Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 6 février 2019

Georges Clemenceau (1841-1929)


Georges Clemenceau (1841-1929) a été un médecin vendéen et républicain, maire du XVIIIe arrondissement de Paris, député radical (1871, 1876-1893), ardent dreyfusard notamment à la direction de L’Aurore, anticlérical, sénateur (1902-1920), ministre (1906) et président du Conseil (1906-1909, 1917-1920). Un homme d'Etat enterré avec la Bible de sa mère, protestante. Le Panthéon a accueilli l’exposition « Clemenceau, le courage de la République ». Arte diffusera le 16 mars 2020 "Le Président" d'Henri Verneuil avec Jean Gabin.
« En point d’orgue de l’année Clemenceau et dans le cadre du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le Centre des monuments nationaux et la Fondation du musée Clemenceau présentent, au Panthéon, l’exposition « Clemenceau, le courage de la République ». 

« L’année Clemenceau et le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale donnent l’occasion au Centre des monuments nationaux (CMN) et à la Fondation du musée Clemenceau, avec le soutien de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, de proposer au public de redécouvrir le parcours exceptionnel de cette grande figure de l’histoire de France dans l’exposition « Clemenceau, le courage de la République », au Panthéon, du 30 octobre 2018 au 10 février 2019 ». 

« Près de 140 objets, dont la moitié d’originaux (papiers et objets personnels, archives familiales, correspondances, photographies, oeuvres d’art telles que le portrait réalisé par Edouard Manet) permettent de (re)découvrir Georges Clemenceau dans tous les aspects de sa vie afin de donner aux visiteurs une image complète de ce fondateur de la Troisième République, de mieux comprendre son parcours dans son époque et la place qu’il tient encore dans l’histoire de la France. Le commissariat est assuré par Sylvie Brodziak, professeure des Universités en Littérature française, spécialiste de Georges Clemenceau, et Jacqueline Sanson, conservateur général des bibliothèques et secrétaire générale de la Fondation du musée Clemenceau ». 

La « scénographie se déploie sur la totalité du niveau inférieur du bras nord du transept. Espace ouvert, elle invite les visiteurs à franchir le seuil de l’exposition depuis la croisée du transept ». 

Ils « suivent alors la chronologie de la vie de Georges Clemenceau au travers de six axes marquants : sa jeunesse d’abord avec « Un vendéen monté à Paris » qui revient sur son enfance, ses études de médecine et ses premiers articles dans la presse. « Monsieur le député » permet ensuite d’aborder les années 1870-1880, ses mandats de maire de Montmartre et de député de Paris, et ses combats auprès de Gambetta et de Hugo. La troisième section, « Le Tigre et ses combats », couvre la période de 1884 à 1906 et met en exergue sa lutte contre la colonisation, pour les droits de l’Homme – notamment dans le cadre de l’affaire Dreyfus – et contre l’insécurité et le désordre dans la République. C’est en conclusion de cette partie que les qualificatifs de « premier flic de France » et de « briseur de grève » sont expliqués et que la relation entre Clemenceau et Jaurès est abordée. De 1912 à 1919, une nouvelle étape s’ouvre : les années d’avant-guerre et de guerre où « Le Père la Victoire », nommé à la présidence du Conseil, est souvent sur le front. Au coeur de l’exposition, la section « Clemenceau et les arts » permet de plonger dans l’intimité du personnage, dans sa maison de Saint-Vincent-sur-Jard, évoquée à travers les paysages, les fenêtres et un mobilier de salon rappelant son intérieur. L’exposition s’achève sur la postérité de Georges Clemenceau et les différents hommages qui lui ont été rendus après sa disparition, notamment par le général de Gaulle en 1941 mais également par Michel Audiard et Henri Verneuil quelques années plus tard ». 

« Tout au long du parcours, des espaces de lecture et d’écoute permettent aux visiteurs d’apprécier la plume de ce grand personnage de l’histoire de France ». 

« Au-delà de l’exposition, un parcours « Le Panthéon de Clemenceau » est mis en place dans le monument. Georges Clemenceau ne repose pas au Panthéon : attaché passionnément à sa terre natale, le Tigre avait fait part dans son testament de son désir d’être enterré au Colombier à côté de son père, voeu qui ne peut être remis en cause. Cependant, ses liens avec le Panthéon sont réels, notamment par l’héritage de la Révolution que le monument représente. Président du Conseil, il y fit entrer Emile Zola en 1908, et beaucoup de ses contemporains – Gambetta, Hugo, Jaurès, Schoelcher – y reposent. Huit panneaux viennent éclairer ces relations au sein du monument ». 

« Un ouvrage de référence « Clemenceau, le courage de la République », publié par les Éditions du patrimoine et disponible en librairie, accompagne l’exposition. »

"Le Président"
Arte diffusera le 16 mars 2020 « Le président » (Der Präsident) d’Henri Verneuil. « Un chef de gouvernement à la retraite, autoritaire et célèbre, tente d'empêcher un politicien lié aux puissances d'argent d'accéder au pouvoir... Servi par la verve incisive de Michel Audiard, Henri Verneuil met en scène un face-à-face de haute volée entre Jean Gabin et Bernard Blier. Henri Verneuil et Michel Audiard adaptent en 1961 le roman éponyme de Georges Simenon, publié trois ans plus tôt. Michel Audiard s’empare des situations et des personnages pour y distiller ses propres idées sur la politique. ».

« Ancien président du Conseil, Émile Beaufort consacre l'essentiel de son temps à écrire ses mémoires. Lorsque survient une crise ministérielle, le nom de Philippe Chalamont, son ancien directeur de cabinet, est cité par les journaux comme celui du futur chef du gouvernement. Cette nouvelle perturbe le vieil homme : Beaufort a un compte à régler avec Chalamont, autrefois impliqué dans un scandale financier… »

« Servi par la verve incisive de Michel Audiard, Henri Verneuil met en scène l'affrontement d'un politicien intègre et d'un haut fonctionnaire véreux sur fond d'affaires et de corruption. Toute ressemblance avec les IIIe et IVe Républiques, marquées par leur instabilité ministérielle et entachées de nombreux scandales, n'est donc pas fortuite. Parfaitement documenté, ce film de politique-fiction, librement adapté d'un roman de Simenon, fait pénétrer dans les arcanes du pouvoir, en offrant à Jean Gabin, magistral, un rôle inspiré par la stature de Georges Clemenceau, dont on aperçoit d'ailleurs le portrait dès les premières minutes du film". 

"Le duel du "président" avec Bernard Blier, qui campe un arriviste dénué de convictions politiques et au maladif besoin de reconnaissance, est particulièrement savoureux. Le brillant discours dans lequel Gabin défend en tribun à l'Assemblée nationale les valeurs humanistes demeure comme l'un des grands moments de sa carrière ».


CITATIONS

« la République vit de liberté » 

"Messieurs, que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque, la Révolution française est un bloc. […] Un bloc dont on ne peut rien distraire."
Intervention à la Chambre du 29 janvier 1891

“La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires.”
 1886

"Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l'énergie de le faire."

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts"

"Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas."


« Le président » d’Henri Verneuil
France, Italie, 1960
Auteur : Georges Simenon
Scénario : Henri Verneuil, Michel Audiard
Production : Terra Film Produktion, Fidès, G.E.S.I. Cinematografica
Producteur/-trice : Jacques Bar, Raymond Froment, Ernest Rupp
Image : Louis Page
Montage : Jacques Desagneaux
Musique : Maurice Jarre
Avec Jean Gabin, Bernard Blier, Louis Seigner, Renée Faure, Henri Crémieux, Alfred Adam, Charles Cullum
Sur Arte le 16 mars 2020 à 20 h 55
Visuels :
Jean Gabin est Émile Beaufort, ancien président du Conseil, dans le film d' Henri Verneuil " Le Président" (1961)
Bernard Blier est Philippe Chalamont, le chef de cabinet indélicat de Beaufort, lié aux puissances de l' argent, dans le film d' Henri Verneuil " Le Président" (1961)
Jean Gabin est Émile Beaufort, ancien président du Conseil, dans le film d' Henri Verneuil " Le Président" (1961)
© Cité Films - Terra Films - Fid


Du 30 octobre 2018 au 10 février 2019
Au Panthéon 
Place du Panthéon. 75005 Paris
Tél. 01 44 32 18 00
Tous les jours de 10 h à 18 h

A lire sur ce blog :
Les citations proviennent du dossier de presse et d'Arte. Cet article a été publié le 6 février 2019.

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