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vendredi 27 décembre 2019

Walter Matthau (1920-2000)


Walter Matthau (1920-2000) est un comédien, réalisateur et producteur juif américain qui a excellé dans la comédie, tout en abordant avec succès des registres dramatiques et d'autres genres cinématographiques. Arte rediffusera le 2 janvier 2020 « Jeux d'espions » (Agentenpoker) par Ronald Neame. 


Walter Matthau est né dans une famille juive ashkénaze à New York, en 1920. Son père Milton Matthow, électricien et colporteur, était originaire de Kiev. Quant à sa mère Rose, née Berolsky, immigrée de Lituanie, elle travaillait dans un modeste atelier. 

Enfant, Walter Matthau passe les vacances d’été dans des camps de la communauté juive. Là, il interprète ses premiers rôles dans des spectacles hebdomadaires.

Adolescent, il exerce divers métiers : il est notamment caissier et vendeur de boissons gazeuses au Yiddish Theater District qui recourt parfois à ses talents pour de la figuration.

Il étudie l'art dramatique à la New School de New York, aux côtés de with Gene Saks, Rod Steiger, Harry Guardino et Tony Curtis.

A Broadway, il débute comme doublure d'un acteur qui interprétait le rôle d’un archevêque dans « Anne of the Thousand Days » (Anne des mille jours) de Maxwell Anderson (1948). 

Sa carrure physique l’amène à être recruté comme entraîneur dans des salles de boxe.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, Walter Matthau s’engage dans l'armée de l'air où il est affecté au poste de décrypteur.

En 1955, il joue le rôle d’un méchant dans « The Kentuckian » (L'Homme du Kentucky), western réalisé par Burt Lancaster. Son premier rôle au cinéma. 

Il alterne les rôles de méchant et de gentil dans La Rivière de nos amours, Derrière le miroir, Bagarres au King Créole, Les Liaisons secrètes...

Dans sa filmographie figurent surtout des films où Walter Matthau aborde des genres différents : Point limite (Fail Safe) de Sidney Lumet, La Puce et le Grincheux de Walter Bernstein, Pirates de Roman Polanski, JFK d’Oliver Stone… 

Les cinéphiles se souviennent de ses rôles de rusé grincheux dans des comédies - Charade de Stanley Donen, Hello, Dolly ! de Gene Kelly avec Barbra Streisand, Fleur de cactus de Gene Saks -, dont certaines sont fondées parfois sur des duos masculins qu’il incarne aussi à Broadway. 

Les plus mémorables sont le tandem Walter Matthau et Jack Lemmon dans dix films, dont Drôle de couple (The Odd Couple) réalisé par Gene Saks d’après la pièce de théâtre de Neil Simon créée à Broadway, La Grande Combine, Spéciale Première et Victor la gaffe de Billy Wilder

Walter Matthau est distingué par un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son personnage dans La Grande Combine (1966).

Il a aussi reçu des BAFTA, Golden Globe et Tony awards.

Fidèle au parti démocrate, il souffrait d'une addiction au jeu.

"Charade"

En 1963, « Charade  », réalisé par Stanley Donen, offre à Cary Grant, à Audrey Hepburn et aux autres comédiens, dont Walter Matthau, l'occasion de briller dans une comédie policière sophistiquée dont l'action se situe notamment à Paris.

« De retour des sports d’hiver, la jolie traductrice Reggie Lambert découvre son mari assassiné dans leur appartement parisien mis à sac. Peter Joshua, un séduisant divorcé qu’elle a rencontré à Megève, lui propose son aide. Bientôt, les anciens amis du défunt refont surface. Ils sont persuadés que Reggie sait où son mari a caché le magot qu’il a subtilisé à la Résistance française… Une femme enquête sur l'étrange assassinat de son mari avec l'aide d'un séduisant divorcé... »

« Truffée de clins d’œil à l'histoire du cinéma, de rebondissements et de courses-poursuites, une comédie pétillante de Stanley Donen, servie par un duo de grande classe : Audrey Hepburn et Cary Grant ».

« Réalisée par l’auteur de Chantons sous la pluieCharade est un pur bonheur. Truffé de clins d’œil à l’histoire du cinéma, de rebondissements, de répliques irrévérencieuses, de courses-poursuites dignes des plus belles chorégraphies, cette comédie policière emballe le spectateur ». 

« Portée par un duo d’acteurs étincelant, elle est surtout le comble du glamour hollywoodien ». 

Habillée par Givenchy, Audrey Hepburn, « plus gracieuse que jamais, illumine le film de son mélange de drôlerie et de fragilité. Quant à Cary Grant, impossible de résister à ses airs narquois de séducteur ». 

« Initialement, l’acteur avait rejeté le projet : il se jugeait trop vieux pour le rôle et soulignait sa grande différence d’âge (trente ans) avec la jeune première. Pour dissiper ses réticences, on rédigea des blagues et des sous-entendus sur le sujet. Ici, c’est la jeune femme qui mène le jeu de la séduction, inversant ainsi l’ordre des choses ».

« Jeux d'espions »
Arte diffusera le 2 janvier 2020 « Jeux d'espions » (Agentenpoker) par Ronald Neame (1980) avec Walter Matthau, Ned Beatty, Glenda Jackson, Sam Waterston et Herbert Lom.

« Écarté par un supérieur incompétent, un vieux briscard de la CIA décide de se venger en rédigeant ses mémoires à ses risques et périls... Avec l'irrésistible Walter Matthau, une comédie d’espionnage à l’humour délicieusement suranné, réalisée en 1980 par Ronald Neame. »

« Pour avoir délibérément épargné son homologue soviétique, non sans avoir au préalable démantelé son réseau à Munich, Miles Kendig, un habile quoique vieillissant agent de la CIA, est mis au placard par son chef. D’un flegme tout britannique, le préretraité entreprend alors de se venger, en rédigeant ses mémoires et en révélant tous les secrets de la "grande maison". Une ultime et périlleuse mission, pour laquelle il est assisté par une ex-collègue et néanmoins amante, l'aristocratique Isobel von Schmidt. »

« Dans une atmosphère seventies surannée, le Britannique Ronald Neame (Un hold-up extraordinaire) met en scène, à partir du best-seller Hopscotch de Brian Garfield, un monde crépusculaire dans lequel les vieux espions raffinés – Miles Kendig est un fervent mélomane – sont remplacés par d’épais technocrates sans foi ni loi. Dans ce jeu du chat et de la souris, le débonnaire Walter Matthau campe avec élégance cet agent farceur, qui trompe en s’amusant la petite cohorte de pieds nickelés, issus des rangs de la CIA et de ses alliés, mais aussi des services secrets russes, lancée à ses trousses. Dans un parfum de fin de guerre froide, les regards – et les grosses moustaches – se croisent sous les chapeaux dans les aéroports, les bimoteurs et les hélicoptères rivalisent de lenteur dans les airs (même si le héros s’envole aussi en Concorde), et les paquets de cigarettes dissimulent encore des bandes magnétiques au contenu explosif... Une attachante et so british comédie d’espionnage, aux antipodes du déferlement de moyens des James Bond. »


« Charade  », par Stanley Donen
Universal Pictures, Stanley Donen Production, 1963, 109 min
Auteur : Peter Stone, Marc Behm
Image : Charles Lang Jr.
Montage : James Clark
Musique : Henry Mancini
Producteur/-trice : Stanley Donen, James Ware
Scénario : Peter Stone
Avec Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau, James Coburn, George Kennedy, Dominique Minot, Ned Glass, Jacques Marin, Paul Bonifas, Thomas Chelimsky 
Sur Arte le 11 juin 2017 à 20 h 55
Visuels 
Audrey Hepburn (Reggie Lambert) et Cary Grant (Peter Joshua)
© NBC/Universal

« Jeux d'espions » par Ronald Neame
Etats-Unis, 1980, 100 min
Auteur : Brian Garfield
Scénario : Brian Garfield, Bryan Forbes
Production : Avco Embassy Film
Producteur/-trice : Edie Landau, Ely Landau
Image : Arthur Ibbetson, Brian W. Roy
Montage : Carl Kress
Musique : Ian Fraser
Avec Walter Matthau, Ned Beatty, Glenda Jackson, Sam Waterston, Herbert Lom, David Matthau, George Baker
Sur Arte le 2 janvier 2020 à 01 h 10. Disponible du 23/12/2019 au 21/01/2020
Visuels : © Koch Films

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Les citations proviennent  d'Arte.

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