lundi 23 octobre 2017

Sergueï Eisenstein (1898-1948)


Sergueï Eisenstein (1898-1948) est un réalisateur, théoricien du cinéma et maître du montage russe. Arte diffusera le 8 novembre 2017 « Le cuirassé Potemkine  / La mobilisation des rêves » (Panzerkreuzer Potemkin / Mobilisierung der Träume). « Conçu pour commémorer le 20e anniversaire de la révolution avortée de 1905, "Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein est considéré comme l'un des plus grands films de propagande. Il est suivi d'un documentaire passionnant qui retrace l'histoire des techniques de communication, du téléphone à la télévision, mais aussi les utopies et les craintes qui les ont accompagnées ».


  Né d'un père d'origine juive - grand-père paternel juif allemand converti au christianisme -, le réalisateur Sergueï Eisenstein (1898-1948) acquiert une célébrité mondiale par ses films tournés en Union soviétique dans les années 1920 et au montage remarquable : La Grève (1924), Le Cuirassé Potemkine (1925), Octobre (1927), La Ligne Générale (1929).

Le Cuirassé Potemkine
« Conçu pour commémorer le 20e anniversaire de la révolution avortée de 1905, "Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein est considéré comme l'un des plus grands films de propagande  ».
« En 1905, une mutinerie éclate à bord du cuirassé Potemkine. Les marins s'insurgent contre les officiers qui leur servent de la viande infestée de vers. Après avoir pris le contrôle du navire, ils débarquent dans le port d'Odessa où une foule accourt pour les accueillir. Un vent de révolte souffle sur la ville. Mais les soldats tsaristes s'empressent de mettre fin à cet élan en ouvrant le feu sur les habitants… »

« Conçu pour commémorer l'anniversaire de la révolution avortée de 1905, "Le cuirassé Potemkine" est considéré comme l'un des plus grands films de propagande. Dans cette version sonore de 1930, le réalisateur s'empare des évolutions techniques du XXe siècle naissant pour synchroniser l'image et le son, notamment la musique magistrale d'Edmund Meisel, précurseur de la bande-son moderne. Le film atteint une intensité émotionnelle sans précédent. D'autres innovations techniques sont introduites pour la première fois comme le travelling utilisé dans la scène des escaliers d'Odessa, plusieurs fois citée, notamment, dans le cinéma de Brian De Palma ».

La Mobilisation des rêves 
La Mobilisation des rêves est i, documentaire de Manu Luksch, Martin Reinhart et Thomas Tode  (2015).

« À travers plus de deux cents archives étonnantes, ce documentaire retrace l'histoire des techniques de communication, du téléphone à la télévision, mais aussi les utopies et les craintes qui les ont accompagnées. Il revient sur le pouvoir des médias de masse, notamment celui du cinéma. Après la Grande Guerre, ce médium en pleine construction devient un instrument de propagande important, comme en témoigne "Le cuirassé Potemkine." Depuis Moscou, le film d'Eisenstein est parti à la conquête de l'Occident en racontant la révolution avec une telle vigueur qu'on l'a accusé de menacer l'ordre public ».

« Que viva Eisenstein ! » par Peter Greenaway
« Que viva Eisenstein ! » (Eisenstein in Guanajuato) est un film réalisé par Peter Greenaway. « Les dix jours qui, en 1931, au Mexique, bouleversèrent la vie du grand cinéaste russe Sergueï Eisenstein... Entre documentaire et fiction, un film troublant signé Peter Greenaway ».


« En 1931, fraîchement éconduit par Hollywood et sommé de rentrer en URSS, le cinéaste Sergueï Eisenstein se rend à Guanajuato, au Mexique, pour y tourner son nouveau film, « Que viva Mexico ! » Chaperonné par son guide, Palomino Cañedo, il se brûle au contact d’Éros et de Thanatos. Son génie créatif s’en trouve exacerbé et son intimité fortement troublée... »

« Dix jours dans la vie d'un des géants du cinéma, toute génuflexion admirative était formellement exclue ».

« Fervent adepte de Sergueï Eisenstein, dont il est devenu un spécialiste, Peter Greenaway s'est inspiré d'un fait réel : le tournage chaotique d'un long métrage au Mexique, qui ne verra jamais le jour, par le cinéaste russe ».

Conçu au départ comme un documentaire, « Que viva Eisenstein ! » en garde certaines spécificités – l'utilisation de photos, d'archives – mais s'autorise toutes les audaces de la fiction ».

« Aidé d'un époustouflant acteur finlandais, Elmer Bäck, venu du théâtre, le film met en scène, avec une grande fantaisie et des séquences parfois très crues, un Eisenstein mis à nu, en plein bouleversement artistique et personnel, initié à la passion physique par son guide mexicain et hanté par la mort. Un hommage délirant et virtuose ».

En confrontant des archives filmées aux reconstitutions contemporaines, Peter Greenaway s’interroge sur ces dix jours au Mexique qui ont modifié le style artistique du réalisateur soviétique S.M. Eisenstein.


« Le cuirassé Potemkine  / La mobilisation des rêves »
Allemagne, Autriche, 1930, 136 min
Sur Arte le 8 novembre 2017 à 23 h 25
Russie/Allemagne/Autriche, 1925, 48 mn, VOSTF
Production : Goskino - Version sonorisée et colorisée par Sergueï M. Eisenstein en 1930
Scénario : Nina Agadjanova, Sergueï M. Eisenstein, Nikolaï Asseïev
Auteur : Sergej M. Eisenstein
Image : Eduard Tissé, Martin Putz
Montage : Oliver Neumann, Sergej M. Eisenstein
Musique : Edmund Meisel, Siegfried Friedrich
Production : Goskino, Filmmuseum Berlin, Filmmuseum Wien, Amour Fou Vienna, Bildschön Filmproduktion, Ambient Information Systems
Producteur/-trice : Wilhelm Karl Gerst, Alexander Dumreicher-Ivancenau, Bady Minick
Réalisation : Sergej M. Eisenstein, Manu Luksch, Martin Reinhart, Thomas Tode
Scénario : Nina Agadschanowa, Sergej M. Eisenstein, Manu Luksch, Mukul Patel
Avec Alexandre Antonov (Grigory Vakoulintchouk), Vladimir Barski (le commandant Golikov), Grigori Alexandrow, Mikhail Gomorrow, Dörte Lyssewski
Sur Arte le 8 novembre 2017 à 23 h 25
Visuels 
Le précurseur du Walkman, il y a 90 ans.
Photo tirée du film publicitaire d'époque pour l'exposition cinématographique et photographique KIPHO 1925 à Berlin.
© ZDF

La Mobilisation des rêves, de Manu Luksch, Martin Reinhart et Thomas Tode 
Autriche/Allemagne/Royaume-Uni, 2015, 1 h 25mn
Coproduction : ARTE/ZDF, Amour Fou Vienna, Bildschön Filmproduktion, Ambient Information Systems

« Que viva Eisenstein ! » par Peter Greenaway
Pays-Bas, Belgique, Mexique, 2015, 102 min
Image : Reinier van Brummelen
Montage : Elmer Leupen
Production : Submarine, Fu Works, Paloma Negra Films, Edith Film, Potemkino, Mollywood, ZDF, ARTE
Producteur/-trice : Bruno Felix, Femke Wolting, San Fu Maltha, Cristina Velasco L.
Scénario : Peter Greenaway
Avec Elmer Bäck, Luis Alberti, José Montini, Cristina Velasco Lozano, Maya Zapata, Jakob Öhrman, Rasmus Slätis, Lisa Owen, 
Sur Arte le 23 octobre 2017 à 23 h 15

Visuels
Luis Alberti et Elmer Bäck
Rasmus Slätis et Elmer Bäck
Elmer Bäck et Luis Alberti
Elmer Bäck
© Submarine

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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 23 octobre 2017.

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