lundi 6 mars 2017

« Stavisky, l'escroc du siècle » par Claude-Michel Rome


France 5  diffusera le 6 mars 2017 à 20 h 50 « Stavisky, l'escroc du siècle » par Claude-Michel Rome. L’évocation du parcours de Serge Alexandre Stavisky, dit le « Beau Sacha » (1886-1934), escroc français juif ayant noué des relations dans les milieux de la politique, de la presse et de la justice, et étant décédé dans des circonstances non élucidées.


Serge Alexandre Stavisky (1886-1934) naît dans une famille juive à Slobodka, alors dans l’empire russe.

La famille Stavisky s’installe en France quand Serge Stavisky a 12 ans. Emmanuel Stavisky, père d’Alexandre Stavisky, exerce son métier de chirurgien-dentiste à Paris.

Alexandre Stavisky est élève au lycée Condorcet, et obtient la nationalité française en 1910.

Jeune, il dérobe les prothèses en or de son père, et les revend à des receleurs du quartier parisien du Marais.

En 1912, il monte une escroquerie avec son grand-père Abraham Stavisky en se présentant comme directeur estival des Folies Marigny. Après quelques soirées de spectacles, il fuit avec l’argent avancé par divers prestataires ou concessionnaires.

Il multiplie les délits : faux chèques, trafic de drogue avec la Turquie, escroquerie liée aux bons du Trésor, etc. Parfois avec Jean Galmot.

Ne pouvant indemniser les victimes de son fils, Emmanuel Stavisky se suicide.

Alexandre Stavisky est condamné à dix-huit mois d’emprisonnement à la prison de la Santé. Grâce à un faux certificat médical, il parvient à obtenir sa libération.

Alexandre Stavisky épouse Arlette, ancienne mannequin pour Chanel.

Dans les années 1930, propriétaire du Théâtre de l’Empire, Alexandre Stavisky « explose dans un tourbillon enivrant de fêtes, entre luxe, argent et pouvoir. Ce funambule de la finance se joue avec élégance et délectation de la morale d'une classe politique corrompue. Dandy, beau parleur, incroyablement séduisant, il met Paris à ses pieds ».

Comme Marthe Hanau (1886-1935), il recourt à l’escroquerie financière dite « système de Ponzi » : les investissements sont rémunérés par l’argent de nouveaux investisseurs. 

Il soigne ses relations avec des politiciens, des journaux, des magistrats, des policiers.

Mais l’enquête dirigée par Albert Prince, chef de la section financière du parquet de Paris, « quelques transactions périlleuses, quelques fortunes mises à mal l'entraînent rapidement vers le fond. Sa chute est aussi vertigineuse que son insolente ascension ». 

Le 25 décembre 1933, Gustave Tissier, directeur du Crédit municipal de Bayonne créé par Stavisky, est arrêté pour fraude et pour avoir mis en circulation des faux bons au porteur pour 25 millions de francs. Un mécanisme rendu possible par la complicité de Dominique-Joseph Garat, député-maire de Bayonne.

Le « Beau Sacha » décède « dans des conditions mystérieuses » le 8 janvier 1934, dans un chalet de Chamonix. Suicide ? Assassinat ? Hebdomadaire satirique, Le Canard enchaîné a titré « « Stavisky se suicide d'un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant. »

Le « meurtre de Stavisky, maquillé en suicide, entraîne la France dans les émeutes » antiparlementaires du 6 février 1934 et « la tentative de coup d'Etat des ligues fascistes... » Il joua un rôle dans la chute du deuxième gouvernement Camille Chautemps, radical.

Léon Daudet forge le néologisme « stavisqueux » pour qualifier les prétendus complices de Stavisky.

Le 16 février 1934, le cadavre d’Albert Prince est découvert.

Veuve, Arlette Stavisky s’installe aux Etats-Unis avec ses deux enfants, Claude et Micheline et y débute une carrière de danseuse. Elle rentre trois ans plus tard en France où elle gagne sa vie comme couturière dans un quartier parisien huppé.

En 1974, Jean-Paul Belmondo interprète cet escroc dans le film Stavisky, réalisé par Alain Resnais.

Dans le film « Stavisky, l'escroc du siècle » par Claude-Michel Rome, Tomer Sisley incarne Stavisky.


« Stavisky, l'escroc du siècle » par Claude-Michel Rome
Septembre Productions, 2013, 1 h 35 min
Tomer Sisley / Serge Alexandre Stavisky
Francis Renaud / l'inspecteur Pierre Bony
Isabelle Gélinas / Stella Kirov
Pierre Cassignard / Guillaume Faure
Raphaëlle Agogué / Arlette Stavisky
Hubert Saint-Macary / André Simon
François Feroleto / Lino Baldi
Frédéric Van Den Driessche / Albert Prince
Claude-Michel Rome / Réalisateur
Frédéric Porte / Musique
Sur France 5 le 6 mars 2017 à 20 h 50

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