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mercredi 16 septembre 2020

« No Man’s Land » d’Oded Ruskin


Série franco-belgo-israélienne « dramatique mêlant thriller et espionnage », « No Man's Land » d’Oded Ruskin est « une réflexion sur l’engagement et le sacrifice. Pendant le conflit syrien, Antoine (Félix Moati) part à la recherche de sa sœur (Mélanie Thierry) aux côtés de combattantes kurdes. Trois Anglais engagés dans le djihad mettent à l’épreuve leur amitié face à la violence de l’État islamique. À voir en intégralité du 18 septembre au 29 mai 2021. En VOD et DVD ».
« En plein conflit syrien, la quête d’un jeune Français à la recherche de sa sœur. une série emmenée par Félix Moati et Mélanie Thierry, disponible en intégralité dès le 18 septembre » 2020.

« Coproduite avec la fine fleur de la télévision israélienne, « No Man’s Land » entremêle thriller, espionnage et drame familial, proposant au passage une réflexion sur l’engagement. »

Et prouve combien l'excellence israélienne télévisuelle, du narratif résultant de recherches approfondies à la réalisation est appréciée notamment en Europe.

Curieusement, la série a choisi deux personnages principaux non musulmans engagés dans cette histoire tragique.

En huit épisodes, « cette ambitieuse série réunit des talents français et israéliens (créateurs de séries à succès comme Euphoria, Fauda ou False Flag) pour nous plonger au plus fort du conflit syrien, en 2014, année marquée par l’expansion de l’État islamique. Le résultat n’a rien d’une leçon de géopolitique : No Man’s Land navigue entre tension et émotion, dessinant une fresque qui mêle subtilement espionnage, guerre et drame familial. »


« La série franchit des frontières mentales et réelles, voyageant de France jusqu’en Syrie en passant par la Grande-Bretagne et l’Égypte. Le parcours d’Antoine, à la recherche de sa sœur aux côtés d’un bataillon de combattantes kurdes, et ceux des trois jeunes Anglais engagés dans le djihad permettent d’approcher, de l’intérieur, des mondes méconnus. Félix Moati, Mélanie Thierry, Souheila Yacoub, James Purefoy (Rome) et leurs partenaires rendent cette découverte crédible et passionnante, car à visage humain. Derrière la violence des affrontements apparaissent les trajectoires de femmes et d’hommes qui ont décidé, pour diverses raisons, de transformer radicalement leur vie. L’intrigue, qui progresse entre présent et passé à la manière d’un puzzle, tient en haleine tout en mettant en lumière la profondeur de chacun d’entre eux. No Man’s Land, réflexion sur l’engagement fondée sur une approche documentée, esquisse aussi, en miroir, un portrait de notre époque ».

À l’antenne en novembre, la série « No Man’s Land » est disponible sur arte.tv dès le 18 septembre 2020 et jusqu’au 30 mai 2021, ainsi qu’en DVD et VOD.


Épisode 1
« Paris, 2014. Antoine Habert est un jeune et brillant ingénieur. Deux ans plus tôt, sa sœur Anna, après avoir rompu avec sa famille, a trouvé la mort dans un attentat terroriste au Caire. Antoine semble avoir surmonté ce traumatisme et tente d’avoir un enfant avec sa compagne, Lorraine. Un jour, il croit reconnaître la silhouette d’Anna dans un reportage sur les combattantes kurdes en Syrie. Malgré les réticences de ses proches, Antoine, qui se sent responsable de ce qui est arrivé à sa sœur, décide de partir à sa recherche et s’envole pour la Turquie… »

Épisode 2
« La vie d’Antoine bascule dans la violence de la guerre, à mille lieues de son quotidien tranquille de trentenaire parisien. À la suite d’une embuscade à la frontière syrienne, il est capturé par des combattantes kurdes appartenant aux YPJ (Unités de protection de la femme). Leur meneuse, Sarya, le soupçonne de vouloir rejoindre les rangs du jeune État islamique (EI). Le sort d’Antoine est cependant suspendu après une offensive de Daech, favorisée par l’arrivée de trois djihadistes anglais porteurs d’armes lourdes, qui touche durement le bataillon kurde. »

Épisode 3
« Antoine parvient à prouver la véracité de son histoire. Ryan, un soldat engagé volontaire, confirme l’existence dans les rangs des YPJ d’une Française qui pourrait être sa sœur. Dans l’espoir de trouver celle qui se fait maintenant appeler Shamaran, Antoine convainc Sarya de le laisser suivre une nouvelle mission menée par le bataillon kurde. Pendant ce temps, Nasser, Iyad et Paul, les trois djihadistes anglais, s’intègrent dans l’armée de l’État islamique. Mais les motivations de l’un d’entre eux semblent troubles… »

Épisode 4
« Paris, six ans plus tôt. Antoine, étudiant, vit en colocation avec Anna. Tous deux enchaînent les histoires sans lendemain, jusqu’au jour où Anna tombe amoureuse de Najib, un réfugié iranien… Retour au présent. Tandis que dans sa mémoire reviennent les prémices de la disparition de sa sœur, Antoine prend part à la vie du bataillon et se rapproche de Sarya. Côté djihadiste, l’offensive se poursuit, et Nasser assume une mission éprouvante. Antoine va bientôt croiser le chemin d’un autre bataillon kurde, dont fait peut-être partie sa sœur. »

Épisode 5
« Flash-back sur la jeunesse de Sarya : la jeune femme a vécu douze ans à Paris. À la mort de sa mère, elle est revenue à contrecœur au Kurdistan, à la demande de son père, mais a fini par s’habituer à cette nouvelle vie. Retour au présent. Sarya et son bataillon reçoivent l’ordre de partir en éclaireurs. Antoine se lance à leur poursuite et grimpe dans leur camion sans leur demander leur avis. À Raqqa, Nasser ne se remet pas d’avoir décapité un cadavre. Mais la vidéo a récolté un grand succès sur Internet. Paul apprend qu’à Birmingham des frères s’occupent de son fils et vont l’envoyer en Syrie. »

Épisode 6 
« Quelques années plus tôt, au Caire. Anna travaille alors au département d’archéologie et d’égyptologie d’une université américaine et va bientôt participer à des fouilles en Iran. Au cours d’une fête, elle fait une rencontre qui va donner un tour inattendu à sa vie... »

Épisode 7
« L’EI lance l’assaut sur Kobani, provoquant la fuite de centaines de milliers de réfugiés. Alors que les forces kurdes envoient leurs combattants vers la ville assiégée, Antoine reçoit une information qui le place face à ses choix passés et présents. Iyad et Paul ont rejoint à Raqqa Nasser, qui occupe de nouvelles responsabilités… »  

Épisode 8 
« Alors que les forces en présence se retrouvent enfin face à face, Antoine est confronté à un dilemme douloureux. Dans le camp opposé, Paul demande des explications à Nasser après avoir découvert dans son Coran du matériel d’espionnage. »



« Les scénaristes israéliens à succès Ron Leshem et Amit Cohen (False Flag, Euphoria…) racontent la genèse de No Man’s Land, qu’ils présentent comme leur projet le plus ambitieux. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène ».

À travers cette série, vouliez-vous avant tout aborder le sujet du conflit syrien ?
Ron Leshem : Depuis nos débuts, nous aspirons à créer une série comme No Man’s Land. Un thriller qui soit à la fois une histoire de famille, d’amour et de guerre. Nous voulions aussi montrer un mouvement de résistance de l’intérieur. Les producteurs Maria Feldman et Eitan Mansuri, cocréateurs de la série, nous en ont donné l’occasion quand ils nous ont proposé de travailler sur l’histoire d’Antoine, ce jeune Parisien qui s’envole du jour au lendemain pour un univers radicalement autre. C’est ce voyage-là que nous voulions raconter.
Amit Cohen : No Man’s Land n’est pas un documentaire, c’est une série dramatique, pleine de rebondissements et d’émotion. Nous ne voulions pas faire une leçon sur la situation en Syrie, mais suivre les traces d’un personnage qui pénètre dans un monde inconnu dont il ignore les règles. Il s’agit avant tout d’un voyage émotionnel. Cependant, nous avions une responsabilité face au sujet, qui exigeait une grande précision, laquelle implique un travail de documentation approfondi et des rencontres. En cela, notre passé dans le renseignement nous a aidés. Tous les personnages de la série sont inspirés de gens que nous avons croisés.

Quel est le no man’s land évoqué dans le titre ?
R. L. : Une fois qu’il a franchi la frontière, Antoine découvre un monde à la fois effrayant et fascinant. Il va prendre conscience qu’il est possible de se dévouer à une cause qui nous dépasse. C’est un sentiment exaltant, mais aussi addictif : une fois qu’on est passé de l’autre côté, difficile de revenir à la vie normale.
A. C. : Dans les zones de guerre, le flou règne. Où sont les gentils, les méchants ? Nous voulions coller au sentiment de désorientation éprouvé par Antoine, ne jamais dire au spectateur quoi penser. Comme lui, il apprend les informations au fur et à mesure. Ce type de narration n’est pas commun à la télévision. Nous sommes heureux qu’on nous ait laissé la liberté de l’explorer.

Franchir la frontière : c’est le thème principal de cette histoire ?
A. C. : Pendant l’écriture, nous avons beaucoup pensé au roman Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway, qui s’inspirait de son expérience de journaliste pendant la guerre d’Espagne, et posait la question de l’engagement. Qu’est-ce qui fait qu’on prend position dans une guerre qui n’est pas la sienne ? Les personnages de No Man’s Land franchissent une frontière géographique et intérieure pour défendre une cause qu’ils estiment juste. C’est vrai pour les combattantes kurdes des YPJ comme pour les djihadistes.
R. L. : L’État islamique était un acteur incontournable de cette histoire. Il nous fallait l’explorer au même titre que les autres. Nous avons donc imaginé la trajectoire de trois amis qui quittent l’Angleterre pour le rejoindre, en essayant d’oublier les clichés et de nous glisser dans leur tête, et en montrant – par instants – ce qui peut rester de bon en eux. Ces personnages agissent comme des révélateurs de l’hypocrisie occidentale. Nos gouvernements, par crainte du retour des djihadistes dans leur pays, ont eu intérêt à ce que la guerre continue. Le personnage de Stanley, avec tout le mystère qui l’entoure, incarne ces ambiguïtés : il y a un prix à payer pour notre tranquillité, et nous ne voulons pas forcément le connaître.

Que révèlent ces destinées de notre époque ?
R. L. : Le monde dans lequel nous vivons est tellement vulnérable. On a le sentiment que tout peut s’effondrer d’une minute à l’autre. Les démocraties sont affaiblies, inspirant la défiance et la peur. Les hommes et les femmes qui se retrouvent là-bas reflètent de manière extrême nos angoisses et nos interrogations.
A. C. : Si nous étions dans leur situation, que ferions-nous ? C’est la question que nous essayons de poser. Ces personnages semblent loin de nous, mais ils nous touchent car ils sont confrontés à des questions universelles : renouer avec une sœur, renoncer à sa vie amoureuse, se séparer d’un fils… Le contexte est celui de la guerre, mais il s’agit avant tout de relations humaines. »


« Rappel des faits : été 2014

« En 2014, le conflit syrien est un problème lointain, et nébuleux. En Europe, le nom de Daech est encore largement inconnu. L’opinion publique n’a pas pris la mesure de ce qui est en train de se jouer dans cette région du monde : la proclamation du Califat, au mois de juin, entend établir en Irak et en Syrie un État totalitaire au nom d’Allah. Les atrocités commises par les djihadistes alertent bientôt la communauté internationale. Mais il faudra de nombreux mois avant que l’on mesure la puissance d’attraction de Daech, qui diffuse par les réseaux sociaux ses messages appelant à défendre un islam rigoriste – et à préparer des attentats sur le sol européen. »


« Alors que l’organisation vole de victoire en victoire et étend rapidement son emprise en Syrie, une force parvient à bloquer sa progression vers le nord : l’armée de guérilla du peuple kurde. Mal connue et souvent mal comprise en France, la lutte des Kurdes pour leur indépendance dure depuis des siècles aux confins de la Turquie, de la Syrie et de l’Irak. Nourri par le marxisme puis par le libertarisme, leur mouvement de libération promeut un idéal de société progressiste et égalitaire. Les milliers de combattantes du YPJ (des unités exclusivement composées de femmes) portent sur la ligne de front un féminisme conquérant aux antipodes du sexisme radical de Daech. »


« Ainsi, par un hasard de l’histoire et de la géographie, deux forces aux valeurs exactement opposées se heurtent de plein fouet dans les jours les plus brûlants de la guerre syrienne. Du monde entier affluent des volontaires venus défendre l’une ou l’autre de ces visions du monde. En prenant son billet pour Istanbul, Antoine ignore, lui, presque tout de ces combats. No Man’s Land est d’abord, à travers son parcours, l’histoire d’un regard. Celui d’un jeune homme détaché découvrant, en même temps que les réalités de la guerre et la barbarie de Daech, une cause juste pour laquelle d’autres que lui sont prêts à donner leur vie.
Xabi Molia, collaborateur au scénario »

« Une série réaliste et immersive »

« No Man’s Land mêle drame familial et thriller d’espionnage pour un “voyage au bout de l’enfer” à la recherche d’une soeur disparue. Pour écrire l’histoire de ce personnage ordinaire plongé dans des circonstances extraordinaires, puis pour produire une série qui fasse pénétrer le spectateur au cœur d’univers méconnus et fascinants, il fallait une configuration particulière avec des partenaires idoines. Notre ambition était de rendre compte dans toute sa complexité de la réalité de la vie quotidienne des soldats de l’État Islamique, du combat, loin de toute idéalisation, des femmes Kurdes au sein de l’armée de libération, du jeu cynique des agents secrets qui manipulent des informateurs au mépris de leurs vies et enfin, de l’évolution d’un conflit dont rien ne laissait soupçonner la durée ni l’ampleur. »

« Cela ne pouvait être le fait que d’une équipe créative rompue à cette réalité géo-stratégique, et soucieuse d’apporter au récit un degré de réalisme et de précision proche du documentaire. Sur une idée originale de Maria Feldman et Eitan Mansuri, deux des producteurs les plus créatifs d’Israël, écrite par Amit Cohen et Ron Leshem, scénaristes parmi les plus prometteurs de la « nouvelle vague » israélienne, avec la collaboration de Xabi Molia, romancier et scénariste français très versatile pour la partie française du récit, et de Itai Anghel, l’un des seuls journalistes israéliens ayant pénétré l’Etat Islamique de l’intérieur. »

« No Man’s Land est une série qui a été conçue par ses producteurs et créateurs comme réaliste et immersive afin de permettre d’appréhender le drame, politique et intime, de l’intérieur, avec ceux qui le vivent. Nos sociétés de production respectives, en France et en Israël, ont toujours eu vocation à produire des séries télévisées prototypales, susceptibles de devenir des références dans nos pays respectifs. Si nos chemins se sont naturellement croisés autour de celle-ci, c’est parce que nous savions que seule la mise en commun de nos exigences de production et de nos ambitions créatives, ainsi que celles de nos partenaires, nous permettraient de venir à bout de ce défi artistique, logistique et financier.
Caroline Benjo, Simon Arnal & Carole Scotta (Haut et CourtTV),
Maria Feldman (Masha Productions), Eitan Mansuri & Jonathan Doweck (Spiro Films) »

Des humains dans la guerre

« Entre culpabilité et loyauté, rédemption et sacrifice, les quêtes personnelles des personnages de No Man’s Land vont les mener plus loin qu’ils ne l’imaginaient, au cœur d’une guerre qui va interroger l’engagement de chacun. 


Antoine Habert (Félix Moati) 
Antoine Habert mène à Paris une brillante carrière d’ingénieur et essaye d’avoir un enfant avec sa compagne Loraine (Julia Faure). Des années plus tôt, sa soeur a trouvé la mort dans un attentat au Caire. Lorsqu’il croit la reconnaître dans un reportage sur les combattantes kurdes en Syrie, il part à sa recherche, prêt à tout remettre en cause. Une fois arrivé en Syrie, il plonge dans l’inconnu, poussé par une intime conviction et un fort sentiment de culpabilité…


Anna Habert (Mélanie Thierry) 
Anna était une jeune archéologue, au caractère entier et passionné. Elle a trouvé la mort dans un attentat à la bombe au Caire, où elle s’était installée pour ses recherches. Peu de temps avant, de façon mystérieuse et définitive, elle avait rompu avec sa famille, y compris Antoine dont elle était très proche. Le rapport d’autopsie n’a laissé presque aucun doute sur son identité… Sauf pour Antoine qui se persuade qu’elle est toujours en vie.

Sarya (Souheila Yacoub)
Française d’origine kurde, elle est engagée volontaire dans les YPJ (Unités de protection de la femme) en guerre contre les groupes cherchant à conquérir les territoires kurdes de Syrie, principalement l’État Islamique. Sarya est une combattante, entièrement dédiée à la cause de son peuple et à ses idéaux de liberté. C’est par sa milice qu’Antoine est fait prisonnier, d’abord soupçonné d’être un djihadiste. Elle ne sortira pas indemne de cette rencontre.

Stanley (James Purefoy)
L’énigmatique Stanley ménage chacune de ses apparitions, mais semble être partout : en Europe, en Égypte, en Syrie. Agissant pour le compte de mystérieux commanditaires, il exerce son influence avec une grande force de persuasion. Il relie les destinées de plusieurs personnages, dessinant en secret la carte des intérêts occidentaux, dans toute leur ambiguïté.

Nasser (James Krishna Floyd), Iyad (Jo Ben Ayed), Paul (Dean Ridge) 
Ces trois amis d’enfance ont grandi dans la même cité défavorisée de la banlieue de Londres. Ensemble, ils rejoignent les rangs de l’État Islamique. Nasser est un ancien militaire, Iyad voulait être pianiste, Paul laisse derrière lui un fils. Ils plongent tête baissée dans la violence de leur nouvelle vie, apparemment inséparables, y compris dans la foi pour leur combat. Mais les graines de la discorde sont là… »


« No Man’s Land » d’Oded Ruskin
Série de Maria Feldman, Eitan Mansuri, Amit Cohen et Ron Leshem 
France/Belgique/Israël, 2020, 8 x 45 mn, VF/VOSTF
Coproduction : ARTE France, Haut et Court TV, Masha Productions, Spiro Films, Fremantle, Versus Production, en association avec Hulu
Scénario : Amit Cohen, Ron Leshem
Adaptation française et dialogues : Xabi Molia
Avec Félix Moati (Antoine Habert), Mélanie Thierry (Anna Habert), Souheila Yacoub (Sarya), Jo Ben Ayed (Iyad), James Floyd (Nasser), Dean Ridge (Paul), James Purefoy (Stanley), Julia Faure (Lorraine), François Caron (Philippe Habert), Céline Samie (Marie Habert)
Visuels : ©Sife.Elamine

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