Citations

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lundi 8 janvier 2018

« Les diplomates du Pape » par Constance Colonna-Cesari


Arte diffusera le 9 janvier 2018 « Les diplomates du Pape » (Die Diplomaten des Papstes), documentaire biaisé par Constance Colonna-Cesari. « Comment le Vatican tente-t-il de peser, dans le plus grand secret, sur des dossiers internationaux tels que la guerre en Syrie, la protection des chrétiens d'Orient ou l'accueil des migrants en Europe ? Une immersion saisissante dans les coulisses de cette diplomatie unique au monde », à la puissance inversement proportionnelle à la superficie de cet Etat du Vatican dont le chef est le souverain pontife, actuellement le pape François. Un pape qui suscite des controverses.
   
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« Les diplomates du Pape » par Constance Colonna-Cesari
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Le Vatican est constitué du Saint-Siège, organisme spirituel, et de l'Etat de la cité du Vatican, entité temporelle. Le Saint-Siège et l'Etat de la cité du Vatican ont pour chef d'Etat le pape, détenteur du pouvoir sur ces deux registres : spirituel et temporel.

« Saint-Pierre de Rome est le cœur de la chrétienté, mais les 44 hectares de jardins et de palais situés sur cette même colline de Rome, le mont Vatican, abritent aussi le siège d’un Etat : « l’Etat de la Cité du Vatican » dont les ambassadeurs auprès des autres Etats sont dénommés les nonces apostoliques - ceux-ci sont des évêques - et qui est membre de nombre d’instances internationales. Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 174 pays

« Depuis son élection en mars 2013, le pape François mène avec ses hommes de l'ombre une politique étrangère à la puissance inédite », et tentant de concilier realpolitik et valeurs catholiques.

« Sur tous les fronts, des sommets internationaux aux longues négociations secrètes, il tente de peser sur des dossiers aussi variés que la guerre en Syrie, la protection des chrétiens d'Orient ou l'accueil des migrants en Europe ».

« Nimbé de son autorité morale et spirituelle, il multiplie les gestes politiques forts, comme lorsqu'il accueille trois familles syriennes à bord de son avion papal, après la visite d'un camp de réfugiés à Lesbos en avril 2016 ».

« Premier souverain pontife jésuite et latino-américain de l'histoire, il oriente la diplomatie vaticane vers les pays mis au ban du concert des nations ». 

« De nouveaux cardinaux, venus du Venezuela, de Centrafrique ou de Thaïlande, occupent désormais la loge diplomatique du ministère où s'élabore la politique de pacification du monde ».

« Ambassadeurs divins »
« Pendant un an, la réalisatrice et journaliste Constance Colonna-Cesari, spécialiste du Vatican, a recueilli la parole des architectes de cette politique, qui dévoilent face caméra les dessous d'étonnantes opérations ».

« Le cardinal Ortega, ancien archevêque de La Havane, qui a joué un rôle de médiateur important dans la réconciliation entre Cuba et les États-Unis, révèle par exemple l'incroyable pacte scellé entre Barack Obama et le pape François pour accélérer la conclusion de ce dossier ». Une médiation vaticane ancienne afin d’obtenir la levée de l’embargo américain. Lors de la crise des missiles nucléaires soviétiques installés dans l’île de Cuba et pointés vers les Etats-Unis, dont le Président John F. Kennedy était catholique, en octobre 1962, pendant la guerre froide, le pape Jean XXIII était intervenu: le 26 octobre 1962, la Pravda, publication officielle du Parti communiste de l’Union soviétique, avait publié en première page son appel à la paix qui avait été aussi radiodiffusé.

Autre exemple de l’efficacité de l’intervention papale : le pape Jean-Paul II a contribué à l’annulation d’une opération militaire dans le conflit du Beagle, un différend territorial portant sur des îles Lennox, Nueva et Picton et opposant le Chili à l’Argentine, et à la signature en 1984 du traité de paix et d’amitié entre les présidents de ces deux Etats.

"La médiation doit être émise par les deux parties au conflit", précise un nonce.

Auteur de Dans les secrets de la diplomatie vaticane (2016), Constance Colonna-Cesari analyse en vaticaniste les éléments qui, sur le long terme, caractérisent la diplomatie du Saint-Siège, et ceux novateurs initiés par le pape François, chef spirituel d’environ 1,3 milliard de catholiques. A l'évidence, elle est anti-Trump dont elle cite un discours hostile à Castro.

Ce « documentaire passionnant met aussi en lumière le réseau colossal dont dispose cet État d'à peine 44 hectares pour peser sur les affaires internationales ». Il « lève le voile sur les objectifs, les moyens et les valeurs qui animent la diplomatie de l’Eglise catholique en nous entraînant dans tous les lieux de ce pouvoir doté d’une influence unique au monde ».

Le « Vatican, qui compte des paroisses dans de nombreux pays, sait parfaitement faire remonter l'information, ce qui l'apparente à l'une des plus grandes centrales de renseignement de la planète. Son activité n'échappe pas à la surveillance de Washington, comme l'ont révélé les dépêches diplomatiques rendues publiques par Wikileaks ». Une "surveillance de grande ampleur" par les Etats-Unis.

L'activité principale de ces nonces consistent à faire avancer leurs idées dans les instances internationales: par exemple, un traité contre les bombes à fragmentation.

En novembre 2017, en Birmanie, le pape a lancé un appel pour que soient respectés les droits des Rohingyas.

Le pape François « a compris la mondialisation, le temps plus que jamais lié à l’espace. De ce point de vue, il est le pape de la périphérie : Amérique latine, Océanie, Asie, Afrique. Lorsqu’il ouvre le Jubilé de la miséricorde en République Centrafricaine et proclame Bangui « capitale spirituelle du monde », il explose encore les lignes et s’oppose à la conception conservatrice d’une Rome éternelle inamovible. Il déplace le cœur de l’Eglise. François mène ses réformes à une cadence effrénée, comme s’il savait que son temps physique lui est compté. Et cela déstabilise tout le monde », a déclaré la réalisatrice Constance Colonna Cesari au Monde, le 23 mars 2016.

Et de poursuivre : « Dans le bureau dédié à la « pastorale des migrants » par exemple, on s’occupe des êtres humains vivant hors de chez eux : marins-pêcheurs, migrants, clandestins, pèlerins, étudiants étrangers… Ce bureau agit donc dans le présent, au contact des populations afin de répondre à leurs besoins, et en suivant ces flux migratoires quasiment minute par minute ! »

« Le Vatican agit sur le temps long, il dispose de la vie éternelle… « Rien ne presse du côté du ciel », dit l’adage ! Il a toujours privilégié les petits pas sans se synchroniser avec la diplomatie d’aucun autre Etat. On pourrait prendre de nombreux exemples. Dernièrement, la rencontre entre le pape François et le patriarche orthodoxe Kirill, le dignitaire de l’Eglise orthodoxe russe, est le résultat des jalons posés depuis des siècles. Et comment en serait-il autrement puisqu’il s’agit de réparer les conséquences du Grand schisme de 1054 ! L’œcuménisme est un instrument de diplomatie permettant d’assurer la protection des chrétiens d’Orient, objectif inscrit dans l’ADN de Rome quitte, d’ailleurs, à sacrifier les intérêts d’autres catholiques, par exemple ceux des « Uniates » en Ukraine. Quand assisterons-nous à des résultats concrets dans la politique de ces régions ? C’est impossible à dire, la temporalité de Rome n’est pas la même que celle des Etats ».

Les « présidents français portent toujours le titre de « premier et unique chanoine honoraire de la basilique romaine de Saint-Jean-de-Latran ». Cette tradition, qui remonte à Louis XI, a été renouvelée par Henri IV. Après avoir renoncé au protestantisme, il décida en effet de faire don au Latran, la cathédrale du pape, de l’abbaye bénédictine de Clairac, située en Lot-et-Garonne, ainsi que de ses revenus ».

Quid des chrétiens persécutés par l'Autorité palestinienne et par le Hamas dans la bande de Gaza ? Quid de la diplomatie "anti-Mur" du Vatican ?

Les rapports avec l'islam sont uniquement perçus par les personnes interviewées sur le plan religieux, et non aussi politique. "Le choix est facile : ou c'est le dialogue, ou c'est la guerre", observait un nonce.
  
Pape François, controversé
Migrants, conflit né du refus du monde musulman d'un Etat juif dans son berceau historique, condition inquiétante des chrétiens d'Orient... Certains propos du pape François sur ces thèmes ont suscité des controverses.

Le 21 décembre 2014, le pape François (Franciscus) a écrit  une lettre  aux chrétiens  du Moyen-Orient. Le Saint-Père  les a exhortés  au dialogue inter-religieux, les a encouragés à demeurer dans leurs pays auxquels ils ont tant contribué, a dénoncé sans le nommer l’Etat islamique, a déploré les persécutions dont ils sont victimes :
« L’affliction et la tribulation n’ont malheureusement pas manqué dans un passé même récent du Moyen-Orient. Elles se sont aggravées ces derniers mois à cause des conflits qui tourmentent la région, mais surtout du fait d’une plus récente et préoccupante organisation terroriste, de dimensions autrefois inimaginables, qui commet toutes sortes d’abus et de pratiques indignes de l’homme, en frappant de manière particulière certains d’entre vous qui ont été chassés de façon brutale de leurs propres terres, où les chrétiens sont présents depuis les temps apostoliques. En m’adressant à vous, je ne peux pas oublier non plus d’autres groupes religieux et ethniques qui subissent également la persécution et les conséquences de ces conflits… A tous, je veux exprimer ma proximité et ma solidarité ainsi que celles de l’Église, et offrir une parole de consolation et d’espérance. Chers frères et sœurs, qui avec courage rendez témoignage à Jésus en votre terre bénie par le Seigneur, notre consolation et notre espérance c’est le Christ lui-même… Je demande à Dieu que tant de souffrance unie à la croix du Seigneur donne de bons fruits pour l’Église et pour les peuples du Moyen-Orient. milieu des inimitiés et des conflits, la communion vécue entre vous en fraternité et simplicité est signe du Royaume de Dieu. Je suis heureux des bonnes relations et de la collaboration entre les Patriarches des Églises Orientales catholiques et ceux des Églises Orthodoxes ; comme aussi entre les fidèles des diverses Églises. Les souffrances endurées par les chrétiens apportent une contribution inestimable à la cause de l’unité. C’est l’œcuménisme du sang, qui demande un abandon confiant à l’action de l’Esprit Saint… Puissiez-vous toujours rendre témoignage à Jésus à travers les difficultés ! Votre présence même est précieuse pour le Moyen-Orient. Vous êtes un petit troupeau, mais avec une grande responsabilité en cette terre, où est né et où s’est répandu le christianisme… Votre effort pour collaborer avec des personnes d’autres religions, avec les juifs et avec les musulmans, est un autre signe du Royaume de Dieu. Le dialogue interreligieux est d’autant plus nécessaire que la situation est plus difficile. Il n’y a pas d’autre voie. Le dialogue fondé sur une attitude d’ouverture, dans la vérité et dans l’amour, est aussi le meilleur antidote à la tentation du fondamentalisme religieux, qui est une menace pour les croyants de toutes les religions. Le dialogue est en même temps un service à la justice et une condition nécessaire pour la paix tant désirée… La plupart d’entre vous vit dans un milieu à majorité musulmane. Vous pouvez aider vos concitoyens musulmans à présenter avec discernement une image plus authentique de l’Islam, comme le veulent beaucoup d’entre eux, lesquels répètent que l’Islam est une religion de paix qui peut s’accommoder du respect des droits humains et favoriser la cohabitation entre tous. Ce sera un bien pour eux et pour la société tout entière. La situation dramatique que vivent nos frères chrétiens en Irak, mais aussi les yazidis et les membres d’autres communautés religieuses et ethniques, exige une prise de position claire et courageuse de la part de tous les responsables religieux, pour condamner de façon unanime et sans aucune ambigüité ces crimes et dénoncer la pratique d’invoquer la religion pour les justifier… Bien-aimés, presque tous, vous êtes des citoyens natifs de vos pays et vous avez pour cela le devoir et le droit de participer pleinement à la vie et à la croissance de votre nation. Dans la région, vous êtes appelés à être artisans de paix, de réconciliation et de développement, à promouvoir le dialogue, à construire des ponts, selon l’esprit des Béatitudes (cf. Mt 5, 3-12), à proclamer l’Évangile de la paix, ouverts à une collaboration avec toutes les autorités nationales et internationales… Je désire vous exprimer de manière particulière mon estime et ma gratitude, très chers frères Patriarches, Évêques, Prêtres, Religieux et sœurs Religieuses, qui accompagnez avec sollicitude le chemin de vos communautés… A vous, jeunes, j’envoie une accolade paternelle. Je prie pour votre foi, pour votre croissance humaine et chrétienne, et pour que vos meilleurs projets puissent se réaliser. Et je vous le répète : « N’ayez pas peur ni honte d’être chrétiens. La relation avec Jésus vous rendra disponibles pour collaborer sans réserve avec vos concitoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse » (Exhort. ap. Ecclesia in Medio Oriente, n. 63). A vous, personnes âgées, je fais parvenir mes sentiments d’estime… Je voudrais encourager tous ceux d’entre vous qui œuvrent dans les domaines très importants de la charité et de l’éducation…Bien-aimés, même si vous êtes peu numériquement, vous êtes protagonistes de la vie de l’Église et des pays dans lesquels vous vivez. Toute l’Église vous est proche et vous soutient, avec grande affection et estime pour vos communautés et votre mission. Nous continuerons à vous aider par la prière et avec les autres moyens disponibles. En même temps, je continue à exhorter la communauté internationale à répondre à vos besoins et à ceux des autres minorités qui souffrent ; en premier lieu, en promouvant la paix à travers la négociation et le travail diplomatique, en cherchant à contenir et arrêter le plus tôt possible la violence qui a causé déjà trop de dégâts. Je réitère la plus ferme condamnation des trafics d’armes. Nous avons plutôt besoin de projets et d’initiatives de paix, pour promouvoir une solution globale aux problèmes de la région. Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra- t-il encore souffrir à cause du manque de paix ? Nous ne pouvons pas nous résigner aux conflits comme si un changement n’était pas possible ! Dans le sillage de mon pèlerinage en Terre Sainte et de la rencontre de prière qui s’en est suivie, au Vatican, avec les Présidents israélien et palestinien, je vous invite à continuer de prier pour la paix au Moyen-Orient. Que celui qui a été contraint à laisser ses propres terres, puisse y retourner et y vivre dans la dignité et dans la sécurité. Puisse l’assistance humanitaire s’accroître, en mettant toujours au centre le bien de la personne et de chaque pays dans le respect de sa propre identité, sans faire passer avant d’autres intérêts. Que l’Église tout entière et la communauté internationale deviennent toujours plus conscientes de l’importance de votre présence dans la région. Chères sœurs et chers frères chrétiens du Moyen-Orient, vous avez une grande responsabilité et vous n’êtes pas seuls à l’affronter. C’est pourquoi, j’ai voulu vous écrire pour vous encourager et pour vous dire combien votre présence et votre mission sont précieuses en cette terre bénie par le Seigneur. Votre témoignage me fait beaucoup de bien. Merci ! Chaque jour, je prie pour vous et à vos intentions ».
La veille de la fête de la Nativité, le pape François a téléphoné à des réfugiés irakiens au Kurdistan..

Lors de son message de Noël du 25 décembre 2014 - le deuxième de son pontificat - lu debout, dans la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, et conclu à midi par la bénédiction « Urbi et Orbi » (A la ville et au monde, en latin), le page François a pleuré « les larmes du monde ». Il a évoqué les chrétiens persécutés, et d'abord « nos frères et sœurs d’Irak et de Syrie ». Il a fustigé la « persécution brutale » subie par les chrétiens ainsi que « d’autres groupes ethniques et religieux ». Il a cité le conflit sur « la Terre bénie de (la) naissance » de Jésus, et en Ukraine. Les guerres - Nigeria, Libye, Sud Soudan, Centrafrique, RDC - et l'épidémie d'Ebola en Afrique ont elles aussi été mentionnées par le pape. Le Saint-Père a espéré que « les nombreuses personnes déplacées, dispersées et réfugiées […] de la région et du monde entier... puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l'hiver et revenir dans leur pays ». A des dizaines de milliers de personnes réunies, le pape a fait part de son souci pour les violences commises à l'égard des enfants, « tous les enfants aujourd’hui tués et maltraités, ceux qui le sont avant de voir la lumière, privés de l’amour généreux de leurs parents et ensevelis sous l’égoïsme d’une culture qui n’aime pas la vie, ceux qui sont exilés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et notre silence complices, les enfants massacrés sous les bombardements, y compris là où est né le Fils de Dieu [en Terre Sainte, Nda]. Aujourd’hui encore, leur silence impuissant crie sous l’épée de tant de Hérode. Sur leur sang se tient aujourd’hui l’ombre des Hérode actuels ». Un blood libel...  Le Saint-Père a souligné le rôle du « dialogue » comme unique voie de solution des guerres, et a requis un « soutien aux efforts de ceux qui s'engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens ». 

Le 26 décembre 2014, lors de l’Angelus sur la place Saint-Pierre emplie d'une assistance attentive, le pape François a exhorté à un « engagement dans le monde entier pour reconnaître et assurer concrètement la liberté religieuse, droit inaliénable ». Il a rendu hommage à « tous ceux qui sont discriminés, persécutés, tués » en raison de leur foi chrétienne, et stigmatisé « la persécution brutale » les ciblant. Et d'ajouter que les chrétiens « ne sont pas tous appelés à verser leur sang, mais doivent donner témoignage, sans peur d’aller à contre-courant et de payer de leur personne », "L’Église catholique célèbre au lendemain de Noël la fête de Saint-Étienne, premier martyr de l’Église, un des premiers disciples de Jésus lapidé à Jérusalem".

Le 6 septembre 2015, le Pape François a demandé « que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille ». Il a annoncé que le Vatican accueillera deux familles. Il existe 120 000 paroisses en Europe. Le Vatican a accueilli une famille – les parents et leurs deux enfants - de Damas (Syrie), membre de l’Eglise grecque catholique melkite. Il l’a installée près de la basilique Saint-Pierre. Les dirigeants européens, qui ont stigmatisé les pays voulant accueillir des réfugiés chrétiens, ne lui ont reproché ni le faible nombre de migrants accueillis, ni d’avoir sélectionné ses coreligionnaires…

Le 14 septembre 2015, rappelant qu’il est « un fils d’immigrés », le pape François a déclaré à Radio Renascença, média portugais en évoquant les « migrants » : « Ces pauvres gens fuient la guerre, la faim… La cause est un système socio-économique qui est mauvais, injuste ». Il a ajouté : « Quand il y a un espace vide, les gens cherchent à occuper ce lieu… Je pense que l’Europe doit redevenir la mère Europe, doit assumer son rôle, c’est-à-dire récupérer son identité… Il est vrai qu’à 400 km de la Sicile, nous avons une guérilla terroriste extrêmement cruelle. Aussi, le danger d’infiltration est réel… A l’évidence, un réfugié arrive avec toutes sortes de mesures sécuritaires et doivent être reçus car c’est un commandement de la Bible. Moïse a dit à son peuple : « J’ai accueilli l’étranger, car souvenez-vous que vous avez été étrangers en Egypte ».

« L'islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D'ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l'ont déclaré sans ambages", a constaté l'islamologue François Jourdan (Le Figaro, 22 janvier 2016). Cet islamologue est l'auteur notamment de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond.


« Les diplomates du Pape » par Constance Colonna-Cesari
France, Artline Films, 2017, 52 min
Sur Arte le 9 janvier 2018 à 22 h 20

Visuels :
Les gardes Suisses au Vatican
Conseil au Vatican
© Artline Films

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1 commentaire:

  1. Une accolade paternelle , a qui ? A tous les morts chretiens en terre d islam ?

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