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mardi 29 janvier 2019

« Extrémisme de gauche - Entre protestation et terreur » par Rainer Fromm


Arte diffusera le 29 janvier 2019 « Extrémisme de gauche - Entre protestation et terreur » (Gewalt von links. Eine Bewegung zwischen Protest und Terror) par Rainer Fromm. « Radiographie des mouvements d’extrême gauche européens qui choisissent la violence comme mode d’action. Rencontre avec des observateurs (politologues, policiers, psychologues) et des défenseurs de cette violence qui s'affirme comme légitime, mais aussi des militants de gauche qui la considèrent avec défiance ».
« Ils luttent contre le capitalisme, le fascisme, le racisme, la mondialisation, le sexisme, la gentrification ou la répression policière : les combats des mouvements de l’extrême gauche s’inscrivent dans le sens de l’humanisme, et leurs militants se veulent porteurs de progrès et de justice sociale ». C'est oublier que certains visent la destruction de la démocratie.

« Mais pour certains, la fin justifie les moyens : depuis les années 1990, la violence revendiquée s’amplifie au sein de certains de leurs cercles, des "antifa" aux anarchistes d’Europe ». 

« Si cette dérive, entre protestation et terreur, se manifeste sous de multiples formes, elle ne suscite pourtant encore que peu d’attention publique ou universitaire – à la différence de modes d’action similaires provenant de l’extrême droite, documentés et analysés ». 

« Sabotages, attentats contre des partis ou des banques, attaques de policiers, émeutes et casse lors de manifestations – par exemple de la part des black blocs présents au sommet du G20 à Hambourg… : comment ces groupes légitiment-ils leurs actes ? » Le 5 janvier 2019, "en marge de l'acte VIII des Gilets jaunes, aux cris de "Black Blocs", des individus ont forcé la porte de la cour du secrétariat d'Etat de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, dans le VIIe arrondissement de Paris. Quelques véhicules ont été endommagés dans la cour et Benjamin Griveaux a dû être temporairement évacué".

« En Allemagne, en France, en Russie et au Pays basque espagnol, ce documentaire part à la rencontre d’observateurs – politologues, policiers, psychologues – et de défenseurs de cette violence qui s'affirme comme légitime, mais aussi de militants de gauche qui la considèrent avec défiance ». 

« Une plongée saisissante dans un nouveau militantisme européen encore méconnu ».

Une extrême-gauche qui, comme le pouvoir politique à son plus haut niveau, traque un « fascisme » ou une "peste noire" inexistants.

« En raison notamment de l'absence de tout procès en règle du totalitarisme communiste de Staline à Mao, d'équivalent de Nuremberg pour le nazisme, il existe à l'égard de l'extrême gauche une extrême indulgence », a analysé Me Gilles-William Golnadel dans sa tribune « Qui enquêtera sur la violence de l'extrême-gauche ? » (Le Figaro, 28 janvier 2019). déplore la bienveillance de nombreux médias à l'égard de la violence des groupuscules d'extrême-gauche, alors que celle de l'extrême-droite fait désormais l'objet d'une commission d'enquête parlementaire.

Et d'indiquer : « Mais si l'on veut mesurer encore davantage l'hémiplégie intellectuelle et morale de traitement entre extrêmes, la création d'une commission d'enquête parlementaire uniquement consacrée aux violences de l'extrême droite en apporte une énième fois la consternante démonstration. Initiée par la France Insoumise [mouvement d'extrême-gauche, Nda], cette commission investiguera certainement utilement sur ces groupuscules de l'ultra-droite aussi violents que, pardon pour le pléonasme, conspirationnistes et antisémites. »

Et de poursuivre : « Mais il relève du déni, de la cécité, à moins qu'il ne s'agisse que du cynisme, de laisser dans l'ombre une extrême gauche toute aussi violente mais infiniment plus nombreuse. Dans l'ombre, les Blacks Blocs, en dépit notamment de la manifestation du 1er mai 2018, quand 1 200 cagoulés, tous de noirs vêtus et armés de cocktails Molotov ou de pavés, descendirent dans la rue pour s'en prendre aux policiers. Dans l'ombre les zadistes, qui, avant de voir leur violence récompensée, avaient laissé pour mort un malheureux vigile à Notre-Dame des Landes. Dans l'ombre les Antifas, ces soi-disant «antifascistes» tels que repris sans ironie trop souvent par une presse en bonne disposition, qui ont expédié le maire de Béziers Robert Ménard à l'hôpital pour avoir eu le front, sans doute trop national, de vouloir participer à un débat public près de Bordeaux sans que cela n'émeuve aucun député ou journaliste prétendument démocrate ou opposé à la violence politique, et qui font régner la terreur dans les facultés aujourd'hui minées par le racialisme anti-blanc et l'indigénisme le plus indigent. En passant, on remarquera sans trop s'étonner de l'habituelle et perverse contradiction, que cette France Insoumise qui condamne les violences policières et d'extrême droite à Paris, absout les violences policières et d'extrême gauche à Caracas. »

Et de conclure : « A l'intérieur de ce déni de la réalité violente, habite la pure folie. On apprend en effet que cette commission censée vouloir étudier la violence politique a accepté en son sein la désignation du député anciennement de la République En Marche M'jid El Guerrab dont la principale contribution aura été d'avoir agressé en août 2018 son collègue socialiste Boris Faure à coups de casque de motards à la suite d'une réflexion. Le malheureux parlementaire avait vu son crâne fracassé et un pronostic vital engagé pendant qu'il était dirigé pour quatre jours au service de réanimation…»

Un gauchisme, notamment avec une variante anarchiste, qui parfois imite la violence des terroristes palestiniens, et bénéficie d'une indulgence de médias, de politiques et de magistrats. Et qui affirme souvent sa haine de l'Etat juif.

« En France notamment et en Grande Bretagne, l'extrême gauche pose désormais aux Juifs un problème aussi important sinon plus que l'extrême droite car elle est versée dans l'islamo-gauchisme (que l'on pense aux travaillistes de Jeremy Corbin)... Les « progressistes » sont pro-Palestine et pro-islam: l'islamo-gauchisme est le principal foyer aujourd'hui de l'antisémitisme... Le phénomène central [après l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République en 2017], c'est la nouveauté du paysage d'après la victoire de Macron, marqué par l'effondrement du duo Républicains-Socialistes et surtout la convergence extrême droite-extrême gauche, cette dernière marquée également par l'islamo-gauchisme et donc foyer de l'antisionisme qui est en général au cœur du «nouvel antisémitisme».  », a observé le professeur Shmuel Trigano (Le Figaro, 12 novembre 2018).


Allemagne, 2018
Sur Arte le 29 janvier 2019 à 23 h 28

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Les citations sur le film sont d'Arte

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