Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

vendredi 23 février 2018

« Elser, un héros ordinaire », par Oliver Hirschbiegel


Arte diffusera le 26 février 2018 « Elser, un héros ordinaire » (Elser - Er hätte die Welt verändert ; 13 minutes), par Oliver Hirschbiegel. « En novembre 1939, un jeune menuisier allemand tente d'assassiner Adolf Hitler... Dix ans après « La chute », Oliver Hirschbiegel brosse le portrait d'une Allemagne gangrenée par le nazisme à travers le geste héroïque d'un anonyme ».
   

« Le 8 novembre 1939, comme chaque année depuis qu'il est chancelier, le Führer s'apprête à prononcer un discours dans la brasserie de Münich où il lança, en 1923, son putsch manqué. Résolu à mettre un coup d'arrêt au nazisme en tuant Hitler, un jeune ouvrier aux sympathies communistes, Georg Elser, cache une bombe à retardement de sa fabrication dans le conduit de cheminée de l'établissement. Mais alors qu'il s'apprête à passer la frontière suisse, il est interpellé par deux douaniers… »

Georg Elser (1903-1945) a été un artisan menuisier et horloger excellent, et est demeuré dans l’Histoire comme un résistant au nazisme, un Allemand attaché à la liberté et proche des idées communistes. Sa motivation réside aussi dans sa volonté d’arrêter la guerre en tuant les dirigeants nazis - Hitler, Goebbels, Frank, Ribbentrop, Bouhler - réunis dans cette brasserie. La bombe tue huit personnes et en blesse 63 autres. 

Présenté par la propagande nazie comme un espion au service des Britanniques, Georg Elser n’est pas jugé. Il est détenu à Berlin jusqu’en 1941, puis à la prison du camp d’internement d’Oranienburg avec des politiciens français Edouard Herriot et Paul Reynaud. En 1944, il est transféré à Dachau où il isolé, étroitement surveillé. Le 9 avril 1945, il est exécuté « sur ordre supérieur » réclamant que son exécution soit maquillée en « accident mortel » lors d’un bombardement.

Ce n’est que dans les années 1990 que Königsbronn, ville natale de Georg Elser, appose une plaque à la mémoire de celui qui « voulait empêcher que plus de sang encore ne soit versé ». Le 11 avril 2010, une statue est inaugurée 

« Cet attentat contre Hitler aurait pu changer le cours de l'histoire ». 

« Exécuté à Dachau en 1944 et tombé après-guerre dans l'oubli, son auteur, Georg Elser (superbe Christian Friedel), retrouve le chemin de la mémoire collective dans un film à la mécanique implacable ». 

« Dix ans après La chute, où il retraçait les dernières heures d'Hitler dans son bunker, Oliver Hirschbiegel se penche de nouveau sur les heures sombres du nazisme. Au-delà des minutieux préparatifs de l'attentat et des terribles interrogatoires, le cinéaste plonge en flashback dans les ressorts qui ont déterminé Elser à passer à l'action ».

« De la difficulté croissante à trouver un emploi à l'embrigadement des plus jeunes, des opposants transformés en esclaves par le travail forcé aux rues pavoisées de croix gammées, il montre l'insidieuse montée en puissance de l'idéologie nazie et sa gangrène sur le quotidien de la petite ville de Koenigsbronn, où vivait Elser ». 

« Cri de liberté d'un anonyme contre l'oppression totalitaire, ce film met en pleine lumière l'inexorable dévoiement d'une société tout entière ».

Le titre anglais (13 minutes) évoque le fait que la bombe d’Elser a éclaté dans un lieu que Hitler venait de quitter treize minutes auparavant.

Construit en flash-back, ce biopic a été présenté hors compétition à la 65e Berlinale. Avec Labyrinth of Lies de Giulio Ricciarelli, il a été l’un des films sélectionnés par l’Allemagne dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère à la 88e cérémonie des Oscar.


« Elser, un héros ordinaire », par Oliver Hirschbiegel
Allemagne, 2014, 114 min
Montage : Alexander Dittner
Musique : David Holmes
Production : Lucky Bird Pictures, ARTE, SWR, BR, WDR, Delphi Medien, Philipp Filmproduction, ARD Degeto
Producteur/-trice : Oliver Schündler, Boris Ausserer, Fred Breinersdorfer
Scénario : Fred Breinersdorfer, Léonie-Claire Breinersdorfer
Acteurs : Christian Friedel, Katharina Schüttler, Burghart Klaußner, David Zimmerschied, Felix Eitner, Johann von Bülow, Rüdiger Klink, Cornelia Köndgen, Martin Maria Abram, Thomas Gräßle, Simon Licht, Lissy Pernthaler, Udo Schenk, Michael Kranz, Gerti Drassl
Sur Arte le 26 février 2018 à 20 h 50

Visuels :
David Zimmerschied, à gauche et Christian Friedel, à droite
Burkhart Klaußner, Johann von Bülow, et Christian Friedel. (de gauche à droite).
Christian Friedel et Katharina Schüttler.
Christian Friedel (entouré de ses amis)
Christian Friedel
Burghart Klaußner, Christian Friedel et Johann von Bülow (de gauche à droite)
© SWR/Lucky Bird Pictures/Bernd Schuller

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont d'Arte.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire