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jeudi 20 août 2020

« Les guichets du Louvre » de Michel Mitrani


Arte diffusera les 24 août 2020 et 4 septembre 2020 « Les guichets du Louvre » (Die Verfolgten), film épuré et sensible de Michel Mitrani. « L'errance d'un jeune couple de hasard en pleine rafle du Vel d'Hiv, en France occupée, le 16 juillet 1942... Réalisé en 1974, ce film épuré de Michel Mitrani fut le premier à exposer la responsabilité française de cette sombre opération. Les jeunes acteurs Christine Pascal et Christian Rist sont entourés par une impressionnante galerie de seconds rôles : Judith Magre, Michel Auclair, Alice Sapritch... »

Le Marais en héritage(s) : 50 ans de sauvegarde, depuis la loi Malraux 

Michel Mitrani (1930-1996) était un réalisateur, acteur et scénariste français né à Varna (Bulgarie) dans une famille juive sépharade ayant fui l'Espagne à la en 1492. 

Vers 1930, la famille Mitrani s'installe en France. Durant la Deuxième Guerre mondiale, sous l’Occupation, Michel Mitrani vit comme enfant caché dans un pensionnat en Touraine. Sa mère est déportée et tuée au camp nazi d’Auschwitz (Pologne).

En 1955, Michel Mitrani est diplômé de l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques), devenue la FEMIS. Là, il a eu pour condisciples Alain Cavalier - il jouera dans "Le Plein de super" d'Alain Cavalier (1975) -, Louis Malle, Robert Mazoyer, Michel Wyn, Pierre Guffroy.

Il débute comme assistant réalisateur pour Claude Autant-Lara, Maurice de Canonge, Georges Franju, André Berthomieu, et chez Argos Films,  maison de production d'Anatole Dauman, et travaille avec Agnès Varda dans le court-métrage Du côté de la côte (1958).

Dès 1958, il commence sa carrière de réalisateur à l’ORTF (L'Office de radiodiffusion-télévision française), organisme chapeautant le service public radiophonique et télévisuel. Il est assistant réalisateur de Claude Loursais pour  des épisodes de la série "Les Cinq dernières minutes", de Marcel Bluwal et autres pionniers des Studios des Buttes-Chaumont. Pour le célèbre magazine d’information Cinq colonnes à la une, il réalise environ vingt reportages (1959-1965), dont  "Qu’en pense Alger ?" (1960) "où il avait inauguré le contre-jour pour protéger l'anonymat d'un étudiant musulman. Une méthode dramatisante très reprise par la suite".

Dès 1962, animé d'une haute idée des missions de la télévision publique, il adapte pour la télévision des œuvres de Samuel Beckett, Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras et Eugène Ionesco. Il réalise également des courts-métrages, tels "Max Ophüls ou le Plaisir de tourner" (collection Cinéastes de notre temps, 1965et "L'Atelier de Vieira da Silva" (1968).



Dans sa filmographie : "La Conversation" (d'après la pièce de théâtre de Claude Mauriac), avec Michael Lonsdale, Loleh Bellon et Guy Tréjan (1966), "La Nuit bulgare" (1970), "La Cavale" (1971), adaptation du roman d’Albertine Sarrazin, avec Jean-Claude Bouillon, Juliet Berto, Catherine Rouvel, Geneviève Page et Miou-Miou.

C'est son film "Les Guichets du Louvre"  qui affermit sa réputation en 1971. Une histoire d'amour brève durant la Rafle du Vél d'hiv, sous l’Occupation, interprétée Christine Pascal, Christian Rist et Judith Magre. 


Citons aussi l'adaptation cinématographique en 1979 du roman de Julien Gracq "Un balcon en forêt" avec Humbert Balsan, Aïna Walle, Yves Afonso et Jacques Villeret.

Pour la télévision, il signe la réalisation de "Par ordre du Roy" (1983), "Monsieur de Pourceaugnac" d’après Molière (1985) et "L'Invité clandestin" (1990).



En 1987, Michel Mitrani co-crée le Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA) qu'il préside jusqu'à sa mort. «Je voulais prouver qu'il existait un autre chemin que celui établi par les faiseurs d'audience et les publicitaires », avait-il expliqué en 1994. 

Pour Le Monde (13 novembre 1996), Catherine Humblot le décrivait ainsi : "Engagé, parfois jusqu'à l'emportement, ce « résistant » défendait tous les genres, sans autre parti pris que celui de la création. Il détestait avant tout les mercantis du petit comme du grand écran, qui rendent « les choses vulgaires » ; le « caporalisme » qui règne à la télévision et la médiocrité des programmes d'un service public « rongé de l'intérieur par les pratiques du privé ». Une télévision dans laquelle il a passé plus de trente ans, qui a représenté pour lui une vraie liberté, même s'il a connu aussi les projets que l'on refuse. Des peintres qu'il aimait beaucoup, il disait avoir appris l'usage de la liberté. Tout ce qui pouvait favoriser les alchimies entre le langage audiovisuel et le langage de l'art « porteur de trouble » l'intéressait. Michel Mitrani a cru à la télévision de service public, il a assisté à sa défaite. Cet utopiste acharné avait été formé à « l'école française » de l'ORTF, il s'est battu pour qu'elle laisse une place aux auteurs"

Rafle illustrée
Arte diffusera le 24 août 2020 « Les guichets du Louvre » (Die Verfolgten) de Michel Mitrani, avec Christian Rist et Christine Pascal. Un film devenu classique, baigné d'une lumière froide.

« L'errance d'un jeune couple de hasard en pleine rafle du Vel d'Hiv, en France occupée, le 16 juillet 1942... Réalisé en 1974, ce film épuré de Michel Mitrani fut le premier à exposer la responsabilité française de cette sombre opération. Les jeunes acteurs Christine Pascal", sensible et trop tôt disparue,et Christian Rist, qui s'orientera vers la mise en scène théâtrale, "sont entourés par une impressionnante galerie de seconds rôles : Judith Magre, Michel Auclair, Alice Sapritch... »



"En terme architectural, un guichet représente une ouverture facilitant le passage des piétons de type porte cochère ou porte charretière. L’appellation « Guichets du Palais du Louvre », aussi connu sous le nom de « Guichets de Lesdiguières », est donc issue de cette terminologie architecturale, désignant les trois ouvertures voûtées qui permettent aux piétons ainsi qu’aux véhicules de sortir et d’entrer dans les cours intérieures du musée du Louvre", d'accéder notamment aux quais pour enjamber la Seine via un pont et atteindre la rive gauche de la Seine. Ces Guichets représentent dans le film le passage espéré salvateur vers une rive supposée plus hospitalière pour les Juifs.

« Le 16 juillet 1942, dans un Paris occupé, Paul, un étudiant aux sympathies anarchistes, est averti que la police française prépare une gigantesque rafle dans les quartiers juifs de Paris, notamment celui du Marais », le quartier Saint-Paul.

Malgré le refus d'un ami de l'aider dans son entreprise de sauvetage de Juifs, « il s'y rend avec le vague projet d'aider ceux qu'il pourra à sortir de la nasse. Mais alors que la police française, aidée de la milice, embarque dans des cars et des autobus des milliers d'enfants, de femmes, d'hommes, de vieillards, ceux qu'il parvient à aborder, inconscients du danger, refusent son secours » et d'ôter leur étoile juive. 

« Il s'attache alors à une jeune fille, Jeanne, passant outre à ses réticences. Parce que française, celle-ci se croit en sécurité, mais elle apprend par une voisine que sa mère et sa sœur viennent d'être arrêtées… » Elle accepte qu'il l'accompagne chez "son patron, un fourreur travaillant pour les Allemands..." Il espère l'aider à rejoindre la rive gauche de la Seine via les Guichets du Louvre.

Homme de lettres, critique et historien du cinéma, maire, Roger Boussinot (1924-2001) "a attendu vingt ans pour raconter dans un roman à peine fictif la journée d’errance impuissante au milieu d’une horreur tranquille, vécue dans sa jeunesse ». 


Les guichets du Louvre de Roger Boussinot est le "récit d’un étudiant non juif soucieux de sauver une jeune fille juive, Jeanne, dont la mère et la soeur ont été arrêtées le matin même dans le IVème arrondissement (Boussinot, 1960). L'auteur, témoin de la rafle, met l'accent sur une passivité présumée des victimes et sur le « piège » que leur aurait tendu l'UGIF. Quand il l’adapte pour le cinéma en 1974 sous le même titre, Michel Mitrani tente avec difficulté de rééquilibrer cette représentation schématique qu’a choisie Roger Boussinot, mais le récit demeure un catalogue des postures de cette résignation présumée. Depuis le fatalisme du grand-oncle et des cousins aux « papillotes ridicules », s'inquiétant du retard des gendarmes chargés de les arrêter, jusqu'à la résignation de Jeanne", a analysé Michel Laffitte (Laffitte Michel, La rafle du Vélodrome d'hiver, 16-17 juillet 1942, Violence de masse et Résistance - Réseau de recherche, [en ligne], 9 Novembre 2009).

« Quand sort le film de Michel Mitrani, dix ans après le livre éponyme, l'écrasante responsabilité française de cette rafle et, au-delà, de la déportation de près de 75 000 juifs de France, reste encore largement occultée ». 

« Par petites touches précises, le réalisateur d'Un balcon en forêt excelle à peindre la réalité de cette opération de police orchestrée par Vichy au vu et au su des Parisiens ». 

« Entre l'ignominie et la solidarité spontanée, comme celle de ces souteneurs qui aident le jeune couple à s'échapper, l'indifférence domine, de la part des exécutants comme des témoins. » 

« Auprès d’une impressionnante galerie de seconds rôles (Judith Magre, Michel Auclair, Alice Sapritch…), les jeunes et émouvants Christine Pascal et Christian Rist donnent chair et sang à la banalité répétitive du crime de masse en train de se commettre. » 


"Si la rafle se trouve discrètement évoquée dans deux courts-métrages au tournant des années 1960, il faut attendre 1974 pour qu’elle occupe pour la première fois une place centrale dans un film, Les Guichets du Louvre, avant d’être représentée dans Monsieur Klein en 1976. Pour son cinquantenaire, en 1992, elle fait l’objet d’un documentaire réalisé pour la télévision qui lui est entièrement consacré : Opération « Vent printanier ». S’y ajoutent trois productions pédagogiques éphémères. Près de vingt ans plus tard, en 2010, une bouffée de mémoire semble ressurgir au cinéma avec deux fictions, très différentes l’une de l’autre : La Rafle, de Rose Bosch, et Elle s’appelait Sarah, de Gilles Paquet-Brenner d’après le roman de Tatiana de Rosnay", a résumé Claudine Drame (Drame, Claudine. « Le Vél’ d’Hiv au cinéma », Revue d’Histoire de la Shoah, vol. 195, no. 2, 2011, pp. 239-254).

Et Claudine Drame de rappeler : "Fidèle à sa fonction de reflet de son temps, le 7e art produit une douzaine de films de fiction, réalisés par des auteurs souvent prestigieux, ayant pour objet la période de l’Occupation, centrés plus particulièrement sur la vie des Français, leurs attitudes et réactions d’alors. Une mise en perspective plus large situe cette série au sein de la phase du « miroir brisé » de la mémoire de Vichy telle que la définit Henry Rousso, participant à une nouvelle lecture de l’Occupation, l’anticipant parfois."

Et l'historienne de souligner : "C’est dans ce contexte que Michel Mitrani adapte le récit autobiographique de Roger Boussinot, paru en 1960 et intitulé Les Guichets du Louvre. Le film éponyme sort en août 1974. Cette fiction, très fidèle au livre, voudrait avoir une valeur documentaire. L’action se situe à Paris le 16 juillet 1942 et met en scène un jeune étudiant – non juif – qui cherche à sauver au moins une personne de la rafle que l’on voit se dérouler toute la journée. C’est la première fois que le sujet est abordé et traité par le cinéma et qu’un film montre l’ampleur de la traque et des arrestations, dévoilant notamment l’implication de la police française".


Et Claudine Drame de poursuivre : "Bien que le film se veuille très fidèle au livre, l’image prédominante des policiers se trouve objectivement renforcée à l’écran. En effet, l’écrit autorise, dans ce cas précis, une plus grande proximité avec le héros qui nous livre ses émotions mêlées qui ne sont pas faites uniquement du sentiment d’injustice et de la volonté d’agir, mais aussi du trouble provoqué par la rencontre avec la jeune fille à laquelle il vient en aide. Le récit écrit apparaît davantage comme une expérience personnelle marquante, certes très liée aux événements, mais également constitutive d’une personnalité. À l’image, en revanche, la rafle prend le pas sur tout le reste non seulement parce qu’il s’agit d’une action visuellement représentable, mais parce que celle-ci renvoie à des événements connus désormais du spectateur – la déportation des Juifs, l’internement, l’extermination – autour desquels il a construit son propre imaginaire. À aucun moment on ne voit ces destinations à l’écran, tout comme on ne voit pas le stade et l’enfermement."


Et Claudine Drame de remarquer : "C’est cette partie non exprimée – aussi bien par le film que par le spectateur – qui confère sa dimension exceptionnellement dramatique à ce qui est montré. Michel Mitrani a revendiqué cet aspect. C’est toutefois ce qu’il avait répondu lors d’une projection. Au demeurant, l’image des individus policiers est relativement nuancée dans Les Guichets. Un épisode met en scène deux d’entre eux avertissant une famille que, d’ici quelques heures, ils reviendront pour l’arrêter. À leur retour, tous les membres sont là, assis sur leurs valises". 


Et Claudine Drame de conclure : "Quant à l’Église, sa représentation reste ambiguë. Une scène semble laissée à l’appréciation du spectateur : une femme, à qui l’on vient d’arracher son enfant, se jette aux genoux d’un prêtre en soutane, le suppliant de l’aider. Il ne peut visiblement rien faire et reste comme paralysé : c’est du moins ce que l’on pourrait percevoir si la scène ne se terminait sur le regard de mépris que l’étudiant lance au prêtre, regard qui sème le doute sur l’incapacité de l’Église à agir. La population parisienne semble regarder passivement ces cortèges de Juifs embarqués par la police dans les autobus spécialement affrétés. Cependant, par moments nous parviennent quelques murmures d’indignation. Les Guichets du Louvre demeure l’œuvre qui, à l’écran, a levé le voile sur le rôle de l’État français lors de cette énorme opération policière que ni Roger Boussinot ni Michel Mitrani ne nomment encore la « Rafle du Vél’ d’Hiv ».

En 2017, le film a obtenu une aide pour sa restauration et sa numérisation.

Affiches 
Le Mémorial de la Shoah a présenté l’exposition "Cinéma et Shoah, de l’affiche au dossier de presse" sur le matériel promotionnel - affiches, dossiers de presse, photos de tournage et d’exploitation en salles de cinéma, articles, manuels publicitaires  de films, américains ou européens, célèbres ou méconnus, concernant la Shoah (Holocaust) de 1940 à nos jours.

 En Europe occidentale, les films abordent tardivement la Shoah, après avoir glorifié la résistance, dénoncé la collaboration, loué des Justes parmi les nations - Maître après Dieu de Louis Daquin (1951) – et montré des enfants Juifs cachés : Le vieil homme et l’enfant de Claude Berri (1967).

 

C’est en France que le débat sur la représentation de la Shoah est le plus animé. Les persécutions et arrestations des Juifs sont évoquées dans Fortunat d’Alex Joffé (1960). La déportation des Juifs est abordée dans Kapò de Gillo Pontecorvo (1959) et L’enclos d’Armand Gatti (1961). La mémoire juive du génocide renaît après le procès d’Eichmann. 


Dans les années 1970 sont réalisés les grands films sur les persécutions antisémites sous l’Occupation - Le jardin des Finzi Contini (1970), Les violons du bal de Michel Drach (1974), Les guichets du Louvre de Michel Mitrani (1974), Le dernier métro de François Truffaut (1980) et Monsieur Klein de Joseph Losey (1976) –, sur les camps et les nazis : Portier de nuit (Il Portiere di notte) de Liliana Cavani (1974), un film qui a suscité une controverse. 

 

Auteur de Lacombe Lucien (1974) – histoire d’un milicien amoureux d’une Juive dénommée France Horn -, Louis Malle revient sur un événement dramatique dans Au revoir, les enfants (1987). Un fait l’ayant traumatisé et qui a « eu une énorme influence sur » sa vie : ce film décrit sobrement l’arrestation de trois enfants Juifs cachés dans un collège catholique français."


L’affiche de DVD est parfois plus explicite que celle du film. lors de sa sortie en salles. 


Ainsi, l’affiche du film Les Guichets du Louvre de Michel Mitrani (1974), lors de sa sortie en salles, est centrée sur le jeune Français chrétien qui tente de sauver sa compatriote Juive avant les rafles du Vel’ d’Hiv en la faisant quitter le quartier Juif du Marais (Pletzl) pour se rendre dans la rive gauche de Paris. 


Le film s’ouvre pourtant sur les policiers, dans leurs cars ou dans des bus, qui vont arrêter des Juifs à Paris, au matin du 16 juillet 1942. Certains représentants des forces de l'ordre sont accompagnés d’individus qui semblent être des miliciens. 


Les affiches du DVD montrent nettement des policiers français arrêter des enfants et adultes portant l’étoile jaune sur leur vêtement, et les conduisant vers des bus. 


Elles mettent au premier plan le contexte historique, tragique, de rafles des Juifs persécutés en France occupée par les Nazis, et des acteurs de ces événements tragiques : des Juifs, enfants et adultes de tous âges, identifiés par leur étoile de David jaune, parfois inconscients de "l'après",  souvent animés par un fatalisme, ou commettant un acte de folie, les policiers de base souvent zélés, des délateurs, des individus capables d'osciller entre l'altruisme et l'indifférence...


Épuré, ce film sensible s'avère d'autant plus bouleversant. Ainsi, cette scène où un policier français annonce à deux enfants juifs, séparés de leur mère, qu'il va les ramener vers leur mère, dont on devine qu'elle a déjà été raflée. Et, gentiment, il prête son sifflet au petit garçon juif qui immédiatement s'amuse à souffler dedans... Ou les scènes dans lesquelles des voisins de Juifs se partagent leurs objets modestes. Glaçant. 

Invitée par Paul à définir ce qu'est un Juif, Jeanne répond, comme une évidence "C'est un peuple, le peuple Juif". Ce qui explique sa décision finale. Peut-être fatale.


« Les guichets du Louvre » de Michel Mitrani 

France, 1974
Auteur : Roger Boussinot
Scénario : Michel Mitrani et Albert Cossery
Production : Les Films du Parnasse, Saga, Les Films du Limon, O.R.T.F.
Producteur/-trice : Roger Fleytoux, Carole Weisweiller
Image : Jean Tournier
Montage : Ziva Postec
Musique : Mort Shuman
Avec Christine Pascal (Jeanne), Christian Rist (Paul), Judith Magre (Mme Ash), Henri Garcin (Ernst Jünger), Michel Robin (le cousin), Michel Auclair (M. Edmond), Alice Sapritch (la vieille dame), Michel Robin, Henri Garcin, André Thorent
Sur Ciné + Classic les 24 avril 2019 à 1 h 25 et 27 avril 2019 à 9 h 30
Sur Arte les 24 août 2020 à 20 h 55 et 4 septembre 2020 à 13 h 35
Disponible du 24/08/2020 au 22/09/2020
Visuels : 
Prod DB © Films du Parnasse / DR LES GUICHETS DU LOUVRE
Prod DB © Films du Parnasse

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Les citations sur le film proviennent d'Arte.

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