur une incertitude : on a le sentiment qu’elle peut surgir à tout moment... {La liberté de Bardot] tient essentiellement à son rapport naturel au corps, qui n’existe alors chez aucune  autre actrice de sa génération. Bardot est une conservatrice transgressive, d’où la puissance qui émane d’elle", confie le réalisateur.

France 2 a consacré sa soirée du 23 septembre 2014 à Brigitte Bardot : une interview par Laurent Delahousse (Un jour, un destin), puis Et Dieu créa la femmede Roger Vadim. 

Et Dieu créa la femme
Et Dieu créa la femme... de Roger Vadim, avec Jean-Louis Trintignant propulse Brigitte Bardot au rang de star. "À Saint-Tropez, trois hommes s’enflamment pour la beauté sauvage d'une orpheline de 18 ans... Et Roger Vadim créa... le mythe Brigitte Bardot. Un film événement, diffusé dans une version restaurée".

"À Saint-Tropez, Juliette, une orpheline de 18 ans, évolue parmi trois hommes qui la convoitent. Il y a Antoine, parti se chercher un avenir à Toulon. Mais aussi Michel, son frère cadet, qui a hérité de leur père un atelier de réparation de bateaux. Et puis il y a Éric Carradine, un quinquagénaire d'origine étrangère, promoteur et directeur de boîte de nuit qui rêve de bâtir un casino près de la plage. Placée dans une famille d'accueil, Juliette vend la presse dans une boutique sur le port mais elle n'aspire qu'à danser, flirter et vivre. Indignée de ces prétentions, la bonne société provinciale la condamne à retourner jusqu'à sa majorité dans une institution. Pour conserver sa liberté, le mariage seul peut la sauver…"

"À sa sortie en 1956, Et Dieu… créa la femme a connu un retentissement bien au-delà des frontières hexagonales, jusqu'aux États-Unis. Révélation du talent de cinéaste d'un jeune reporter de Paris match nommé Roger Vadim, le film fait entrer en pleine lumière le phénomène Brigitte Bardot".

"Passée par la danse classique, la jeune actrice, que vient d'épouser le réalisateur, y campe un personnage de femme-enfant, à la fois innocente et troublante, attirée par le plaisir et attisant autour d'elle un désir ravageur. Sacrée sex-symbol, la starlette ne le sera plus longtemps : une incroyable carrière l'attend. Sous le soleil d'un petit village au bord de la Méditerranée, pas encore point d'attraction de la jet set, Et Dieu… créa la femme a d'abord créé un mythe. Il se résume à deux initiales : BB".

Le 28 décembre 2016, Arte diffusa Et Dieu créa la femme..., de Roger Vadim, avec Jean-Louis Trintignant, puis le numéro de Personne ne bouge consacré à Brigitte Bardot.

En cas de malheur
Arte diffusera les 7, 9 et 26 juin 2015 En cas de malheur, de Claude Autant-Lara, puis Bardot, la méprise, documentaire de David Teboul. 

Produit par Raoul J. Lévy et Ray Ventura, En cas de malheur, de Claude Autant-Lara offre une adaptation d'un roman de Simenon par Claude Autant-Lara, Jean Aurenche et Pierre Bost. "Yvette et Noémie font un hold-up dans une boutique tenue par un couple âgé. Le casse tourne mal : la belle Yvette assomme la vieille dame et Noémie se fait pincer. Yvette se rend chez un avocat en vue, maître Gobillot. Elle lui expose son affaire, qu'il juge désastreuse. Puis, elle relève sa jupe, lui proposant de le payer en nature". Une scène censurée à l'époque. Le "digne avocat mûr a du mal à rester impassible" et accepte la délinquante aux mœurs libres  telle qu'elle est... La rencontre entre deux monstres sacrés, Brigitte Bardot et Jean Gabin, finement orchestrée par Claude Autant-Lara". 

Intimidée à l'idée de jouer avec Jean Gabin, la jeune Brigitte Bardot butte sur ses répliques lors du tournage de la première scène avec le célèbre comédien. Faisant montre d'une fine élégance, Jean Gabin, qui connait par cœur son texte, fait semblant de l'ignorer. Ce qui détend Brigitte Bardot.

La vérité
En 1960, sort La Vérité, film dramatique d'Henri-Georges Clouzot.
"Dominique Marceau, jeune femme au charme dévastateur, passe en cour d'assises. Accusée d'avoir assassiné son amant Gilbert Tellier, elle clame désespérément qu'il s'agit d'un crime passionnel. Mais nul ne la croit. Et son avocat a lui-même abandonné l'idée de la sortir des griffes du défenseur de la partie civile. Avec la complicité du président du tribunal, ce dernier revient sur la vie débauchée de la jeune femme pour en dessiner un portrait peu flatteur : égoïste, instable, provocatrice et oisive, Dominique aurait volé le petit ami de sa sœur Annie par pure jalousie…"

Signé Henri-Georges Clouzot, un "drame aussi précis qu'épris de liberté, où la sensuelle" Brigitte Bardot révèle son talent de tragédienne et s'avère époustouflante dans ses scènes devant la Cour, face au séduisant Sami Frey, Paul Meurisse, "avocat cynique et cruel", Charles Vanel "et sa dérision savoureuse", Louis Seigner, sociétaire de la Comédie française, Marie-José Nat, Jacques Perrin.  Clouzot y raille les ténors du barreau parisien.

"À la mise en scène "théâtrale" du procès, réglée avec une précision d'orfèvre - et émaillée de joutes oratoires incisives, tantôt noires, tantôt cocasses -, Clouzot juxtapose en un montage judicieux des flash-backs de la vie de l'héroïne. Tournées au Quartier latin en décor réel, ces scènes révélent le quotidien d'une jeunesse bohème, éprise de liberté et provocatrice. Une génération porteuse des bouleversements à venir, qui s'oppose aux codes moraux bourgeois et rigides des aînés. De quoi faire taire les railleries de la Nouvelle Vague qui, à l'époque, voulait rejeter le cinéaste à l'arrière-garde".

Viva Maria
En 1965, Louis Malle réalise Viva Maria avec deux stars : Brigitte Bardot et Jeanne Moreau. "Deux chanteuses de music-hall font la révolution en Amérique centrale et inventent le strip-tease ! " Un film récompensé par le Grand prix du cinéma français et diffusé par Arte les 1er et 9 septembre 2016.

"Au début du XXe siècle, à l'occasion de leur premier duo sur scène, deux jeunes femmes que le hasard a réunies au sein d'une troupe de music-hall ambulante tirent parti d'un accident vestimentaire pour inventer le strip-tease. Tout irait bien pour elles si elles ne se trouvaient mêlées à une révolution paysanne conduite par un ardent jeune homme dont elles s'éprennent toutes les deux, l'une ouvertement, l'autre en secret..."

"Sur une musique de Georges Delerue, un western échevelé réalisé en 1965 par Louis Malle avec les deux stars féminines de l'époque : Brigitte Bardot et Jeanne Moreau".

Avec la chanson Ah ! Les p'tites femmes (de Paris) signée de Louis Malle, Jean-Claude Carrière et Georges Delerue. Et des pépites drôles - Jeanne Moreau haranguant des paysans mexicains en citant Jules César de Shakespeare pour les inciter à faire la révolution malgré la mort du chef Florès - ou surréalistes : le magicien qui retire la balle du corps de sa colombe décédée et qui reprend vie ou l'homme d'église mort qui s'avance en tenant sa tête entre ses mains.

« Spécial Bardot » par François Reichenbach et Eddy Matalon
Pour le Jour de l’an 1968, l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), organisme public audiovisuel, a diffusé le show musical Spécial Bardot. Dans une atmosphère conviviale, la star est entourée de ses amis : Sacha Distel, élégant en smoking pour La Belle vie, Claude Brasseur, Serge Gainsbourg, Claude Bolling...

Une série de clips de ses succès – pieds nus pour La Madrague, en cuissardes pour Harley Davidson – et de reprise de standard de jazz - Everybody Loves My Baby accompagnée par Claude Bolling et son orchestre - qui alternent avec des séquences de Brigitte Bardot lors d’une séance photo avec Sam Lévin et David Bailey, arborant des min-robes sexy et des styles différents – robe Charleston frangée des années 20, vêtements de hippie - et flânant à La Madrague, à Saint-Tropez, à Port Grimaud, à Paris et à Londres. « Révolutionnaire ! Un crescendo ascensionnel qui s'achève sur une vision de Bardot sanglée d'un parachute, s'envolant dans les airs en chantant "Mr Sun" dans une robe hippie (griffée, tout de même [Paco Rabanne, nda]) ».


Filmée avec talent et amour, au summum de sa beauté et de son succès, la star française mondiale déploie l’étendue de son talent dans des registres variés : de la nostalgie à la comédie. Souveraine. Sensuelle. Ironique. Rayonnante. La démarche souple et gracieuse de ballerine. Les yeux charbonneux soulignés de khôl.

Et avec des guest stars : Sacha Distel (La bise aux hippies), Claude Brasseur (Bubble Gum), Serge Gainsbourg - Comic Strip, Bonnie and Clyde (duo mythique) - et Manitas de Plata.

Une « émission culte » des sixties exaltant dans certains titres une joie de vivre, une bonne humeur et l'insouciance !

Un modèle parfois imité - show télévisé Isabelle Adjani en 1984 -, mais jamais égalé.

On ne peut que regretter que les visuels disponibles soient en noir et blanc pour une émission en couleurs : celles automnales de la Côte d'Azur et de Paris, celles pimpantes et chatoyantes des hippies.

Défense des animaux
En 1973, Brigitte Bardot annonce son retrait du show business afin de se consacrer à la défense des animaux.

Une décision reçue avec incrédulité par les médias.

Brigitte Bardot quitte définitivement les studios de cinéma, et crée sa fondation. L'un de ses combats les plus médiatisés a concerné la protection des bébés phoques.

"En Allemagne et en France, on ne sait pas ce que c'est que de gérer un territoire hostile de 10 millions de km²... Au Canada, si. On parvient même à maintenir sur la banquise, zone hostile s'il en est, une relative harmonie entre phoques et chasseurs. Jusqu'à ce que Brigitte Bardot s'en mêle. En 1977, encore dotée de son aura de sex-symbol international, BB débarque sur la banquise et braque l'attention des médias du monde entier sur le destin du pauvre petit blanchon. Comment peut-on briser à coups de gourdin les crânes de ces créatures cotonneuses aux grands yeux humides ?"

Aquarelles de Manara
 Le 12 juin 2016, vingt-cinq œuvres - aquarelles et encres de Chine - du dessinateur italien septuagénaire Manara représentant la jeune Brigitte Bardot, ont été vendues 592 702 euros lors d'enchères organisées par la maison parisienne Millon. Manara est célèbre pour ses bandes dessinées érotiques : Le déclic, Un été indien

Le tableau vendu le plus cher (35 090 euros) "représente l'actrice nue de profil, assise, avec les genoux repliés sur sa joue". "Pour cette vente réalisée en duplex à Bruxelles et Paris, les enchères ont débuté à 15000 euros".

La "dernière fois que l'actrice française, aujourd'hui âgée de 81 ans, a autorisé un artiste à la représenter remonte à 1968, quand le sculpteur Aslan avait créé à son effigie un buste de Marianne, figure de la République française qui orne nombre de mairies et sites officiels".

Les "25 aquarelles ont été signées au dos par l'ancienne actrice, qui a également intégré à chaque dessin le symbole qui lui est le plus personnel, une « marguerite à sept pétales qui veut dire je t'aime discrètement à ceux qui la reçoivent...» Certains tableaux évoquent la célèbre photographie de Sam Lévin ou Bardot immortalisée avec son Harley Davidson, d'autres des films ou son amour pour les animaux. L'artiste a su, en général, restituer l'intensité du regard, les jambes fuselées, et le port de ballerine de Brigitte Bardot.

"C'est la salle de ventes parisienne Millon, assistée des experts en BD bruxellois Alain Huberty et Marc Breyne, qui a établi le contact entre l'ex-star de cinéma et Manara, leurs proposant de réaliser une série originale. « Reproduire son visage est très difficile car il a des expressions subtiles, entre ironie, mystère, séduction et provocation», avait déclaré l'artiste italien dans un entretien réalisé en mai par l'AFP. « Il a fait des dessins vivants. On y sent le vent... On y lit une révolte, une sensualité, un amusement », avait commenté Brigitte Bardot".

Attentats terroristes islamistes
Le 29 juillet 2016, Brigitte Bardot a twitté : "Attentats : J'ai mal au cœur, à tous mes cœurs. Je vomis ces terroristes islamistes. Stop à "l'Aïd el Kebir humain" !" D'une part, elle se référait aux attentats terroristes islamistes revendiqués par l'Etat islamique et commis par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, Tunisien, sur la Promenade des Anglais à Nice dans la soirée du 14 juillet 2016 -  - 84 personnes tuées et 286 blessées -. et par Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, à l'église Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 - le père Jacques Hamel égorgé près de l'autel, un paroissien blessé. Et d'autre part, elle évoquait la fête islamique au cours de laquelle les musulmans sacrifient traditionnellement un animal, notamment un mouton, en l'égorgeant. Ce tweet de Brigitte Bardot a été liké 987 fois et retweeté 657 fois au 834 fois au 31 juillet 2016.

Son message a suscité une polémique. Directrice du Huffington Post, la journaliste Anne Sinclair a répondu sur son compte Twitter : "Le Mépris était un beau film". Son twitt a été liké 63 fois et retweeté à 50 reprises.

Le 20 juin 2016, dans sa tribune Magnanville, Rennes, Tel Aviv : trois versions d'un même déni (Le Figaro, 20 juin 2016)Shmuel Trigano, philosophe et sociologue spécialiste de la tradition hébraïque et du judaïsme contemporain, affirme que les "hommes politiques et intellectuels, marqués par le postmodernisme, oublient que les actes terroristes sont aussi des actes religieux. Pour s'en démarquer, les musulmans doivent condamner ce retour primitif au sacrifice humain" :
"Les derniers événements à Tel Aviv, Orlando, Magnanville et Rennes marquent un tournant dans le rapport à la situation, que certains d'entre nous connaissent bien depuis 15 ans. La défaite des belles âmes qui ont parasité la conscience collective du réel est annoncée...  Une information très contrariante a été squizée tout simplement par les médias car elle éclairait trop grossièrement la réalité: à savoir qu'une femme a reçu trois coups de poignard à Rennes le jour même de Magnanville, de la part d'un individu qui voulait selon ses mots « faire un sacrifice pour le Ramadan ». C'est ce qu'on pouvait lire sur le moment dans les dépêches de presse des chaînes d'information. Puis on a lu que ce meurtrier mystique était un « déséquilibré » et l'information a ensuite disparu...Le meurtre [à Rennes] est justement défini par l'auteur comme un « sacrifice », c'est à dire un acte religieux, ce que sont tous ces actes barbares et pas uniquement « terroristes ». Leur finalité est religieuse - sauf que la religion du califat est aussi sa politique... Or c'est ce que le discours officiel s'évertue à nier et cacher, ce qui a conduit à la confusion totale des esprits et à l'égarement du public.
En France des débats médiatiques s'évertuent à comprendre - disent-ils - les causes d'un tel phénomène et s'épuisent en considérations qui n'ont de sociologiques que le nom car elles négligent le constat du fait idéologique, religieux et politique, qui est pourtant au cœur du social.
Une telle situation vaut aussi pour Tel Aviv... Le soir même du massacre, toutes les villes de Cisjordanie et de Gaza ont célébré l'ignominie avec feux d'artifices, offrande de douceurs, comme s'il y avait là un rituel de Ramadan...
Il y a aujourd'hui dans l'islam, un courant qui se revendique de ses valeurs pour commettre ces actes. C'est un problème pour les musulmans qui doivent le combattre s'ils veulent s'en démarquer... La guerre de religion qui fait rage dans l'islam contemporain entre sunnites et chiites confirme cet état de faits. Il y a tout simplement, si l'on peut dire, un courant, l'islamisme, qui est à l'œuvre dans ce chaos. Dans les rangs de cet univers religieux, se produit dans une terrible régression de l'humanité qui voit la religion régresser aux temps primitifs des sacrifices humains, des crimes rituels...
Il faut appeler un chat, un « chat ». C'est la condition sine qua non de la salubrité publique et de la santé mentale, ce que le discours dominant officiel autant que médiatique a mis en très grave danger depuis 15 ans. La question doit être posée au monde musulman. C'est comme cela qu'il faut concevoir un rapport d'égalité et de respect que nous sommes en droit d'attendre et d'exiger".
Le 28 juillet 2016, dans sa tribune Terrorisme : on sacrifie les victimes pour ne pas avoir à livrer bataille contre les bourreaux publiée par Le Figaro, Shmuel Trigano, professeur émérite des universités, a écrit : 

"Les actes terroristes sont commis explicitement au nom de l'islam... 
Le meurtre des non-musulmans est perpétré par les islamistes comme un sacrifice religieux offert à la divinité, un meurtre «moral», «sacré», de même que la mort recherchée du pseudo « martyr » lui ouvre la porte du paradis : un véritable culte de la mort.
Il faut comprendre cette logique d'un autre âge, profondément régressive sur le plan de l'histoire humaine (la régression de la religion au sacrifice humain!), pour comprendre le motif de tous ces massacres. Cette explication n'est pas un commentaire de ma part. Elle découle de sources coraniques et elle est confirmée par l'imam Qaradawi, qui siège au Qatar, pays ami de la France, et qui est le chef du Conseil de la Fatwa pour l'Europe, le mentor sur la plan de la Charia des Frères Musulmans (et donc de leurs émules français). Dans ses décisions juridiques, il justifie le meurtre des non musulmans, et avant tout des Juifs, comme un moyen licite de défendre et illustrer l'islam. Il va même jusqu'à estimer que, si le «martyr» le juge nécessaire, le meurtre des non-musulmans pourrait s'accompagner, pour le succès de l'opération, de la mort de musulmans (ainsi expédiés illico presto au paradis). Sur ce dernier point, celà montre parfaitement que le fait que les attentats frappent aussi des musulmans ne diminue en rien le caractère et la justification exclusivement islamiques de ces actes. À ce propos, il est pitoyable de voir journalistes et experts se perdre en conjectures sur les motifs des massacres et entraîner avec eux un public sidéré et égaré, parce qu'ils se refusent à voir la réalité en face..."
Statue
Le 28 septembre 2017, pour les 83 ans de la star, Saint-Tropez a dévoilé une statue en bronze à son effigie. "La beauté de la statue de Brigitte Bardot, inspiré de la Naissance de Vénus de Botticeli, revisité par le maître italien de la BD érotique Milo Manara, n'a pas enthousiasmé tous les admirateurs de l'actrice... Cette œuvre grandiose, de quelque 700kg et de 2,5m de hauteur, a été offerte à la mairie par le commissaire-Priseur Alexandre Millon. Il avait été le responsable de la vente aux enchères des 25 aquarelles de Manara dédiées à l'icône".

Un bel hommage et une oeuvre de gratitude à l'égard de Brigitte Bardot qui a rendu mondialement célèbre ce port de pêche apprécié de peintres impressionnistes.


Moi je joue
Le 25 octobre 2017, sort Moi je joue, de Brigitte Bardot avec la collaboration de François Bagnaud. « La chanson, c’était ma récréation après les tournages ! » "Gilbert Bécaud, Sacha Distel, Georges Brassens, Jacques Brel, Nino Ferrer... tous ont voulu composer pour Brigitte Bardot en célébrant sa beauté et sa sensualité. Mais ce sont Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois («La Madrague», «Le Soleil»), et bien sûr Serge Gainsbourg («Harley Davidson», «Bonnie and Clyde») qui lui écriront ses plus belles et inoubliables chansons. Entre sourire et émotion, B.B. partage ses souvenirs souvent inédits, parfois touchants et inattendus, sur sa carrière de chanteuse".


Et Dieu créa la femme... de Roger Vadim
Iéna Productions, Cocinor, U.C.I.L, Raoul J. Lévy, 1956, 88 min
Image : Armand Thirard
Montage : Victoria Mercanton
Musique : Paul Misraki
Scénario : Roger Vadim, Raoul J. Lévy
Avec Brigitte Bardot, Curd Jürgens, Jean-Louis Trintignant, Christian Marquand, Georges Poujouly, Jean Tissier, Jeanne Marken, Mary Glory, Isabelle Corey, Jean Lefebvre, Philippe Grenier, Jacqueline Ventura, Paul Faivre 
Sur Arte le 28 décembre 2016 à 20 h 55

Scandale ! Brigitte Bardot au secours des bébés phoques, de Philippe Collin, Xavier Mauduit, Frédéric Bonnaud
Sur Arte le 15 août 2015 à 20 h 36

Viva Maria, de Louis Malle
Nouvelles Editions de Films, Les Productions Artistes Associés, Vides Cinematografica, Oscar Dancigers, 1965, 112 min
Image : Henri Decaë
Montage : Kenout Peltier, Suzanne Baron
Musique : Georges Delerue
Scénario : Louis Malle, Jean-Claude Carrière
Avec Brigitte Bardot, Jeanne Moreau, Claudio Brook, Paulette Dubost, Poldo Bendandi, George Hamilton, Carlos López Moctezuma, José Ángel Espinosa 'Ferrusquilla'
Sur Arte les 15 août à 13 h 35, 23 août à 13 h 35, 1er septembre à 13 h 35 et 9 septembre 2016 à 13 h 35
Visuels : © Gaumont 2013

Par François Reichenbach et Eddy Matalon
France, 1968, 47mn
Musique : Francis Lai
Diffusion le 22 juillet 2012 à 16:15

Visuels : 
© Arte pour En cas de malheur
© Studio Canal
© Sony Pictures pour La Vérité
© Jean Adda
© Sipa. 1977 - Brigitte Bardot en campagne pour sauver les bébés-phoques au Canada

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié pour la première fois le 21 juillet 2012, puis le :
- 9 septembre 2012 à l'approche de la soirée Gainsbourg sur France 2 - Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar, puis Un jour un destin, Gainsbourg - ce 9 septembre 2012 dès 20 h 45 ;
- 25 décembre 2012 à l'approche de la diffusion de Viva Maria, de Louis Malle, avec Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, le 26 décembre 2012 à 0 h 05 ;
- 27 novembre 2013. Arte a diffusé Bardot, la méprise, documentaire de David Teboul, ce 27 novembre 2013 à 20 h 50 ;
- 24 mars 2014. Arte a diffusé à 20 h 40 La vérité d'Henri-Georges Clouzot, avec Brigitte Bardot, Sami Frey et Marie-José Nat ;
- 23 mai 2014. France 5 a diffusé le 24 mai 2014 Le mystère Bardotdocumentaire de Gilles Nadeau ;
- 13 août et 23 septembre 2014. Toute l'histoire a diffusé les 13, 14 et 16 août 2014 Bardot, la méprise ;
- 7 juin 2015. Arte diffusa les 7, 9 et 26 juin 2015 En cas de malheur, de Claude Autant-Lara, puis Bardot, la méprise, documentaire de David Teboul ;
- 7 décembre 2015. Le 9 décembre 2015, Toute l'Histoire diffusa Brigitte Bardot, la méprise ;
- 15 mai, 15 juin, 1er septembre et 29 décembre 2016.

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