Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

lundi 18 octobre 2021

Marlène Jobert

Marlène Jobert 
est une actrice - Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages de Michel Audiard et L'Astragale de Guy Casaril (1968), Le passager de la pluie de René Clément, La Décade prodigieuse de Claude Chabrol (1971), Les Mariés de l'an II de Jean-Paul Rappeneau (1970), Le Secret de Robert Enrico (1974)La Guerre des polices de Robin Davis (1979) -, productrice et auteure de contes pour enfants française. Arte diffusera le 18 octobre 2021 « Nous ne vieillirons pas ensemble » (Wir werden nicht zusammen alt) de Maurice Pialat avec Jean Yanne et Marlène Jobert, et les 11 et 22 novembre 2021 « Alexandre le bienheureux» d’Yves Robert avec Philippe Noiret, Françoise Brion et Marlène Jobert.


Marlène Jobert est née en 1940 à Alger. Son père Charles Jobert, adjudant-chef, militaire de carrière dans l'aviation et sa mère est Éliane Azulay, qui exercera le métier de commerçante en Côte d’Or, lors de l’arrivée de la famille en France métropolitaine.

Elle grandit dans un milieu modeste et étudie à l’Ecole des Beaux-arts de Dijon et au Conservatoire d’art dramatique de Dijon, puis de Paris. Là, un de ses professeurs de comédie est Robert Manuel. Marlene Jobert y rencontre Françoise Berger, sœur du compositeur et chanteur Michel Berger. Elle se souvient du couple charismatique qu’il formait avec Véronique Sanson.

Elle gagne sa vie comme mannequin et figurante au cinéma.

En 1962, à Paris, elle est grièvement blessée au visage lors d’un accident de la circulation dans la voiture conduite par son compagnon Claude Berri.

Au Théâtre du Gymnase, elle débute en 1963 dans Des clowns par milliers, pièce de théâtre  de Herb Gardner, adapté par Jean Cosmos, mise en scène par Raymond Rouleau et interprétée par Yves Montand, William Sabatier, Michel Lonsdale, Didier Haudepin ou Jean-Pascal Duffard, Pierre Mondy.

En 1966, elle joue dans Masculin féminin de Jean-Luc Godard, avec Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya qu'elle retrouvera par ailleurs dans Les Dossiers de l'Agence O en 1968, et Martin Soldat de Michel Deville. 

Dans sa filmographie, des comédies populaires où elle joue un personnage fragile, mutin, et des drames : Le Voleur de Louis Malle (1967), Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages de Michel Audiard et L'Astragale de Guy Casaril (1968), Dernier Domicile connu de José Giovanni, Les Mariés de l'an II de Jean-Paul Rappeneau et Le passager de la pluie de René Clément (1970), La Poudre d'escampette de Philippe de Broca et La Décade prodigieuse de Claude Chabrol (1971), Le Secret de Robert Enrico (1974), Folle à tuer d'Yves Boisset (1975), Le Bon et les Méchants de Claude Lelouch (1976), Julie pot de colle de Philippe de Broca et L'Imprécateur de Jean-Louis Bertuccelli (1977), Va voir maman, papa travaille de François Leterrier (1978), La Guerre des polices de Robin Davis (1979), Une sale affaire d'Alain Bonnot (1981), Les Cavaliers de l'orage de Gérard Vergez et Souvenirs, Souvenirs d'Ariel Zeitoun (1984), Les cigognes n'en font qu'à leur tête de Didier Kaminka (1989).

A la télévision, Marlène Jobert joue dans Les Chevaliers du ciel de François Villiers (1967), Les Dossiers de l'Agence O (1968) de Marc Simenon, Laure de Moshé Mizrahi  (1969), Qui c'est ce garçon ? de Nadine Trintignant (1987), C'est quoi ce petit boulot ? de Michel Berny et Gian Luigi Polidoro (1991), et Les Marmottes de Jean-Denis Robert et Daniel Vigne (1998).

Productrice, Marlène Jobert joue dans Juliette et Juliette de Remo Forlani (1973) avec Annie Girardot et Pas si méchant que ça de Claude Goretta (1974) avec Gérard Depardieu.

En 1979, Marlene Jobert enregistre un disque de poèmes de Jacques Prévert. Un succès critique et commercial.

Epouse de Walter Green, ancien acteur devenu dentiste, elle a en 1980 deux jumelles, Eva et Joy. Avec Eva Green, comédienne bilingue à la carrière internationale, elle lit son conte Les Sorcières de la rue des tempêtes (2018), Le livre de la jungle de Rudyard Kipling (2019) et La Belle et la Bête (2020). "Auteur pour la jeunesse depuis plus de 30 ans, Marlène Jobert se voit aujourd’hui couronnée d’un succès exceptionnel en librairie avec plus de 11 millions de contes vendus toutes collections confondues !"

"Avec Marlène Jobert les contes ne vont pas sans musique ! Elle fait même partie intégrante de l’intrigue… Des berceuses comme les chansons douces de Câlinoux de Loups aux contes musicaux, initiation aux plus grands compositeurs de musique classique, jusqu’à la collection Un jour tout là-bas... où les enfants découvrent les peuples et les musiques du monde entier, les contes écrits et racontés par Marlène Jobert sont une invitation au rêve et au voyage !"

Elle se lance dans la chanson dans les années 1980 : C'est un éternel besoin d'amour, Super vibrations… 

Elle s’éloigne des plateaux de cinéma et de télévision, et se consacre à l’activité de conteuse pour enfants. Elle écrit des contes qu’elle enregistre, et rend familiers au jeune public des compositeurs tels Bach (Une nuit bizarre, bizarre, pour faire aimer la musique de Bach), Mozart (L'arbre qui pleure, pour faire aimer la musique de Mozart), Chopin (Ma mère a engagé une sorcière!, pour faire aimer la musique de Chopin), Ravel (Pierre et la pluie magique, pour faire aimer la musique de Ravel). 

En 2007, Marlène Jobert est distinguée par un César d’honneur.

En 2014, paraît son autobiographie, Les Baisers du Soleil.

Marlène Jobert est la tante de la chanteuse Elsa Lunghini et de la comédienne Joséphine Jobert.

« Alexandre le bienheureux »
Arte diffusera les 11 et 22 novembre 2021 « Alexandre le bienheureux », film français d’Yves Robert (1968) avec Philippe Noiret, Françoise Brion, Marlène Jobert, Paul Le Person et Tsilla Chelton.

« Refusant les contraintes, un cultivateur décide de ne plus quitter son lit. Avec Philippe Noiret et Marlène Jobert, une comédie délicieusement subversive signée Yves Robert ».

« Dans sa ferme beauceronne, Alexandre travaille sans relâche. Surveillé de près par "la grande", son épouse qui l'accable de mille corvées, le cultivateur n'aime rien tant que de regarder pousser l'herbe, pêcher ou jouer au billard avec ses copains. Lorsque sa femme meurt dans un accident de voiture, Alexandre, enfin libre, décide de mener l'existence dont il rêve depuis toujours et de ne plus rien faire. Alors que certains redoutent que son oisiveté ne devienne contagieuse, son voisin Sanguin décide de le priver de son inséparable ami "le chien" pour lui faire quitter son lit. Mais l'arrivée au village d'Agathe, une jolie rousse aux "yeux presque verts", pourrait bien plus sûrement le remettre dans le droit chemin...

"Faut prendre son temps. Prendre le temps de prendre son temps." Avec cette ode facétieuse à la paresse et au charme des plaisirs simples de la vie, Yves Robert régale son monde ». 

« Confiant le rôle du subversif rêveur à Philippe Noiret, qu'il retrouve peu de temps après Les copains, le cinéaste convoque pour de petites apparitions de futures vedettes, notamment Pierre Richard, dont il fera l'un de ses comédiens fétiches (Le grand blond avec une chaussure noire, Le jumeau…) ». 

« En phase avec le vent nouveau qui souffle sur la fin des années 1960 (essor du mouvement hippie, aspiration d'une partie de la jeunesse à vivre et consommer autrement…), Alexandre le bienheureux interroge avec le sourire notre manière de penser le travail et demeure, un demi-siècle plus tard, d'une réjouissante modernité ».


« Dernier domicile connu »
« Dernier domicile connu » est un film réalisé par José Giovanni (1970), avec Lino Ventura, Marlène Jobert, Michel Constantin et Paul Crauchet.

« Lino Ventura et Marlène Jobert, flics intègres mais manipulés, écument un Paris disparu sur les traces d'un témoin clé dans un polar crépusculaire. »

« Efficace et énergique, l'inspecteur principal Marceau Leonetti, décoré de la Légion d'honneur pour ses états de service, interpelle un matin un conducteur ivre qui slalome dangereusement dans le bois de Boulogne. Parce que celui-ci est le fils d'un avocat renommé, Leonetti se voit six mois plus tard visé par une plainte pour violences policières. Muté dans un commissariat de quartier, il fait équipe avec une jeune collègue, Jeanne Dumas, pour enquêter sur une série d'attentats à la pudeur dans des cinémas. Entre-temps, la haute hiérarchie policière est confrontée à un problème épineux : retrouver rapidement pour un procès important un témoin perdu de vue depuis cinq ans. Jeanne et Leonetti se rendent dans le XIIIe arrondissement de Paris, à la cité Glacière, dernier domicile connu du disparu… »

« Dans les pas de Lino Ventura et de Marlène Jobert, tous deux magnifiques en flics intègres et manipulés, José Giovanni signe l'un de ses meilleurs films : un polar méditatif en forme de balade crépusculaire dans un Paris disparu. »

Dernier Domicile connu est « une grande réussite du polar français avec Lino Ventura et Marlène Jobert. Marceau Léonetti (Lino Ventura), inspecteur de police loué pour son zèle et décoré de la Légion d’honneur est rétrogradé pour avoir arrêté un chauffard bénéficiant de la protection d’un puissant avocat du barreau. Alors qu’il croupit dans un petit commissariat de quartier, relégué aux taches subalternes, son supérieur lui demande un jour de retrouver la trace d’un témoin capital dans une affaire de meurtre dont le procès doit se tenir dans quelques jours, et qui se cache par peur pour sa sécurité. Assisté d’une jeune femme flic aussi novice que déterminée (Marlène Jobert), Marceau va passer la capitale au peigne fin, avec très peu d’indices et encore moins de temps pour pouvoir réussir sa mission et mener une course contre la montre avec un tueur à leurs trousses, déterminé lui aussi à retrouver le témoin pour l’abattre. Dernier Domicile connu insiste sur le caractère méticuleux, fastidieux et absolument pas spectaculaire d’une enquête menée par duo mal assorti de petits policiers qui ne disposent même pas d’une voiture de fonction, obligés de marcher ou d’emprunter les transports en commun pour se déplacer à travers Paris. Lino Ventura excelle en flic bourru et intègre, victime d’une injustice mais voué corps et âme à son métier. Au-delà de son intrigue policière, qui exalte l’idéalisme et le professionnalisme de ses héros seuls contre tous pour mieux critiquer le fonctionnement bureaucratique de la police, Dernier Domicile connu a gagné aujourd’hui une valeur documentaire et dresse un tableau pessimiste de Paris et sa banlieue à l’orée des années 70, enregistrant les métamorphoses du paysage urbain, l’apparition des grands ensembles dans lesquels des travailleurs blafards mènent des existences de zombies. Avec sa ville filmée au ras du bitume, et ses personnages solitaires, brisés ou promis à une mort prochaine, sa critique d’un quotidien assommant et sans horizon possible il se dégage une profonde tristesse du troisième long métrage de José Giovanni, ancien membre de la pègre collaborationniste, condamné à mort en 1948 pour complicité de meurtres, puis gracié, sa peine ayant été commuée en vingt ans de travaux forcés – il passera onze ans sous les verrous. A sa sortie de prison, Giovanni deviendra un écrivain (trois romans publiés dans la « série noire »), un scénariste et un réalisateur à succès, spécialisé dans les histoires viriles, le milieu du gangstérisme et son code d’honneur, consacrant également des films à des questions sociales, à la prison et à la peine de mort. La vision du monde qui transpire de Dernier Domicile connu, entre naïveté, dégout et colère, correspond à la personnalité d’écorché vif de son auteur. La réussite du film de Giovanni doit beaucoup à la musique de François de Roubaix, sans nul doute une des plus célèbres du génial compositeur français, avec son thème principal obsédant qui accompagne la quête désespérée de ses héros ordinaires », a analysé Olivier Père pour Arte.

« Nous ne vieillirons pas ensemble »
Arte diffusera le 18 octobre 2021 « Nous ne vieillirons pas ensemble » (Wir werden nicht zusammen alt), film franco-italien réalisé par Maurice Pialat (1971).

« Lasse de la violence de son amant marié, une jeune femme aspire à s’en séparer... Maurice Pialat met en scène son mal d’aimer dans un film brutal et saisissant, servi par deux interprètes inoubliables, Jean Yanne et Marlène Jobert. »

« Quadragénaire irascible et cinéaste raté, Jean entretient depuis six ans une relation extraconjugale avec Catherine, 25 ans. S’il n’imagine pas quitter Françoise, sa femme, il n’aspire pas non plus à s’installer officiellement avec sa jeune maîtresse. Lasse de sa possessivité et de son tempérament violent, Catherine, elle, voudrait parvenir à quitter cet amant aux sautes d’humeur incontrôlables. Après un enchaînement de disputes et de réconciliations, Catherine, ne croyant plus à leur amour, décide de reprendre sa liberté… »

« Avec son caractère odieux, ses dénigrements et ses accès de fureur, c’est lui-même que Pialat reconnaissait avoir mis en scène dans ce deuxième long métrage adapté de son unique roman, en partie autobiographique ». 

« Justifiée par une peur viscérale de l’abandon, la violence éruptive de Jean, magistralement interprété par Jean Yanne, a de quoi s’attirer, un demi-siècle après la sortie du film, les foudres des défenseurs des droits des femmes ». 

« Scènes de la vie (extra)conjugale à la française, Nous ne vieillirons pas ensemble offre aussi à Marlène Jobert, dans le rôle de Catherine, jeune femme sous l’emprise d’un bourreau aimé, l’un des rôles les plus marquants de sa carrière. »

Prix d’interprétation masculine (Jean Yanne), Cannes 1972.

"Son refus des concessions n’a pas empêché Maurice Pialat de côtoyer le star-system français dès son deuxième long métrage, Nous ne vieillirons pas ensemble, en 1972. Jean Yanne et Marlène Jobert, grandes vedettes populaires de l’époque, y tiennent les rôles principaux. Pialat ne cache pas la dimension autobiographique du film, description d’une relation extra-conjugale puis d’une rupture entre un homme et une femme plus jeune que lui. C’est âpre, cruel et finalement bouleversant", observe Olivier Père pour Arte.

Et Olivier Père de poursuivre : "Ainsi la vie du cinéaste nourrira une partie de sa filmographie d’une manière douloureuse et masochiste, puisqu’il ne se donne jamais le beau rôle et appuie sur des plaies encore ouvertes. Le personnage de Jean est souvent odieux, avec un caractère difficile et insatisfait, pourtant capable de tendresse. Pialat est un écorché vif qui parvient à arracher au tournage des moments de vérité, au prix de nombreuses souffrances, à commencer par la sienne, mais aussi celle qu’il inflige à son équipe et son entourage."

"Jean Yanne se révèle génial mais ses relations avec Pialat sont exécrables. Yanne a été choisi en partie en raison de sa ressemblance physique avec le cinéaste, comme plus tard Guy Marchand dans Loulou. Jean Yanne est tellement meurtri par ses souvenirs du tournage qu’il ne se déplace pas pour recevoir son prix d’interprétation au Festival de Cannes. Nous ne vieillirons pas ensemble rencontre au moment de sa sortie un véritable succès critique et public. C’est le début du statut singulier de Pialat va occuper dans le cinéma français : artiste maudit et torturé en même temps que réalisateur couvert de lauriers, admiré par ses pairs et capable de convertir en réussites commerciales des films profondément intimes et désespérés", conclut Olivier Père.


« Les mariés de l'an deux »
« Les mariés de l'an deux » est un film réalisé par Jean-Paul Rappeneau (1972) Avec : Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert, Sami Frey, Laura Antonelli, Michel Auclair et Julien Guiomar.

« Deux candidats au divorce sont pris dans les tourments de la République naissante. Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert réalisent un chassé-croisé amoureux délirant, sous la caméra amusée de Jean-Paul Rappeneau. »

« Exilé sans le sou aux Amériques après avoir assassiné un baron français, Nicolas Philibert a retourné la situation à son avantage et s'apprête à épouser la fille d'un richissime armateur. Mais, déjà marié, il doit rentrer en France pour y obtenir le divorce que vient tout juste d'instaurer la République française bégayante. À peine débarqué à Nantes, Nicolas tombe en plein chaos politique, entre révolutionnaires à la justice expéditive et chouans revanchards. D'autant que sa femme Charlotte est sur le point d'épouser un marquis de la résistance… »

« Évasions, cavalcades, bousculades et quiproquos font tout le sel de ce film de Jean-Paul Rappeneau, jubilatoire vaudeville en costumes d'époque, porté par des acteurs qui s'en donnent à cœur joie. Sur le rythme enlevé d’une bande originale de Michel Legrand, une palanquée de seconds rôles truculents (dont Sim, Julien Guiomar et Charles Denner en inoubliable ravi de la crèche républicaine) réconcilient révolutionnaires et chouans sous le sceau fédérateur de la bêtise humaine. La gouaille de Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert, qui s'aiment et se détestent dans un tourbillon effréné, a achevé d’inscrire ce film au panthéon des comédies françaises. »


« Le secret »
« Le secret » est un film de Robert Enrico (1974) avec Jean-Louis Trintignant, Marlène Jobert et Philippe Noiret.

« Un homme en cavale se réfugie chez un couple de néoruraux. Signé Robert Enrico, un fascinant huis clos ardéchois avec Jean-Louis Trintignant en animal traqué. »

« Un prisonnier s’évade d’un lieu de réclusion inconnu. Il s’appelle David. En Ardèche, où il tente d’échapper à ceux qui le poursuivent, il rencontre un couple, Thomas et Julia, ex-citadins qui vivent dans l’isolement et, semble-t-il, le bonheur. Fascinés autant que séduits par David, ils décident de l’aider… »

« Dans ce huis clos à trois, David (Jean-Louis Trintignant) apparaît résigné, comme un homme en sursis. Face à lui, Thomas (Philippe Noiret) écrit des livres sur les insectes et parle joliment d'un beurre des Charentes au goût de noisette. Quant à la rousse Marlène Jobert, elle incarne la possibilité du bonheur. Mais l’ambiguïté de David l'effraie. Signée Robert Enrico, cette œuvre au scénario subtil, adaptée d'un roman de Francis Ryck publié dans la collection "Série noire", entremêle intrigue psychologique, dénonciation des mensonges d'État et suspense digne d'un film d'espionnage. »



« Alexandre le bienheureux  » d'Yves Robert
France, 1968, 1 h 31 mn
Production : Les Productions de la Guéville, Les Films de la Colombe, Madeleine Film
Scénario : Yves Robert et Pierre Lévy-Corti, d'après une nouvelle d'Yves Robert
Avec Philippe Noiret (Alexandre Gartempe), Françoise Brion (Éliane Gartempe, dite "la grande"), Marlène Jobert (Agathe Bordeaux), Paul Le Person (Sanguin), Tsilla Chelton (Mme Bouillot)
Sur Arte les 11 novembre 2021 à 13 h 35 et 22 novembre 2021 à 13 h 35

« Dernier domicile connu » de José Giovanni
France, 1970, 1 h 39 mn
Scénario : José Giovanni, d’après Joseph Harrington
Avec Lino Ventura (Marceau Leonetti), Marlène Jobert (Jeanne Dumas), Michel Constantin (Greg), Paul Crauchet (Jacques Loring), Monique Mélinand (sa femme), Alain Mottet (Franck Lambert), Philippe March (Roger Martin), Jean Sobieski (Aden) - Production : Cité Films, Parme Productions, Rizzoli Film, Simar Films, Valoria Films

« Nous ne vieillirons pas ensemble » de Maurice Pialat
France, Italie, 1971, 1 h 42 mn
Auteur : Maurice Pialat
Scénario : Maurice Pialat
Production : Lido Films, Empire Films
Producteurs : Maurice Pialat, Jean-Pierre Rassam
Image : Luciano Tovoli
Montage : Arlette Langmann, Bernard Dubois
Musique : Joseph Haydn, Jean-Claude Vannier
Avec Marlène Jobert (Catherine), Jean Yanne (Jean), Christine Fabréga (Mère de Catherine), Patricia Pierangeli (Annie), Jacques Galland (Père de Catherine), Harry-Max (Père de Jean), Maurice Risch (Michel), Muse Dalbray (Grand-mère de Catherine), Macha Méril (Françoise)
Sur Arte les 18 octobre 2021 à 20 h 55 et 17 novembre 2021 à 13 h 35
Visuels :
Marlène Jobert (Catherine) et Jean Yanne (Jean) dans le film de Maurice Pialat " Nous ne vieillirons pas ensemble"
Marlène Jobert (Catherine) dans le film de Maurice Pialat " Nous ne vieillirons pas ensemble"
© Empire Films - Lido Films

« Les mariés de l'an deux » de Jean-Paul Rappeneau
France, 1972, 1 h 36 mn
Scénario : Jean-Paul Rappeneau, Maurice Clavel, Claude Sautet
Avec : Jean-Paul Belmondo (Nicolas Philibert), Marlène Jobert (Charlotte Philibert), Sami Frey (le marquis de Guérandes), Laura Antonelli (Pauline de Guérandes), Michel Auclair (le prince), Julien Guiomar (le représentant du peuple), Mario David (Requiem), Patrick Préjean (Saint-Aubin), Pierre Brasseur (Gosselin) - Production : Gaumont International, Rizzoli Film, Filmstudio Bucuresti

« Le secret » de Robert Enrico 
France, 1974, 1 h 38 mn
Scénario : Robert Enrico et Pascal Jardin, d’après Le compagnon indésirable de Francis Ryck 
Avec Jean-Louis Trintignant (David), Marlène Jobert (Julia), Philippe Noiret (Thomas), Jean-François Adam (Claude), Solange Pradel (Greta) - Musique : Ennio Morricone - Production : Président Films

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