mercredi 8 juillet 2015

Les Studios Eclair de 1907 à 2007


En 2007, Epinay-sur-Seine, ville dans la banlieue au nord de Paris (Seine-Saint-Denis), et la Cinémathèque française ont célébré le centenaire de ses industries cinématographiques par une exposition  didactique retraçant l’histoire des studios et laboratoires Eclair, « des hommes forts de l’entreprise, des innovations techniques créées – Caméflex et caméras légères utilisées par la Nouvelle vague - et des nombreux films qui y ont vu le jour ». Depuis le 18 juin 2015, la firme Eclair, leader dans la restauration de films, est en redressement judiciaire.

L'enfance d'Alexandre Arcady

En 24 panneaux illustrés, Marc Sandberg, petit-fils de Serge Sandberg et auteur de la scénographie, des textes et fiches de l’exposition Les Studios Eclair de 1907 à 2007, assisté d’Olivier Sandberg, ont décrit les mutations d’une société devenue en 2003 le premier laboratoire de postproduction photochimique et numérique d’Europe.

Distinguant plusieurs périodes phares, cette exposition didactique a souligné le dynamisme des fondateurs, Charles Jourjon et Ambroise Parnaland, qui en moins de cinq ans, et par une production variée - séries comiques et scientifiques, l’Eclair-Journal – ont hissé leur firme, la société française des films l’Eclair, au 3e rang mondial de l’industrie cinématographique. 


A la fin de la Première Guerre mondiale, des problèmes ont amené la direction à faire appel à de nouveaux partenaires, notamment Serge Sandberg (1879-1981), exploitant de salles d’origine lituanienne qui fonda la société SIC Eclair et relança l’orchestre Pasdeloup en 1918.

Avec le film parlant, ces studios ont été choisis en particulier par la société Albatros d’Alexandre Kamenka pour le tournage d’œuvres de Jean Epstein, Jacques Feyder (La Kermesse héroïque) ou René Clair (« Sous les toits de Paris ») dans les décors de Lazare Meerson, assisté d’Alexandre Trauner.

En 1930, Serge Sandberg a revendu à Charles Jourjon tous les actifs d’Eclair sauf les studios de la rue du Mont loués avec promesse de vente à la société des films sonores Tobis…

En complément de cette exposition, étaient diffusés des films tournés par ou dans les studios Eclair de 1913 à 1920.

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié par L'Arche, et sur ce blog le :
- 26 novembre 2014. La Cinémathèque française a présenté l'exposition Profession Chef décorateur (3 décembre 2014-28 juin 2015). Un hommage à Bernard Natan, a été rendu le 26 novembre, à 18 h au siège de la Fémis, 6 rue Francoeur, 75018 Paris, qui abrita la société Rapid films, dirigée par Bernard Natan (1886-1942), Juif français né en Roumaniepionnier visionnaire du cinéma françaisproducteur talentueux, spolié - une spoliation évoquant celle du Dr Lionel Krief -, et diffamé par des rumeurs infondées le présentant à tort comme un escroc, puis assassiné à Auschwitz. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire