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dimanche 18 octobre 2020

« Black Panthers » de Stanley Nelson

Arte diffusera le 20 octobre 2020 « Black Panthers », (The Black Panthers: Vanguard of the Revolutiondocumentaire en deux parties de Stanley Nelson. « L’histoire captivante de l'une des organisations les plus subversives et controversées du XXe siècle. D’inspiration marxiste-léniniste, les Black Panthers s’imposèrent comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. Mêlant archives rares et nombreux témoignages, une plongée coup de poing au cœur du "Black Power".

« De son avènement au cœur des sixties à sa chute impitoyable, le réalisateur Stanley Nelson retrace l’histoire captivante et méconnue des Black Panthers », mouvement politique gauchiste américain fondé par deux étudiants - Bobby Seale, président, et Huey P. Newton - en octobre 1966 à Oakland, en Californie, et influent jusqu'au début des années 1980. Le look de ses membres ? Bérets et vestes en cuir de couleur sombre, poings levés.

« Luttant contre la suprématie blanche et le capitalisme, ses membres ont marqué l’imaginaire collectif par la radicalité de leur militantisme, leur rhétorique à la fois agressive et fédératrice mais aussi leurs codes vestimentaires et leur manière révolutionnaire d’occuper l’espace public ». 

« Au son seventies et groovy du titre "Give More Power to the People" des Chi-Lites, ce documentaire restitue la beauté rageuse du mouvement sans occulter ses tourments et parts d’ombre – violence et bataille d’ego – au moyen d’archives colossales et d’interviews fouillées de militants, d’agents du FBI ou d’historiens ». 

« Il rappelle aussi que son point de départ – la violence policière – est toujours d'actualité ». Une allégation infondée.

« Mêlant archives rares et nombreux témoignages, une plongée coup de poing au cœur du Black Power ».

En référence au mouvement afro-américain des Black Panthers, a été désigné Panthères noires israéliennes (HaPanterim HaSh'horim) le mouvement de protestation, fondé en 1971, contre le traitement réservé aux Juifs sépharades ou orientaux en Israël.

« Oakland, Californie, 1966. Un an après les émeutes de Watts, à Los Angeles, deux étudiants, Huey P. Newton et Bobby Seale, fondent un collectif d’autodéfense pour surveiller les actions de la police dans le ghetto noir ». 

« En devenant, la même année, un mouvement politique de libération afro-américaine, le Black Panther Party (BPP) se fait le porte-voix d’une communauté brutalisée dans une Amérique dominée par les Blancs ». 

« D’inspiration marxiste-léniniste, l’organisation s’impose comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King ». 

« En parallèle à ses "programmes de survie" (petits déjeuners gratuits pour les enfants, dispensaires…), elle revendique un penchant pour l’insurrection ». 

« Slogans, coupe afro, poing levé : les Black Panthers ouvrent un nouvel imaginaire de lutte pour la communauté noire ».

« Le FBI, effrayé par l’aura du mouvement, y compris auprès de la jeunesse blanche, intensifie le contre-espionnage ». 

« L’arrestation de Huey P. Newton, mis en cause dans l’assassinat d’un policier, déstabilise l’organisation ». 

« En 1968, en réaction au meurtre de Martin Luther King, son porte-parole Eldridge Cleaver refuse de se rendre après un duel avec la police. Il s’exile à Alger et y crée la section internationale du parti ».

2e partie

« En 1969, l’élection de Richard Nixon à la tête des États-Unis permet au chef du FBI, J. Edgar Hoover, de poursuivre sa répression du mouvement, à ses yeux la "plus grande menace interne pour la nation". 

« À New York, 21 Black Panthers sont inculpés d’activités terroristes ». 

« Face à la multiplication des procès, l’organisation tente de réunir des fonds avec le soutien de personnalités comme Angela Davis ou Jane Fonda ». 

La star Marlon Brando a soutenu les Black Panthers avant de s'en éloigner.

« Mais les différentes procédures ternissent l’image du parti, réputé désormais pour être infiltré de toutes parts ». 

« Après sa sortie de prison le 5 août 1970, Huey P. Newton souhaite poursuivre les programmes sociaux quand Eldridge Cleaver prône la révolution et l'affrontement avec le gouvernement américain ». 

« Les luttes intestines profitent au FBI et ont peu à peu raison de l’organisation ». 

« En 1973, l’échec de Bobby Seale à la candidature de la mairie d’Oakland douche tout espoir de normalisation du parti ».  

« L’héritage Black Panther » 

« Le Black Panther Party a fait de l’image une arme pour exprimer ses revendications. Au cœur d’un documentaire sur l’histoire du mouvement, cette stratégie infuse aujourd’hui encore le combat noir américain . Par Clara Le Quellec ».

« Le 2 mai 1967, de jeunes Noirs, veste de cuir et béret sombre, envahissent, armés, le Capitole de Sacramento, en Californie. Ils protestent contre le projet de loi Mulford, qu’ils jugent raciste. Celui-ci vise à interdire le port d’armes en public dans l’État. Deux ans après les émeutes de Watts, à Los Angeles, l’Amérique découvre les Black Panthers, qui s'inspirent du comportement du félin qui fait leur nom : intimider mais n’attaquer qu’en cas d’agression. Dans la lignée des luttes entamées par Martin Luther King, Rosa Parks ou Malcolm X, le Black Panther Party (BPP) – à l’origine une organisation d’autodéfense, créée en 1966, pour surveiller la police dans le ghetto noir d’Oakland – se sert de la puissance de l’image pour mener son combat. Porte-voix d’une communauté stigmatisée et brutalisée, ce collectif frappe les esprits par son port d’armes, sa rhétorique, son audace et son code vestimentaire. Dessinés ou bien réels, les militants apparaissent le poing levé, symbole d’insoumission, et renversent les canons esthétiques en arborant la coupe afro, à l’instar d’Angela Davis, icône charismatique des droits civiques. Cette fierté noire revendiquée se propage dans les médias. En 1968, sur le podium des Jeux olympiques d’été à Mexico, deux athlètes afro-américains brandissent le poing en signe de ralliement aux Panthères. L’image fait le tour du monde ».

« Le Black Panther Party a marqué l’histoire des contestations noires par son avant-gardisme. Aujourd’hui, son héritage infuse les combats contemporains, notamment celui porté par Black Lives Matter (BLM), pour lequel l’artiste Emory Douglas, ancien illustrateur et ministre de la Culture du BPP, a revisité l’un de ses célèbres dessins. Si ce mouvement, né en 2013, se veut non-violent, il s’inspire toutefois d’une partie de l’imagerie de ses aînés, tels que le poing levé ou les slogans à la gloire du Black Power. En 2016, lors du Superbowl, la chanteuse Beyoncé, soutien de BLM, a d’ailleurs rendu un hommage appuyé aux Black Panthers. Comme ces derniers, certains militants patrouillent aussi dans les rues pour surveiller la police. C’est le cas, en 2016, du collectif Stop the Killing Inc., qui filme le meurtre d’Alton Sterling par deux policiers blancs à Bâton Rouge. À l’ère de Black Lives Matter, les réseaux sociaux font office de vitrine politique et le téléphone portable a remplacé les armes. Mais la rage demeure intacte pour rappeler que "la vie des Noirs compte". La vie de tout être humain compte. 

Rien ne justifie la violence et le racisme de BLM.  


« Black Panthers » de Stanley Nelson

Etats-Unis, PBS, Independant Lens, Firelight Films, 2015, 2 x 54 min

Sur Arte :

1ère partie  : le 20 octobre 2020 à 20 h 50, 23 octobre 2020 à 9 h 25, 18 novembre 2020 à 9 h 25

2e partie  : les 20 octobre 2020 à 21 h 45, 23 octobre 2020 à 10 h 20, 18 novembre 2020 à 10 h 20

Disponible du 13/10/2020 au 14/10/2021

Visuels :
Des enfants passent devant les graffitis du" Panther Power"
© 2006, Stephen Shames

Affiche “Afro American Solidarity With the Oppressed People of the World”
© Emory Douglas

La police arrête des manifestants à San Francisco
© 2012, Stephen Shames

Les panthères s' alignent lors d' un rassemblement de Free Huey à Defermery Park, dans le ghetto de l' ouest d' Oakland. L' homme à la peau claire est Gregory Harrison. Son frère, Oleander, est allé à Sacramento avec Bobby & Huey. Le 28 juillet 1968, il est à Sacramento avec Bobby & Huey
© 2006, Stephen Shames

Kathleen Cleaver, Oakland 1968
© Jeffrey Blankfort

Quatre Black Panthers tenant des drpeaux aux insignes du groupe des Black Panthers
© Pirkle Jones / Ruth-Marion Ba

Deux femmes avec des sacs de nourriture au People' s Free Food Program, un des programmes de survie des Panthères en 1972
© 2005, Stephen Shames

Affiche “Revolution In Our Lifetime”
© Emory Douglas

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Les citations proviennent d'Arte.

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