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« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 11 juillet 2019

« Églises. La quête de la lumière » par Bruno Victor-Pujebet


La série télévisée « Monuments sacrés » (Sakrale Bauwerke) comprend le volet « Églises. La quête de la lumière » (Vom Streben nach Höhe und Licht: Kirchen), documentaire réalisé par Bruno Victor-Pujebet. « Un voyage autour du monde à la découverte découverte des chefs-d’oeuvre de l’architecture chrétienne : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Duomo de Florence, la cathédrale de Séville, et la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou ». Arte diffusera le 11 juillet 2019 "Enquête d’ailleurs" (Magische Orte in aller Welt), "Jérusalem, les secrets du Saint-Sépulcre" (Jerusalem: Das Heilige Grabde Rébecca Boulanger. 

Dieu(x), Modes d’emploi 

Poussin et Dieu
« La Bible » par John Huston
Chagall et la Bible 
Interview de Laurence Sigal, directrice du MAHJ, sur l'exposition « Chagall et la Bible »
« Les religions » par Sylvie Deraime 
« En plusieurs foi(s). Christianisme » par Cécile Déroudille
Lieux saints partagés. Coexistences en Europe et en Méditerranée  
« -33 - Crucifixion de Jésus » par Denis van Waerebeke 
« Églises. La quête de la lumière » par Bruno Victor-Pujebet 
Cathédrales et leurs vitraux en France 
Chagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain
Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance. La peinture mise en page
Rembrandt et la figure du Christ
Le Vatican 
Approfondir le dialogue judéo-catholique en France 
Le métis de Dieu » par Ilan Duran Cohen
Jésus et l’islam » de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur 
« Luther, la Réforme et le Pape », par Thomas Furch 


Arte poursuit sa diffusion de séries documentaires « politiquement correctes » sur les religions. Le 22 décembre 2018, dans le cadre de « Monuments sacrés » (Sakrale Bauwerke),  Arte diffusa « Églises. La quête de la lumière » (Vom Streben nach Höhe und Licht: Kirchen), documentaire réalisé par Bruno Victor-Pujebet. 

« Espaces hors du temps, les églises, temples, mosquées ou synagogues dégagent une beauté, une solennité et un mystère qui émeuvent. Complexe et codifiée, l’architecture de ces monuments mêle étroitement science, art et spiritualité. Révélant les secrets d’édifices religieux parmi les plus remarquables, cette ambitieuse collection tournée en 4K raconte une histoire de la foi et du génie des bâtisseurs ».

« En 2011, j'avais produit et coréalisé pour ARTE Les cathédrales dévoilées, un documentaire qui raconte la naissance de l'architecture gothique. Cela m'a donné envie d'explorer d'autres monuments sacrés emblématiques dans le monde. Trois films de la collection « Monuments sacrés » se penchent sur les édifices les plus remarquables des grandes religions monothéistes : christianisme, islam et judaïsme. Le quatrième est consacré au bouddhisme et à l'hindouisme. Ils ne racontent pas l'histoire de ces religions, mais analysent, au travers de leurs lieux de culte, comment a évolué la relation de l'être humain au sacré. Il était donc essentiel d'aller au-delà de la beauté des monuments pour en montrer la fonction et l'usage », a expliqué Christine Le Goff, sa productrice chez Zed, à Laure Naimski pour Arte.

Et d’ajouter : « Pour chaque documentaire, le choix s'est porté sur cinq ou six édifices exceptionnels, avec l’objectif de développer un récit liant la civilisation et les transformations de ces lieux. Car les églises, les temples, les synagogues et les mosquées ne sont pas simplement la matérialisation de croyances, ils sont aussi le témoignage physique de grands mouvements historiques, comme les migrations, les conquêtes, les révolutions philosophiques, artistiques, l'évolution des dogmes. »

Christine Le Goff poursuit : « Tous les monuments sacrés se transforment au fil des siècles pour atteindre des dimensions de plus en plus importantes et complexes, qui vont de pair avec l'apparition de nouvelles manières de construire. Cela pose aussi la question de leur conservation. Ces édifices requièrent un gigantesque travail de restauration, qui mobilise des savoir-faire extraordinaires que nous mettons en lumière ».

Et d’indiquer : « Il nous semblait important de filmer les rituels, comme dans la cathédrale Saint-Basile à Moscou, où nous avons assisté à une cérémonie avec le pope. Par ailleurs, nous avons recueilli les éclairages d’historiens, architectes et restaurateurs sur ces édifices. Pour l’aspect visuel, nous avons choisi un format 4K, qui offre une qualité d’image incroyable. L'idée était de retrouver le mouvement ascendant vers les cieux, commun à tous ces monuments sacrés. Pour cela, les réalisateurs ont utilisé des drones aussi bien à l’intérieur qu'en extérieur, notamment pour les temples d'Asie. Car on ne peut en comprendre la géométrie que si on les observe du dessus. On s'aperçoit alors que ce sont des mandalas, des cercles en sanskrit. Dans l'architecture sacrée, le rond et le dôme symbolisent le rapport au ciel, tandis que le carré fait référence à la terre ».

Le choix des lieux ? « Certains se sont imposés d’eux-mêmes, à l'instar de la cathédrale de Chartres. Celle-ci illustre un moment clé de l'histoire du Moyen Âge : la naissance de l'École de Chartres, courant de pensée humaniste qui préfigure la Renaissance italienne. Pour le film sur les synagogues, leur construction et leur destruction racontent l'errance du peuple juif. Le traitement se révèle donc davantage chronologique et justifie la présence du seul monument contemporain de la collection, la synagogue Beth Sholom, conçue par Frank Lloyd Wright dans la banlieue de Philadelphie ».

Et Christine Le Goff de conclure : « Quinze des édifices présentés dans la collection ont aussi donné lieu à des épisodes en unitaires afin de permettre aux spectateurs de les découvrir plus longuement. Par exemple, au Mont-Saint-Michel, un géologue nous explique la relation de l'abbaye avec la baie. Ces quinze films de vingt-six minutes prolongent la découverte et l'exploration, pour susciter le désir d'entreprendre le voyage jusqu'à eux. »

Curieusement, de manières choquante et injustifiée, cette série documentaire débute par l’islam, et relègue le judaïsme au dernier rang.

Eglises et lumière divine

Dans le cadre de la série « Monuments sacrés » (Sakrale Bauwerke), « Églises. La quête de la lumière » (Vom Streben nach Höhe und Licht: Kirchen), documentaire réalisé par Bruno Victor-Pujebet propose un voyage autour du monde à la découverte des chefs-d’oeuvre de l’architecture chrétienne : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Duomo de Florence, la cathédrale de Séville, et la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou.


Eretz Israël
"Au 1er siècle de notre ère, un homme Jésus de Nazareth est crucifié sur une colline de Jérusalem. De la croyance en sa résurrection, va émerger" une nouvelle religion monothéiste après le judaïsme : le christianisme. 

"Le christianisme des premiers temps" ne naît pas dans "l'obscurité d'une grotte en Palestine", Etat qui n'a jamais existé. En Judée, les Romains rasent Jérusalem après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135 de l'ère commune. Les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée disparaît dans la région de "Syria Palæstina" (Syrie Palestine). L'accès à Jérusalem est "interdit aux Juifs, et aux chrétiens d'origine juive".


"Quand Jésus meurt, l'Empire romain règne en Palestine". Non, cet Empire romain domine alors la Judée, et plus généralement Eretz Israël (Terre d'Israël). Pourquoi cette erreur de terminologie historique et géographique ? Pour inciter le téléspectateur à penser que Jésus et les premiers chrétiens étaient des Palestiniens, alors qu'ils étaient des Judéens, des juifs ? La preuve : l'inscription "INRI" (
Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm, « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ») dans les imago (images) représentant la Crucifixion dans des églises, cathédrales, etc., par exemple à la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.


« Formant une secte dissidente du judaïsme à ses débuts, le christianisme s’est pratiqué en secret pendant trois siècles ».

« Lorsque Constantin l’érige en religion officielle de l’Empire romain, la nécessité de construire des monuments adaptés s’impose ».

Saint-Sépulcre
« En 326, à Jérusalem, le Saint-Sépulcre, épicentre de la chrétienté abritant le tombeau vide du Christ, sort de terre sur la colline du Golgotha ». Ce "sanctuaire raconte le récit fondateur du christianisme sur le lieu où il se serait passé". Pour l'historien Vincent Lemire, c'est un "bâtiment difficile à lire", ordonné autour de trois pôles. A gauche, le rocher affleure sous un autel. Il y a le trou, le lieu de la crucifixion. Quand on entre, se trouve le lieu de préparation du corps avant sa mise au tombeau. Sous la coupole : la tombe du Christ et le lieu de la résurrection". Détruit et reconstruit à plusieurs reprises, le Saint-Sépulcre est un "lieu sans architecte, un lieu sans architecture".

"L'église témoigne de la singularité de la religion chrétienne". Jésus « est prophète, fils de Dieu et Dieu lui-même, d'où une tension. Le corps doit être présent et absent. Le Saint-Sépulcre doit rendre compte des traces de son existence et de l'absence du corps pour la résurrection », explique Vincent Lemire.

Ce "bâtiment reflète les divisions du christianisme en plusieurs branches. Six communautés chrétiennes se partagent sa gestion : les catholiques franciscains, les syriaques orthodoxes, les éthiopiens, les coptes, les arméniens, les grecs orthodoxes. La nuit, seuls les prêtres et moines sont autorisés à rester à l’intérieur".



Arte diffusera le 11 juillet 2019 "Enquête d’ailleurs" (Magische Orte in aller Welt), "Jérusalem, les secrets du Saint-Sépulcre" (Jerusalem: Das Heilige Grab) de Rébecca Boulanger. "L'anthropologue et médecin légiste Philippe Charlier repart sur les traces des rites et des mythes de l'humanité. Dans ce volet, il visite le Saint-Sépulcre, lieu le plus sacré de la chrétienté, construit sur le site où le corps du Christ fut déposé après sa mort et qui renferme son tombeau. Depuis 1852, un statu quo régit l'accès au Saint-Sépulcre pour éviter tout conflit entre les chrétiens des différentes confessions."

La série "Monuments sacrés" évoque l'essor du christianisme, la "division entre Empire d'Occident et Empire d'Orient, l'émergence de l'art gothique, les invasions barbares, les conquêtes islamiques, la course effrénée à la lumière au nom de la gloire de Dieu". L'architecture et la décoration intérieure des bâtiments chrétiens religieux - églises, cathédrales, etc. - sert à asseoir la primauté du christianisme ainsi qu'à édifier les fidèles, et contribue à affirmer le pouvoir temporel de souverains.

Jérusalem demeure le "premier grand pèlerinage chrétien. Progressivement, émerge le besoin de cheminements pour se substituer au pèlerinage à Jérusalem". Le documentaire allègue l'éloignement de la cité biblique pour expliquer l'apparition d'autres lieux de pèlerinage. C'est oublier la conquête de Jérusalem en 1078 par les Turcs seldjoukides et l'interdiction imposée aux chrétiens de se rendre dans leurs lieux de recueillement en Terre sainte.



France
« D’autres lieux de pèlerinage éclosent bientôt en Occident, à l’image du Mont-Saint-Michel – dont les premières fondations datent du VIIIe siècle – et de son mille-feuille architectural superposant lignes romanes et "Merveille" gothique ». L'Europe chrétienne est alors menacée par les invasions barbares et le djihad.
Pour atteindre le Mont-Saint-Michel, ce « morceau de rocher théâtralisé, sacralisé qui a vraisemblablement succédé à l'église du VIIIe siècle », les pèlerins doivent affronter "les grandes marées, des sables mouvants, les brouillards". 


Les moines bénédictins au Xe siècle ont un statut hors du monde et du temps tout en contrôlant le monde. Ils prient pour le salut des âmes, organisent les vie politique et économique d’un domaine. Toute la vie économique est entre leurs mains : ils organisent l'agriculture, font tourner les moulins, organisent les pêcheries, etc." Au XIe siècle, un moine découvre "un crane percé de trous. Le Mont a sa relique, la preuve miraculeuse pour qu’il devienne un haut lieu de pèlerinage". Pour accueillir les pèlerins, un exploit technique est réalisé : au sommet du rocher, est édifié un énorme soubassement de 80 mètres de long, un socle en forme de croix latine qui inscrit dans la terre la Passion du Christ". Autre prouesse technique : « La Merveille » dont une des salles possède un « rideau de lumière ». 

"Avec l'afflux des hommes vers les villes, les églises doivent s’agrandir pour accueillir les hommes souhaitant communier avec Dieu". 

"L'architecture gothique représente la Jérusalem céleste, transcription d’une pensée où la lumière joue un rôle considérable". 


La "cathédrale est la maison de Dieu et des hommes". Elle "incarne une forme de perfection stylistique à un moment donné".


« En France toujours, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, édifiée à partir de 1184, offre une illustration étincelante du style gothique, auquel se mêlent des symboles antiques, dans un mouvement d’ouverture au savoir profane qui place l’homme au centre du monde ». Lors de la restauration de sculptures, des traces de polychromie ont été découvertes. "Après les enduits des murs, les statues retrouvent leur éclat". 

Environ "5000 personnages bibliques figurent dans les vitraux aux couleurs symboliques : le rouge du Diable ou des chœurs, le marron du vœu de pauvreté, le jaune couleur de Judas. Les couleurs illustrent la présence de la lumière divine, donc l’or des mosaïques. Le bleu dès XIIe-XIIIe siècles récupère une partie de la charge spirituelle de l’or : le bleu céleste, des cieux divins et des cieux physiques".  Quel "contraste entre le bleu de cobalt de Chartres et celui de manganèse du XIIIe siècle !" 


C'est un bâtiment "lumineux et grandiose", qui associe la "foi chrétienne et la pensée grecque, le Moyen-âge et l'Antiquité". Le "labyrinthe de la nef centrale du XIIIe siècle illustre ces rencontres. Il rappelle celui imaginé par Dédale pour y enfermer Minotaure. Thésée est le Christ, le Minotaure est Satan. L'image symbolise le parcours de l’existence, canalise ces dévotions populaires, et se substitue au pèlerinage à Jérusalem. Un exemple du mariage entre Antiquité et pensée chrétienne. L'Ecole de Chartres incite à lire Aristote et à s’approprier des matières profanes : art, géométrie... A l’extérieur, le portail de la cathédrale mêle les sciences humaines à la pensée religieuse." Les statues ? De grands auteurs:  Cicéron pour la rhétorique, Aristote pour la dialectique, Pythagore pour la musique.


Italie
« Cette pensée humaniste connaîtra son apogée durant la Renaissance italienne, qui voit naître le Duomo de Florence (la cathédrale Santa Maria del Fiore), grandiose matérialisation de la révolution intellectuelle et artistique à l’œuvre ». La République de Florence brille par ses artistes, ses orfèvres, son commerce de la soie et de la laine.  C'est la cité toscane de Dante, de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Botticelli et de la famille des Médicis. Le marbre est le matériau précieux privilégié pour le Duomo.

Le "plan centré est en forme d’octogones qui renvoient à un autre espace, différent des sept jours de la semaine. Le huitième jour est l’éternité. L'or est la couleur symbolique du divin, de la résurrection. La porte en bronze sur le mur occidental de l’édifice contient des centaines de personnage de" la Bible hébraïque. La « Porte du paradis » selon Michel Ange. Pour réaliser le Duomo, un concours avait été lancé, une "consultation populaire avec le clergé, des grandes familles. Et Sabine Frommel d'expliquer : « La maquette était un instrument fondamental pour convaincre les commanditaires. Il était placé dans le chantier ou dans des maisons pour que les artisans vérifient ». Dans la « course à la  grandeur" avec d'autres cités italiennes telle Sienne, "il fallait marquer la supériorité de la ville », souligne Sabine Frommel.

La "fresque du Jugement dernier représente 700 personnages. L'or et les bruns s’opposent comme les vertus s’opposent aux vices, Dieu au Diable. Le Christ miséricordieux refuse de punir les hommes". 



Espagne
« À la même époque, à Séville, les catholiques espagnols bâtissent sur l’emplacement de la grande mosquée almohade, dont ils conservent des éléments, une monumentale cathédrale (Notre-Dame du Siège) qui exprime, sous un déluge d’or du Nouveau Monde, la puissance religieuse et politique du royaume ». Le minaret devient un clocher. La "tour reste le plus haut clocher d’Europe pendant des siècles". 


Le "symbole politique du pouvoir catholique. L'Inquisition naît. C'est la fin de la tolérance qui mène vers l'exil Juifs et musulmans".Un raccourci historique un peu rapide et qui aurait mérité davantage d'explications. Et il semble infondé de mettre sur le même plan des exilés : juifs et musulmans. Le décret de l’Alhambra ou édit d’expulsion des Juifs a été signé le 31 mars 1492 par les rois catholiques à l’Alhambra de Grenade, trois mois après la prise de cette ville aux musulmans. Quatre mois plus tard, les Juifs sont expulsés d’Espagne. L'expulsion des Morisques d'Espagne a été promulguée par le roi Philippe III d'Espagne le 22 septembre 1609, s'est poursuivie sur plusieurs années, et l'historiographie a nuancé le tableau d'une persécution uniforme, cruelle par l'Inquisition. Cette cathédrale abrite le tombeau de Christophe Colomb, seule personnalité à occuper une telle place dans ce monument sacré qui "proclame au monde la puissance du christianisme".


Russie
« Sur la place Rouge à Moscou, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, construite par le tsar Ivan le Terrible pour célébrer sa victoire militaire contre les Tatars en 1522, est considérée comme le joyau du christianisme orthodoxe ». Le clocher à bulbe, symbole d’orthodoxie, est emprunté à la coupole des Byzantins".

Dans l'église orthodoxe, le "mur d’icônes crée un lien spirituel entre les fidèles et le mystère de l’eucharistie. Andrei Roublev a peint la Sainte Trinité. Pour les orthodoxes, les icônes sont vénérées pour elles-mêmes, comme si elles sont le saint lui-même. Elles ne sont pas signées par le peintre qui veut rendre visible la lumière intérieure habitant les figures saintes. L'or représente la gloire de Dieu, le bleu la Vierge, et  les étoiles la nativité du Christ.


« Convoquant historiens, architectes et restaurateurs », ce deuxième « volet de la collection "Monuments sacrés" dévoile les spécificités et secrets de célèbres édifices chrétiens, témoins immortels du génie des bâtisseurs, qui ont repoussé les limites de la science pour tutoyer les cieux, dompter la lumière et affirmer ainsi la puissance de l’Église tout en accompagnant l’élévation spirituelle des fidèles ».


"Jérusalem, les secrets du Saint-Sépulcrede Rébecca Boulanger
France, 2014, 27 min
Sur Arte le 11 juillet 2019 à 12 h 20

« Églises. La quête de la lumière » par Bruno Victor-Pujebet
France, ARTE France, Zed, CuriosityStream, 2018, 90 min
Sur Arte le 22 décembre à 20 h 50
Visuels :
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres (France)
Credit : © ZED/ARTE
Groupe de pèlerins marchant vers le Mont-Saint-Michel, France
Credit : © ZED/ARTE
Intérieur de la Cathédrale de Chartres, pendant une messe (France)
Credit : © ZED/ARTE
Abbaye du Mont Saint Michel, France
Credit : © ZED/ARTE
Duomo de Florence en Italie.
Credit : © ZED/ARTE
Eglise de la Trinité Saint Serge, à Moscou (Russie).
Credit : © ZED/ARTE

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Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 20 décembre 2018.

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